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Systèmes de numération et codage binaire

Le document présente les systèmes de numération et le codage des informations, en définissant les systèmes automatisés et leurs composants. Il aborde les systèmes de numération, notamment binaire, octal et hexadécimal, ainsi que les opérations arithmétiques et les codes numériques comme le BCD. Les concepts de logique binaire et de circuits logiques sont également expliqués, soulignant leur importance dans le fonctionnement des systèmes automatisés.

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Systèmes de numération et codage binaire

Le document présente les systèmes de numération et le codage des informations, en définissant les systèmes automatisés et leurs composants. Il aborde les systèmes de numération, notamment binaire, octal et hexadécimal, ainsi que les opérations arithmétiques et les codes numériques comme le BCD. Les concepts de logique binaire et de circuits logiques sont également expliqués, soulignant leur importance dans le fonctionnement des systèmes automatisés.

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Chapitre 1 : Systèmes de numération et codage des informations

Chapitre 1 : Système de numération et codage des informations Année CPI CPI - 1

1. Introduction

1.1. Définition

Un système automatisé est un objet technique qui effectue un travail ou une opération de
façon autonome (i.e. sans l’intervention de l’opérateur).

1.2. Exemples de systèmes automatisés

 Portes automatiques (ouverture et fermeture).


 Suiveur de missiles.
 Distributeur de boissons.
 Robots.

1.3. Constitution d’un système automatisé

En général, un système automatisé est constitué de deux parties qui coopèrent :


 Une partie commande « partie intelligente » :
Elle transmet les ordres à la partie opérative. Elle reçoit les consignes de l’opérateur et les
comptes-rendus de la partie opérative.
 Une partie opérative :
Elle exécute les ordres reçus de la partie commande. Elle agit sur le système ou sur son
environnement.

1.4. Les systèmes automatisés déterministes

Parmi les systèmes automatisés, on distingue : les automatismes industriels où les opérations
à exécuter sont prédéfinies (i.e. des systèmes déterministes).

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Chapitre 1 : Systèmes de numération et codage des informations
Chapitre 1 : Système de numération et codage des informations Année CPI CPI - 1

Exemples de systèmes déterministes :

 U.A.L (unité arithmétique et logique).


 Portes automatiques.
La partie commande de ces automatismes industriels peut être développée :
 soit à base des circuits logiques,
 soit par des API,
 soit à partir des systèmes à µp (ou µc).

1.5. Les familles des circuits logiques

Généralement, les circuits logiques se divisent en 2 types :


2.1.a. Les circuits logiques combinatoires

Pour lesquels la notion de temps n’intervient pas. À un moment donné, l’état de sortie ne
dépend que de l’état de l’entrée.
2.1.b. Les circuits logiques séquentiels

Pour lesquels la notion de temps intervient. L’état de sortie, à un instant donné, dépend de
l’état de l’entrée au même instant et des états précédents.

1.6. Les circuits synchrones et asynchrones

On distingue deux types de circuits séquentiels :


a. Les circuits logiques séquentiels asynchrones.

b. Les circuits logiques séquentiels synchrones dépendant d’une horloge externe.

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Chapitre 1 : Systèmes de numération et codage des informations
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1.7. Logique binaire et codification

Toute information à traiter dans un automatisme doit être représentée sous une forme
compréhensive par la machine :
⇨ Fonctionnement selon une logique à 2 états (notés 0 et 1) appelé logique binaire.
Le passage d’un langage compréhensible par l’homme à un langage compréhensible par la
machine s’appelle codage ou codification.
Un bit (0 ou 1) constitue une information élémentaire (élément de base) de la représentation
binaire.

2. Système de numération des entiers

2.1. Définitions

2.1.a. Système de numération

Un système de numération est un ensemble de symboles et de règles permettant la


représentation des éléments d’un ensemble de nombres donné.
Nous avons pris l'habitude de représenter les nombres en utilisant les dix symboles : 0 à 9.
⇨ Ce système est appelé « système décimal » (10 symboles).

2.1.b. Définition d’une base

La base d’un système de numération est la référence qui permet l’écriture des nombres.
Exemple :

2016  2 103  0 102  1 101  6  100

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Remarques :

⇒ Le nombre de symboles distincts formant une base est égal à la base du système de
numération.

⇒ Les symboles d’un système de numération appartiennent à l’intervalle :


0 base  1

2.2. Passage de la base « B » vers le décimal

Généralement : un nombre A dans une base B peut être exprimé par :

( A) B  an 1 an 2 ... a1 a0

où les ai vérifient : 0  ai  B  1

⇒ La valeur numérique du nombre A dans le système décimal est :


n 1
( A)10  A  an 1 B n 1
 ... a1 B  a0 B   ai B i
1 0

i 0

Cette méthode est appelée « la somme pondérée ».

Exemples :

1) (10101111)2 = ( ?)10

2) (104)16 = ( ?)10

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2.3. Ecriture d’un nombre décimal dans une base donnée

Pour pouvoir exprimer un nombre A10 dans la base B, on va utiliser la « division


successive »:
n 1
( A)10   ai B i  BQ1  a0
i 0

où le nombre A10 s’écrit dans la base B sous la forme suivante :

A  (an 1 an  2 ... a1 a0 ) B

Si : Q1  B alors a1 peut être trouvé en divisant a1 par B :


Q1  BQ2  a1

⇒ En procédant de la même manière, jusqu’à ce que : Qn 1  B  1 , on aura alors :


Qn 1  an 1

Exemples :

1) (13)10 = ( ?)2

13  6  2  1

6  3 2  0

3  1 2  1
2) (173)10 = ( ?)8

3) (125)10 = ( ?)2

4) (35)10 = ( ?)2

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2.4. Le système binaire (B = 2)

Ce système comporte les deux symboles 0 et 1 (dits bits). Soit :

 A2  (an1 an2 ... a1 a0 )2

 an 1 est appelé le bit de plus fort poids : MSB (the most significant bit).
 a0 est appelé le bit de plus faible poids : LSB (the least most significant bit).
⇒ On a alors l’équivalent du nombre A dans la base décimale :

n 1
( A)10   ai  2i
i 0

2.5. Le système Octal (B = 8)

Ce système permet de simplifier la manipulation du système binaire (caractérisé par une


longue suite des 0 et des 1).
Le système octal comporte 8 symboles : { 0 , 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 , 7 }.
 En octal chaque symbole s’écrit sur 3 bits en binaire (8=23) :

Exemples :

1) ( 65,76)8 = ( ?)2

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2) (35,34)8 = ( ?)2
3) (345,12)8 = ( ?)2
⇒ De même le passage du « Binaire » vers « l’Octal » se fait en remplaçant chaque
regroupement de 3 bits par la valeur octale correspondante :

Exemples :

1) (1010010)2 = (001 010 010)2 = ( ?)8


2) (1010,10101)2 = ( ?)8

2.6. Le système Hexadécimal (B = 16)

Permet de simplifier la manipulation du système binaire (longue suite des 0 et des 1).
Le système octal comporte 16 symboles : { 0 , 1 , … , 9 , A , B , … , F }.

Hexadécimal 0 1 2 3 … 9 A B C D E F

Décimal 0 1 2 3 … 9 10 11 12 13 14 15

 Le passage du système « Hexadécimal » vers le système « Binaire » se fait en replaçant


chaque symbole sur 4 bits en binaire.
Exemples :

1) (345B)16 = ( ?)2
2) (AB3,4F)16 = ( ?)2

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⇒ De même, la transformation d’un nombre du système « Hexadécimal » vers le système


« Binaire » se fait par des regroupements de 4 bits à partir du poids faible,

⇒ ensuite remplacer chaque regroupement par la valeur Hexadécimal correspondante.


Exemples :

1) (111001010)2 = (0001 1100 1010)2 = ( ?)16


2) (110010100,10101)2 = ( ?)16

3. Arithmétique binaire

3.1. L’addition ou somme arithmétique sur 1 bit

Dans le cas d’une addition de 2 nombres codés sur un bit, 4 cas peuvent se présenter :

3.2. L’addition sur plusieurs bits

Si les 2 nombres à additionner sont codés sur plusieurs bits, le résultat peut être trouvé en
additionnant les bits du même poids et en se servant des résultats de la somme sur 1 bit :
Exemple :

Remarque : Addition de 2 nombres dans une base quelconque

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L’addition de 2 nombres, codés sur plusieurs bits, dans une base B quelconque peut se faire
de la même manière qu’en décimal, en sommant les éléments du même poids et en incrémentant
le poids suivant à chaque fois que la somme dépasse B-1.
Exemple :

⇒ D’où le résultat final : (4365)8 + (451)8 = ( ?)8.

3.3. Les opérateurs logiques

i. L’opérateur « ET » (AND) : Table de vérité


Symbole A B AB
A 0 0 0
A .B
0 1 0
B
1 0 0
1 1 1

ii. L’opérateur « OU » (OR) :


Table de vérité

Symbole A B A+B
A 0 0 0
A +B 0 1 1
B
1 0 1
1 1 1

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iii. L’opérateur « OU-EXCLUSIF » (EXOR) :

Symboles Table de vérité

A
A B A⊕B
B
A + B 0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 0

iv. L’opérateur « NON » (NOT) :

Symbole Table de vérité

e s
0 1
1 0

v. L’opérateur « OUI » :
Table de vérité
Symbole
e s
0 0
1 1

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vi. Tableau récapitulatif :

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4. Les codes numériques

4.1. Le code binaire naturel (code pondéré)

CBN sur 4 bits 0000 0001 0010 0011 … 1111

Décimal 0 1 2 10 … 15

4.2. Le code BCD (code non pondéré)

L’abréviation BCD signifie « Binary Coded decimal ». Chaque chiffre décimal indépendant de
son poids est représenté par son équivalent binaire sur 4 bits.
Exemple :

129 = ( ?)BCD 562 = (?)BCD

⇒ Ce système est très utilisé pour les systèmes d'affichage à 7 segments

Exemple d’application : Affichage du nombre 9801


⇒ Chaque afficheur reçoit les 4 bits correspondant à un chiffre :

1001 1000 0000 0001

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4.3. Le code BCD (code non pondéré)

Code utilisé dans la simplification des fonctions logiques. Lorsqu’on passe d’un nombre au
suivant un seul bit change d’état (propriété d’adjacence).
i. Propriété d’adjacence :

Dans un système de base B, 2 nombres sont dits adjacents s’ils ne diffèrent que par 2
chiffres de même rang et consécutif.
ii. Exemples :
 562 et 561 sont des nombres adjacents.
 1100 et 1101 sont des nombres adjacents.
 Les nombres adjacents de 1100 sont : 1101, 1110, 0100, 1000.
Remarque :

Pour un nombre de n chiffres, 2n nombres qui lui sont adjacents, mais pour la base 2 il
existe seulement n nombres.

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iii. L’équivalent décimal d’un nombre en CBR :

Du LSB au MSB on affecte aux bits les poids : 1, 3, 7, … , 2n-1. On donne alternativement
les signes + et – aux poids non nuls, en commençant par le MSB. La somme algébrique des
poids est l’équivalent décimal du nombre.
Exemple :

N = 1111 ⇒ N10 = 15-7+3-1 = 10

iv. Passage du BN au BR :

On fait la somme sans retenue du nombre en BN avec lui-même, mais décalé d’un bit vers la
gauche.
Exemple : convertir en BR le nombre NBN = 1011

⇒ NBR = 1110

Remarque : Une 2ème méthode permettant le passage du BN au BR :


 En retranscrivant chaque bit s’il y a un « 0 » devant lui ou en retranscrivant son complément
s’il y a un « 1 », en partant de la droite.

 Exemples :

(1011)BN = (1110)CG

(0111)BN = (0100)CG

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v. Passage du BR au BN :

En partant de la gauche vers la droite, en complémentant chaque bit s’il est précédé d’un
nombre de « 1 » impair, sinon on le conserve.

⇒ Le bit de plus fort poids (MSB) est toujours conservé.

Exemple :

(1011)CG = (1101)BN

(1101)BR = (1001)BN

Remarque : Une 2ème méthode permettant le passage du BR au BN :


 En partant ici de la gauche, on retranscrit le bit s’il y a un « 0 » devant dans le résultat, sinon
on retranscrit son complément (s’il y a un 1).
 Exemples :

(0100)BR = (0111)BN

5. Représentation des nombres algébriques

5.1. Représentation des nombres signés

Il existe 3 méthodes pour représenter les nombres négatifs :


 Représentation Signe / valeur absolue.
 Représentation en complément à 1.
 Représentation en complément à 2.

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a. Représentation signe/valeur absolue (S/VA)

Si on travaille sur n bits, alors le bit du poids fort (MSB) est utilisé pour indiquer le signe.
⇒ MSB = 1 : alors le nombre est de signe négatif.

⇒ MSB = 0 : alors le nombre est de signe positif.


 Les autres bits (n - 1) désignent la valeur absolue du nombre.
Exemple : Si on travaille sur 4 bits

⇒ 1001 est la représentation de -1.

⇒ 0001 est la représentation de +1.

 Sur 3 bits on obtient :

signe VA valeur

0 00 +0
0 01 +1
⇒ Les valeurs sont comprises entre -3 et +3.
0 10 +2 ⇒⇒
. -3 ≤ N ≤ +3
0 11 +3
-(22 - 1) ≤ N ≤ +(22 - 1)
1 00 -0
1 01 -1 -(2(3 -1) -1) ≤ N ≤ +(2(3 -1) -1)
1 10 -2
1 11 -3

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 Si on travaille sur n bits, l’intervalle des nombres signés qu’on peut représenter en S/VA
est :
-(2(n -1) - 1) ≤ N ≤ +(2(n -1) - 1)

Conclusions :

 C’est une représentation assez simple.


 Le zéro possède deux représentations +0 et -0 ce qui conduit à des difficultés au niveau
des opérations arithmétiques.
 Pour les opérations arithmétiques, il nous faut deux circuits : l’un pour l’addition et le
deuxième pour la soustraction.
 L’idéal est d’utiliser un seul circuit pour faire les deux opérations, puisque :
a - b = a + (-b).

b. Représentation en complément à un (CA1)

On appelle le complément à un d’un nombre N codé sur n bits le nombre (-N)C1 tel que :
N + (-N)C1 = 2n -1

Exemple :

Le calcul du complément à un de N=1010 codé sur 4 bits :


⇒ (-N)C1 = (24 - 1)-N
1 0 1 0
(-N)C1 = (16 - 1)-(1010)2 +
0 1 0 1
= (15) - (1010)2

= (1111)2 - (1010)2 =
1 1 1 1

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Remarques :

 Pour trouver le complément à 1 d’un nombre N, il suffit d’inverser (complémenter) tous


les bits de N.

Exemple :

N=10 codé sur 5 bits N=10 codé sur 6 bits

⇒ 0 1 0 1 0 ⇒ 0 0 1 0 1 0

 Dans cette représentation, le bit du poids fort nous indique le signe (0 : positif, 1 :

négatif).

 Le complément à un du complément à un d’un nombre est égal au nombre lui-même :

CA1(CA1(N)) = N

Exemple :

Donner la valeur décimale représentée par le nombre N = 101010 en CA1 sur 6 bits.

MSB = 1 : alors le nombre est de signe négatif.

⇨ Valeur = - CA1(101010) = - (010101)2 = - (21)10

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 Si on travaille sur 3 bits, on obtient :

Valeur en CA1 Val en binaire Val en décimal

000 000 +0
001 001 +1
010 010 +2
011 011 +3

100 - 011 -3
101 - 010 -2
110 - 001 -1
111 - 000 -0

⇒ Les valeurs sont comprises entre -3 et +3.


⇒⇒
. -3 ≤ N ≤ +3

-(22 - 1) ≤ N ≤ +(22 - 1)

-(2(3 -1) -1) ≤ N ≤ +(2(3 -1) -1)

 Si on travaille sur n bits, l’intervalle des nombres signés qu’on peut représenter en CA1
est :
- (2(n -1) - 1) ≤ N ≤ +(2(n -1) - 1)

Conclusions :

 Dans cette représentation, le zéro possède aussi une double représentation : (+0 et -0). Ce
problème peut conduire à des difficultés surtout au niveau des opérations arithmétiques.

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c. Représentation en complément à deux (CA2)

Le complément à 2 d'un nombre N s'obtient en ajoutant 1 au complément à 1 de ce nombre.


CA2(N) = CA1(N)+1

Exemple :

Le calcul du complément à 2 de N=1001 codé sur 4 bits :

Alors le complément à 1 de N est : (-N)C1 = ( ?)2

⇒ (-N)C2 = ( ?)2

Remarques :

 Dans cette représentation, le bit du poids fort nous indique le signe (0 : positif, 1 :

négatif).
 Une autre méthode permettant de trouver le C2 :
En commençant à droite du nombre (i.e. par le LSB), s’il y a des « 0 » on les garde
jusqu’à ce qu’on trouve le 1er « 1 ». On garde aussi ce dernier, ensuite on complémente bit
par bit.
Exemple :

N=10 codé sur 5 bits N=12 codé sur 6 bits

⇒ 0 1 0 1 0 ⇒ 0 0 1 1 0 0

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 Dans cette représentation, le bit du poids fort nous indique le signe (0 : positif, 1 :

négatif).
Exemple :

Donner la valeur décimale représentée par le nombre N = 101010 en CA2 sur 6 bits.
MSB = 1 : alors le nombre N est de signe négatif.

⇨ N10 = - CA2(101010)
= - (010101 +1)2 = - (010110)2 = - (22)10

 Si on travaille sur 3 bits, on obtient :

Valeur en CA2 Val en binaire Val en décimal

000 000 +0
001 001 +1
010 010 +2
011 011 +3

100 - 100 -4
101 - 011 -3
110 - 010 -2
111 - 001 -1

⇒ Les valeurs sont comprises entre -4 et +3.


⇒⇒
. -4 ≤ N ≤ +3

-(22) ≤ N ≤ +(22 - 1)

-(2(3 -1)) ≤ N ≤ +(2(3 -1) -1)

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 Si on travaille sur n bits, l’intervalle des nombres signés qu’on peut représenter en CA2
est :
- (2(n -1)) ≤ N ≤ +(2(n -1) - 1)

Conclusions :

 Dans cette représentation, le zéro n’a pas une double représentation.


 La représentation en CA2 est la représentation la plus utilisée pour le codage des nombres
signés.

5.2. Addition signée de 2 nombres

 L’addition signée impose que les opérandes et le résultat soient compris, pour un format de n
bits, entre -2(n -1) et 2(n -1) -1.

 Si ce n’est pas le cas, on dit qu’il y a dépassement de la capacité de calcule ⇒ overflow.

Exemple 1 :

 Faire l’opération (-3)+(7) = 4 sur 4 bits en utilisant le CA2 :

⇨ (3)10 = ( ?)2 et (7)10 = ( ?)2


⇨ (-3)10 = ( ?)2

Exemple 2 :

 Faire l’opération (3)+(-7) = -4 sur 4 bits en utilisant le CA2.

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⇨ (7)10 = ( ?)2 et (3)10 = ( ?)2


⇨ (-7)10 = ( ?)2

⇨ Le résultat de l’opération d’addition est négatif (MSB = 1). Alors, la valeur absolue
de ce résultat est le nombre (…....)2 = (..)10.
⇨ Le résultat de l’opération d’addition est (…....)2 = (..)10.

Exemple 3 :

 Faire l’opération (76)+(58) sur 8 bits. Conclure.

⇨ (76)10 = (…....…....)2 et (58)10 = (…....…....)2

..................
+
..................

.................. (-…..)10

⇒ Le résultat est faux, il y a overflow (débordement).

6. Les nombres fractionnaires et les caractères alphanumériques

6.1. Représentation des nombres fractionnaires

Un nombre fractionnaire ou réel est constitué d’une partie entière et une partie fractionnaire
(séparées par une virgule).

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Soit un nombre A fractionnaire exprimé dans une base B :

 A2  (an1 an2 ... a1 a0 , a1 a2 ... a m )2


⇒ La valeur numérique du nombre A dans en décimal, en utilisant « la somme pondérée »
est :
( A)10  a m B  m  ...  a1 B 1  a0 B 0  ...  an 1B n 1
n 1
 aB
i  m
i
i

Exemples :

1) (897,46)10 = ( ?)10

2) (101,101)2 = ( ?)10

3) (43,2)5 = ( ?)10

6.2. Représentation des caractères alphanumériques

Le codage le plus utilisé est le code ASCII (American Standard Code for information
Interchange).
 Il permet de représenter les lettres alphabétiques (A, a, b, B, …), les chiffres, et les autres
symboles ( > , ; : …).
 Il comporte 8 bits (7 bits + 1 bit de parité).

Cours d’Automatismes Page 24 Adil Brouri

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