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Introduction à l'énergie nucléaire globale

Le document présente une introduction générale sur l'énergie nucléaire, abordant son développement historique, son fonctionnement, et les enjeux de sûreté et de gestion des déchets. Il souligne l'importance de l'énergie nucléaire dans le mix énergétique mondial et les défis liés à l'acceptation publique. Les sections traitent également des différentes étapes du cycle du combustible et des critères de conception des réacteurs nucléaires futurs.

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Introduction à l'énergie nucléaire globale

Le document présente une introduction générale sur l'énergie nucléaire, abordant son développement historique, son fonctionnement, et les enjeux de sûreté et de gestion des déchets. Il souligne l'importance de l'énergie nucléaire dans le mix énergétique mondial et les défis liés à l'acceptation publique. Les sections traitent également des différentes étapes du cycle du combustible et des critères de conception des réacteurs nucléaires futurs.

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Introduction Générale sur l’Énergie Nucléaire

Walid DRIDI Eng. PhD.

National Center for Nuclear Sciences and Technologies

1. Introduction
2. Demande d’énergie dans le monde
3. Les origines du nucléaire civil actuel
4. Le fonctionnement d'un réacteur nucléaire à eau
pressurisée
5. Le combustible et son cycle
6. Les déchets radioactifs et leur gestion actuelle
7. Le déclassement et le démantèlement des installations
nucléaires
8. Sûreté et sécurité nucléaire
9. Le nucléaire dans le monde : les centrales et les
réacteurs de recherches
10. Le nucléaire en Tunisie

1
Introduction

Après un départ fulgurant au cours des années 1950, où elle


représentait pour beaucoup l’espoir d’une source d’énergie
inépuisable et à coût compétitif, l’énergie nucléaire a connu, dans
les années 80-90, un rejet de la part d’une majorité de l’opinion
publique dans plusieurs pays, en Amérique du Nord et en Europe
Occidentale, suivi d’un brutal coup d’arrêt de son
développement.

Les raisons de cette pause sont certainement multiples et


s’expliquent en partie par les accidents de Three Mile Island
(USA) en 1979 et de Tchernobyl (Ukraine) en 1986 qui eurent un
fort impact sur les opinions publiques. Par ailleurs, les
mouvements écologistes et les partis Verts firent de la
contestation de l’énergie nucléaire un des thèmes principaux de
leurs programmes, fortement relayée par la presse.

Demande d’énergie dans le monde

La tonne d’équivalent pétrole (symbole tep) est une unité de mesure de l’énergie.
Elle est notamment utilisée dans l'industrie et l'économie. Elle vaut, selon les
conventions, à 42 GJ.

Vers un développement énergétique durable

Mtep
16000
14000
12000 Renouvelables
10000 H ydro
Nucléaire
8000
Gaz
6000
Pétrole
4000 Charbon
2000
0
1971 1997 2010 2020

SOURCE : AIE, World energy Outlook 2000

Une production mondiale d’énergie à 87% d’origine fossile !


2
Direction de l’Energie Nucléaire

2
Demande d’énergie

L’énergie nucléaire a beaucoup d’atouts pour être une réponse énergétique


satisfaisante, sa place dans un ‘mix’ énergétique.
À cela deux conditions :
1- répondre aux préoccupations de l’opinion publique.
2- proposer de nouveaux systèmes nucléaires, plus performants encore en termes
de sûreté ou d’économie, mais, surtout, qui placeront en première priorité les
critères de développement durable et de non-prolifération.

Le nucléaire acceptable: c’est avant tout le démontrer ‘par la preuve’.


1- le fonctionnement exemplaire des réacteurs nucléaires depuis plus de 25 ans,
2- Les taux de disponibilité sont excellents, les incidents, même mineurs, diminuent…

La gestion des déchets est apparue ces dernières années comme le problème
majeur du nucléaire pour l’opinion publique. Il explique probablement à lui seul
une partie de la défiance à l’égard du nucléaire

Les critères fondamentaux de conception des


réacteurs

Les systèmes nucléaires du futur

Les 5 critères fondamentaux

ECONOMIE SURETE

ECONOMIE
DES
RESSOURCES MINIMISATION
NATURELLES DES DECHETS

RISQUE REDUIT
DE
PROLIFERATION

15
Direction de l’Energie Nucléaire

3
Les origines du nucléaire civil actuel

- En décembre 1953, en pleine guerre froide, le discours “Atoms for Peace” du


président américain Eisenhower devant les Nations unies: rôle de l’énergie
nucléaire.
- L'année suivante marque en Russie le début de la production commerciale
d’électricité d’origine nucléaire.
- Ces initiatives ont influencé les politiques énergétiques, durant ces 50 années,
l’énergie nucléaire s’est largement développée à travers le monde : 441 réacteurs
en opération fin 2003, représentant environ 360 GWe dans +30 pays.
- La part du nucléaire dans la production d’électricité est de 16 % (30 % dans les
pays de l’OCDE), ce qui représente également 7 % de l’énergie primaire.

La première génération de réacteurs : les premiers prototypes aux États-Unis, en


Russie, en France et en Grande-Bretagne. Cette première génération, développée
dans les années 1950-1960, en uranium naturel.

La Génération II de réacteurs entre 1970 à 1990 et qui correspond à la majorité du


parc aujourd’hui en exploitation dans le monde.

Le fonctionnement d'un réacteur nucléaire à eau


pressurisée
- Un réacteur à eau pressurisée : un dispositif destiné à chauffer de l’eau, avec à
l’intérieur de la chaudière une pression de 150 bars et une température de 300 °C.
- Le principe de réacteur : entretenir des réactions de fission de noyaux
d’uranium ou de plutonium au sein d’un milieu, appelé cœur du réacteur.
- Chaque fission, induite par les neutrons présents dans le cœur, dégage une
énergie de l’ordre de 200 MeV, et produit 2 à 3 neutrons supplémentaires, dont
l’un sert à entretenir la réaction en chaîne, les autres étant absorbés dans (l’eau
ou) les structures ou perdus hors du cœur.

- Un réacteur à eau pressurisée : des réacteurs, dits à neutrons thermiques, c’est


à dire que les neutrons de grande énergie (4,8 MeV) issus de la fission sont
ralentis par chocs successifs dans un milieu que l’on appelle modérateur, pour
atteindre l’équilibre thermique avec ce milieu.
- À l’énergie thermique (de l’ordre de 0,025 eV): la probabilité bien plus élevée
d’induire de nouvelles fissions.

4
Le fonctionnement d'un réacteur nucléaire à eau
pressurisée
Fission nucléaire : sous l’impact d’un neutron, un noyau lourd tel que l’uranium 235
peut fissionner, et donner deux noyaux plus légers (les produits de fission) et quelques
neutrons. La réaction libère une énergie 200 millions de fois que celle typiquement
mise en jeu dans une réaction chimique entre atomes ou molécules.

Les neutrons produits par une réaction de


fission peuvent induire de nouvelles
fissions d’autres noyaux fissiles présents
dans leur voisinage, et contribuer ainsi à
l’entretien de la réaction en chaîne.

Le fonctionnement d'un réacteur nucléaire à eau


pressurisée

Dans un REP, :

- l’eau est à la fois caloporteur et ralentisseur (modérateur) de neutrons.

- L’eau circule au travers d’une forêt d’assemblages combustibles, longs


fagots de minces tubes métalliques en alliage de zirconium, où sont empilées
des pastilles céramiques d’oxyde d’uranium ou de plutonium.

- Cette eau qui circule en circuit fermé dans un circuit primaire en acier très
épais, cède ses calories en faisant bouillir l’eau d’un circuit secondaire dans un
générateur de vapeur. La vapeur ainsi produite va actionner le
turboalternateur.

- La vapeur est condensée grâce à un nouveau circuit d’eau, lui-même en contact


thermique avec une source froide, atmosphère, rivière ou mer.

5
Schéma d’un réacteur
à eau sous pression
(REP)

Le combustible et son cycle

Le combustible nucléaire : conçu pour fournir la puissance attendue du réacteur, en utilisant au


mieux la matière fissile. La conception de l’élément combustible doit en outre autoriser une
certaine souplesse dans le fonctionnement du réacteur

L’assemblage combustible d’un réacteur à eau ordinaire est toujours constitué de


«crayons» contenant les matières nucléaires, arrangés en réseau à maille carrée dans une
«structure» assurant notamment le maintien mécanique des crayons.
Le crayon combustible est fait de pastilles d’oxyde d’uranium ou d’oxyde mixte d’uranium
et de plutonium (diamètre et hauteur de l’ordre de 1 cm) empilées dans des tubes de métal
(gaines en alliage de zirconium) fermés aux extrémités (étanchéité).

Pastilles de combustible UO2

Crayon combustible pour un


réacteur REP

6
Le combustible et son cycle

Grappe de
contrôle
Embout
supérieur

Tube-guide
Grille de
mélange
Crayon
combustible
Embout
inférieur

Le combustible et son cycle

La gaine du crayon combustible doit rester étanche en situation incidentelle ou accidentelle, même
en fin de vie du crayon combustible. Or :
•Certains produits de fission sont gazeux : leur production augmente progressivement la
pression à l'intérieur des gaines ;
•La composition chimique des pastilles est modifiée par l'apparition des produits de fission et des
actinides.
La céramique combustible gonfle sous irradiation et impose une contrainte à la gaine qui la
contient (interaction pastille-gaine).
Uranium 238
Uranium 235
238
U Plutonium
235
U
4
96 Actinides mineurs

Produits de fission

REP UOX
Réactions au sein des assemblages combustibles
3
standard dans les REP
Pu
3
2

PF 238
0,1 1 1 U
5
93

7
Le combustible et son cycle

U : 470 kg Pu : 5 kg A.M. : 0,7 kg PF : 25 kg


(94 %) (1 %) (0,15 %) (5 %)

MATIERES RECYCLABLES RESIDUS ULTIMES

Composition d’un assemblage de 500 kg d’uranium enrichi après son


passage en réacteur

La majeure partie de la radiotoxicité du combustible usé vient du plutonium. C’est une


raison supplémentaire pour le recycler et ne pas le laisser dans les déchets.

Le combustible et son cycle

L’usine de traitement de COGEMA à la Hague, dans laquelle sont réalisées les opérations de
traitement du combustible usé, et de conditionnement des déchets.

Usine de traitement Matières


recyclables

U
Uranium
P
u
Plutonium
P
F Déchets Déchets
de structure technologiques
A
M

Déchets
ultimes

Résidus Déchets Déchets


vitrifiés compactés cimentés

8
Le cycle du combustible

FABRICATION
DU COMBUSTIBLE
URANIUM
URANIUM ENRICHI COMBUSTIBLE UO2
APPAUVRI
COMBUSTIBLE COMBUSTIBLE
ENTREPOSAGE MOX UO 2 NEUF

COMBUSTIBLE
ENRICHISSEMENT MOX NEUF
RÉACTEUR
PLUTONIUM
CONVERSION
URANIUM COMBUSTIBLE
RECYCLABLE MOX USÉ
COMBUSTIBLE
UO2 USÉ
URANIUM
NATUREL CONCENTRATION

TRAITEMENT
RÉSIDUS ULTIMES
EXTRACTION
MINERAI
STOCKAGE
DÉFINITIF

Le cycle du combustible

La gestion du combustible usé. Cette étape diffère selon que l’on considère un cycle
“fermé” ou “ouvert”.
Le cycle ouvert, qui n’est pas vraiment un cycle, se termine par la disposition finale
du combustible usé, considéré alors en bloc comme un déchet. Le cycle ouvert est
pour l’instant pratiqué aux États-Unis, en Suède…

Le cycle du combustible fermé est celui pratiqué en France, en Allemagne, en


Suisse, au Japon. On y trouve les sous étapes suivantes :

•Traitement chimique du combustible usé pour récupérer les matériaux fissiles et


fertiles qu’il contient encore, en vue de les recycler.
•Recyclage du plutonium sous forme de combustible MOX (acronyme de Mixed OXide
fuel)
•Conditionnement des déchets, et, en particulier, vitrification des déchets très
radioactifs issus de la fission.
•Disposition finale des déchets conditionnés.

9
Les déchets radioactifs et leur gestion actuelle

Les différentes catégories de déchets radioactifs


Pour leur gestion quotidienne, les déchets radioactifs sont classés selon deux
critères :
•Le niveau d'activité, c'est-à-dire l'intensité du rayonnement qu'ils émettent, ce qui
conditionne l'importance des protections à mettre en place pour se protéger de la
radioactivité,
•La période radioactive des produits contenus, qui permet de définir la durée de
leur nuisance potentielle.
On distingue ainsi en général trois catégories de déchets radioactifs.

Catégorie A : déchets de période courte (période radioactive inférieure à 30 ans) de


faible et moyenne activité. Qui seront redescendues à un niveau proche de la
radioactivité naturelle. Venir des centrales et des usines du cycle du combustible, des
hôpitaux, des laboratoires, de l'industrie, etc.

Catégorie B : déchets de période longue (des milliers d'années) de faible et moyenne


activité (α). Exemple : les tronçons de gaines des crayons combustibles usés,

Catégorie C : déchets de haute activité et de période longue, dégageant de la chaleur


pendant plusieurs centaines d'années et restant radioactifs beaucoup plus longtemps.
Des combustibles usés non traités

Les déchets radioactifs et leur gestion actuelle

Entreposage de déchets vitrifiés sur le


site de COGEMA La Hague.

10
Le déclassement et le démantèlement des installations
nucléaires

Les installations nucléaires, quelle que soit leur nature - laboratoire, usine pilote ou de
production, réacteur expérimental ou électrogène, installation de traitement des déchets
radioactifs, etc. - ont une durée d’exploitation limitée.

A mesure que leurs installations nucléaires prennent de l’âge, de nombreux pays vont être
amenés à en cesser l’exploitation, à les déclasser et à les démanteler. La fin de vie d'une
installation nucléaire peut être entraînée par l’achèvement des programmes expérimentaux
prévus dans l’installation, l’obsolescence des matériels et procédés, des considérations d’ordre
économique (optimisation de moyens, coût de maintenance) ou de sûreté et sécurité (évolution
de la réglementation).

Le déclassement et le démantèlement (D-D) visent à permettre la libération partielle ou totale


d’un site nucléaire.

On peut distinguer trois étapes pour le déclassement d’une installation nucléaire : la fermeture
définitive, la décontamination-démantèlement, puis la démolition et la libération du site.

Sûreté et sécurité nucléaire

La conception, la construction et l’exploitation des installations nucléaires doivent prendre en


compte les exigences de la sûreté, et leur impact sur l’Homme et l’Environnement doit être
maîtrisé. Il s’agit là d’un maillon essentiel de l’acceptation de l’énergie nucléaire par le public.

Nucléaire et environnement
Il y a de la radioactivité partout dans l’environnement. Mais l’essentiel de cette radioactivité est
d’origine naturelle.

En fonctionnement normal, l’impact environnemental des installations nucléaires est faible :


les rejets de centrale (tritium) sont difficilement détectables (la radioactivité naturelle masque
aisément la contribution) ; les rejets de l’usine de retraitement de La Hague sont plus
importants et plus aisément détectables (iode 129 et tritium sont rejetés à la mer, krypton et
tritium dans l’atmosphère).

11
Sûreté et sécurité nucléaire

Nucléaire et risques pour la santé

Exposition aux rayonnements : sources naturelle/artificielle


dose effective moyenne mondiale annuelle (mSv)
source UNSCEAR 2000
Rayons cosmiques
industrie nuclé
aire 0,0002 Tchernobyl 0,002 exposition
externe
essais nuclé
aires 0,005 ORIGINE Rayons gamma terrestres
NATURELLE
Origine médicale rayons cosmiques Inhalation (principalement
ingestion 0,4 0,4 exposition radon)
0,3 rayonnement terrestre interne Ingestion
0,5

inhalation Origine médicale (besoins


1,2 diagnostic)
Essais nucléaires aériens
ORIGINE
ARTIFICIELLE
Tchernobyl

Industrie nucléaire

Sûreté et sécurité nucléaire

Sûreté et démonstration de sûreté


Dans l’industrie nucléaire comme dans toute activité humaine, le risque zéro n’existe pas.
L’objectif de la démarche de sûreté n’est donc pas d’éliminer totalement les risques
associés aux activités nucléaires.
La notion de sûreté est prise en compte dès la phase de conception des installations.

La spécificité de l’industrie nucléaire provient de la mise en œuvre de matières radioactives, qui


sont susceptibles d’être dispersées dans l’environnement voire d’atteindre l’être vivant,

L’étude de risques fait l’objet d’une démarche classique :

- analyse technique de la sûreté et de la fiabilité de l’installation ;

- évaluation des risques liés à la dispersion de matières radioactives ou chimiques (impact


sur l’homme et l’environnement), et à l’exposition des travailleurs et du public aux
rayonnements (c’est tout le champ de la radioprotection) ;

- gestion des risques, comportant aussi bien le respect de la réglementation relative à la


radioprotection que la mise au point de procédés de décontamination de sols et sites
contaminés après un accident.

12
Sûreté et sécurité nucléaire

Enceinte de
confinement
(3° barrière)
Dispositif
d’aspersion

Filtre à sable
Barres de
contrôle
Pressuriseur
Générateur de
vapeur

Circuit
primaire
(2° barrière)

Cuve
(2° barrière)
Cœur – combustible
(gaine : 1°
barrière)
Pompe

Les trois fonctions de sûreté pour les réacteurs


•Le contrôle de la réaction en chaîne.
•L'évacuation à tout moment de l'énergie produite dans le cœur, production qui se poursuit à
hauteur de quelques % après l'arrêt de la réaction en chaîne (on parle alors de puissance
résiduelle).
•Le confinement de la radioactivité, l'essentiel de celle-ci étant relative aux produits de fission
formés dans le combustible.

Sûreté et sécurité nucléaire

La sécurité Nucléaire et les garanties

Risques liés à la prolifération nucléaire

Risques liés aux attentats terroristes

Risques liés aux catastrophes naturelles

Risques liés aux transports de matières nucléaires

Risques liés au stockage des déchets nucléaires

13
Le nucléaire dans le monde

Figure ci-dessous : chiffres à réactualiser (2004) :

Canada : 16
Brésil : 2
France : 59
Roy. Uni : 27
Suède :11
Allemagne : 18
Russie : 30
Ukraine : 13
Rép. Tchèque : 6
Pakistan : 2
Inde : 14
Chine : 8
Corée : 19

Total : 439 centrales nucléaires connectées au réseau en 2004 dans le monde.

Le nucléaire dans le monde

KOREA
nuclear capacity
JAPAN
increase + 9 Gwe
nuclear capacity
FINLAND by ~ 2015
increase + 21 Gwe
5th reactor
by 2012
FRANCE
CHINA
USA new EPR reactor
nuclear capacity
increase > 30 Gwe
+ 1500 Power Plants by 2020
by 2020 including
nuclear (> 50 GWe)

INDIA
nuclear capacity
increase from 2.5 to
20 GWe by 2020
Nuclea
r

On compte aujourd’hui 34 réacteurs nucléaires en construction dans le monde, et presque


autant en projet.

14
Current Key Players in the Nuclear Field
TOTAL ~770
Operational 216
Temp. shutdown 22
Under construction 8
Planned 10
Permanent shutdown 134
Decommissioned
1- National 352

RR stakeholders and users: great


potential for opportunities!

15
New RR Projects: tentative overview
Phase 1 (Consideration) Phase 2 (Preparatory Work) Phase 3 (Implementation)
Total: 21 Total: 7 Total: 8
Azerbaijan Belarus Argentina
Bangladesh Belgium Brazil
Ethiopia Bolivia France
Ghana The Netherlands Jordan
Japan Thailand (IHNI-MNSR) India
Kenya USA Republic of Korea
Kuwait Vietnam Russian Federation
Lebanon Saudi Arabia (Low Power RR)
Malaysia
Mongolia
Myanmar
Tajikistan
Philippines
Nigeria
Saudi Arabia (Multipurpose RR)
Senegal
South Africa
Sudan
Tanzania
Thailand
Tunisia

Phases of implementation
RR Project and Infrastructure Development Program

32

16
Phase 1:
Decide!
Phase 2:
Prepare! Phase 3:
Construct!

RR Infrastructure Development
Infrastructure Development Issues

1. National position 11. Stakeholder involvement


2. Nuclear safety 12. Site survey, site selection
3. Management and evaluation
4. Funding and financing 13. Environmental protection
5. Legislative framework 14. Emergency preparedness
6. Regulatory framework and response
7. Safeguards 15. Nuclear security
8. Radiation protection 16. Nuclear fuel management
9. Research reactor utilization 17. Radioactive waste
10. Human resources development 18. Industrial involvement
19. Procurement

34

17
Issues, Milestones and Conditions

35

Research Reactors Generate Waste

18
Different Waste Types

 Gaseous, liquid, solid waste


 Low level, intermediate level,
high level waste
 Irradiated fuel
 Exotic materials

37

Disposal solutions available

VSLW VLLW LLW ILW HLW

Activity, half-life

38

19
LLW/ILW disposal in geological formations

SFR

Bátaapáti
Dukovany
Wolsong

WIPP

Morsleben
Mochovce

39

Repositories for institutional waste

Borehole disposal concept for


sources

Richard repository in
Czech Republic

Halden repository in
Norway

20
HLW/SF disposal

Sweden Finland

France
41

Des réacteurs nucléaires de 3ème génération

Renouvellement à 50000MW étalé sur 30 ans (2020-2050)


rythme de construction nucléaire: 1667MW/an

70000

60000

50000
Prolongation au delà
40ans
40000

Parc Actuel
30000 durée de vie 40 ans Génération 4

20000

Génération 3+
10000

0
1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025 2030 2035 2040 2045 2050 2055 2060
durée de vie moyenne du parc: 48 ans

Enjeux industriels
L’EPR répond à deux objectifs majeurs:
-Accroître la compétitivité de l’énergie nucléaire par rapport aux énergies fossiles.
- Renforcer encore la sûreté du réacteur.

21
Des réacteurs nucléaires de 3ème génération

Enceinte conçue pour


résister à une explosion
Dispositif de récupération
hydrogène
du coeur fondu (corium)
en cas d‘accident

Système
d‘évacuation de
chaleur

Une sûreté encore


améliorée

4 zones
indépendantes pour
Réservoir d‘eau les systèmes
redondants de sûreté

Le projet EPR : un réacteur à eau pressurisée conçu d’après


un large retour d’expérience des REP de deuxième génération, avec des exigences de sûreté accrues

Des réacteurs nucléaires de 3ème génération

Principales caractéristiques de l’EPR


Les caractéristiques de l’EPR, édictées par un souci omniprésent d’amélioration des
performances et d’économie, peuvent se résumer comme suit :

-une puissance électrique nette d’environ 1 600 MWe (à comparer aux 1 450 MWe du N4
-un rendement énergétique d’environ 36 % (soit, en relatif, 10 % de mieux que les réacteurs de la
génération précédente) dû principalement à l’accroissement des performances des générateurs
de vapeur et des turbines,
- une durée de vie technique de 60 ans, à comparer aux 40 ans en général pour les centrales
actuelles.
-des charges d’exploitation réduites : disponibilité accrue avoisinant 92 % contre 82 %
aujourd’hui en partie due à des arrêts plus courts pour rechargement (de l’ordre de 16 jours) et
aux choix de conception (maintenance des composants simplifiée), réduction des doses
d’irradiation collective pour le personnel de maintenance (0,5 contre 1 [Link]/an actuellement),
-une sûreté renforcée alliée à des éventuelles fautes de pilotage, une défense en profondeur
significativement améliorée vis-à-vis de la résistance aux éventuels accidents graves (fusion du
cœur).
Le bénéfice apporté par cette sûreté renforcée se traduit par la non-nécessité d’évacuer les
populations, même en cas d’accident grave.

22
Les systèmes nucléaires du futur

Le Forum International Generation IV


Les objectifs visés pour les systèmes du futur, de même que le choix des technologies clef
pour les atteindre, font l’objet d'une coopération très active à l’international, notamment dans
le cadre du Forum Generation IV. Système : Durables, Economiques, Sûres et fiables

France Royaume Uni

Canada
Membres U.E.
U.S.A. du Forum
International
Suisse
Brésil Génération IV

Japon
Argentine

Afrique du Sud Corée du Sud

Maquette de réacteur de recherche RJH (CEA-


Cadarache France)

23
1- National

24

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