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Introduction à la mécanique des fluides

La mécanique des fluides étudie le comportement macroscopique des fluides, définis comme des milieux déformables pouvant s'écouler. Les fluides, qu'ils soient liquides ou gaz, possèdent des propriétés telles que l'isotropie, la mobilité, la viscosité et la compressibilité, qui les distinguent des solides. Les forces agissant sur les fluides incluent des forces de volume et de surface, et la contrainte est définie par un tenseur qui décrit les interactions au sein du fluide.

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Introduction à la mécanique des fluides

La mécanique des fluides étudie le comportement macroscopique des fluides, définis comme des milieux déformables pouvant s'écouler. Les fluides, qu'ils soient liquides ou gaz, possèdent des propriétés telles que l'isotropie, la mobilité, la viscosité et la compressibilité, qui les distinguent des solides. Les forces agissant sur les fluides incluent des forces de volume et de surface, et la contrainte est définie par un tenseur qui décrit les interactions au sein du fluide.

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GENERALITES Mécanique des fluides

GENERALITES

1. Introduction
On s’occupe en mécanique des fluides du comportement macroscopiques de la matière. Chaque point du fluide
pouvant être considéré comme une particule de fluide pour laquelle on ne s’intéressera qu’aux propriétés
moyennes.
2. Définition du fluide
C’est un milieu matériel continu, déformable, sans rigidité, qui peut s’écouler c'est-à-dire subir de grandes
variations de forme sous l’action de forces qui sont d’autant plus faibles que ces variations de formes sont
d’autant plus lentes. La notion de fluide s’oppose à celle de solide. Fluides et solides étant néanmoins
considérés comme formés d’un grand nombre de particules matérielles extrêmement petites
• Qui sont solidement liées entre elles dans le cas des solides
• Qui sont libres de se déplacer les unes par rapport aux autres dans le cas des fluides
La limite entre solide et fluide est toutefois difficile à préciser. Certains états de la matière étant intermédiaires
entre les deux (asphalte, verre, …). Pour les fluides (liquides ou gaz) courants qui feront l’objet de nos études
le problème ne se posera pas.
3. Liquides et gaz
Du point de vue mécanique, les propriétés physiques essentielles sont : l’isotropie, la mobilité, la viscosité, la
compressibilité. Les fluides que nous étudierons seront :
• Isotropes, c'est-à-dire que les propriétés seront identiques dans toutes les directions de l’espace.
• Mobiles, c'est-à-dire qu’ils n’auront pas de forme propre : ils occuperont la forme du récipient qui les
contient où ils s’écouleront.
• La déformation s’accompagnera d’une résistance d’origine visqueuse (fluide réel), cependant dans un
certain nombre de configurations, cette résistance restera faible et il sera possible de la négliger sans
commettre d’erreur importante ; on sera alors dans l’approximation du fluide parfait
• La compressibilité permet de distinguer les liquides des gaz
- Un liquide est un fluide (incompressible) occupant un volume déterminé, ou du moins ce volume
ne peut varier que très peu, et seulement sous l’action de fortes variations de pression ou de
température. Ce sont là des cas que nous considérerons comme exceptionnels, de sorte qu’en
général pour un liquide, le principe de conservation de la masse se ramènera à celui de la
conservation du volume.
- Un gaz occupe toujours le volume maximal qui lui est offert : c’est un fluide essentiellement
compressible (ou expansible).
4. Forces de volume. Forces de surface.
Pour traiter un problème de mécanique des fluides on isole par la pensée toutes les particules fluides qui se
trouvent à un instant donné à l’intérieur d’une surface fermée S et on applique les principes généraux de la
mécanique et de la thermodynamique à cette masse fluide.
• Principe de conservation de la masse (principe de continuité)
• Principe de conservation de la quantité de mouvement (principe
fondamental de la dynamique)
S • Principe de conservation de l’énergie (premier principe de la
thermodynamique).
Les forces agissant sur les particules situées à l’intérieur de S se distinguent en :
- Forces intérieures découlant des actions mutuelles exercées par les particules les unes sur les
autres (forces moléculaires). Elles sont directement opposées deux à deux (principe des actions
mutuelles) et forment ainsi un système équivalent à zéro.

ENSETP 1 S. AGBANGLANON
GENERALITES Mécanique des fluides
- Forces extérieures :
a. Forces moléculaires exercées par les particules externes au domaine S sur les particules du
domaine S. Ces actions étant limitées aux particules très voisines de la surface S, on
considère qu’elles ne s’exercent que sur les particules de la surface S et on les appelle
forces de surface (elles sont proportionnelles aux éléments de surface)
b. Les champs de force (de pesanteur, électrique, magnétique, …) exercent sur les particules
intérieures à S des actions de distance qui sont proportionnelles aux éléments de volume. Ce
sont des forces de volume. En général on se limitera dans ce cadre aux forces de pesanteur.
5. Notion de contrainte

S dF
M
dS

Soit un élément de surface 𝒅𝑺 entourant un point M de la surface S le système de forces de surface agissant sur
𝒅𝑺 se réduit à une force 𝒅𝑭 appliquée en M et un couple 𝒅𝑪.
𝒅𝑭
Lorsque 𝒅𝑺 tend vers zéro autour de M fixe, le vecteur Tend vers un vecteur 𝑻 qu’on appelle contrainte
𝒅𝑺
z

C À la limite on pose 𝒅𝑭 = 𝑻 ⋅ 𝒅𝑺. Le vecteur


n
contrainte 𝑻 pouvant avoir une orientation
T
k quelconque.
on peut définir 𝑻 en considérant un tétraèdre
j B infiniment petit MABC construit sur M (voir
i M y figure)
Si on applique le PFD à ce tétraèdre il vient :

A
x
−𝜎+ 𝑑𝑆+ − 𝜎. 𝑑𝑆. − 𝜎/ 𝑑𝑆/ + 𝑇𝑑𝑆 + 𝜌 𝑔 − 𝛾 𝑑𝒱 = 0
Avec
le terme qui est relatif à

𝜎+ 𝑑𝑆+ la surface AMC

σ8 dS8 la surface CMB

σ; dS; la surface AMB

𝜌𝑔𝑑𝒱 l’accélération de la pesanteur

𝜌𝛾𝑑𝒱 l’accélération du tétraèdre


𝑛 = 𝑛. 𝚤 + 𝑛+ 𝚥 + 𝑛/ 𝑘 est le vecteur normal (unitaire) à ABC et dirigé vers l’extérieur du tétraèdre alors les
facteurs 𝑛. , 𝑛+ et 𝑛/ sont identiquement positifs.
𝜎. est la contrainte exercée sur CBM par le fluide extérieur au tétraèdre.
𝜎+ est la contrainte exercée sur AMC par le fluide extérieur au tétraèdre.
𝜎/ est la contrainte exercée sur AMB par le fluide extérieur au tétraèdre.

ENSETP 2 S. AGBANGLANON
GENERALITES Mécanique des fluides
Remarque :
𝑑𝑆. = 𝑑𝑆𝑛. , 𝑑𝑆+ = 𝑑𝑆𝑛+ , 𝑑𝑆/ = 𝑑𝑆𝑛/
𝑑𝑆 est un infiniment petit d’ordre 2, et 𝑑𝑉 est infiniment petit d’ordre 3.
Quand les dimensions du tétraèdre tendent vers zéro, le terme 𝜌 𝑔 − 𝛾 𝑑𝒱 devient négligeable devant les
autres. L’équilibre du tétraèdre est seulement défini par celui des forces et donc :
𝑇 = 𝜎. 𝑛. + 𝜎+ 𝑛+ + 𝜎/ 𝑛/
Introduisons maintenant les composantes de 𝜎. , 𝜎+ et 𝜎/ sur les trois axes à savoir :
𝜎. = 𝜎.. 𝚤 + 𝜎+. 𝚥 + 𝜎/. 𝑘 𝑛.
𝜎+ = 𝜎.+ 𝚤 + 𝜎++ 𝚥 + 𝜎/+ 𝑘 𝑛+
𝜎/ = 𝜎./ 𝚤 + 𝜎+/ 𝚥 + 𝜎// 𝑘 𝑛/
D’où les composantes de 𝑇
sur 𝚤 : 𝑇. = 𝜎.. 𝑛. + 𝜎.+ 𝑛+ + 𝜎./ 𝑛/
sur 𝚥 : 𝑇+ = 𝜎+. 𝑛. + 𝜎++ 𝑛+ + 𝜎+/ 𝑛/
sur 𝑘 : 𝑇/ = 𝜎/. 𝑛. + 𝜎/+ 𝑛+ + 𝜎// 𝑛/
en posant :
𝜎.. 𝜎.+ 𝜎./
𝜎
𝜎 = +. 𝜎++ 𝜎+/
𝜎/. 𝜎/+ 𝜎//
On parvient à l’expression de 𝑇 sous forme matricielle :
𝑇 =𝜎⋅𝑛
𝜎 est appelé tenseur des contraintes.
De façon générale 𝜎 peut s’écrire dans tout système de coordonnées et 𝑇 = 𝑇 𝑀, 𝑛 . 𝑇 est donc seulement
fonction de 𝑀 et 𝑛
La force 𝑑𝐹F = 𝜎 ⋅ 𝑛𝑑𝑆 est donc fonction de l’orientation de 𝑑𝑆.
On montre que 𝜎 est symétrique 𝜎+. = 𝜎.+ :, 𝜎/. = 𝜎./ et 𝜎+/ = 𝜎/+

ENSETP 3 S. AGBANGLANON

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