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Cours d'Électronique : Concepts Clés et Applications

Le document traite de concepts fondamentaux en électronique, notamment la puissance moyenne dans un dipôle soumis à une tension et un courant alternatifs. Il aborde également la résonance dans les filtres passe-bas et passe-bande, ainsi que les solutions d'équations différentielles d'ordre 2 dans différents régimes (pseudopériodique, apériodique, critique). Les démonstrations mathématiques sont fournies pour chaque concept, illustrant les relations entre les paramètres électriques et les caractéristiques des filtres.

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Cours d'Électronique : Concepts Clés et Applications

Le document traite de concepts fondamentaux en électronique, notamment la puissance moyenne dans un dipôle soumis à une tension et un courant alternatifs. Il aborde également la résonance dans les filtres passe-bas et passe-bande, ainsi que les solutions d'équations différentielles d'ordre 2 dans différents régimes (pseudopériodique, apériodique, critique). Les démonstrations mathématiques sont fournies pour chaque concept, illustrant les relations entre les paramètres électriques et les caractéristiques des filtres.

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Cours : Electronique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

EL1 – SVF

a) Soit un dipôle D soumis à une tension 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = √2𝑈𝑈𝑈𝑈𝑈𝑈𝑈𝑈 (𝜔𝜔𝜔𝜔) et traversé par le courant 𝑖𝑖(𝑡𝑡) = √2𝐼𝐼 cos(𝜔𝜔𝜔𝜔 + 𝜙𝜙).
Montrer que la puissance moyenne reçue par ce dipôle vaut : < 𝑃𝑃 > = 𝑈𝑈𝑈𝑈 cos 𝜙𝜙. L’impédance du dipôle s’écrit :
𝑍𝑍 = 𝑅𝑅 + 𝑗𝑗𝑗𝑗, montrez que < 𝑃𝑃 > = 𝑅𝑅𝐼𝐼2 .
1
b) Montrez que la pulsation de résonance d’un filtre passe-bas d’ordre 2 peut s’écrire : 𝜔𝜔𝑟𝑟 = 𝜔𝜔0 �1 −
2𝑄𝑄2
𝐻𝐻0
c) Montrez que les asymptotes d’un filtre passe-bande d’ordre 2 se coupent à la valeur : 𝐺𝐺𝑑𝑑𝑑𝑑 = 20 log � �
𝑄𝑄
d) Montrer que la solution d’une ED d’ordre 2 dans le cas d’un régime pseudopériodique peut s’écrire :
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑢𝑢0 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 cos(𝛺𝛺𝛺𝛺 + 𝜙𝜙)
Où l’on exprimera Ω en fonction de 𝜔𝜔0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑄𝑄.
e) Montrer que la solution d’une ED d’ordre 2 dans le cas d’un régime apériodique peut s’écrire :
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑢𝑢0 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 ch(𝛺𝛺𝛺𝛺 + 𝜙𝜙)
Où l’on exprimera Ω en fonction de 𝜔𝜔0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑄𝑄.
f) Montrer que la solution d’une ED d’ordre 2 dans le cas d’un régime critique peut s’écrire :
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = (𝑢𝑢0 + 𝑢𝑢1 𝑡𝑡)𝑒𝑒 2𝑄𝑄
𝑢𝑢(𝑡𝑡+𝑇𝑇) 𝜋𝜋
g) Démontrer l’expression du décrément logarithmique : 𝛿𝛿 = 𝐿𝐿𝐿𝐿 � � = 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑄𝑄 ≫ 1
𝑢𝑢(𝑡𝑡) 𝑄𝑄

a) Soit un dipôle D soumis à une tension 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = √2𝑈𝑈𝑈𝑈𝑈𝑈𝑈𝑈 (𝜔𝜔𝜔𝜔) et traversé par le courant 𝑖𝑖(𝑡𝑡) = √2𝐼𝐼 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(𝜔𝜔𝜔𝜔 + 𝜙𝜙).
Montrer que la puissance moyenne reçue par ce dipôle vaut : < 𝑃𝑃 > = 𝑈𝑈𝑈𝑈 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝜙𝜙. L’impédance du dipôle s’écrit :
𝑍𝑍 = 𝑅𝑅 + 𝑗𝑗𝑗𝑗, montrez que < 𝑃𝑃 > = 𝑅𝑅𝐼𝐼2 .

Par définition :
𝑇𝑇 𝑇𝑇 𝑇𝑇
1 1 2𝑈𝑈𝑈𝑈 1
< 𝑃𝑃 > = � 𝑢𝑢(𝑡𝑡)𝑖𝑖(𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑 = � 2𝑈𝑈𝑈𝑈 cos(𝜔𝜔𝜔𝜔 + 𝜙𝜙) 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(𝜔𝜔𝜔𝜔)𝑑𝑑𝑑𝑑 = � (cos(2𝜔𝜔𝜔𝜔 + 𝜙𝜙) + cos(𝜙𝜙))𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑇𝑇 𝑇𝑇 𝑇𝑇 2
0 0 0
Or la valeur moyenne du premier terme est nulle d’où : < 𝑃𝑃 > = 𝑈𝑈𝑈𝑈 cos 𝜙𝜙
Or : 𝑍𝑍 = 𝑅𝑅 + 𝑗𝑗𝑗𝑗 = 𝑍𝑍𝑒𝑒 𝑗𝑗𝑗𝑗 = 𝑍𝑍𝑍𝑍𝑍𝑍𝑍𝑍𝑍𝑍 + 𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑈𝑈 = 𝑍𝑍𝑍𝑍
𝑅𝑅
⇒ < 𝑃𝑃 > = 𝑍𝑍𝐼𝐼2 cos 𝜙𝜙 = 𝑍𝑍𝐼𝐼2 × ⇒ < 𝑃𝑃 > = 𝑅𝑅𝐼𝐼2
𝑍𝑍

1
b) Montrez que la pulsation de résonance d’un filtre passe-bas d’ordre 2 peut s’écrire : 𝜔𝜔𝑟𝑟 = 𝜔𝜔0 �1 −
2𝑄𝑄2

On utilise la fonction de transfert d’un passe-bas d’ordre 2 :


𝐻𝐻0 𝐻𝐻0
𝐻𝐻 = ⇒ 𝐻𝐻 =
𝑗𝑗𝑗𝑗 𝑥𝑥 2
1 + + (𝑗𝑗𝑗𝑗)2 �(1 − 𝑥𝑥 2 )2 + 2
𝑄𝑄 𝑄𝑄
Cette fonction est maximale si le dénominateur est maximal c’est-à-dire si :
𝑑𝑑 𝑥𝑥 2 1
�(1 − 𝑥𝑥 2 )2 + 2 � = 0 ⇔ 2𝑥𝑥 �2(1 − 𝑥𝑥 2 ) − 2 � = 0
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑄𝑄 𝑄𝑄
𝑥𝑥 = 0
𝑥𝑥 = 0
⇔ �1 − 𝑥𝑥 2 = 1 ⇔ � 𝜔𝜔𝑟𝑟 1
𝑥𝑥 = = �1 − 2
2𝑄𝑄2 𝜔𝜔0 2𝑄𝑄
1
On remarque que la résonance existe si seulement si 𝑄𝑄 > .
√2

𝐻𝐻
c) Montrez que les asymptotes d’un filtre passe-bande d’ordre 2 se coupent à la valeur : 𝐺𝐺𝑑𝑑𝑑𝑑 = 20 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 � 0�
𝑄𝑄
On utilise la fonction de transfert d’un passe-bande d’ordre 2 :
𝑗𝑗𝑗𝑗
𝑗𝑗𝑗𝑗 ⎧ 𝐻𝐻𝐵𝐵𝐵𝐵 ~ 𝐻𝐻0 � � 𝐻𝐻0
𝐻𝐻0 � � ⎪ 𝑄𝑄 ⎧𝐺𝐺𝑑𝑑𝑑𝑑,𝐵𝐵𝐵𝐵 = 20 log � � + 20 log(𝑥𝑥)
𝑄𝑄 𝑄𝑄
𝐻𝐻 = ⇒ 𝑗𝑗𝑗𝑗 ⇒
𝑗𝑗𝑗𝑗 ⎨ 𝐻𝐻 � � 𝐻𝐻0 ⎨ 𝐻𝐻0
1 + + (𝑗𝑗𝑗𝑗) 2
⎪𝐻𝐻 ~
0 𝑄𝑄 𝐺𝐺𝑑𝑑𝑑𝑑,𝐻𝐻𝐻𝐻 = 20 log � � − 20 log(𝑥𝑥)
𝑄𝑄 ~ ⎩ 𝑄𝑄
⎩ (𝑗𝑗𝑗𝑗)2 𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗
𝐻𝐻
Ainsi les asymptotes à HF et BF ont une ordonnée à l’origine commune 20 log � 0� avec en abscisse log(𝑥𝑥).
𝑄𝑄

Laurent Pietri ~1~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electronique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

d) Montrer que la solution d’une ED d’ordre 2 dans le cas d’un régime pseudopériodique peut s’écrire :
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑢𝑢0 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(𝛺𝛺𝛺𝛺 + 𝜙𝜙)
Où l’on exprimera 𝛺𝛺 en fonction de 𝜔𝜔0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑄𝑄.
Partons d’une ED classique de la forme :
𝑑𝑑 2 𝑢𝑢 𝜔𝜔0 𝑑𝑑𝑑𝑑
+ + 𝜔𝜔02 𝑢𝑢 = 0
𝑑𝑑𝑡𝑡 2 𝑄𝑄 𝑑𝑑𝑑𝑑
Dont le polynôme caractéristique s’écrit :
𝜔𝜔0 𝜔𝜔0 2
𝑟𝑟 2 + 𝑟𝑟 + 𝜔𝜔02 = 0 ⇒ Δ = � � − 4𝜔𝜔02
𝑄𝑄 𝑄𝑄
1
⎧Δ < 0⇔ 𝑄𝑄 > ∶ 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
⎪ 2
1
⎨ Δ = 0 ⇔ 𝑄𝑄 = ∶ 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
⎪ 2
⎩ Δ > 0 ⇔ 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
Dans le cas du régime pseudopériodique :
𝜔𝜔 𝜔𝜔 2
− 0 ± 𝑗𝑗�− � 0 � + 4𝜔𝜔02 𝜔𝜔0
𝑄𝑄 𝑄𝑄
𝑟𝑟 = =− ± 𝑗𝑗Ω
2 2𝑄𝑄
D’où les solutions :
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 �𝐴𝐴1 𝑒𝑒 𝑗𝑗Ω𝑡𝑡 + 𝐴𝐴2 𝑒𝑒 −𝑗𝑗Ω𝑡𝑡 �
On sait que la solution recherchée est réelle donc : 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑢𝑢∗ (𝑡𝑡)
𝜔𝜔 𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡 − 0 𝑡𝑡
⇒ 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 �𝐴𝐴1 𝑒𝑒 𝑗𝑗Ω𝑡𝑡 + 𝐴𝐴2 𝑒𝑒 −𝑗𝑗Ω𝑡𝑡 � = 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 �𝐴𝐴1∗ 𝑒𝑒 −𝑗𝑗Ω𝑡𝑡 + 𝐴𝐴∗2 𝑒𝑒 +𝑗𝑗Ω𝑡𝑡 �
⇒ 𝐴𝐴1 = 𝐴𝐴∗2 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐴𝐴2 = 𝐴𝐴1∗
On peut ainsi noter : 𝐴𝐴1 = 𝐴𝐴𝑒𝑒 𝑗𝑗𝑗𝑗 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐴𝐴2 = 𝐴𝐴𝑒𝑒 −𝑗𝑗𝑗𝑗
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
⇒ 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝐴𝐴𝑒𝑒 2𝑄𝑄 �𝑒𝑒 𝑗𝑗(Ω𝑡𝑡+𝜙𝜙) + 𝑒𝑒 −𝑗𝑗(Ω𝑡𝑡+𝜙𝜙) �
𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡 1

⏞ 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 2𝐴𝐴
� 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 cos(𝛺𝛺𝛺𝛺 + 𝜙𝜙) 𝑜𝑜ù Ω = 𝜔𝜔0 �1 −
𝑢𝑢0
4𝑄𝑄2

e) Montrer que la solution d’une ED d’ordre 2 dans le cas d’un régime apériodique peut s’écrire :
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑢𝑢0 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 𝑐𝑐ℎ(𝛺𝛺𝛺𝛺 + 𝜙𝜙)
Où l’on exprimera 𝛺𝛺 en fonction de 𝜔𝜔0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑄𝑄.

Partons d’une ED classique de la forme :


𝑑𝑑 2 𝑢𝑢 𝜔𝜔0 𝑑𝑑𝑑𝑑
+ + 𝜔𝜔02 𝑢𝑢 = 0
𝑑𝑑𝑡𝑡 2 𝑄𝑄 𝑑𝑑𝑑𝑑
Dont le polynôme caractéristique s’écrit :
𝜔𝜔0 𝜔𝜔0 2
𝑟𝑟 2 +𝑟𝑟 + 𝜔𝜔02 = 0 ⇒ Δ = � � − 4𝜔𝜔02
𝑄𝑄 𝑄𝑄
1
⎧Δ < 0⇔ 𝑄𝑄 > ∶ 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
⎪ 2
1
⎨ Δ = 0 ⇔ 𝑄𝑄 = ∶ 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
⎪ 2
⎩ Δ > 0 ⇔ 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
Dans le cas du régime apériodique :
𝜔𝜔0 𝜔𝜔 2
− ± �� 0 � − 4𝜔𝜔02 𝜔𝜔0
𝑄𝑄 𝑄𝑄
𝑟𝑟 = =− ±Ω
2 2𝑄𝑄
D’où les solutions :
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 �𝐴𝐴1 𝑒𝑒 Ω𝑡𝑡 + 𝐴𝐴2 𝑒𝑒 −Ω𝑡𝑡 �
On sait que la solution recherchée est réelle donc : 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑢𝑢∗ (𝑡𝑡)
𝜔𝜔 𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡 − 0 𝑡𝑡
⇒ 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 �𝐴𝐴1 𝑒𝑒 Ω𝑡𝑡 + 𝐴𝐴2 𝑒𝑒 −𝑗𝑗Ω𝑡𝑡 � = 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 �𝐴𝐴1∗ 𝑒𝑒 Ω𝑡𝑡 + 𝐴𝐴∗2 𝑒𝑒 −Ω𝑡𝑡 �
⇒ 𝐴𝐴1 = 𝐴𝐴1∗ 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐴𝐴2 = 𝐴𝐴∗2
On peut ainsi noter : 𝐴𝐴1 = 𝐴𝐴𝑒𝑒 𝜙𝜙 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐴𝐴2 = 𝐴𝐴𝑒𝑒 −𝜙𝜙

Laurent Pietri ~2~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electronique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
⇒ 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝐴𝐴𝑒𝑒 2𝑄𝑄 �𝑒𝑒 (Ω𝑡𝑡+𝜙𝜙) + 𝑒𝑒 −(Ω𝑡𝑡+𝜙𝜙) �
𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡 1

⏞ 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 2𝐴𝐴
� 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 ch(𝛺𝛺𝛺𝛺 + 𝜙𝜙) 𝑜𝑜ù Ω = 𝜔𝜔0 � −1
𝑢𝑢0
4𝑄𝑄2

f) Montrer que la solution d’une ED d’ordre 2 dans le cas d’un régime critique peut s’écrire :
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = (𝑢𝑢0 + 𝑢𝑢1 𝑡𝑡)𝑒𝑒 2𝑄𝑄

Partons d’une ED classique de la forme :


𝑑𝑑 2 𝑢𝑢 𝜔𝜔0 𝑑𝑑𝑑𝑑
+ + 𝜔𝜔02 𝑢𝑢 = 0
𝑑𝑑𝑡𝑡 2 𝑄𝑄 𝑑𝑑𝑑𝑑
Dont le polynôme caractéristique s’écrit :
𝜔𝜔0 𝜔𝜔0 2
𝑟𝑟 2 + 𝑟𝑟 + 𝜔𝜔02 = 0 ⇒ Δ = � � − 4𝜔𝜔02
𝑄𝑄 𝑄𝑄
1
⎧Δ < 0⇔ 𝑄𝑄 > ∶ 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
⎪ 2
1
⎨ Δ = 0 ⇔ 𝑄𝑄 = ∶ 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
⎪ 2
⎩ Δ > 0 ⇔ 𝑟𝑟é𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑎𝑎𝑎𝑎é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
Dans le cas du régime apériodique :
𝜔𝜔0
𝑟𝑟 = −
2𝑄𝑄
D’où les solutions :
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 �𝐴𝐴1 𝑡𝑡 + 𝐴𝐴2 �
On sait que la solution recherchée est réelle donc : 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑢𝑢 ∗ (𝑡𝑡)
⇒ 𝐴𝐴1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐴𝐴2 𝑟𝑟é𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
⇒ 𝑢𝑢(𝑡𝑡) = (𝑢𝑢0 + 𝑢𝑢1 𝑡𝑡)𝑒𝑒 2𝑄𝑄

𝑢𝑢(𝑡𝑡+𝑇𝑇) 𝜋𝜋
g) Démontrer l’expression du décrément logarithmique : 𝛿𝛿 = 𝐿𝐿𝐿𝐿 � �= 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑄𝑄 ≫ 1
𝑢𝑢(𝑡𝑡) 𝑄𝑄
𝜔𝜔
− 0 𝑡𝑡
𝑢𝑢(𝑡𝑡) = 𝑢𝑢0 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 cos(𝛺𝛺𝛺𝛺 + 𝜙𝜙) 𝜔𝜔 𝑇𝑇
𝑢𝑢(𝑡𝑡+𝑇𝑇) − 0 𝑢𝑢(𝑡𝑡+𝑇𝑇) 𝜔𝜔0 𝑇𝑇 𝜋𝜋 1
Soit : � 𝜔𝜔
− 0 (𝑡𝑡+𝑇𝑇) ⇒ = 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 ⇒ 𝐿𝐿𝐿𝐿 � �=− =− 1
𝑢𝑢(𝑡𝑡) 𝑢𝑢(𝑡𝑡) 2𝑄𝑄 𝑄𝑄
𝑢𝑢(𝑡𝑡 + 𝑇𝑇) = 𝑢𝑢0 𝑒𝑒 2𝑄𝑄 cos �𝛺𝛺𝛺𝛺 + Ω𝑇𝑇
� + 𝜙𝜙� �1−
4𝑄𝑄2
2𝜋𝜋
𝜋𝜋
⇒ 𝛿𝛿 = − 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑄𝑄 ≫ 1
𝑄𝑄

EL2 – SVF

a) Montage non inverseur, intégrateur et dérivateur. Calculer la fonction de transfert du montage non inverseur
suivant :

b) Structure de Rauch. Calculer la fonction de transfert du filtre actif suivant en fonction des différentes admittances :

Laurent Pietri ~3~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electronique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

1 1 1
c) On choisit les admittances suivantes : Y1 = , Y2 Y3 = (jCω)2 , Y4 = , Y5 = . Démontrer qu’il s’agit d’un passe-
R1 R R2
bande.
d) Comparateur à hystérésis. Tracer la caractéristique du montage suivant en précisant
les valeurs des tensions dites de basculement.

a) Montage non inverseur, intégrateur et dérivateur. Calculer la fonction de transfert du montage non inverseur
suivant

- Remplacer 𝑅𝑅2 par un condensateur et 𝑅𝑅1 par R. Calculer alors la fonction de transfert. Comment se nomme
ce montage ?
- Remplacer 𝑅𝑅1 par un condensateur et 𝑅𝑅2 par R. Calculer alors la fonction de transfert. Comment se nomme
ce montage ?
• On applique un diviseur de tension sur l’entrée inverseuse (ou la LNTP) :
𝑒𝑒 𝑅𝑅1 𝑅𝑅2
= ⇒ 𝑒𝑒(𝑅𝑅1 + 𝑅𝑅2 ) = (𝑒𝑒 − 𝑠𝑠)𝑅𝑅1 ⇒ 𝐻𝐻 = −
𝑒𝑒 − 𝑠𝑠 𝑅𝑅1 + 𝑅𝑅2 𝑅𝑅1
𝑍𝑍 1 1
• En utilisant les impédances : 𝐻𝐻 = − 𝑐𝑐 = − ⇒ 𝑠𝑠(𝑡𝑡) = − ∫ 𝑒𝑒(𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑡𝑡 : c’est un intégrateur.
𝑅𝑅 𝑗𝑗𝑅𝑅𝑅𝑅𝜔𝜔 𝑅𝑅𝑅𝑅
𝑅𝑅 𝑑𝑑𝑑𝑑
• En utilisant les impédances : 𝐻𝐻 = − = −𝑗𝑗𝑅𝑅𝑅𝑅𝜔𝜔 ⇒ 𝑠𝑠(𝑡𝑡) = −𝑅𝑅𝑅𝑅 : c’est un dérivateur.
𝑍𝑍𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑

b) Structure de Rauch. Calculer la fonction de transfert du filtre actif suivant en


fonction des différentes admittances :
• LNTP à l’entrée inverseuse :
𝑉𝑉𝐴𝐴 𝑌𝑌3 + 𝑠𝑠𝑌𝑌5
𝑉𝑉− = = 0 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑉𝑉+ = 0
𝑌𝑌3 + 𝑌𝑌5
• LNTP au nœud principal A :
0
𝑒𝑒𝑌𝑌1 + 𝑉𝑉⏞− 𝑌𝑌3 + 𝑠𝑠𝑌𝑌2
𝑉𝑉𝐴𝐴 =
𝑌𝑌1 + 𝑌𝑌2 + 𝑌𝑌3 + 𝑌𝑌4
Donc :
𝑒𝑒𝑌𝑌1 + 𝑠𝑠𝑌𝑌2 𝑌𝑌5
= −𝑠𝑠 ⇔ − 𝑠𝑠𝑌𝑌5 (𝑌𝑌1 + 𝑌𝑌2 + 𝑌𝑌3 + 𝑌𝑌4 ) = 𝑌𝑌3 (𝑒𝑒𝑌𝑌1 + 𝑠𝑠𝑌𝑌2 )
𝑌𝑌1 + 𝑌𝑌2 + 𝑌𝑌3 + 𝑌𝑌4 𝑌𝑌3
𝑌𝑌1 𝑌𝑌3
⇔ 𝑠𝑠(−𝑌𝑌2 𝑌𝑌3 − 𝑌𝑌5 (𝑌𝑌1 + 𝑌𝑌2 + 𝑌𝑌3 + 𝑌𝑌4 ) = 𝑒𝑒𝑌𝑌3 𝑌𝑌1 ⇒ 𝐻𝐻 = −
𝑌𝑌2 𝑌𝑌3 + 𝑌𝑌5 �𝑌𝑌1 + 𝑌𝑌2 + 𝑌𝑌3 + 𝑌𝑌4 �

1 1 1
c) On choisit les admittances suivantes : 𝑌𝑌1 = , 𝑌𝑌2 𝑌𝑌3 = (𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗)2 , 𝑌𝑌4 = , 𝑌𝑌5 = . Démontrer qu’il s’agit d’un passe-bande.
𝑅𝑅1 𝑅𝑅 𝑅𝑅2
𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗 𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗 1 1 −1
− 𝑅𝑅2 � + �
𝑅𝑅1 𝑅𝑅1 𝑅𝑅 𝑅𝑅1
⇒ 𝐻𝐻 = − =−
1 1 1 −1
1 1 −1
(𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗)2 + � + 2𝑗𝑗𝑗𝑗𝜔𝜔 + � (𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗) 2 𝑅𝑅 � 1 + 1 � + 1 + 2𝑗𝑗𝑗𝑗𝜔𝜔 � + �
𝑅𝑅2 𝑅𝑅1 𝑅𝑅 2 𝑅𝑅 𝑅𝑅1 𝑅𝑅 𝑅𝑅1
𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗 𝑅𝑅𝑅𝑅1
𝑅𝑅 � �
𝑅𝑅1 2 𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1
⇒ 𝐻𝐻 = −
𝑅𝑅𝑅𝑅1 𝑅𝑅𝑅𝑅1
(𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗)2 𝑅𝑅2 � � + 1 + 2𝑗𝑗𝑗𝑗𝜔𝜔 � �
𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1 𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1
𝑅𝑅𝑅𝑅1 𝑗𝑗𝑗𝑗
𝑅𝑅1 2𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗 � �
𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1 𝑄𝑄
⇒ 𝐻𝐻 = − = 𝐻𝐻0
2𝑅𝑅2 (𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗)2 𝑅𝑅 � 𝑅𝑅𝑅𝑅1 � + 1 + 2𝑗𝑗𝑗𝑗𝜔𝜔 � 𝑅𝑅𝑅𝑅1 � 𝑗𝑗𝑗𝑗
1 + + (𝑗𝑗𝑗𝑗)2
2 𝑅𝑅 + 𝑅𝑅 𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1 𝑄𝑄
1

Laurent Pietri ~4~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electronique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

𝑅𝑅1
⎧ 𝐻𝐻0 = −
⎪ 2𝑅𝑅2
⎪ 𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1
𝜔𝜔02 =
𝑜𝑜ù 𝑅𝑅𝑅𝑅1 𝑅𝑅2 𝐶𝐶² ⇒ 𝐶𝐶 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑡𝑡 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏 𝑢𝑢𝑛𝑛 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑒𝑒 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏 𝑑𝑑 ′ 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 2

⎪ 𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1 𝑅𝑅𝑅𝑅1 𝑅𝑅2 𝐶𝐶² 𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1 1 𝑅𝑅2 (𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1 )
⎪𝜔𝜔0 𝑄𝑄 = ⇒ 𝑄𝑄 = � . = �
⎩ 2𝐶𝐶𝐶𝐶𝑅𝑅1 𝑅𝑅 + 𝑅𝑅1 2𝐶𝐶𝐶𝐶𝑅𝑅1 2 𝑅𝑅𝑅𝑅1

d) Comparateur à hystérésis. Tracer la caractéristique du montage suivant en précisant


les valeurs des tensions dites de basculement.
𝑅𝑅1 𝑅𝑅1
D'après le schéma : 𝜖𝜖 = 𝑉𝑉+ − 𝑉𝑉− = 𝑠𝑠 � � − 𝑒𝑒 = βs − e où β =
𝑅𝑅1 +𝑅𝑅2 𝑅𝑅1 +𝑅𝑅2
- Pour déterminer la relation sortie/entrée il faut étudier les deux cas possibles :
o Premier cas : 𝑠𝑠 = +𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 ⇒ 𝜖𝜖 > 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝛽𝛽𝛽𝛽 > 𝑒𝑒 𝑑𝑑′ 𝑜𝑜ù 𝑒𝑒 < 𝛽𝛽𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . Par conséquent le
système basculera de +𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 à − 𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 lorsque cette condition ne sera plus
remplie, c’est-à-dire lorsque 𝑒𝑒 > 𝛽𝛽𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . La valeur 𝛽𝛽𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 est appelée tension de basculement (de +𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 à − 𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 ).
o Deuxième cas : 𝑠𝑠 = −𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 ⇒ 𝜖𝜖 < 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝛽𝛽𝛽𝛽 < 𝑒𝑒 𝑑𝑑′ 𝑜𝑜ù 𝑒𝑒 > −𝛽𝛽𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . Par conséquent le système basculera de −𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 à +
𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 lorsque cette condition ne sera plus remplie, c’est-à-dire lorsque 𝑒𝑒 < −𝛽𝛽𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 . La valeur −𝛽𝛽𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 est appelée
tension de basculement (de −𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 à + 𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 ).
- Ainsi on peut tracer la caractéristique du cycle d’hystérésis en représentant les sens de basculement (flèches) :

EL3 – SVF

a) Quelle est la condition de Barkhausen des oscillations pour le montage « bloc » suivant :

b) Soit un signal carré de fréquence f = 300Hz dont on réalise le signal numérique avec une fréquence
d’échantillonnage à fe = 2000Hz . Dans la plage [0 ; 2fe = 4000Hz ] quels sont les harmoniques visibles dans une
FFT. Quels sont les « pics » du signal numérique qui respecte le critère de Shannon.

c) Voici le schéma bloc de la modulation d’amplitude avec porteuse suivie d’une détection synchrone. En partant de
e(t) = A m cos(ωm t) et p(t) = Ap cos�ωp t�.
k2 A2
p A0 m m
• Démontrez que s ′ (t) = �1 + cos�2ωp t� + m cos(ωm t) + cos ��2ωp + ωm �t� + cos ��2ωp − ωm �t� �
2 2 2
• Choisir un filtre passe-bas après s ′ (t) afin de retrouver le signal e(t).

a) Quelle est la condition de Barkhausen des oscillations pour le montage « bloc » suivant :
Considérons l’amplificateur A caractérisé par sa fonction de transfert 𝐴𝐴(𝑗𝑗𝑗𝑗) et le filtre F caractérisée par 𝐻𝐻(𝑗𝑗𝑗𝑗). D’après le schéma
si on veut récupérer : 𝑣𝑣𝑒𝑒𝑒𝑒 après une boucle, il faut que le système vérifie :
𝑣𝑣𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝐴𝐴(𝑗𝑗ω). 𝐻𝐻(𝑗𝑗ω) 𝑣𝑣𝑒𝑒𝑒𝑒
⇔ 𝐴𝐴(𝑗𝑗ω). 𝐻𝐻(𝑗𝑗ω) = 1

Laurent Pietri ~5~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electronique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

b) Soit un signal carré de fréquence 𝑓𝑓 = 300𝐻𝐻𝑧𝑧 dont on réalise le signal numérique avec une fréquence
d’échantillonnage à 𝑓𝑓𝑒𝑒 = 2000𝐻𝐻𝑧𝑧 . Dans la plage [0 ; 2𝑓𝑓𝑒𝑒 = 4000𝐻𝐻𝑧𝑧 ] quels sont les harmoniques visibles dans une
FFT. Quels sont les « pics » du signal numérique qui respecte le critère de Shannon.
• Signal analogique : pics à 𝑓𝑓 = {3001 ; 9003 ; 15005 ; 21007 ; 27009 ; 330011 𝑒𝑒𝑒𝑒 390013 } 𝐻𝐻𝐻𝐻.
• Dans le cas du signal numérique on observer les pics situés à :
o 𝑓𝑓𝑒𝑒 − 𝑓𝑓 = {17001 , 11003 , 5005 }
o 𝑓𝑓𝑒𝑒 + 𝑓𝑓 = {23001 , 29003 , 35005 }
o 2𝑓𝑓𝑒𝑒 − 𝑓𝑓 = {37001 , 31003 , 25005 , 19007 , 13009 , 70011 , 10013 }
o 3𝑓𝑓𝑒𝑒 − 𝑓𝑓 = {39007 , 33009 , 270011 , 210013 , … }
Les autres pics auront des amplitudes négligeables car dans un signal carré l’amplitude des pics décroît avec
1/𝑛𝑛.
𝑓𝑓
• Les pics qui respectent le critère de Shannon sont tels que 𝑓𝑓 < 𝑒𝑒 donc ils sont au nombre de deux dans le
2
𝑓𝑓
spectre de départ. On remarque que ces pics n’apparaissent pas dans la plage �0, 𝑒𝑒 �. C’est pour cela que les
2
oscilloscopes n’affichent que ces valeurs lors d’une FFT.

c) Voici le schéma bloc de la modulation d’amplitude avec porteuse suivie d’une détection synchrone. En partant de
𝑒𝑒(𝑡𝑡) = 𝐴𝐴0 + 𝐴𝐴𝑚𝑚 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(ω𝑚𝑚 𝑡𝑡) et 𝑝𝑝(𝑡𝑡) = 𝐴𝐴𝑝𝑝 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐�ω𝑝𝑝 𝑡𝑡�.
𝑘𝑘 2 𝐴𝐴2
𝑝𝑝 𝐴𝐴0 𝑚𝑚 𝑚𝑚
• Démontrez que 𝑠𝑠 ′ (𝑡𝑡) = �1 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐�2ω𝑝𝑝 𝑡𝑡� + 𝑚𝑚 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(ω𝑚𝑚 𝑡𝑡) + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ��2ω𝑝𝑝 + ω𝑚𝑚 �𝑡𝑡� + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ��2ω𝑝𝑝 − ω𝑚𝑚 �𝑡𝑡� �
2 2 2
• Choisir un filtre passe-bas après 𝑠𝑠 ′ (𝑡𝑡)
afin de retrouver le signal e(t).

- À la sortie du premier multiplieur on peut écrire :

𝐴𝐴𝑚𝑚
𝑠𝑠(𝑡𝑡) = 𝑘𝑘�𝐴𝐴0 + 𝑚𝑚(𝑡𝑡)�𝑝𝑝(𝑡𝑡) = 𝑘𝑘𝐴𝐴𝑝𝑝 𝐴𝐴0 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐�ω𝑝𝑝 𝑡𝑡� �1 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(ω𝑚𝑚 𝑡𝑡)�
𝐴𝐴
�0
𝑚𝑚
𝐴𝐴𝑚𝑚
On pose : 𝑚𝑚 = le taux de modulation d’où :
𝐴𝐴0
𝐴𝐴0
𝑠𝑠(𝑡𝑡) = 𝑘𝑘𝐴𝐴𝑝𝑝 �𝐴𝐴0 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐�ω𝑝𝑝 𝑡𝑡� + 𝑚𝑚 �𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ��ω𝑚𝑚 + ω𝑝𝑝 �𝑡𝑡� + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ��ω𝑝𝑝 − ω𝑚𝑚 �𝑡𝑡���
2
- À la sortie du second multiplieur on a :
s ′ (t) = 𝑘𝑘𝑘𝑘(𝑡𝑡)𝑝𝑝(𝑡𝑡) = 𝑘𝑘 × 𝑘𝑘𝐴𝐴𝑝𝑝 𝐴𝐴0 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐�ω𝑝𝑝 𝑡𝑡� (1 + 𝑚𝑚 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(ω𝑚𝑚 𝑡𝑡)) × Ap cos�ω𝑝𝑝 𝑡𝑡 + ϕ�
𝑘𝑘 2 𝐴𝐴2𝑝𝑝 𝐴𝐴0
= �cos�2ω𝑝𝑝 𝑡𝑡 + ϕ� + cos (ϕ)� × (1 + 𝑚𝑚 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(ω𝑚𝑚 𝑡𝑡))
2
𝑘𝑘 2 𝐴𝐴2𝑝𝑝 𝐴𝐴0 m m
= [cos(ϕ) + cos�2ω𝑝𝑝 𝑡𝑡 + ϕ� + m 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(ω𝑚𝑚 𝑡𝑡) cos(ϕ) + cos ��2ω𝑝𝑝 + ω𝑚𝑚 �t + ϕ� + cos ��2ω𝑝𝑝 − ω𝑚𝑚 �t − ϕ� ]
2 2 2
On va supposer que les deux porteuses en phase d’où :
𝑘𝑘 2 𝐴𝐴2𝑝𝑝 𝐴𝐴0 m m
s ′ (t) = �1 + cos�2ω𝑝𝑝 𝑡𝑡� + m 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(ω𝑚𝑚 𝑡𝑡) + cos ��2ω𝑝𝑝 + ω𝑚𝑚 �t� + cos ��2ω𝑝𝑝 − ω𝑚𝑚 �t� �
2 2 2
Le signal de sortie est donc composé de cinq composantes :
𝑘𝑘 2 𝐴𝐴2
𝑝𝑝 𝐴𝐴0
- Un signal continue d’amplitude :
2
𝑘𝑘 2 𝐴𝐴2
𝑝𝑝 𝐴𝐴0
- Un signal de la fréquence modulante d’amplitude : 𝑚𝑚 ×
2
- Trois signaux à hautes fréquences.
On va pouvoir ainsi récupérer l’information m(t) de notre signal par une opération de filtrage adaptée.

2fp −fm
Un filtre passe-bande centré sur fm ou un filtre passe-bas de fréquence de coupure tel que fc ∈ �10fm ; � peut
10
réaliser cette opération par exemple.

Laurent Pietri ~6~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

EM1 – Synthèse

• Densité volumique de charges et vecteur densité de courant


Pour un milieu constitué de porteurs de charges mobiles, de charge q, de densité volumique n(M,t) et de vitesse 𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡).
On définit :
- La densité volumique de charges : 𝜌𝜌(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) = 𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) · 𝑞𝑞 ;
- Le vecteur densité de courant : 𝚥𝚥⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) = 𝜌𝜌(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
L’intensité du courant correspond au flux de charge au travers d’une surface orientée (S) :

𝐼𝐼 = � 𝚥𝚥⃗. ����⃗
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑆𝑆
• Bilan local de charge
Le bilan local de charges s’écrit :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
+ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝚥𝚥⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) = 0
𝜕𝜕𝜕𝜕
• Régime stationnaire
Le flux de charges se conserve en régime stationnaire le long d’un tube de champ de champ de 𝚥𝚥⃗.
- Forme locale de la conservation du flux : 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝚥𝚥⃗ = 0
- Forme globale de la conservation du flux : la loi des nœuds,

� ε𝑘𝑘 𝑖𝑖𝑘𝑘 = 0
𝑖𝑖
• Modèle microscopique de la conduction dans les métaux
On modélise les actions extérieures appliquées sur un porteur de charges du métal par :
- Une force électrique de Lorentz modélisant l’action du champ électrique extérieur 𝐸𝐸�⃗ de fréquence f ;
- Une force de friction phénoménologique 𝐹𝐹 ���⃗𝑓𝑓 = −𝜆𝜆 𝑣𝑣⃗ modélisant les chocs liés à l’agitation thermique.
En appliquant la loi de la quantité de mouvement à un électron, on obtient :
𝑛𝑛𝑞𝑞 2 𝑛𝑛𝑞𝑞 2 τ
- En régime quasistatique (𝑓𝑓 ≪ 1014 𝐻𝐻𝐻𝐻) : 𝚥𝚥⃗ = γ 𝐸𝐸�⃗ 𝑜𝑜ù γ =0
= 0 λ 𝑚𝑚
γ0
- Sinon (𝑓𝑓 ≫ 1014 𝐻𝐻𝐻𝐻) : 𝚥𝚥⃗ = γ 𝐸𝐸�⃗ 𝑜𝑜ù γ =
1+𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗

• Effet Hall
Lorsqu’un conducteur parcouru par un courant d’intensité I est placé
en présence d’un champ magnétique transverse, il apparaît une différence
de potentiel entre les deux plaques latérales du matériau appelée tension
de Hall 𝑈𝑈𝐻𝐻 .Pour un conducteur de géométrie rectangulaire :
𝐼𝐼𝐼𝐼 1
𝑈𝑈𝐻𝐻 = 𝑅𝑅𝐻𝐻 𝑜𝑜ù 𝑅𝑅𝐻𝐻 =
𝑏𝑏 𝑛𝑛𝑛𝑛

• Puissance électrique dissipée par effet Joule


- La résistance d’une portion de conducteur filiforme, de longueur L, de section droite S est :
𝐿𝐿
R=
γS
- La puissance volumique cédée par le champ aux porteurs de charges de 𝑑𝑑τ s’écrit :
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝚥𝚥⃗ . 𝐸𝐸�⃗ 𝑑𝑑τ 𝑜𝑜𝑜𝑜 = 𝚥𝚥⃗ . 𝐸𝐸�⃗
𝑑𝑑τ
𝐿𝐿
- Pour un conducteur filiforme de longueur L, de section droite S on retrouve : 𝑃𝑃 = 𝑅𝑅𝑅𝑅² 𝑜𝑜ù 𝑅𝑅 =
𝑆𝑆γ

EM1 – SVF

a) Montrer que le vecteur densité de courant de charges, en un point M de l’espace, vérifie : 𝚥𝚥⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) = 𝜌𝜌(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
b) Démontrer l’équation de conservation de la charge
𝑑𝑑𝑑𝑑
c) Montrer que la puissance volumique cédée par une onde électromagnétique vaut : = 𝚥𝚥⃗ . 𝐸𝐸�⃗
𝑑𝑑τ
𝑛𝑛𝑞𝑞 2 τ
d) Montrer que la conductivité statique d’un conducteur vaut : γ0 = où 𝜏𝜏 est le temps moyen entre deux chocs.
𝑚𝑚
e) Montrer que le champ de Hall dans un ruban à effet Hall de section rectangulaire vaut 𝐸𝐸 �����⃗
𝐻𝐻 = −𝑣𝑣
�⃗
⃗ ∧ 𝐵𝐵
f) Retrouver la loi des nœuds à partir de l’équation de conservation de la charge.

Laurent Pietri ~1~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

Exercices classiques à connaître :


- EM11 – Modèle de Drüde
- EM13 – Effet Hall

a) Montrer que le vecteur densité de courant de charges, en un point M de l’espace, vérifie : 𝚥𝚥⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) = 𝜌𝜌(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
À l'instant t, les particules qui vont traverser S pendant l'intervalle de temps
[𝑡𝑡, 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑] sont situées dans le cylindre s’appuyant sur dS, de longueur vdt situé
en amont de la surface.
Leur nombre est donc : δ𝑁𝑁 = 𝑛𝑛𝑛𝑛τ = 𝑛𝑛 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(θ).
La charge est donc : δ𝑞𝑞 = 𝑞𝑞δ𝑁𝑁 = 𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(θ).
δ𝑞𝑞
Le débit de charges est : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = ����⃗
= 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛(θ) = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑣𝑣⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑

����⃗
Or on définit le vecteur densité de courant par : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝚥𝚥⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑
D’où :

𝚥𝚥⃗ = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑣𝑣⃗ ⇒ 𝚥𝚥⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) = 𝜌𝜌(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑖𝑖 = � 𝚥𝚥⃗. 𝑑𝑑𝑆𝑆⃗
𝑆𝑆
b) Démontrer l’équation de conservation de la charge
On se place dans le cas d'un problème unidimensionnel, selon Ox. De ce fait,
la densité volumique de charge s'écrit ρ(x,t), la densité de courant 𝚥𝚥⃗ = 𝑗𝑗(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)𝑢𝑢 ����⃗.
𝑥𝑥
On raisonne sur un élément de longueur de conducteur de forme cylindrique,
de section S, compris entre les abscisses 𝑥𝑥 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑥𝑥 + 𝑑𝑑𝑑𝑑.
- La variation de la charge au cours d'une durée élémentaire dt est donc :
𝑑𝑑𝑑𝑑 = δ𝑞𝑞(𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − δ𝑞𝑞(𝑡𝑡) = 𝜌𝜌(𝑥𝑥, 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑)𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑 − 𝜌𝜌(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕
⇔ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕
- Durant dt, la quantité de charge qui entre par la face d'abscisse 𝑥𝑥 est δ𝑞𝑞 = 𝑗𝑗(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆, tandis que celle qui sort
par la face d'abscisse 𝑥𝑥 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 est δ𝑞𝑞′ = 𝑗𝑗(𝑥𝑥 + 𝑑𝑑𝑑𝑑, 𝑡𝑡)𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 d’où :

𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛿𝛿𝑞𝑞𝑥𝑥 − 𝛿𝛿𝑞𝑞𝑥𝑥+𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆�𝑗𝑗(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) − 𝑗𝑗(𝑥𝑥 + 𝑑𝑑𝑑𝑑, 𝑡𝑡)� = − 𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕
⇔ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕
D’où l'équation du bilan de charge électrique :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
qui se simplifie en :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
+ = 0 ⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝚥𝚥⃗ + =0
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕

𝑑𝑑𝑑𝑑
c) Montrer que la puissance volumique cédée par une onde électromagnétique vaut : = 𝚥𝚥⃗ . 𝐸𝐸�⃗
𝑑𝑑τ
On raisonne ici dans un élément de volume dτ contenant des particules chargées fixes par rapport au référentiel d'étude
(quantité de charge ρ𝐹𝐹 𝑑𝑑τ) et des particules mobiles à la vitesse 𝑣𝑣⃗ (quantité de charge ρ𝑚𝑚 𝑑𝑑τ ).
Concernant les charges fixes, leur vitesse est nulle donc la force de Lorentz ne travaille pas : dP = 0, par conséquent :
𝑑𝑑𝑑𝑑 = ���⃗
𝑓𝑓𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑. 𝑣𝑣⃗ = �𝜌𝜌𝑚𝑚 𝐸𝐸�⃗ + 𝚥𝚥⃗ ∧ 𝐵𝐵�⃗�𝑑𝑑τ. 𝑣𝑣⃗
⇔ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = ρ𝑚𝑚 𝑑𝑑τ 𝐸𝐸�⃗ . 𝑣𝑣⃗ 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝚥𝚥⃗ 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 à 𝑣𝑣⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂 𝚥𝚥⃗ = ρ 𝑣𝑣⃗ ⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝚥𝚥⃗ . 𝐸𝐸�⃗ 𝑑𝑑τ
𝑚𝑚

𝑛𝑛𝑞𝑞 2 τ
d) Montrer que la conductivité statique d’un conducteur vaut : γ0 = où 𝜏𝜏 est le temps moyen entre deux chocs.
𝑚𝑚
On considère individuellement une particule mobile de charge q et masse m, qui se déplace sous l'effet du champ
électrique 𝐸𝐸�⃗ constant. Si la force électrique était seule en jeu, la vitesse du porteur croîtrait aussi longtemps que le champ
serait appliqué, ce qui n'est pas réaliste. On modélise donc l'interaction du porteur de charge avec le milieu par une force
de frottement qui modélise les chocs subis par les électrons de la part des impuretés, imperfection du réseau cristallin
𝑚𝑚
���⃗𝑓𝑓 = −𝜆𝜆𝑣𝑣⃗ = − 𝑣𝑣⃗ 𝑜𝑜ù 𝜏𝜏 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟é𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐ℎ𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜
𝐹𝐹
𝜏𝜏
La relation fondamentale de la dynamique s'écrit alors :
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑣𝑣⃗
= −𝜆𝜆𝑣𝑣⃗ + 𝑞𝑞 𝐸𝐸�⃗
𝑑𝑑𝑑𝑑

Laurent Pietri ~2~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

𝑑𝑑𝑣𝑣⃗ 𝜆𝜆 𝑞𝑞
⇔ + 𝑣𝑣⃗ = 𝐸𝐸�⃗
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚 𝑚𝑚
𝑚𝑚
Une constante de temps τ = apparaît, qui représente l'ordre de grandeur de la durée nécessaire à l'amortissement du
𝜆𝜆
régime transitoire.
𝑞𝑞 𝑡𝑡 𝑞𝑞
⇒ 𝑣𝑣⃗ = �𝑣𝑣 ����⃗0 − 𝐸𝐸�⃗ � 𝑒𝑒 −𝜏𝜏 + 𝐸𝐸�⃗
𝜆𝜆 𝜆𝜆
En quelques fois la durée τ, la vitesse tend vers la limite :
𝑞𝑞
𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 = 𝐸𝐸 = µ𝐸𝐸
�������⃗
𝑣𝑣 �⃗ �⃗
𝜆𝜆
Le facteur de proportionnalité µ traduit la mobilité du porteur.
La densité de courant tient compte de l'assemblée des porteurs de charge, elle s'exprime en régime stationnaire par
𝚥𝚥⃗ = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑣𝑣⃗ et tend donc vers une valeur proportionnelle au champ électrique :
𝑞𝑞 𝑛𝑛𝑞𝑞 2 𝑛𝑛𝑞𝑞 2 τ 𝑛𝑛𝑞𝑞 2 τ
𝚥𝚥⃗ = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑣𝑣
�������⃗
𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 = 𝑛𝑛𝑛𝑛 �⃗
𝐸𝐸 = �⃗
𝐸𝐸 = �⃗
𝐸𝐸 ⇒ γ =
𝜆𝜆 λ 𝑚𝑚 0 𝑚𝑚
Pour le Cuivre : γ0 = 6.10 𝑆𝑆𝑚𝑚 ⇒ τ = 2.5 10 𝑠𝑠
7 −1 −14

�����⃗
e) Montrer que le champ de Hall dans un ruban à effet Hall de section rectangulaire vaut 𝐸𝐸 𝐻𝐻 = −𝑣𝑣
�⃗
⃗ ∧ 𝐵𝐵
L’effet Hall a été découvert par Edwin Herbert Hall (1855-1938) en 1879, lors de
sa thèse de doctorat. On étudie ici le modèle classique qui permet d’expliquer cet effet.
On considère un ruban conducteur, de section rectangulaire de largeur a et d’épaisseur
b (dans la direction perpendiculaire au schéma). Un courant d’intensité I le parcourt
et on soumet l’ensemble à un champ magnétique perpendiculaire au ruban.
On suppose que les porteurs de charges sont des électrons : ils sont animés d’un
mouvement rectiligne de vitesse 𝑣𝑣⃗ dans le sens opposé à I par définition du sens
conventionnel du courant.
Quand on applique le champ magnétique, les électrons subissent la force d’origine magnétique qui dévie leur
trajectoire. Les électrons ont donc tendance à s’accumuler sur la face 1 de la plaque de métal créant une accumulation de
charges négatives de ce côté et une accumulation de charges positives de l’autre. Il y a apparition d’un champ électrique
�����⃗
𝐸𝐸 𝐻𝐻 liée à ce déséquilibre.
Les électrons subissent alors l’action conjuguée de deux forces :
- L’une magnétique : ����⃗ �⃗
𝐹𝐹𝑚𝑚 = −𝑒𝑒 𝑣𝑣⃗ ∧ 𝐵𝐵
- ����⃗ �����⃗
L’autre électrique : 𝐹𝐹𝐻𝐻 = −𝑒𝑒 𝐸𝐸𝐻𝐻
Tant que le module de 𝐹𝐹𝐻𝐻 est inférieur au module 𝐹𝐹𝑚𝑚 , la force résultante est dans le sens de la force magnétique et les
électrons sont toujours déviés dans le même sens que précédemment ce qui va donc augmenter 𝐸𝐸𝐻𝐻 . Le système va donc
tendre vers un régime permanent tel que : 𝐹𝐹 ����⃗ ����⃗ ���⃗ ���⃗ �⃗
𝑚𝑚 + 𝐹𝐹𝐻𝐻 + 𝐹𝐹0 + 𝐹𝐹𝑣𝑣 = 0
�����⃗
Ainsi sur (Oy) on obtient : 𝐸𝐸𝐻𝐻 = −𝑣𝑣⃗ ∧ 𝐵𝐵 �⃗

f) Retrouver la loi des nœuds à partir de l’équation de conservation de la charge.


En régime stationnaire 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝚥𝚥⃗ = 0 d’où : ∯𝑆𝑆 𝚥𝚥⃗ . ����⃗
dS = 0
On considère un conducteur parcouru par un courant de densité volumique ��⃗
𝚥𝚥1 ,
présentant un nœud, par conséquent :

� ��⃗. ������⃗1 + � 𝚥𝚥��⃗.


𝚥𝚥1 dS ������⃗
2 dS2 + � 𝚥𝚥
��⃗. ������⃗
3 dS3 = 0
𝑆𝑆1 𝑆𝑆2 𝑆𝑆1
En tenant compte du fait que la normale à ������⃗
dS1 n’est pas dans le même sens que les deux autres on obtient : −𝐼𝐼1 + 𝐼𝐼2 +
𝐼𝐼3 = 0 ce qui est bien la loi des nœuds, vue en première année.

EM2 – Synthèse

• Équations locales de l’électrostatique


En régime stationnaire, les équations de Maxwell se découplent et le champ de densité volumique de charge 𝜌𝜌(𝑃𝑃)
apparaît comme l’unique source du champ électrostatique 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀), solution des équations locales de l’électrostatique :
𝜌𝜌
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐸𝐸�⃗ = �⃗ (𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀 − 𝐹𝐹𝐹𝐹𝐹𝐹𝐹𝐹𝐹𝐹𝐹𝐹 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔𝒔)
𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝐸𝐸�⃗ = 0
(𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀 − 𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺) 𝑒𝑒𝑒𝑒 ������⃗
ε0
Le caractère linéaire de ces équations garantit la validité d’un principe de superposition autorisant le découpage des sources
en sources plus simples pour le calcul du champ.

Laurent Pietri ~3~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

• Potentiel électrostatique
�⃗�est équivalente à l’existence
������⃗𝐸𝐸�⃗ = 0
Une propriété d’analyse vectorielle montre que l’équation de Maxwell-Faraday 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
du potentiel électrostatique V tel que :
����������⃗ 𝑉𝑉
𝐸𝐸�⃗ = −𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
�⃗
L’énergie potentielle d’une charge q dans un champ�𝐸𝐸 s’écrit donc 𝐸𝐸𝑝𝑝 = 𝑞𝑞 𝑉𝑉.

• Loi de Coulomb
L’existence du potentiel électrostatique peut aussi être démontrée en postulant la loi de Coulomb, c’est-à-dire
l’expression de la force d’interaction entre deux charges ponctuelles 𝑞𝑞1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑞𝑞2 séparées d’une distance r :
𝑞𝑞1 𝑞𝑞2
��������⃗
𝐹𝐹 1→2 = 𝑢𝑢
���������⃗
4𝜋𝜋ε0 𝑟𝑟 2 1→2
Une charge ponctuelle q crée un champ et du potentiel électrostatique en M tel que :
𝑞𝑞 ������⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂 𝑞𝑞 𝑞𝑞
𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = 3
= 𝑢𝑢𝑟𝑟 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉 =
����⃗
4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑂𝑂𝑀𝑀 4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟² 4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟

• Propriétés de symétrie
La distribution de charge étant à l’origine du champ électrostatique, ce dernier restitue les propriétés de symétrie de
𝜌𝜌(𝑃𝑃). En particulier, si certaines transformations laissent 𝜌𝜌(𝑃𝑃) invariante, alors elles laissent aussi le champ invariant. De
plus :
- si 𝑀𝑀 ∈ (𝛱𝛱𝑠𝑠 ) plan de symétrie de la distribution de charge, 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) ∈ (𝛱𝛱𝑠𝑠 ) ;
- si 𝑀𝑀 ∈ (𝛱𝛱𝑎𝑎 ) plan d’antisymétrie de la distribution de charge, 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) ⊥ (𝛱𝛱𝑎𝑎 )
- si 𝑀𝑀′ = 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑚𝑚Π 𝑠𝑠 (𝑀𝑀) ⇒ 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀′ ) = 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑚𝑚Πs 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀)
- si 𝑀𝑀′ = 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑚𝑚Π 𝑎𝑎 (𝑀𝑀) ⇒ 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀′ ) = −𝑠𝑠𝑠𝑠𝑚𝑚Πa 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀)

• Théorème de Gauss
Le théorème de Gauss constitue la formulation intégrale de l’équation de Maxwell-Gauss et un outil puissant de calcul
de champ créé par une distribution continue de haute symétrie. Pour toute surface fermée (Σ) orientée par sa normale
sortante,
𝑄𝑄
����⃗ = 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
� 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑆𝑆 𝜀𝜀0
Où 𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 est la charge contenue à l’intérieur de (Σ). L’efficacité du théorème repose sur le choix d’une surface fermée adaptée
aux symétries de la distribution.

• Propriétés topographiques
Les lignes de champ :
- Font apparaître les invariances et les symétries de la distribution ;
- Ne peuvent pas être fermées : elles commencent et se terminent sur une charge ou à l’infini, ce qui permet de repérer
d’éventuelles charges ponctuelles ;
- Sont radiales et fuyantes (respectivement rentrantes) au voisinage des charges positives (respectivement négatives) ;
- Sont orthogonales aux lignes équipotentielles et orientées dans le sens des potentiels décroissants.
La norme du champ 𝐸𝐸�⃗ décroît lorsque les tubes de champ s’évasent. La moyenne de la norme du champ électrostatique sur
𝑉𝑉 −𝑉𝑉
une portion de ligne de champ de longueur 𝑙𝑙 comprise entre deux équipotentielles 𝑉𝑉1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉2 s’écrit 𝐸𝐸 = 1 2.
𝑙𝑙

EM2 – SVF

a) Justifier que les lignes de champ de 𝐸𝐸�⃗ sont : toujours ouvertes, perpendiculaires aux équipotentielles et dirigées
vers les potentiels décroissants.

Exercices classiques à connaître :


- …

a) Justifier que les lignes de champ de 𝐸𝐸�⃗ sont : toujours ouvertes, perpendiculaires aux équipotentielles et dirigées
vers les potentiels décroissants.

Laurent Pietri ~4~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

- D’après le théorème de Stokes :

������⃗𝐸𝐸�⃗ = 0
𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 ���⃗ = 0
�⃗ ⇒ � 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐶𝐶
���⃗ > 0 ainsi si on somme sur une ligne de champ fermée on obtient :
Envisageons une ligne de champ de 𝐸𝐸�⃗ alors 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑
���⃗ > 0
� 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐶𝐶
C’est contradictoire donc il n’existe pas de lignes de champ fermées pour 𝐸𝐸�⃗ .

- Soient M et M' deux points voisins sur la surface équipotentielle de potentiel 𝑉𝑉0 ,
comme le montre la figure, ils sont au même potentiel et très proches l'un de l'autre.
En effectuant le passage à la limite ���������⃗
𝑀𝑀𝑀𝑀′ = 𝑑𝑑𝑂𝑂𝑂𝑂 ������⃗, on peut écrire :
�����������⃗𝑉𝑉0 . 𝑑𝑑𝑂𝑂𝑂𝑂
𝑉𝑉(𝑀𝑀 − 𝑉𝑉(𝑀𝑀)∼ 𝑑𝑑𝑉𝑉0 = 0 ⇒ 𝑑𝑑𝑉𝑉0 = 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
′) ������⃗ = −𝐸𝐸�⃗ . 𝑀𝑀𝑀𝑀
���������⃗′ = 0
et donc finalement :
𝐸𝐸�⃗ . 𝑀𝑀𝑀𝑀
���������⃗′ = 0
On en déduit que le champ électrique est perpendiculaire en tout point à la surface équipotentielle.

- Le lien entre le champ électrique et le potentiel, 𝐸𝐸�⃗ = −𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 �����������⃗𝑉𝑉, montre que le
champ électrique est orienté vers les potentiels décroissants. On suppose 𝑉𝑉1 > 𝑉𝑉2 :
�����������⃗𝑉𝑉. �����������⃗
𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑉𝑉2 − 𝑉𝑉1 = 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑀𝑀1 𝑀𝑀2 = −𝐸𝐸�⃗ . 𝑀𝑀�����������⃗
1 𝑀𝑀2 < 0
⇒ 𝐸𝐸�⃗ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚ê𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑀𝑀
�����������⃗
𝑀𝑀
1 2 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑉𝑉1 (𝑀𝑀1 ) > 𝑉𝑉 2 (𝑀𝑀2 ). Il pointe donc vers les
potentiels décroissants.

EM3 – Synthèse

• Théorème de Gauss
Le théorème de Gauss constitue la formulation intégrale de l’équation de Maxwell-Gauss et un outil puissant de calcul
de champ créé par une distribution continue de haute symétrie. Pour toute surface fermée (Σ) orientée par sa normale
sortante,
𝑄𝑄
����⃗ = 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
� 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑆𝑆 𝜀𝜀0
Où 𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 est la charge contenue à l’intérieur de (Σ). L’efficacité du théorème repose sur le choix d’une surface fermée adaptée
aux symétries de la distribution.
• Condensateur plan
Un condensateur plan dont les armatures de surface S sont séparées par une épaisseur e de vide peut être modélisé par
la superposition de deux plans infinis uniformément chargés. Le champ est uniforme entre les armatures et nul en dehors.
𝜖𝜖 𝑆𝑆
𝑞𝑞 = 𝐶𝐶𝐶𝐶, où 𝐶𝐶 = 0 est la capacité du condensateur.
𝑒𝑒
• Energie de cohésion
L’énergie de cohésion du noyau atomique, due à l’interaction forte, est de l’ordre du MeV. Cet ordre de grandeur peut
être retrouvé en cherchant l’énergie de constitution du noyau, c’est-à-dire le travail nécessaire pour vaincre la répulsion
électrostatique en empilant des couches chargées concentriques dont l’ensemble modélise les protons du noyau.

EM3 – SVF

a) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ puis le potentiel V, créé en tout point de l’espace par un fil rectiligne chargé uniformément.
b) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par un cylindre infiniment long chargé uniformément en
volume.
c) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par un cylindre infiniment long chargé uniformément en
surface.

Laurent Pietri ~5~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

d) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ puis V, créé en tout point de l’espace par une sphère chargée uniformément en volume.
e) Calculer l’énergie de constitution du noyau.
f) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par une sphère chargée uniformément en surface
g) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par une surface plane d’épaisseur e infiniment longue chargée
uniformément en surface.
h) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par un plan infiniment long chargé uniformément en surface.
i) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par un condensateur plan uniformément en surface.

Exercices classiques à connaître :


- EM33 – Champ dans une cavité sphérique.
- EM35 – Champ créé par une boule.
- EM36 – Recherche d’une distribution de charges.

a) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ puis le potentiel V créé en tout point de l’espace par un fil rectiligne chargé uniformément.
La distribution de charges, source du champ électrostatique est un fil infini
chargé uniformément. On note λ la densité linéique de charge.
• Choix d'un repérage adapté
Ici le repérage cylindrique est le mieux adapté à la situation.
Les coordonnées cylindriques d'un point M de l'espace sont (r,θ,z)
• Étude des symétries et des antisymétries
Les plans (𝑀𝑀, ����⃗,
𝑢𝑢𝑟𝑟 𝑢𝑢����⃗)𝑒𝑒𝑒𝑒
𝜃𝜃 (𝑀𝑀, ����⃗,
𝑢𝑢𝑟𝑟 𝑢𝑢 𝑧𝑧 sont des plans de symétrie pour la distribution
����⃗)
de charges, donc le champ électrique en M s'écrit : 𝐸𝐸(𝑀𝑀) �����������⃗ = 𝐸𝐸(𝑟𝑟, 𝜃𝜃, 𝑧𝑧) ����⃗
𝑢𝑢𝑟𝑟
• Étude des invariances
La distribution est invariante par rotation autour de l'axe (Oz) et translation selon (Oz), donc le champ électrique ne
dépend que de r en valeur :
�����������⃗
𝐸𝐸(𝑀𝑀) = 𝐸𝐸(𝑟𝑟) ����⃗ 𝑢𝑢𝑟𝑟
De même le potentiel V ne dépend que de r, V (M) =V (r).

• Choix d'une surface de Gauss et utilisation du théorème


On construit la surface de Gauss en limitant le cylindre d'axe (Oz) à un tronçon de hauteur h, sa surface latérale
Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 réunie avec les deux surfaces transversales Σ𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 qui sont les disques de rayon r d'axe (Oz) constituent une surface
fermée, qui convient comme surface de Gauss Σ. Le flux de 𝐸𝐸�⃗ sortant des surface transversales est nul puisque leur normale
𝑢𝑢𝑧𝑧 et le champ est partout radial.
est selon ����⃗;
Le théorème de Gauss mène à :
����⃗ = �
� 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑 E(r)u
���⃗.
r 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
𝑢𝑢𝑟𝑟 + � E(r)u
���⃗.
r 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧
Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 Σ𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
Σ
𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 λℎ
����⃗ = � E(r)u
⇔ � 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑 ���⃗. 𝑢𝑢𝑟𝑟 = 𝐸𝐸(𝑟𝑟). 2π𝑟𝑟ℎ =
r 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗ =
Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 ε0 ε0
Σ
λ
⇔ �����������⃗
𝐸𝐸(𝑀𝑀) = 𝑢𝑢
����⃗
2πε0 𝑟𝑟 𝑟𝑟
• Calcul du potentiel électrostatique
On calcule le potentiel électrostatique V(r) en intégrant :
λ
𝑑𝑑𝑑𝑑 = −𝐸𝐸 𝑑𝑑𝑑𝑑 ⇒ 𝑉𝑉(𝑟𝑟) = − ln(𝑟𝑟) + 𝐾𝐾
2πε0
K est la constante d'intégration. Finalement :
λ 𝑟𝑟
𝑉𝑉(𝑟𝑟) = − ln � � 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑉𝑉(𝑟𝑟0 ) = 0
2πε0 𝑟𝑟0

Laurent Pietri ~6~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

b) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par un cylindre infiniment long chargé uniformément en
volume.
• Choix d'un repérage adapté
Ici le repérage cylindrique est le mieux adapté à la situation.
Les coordonnées cylindriques d'un point M de l'espace sont (r,θ,z)
• Étude des symétries et des antisymétries
Les plans (𝑀𝑀, 𝑢𝑢 ����⃗,
𝑟𝑟 𝑢𝑢
����⃗)𝑒𝑒𝑒𝑒
𝜃𝜃 (𝑀𝑀, ����⃗,
𝑢𝑢𝑟𝑟 𝑢𝑢 𝑧𝑧 sont des plans de symétrie pour la distribution de charges,
����⃗)
donc le champ électrique en M s'écrit : 𝐸𝐸(𝑀𝑀) �����������⃗ = 𝐸𝐸(𝑟𝑟, 𝜃𝜃, 𝑧𝑧) ����⃗
𝑢𝑢𝑟𝑟
• Étude des invariances
La distribution est invariante par rotation autour de l'axe (Oz) et translation selon (Oz),
donc le champ électrique ne dépend que de r en valeur :
�����������⃗ = 𝐸𝐸(𝑟𝑟) ����⃗
𝐸𝐸(𝑀𝑀) 𝑢𝑢𝑟𝑟
• Choix d'une surface de Gauss et utilisation du théorème
On construit la surface de Gauss en limitant le cylindre d'axe (Oz) à un tronçon de hauteur h, sa surface latérale
Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 réunie avec les deux surfaces transversales Σ𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 qui sont les disques de rayon r d'axe (Oz) constituent une surface
fermée, qui convient comme surface de Gauss Σ. Le flux de 𝐸𝐸�⃗ sortant des surface transversales est nul puisque leur normale
𝑢𝑢𝑧𝑧 et le champ est partout radial.
est selon ����⃗;
Le théorème de Gauss mène à :
𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
����⃗ = � E(r)u
� 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑 ���⃗.
r 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
𝑢𝑢𝑟𝑟 + � E(r)u ���⃗.
r 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧 = � E(r)u
���⃗. 𝑢𝑢𝑟𝑟 = 𝐸𝐸(𝑟𝑟). 2π𝑟𝑟ℎ =
r 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 Σ𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 ε0
Σ
Or:
⎧ 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑟𝑟 < 𝑎𝑎 ∶ 𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = � ρ0 𝑑𝑑τ = ρ0 π𝑟𝑟 2 ℎ
⎪ 𝑉𝑉𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺

⎨𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑟𝑟 > 𝑎𝑎 ∶ 𝑄𝑄 = � ρ0 𝑑𝑑τ = � ρ0 𝑑𝑑τ = ρ0 π𝑎𝑎2 ℎ


⎪ 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
⎩ 𝑉𝑉𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺 𝑉𝑉𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷
Par conséquent:
⎧ 𝐸𝐸�⃗ (𝑟𝑟 < 𝑎𝑎) = ρ0 π𝑟𝑟 ℎ ����⃗ ρ 𝑟𝑟
2

⎪ 𝑢𝑢𝑟𝑟 = 0 ����⃗
𝑢𝑢
2π𝑟𝑟ℎ ε 0 2ε 𝑟𝑟 0
⎨ �⃗ ρ0 π𝑎𝑎2 ℎ ρ 𝑎𝑎2
⎪𝐸𝐸 (𝑟𝑟 > 𝑎𝑎) = 𝑢𝑢𝑟𝑟 = 0 ����⃗
����⃗ 𝑢𝑢
⎩ 2π𝑟𝑟ℎ ε0 2ε0 𝑟𝑟 𝑟𝑟

c) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par un cylindre infiniment long chargé uniformément en
surface.
• Choix d'un repérage adapté
Ici le repérage cylindrique est le mieux adapté à la situation.
Les coordonnées cylindriques d'un point M de l'espace sont (r,θ,z)
• Étude des symétries et des antisymétries
Les plans (𝑀𝑀, ����⃗, 𝑢𝑢𝑟𝑟 𝑢𝑢
����⃗)𝑒𝑒𝑒𝑒
𝜃𝜃 (𝑀𝑀, ����⃗,
𝑢𝑢𝑟𝑟 𝑢𝑢 𝑧𝑧 sont des plans de symétrie pour la distribution de charges, donc le champ électrique en
����⃗)
�����������⃗
M s'écrit : 𝐸𝐸(𝑀𝑀) = 𝐸𝐸(𝑟𝑟, 𝜃𝜃, 𝑧𝑧) ����⃗ 𝑢𝑢𝑟𝑟
• Étude des invariances
La distribution est invariante par rotation autour de l'axe (Oz) et translation selon (Oz), donc le champ électrique ne
dépend que de r en valeur :
�����������⃗
𝐸𝐸(𝑀𝑀) = 𝐸𝐸(𝑟𝑟) ����⃗ 𝑢𝑢𝑟𝑟
• Choix d'une surface de Gauss et utilisation du théorème
On construit la surface de Gauss en limitant le cylindre d'axe (Oz) à un tronçon de hauteur h, sa surface latérale
Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 réunie avec les deux surfaces transversales Σ𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 qui sont les disques de rayon r d'axe (Oz) constituent une surface
fermée, qui convient comme surface de Gauss Σ. Le flux de 𝐸𝐸�⃗ sortant des surface transversales est nul puisque leur normale
𝑢𝑢𝑧𝑧 et le champ est partout radial.
est selon ����⃗;
Le théorème de Gauss mène à :
𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
����⃗ = � E(r)u
� 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑 ���⃗.
r 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
𝑢𝑢𝑟𝑟 + � E(r)u ���⃗.
r 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧 = � E(r)u
���⃗. 𝑢𝑢𝑟𝑟 = 𝐸𝐸(𝑟𝑟). 2π𝑟𝑟ℎ =
r 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 Σ𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 ε0
Σ
𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑟𝑟 < 𝑎𝑎 ∶ 𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 0

𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑟𝑟 > 𝑎𝑎 ∶ 𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 𝑄𝑄0 = σ 2π𝑎𝑎ℎ
Par conséquent:

Laurent Pietri ~7~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

𝐸𝐸�⃗ (𝑟𝑟 < 𝑎𝑎) = 0�⃗


� 𝑄𝑄0 σ 2πah σ 𝑎𝑎
𝐸𝐸�⃗ (𝑟𝑟 > 𝑎𝑎) = 𝑢𝑢𝑟𝑟 =
����⃗ 𝑢𝑢𝑟𝑟 =
����⃗ 𝑢𝑢
����⃗
2πε0 𝑟𝑟 2πε0 𝑟𝑟 ε0 𝑟𝑟 𝑟𝑟

d) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par une sphère chargé uniformément en volume.
La distribution de charge envisagée dans cet exemple est une boule de rayon R, de
charge Q homogène, centrée en 0 origine du repère.
- Choix d'un repérage adapté
Le repérage sphérique est le mieux adapté à la situation. La distribution de masse est
caractérisée par la charge volumique ρ(r) tel que : ρ(𝑟𝑟 > 𝑅𝑅) = 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 ρ(𝑟𝑟 < 𝑅𝑅) = ρ0 .
- Étude des symétries et des antisymétries
Tous les plans qui contiennent 0 et M sont plans de symétrie de la distribution de
masse. On en déduit que :
𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = 𝐸𝐸(𝑟𝑟, θ, 𝑧𝑧)𝑢𝑢
����⃗𝑟𝑟
- Étude des invariances
La distribution de charge est invariante par rotation autour de tous les axes qui passent par 0, on en déduit que :
𝐸𝐸(𝑀𝑀) = 𝐸𝐸(𝑟𝑟).
- Choix d'une surface de Gauss et utilisation du théorème
Sur la sphère de centre 0 et rayon r, le champ de gravitation prend en tout point la même valeur. On choisit comme
surface de Gauss donc la sphère Σ de volume V pour appliquer le théorème de Gauss.

D'après le théorème de Gauss :


𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
����⃗ = 𝐸𝐸. 4π𝑟𝑟 2 =
� 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑 ⇔ 𝐸𝐸 =
Σ ε0 4πε0 𝑟𝑟 2
𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 (𝑟𝑟 > 𝑅𝑅) = 𝑄𝑄
4 𝑄𝑄 4 3 𝑟𝑟 3
Or �𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 (𝑟𝑟 < 𝑅𝑅) = ρ π𝑟𝑟 3 = π 𝑟𝑟 = 𝑄𝑄 � �
03 4 33 𝑅𝑅
3
π 𝑅𝑅
𝑄𝑄
�⃗
⎧𝐸𝐸 (𝑟𝑟 > 𝑅𝑅) = 𝑢𝑢
����⃗
4πε0 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟
d′où
⎨𝐸𝐸�⃗ (𝑟𝑟 < 𝑅𝑅) = 𝑄𝑄𝑄𝑄 𝑢𝑢 ����⃗
⎩ 4πε0 𝑅𝑅3 𝑟𝑟
On remarque que la boule vue de l’extérieur est équivalente à une charge ponctuelle situé au centre.
����������⃗ 𝑉𝑉 ⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = −𝐸𝐸 𝑑𝑑𝑑𝑑
Or : �E⃗ = −𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
⎧ 𝑉𝑉(𝑟𝑟 > 𝑅𝑅) = 𝑄𝑄 + 𝐴𝐴
⎪ 4πε0 𝑟𝑟
d′où
⎨ 𝑄𝑄𝑟𝑟 2
⎪𝑉𝑉(𝑟𝑟 < 𝑅𝑅) = − 8πε 𝑅𝑅3 + 𝐵𝐵
⎩ 0
Par convention : A=0 et, on calcule B par continuité de V :
𝑄𝑄 𝑄𝑄𝑅𝑅2 3𝑄𝑄
=− + 𝐵𝐵 ⇔ 𝐵𝐵 =
4πε0 𝑅𝑅 8πε0 𝑅𝑅 3 8πε0 𝑅𝑅
𝑄𝑄
⎧ 𝑉𝑉(𝑟𝑟 > 𝑎𝑎) =
4πε0 𝑟𝑟
𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷𝐷
⎨𝑉𝑉(𝑟𝑟 < 𝑎𝑎) = 𝑄𝑄 �3 − � 𝑟𝑟 � �
2

⎩ 8πε0 𝑅𝑅 𝑅𝑅

Laurent Pietri ~8~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

e) Calculer l’énergie de constitution du noyau.


L’énergie de constitution de cette sphère est définie comme le travail qu’il faut fournir, de manière quasistatique,
pour la construire en prenant les charges à l’infini. On va considérer qu’on construit la sphère très lentement et on supposera
à chaque instant le système à l’équilibre sous l’action de l’opérateur qui construit la sphère et de l’interaction électrostatique
avec la portion de sphère déjà créée.
��������⃗
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑜𝑜𝑜𝑜 + ������������⃗ �⃗ ⇒ 𝛿𝛿 2 𝑊𝑊𝑜𝑜𝑜𝑜 = − 𝛿𝛿 2 𝑊𝑊𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑑𝑑 2 𝐸𝐸𝑝𝑝
𝑑𝑑𝐹𝐹𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 0
⇒ δ𝑊𝑊𝑜𝑜𝑜𝑜 = 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓) − 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖)
4
La sphère de rayon r a déjà été construite, elle porte la charge 𝑞𝑞(𝑟𝑟) = 𝜌𝜌 π𝑟𝑟 3 , l’opérateur va amener la charge
3
𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝜌𝜌 4π𝑟𝑟 2 𝑑𝑑𝑑𝑑 (couronne sphérique concentrique) de l’infini à r.
δ𝑊𝑊𝑜𝑜𝑜𝑜 = 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓) − 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖)
⇒δ𝑊𝑊𝑜𝑜𝑜𝑜 = 𝑑𝑑𝑑𝑑� 𝑉𝑉(𝑟𝑟) − 𝑉𝑉(∞)�
4 3
π𝑟𝑟 ρ𝑟𝑟 2
⇒ δ𝑊𝑊𝑜𝑜𝑜𝑜 = 𝑑𝑑𝑑𝑑 � 𝜌𝜌 3 − 0� = 𝜌𝜌 4π𝑟𝑟 2 𝑑𝑑𝑑𝑑 ×
4πε0 𝑟𝑟 3ε0
4πρ2 4
𝑟𝑟 ⇒ δ𝑊𝑊𝑜𝑜𝑜𝑜 =
3ε0
Pour obtenir la sphère de rayon R, on intègre cette expression pour r variant de 0 à R, il vient :
𝑅𝑅
4πρ2 4πρ2 𝑅𝑅5
⇒ 𝐸𝐸𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 = � 𝑟𝑟 4 𝑑𝑑𝑑𝑑 =
3ε0 3ε0 5
0
4 9
Or : 𝑄𝑄 = 𝜌𝜌 π𝑅𝑅 ⇒ ρ =3 2
𝑄𝑄 2
3 16π2 𝑅𝑅 6
4π 9𝑄𝑄2 𝑅𝑅5 3 𝑄𝑄2
⇒ 𝐸𝐸𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 =
× × =
3ε0 16π2 𝑅𝑅6 5 4πε0 5𝑅𝑅
L’énergie électrostatique de constitution d’un noyau atomique est égale à :
3 𝑄𝑄2
𝐸𝐸𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 = × >0
5 4πε0 𝑅𝑅

f) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par une sphère chargée uniformément en surface
- Étude des symétries et des antisymétries
Tous les plans qui contiennent 0 et M sont plans de symétrie de la distribution de masse. On en déduit que :
𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = 𝐸𝐸(𝑟𝑟, θ, 𝑧𝑧)𝑢𝑢 ����⃗𝑟𝑟
- Étude des invariances
La distribution de charge est invariante par rotation autour de tous les axes qui passent par 0, on en déduit que :
𝐸𝐸(𝑀𝑀) = 𝐸𝐸(𝑟𝑟).
- Choix d'une surface de Gauss et utilisation du théorème
Sur la sphère de centre 0 et rayon r, le champ de gravitation prend en tout point la même valeur. On choisit comme
surface de Gauss donc la sphère Σ de volume V pour appliquer le théorème de Gauss.
D'après le théorème de Gauss :
𝑄𝑄 𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
����⃗ = 𝐸𝐸. 4π𝑟𝑟 2 = 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 ⇔ 𝐸𝐸 =
� 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑
Σ ε 0 4 πε 0 𝑟𝑟
2

𝑄𝑄 (𝑟𝑟 > 𝑅𝑅) = 𝑄𝑄


Or � 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 (𝑟𝑟 < 𝑅𝑅) = 0
𝑄𝑄 𝜎𝜎0 × 4𝜋𝜋𝑅𝑅2 𝜎𝜎0 𝑅𝑅2
�⃗ (𝑟𝑟 > 𝑅𝑅) =
𝐸𝐸 𝑢𝑢
����⃗ = 𝑢𝑢
����⃗ = 𝑢𝑢
����⃗
d′ où � 4πε0 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟 4πε0 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟
ε0 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟
𝐸𝐸�⃗ (𝑟𝑟 < 𝑅𝑅) = 0 ����⃗ 𝑢𝑢𝑟𝑟

g) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par une surface plane d’épaisseur e infiniment longue chargée
uniformément en surface.
- Choix d'un repérage adapté
Ici le repérage cartésien est le mieux adapté. Les coordonnées cartésiennes d'un point M de l'espace sont (x,y,z)
- Étude des symétries et des antisymétries
Tous les plans contenant la droite (𝑀𝑀, ����⃗) 𝑢𝑢𝑧𝑧 sont des plans de symétrie de la distribution de charge, donc le champ
����⃗𝑧𝑧 et s'écrit : 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = 𝐸𝐸(𝑀𝑀)𝑢𝑢
électrique en M est dirigé selon 𝑢𝑢 ����⃗𝑧𝑧
- Étude des invariances
La distribution de charges est invariante par toute translation selon (Ox) et selon (Oy), donc la valeur du champ

Laurent Pietri ~9~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

électrique ne dépend que de z : 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = 𝐸𝐸(𝑧𝑧)𝑢𝑢 ����⃗𝑧𝑧


- Choix d'une surface de Gauss et utilisation du théorème
On construit la surface de Gauss en réunissant une portion Σ1 de Σ’ d'aire S,
autour du point M, avec la surface Σ2, d'aire S, autour du point M’ symétrique de M
par rapport à la distribution de charges, car le champ électrique est le symétrique du
champ en M, et on ferme la surface par la surface latérale.
Le flux du champ électrique à travers Σlat est nul, car le champ électrique est
perpendiculaire à la normale à la surface en tout point.
On applique le théorème de Gauss :
Q
����⃗ = int ⇔ � E(z)u
� 𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑 ���⃗.
z 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
𝑢𝑢𝑟𝑟 + � E(z)u ���⃗.
z 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧 + � 𝐸𝐸(−𝑧𝑧)𝑢𝑢
����⃗.
𝑧𝑧 𝑑𝑑𝑑𝑑(− ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧 )
ε0 Σ𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 Σ1 Σ2
Σ
𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
=
ε0
𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
⇔ 2𝐸𝐸(𝑧𝑧)𝑆𝑆0 =
ε0
𝑒𝑒 ρ𝑒𝑒
𝑆𝑆𝑆𝑆 |𝑧𝑧| > : 𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = ρ𝑒𝑒𝑒𝑒0 ⇒ 𝐸𝐸�⃗ (𝑧𝑧) = 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(𝑧𝑧)𝑢𝑢����⃗𝑧𝑧
2 2ε0
� 𝑒𝑒 ρ𝑧𝑧
𝑆𝑆𝑆𝑆 |𝑧𝑧| < : 𝑄𝑄𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = ρ(2𝑧𝑧)𝑆𝑆0 ⇒ 𝐸𝐸�⃗ (𝑧𝑧) = ����⃗
𝑢𝑢
2 ε0 𝑧𝑧
h) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ et le potentiel V avec V(0)=0, créé en tout point de l’espace par un plan infiniment long
chargé uniformément en surface.
La distribution de charges source du champ électrostatique est le
plan (0,x,y) chargé uniformément avec une densité surfacique de charges
σ.
Les symétries et invariances restent inchangées, on applique le
théorème de Gauss :
Q int σS0
� �E⃗. ����⃗
dS = ⇔ 2E(z)S0 =
ε0 ε0
Σ
σ
⇔E �⃗ = sign(z) ���⃗ uz
2ε0
����������⃗ 𝑉𝑉 ⇔ σ 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(𝑧𝑧) = − 𝑑𝑑𝑑𝑑
On a 𝐸𝐸�⃗ = −𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
2ε0 𝑑𝑑𝑑𝑑
σ
𝑉𝑉(𝑧𝑧 < 0) = 𝑧𝑧 + 𝐴𝐴′
2ε0
⇒� σ
𝑉𝑉(𝑧𝑧 > 0) = − 𝑧𝑧 + 𝐴𝐴′′
2ε0
La continuité de V en z=0 imposte A’=A’’=0, D’où :
σ
𝑉𝑉(𝑧𝑧 < 0) = 𝑧𝑧
2ε0
� σ
𝑉𝑉(𝑧𝑧 > 0) = − 𝑧𝑧
2ε0

i) Calculer le champ 𝐸𝐸�⃗ créé en tout point de l’espace par un condensateur plan.
Pour faire cette étude, on modélise le condensateur comme un ensemble de
deux plans A et B distants de e et portant respectivement les densités
𝑄𝑄
surfaciques de charges σ = pour A et -σ pour B. Cette modélisation revient
𝑆𝑆
à négliger les effets de bord.
- Symétries et invariances :
Les plans Π �𝑂𝑂, ����⃗,𝑢𝑢𝑥𝑥 𝑢𝑢����⃗�𝑒𝑒𝑒𝑒
𝑦𝑦 Π ′(𝑂𝑂, ����⃗, 𝑢𝑢𝑧𝑧 sont plans de symétrie pour la
𝑢𝑢𝑥𝑥 ����⃗)
distribution de charge du condensateur d'extension finie ; si on néglige les effets
de bords. On en déduit qu'en tout point M où le champ est défini, le champ est
𝑢𝑢𝑥𝑥 :
porté par ����⃗
𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = 𝐸𝐸 (𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧)𝑢𝑢 ����⃗𝑥𝑥
De plus, en considérant les armatures comme des plans infinis, la distribution de charge est invariante par
translation selon 𝑢𝑢
����⃗ 𝑢𝑢𝑧𝑧 on en déduit :
𝑦𝑦 𝑒𝑒𝑒𝑒 ����⃗,
𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = 𝐸𝐸 (𝑥𝑥)𝑢𝑢
����⃗𝑥𝑥
- Calcul de 𝐸𝐸�⃗

Laurent Pietri ~ 10 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

En dehors des armatures, l'espace entre les armatures est vide de charge, l'équation de Maxwell-Gauss s'écrit :
𝑑𝑑𝑑𝑑
�⃗ ⇒
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐸𝐸�⃗ = 0 =0
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑒𝑒 𝑒𝑒 𝑒𝑒 𝑒𝑒
On en déduit que dans chacune des trois zones : 𝑥𝑥 < − , − < 𝑥𝑥 < 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑥𝑥 > le champ électrique est uniforme et
2 2 2 2
vaut respectivement : 𝐸𝐸− , 𝐸𝐸0 , 𝐸𝐸+ .
Pour déterminer 𝐸𝐸− , 𝐸𝐸0 , 𝐸𝐸+ , on applique un raisonnement par superposition, en utilisant les résultats établis sur
le plan chargé uniformément. Ainsi chaque plan A et B, contribue de la façon suivante :
σ 𝑒𝑒 −σ 𝑒𝑒
𝐸𝐸�⃗𝐴𝐴 = ����⃗
𝑢𝑢𝑥𝑥 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑥𝑥 > − 𝐸𝐸�⃗𝐵𝐵 = ����⃗
𝑢𝑢𝑥𝑥 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑥𝑥 >
2ε0 2 2ε0 2
𝐴𝐴 � σ 𝑒𝑒 , 𝐵𝐵 � −σ 𝑒𝑒
𝐸𝐸�⃗𝐴𝐴 = − ����⃗
𝑢𝑢𝑥𝑥 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑥𝑥 < − 𝐸𝐸�⃗𝐵𝐵 = − ����⃗
𝑢𝑢𝑥𝑥 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑥𝑥 <
2ε0 2 2ε0 2

𝜎𝜎
On construit le champ total par superposition et on obtient : 𝐸𝐸− = 𝐸𝐸+ = 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐸𝐸0 = d’où la conclusion :
𝜀𝜀0
Un condensateur plan chargé à Q crée :
𝜎𝜎
- A l’intérieur des armatures, un champ électrique uniforme 𝐸𝐸�⃗ = 𝑛𝑛�⃗𝑄𝑄→−𝑄𝑄
𝜀𝜀0
- A l’extérieur des armatures un champ nul.

EM4 – Synthèse

• Moment dipolaire
Le moment dipolaire électrique d’un dipôle est le vecteur, dirigé de N vers P : ⏟ ������⃗
𝑝𝑝⃗ = 𝑞𝑞 𝑁𝑁𝑁𝑁
𝐶𝐶𝐶𝐶
• Approximation dipolaire
Dans le cas de l’approximation dipolaire 𝑟𝑟 ≫ 𝑎𝑎, on démontre que :
𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞θ ����⃗𝑟𝑟
𝑝𝑝⃗. 𝑢𝑢 1
𝑉𝑉(𝑀𝑀) = 2
= 2
𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = (3(𝑝𝑝⃗. ����⃗)𝑢𝑢
𝑢𝑢𝑟𝑟 ����⃗𝑟𝑟 − 𝑝𝑝⃗)
4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 3

• Actions sur un dipôle


En présence d’un champ extérieur, le dipôle à tendance à s’aligner avec le champ
extérieur et à se diriger vers les zones de fort champ. Ces actions s’écrivent :
𝐹𝐹⃗ = ����������⃗
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 �𝑝𝑝⃗. 𝐸𝐸�⃗ �, Γ⃗ = 𝑝𝑝⃗ ∧ 𝐸𝐸�⃗ , 𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝑝𝑝⃗. 𝐸𝐸�⃗ 𝑜𝑜ù 𝐸𝐸�⃗ = 𝐸𝐸�⃗𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒

EM4 – SVF

a) Calcul du potentiel créé par un dipôle électrostatique dans le cadre de l’approximation dipolaire
b) Calcul du champ électrostatique créé par un dipôle électrostatique dans le cadre de l’approximation dipolaire.
c) Retrouver les expressions des actions mécaniques subies par un dipôle électrostatique dans un champ extérieur
variant faiblement au niveau du dipôle.

Exercices classiques à connaître :


- EM41 – Champ et potentiel créés par deux fils infinis.

Laurent Pietri ~ 11 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

a) Calcul du potentiel créé par un dipôle électrostatique dans le cadre de l’approximation dipolaire

Approximation dipolaire : On calcule le potentiel dans le cas où 𝑟𝑟 ≫ 𝑎𝑎 où a=NP


Soit :
𝑞𝑞 1 1
𝑉𝑉(𝑀𝑀) = � − �
4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟2 𝑟𝑟1
2 𝑎𝑎2
�����⃗ + ������⃗
𝑟𝑟22 = �𝑃𝑃𝑃𝑃 �����⃗ . ������⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂� = + 𝑟𝑟 2 + 2𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑂𝑂𝑂𝑂
Or : � 2
4
𝑎𝑎 2
������⃗ + ������⃗
𝑟𝑟12 = �𝑁𝑁𝑁𝑁 ������⃗ . ������⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂� = + 𝑟𝑟 2 + 2𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑂𝑂𝑂𝑂
4
𝑎𝑎2 𝑎𝑎2
⎧ 𝑟𝑟22 = �����⃗ . ������⃗
+ 𝑟𝑟 2 − 2𝑂𝑂𝑂𝑂 𝑂𝑂𝑂𝑂 = + 𝑟𝑟 2 − 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ
⇔ 4 4
2
⎨ 2 𝑎𝑎 2
𝑎𝑎 𝑎𝑎2
⎩1 𝑟𝑟 = + 𝑟𝑟 + 2 𝑟𝑟 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ = + 𝑟𝑟 2 + 𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ
4 2 4
Par un développement limité en a/r, on obtient :
2 −1/2
⎧ 1 = 1 �1 + 𝑎𝑎 − 𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ� 1
∼ �1 +
1 𝑎𝑎
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ�
⎪𝑟𝑟2 𝑟𝑟 4𝑟𝑟 2 𝑟𝑟 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟
−1/2
⎨1 1 𝑎𝑎2 𝑎𝑎 1 1 𝑎𝑎
⎪ = �1 + 2 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ� ∼ �1 − 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ�
⎩ 𝑟𝑟1 𝑟𝑟 4𝑟𝑟 𝑟𝑟 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟
D’où :
𝑞𝑞 1 𝑎𝑎 1 𝑎𝑎
𝑉𝑉(𝑀𝑀) = �1 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ − 1 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ�
4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟
𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞θ 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝θ ����⃗𝑟𝑟
𝑝𝑝⃗. 𝑢𝑢
⇔ 𝑉𝑉(𝑀𝑀) = = =
4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 2 4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 2 4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 2

b) Calcul du champ électrostatique créé par un dipôle électrostatique dans le cadre de l’approximation dipolaire.
����������⃗ 𝑉𝑉
Soit : 𝐸𝐸�⃗ = −𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞θ 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞θ
⎧𝐸𝐸𝑟𝑟 = − =2 =
⎪ 𝜕𝜕𝜕𝜕 4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 3 2𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 3

1 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞θ
⇒ 𝐸𝐸θ = − =
⎨ 𝑟𝑟 𝜕𝜕θ 4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 3

⎪ 1 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝐸𝐸ϕ = − =0
⎩ 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟θ 𝜕𝜕ϕ
1
⇒ 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = (2𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝θ ����⃗
𝑢𝑢𝑟𝑟 + 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝θ ����⃗)
𝑢𝑢θ
4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 3
𝑢𝑢𝑟𝑟 = 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝θ
𝑝𝑝⃗. ����⃗ 2𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝θ ����⃗
𝑢𝑢𝑟𝑟 = 2(𝑝𝑝⃗. ����⃗)𝑢𝑢
𝑢𝑢𝑟𝑟 ����⃗𝑟𝑟
𝑂𝑂𝑂𝑂 : � ⇒�
𝑢𝑢θ = −𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝θ
𝑝𝑝⃗. ����⃗ 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝θ ����⃗
𝑢𝑢θ = −(𝑝𝑝⃗. ����⃗)𝑢𝑢
𝑢𝑢θ ����⃗θ
1
⇒ 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = �3(𝑝𝑝⃗. 𝑢𝑢
����⃗)𝑢𝑢
𝑟𝑟 ����⃗
𝑟𝑟 − �(𝑝𝑝 𝑢𝑢𝑟𝑟 ����⃗𝑟𝑟 + (𝑝𝑝⃗. ����⃗)𝑢𝑢
⃗. ����⃗)𝑢𝑢 𝑢𝑢θ ����⃗��
θ
4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 3
1
⇒ 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = [3(𝑝𝑝⃗. ����⃗)𝑢𝑢
𝑢𝑢𝑟𝑟 ����⃗𝑟𝑟 − 𝑝𝑝⃗]
4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 3

Laurent Pietri ~ 12 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

c) Retrouver les expressions des actions mécaniques subies par un dipôle électrostatique dans un champ extérieur
variant faiblement au niveau du dipôle.
• Force
Soit : 𝐹𝐹⃗ = 𝑞𝑞 �𝐸𝐸�⃗ (𝑃𝑃) − 𝐸𝐸�⃗ (𝑁𝑁)�
Calculons 𝐹𝐹𝑥𝑥 dans le cas où le champ varie faiblement au niveau du dipôle :
∆𝑥𝑥 𝜕𝜕𝐸𝐸𝑥𝑥 ∆𝑦𝑦 𝜕𝜕𝐸𝐸𝑥𝑥 ∆𝑧𝑧 𝜕𝜕𝐸𝐸𝑥𝑥
𝐸𝐸𝑥𝑥 (𝑃𝑃) = 𝐸𝐸𝑥𝑥 (𝐴𝐴) + + +
2 𝜕𝜕𝜕𝜕 2 𝜕𝜕𝜕𝜕 2 𝜕𝜕𝜕𝜕
D’où � ∆𝑥𝑥 𝜕𝜕𝐸𝐸𝑥𝑥 ∆𝑦𝑦 𝜕𝜕𝐸𝐸𝑥𝑥 ∆𝑧𝑧 𝜕𝜕𝐸𝐸𝑥𝑥
𝐸𝐸𝑥𝑥 (𝑃𝑃) = 𝐸𝐸𝑥𝑥 (𝐴𝐴) − − −
2 𝜕𝜕𝜕𝜕 2 𝜕𝜕𝜕𝜕 2 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝐸𝐸𝑥𝑥 𝜕𝜕𝐸𝐸𝑥𝑥 𝜕𝜕𝐸𝐸𝑥𝑥
⇒ 𝐹𝐹𝑥𝑥 = 𝑞𝑞 �∆𝑥𝑥 + ∆𝑦𝑦 + ∆𝑧𝑧 � = 𝑝𝑝⃗. ����������⃗
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝐸𝐸𝑥𝑥 (𝐴𝐴)
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 � ����������⃗
On généralise : 𝐹𝐹⃗ = �𝑝𝑝⃗. ����������⃗ 𝐸𝐸(𝐴𝐴) 𝑜𝑜ù 𝐸𝐸�⃗ = 𝐸𝐸 �������⃗
𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 ainsi :
- Si le champ est uniforme : 𝐹𝐹 = 0 ⃗ �⃗
- Si le dipôle est rigide on peut écrire : 𝐹𝐹⃗ = ����������⃗ 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 �𝑝𝑝⃗. 𝐸𝐸�⃗ �𝐴𝐴
• Couple
Supposons le champ extérieur faiblement variable au niveau du dipôle : 𝐸𝐸�⃗ (𝑃𝑃)∼𝐸𝐸�⃗ (𝐴𝐴) 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐸𝐸�⃗ (𝑁𝑁)∼𝐸𝐸�⃗ (𝐴𝐴) afin de simplifier le
calcul, alors le moment exercé en O point quelconque est :
Γ⃗ = �����⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂 ∧ 𝑞𝑞𝐸𝐸�⃗ (𝑃𝑃) + ������⃗ �����⃗ − ������⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂 ∧ �−𝑞𝑞𝐸𝐸�⃗ (𝑁𝑁)� = 𝑞𝑞(𝑂𝑂𝑂𝑂 𝑂𝑂𝑂𝑂) ∧ 𝐸𝐸�⃗ (𝐴𝐴)
⇔ Γ⃗ = 𝑞𝑞𝑁𝑁𝑁𝑁
������⃗ ∧ 𝐸𝐸�⃗ (𝐴𝐴) = 𝑝𝑝⃗ ∧ 𝐸𝐸�⃗
• Energie potentielle
𝑃𝑃 𝑃𝑃
Soit : 𝐸𝐸𝑝𝑝 = 𝑞𝑞𝑞𝑞(𝑃𝑃) − 𝑞𝑞𝑞𝑞(𝑁𝑁) = 𝑞𝑞 ∫𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑞𝑞 ∫𝑁𝑁 ����������⃗ ������⃗
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑉𝑉 . 𝑑𝑑𝑂𝑂𝑂𝑂
𝑃𝑃
������⃗
⇔ 𝐸𝐸𝑝𝑝 = � −𝑞𝑞𝐸𝐸�⃗ . 𝑑𝑑𝑂𝑂𝑂𝑂
𝑁𝑁
����������⃗. �𝑂𝑂𝑂𝑂
Supposons une nouvelle fois 𝐸𝐸�⃗ faiblement variable à l’échelle du dipôle d’où : 𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝑞𝑞𝐸𝐸(𝐴𝐴) �����⃗ − ������⃗ ����������⃗
������⃗. 𝐸𝐸(𝐴𝐴)
𝑂𝑂𝑂𝑂� = −𝑞𝑞𝑁𝑁𝑁𝑁
L’énergie potentielle d’un dipôle électrostatique situé en A dans un champ extérieur est :
𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝑝𝑝⃗. ����������⃗
𝐸𝐸(𝐴𝐴) 𝑜𝑜ù 𝐸𝐸�⃗ = 𝐸𝐸�⃗𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒

EM5 – Synthèse

• Equations locales de la magnétostatique


En régime stationnaire, les équations de Maxwell se découplent et le champ de densité de courant 𝚥𝚥⃗(𝑃𝑃)) apparaît
comme l’unique source du champ magnétostatique 𝐵𝐵 �⃗(𝑀𝑀), solution des équations locales de la magnétostatique :
�⃗ �⃗ = 𝜇𝜇0 𝚥𝚥⃗ (𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀 − 𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴è𝑟𝑟𝑟𝑟)
������⃗ 𝐵𝐵
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐵𝐵 = 0 (𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀 − 𝑇𝑇ℎ𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜) 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
Le caractère linéaire de ces équations garantit la validité d’un principe de superposition autorisant le découpage des sources
en sources plus simples pour le calcul du champ.
• Forme intégrale des équations locales
Sous forme intégrale, l’équation de Maxwell-Thomson se traduit par le caractère conservatif du flux magnétique : pour
toute surface (S) fermée :

����⃗ = 0
�⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑
� 𝐵𝐵
(𝑆𝑆)
L’équation de Maxwell-Ampère se traduit quant à elle par le théorème d’Ampère : pour tout contour (C) et toute
surface (S) s’appuyant sur (C) et orientée corrélativement,

���⃗ = 𝜇𝜇0 𝐼𝐼𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖


�⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑
� 𝐵𝐵
(𝐶𝐶)
• Propriétés de symétrie
La distribution de courant étant à l’origine du champ magnétostatique, ce dernier restitue les invariances de 𝚥𝚥⃗(𝑃𝑃).
- Le champ magnétique créé par une distribution de courants permanents est antisymétrique par rapport à un plan
de symétrie de la distribution de courants.
- Si le point M appartient à un plan de symétrie de la distribution de courant, le champ magnétique en M a une
direction perpendiculaire à ce plan.
- Le champ magnétique créé par une distribution de courants permanents est symétrique par rapport à un plan
d'antisymétrie de la distribution de courants.
- Si le point M appartient à un plan d'antisymétrie de la distribution de courant, alors le champ magnétique en M

Laurent Pietri ~ 13 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

a une direction incluse ce plan.


• Propriétés topographiques
Les lignes de champ magnétostatique :
- Font apparaître les invariances de la distribution ;
- Restituent avec un changement de signe les propriétés de symétrie ou d’antisymétrie de la distribution de courant;
- Sont fermées et enlacent les sources de courant.
En particulier, le théorème d’Ampère montre que les lignes de champ orientées enlacent des courants positifs. Le champ
magnétostatique étant à flux conservatif, sa norme décroît lorsque les tubes de champ s’évasent.
• Exemples de champs magnétostatiques
Le champ magnétostatique créé par un fil rectiligne infini parcouru par un courant i s’écrit :
𝜇𝜇 𝑖𝑖
�⃗(𝑀𝑀) = 0 ����⃗
𝐵𝐵 𝑢𝑢
2𝜋𝜋𝜋𝜋 𝜃𝜃
Le champ magnétostatique créé par un solénoïde infini comportant n spires par unité de longueur s’écrit :
�⃗𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 𝜇𝜇𝑜𝑜 𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑢𝑢
𝐵𝐵 ����⃗𝑧𝑧 𝑒𝑒𝑒𝑒 ��������⃗ �⃗
𝐵𝐵𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 0
• Dipôle magnétostatique
- Un dipôle magnétostatique est une distribution de courant stationnaire d’extension finie au voisinage d’un point
A. En particulier, pour une boucle de courant plane de surface S parcourue par un courant i, on définit le moment
magnétique :
��⃗ = 𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑛𝑛�⃗
𝑀𝑀
Avec 𝑛𝑛�⃗ vecteur unitaire normal à la boucle et i dans le sens direct autour de 𝑛𝑛�⃗.
- Dans un modèle planétaire d’atome, les électrons peuvent être assimilés à des boucles de courant dont le moment
magnétique est relié au moment cinétique orbital par :
𝑒𝑒
��⃗ = 𝛾𝛾𝐿𝐿
𝑀𝑀 ����⃗0 𝑜𝑜ù 𝛾𝛾 = − 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙′é𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
2𝑚𝑚
𝑒𝑒ℎ
Le moment cinétique orbital atomique étant de l’ordre de h, le magnéton de Bohr 𝜇𝜇𝐵𝐵 = ∼ 10−23 𝐴𝐴𝑚𝑚2 représente l’ordre
2𝑚𝑚
de grandeur d’un moment magnétique atomique.
• Champ créé par un dipôle magnétostatique
Par analogie avec le dipôle électrostatique, dans l’approximation dipolaire, on admet que :
𝜇𝜇
�⃗(𝑀𝑀) = 0 �3�𝑀𝑀
𝐵𝐵 ��⃗. 𝑢𝑢
����⃗�𝑢𝑢
𝑟𝑟 ����⃗
𝑟𝑟 − 𝑀𝑀 �
��⃗
4𝜋𝜋𝑟𝑟 3
• Actions mécaniques subies par un dipôle magnétostatique
Un dipôle magnétostatique plongé dans un champ extérieur quelconque subit des actions analogues à celles que subit un
dipôle électrostatique dans un champ électrostatique extérieur :
𝐹𝐹⃗ = ����������⃗
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 �𝑀𝑀 �⃗�, Γ⃗ = 𝑀𝑀
��⃗. 𝐵𝐵 ��⃗ ∧ 𝐵𝐵
�⃗ , 𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝑀𝑀 ��⃗. 𝐵𝐵
�⃗ 𝑜𝑜ù 𝐵𝐵
�⃗ = 𝐵𝐵
��������⃗
𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒

EM5 – SVF

a) Calculer le champ 𝐵𝐵 �⃗ créé par une distribution cylindre uniforme en volume.


b) Calculer le champ 𝐵𝐵 �⃗ créé par un fil infini.
c) Calculer le champ 𝐵𝐵 �⃗ créé par un solénoïde infini.
d) Calculer l’inductance propre d’un solénoïde infini.
e) Calculer le moment magnétique du système électron-proton et donner l’unité du moment magnétique en physique
atomistique.
f) Donner les analogies et différences entre les deux dipôles.
g) Calculer la déviation des particules d’Argent dans le cas de l’expérience de Stern/Gerlach en fonction de constantes
𝜕𝜕𝜕𝜕
et de , 𝑙𝑙 (𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙 ′ 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎), 𝐷𝐷 (𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 − 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎) 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑇𝑇 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟.
𝜕𝜕𝜕𝜕

Exercices classiques à connaître :


- EM52 – Bobine torique.
- EM53 – Câble coaxial
- EM56 – Modèle de fils
- EM58 – Effet Hall

Laurent Pietri ~ 14 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

�⃗ créé par une distribution cylindre uniforme en volume.


a) Calculer le champ 𝐵𝐵
Un câble cylindrique, d’axe Oz et de rayon a, est parcouru par un courant d’intensité I uniformément réparti. On étudie
le champ magnétique créé par le câble à une distance r petite devant la longueur du câble, on le supposera donc infini

On modélise alors la distribution de courant par le vecteur densité de courant électrique 𝚥𝚥⃗, uniforme en tout point du
fil, qui vaut :
𝐼𝐼
𝐼𝐼 = 𝑗𝑗 π𝑎𝑎2 ⇒ 𝚥𝚥⃗ = 2 ����⃗
𝑢𝑢
π𝑎𝑎 𝑧𝑧
- Symétries et des antisymétries
Le plan Π = (𝑀𝑀, ����⃗,
𝑢𝑢𝑟𝑟 𝑢𝑢����⃗) �⃗
𝑧𝑧 est plan de symétrie donc : 𝐵𝐵(𝑀𝑀) = 𝐵𝐵(𝑟𝑟, 𝜃𝜃, 𝑧𝑧)𝑢𝑢
����⃗
𝜃𝜃
- Invariances :
La distribution est invariante par rotation atour de l'axe (Oz) et par translation selon l'axe (Oz), on en déduit :
𝐵𝐵(𝑀𝑀) = 𝐵𝐵(𝑟𝑟)

- Choix d'un contour d'Ampère


On choisit un cercle « d’axe Oz » passant par M de rayon r d’où :
�⃗. 𝑑𝑑𝑙𝑙⃗ = 𝜇𝜇0 𝐼𝐼𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 ⇒ 2π 𝑟𝑟 𝐵𝐵(𝑟𝑟) = 𝜇𝜇0 𝐼𝐼𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
� 𝐵𝐵
𝐶𝐶

Il faut distinguer les deux cas qui correspondent à M à l'extérieur du fil et M à l'intérieur, comme le montrent les
figures suivantes :

- Lorsque M est à l'extérieur, le courant enlacé est le courant total, I alors :


𝜇𝜇 𝐼𝐼
⇒ 𝐵𝐵 �⃗(𝑟𝑟 > 𝑎𝑎) = 0 ����⃗ 𝑢𝑢
2π 𝑟𝑟 θ
- Lorsque M est à l'intérieur, le courant enlacé est :
𝐼𝐼 𝑟𝑟
𝐼𝐼𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 𝑗𝑗 π𝑟𝑟² = 2 π𝑟𝑟² = 𝐼𝐼 � � ²
π𝑎𝑎 𝑎𝑎
𝜇𝜇0 𝐼𝐼𝐼𝐼
⇒ 𝐵𝐵�⃗(𝑟𝑟 < 𝑎𝑎) = 𝑢𝑢
����⃗
2π 𝑎𝑎² θ

Laurent Pietri ~ 15 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

b) Calculer le champ 𝐵𝐵�⃗ créé par un fil infini.


- Le plan Π = (𝑀𝑀, 𝑢𝑢 ����⃗,
𝑟𝑟 ����⃗)
�⃗(𝑀𝑀) = 𝐵𝐵(𝑟𝑟, 𝜃𝜃, 𝑧𝑧)𝑢𝑢
𝑢𝑢𝑧𝑧 est plan de symétrie donc : 𝐵𝐵 ����⃗
𝜃𝜃
- La distribution est invariante par rotation atour de l'axe (Oz) et par
translation selon l'axe (Oz), on en déduit : 𝐵𝐵(𝑀𝑀) = 𝐵𝐵(𝑟𝑟)
- Choix d'un contour d'Ampère : on choisit un cercle « d’axe Oz »
passant par M de rayon r d’où :
�⃗. 𝑑𝑑𝑙𝑙⃗ = 𝜇𝜇0 𝐼𝐼𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 ⇒ 2π 𝑟𝑟 𝐵𝐵(𝑟𝑟) = 𝜇𝜇0 𝐼𝐼𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
� 𝐵𝐵
𝐶𝐶
On choisit donc le contour Γ, orienté dans le même sens que 𝑢𝑢 𝜃𝜃 pour appliquer le
����⃗
théorème d'Ampère :
�⃗. 𝑑𝑑𝑙𝑙⃗ = � 𝐵𝐵(𝑟𝑟). 𝑟𝑟𝑟𝑟θ = 𝜇𝜇0 𝐼𝐼𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 ⇔ 2π 𝑟𝑟 𝐵𝐵(𝑟𝑟) = 𝜇𝜇0 𝐼𝐼𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑜𝑜ù 𝐼𝐼𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = 𝐼𝐼
� 𝐵𝐵
𝐶𝐶 𝐶𝐶
𝜇𝜇0 𝐼𝐼
�⃗ =
⇒ 𝐵𝐵 ����⃗
𝑢𝑢
2π 𝑟𝑟 θ

c) Calculer le champ 𝐵𝐵 �⃗ créé par un solénoïde infini.


Le solénoïde infini est un dispositif idéalisé qui présente des propriétés de symétries intéressantes, on admet qu'il impose
un champ magnétique nul à l'extérieur :𝑩𝑩 ��⃗𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 = 𝟎𝟎. Un solénoïde infini parcouru par un courant I crée un champ magnétique
nul à l'extérieur de celui-ci.
- Étude des symétries et des antisymétries
Le plan perpendiculaire à l'axe (Oz) et qui passe par
le point M est plan de symétrie pour la distribution de
courants.
⇒ 𝐵𝐵 �⃗ = 𝐵𝐵 ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧
- Étude des invariances
La distribution est invariante par rotation atour de l'axe
(Oz) et par translation selon l'axe (Oz), on en déduit :
𝐵𝐵(𝑀𝑀) = 𝐵𝐵(𝑟𝑟)
- Choix d'un contour d'Ampère
On choisit successivement deux contours d'Ampère rectangulaires, comme le montre la figure suivante :

Les deux contours ont l’axe Oz en commun, mais l’un des deux se referme à l’intérieur du solénoïde, l’autre à l’extérieur.

- Appliquons le théorème d’Ampère à celui de l’intérieur :


�⃗. 𝑑𝑑𝑙𝑙⃗ = 0 ⇔ 𝐵𝐵𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑙𝑙 − 𝐵𝐵(𝑟𝑟 < 𝑎𝑎)𝑙𝑙 = 0
� 𝐵𝐵
𝐶𝐶
⇔ 𝐵𝐵(𝑟𝑟 < 𝑎𝑎) = 𝐵𝐵𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎

- Appliquons le théorème d’Ampère à celui de l’extérieur :


�⃗. 𝑑𝑑𝑙𝑙⃗ = 𝜇𝜇0 𝑁𝑁𝑁𝑁 ⇔ 𝐵𝐵𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑙𝑙 − 𝐵𝐵(𝑟𝑟 > 𝑎𝑎)𝑙𝑙 = 𝜇𝜇0 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛
� 𝐵𝐵
𝐶𝐶
⇔ 𝐵𝐵(𝑟𝑟 > 𝑎𝑎) = 𝐵𝐵𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 − 𝜇𝜇0 𝑛𝑛𝑛𝑛 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 = 0
⇔ 𝐵𝐵𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 = 𝜇𝜇0 𝑛𝑛𝑛𝑛
⇒ ��⃗
𝑩𝑩𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊𝒊 = 𝝁𝝁𝟎𝟎 𝒏𝒏𝒏𝒏 ����⃗
𝒖𝒖𝒛𝒛

Laurent Pietri ~ 16 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

d) Calculer l’inductance propre d’un solénoïde infini.


Dans le cas d’une spire du solénoïde infini on a :
����⃗ = 𝐵𝐵 � 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝐵𝐵π𝑎𝑎²
�⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜙𝜙1 = � 𝐵𝐵
𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠
⇒ Dans le cas du solénoïde infini on a :
𝜙𝜙 = 𝑁𝑁𝜙𝜙1 = 𝑁𝑁 × 𝜇𝜇0 𝑛𝑛𝑛𝑛 × π 𝑎𝑎²
𝑎𝑎2
⇔ 𝜙𝜙 = 𝜇𝜇0 𝑁𝑁 2 π 𝐼𝐼 = 𝐿𝐿𝐿𝐿
𝑙𝑙
π𝑎𝑎2
⇒ 𝐿𝐿 = 𝜇𝜇0 𝑁𝑁 2
𝑙𝑙

e) Calculer le moment magnétique du système électron-proton et donner l’unité du


moment magnétique en physique atomistique.
Intéressons-nous au modèle planétaire de l’atome. On considère que l’électron génère une
𝑞𝑞
boucle de courant circulaire parcourue par un courant 𝐼𝐼 = où q est la charge de l’électron et
𝑇𝑇
T la période de son mouvement d’où :
𝑞𝑞
⎧ ��⃗ = 𝐼𝐼 𝑆𝑆⃗ =
𝑀𝑀 π𝑟𝑟 2 ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧
⎪ 𝑇𝑇
����⃗
𝐿𝐿𝑜𝑜 = 𝑂𝑂𝑂𝑂 ∧ 𝑚𝑚𝑣𝑣⃗ = 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 ����⃗ 𝑢𝑢𝑧𝑧
⎨ 2π𝑟𝑟
⎪ 𝑇𝑇 =
⎩ 𝑣𝑣
𝑞𝑞 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞
⇒ 𝑀𝑀 ��⃗ = π𝑟𝑟 2 𝑣𝑣 𝑢𝑢
����⃗𝑧𝑧 = ����⃗
𝑢𝑢
2π𝑟𝑟 2 𝑧𝑧
𝑞𝑞
⇒ 𝑀𝑀 ��⃗ = 𝐿𝐿 ����⃗
𝑢𝑢
2𝑚𝑚 𝑧𝑧 𝑧𝑧
��⃗ = γ��⃗
On pose 𝑀𝑀 𝐿𝐿 où γ est appelé rapport gyromagnétique. Pour le mouvement orbital de l’électron autour du
noyau :
−𝑒𝑒
γ = 2𝑚𝑚
𝑒𝑒ℎ
On pose : µ𝐵𝐵 = ��⃗ = ±𝑛𝑛𝜇𝜇𝐵𝐵 ����⃗
= 9,3 10−24 𝐴𝐴𝑚𝑚2 l’unité de moment magnétique atomistique vu que 𝐿𝐿𝑧𝑧 = ±𝑛𝑛ℎ ⇒ 𝑀𝑀 𝑢𝑢𝑧𝑧
2𝑚𝑚

f) Donnez les analogies et différences entre les deux dipôles


dipôle 𝐸𝐸�⃗ dipôle 𝐵𝐵�⃗
Moment ������⃗
𝑝𝑝⃗ = 𝑞𝑞 𝑁𝑁𝑁𝑁 􏿓􏿓� > 􏿏􏿏!􏿙􏿙𝕫𝕫
Potentiel 𝑝𝑝⃗. ����⃗
𝑢𝑢𝑟𝑟 Hors-Programme
𝑉𝑉(𝑀𝑀) =
(𝑟𝑟 >> 𝑎𝑎) 4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 2
Champ créé (𝑟𝑟 >> 𝑎𝑎) 𝐸𝐸�⃗ (𝑀𝑀) = �⃗(𝑀𝑀) =
𝐵𝐵
1 𝜇𝜇0
(3(𝑝𝑝⃗. ����⃗)𝑢𝑢
𝑢𝑢𝑟𝑟 ����⃗𝑟𝑟 − 𝑝𝑝⃗) �3�􏿓􏿓���⃗. 𝑢𝑢
����⃗�𝑢𝑢
𝑟𝑟 ����⃗
���⃗
𝑟𝑟 − 􏿓􏿓 �
4𝜋𝜋𝜀𝜀0 𝑟𝑟 3 4𝜋𝜋𝑟𝑟 3
Lignes de champ (et
équipotentielles)

Force subie dans un champ 𝐹𝐹⃗ = �𝑝𝑝⃗. ����������⃗


𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 � �������⃗
𝐸𝐸𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐹𝐹⃗ = �􏿓􏿓���⃗. ����������⃗
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 � ��������⃗
𝐵𝐵𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
extérieur �⃗ �������⃗ ��������⃗
= 0 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝐸𝐸𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 �⃗ ��������⃗ ��������⃗
= 0 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝐵𝐵𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
Couple subi dans un champ Γ⃗ = 𝑝𝑝⃗ ∧ 𝐸𝐸�⃗𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 ⃗ ���⃗
Γ = 􏿓􏿓 ∧ 𝐵𝐵𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 �⃗
extérieur
Energie potentielle du dipôle 𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝑝𝑝⃗. 𝐸𝐸�⃗𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐸𝐸𝑝𝑝 = −􏿓􏿓���⃗. 𝐵𝐵
�⃗𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
Le couple tend à aligner le dipôle avec le champ extérieur et une résultante entraine le dipôle vers les zones de fort
champ (si le champ est non-uniforme).

Laurent Pietri ~ 17 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

g) Calculer la déviation des particules d’Argent dans le cas de l’expérience de Stern/Gerlach en fonction de constantes
𝜕𝜕𝜕𝜕
et de , 𝑙𝑙 (𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙 ′ 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎), 𝐷𝐷 (𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 − 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎) 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑇𝑇 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟.
𝜕𝜕𝜕𝜕

Appliquons le PFD à la particule d’Argent dans le référentiel galiléen :


𝜕𝜕𝜕𝜕 µ𝑧𝑧 𝜕𝜕𝜕𝜕 µ𝑧𝑧 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑡𝑡 2
𝑚𝑚𝑧𝑧̈ = 𝐹𝐹 = µ 𝑧𝑧 𝜕𝜕𝜕𝜕 ⇒ �
𝑣𝑣 = 𝑡𝑡 𝑧𝑧 =
� 𝑧𝑧 𝑧𝑧
𝑚𝑚 𝜕𝜕𝜕𝜕 ⇒ � 𝑚𝑚 𝜕𝜕𝜕𝜕 2
𝑚𝑚𝑥𝑥̈ = 0 𝑣𝑣𝑥𝑥 = 𝑢𝑢 𝑥𝑥 = 𝑢𝑢𝑢𝑢
𝑥𝑥 2
µ𝑧𝑧 𝜕𝜕𝜕𝜕 �𝑢𝑢�
⇒ 𝑧𝑧 =
𝑚𝑚 𝜕𝜕𝜕𝜕 2
Donc en sortie d’aimant :
𝜕𝜕𝜕𝜕 µ 𝜕𝜕𝜕𝜕
tan α = � = 𝑧𝑧 2 𝑙𝑙 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑍𝑍 = (𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡α) 𝑋𝑋
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑢𝑢 𝜕𝜕𝜕𝜕
µ 𝜕𝜕𝜕𝜕
⇒ 𝑍𝑍 = 𝑧𝑧 2 𝑙𝑙𝑙𝑙
𝑚𝑚𝑢𝑢 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑂𝑂𝑂𝑂 𝑢𝑢2 = 3𝑘𝑘𝐵𝐵 𝑇𝑇
µ 𝜕𝜕𝜕𝜕
⇒ 𝑍𝑍 = 𝑧𝑧 𝑙𝑙𝑙𝑙
3𝑘𝑘𝐵𝐵 𝑇𝑇 𝜕𝜕𝜕𝜕

EM6 – Synthèse

• Loi de Faraday
Soit un circuit électrique filiforme orienté arbitrairement par le sens conventionnel de i. Soit 𝑆𝑆⃗ le vecteur surface de ce
circuit, orienté par i et la règle de la main droite. Le circuit est le siège d'une force électromotrice induite e, orientée
𝑑𝑑𝑑𝑑
conventionnellement dans le même sens que i (convention générateur) et telle que : 𝑒𝑒 = − 𝑜𝑜ù 𝑒𝑒 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉.
𝑑𝑑𝑑𝑑

• Loi de Lenz
Le sens du courant induit est tel que, par ses effets, il tend à s'opposer aux causes qui lui ont donné naissance.

• Transformateur
Pour un transformateur, en régime alternatif :
𝑈𝑈 𝑁𝑁2 𝑖𝑖 𝑁𝑁1 1
La relation des tensions s’écrit : � 2� = = 𝑚𝑚. La relation des courants s’écrit, en charge : � 2 � = =
𝑈𝑈1 𝑁𝑁1 𝑖𝑖1 𝑁𝑁2 𝑚𝑚

• Couplage électromécanique
Pour un circuit mobile dans un champ magnétique stationnaire, la puissance mécanique fournie au circuit par les
actions de Laplace induites est l'opposé de la puissance électrique fournie au circuit par la fem induite :
𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑒𝑒 = − 𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝐹𝐹�������⃗
𝑙𝑙𝑙𝑙

Laurent Pietri ~ 18 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

EM6 – SVF

a) Exprimer le bilan énergétique sur un circuit couplé par inductance mutuelle en donnant l’expression de 𝐸𝐸1 𝑖𝑖1 + 𝐸𝐸2 𝑖𝑖2

b) Démontrer le rapport des tensions et des courants pour un transformateur.

a) Effectuer un bilan énergétique dans le cadre du haut-parleur simplifié à l’aide du schéma suivant afin de retrouver
𝑑𝑑 1 1 1
l’équation suivante : 𝜀𝜀𝜀𝜀 = � 𝐿𝐿𝑖𝑖 2 + 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 + 𝑘𝑘𝑥𝑥 2 � + 𝑅𝑅𝑖𝑖 2 + 𝜆𝜆𝑣𝑣 2 + 𝛼𝛼𝑣𝑣 2 . On notera 𝐹𝐹⃗ = −α𝑣𝑣⃗ la force de
𝑑𝑑𝑑𝑑 2 2 2
frottement fluide exercée par l’air sur la membrane du haut-parleur.

Exercices classiques à connaître :


- EM61 – Balance de Cotton
- EM62 – Pendule conducteur
- EM63 – Freinage électromagnétique
- EM65 – Circuits électriques couplés
- EM68 – Deux tiges

a) Exprimer le bilan énergétique sur un circuit couplé par inductance mutuelle en donnant l’expression de 𝐸𝐸1 𝑖𝑖1 + 𝐸𝐸2 𝑖𝑖2

Les équations électrocinétiques obtenues par application de la loi des mailles à chaque circuit s'écrivent :
𝐿𝐿1 𝑑𝑑𝑖𝑖1 𝑀𝑀𝑀𝑀𝑖𝑖2
𝐸𝐸1 − − = 𝑅𝑅1 𝑖𝑖1
� 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐿𝐿2 𝑑𝑑𝑖𝑖2 𝑀𝑀𝑀𝑀𝑖𝑖1
𝐸𝐸2 − − = 𝑅𝑅2 𝑖𝑖2
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑

𝑑𝑑𝑖𝑖1 𝑑𝑑𝑖𝑖2 𝑑𝑑𝑖𝑖2 𝑑𝑑𝑖𝑖1


⇒ 𝐸𝐸1 𝑖𝑖1 + 𝐸𝐸2 𝑖𝑖2 = 𝑅𝑅1 𝑖𝑖12 + 𝑅𝑅2 𝑖𝑖22 + 𝐿𝐿1 𝑖𝑖1 + 𝐿𝐿2 𝑖𝑖2 + 𝑀𝑀𝑖𝑖1 + 𝑀𝑀𝑖𝑖2
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑

Laurent Pietri ~ 19 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

𝑑𝑑 1 1
⇒ ��
𝐸𝐸1 𝑖𝑖���
1 + 𝐸𝐸��
2 𝑖𝑖2 = 𝑅𝑅
2 2
𝐿𝐿 𝑖𝑖 2 + 𝐿𝐿2 𝑖𝑖22 + 𝑀𝑀𝑖𝑖1 𝑖𝑖2 �
1 𝑖𝑖1 + 𝑅𝑅2 𝑖𝑖2 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����������������
������� 2 1 1 2
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗
𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝐸𝐸𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚

b) Démontrer le rapport des tensions et des courants pour un transformateur.

- Relation en tension
Le champ magnétique étant parfaitement canalisé dans le tore, son flux Φ a la même valeur à travers toute section
du tore : Φ s'appelle le flux commun.

𝑁𝑁1 𝑑𝑑Φ1
Φ1 = N1 Φ 𝑒𝑒1 = −
⇒� ⇒� dt
Φ2 = N2 Φ N2 dΦ2
e2 = −
dt
Or :
𝑈𝑈1 = −𝑒𝑒1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑈𝑈2 = −𝑒𝑒2 .
D’où :
𝑈𝑈2 𝑒𝑒2 𝑁𝑁2
= = = 𝑚𝑚
𝑈𝑈1 𝑒𝑒1 𝑁𝑁1

- Relation en courant
L'application du théorème d'Ampère sur une ligne de champ mène à :
𝐵𝐵𝐵𝐵 = µ0 µ𝑟𝑟 (𝑁𝑁1 𝑖𝑖1 + 𝑁𝑁2 𝑖𝑖2 )
Attendu que pour un bon milieu « ferromagnétique » doux, 𝜇𝜇𝑟𝑟 = 105 , on a :
𝑖𝑖2 𝑁𝑁1 1
𝑁𝑁1 𝑖𝑖1 + 𝑁𝑁2 𝑖𝑖2 ~0 ⇒ = − =−
𝑖𝑖1 𝑁𝑁2 𝑚𝑚

c) Effectuer un bilan énergétique dans le cadre du haut-parleur simplifié à l’aide du schéma suivant afin de retrouver
𝑑𝑑 1 1 1
l’équation suivante : 𝜀𝜀𝜀𝜀 = � 𝐿𝐿𝑖𝑖 2 + 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 + 𝑘𝑘𝑥𝑥 2 � + 𝑅𝑅𝑖𝑖 2 + 𝜆𝜆𝑣𝑣 2 + 𝛼𝛼𝑣𝑣 2 . On notera 𝐹𝐹⃗ = −α𝑣𝑣⃗ la force de
𝑑𝑑𝑑𝑑 2 2 2
frottement fluide exercée par l’air sur la membrane du haut-parleur.

- Equation éléctrique
On note a la longueur du rectangle formé par le circuit lorsque l'ensemble est à l'équilibre mécanique (ressort ni tendu
ni comprimé). On note x l'écart algébrique de position de la barre par rapport à cet état d'équilibre. L'aire du rectangle

Laurent Pietri ~ 20 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

est donc (a + x).l et son vecteur surface associé est, d'après l'orientation choisie pour i :
𝑆𝑆⃗ = (𝑎𝑎 + 𝑥𝑥). 𝑙𝑙𝑢𝑢
����⃗𝑧𝑧
En tenant compte en plus du flux propre,le flux magnétique total à travers le circuit est :
Φ = (𝑎𝑎 + 𝑥𝑥). 𝑙𝑙𝑙𝑙 + 𝐿𝐿𝐿𝐿
La fem induite, orientée en convention générateur, est donnée par la loi de Faraday :
𝑑𝑑Φ 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑒𝑒 = − = −𝐿𝐿 − 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑

𝑑𝑑𝑑𝑑
L'équation électrique de la barre est : ε + 𝑒𝑒 = 𝑅𝑅𝑅𝑅 ⇔ ε − 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵 − 𝐿𝐿 = 𝑅𝑅𝑅𝑅
𝑑𝑑𝑑𝑑
- Equation mécanique
La barre est soumise :
o Aux actions de Laplace 𝐹𝐹𝑙𝑙𝑙𝑙 = 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 ����⃗, 𝑢𝑢𝑥𝑥
��������������⃗
o A l'action de rappel du ressort 𝐹𝐹𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 = −𝑘𝑘𝑘𝑘 ����⃗, 𝑢𝑢𝑥𝑥
o Aux forces de frottements fluides exercées par l’air sur la membrane : 𝐹𝐹 ����������⃗
𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 = − α𝑣𝑣 ����⃗
𝑢𝑢𝑥𝑥
�⃗
o Ainsi qu'à son poids : 𝑃𝑃 = −𝑚𝑚𝑚𝑚 ����⃗ 𝑢𝑢𝑧𝑧
o Et à la réaction normale des rails 𝑁𝑁 �⃗ = 𝑁𝑁 ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧
En projection sur ����⃗,
𝑢𝑢𝑥𝑥 la loi de la quantité de mouvement appliquée à la barre s'écrit :
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − 𝑘𝑘𝑘𝑘 − α𝑣𝑣 = 𝑚𝑚
𝑑𝑑𝑑𝑑
- Bilan énergétique
Pour réaliser le bilan énergétique, on multiplie l'équation électrique par i et l'équation mécanique par v :
𝑑𝑑𝑑𝑑
ε𝑖𝑖 − 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵 − 𝐿𝐿 𝑖𝑖 = 𝑅𝑅𝑖𝑖 2
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘 − α𝑣𝑣 2 = 𝑚𝑚 𝑣𝑣
𝑑𝑑𝑑𝑑
On réorganise les termes et on fait apparaître des dérivées remarquables :
𝑑𝑑 1
ε𝑖𝑖 − 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵 = 𝑅𝑅𝑖𝑖 2 + � 𝐿𝐿𝑖𝑖 2 �
𝑑𝑑𝑑𝑑 2
𝑑𝑑 1 2 1
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 = � 𝑘𝑘𝑥𝑥 + 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 � − α𝑣𝑣 2
𝑑𝑑𝑑𝑑 2 2
On combine les deux équations de manière à faire disparaître le terme 𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏𝑏 ces deux termes :
𝑑𝑑 1 1 1
𝜀𝜀𝜀𝜀
⏟ = � 𝐿𝐿𝑖𝑖 2 + 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 + 𝑘𝑘𝑥𝑥 2 � + 𝑅𝑅𝑖𝑖 ��2��� + 𝛼𝛼𝑣𝑣��2
𝑃𝑃 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓
𝑑𝑑𝑑𝑑 �����������������
2 2 2 𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑒𝑒 𝐸𝐸𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 +𝐸𝐸𝑐𝑐 +𝐸𝐸𝑝𝑝,é𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓

EM7 – SVF

𝜕𝜕𝑢𝑢𝑒𝑒𝑒𝑒
a) À l’aide d’un bilan d’énergie électromagnétique, retrouvez l’équation de Poynting : ��⃗� + 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ = 0
+ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑�Π
𝜕𝜕𝑡𝑡
b) À partir des équations de Maxwell, donner l’expression du vecteur de Poynting et de la densité d’énergie
électromagnétique dans le cadre de la jauge de Poynting.
c) Vérifier l’équation de Poynting un cylindre conducteur, de conductivité électrique γ , de rayon a, parcouru par le
courant I uniformément réparti en volume :

d) Donnez les équations de Maxwell dans le vide, puis démontrer l’équation de propagation dans le vide.

Laurent Pietri ~ 21 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

Exercices classiques à connaître :


- EM71 – Alternateur dans un cylindre
- EM72 – Courants de Foucault dans un cylindre
- EM73 – Energie magnétique dans une bobine
- EM76 – Pince ampèremétrique
- EM78 – Plaque de cuivre

𝜕𝜕𝑢𝑢𝑒𝑒𝑒𝑒
a) À l’aide d’un bilan d’énergie électromagnétique, retrouvez l’équation de Poynting : ��⃗� + 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ = 0
+ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑�Π
𝜕𝜕𝑡𝑡
Pour effectuer le bilan d'énergie électromagnétique, on raisonne sur un volume V de l'espace, fixe dans le référentiel
dans lequel est défini le champ électromagnétique étudié.

L'énergie contenue dans V varie pendant la durée dt d'une quantité : 𝑈𝑈𝑒𝑒𝑒𝑒 (𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − 𝑈𝑈𝑒𝑒𝑒𝑒 (𝑡𝑡) = −𝑃𝑃𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑑𝑑𝑑𝑑 − 𝑃𝑃𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑
Cette énergie varie, car une partie a été rayonnée pendant la durée dt et une autre, a été cédée aux porteurs de charge.
Le signe «-» traduit le fait que l’énergie est cédée (perdue) par le système.
Soit :

��𝑢𝑢𝑒𝑒𝑒𝑒 (𝑀𝑀, 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − 𝑢𝑢𝑒𝑒𝑒𝑒 (𝑀𝑀, 𝑡𝑡)�𝑑𝑑τ = − � �Π ����⃗𝑑𝑑𝑑𝑑 − � 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ 𝑑𝑑τ 𝑑𝑑𝑑𝑑
�⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑
Σ 𝑉𝑉
𝑉𝑉
∂uem
⇔� ��⃗) 𝑑𝑑τ 𝑑𝑑𝑑𝑑 − � 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ 𝑑𝑑τ 𝑑𝑑𝑑𝑑
dt dτ = − � 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(Π
∂t 𝑉𝑉 𝑉𝑉
𝑉𝑉
𝜕𝜕𝑢𝑢𝑒𝑒𝑒𝑒
⇒� � + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑��Π
�⃗� + 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ � 𝑑𝑑τ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 0 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑉𝑉.
𝑉𝑉 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝑢𝑢𝑒𝑒𝑒𝑒
⇒ + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑�Π ��⃗� + 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ = 0
𝜕𝜕𝑡𝑡

b) À partir des équations de Maxwell, donner l’expression du vecteur de Poynting et de la densité d’énergie
électromagnétique dans le cadre de la jauge de Poynting.
ρ 𝜕𝜕𝐵𝐵 �⃗ 𝜕𝜕𝐸𝐸�⃗
𝑀𝑀𝑀𝑀 ∶ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐸𝐸�⃗ = �⃗ = 0 • 𝑀𝑀𝑀𝑀 ∶ 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
• 𝑀𝑀𝑀𝑀 ∶ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐵𝐵 ������⃗ 𝐸𝐸�⃗ = − • 𝑀𝑀𝑀𝑀 ∶ 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 �⃗ = µ 𝚥𝚥⃗ + ε0 µ
������⃗ 𝐵𝐵
ε0 𝜕𝜕𝜕𝜕 0 0 𝜕𝜕𝜕𝜕
On exprime alors le vecteur 𝚥𝚥⃗, que l'on multiplie scalairement par 𝐸𝐸�⃗ :
1 𝜕𝜕𝐸𝐸�⃗ 𝜕𝜕𝐸𝐸�⃗ 1
𝚥𝚥⃗ = ������⃗ �⃗ − ε0
𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝐵𝐵 ⇒ 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ = −ε0 . 𝐸𝐸�⃗ + �𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 �⃗�. 𝐸𝐸�⃗
������⃗ 𝐵𝐵
µ0 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 µ0

�⃗
Or : 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑�𝐸𝐸�⃗ ∧ 𝐵𝐵
�⃗� = 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
������⃗ 𝐸𝐸�⃗ . 𝐵𝐵
�⃗ − 𝐸𝐸�⃗ . 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 �⃗ ⇒ 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ = −ε0 𝜕𝜕𝐸𝐸 . 𝐸𝐸�⃗ +
������⃗ 𝐵𝐵 1
�−𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑�𝐸𝐸�⃗ ∧ 𝐵𝐵
�⃗� + 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
������⃗ 𝐸𝐸�⃗ . 𝐵𝐵
�⃗�
𝜕𝜕𝜕𝜕 µ0
𝜕𝜕𝐸𝐸�⃗ 1 �⃗
𝜕𝜕𝐵𝐵
⇒ 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ = −ε0 . 𝐸𝐸�⃗ + �−𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑�𝐸𝐸�⃗ ∧ 𝐵𝐵
�⃗� + − �⃗�
. 𝐵𝐵
𝜕𝜕𝜕𝜕 µ0 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕 ε0 𝐸𝐸 2 𝐵𝐵2 1
⇒ 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ = − � + � − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑�𝐸𝐸�⃗ ∧ 𝐵𝐵�⃗�
𝜕𝜕𝜕𝜕 2 2 µ0 µ0
∂uem
Or ∶ 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ = − ��⃗�
− 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑�Π
∂t
Par identification on obtient la jauge de Poynting :
ε0 𝐸𝐸 2 𝐵𝐵2
- Densité d’énergie électromagnétique : 𝑢𝑢𝑒𝑒𝑒𝑒 = +
2 2µ0
�⃗ �⃗
- ��⃗ = 𝐸𝐸∧𝐵𝐵
Vecteur de Poynting : Π
µ0

Laurent Pietri ~ 22 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Electromagnétisme Synthèse et savoir-faire Physique : PC

c) Vérifier l’équation de Poynting un cylindre conducteur, de conductivité électrique γ , de rayon a, parcouru par le
courant I uniformément réparti en volume :

𝐼𝐼 𝚥𝚥⃗ 𝐼𝐼
Soit : 𝚥𝚥⃗(𝑟𝑟 < 𝑎𝑎) = 𝑢𝑢𝑧𝑧 ⇒ 𝐸𝐸�⃗ (𝑟𝑟 < 𝑎𝑎) = =
����⃗ 𝑢𝑢𝑧𝑧
����⃗
π𝑎𝑎2 γ γπ𝑎𝑎2
µ0 𝑗𝑗𝑗𝑗 µ0 𝐼𝐼𝐼𝐼
�⃗(𝑟𝑟 < 𝑎𝑎) =
Et : 𝐵𝐵 𝑢𝑢
����⃗θ = 𝑢𝑢θ
����⃗
2 2π𝑎𝑎2
Or :
2
𝐵𝐵2 ε0 𝐸𝐸 2 ε0 𝐼𝐼 2 2 1 µ 𝐼𝐼𝐼𝐼
𝑈𝑈𝑒𝑒𝑒𝑒 = �� + � 𝑑𝑑τ ⇔ 𝑈𝑈𝑒𝑒𝑒𝑒 = � � π𝑎𝑎 ℎ + � � 0 2 � 2π𝑟𝑟ℎ𝑑𝑑𝑑𝑑
2 2µ 0 2 γπ𝑎𝑎2 2µ 0 2π𝑎𝑎
𝑀𝑀∈𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 𝑀𝑀∈𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶
2
𝐼𝐼 2 ε0πℎ µ 𝐼𝐼 𝑎𝑎4
⇔ 𝑈𝑈𝑒𝑒𝑒𝑒 = � 2 � π𝑎𝑎2 ℎ + � 0 2 �
2 γπ𝑎𝑎 µ0 2π𝑎𝑎 4
ε0 𝐼𝐼2 ℎ µ0 𝐼𝐼2 ℎ 𝑑𝑑𝑈𝑈𝑒𝑒𝑒𝑒
⇔ 𝑈𝑈𝑒𝑒𝑒𝑒 = 2 2 + = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ⇒ =0
2γ π𝑎𝑎 16π 𝑑𝑑𝑑𝑑

Calculons la puissance rayonnée par le volume, le vecteur de Poynting s’exprime par :


𝐸𝐸�⃗ ∧ 𝐵𝐵 �⃗ 𝐼𝐼 2 𝑟𝑟
��⃗ =
Π = − � 2� 𝑢𝑢
����⃗
µ0 π𝑎𝑎 2γ 𝑟𝑟
𝐼𝐼 2 𝑎𝑎
⇒ 𝑃𝑃𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 = � �Π ����⃗ = − �
�⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑 � 2π𝑎𝑎ℎ
𝑆𝑆𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 π𝑎𝑎2 2γ
𝐼𝐼 2 ℎ
⇒ 𝑃𝑃𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 = −
γπ𝑎𝑎2
Calculons la puissance cédée aux porteurs :
𝑃𝑃𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = � 𝚥𝚥⃗. 𝐸𝐸�⃗ 𝑑𝑑τ = γ𝐸𝐸 2 π𝑎𝑎2 ℎ
𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣
2
𝐼𝐼 𝐼𝐼 2 ℎ
⇔ 𝑃𝑃𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = γ � 2 � π𝑎𝑎2 ℎ =
γπ𝑎𝑎 γπ𝑎𝑎2
Par conséquent :
𝑑𝑑𝑈𝑈𝑒𝑒𝑒𝑒
+ 𝑃𝑃𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 + 𝑃𝑃𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 = 0
���
𝑑𝑑𝑑𝑑
=0

d) Donnez les équations de Maxwell dans le vide, puis démontrer l’équation de propagation dans le vide.
Equations de Maxwell, en régimes variables dans le vide :
- Maxwell-Gauss : 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐸𝐸�⃗ = 0 (M.G)
- Maxwell-Flux ou Thomson : 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐵𝐵 �⃗ = 0 (M.φ)
�⃗
𝜕𝜕𝐵𝐵
������⃗ 𝐸𝐸�⃗ = −
- Maxwell-Faraday : 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 (M.F)
𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝐸𝐸�⃗
- �⃗ = 𝜀𝜀0 𝜇𝜇0
Maxwell-Ampère : 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝐵𝐵 (M.A)
𝜕𝜕𝜕𝜕

�⃗
Soit : ������⃗
𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 ������⃗ �𝜕𝜕𝐵𝐵 �
������⃗ 𝐸𝐸�⃗ � = −𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
𝜕𝜕𝜕𝜕
Les opérateurs rotationnel et dérivation par rapport au temps portent sur des variables indépendantes donc ils commutent.
𝜕𝜕�������⃗ �⃗
𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝐵𝐵 𝜕𝜕 2 𝐸𝐸�⃗
⇒ ������⃗ ������⃗ 𝐸𝐸�⃗ � = − �
𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 � = −𝜀𝜀0 𝜇𝜇0
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕²
Or : 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟
������⃗ �𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 �⃗𝐸𝐸�⃗ + ����������⃗
������⃗ 𝐸𝐸�⃗ � = −∆ 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 �𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐸𝐸�⃗ � = −∆ �⃗𝐸𝐸�⃗
𝜕𝜕 2 𝐸𝐸�⃗
⇒ − �∆⃗𝐸𝐸�⃗ = −𝜀𝜀0 𝜇𝜇0
𝜕𝜕𝜕𝜕²
D’où :
1 𝜕𝜕 2 𝐸𝐸�⃗ 1
�∆⃗𝐸𝐸�⃗ = 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐 2 =
𝑐𝑐 2 𝜕𝜕𝜕𝜕² 𝜀𝜀0 𝜇𝜇0

Laurent Pietri ~ 23 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

TH1 – Synthèse

• Premier et second principe industriel


Dans le cas d’un écoulement en régime stationnaire de débit massique 𝐷𝐷𝑚𝑚 , la variation d’énergie totale massique entre l’entrée et la sortie d’un
organe est donnée par le premier principe industriel :
[ℎ + 𝑒𝑒𝑐𝑐 + 𝑒𝑒𝑝𝑝 ]𝑒𝑒𝑠𝑠 = 𝑤𝑤𝑢𝑢 + 𝑞𝑞 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝐷𝐷𝑚𝑚 [ℎ + 𝑒𝑒𝑐𝑐 + 𝑒𝑒𝑝𝑝 ]𝑒𝑒𝑠𝑠 = 𝑃𝑃𝑡𝑡ℎ + 𝑃𝑃𝑢𝑢
où 𝑤𝑤𝑢𝑢 est le travail utile massique correspondant au travail autre que les forces de pression reçu par un kilogramme de fluide en écoulement et q est le
transfert thermique massique reçu correspondant au transfert thermique reçu par un kilogramme de fluide en écoulement durant la traversée de l’organe.
Dans le cas d’un écoulement en régime stationnaire, la variation d’entropie massique entre l’entrée et la sortie d’un organe est donnée par le
deuxième principe industriel :
𝛿𝛿𝛿𝛿
𝑠𝑠𝑠𝑠 − 𝑠𝑠𝑒𝑒 = 𝑠𝑠é𝑐𝑐ℎ + 𝑠𝑠𝑐𝑐𝑐𝑐éé𝑒𝑒 𝑜𝑜ù 𝑠𝑠𝑒𝑒 = � 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑠𝑠𝑐𝑐 ≥ 0
𝑇𝑇𝑠𝑠
où 𝑠𝑠𝑐𝑐 est l’entropie massique créée et 𝑠𝑠𝑒𝑒 est l’entropie massique échangée lors d’un transfert thermique avec une source à la température 𝑇𝑇𝑠𝑠 .

• Diagrammes thermodynamiques
Les diagrammes (p, h) ou (T, s) sont utilisés en pratique pour représenter l’évolution de l’état du fluide au cours du cycle d’une machine thermique :

• Calculs de différentes grandeurs massiques sur le palier de changement d’état


Un système diphasé L-G vérifie les relations suivantes :
𝑦𝑦 = 𝑥𝑥𝐿𝐿 𝑦𝑦𝐿𝐿 + 𝑥𝑥𝐺𝐺 𝑦𝑦𝐺𝐺 𝑦𝑦 = 𝑦𝑦𝐿𝐿 + 𝑥𝑥𝐺𝐺 ∆𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑦𝑦


𝑥𝑥𝐺𝐺 =
𝑦𝑦−𝑦𝑦𝐿𝐿
=
𝑀𝑀𝐿𝐿 𝑀𝑀 ⎪ ∆𝑦𝑦 = (𝑥𝑥𝐺𝐺2 − 𝑥𝑥𝐺𝐺1 )∆𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑦𝑦
𝑦𝑦𝐺𝐺 −𝑦𝑦𝐿𝐿 𝑀𝑀𝐿𝐿 𝑀𝑀𝐺𝐺 qui peut aussi s’écrire : ∆ℎ ∆𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣ℎ
⎨ 𝑀𝑀𝑀𝑀𝐺𝐺 ⎨∆𝑠𝑠 = 𝑇𝑇𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑒𝑒𝑒𝑒 ∆𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑠𝑠 = 𝑇𝑇𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣
𝑥𝑥
⎩ 𝐿𝐿 = 1 − 𝑥𝑥 𝐺𝐺 = ⎪
𝑀𝑀𝐿𝐿 𝑀𝑀𝐺𝐺
⎩ 𝑜𝑜ù 𝑦𝑦 = {𝑠𝑠, ℎ, 𝑣𝑣, … }

• Calculs de différentes grandeurs massiques dans la zone liquide ou vapeur


dh = cp dT = cdT ⇒ ∆h = c∆T ∆h = cp ∆T et ∆u = cv ∆T
Zone liquide : � ds = cdT ⇒ ∆s = c ln �T2� et zone vapeur assimilée à un gaz parfait : � T R p
T T1 ∆s = cp ln � 2 � − ln � 2�
T1 M p1

• Formules de première année utiles sur les exercices des machines dithermes avec changement d’état
𝑅𝑅 𝑐𝑐
⎧ 𝑐𝑐𝑝𝑝 − 𝑐𝑐𝑣𝑣 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑝𝑝 = γ
𝑀𝑀 𝑐𝑐𝑣𝑣
⎪ 𝑅𝑅 γ 𝑅𝑅 1
𝑝𝑝𝑉𝑉 γ = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
Les relations de Mayer : 𝑐𝑐𝑝𝑝 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑐𝑐𝑣𝑣 = , 𝑙𝑙es lois de Laplace pour une transformation isentropique. � 𝑇𝑇𝑉𝑉 γ−1 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑀𝑀 γ−1 𝑀𝑀 γ−1
⎨ γ 1 𝑇𝑇 γ 1−γ
𝑝𝑝 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
⎪𝐸𝐸𝐸𝐸 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 ∶ 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝑅𝑅 γ−1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐶𝐶𝑣𝑣𝑣𝑣 = 𝑅𝑅 γ−1

𝑤𝑤 𝑇𝑇 𝑇𝑇𝑐𝑐ℎ −𝑇𝑇𝑓𝑓𝑓𝑓
⎧ Moteur : 𝑟𝑟 = − 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑟𝑟𝑐𝑐 = 1 − 𝑓𝑓𝑓𝑓 =
𝑞𝑞𝑐𝑐ℎ 𝑇𝑇𝑐𝑐ℎ 𝑇𝑇𝑐𝑐ℎ
⎪ 𝑞𝑞𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑇𝑇𝑓𝑓𝑓𝑓
Rendement, efficacité et COP : Machine frigorifique : 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 = 𝑤𝑤 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑃𝑃𝑐𝑐 =
𝑇𝑇𝑐𝑐ℎ −𝑇𝑇𝑓𝑓𝑓𝑓
⎨ 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢

⎪ Pompe à chaleur : 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 = − 𝑞𝑞𝑐𝑐ℎ 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑃𝑃𝑐𝑐 = 𝑇𝑇𝑐𝑐ℎ


⎩ 𝑤𝑤𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑇𝑇𝑐𝑐ℎ −𝑇𝑇𝑓𝑓𝑓𝑓

TH1 – SVF

a) Rappeler les deux identités thermodynamiques de 𝑈𝑈(𝑆𝑆, 𝑉𝑉) 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐻𝐻(𝑆𝑆, 𝑃𝑃). En déduire deux expressions de dS pour un gaz parfait. En déduire une
expression de dS en fonction de 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑. En déduire les lois de Laplace.
b) Démontrez que 𝑄𝑄𝑣𝑣 = Δ𝑈𝑈 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑄𝑄𝑝𝑝 = Δ𝐻𝐻
c) Démontrez l’expression du rendement d’un moteur ditherme de Carnot puis les efficacités
d’une pompe à chaleur ou d’un réfrigérateur fonctionnant suivant un cycle de Carnot.
d) Démontrez les relations de Mayer.
e) Expressions de 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑 pour une phase condensée
f) Démontrez le PPI en énergie puis en puissance.
g) Démontrez le second principe de la thermodynamique pour un système ouvert.
h) Tracer un cycle de Rankine en diagramme (𝑇𝑇, 𝑠𝑠) 𝑒𝑒𝑒𝑒 (𝑃𝑃, ℎ). Dans un cycle de Rankine, le
fluide est un liquide saturant après le condenseur, une vapeur saturante après la
chaudière, un mélange diphasé à la sortie de la turbine. Dans la pompe et la turbine, les transformations sont isentropiques. Dans la chaudière
et le condenseur elles sont isobares.
i) Théorème des moments chimiques.

Laurent Pietri ~1~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

Exercices classiques à connaître :


- TH12 – Turbomachine avec changement d’état
- TH13 – Ecoulement supersonique

a) Rappeler les deux identités thermodynamiques de 𝑈𝑈(𝑆𝑆, 𝑉𝑉) 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐻𝐻(𝑆𝑆, 𝑃𝑃). En déduire deux expressions de dS pour un gaz parfait. En déduire une
expression de dS en fonction de dV et dp. En déduire les lois de Laplace.

Identités thermodynamiques : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇 − 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇 + 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉


𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝 𝐶𝐶𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑 = + 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐺𝐺𝐺𝐺 ⎧𝑑𝑑𝑑𝑑 = + 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀 ⎧ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = � + (𝛾𝛾 − 1) �
𝑇𝑇 𝑇𝑇 𝑇𝑇 𝑉𝑉 𝛾𝛾 − 1 𝑇𝑇 𝑉𝑉

𝑑𝑑 𝑜𝑜ù � ⇒
⏞ 𝐶𝐶𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑛𝑛𝑛𝑛 ⇒⏞
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑉𝑉 ⎨ ⎨ 𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 = �𝛾𝛾 − (𝛾𝛾 − 1) �
𝑇𝑇 𝑇𝑇 ⎩ 𝑇𝑇 𝑝𝑝 ⎩ 𝛾𝛾 − 1 𝑇𝑇 𝑝𝑝
𝑑𝑑𝑑𝑑
En combinant les deux équations afin d’éliminer les :
𝑇𝑇
𝑑𝑑𝑆𝑆2 𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑 (𝛾𝛾 − 1) 𝑑𝑑𝑑𝑑 (𝛾𝛾 − 1) 𝑑𝑑𝑑𝑑 1 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑆𝑆1 − = �(𝛾𝛾 − 1) + �⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑛𝑛𝑛𝑛 � + � ⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = �𝛾𝛾 + �
𝛾𝛾 𝛾𝛾 − 1 𝑉𝑉 𝛾𝛾 𝑝𝑝 𝛾𝛾 𝑉𝑉 𝛾𝛾 𝑝𝑝 𝛾𝛾 − 1 𝑉𝑉 𝑝𝑝
Les lois de Laplace sont valables pour les gaz parfaits qui effectuent des transformations isentropiques d’où 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 0

𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑


⎧𝑑𝑑𝑑𝑑 = � + (𝛾𝛾 − 1) � = 0
⎪ 𝛾𝛾 − 1 𝑇𝑇 𝑉𝑉
⎪ 𝐿𝐿𝐿𝐿(𝑇𝑇) + (𝛾𝛾 − 1)𝐿𝐿𝐿𝐿(𝑉𝑉) = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑇𝑇𝑉𝑉 𝛾𝛾−1 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = �𝛾𝛾 − (𝛾𝛾 − 1) � = 0 ⇒ �𝛾𝛾𝛾𝛾𝛾𝛾(𝑇𝑇) − (𝛾𝛾 − 1)𝐿𝐿𝐿𝐿(𝑝𝑝 ) = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ⇒ �𝑇𝑇 𝛾𝛾 𝑝𝑝1−𝛾𝛾 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
⎨ 𝛾𝛾 − 1 𝑇𝑇 𝑝𝑝
𝛾𝛾𝛾𝛾𝛾𝛾(𝑉𝑉) + 𝐿𝐿𝐿𝐿(𝑝𝑝 ) = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑝𝑝𝑉𝑉 𝛾𝛾 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
⎪ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑛𝑛𝑛𝑛 �𝛾𝛾 𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝑑𝑑𝑑𝑑� = 0

⎩ 𝛾𝛾 − 1 𝑉𝑉 𝑝𝑝

On peut bien entendu retrouver facilement une formule à partir d’une autre à l’aide de 𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛

b) Démontrez que 𝑄𝑄𝑣𝑣 = 𝛥𝛥𝛥𝛥 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑄𝑄𝑝𝑝 = 𝛥𝛥𝛥𝛥


- Premier principe : Δ𝑈𝑈 = 𝑄𝑄 + 𝑊𝑊𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑊𝑊𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = 0 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖ℎ𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜.
⇒ Δ𝑈𝑈 = 𝑄𝑄𝑣𝑣
- Premier principe : Δ𝑈𝑈 = 𝑄𝑄 + 𝑊𝑊𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑊𝑊𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = −𝑝𝑝Δ𝑉𝑉 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖.
⇒ Δ𝑈𝑈 + 𝑝𝑝Δ𝑉𝑉 = 𝑄𝑄 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑝𝑝 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ⇒ Δ(𝑈𝑈 + 𝑝𝑝𝑝𝑝) = 𝑄𝑄⇒ Δ𝐻𝐻 = 𝑄𝑄𝑝𝑝

c) Démontrez l’expression du rendement d’un moteur ditherme de Carnot puis les efficacités d’une pompe à chaleur ou d’un réfrigérateur
fonctionnant suivant un cycle de Carnot.
𝑊𝑊 𝑄𝑄𝑓𝑓 𝑄𝑄𝑐𝑐 1
⎧ 𝐷𝐷é𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 ∶ 𝑟𝑟 = − , 𝑒𝑒𝑓𝑓𝑓𝑓 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑒𝑒𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 = − = � �
⎪ 𝑄𝑄𝑐𝑐 𝑊𝑊 𝑊𝑊 𝑟𝑟
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ∶ Δ𝑈𝑈 = 𝑊𝑊 + 𝑄𝑄𝑐𝑐 + 𝑄𝑄𝑓𝑓 = 0
⎨ 𝑄𝑄 𝑄𝑄
⎪𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟é𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣é ∶ Δ𝑆𝑆 = 𝑆𝑆é𝑐𝑐ℎ = 0 = 𝑐𝑐 + 𝑓𝑓
⎩ 𝑇𝑇𝑐𝑐 𝑇𝑇𝑓𝑓
(On a supposé les températures de contact avec les sources constantes)
𝑄𝑄𝑐𝑐 + 𝑄𝑄𝑓𝑓 𝑄𝑄𝑓𝑓 2𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑇𝑇𝑓𝑓 𝑇𝑇𝑐𝑐 − 𝑇𝑇𝑓𝑓
⇒ 𝑟𝑟 = = 1+ =
⏞ 1− = 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 0 < 𝑟𝑟 < 1
𝑄𝑄𝑐𝑐 𝑄𝑄𝑐𝑐 𝑇𝑇𝑐𝑐 𝑇𝑇𝑐𝑐
𝑇𝑇𝑐𝑐
𝐷𝐷′ 𝑜𝑜ù 𝑒𝑒𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 =
𝑇𝑇𝑐𝑐 − 𝑇𝑇𝑓𝑓
Pour le réfrigérateur :
𝑄𝑄𝑓𝑓 𝑄𝑄𝑓𝑓 −1 −1 𝑇𝑇𝑓𝑓
𝑒𝑒𝑓𝑓𝑓𝑓 = =− = = =
𝑊𝑊 𝑄𝑄𝑓𝑓 + 𝑄𝑄𝑐𝑐 1 + 𝑄𝑄𝑐𝑐 1 − 𝑇𝑇𝑐𝑐 𝑇𝑇𝑐𝑐 − 𝑇𝑇𝑓𝑓
𝑄𝑄𝑓𝑓 𝑇𝑇𝑓𝑓
Dans les sujets de concours on appelle aussi ces rendements (efficacités) de Carnot, rendement maximal ou rendement réversible.

d) Démontrez les relations de Mayer.


𝐺𝐺𝐺𝐺
Par définition : 𝐻𝐻 = 𝑈𝑈 + 𝑝𝑝𝑝𝑝 =
⏞ 𝑈𝑈 + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 ⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 ⇒ 𝐶𝐶𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝐶𝐶𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 ⇒ 𝐶𝐶𝑝𝑝 − 𝐶𝐶𝑣𝑣 = 𝑛𝑛𝑛𝑛
Que l’on peut aussi écrire en molaire et massique :
𝐶𝐶𝑝𝑝𝑝𝑝 − 𝐶𝐶𝑣𝑣𝑣𝑣 = 𝑅𝑅
� 𝑅𝑅
𝑐𝑐𝑝𝑝 − 𝑐𝑐𝑣𝑣 =
𝑀𝑀
𝑅𝑅 1 1 𝑅𝑅
𝐶𝐶𝑝𝑝 𝑅𝑅
𝑐𝑐𝑣𝑣 = 𝐶𝐶𝑣𝑣 = 𝑛𝑛𝑛𝑛 𝐶𝐶𝑣𝑣𝑣𝑣 =
𝑀𝑀 𝛾𝛾−1 𝛾𝛾−1 𝛾𝛾−1
On pose : = 𝛾𝛾 ⇒ 𝛾𝛾𝑐𝑐𝑣𝑣 − 𝑐𝑐𝑣𝑣 = ⇒ � 𝑅𝑅 𝛾𝛾 𝑒𝑒𝑒𝑒 � 𝛾𝛾 𝑒𝑒𝑒𝑒 � 𝑅𝑅 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝐺𝐺𝐺𝐺
𝐶𝐶𝑣𝑣 𝑀𝑀 𝐶𝐶𝑝𝑝 = 𝑛𝑛𝑛𝑛
𝑐𝑐𝑝𝑝 = 𝛾𝛾−1
𝐶𝐶𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝛾𝛾
𝑀𝑀 𝛾𝛾−1 𝛾𝛾−1

e) Expressions de 𝑑𝑑𝑑𝑑, 𝑑𝑑ℎ, 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝛥𝛥𝛥𝛥 pour une phase condensée :
Identités thermodynamiques :
𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇 − 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝

𝑑𝑑ℎ = 𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇 + 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣
Dans le cas d’une phase condensée 𝑑𝑑𝑑𝑑~0 (𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖)𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑣𝑣 ≪ 1 ⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑑𝑑ℎ = 𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇
D’après la première loi et la seconde loi de Joule : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑐𝑐𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑ℎ = 𝑐𝑐𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑 ⇒ 𝒅𝒅𝒅𝒅 = 𝒅𝒅𝒅𝒅 = 𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
Et : 𝑑𝑑𝑑𝑑 =
𝑇𝑇
𝑻𝑻𝒇𝒇
⇒ 𝚫𝚫𝑺𝑺 = 𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄 � � (𝑂𝑂𝑂𝑂 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑐𝑐 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐)
𝑻𝑻𝒊𝒊

Laurent Pietri ~2~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

f) Démontrez le PPI en énergie puis en puissance.

On applique le premier principe au système fermé Σ𝑓𝑓 entre t et t+dt :


𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑐𝑐 + 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝,𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = δ𝑊𝑊 + δ𝑄𝑄
Afin de simplifier le calcul, on note 𝑈𝑈 = 𝑈𝑈 + 𝐸𝐸𝑐𝑐 + 𝐸𝐸𝑝𝑝,𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
D’où :
𝑑𝑑𝑈𝑈
� Σ𝑓𝑓 = δ�𝑊𝑊𝑢𝑢 + δ�
𝑊𝑊𝑝𝑝 + δ�
𝑄𝑄
𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝐸𝐸𝐸𝐸ℎ𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑑𝑑′ é𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛
𝑑𝑑′ é𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 "𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎" 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑓𝑓𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 Σ𝑓𝑓 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐ℎ𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎

On calcule les différents termes :


𝑑𝑑𝑈𝑈Σ𝑓𝑓 = 𝑑𝑑𝑈𝑈Σ0 + 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑠𝑠 − 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒 𝑢𝑢𝑒𝑒

⎪ δ𝑊𝑊𝑢𝑢 = 𝑃𝑃𝑢𝑢 𝑑𝑑𝑑𝑑
δ𝑄𝑄 = 𝑃𝑃𝑡𝑡ℎ 𝑑𝑑𝑑𝑑
⎨ 𝑝𝑝𝑠𝑠 𝑝𝑝𝑒𝑒 𝑝𝑝𝑠𝑠 𝑝𝑝𝑒𝑒
⎪𝛿𝛿𝑊𝑊𝑝𝑝 = −𝑝𝑝𝑠𝑠 𝛿𝛿𝑉𝑉𝑠𝑠 + 𝑝𝑝𝑒𝑒 𝛿𝛿𝑉𝑉𝑒𝑒 = − 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 + 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒 = − 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 + 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒 = −𝑝𝑝𝑠𝑠 𝑣𝑣𝑠𝑠 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 + 𝑝𝑝𝑒𝑒 𝑣𝑣𝑒𝑒 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒
⎩ µ𝑠𝑠 µ𝑒𝑒 µ𝑠𝑠 µ𝑒𝑒

D’où le bilan :
𝑑𝑑𝑈𝑈Σ0 + 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 𝑢𝑢𝑠𝑠 − 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒 𝑢𝑢𝑒𝑒 = δ𝑊𝑊𝑢𝑢 + δ𝑄𝑄 − 𝑝𝑝𝑠𝑠 𝑣𝑣𝑠𝑠 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 + 𝑝𝑝𝑒𝑒 𝑣𝑣𝑒𝑒 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒

⇔ 𝑑𝑑𝑈𝑈Σ0 + 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 �𝑢𝑢𝑠𝑠 + 𝑝𝑝𝑠𝑠 𝑣𝑣𝑠𝑠 � − 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒 (𝑢𝑢𝑒𝑒 + 𝑝𝑝𝑒𝑒 𝑣𝑣𝑒𝑒 ) = 𝛿𝛿𝑊𝑊𝑢𝑢 + 𝛿𝛿𝛿𝛿
Or l’enthalpie est définie par : 𝐻𝐻 = 𝑈𝑈 + 𝑝𝑝𝑝𝑝 ⇒ ℎ = 𝑢𝑢 + 𝑝𝑝𝑝𝑝
⇒ 𝑑𝑑𝑈𝑈Σ0 + 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 ℎ𝑠𝑠 − 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒 ℎ𝑒𝑒 = 𝛿𝛿𝑊𝑊𝑢𝑢 + δ𝑄𝑄
𝑑𝑑𝑈𝑈Σ0 = 0
On se place en régime stationnaire : �
𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 = 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒 = 𝛿𝛿𝑚𝑚
D’où :
𝛿𝛿𝑚𝑚�ℎ𝑠𝑠 − ℎ𝑒𝑒 � = δ𝑊𝑊𝑢𝑢 + δ𝑄𝑄 (1)
⇒ ℎ𝑠𝑠 − ℎ𝑒𝑒 = 𝑤𝑤𝑢𝑢 + 𝑞𝑞
𝑠𝑠
𝑣𝑣 2 𝛿𝛿𝑊𝑊𝑢𝑢 𝛿𝛿𝛿𝛿
⇒ �ℎ + + 𝑔𝑔𝑔𝑔� = 𝑤𝑤𝑢𝑢 + 𝑞𝑞 𝑜𝑜ù 𝑤𝑤𝑢𝑢 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑞𝑞 =
2 𝑒𝑒
𝛿𝛿𝛿𝛿 𝛿𝛿𝛿𝛿
- En termes de puissance on « divise » (1) par dt :
𝐷𝐷𝑚𝑚 �ℎ𝑠𝑠 − ℎ𝑒𝑒 � = 𝑃𝑃𝑢𝑢 + 𝑃𝑃𝑡𝑡ℎ

g) Démontrez le second principe de la thermodynamique pour un système ouvert.


D’après le second principe sur un système fermé : 𝑑𝑑𝑑𝑑Σ𝑓𝑓 = 𝑆𝑆Σ𝑓𝑓 (𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − 𝑆𝑆Σ𝑓𝑓 (𝑡𝑡) = δ𝑆𝑆é𝑐𝑐ℎ + δ𝑆𝑆𝑐𝑐
L'entropie étant extensive, on définit pour chacun des éléments de fluide Σ𝑠𝑠 𝑒𝑒𝑒𝑒 Σ𝑒𝑒 les entropies massiques 𝑠𝑠𝑒𝑒 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑠𝑠𝑐𝑐 d’où :
𝑑𝑑𝑆𝑆Σ𝑜𝑜 + δ𝑚𝑚𝑠𝑠 𝑠𝑠𝑠𝑠 − δ𝑚𝑚𝑒𝑒 𝑠𝑠𝑒𝑒 = δ𝑆𝑆é𝑐𝑐ℎ + δ𝑆𝑆𝑐𝑐
𝑑𝑑𝑆𝑆Σ0 = 0
On se place en régime stationnaire : �
𝛿𝛿𝑚𝑚𝑠𝑠 = 𝛿𝛿𝑚𝑚𝑒𝑒 = 𝛿𝛿𝑚𝑚

δ𝑆𝑆é𝑐𝑐ℎ δ𝑆𝑆𝑐𝑐
⇒ 𝛿𝛿𝑚𝑚(𝑠𝑠𝑠𝑠 − 𝑠𝑠𝑒𝑒 ) = δ𝑆𝑆é𝑐𝑐ℎ + δ𝑆𝑆𝑐𝑐 ⇔ 𝑠𝑠𝑠𝑠 − 𝑠𝑠𝑒𝑒 = +
δ𝑚𝑚 δ𝑚𝑚
⇔ 𝑠𝑠𝑠𝑠 − 𝑠𝑠𝑒𝑒 = 𝑠𝑠é𝑐𝑐ℎ + 𝑠𝑠𝑐𝑐𝑐𝑐éé𝑒𝑒

h) Tracer un cycle de Rankine en diagramme (𝑇𝑇, 𝑠𝑠) 𝑒𝑒𝑒𝑒 (𝑃𝑃, ℎ). Dans un cycle de Rankine, le
fluide est un liquide saturant après le condenseur, une vapeur saturante après la chaudière,
un mélange diphasé à la sortie de la turbine. Dans la pompe et la turbine, les transformations
sont isentropiques. Dans la chaudière et le condenseur elles sont isobares.

Souvent le cycle de Rankine est amélioré par un surchauffeur afin de maintenir E dans la zone vapeur saturante (le point D se retrouve dans la zone
vapeur sèche) ainsi les pales de la turbine sont moins endommagées.

Laurent Pietri ~3~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

i) Théorème des moments chimiques

Quel que soit le diagramme utilisé les relations restent les mêmes en (ln𝑝𝑝, ℎ), (𝑇𝑇, 𝑠𝑠), (𝑝𝑝, 𝑣𝑣) 𝑜𝑜𝑜𝑜 (ℎ, 𝑠𝑠).
Pour un milieu diphasé on a :
𝑦𝑦 = 𝑥𝑥𝐿𝐿 𝑦𝑦𝐿𝐿 + 𝑥𝑥𝐺𝐺 𝑦𝑦𝐺𝐺
� 𝑜𝑜𝑜𝑜
𝑌𝑌 = 𝑚𝑚𝐿𝐿 𝑦𝑦𝐿𝐿 + 𝑚𝑚𝐺𝐺 𝑦𝑦𝐺𝐺
Or : 𝑥𝑥𝐿𝐿 + 𝑥𝑥𝐺𝐺 = 1 ⇒ 𝑦𝑦 = (1 − 𝑥𝑥𝐺𝐺 )𝑦𝑦𝐿𝐿 + 𝑥𝑥𝐺𝐺 𝑦𝑦𝐺𝐺
𝑦𝑦−𝑦𝑦𝐿𝐿
Par conséquent : 𝑥𝑥𝐺𝐺 =
𝑦𝑦𝐺𝐺 −𝑦𝑦𝐿𝐿
𝑦𝑦 − 𝑦𝑦𝐿𝐿 𝑀𝑀𝐿𝐿 𝑀𝑀
⎧𝑥𝑥𝐺𝐺 = =
𝑦𝑦𝐺𝐺 − 𝑦𝑦𝐿𝐿 𝑀𝑀𝐿𝐿 𝑀𝑀𝐺𝐺

⎨ 𝑥𝑥 = 1 − 𝑥𝑥 = 𝑀𝑀𝑀𝑀𝐺𝐺
⎩ 𝐿𝐿 𝐺𝐺
𝑀𝑀𝐿𝐿 𝑀𝑀𝐺𝐺
Si on introduit les grandeurs de changement d’état on peut aussi écrire : 𝑦𝑦 = 𝑦𝑦𝐿𝐿 + 𝑥𝑥𝐺𝐺 ∆𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑦𝑦

TH2 – Synthèse

• Flux de particules
Le nombre de particules 𝛿𝛿𝛿𝛿 traversant une surface élémentaire orientée ����⃗ 𝑑𝑑𝑑𝑑 pendant dt est : 𝛿𝛿𝛿𝛿 = 𝚥𝚥���⃗. ����⃗
𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
Où ���⃗
𝚥𝚥𝑛𝑛 est le vecteur densité de flux de particules.
𝛿𝛿𝛿𝛿
Le flux de particules au travers d’une section S est : ���
φ𝑛𝑛 (𝑡𝑡) = = ∬𝑆𝑆 ���
𝚥𝚥⃗𝑛𝑛 (𝑀𝑀,�� ����⃗
𝑡𝑡) . 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑠𝑠 −1 𝑚𝑚−2 𝑠𝑠 −1
����⃗, négativement sinon.
Les particules qui se déplacent participent au flux positivement si elles traversent la surface dans le sens de 𝑑𝑑𝑑𝑑

• Bilan de particules
Le nombre de particules entrant (et sortant) dans le volume 𝑑𝑑𝑑𝑑 entre 𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 s’écrit :
3𝐷𝐷
𝜕𝜕𝜙𝜙𝑛𝑛 𝜕𝜕𝑗𝑗𝑛𝑛
𝛿𝛿𝑁𝑁é𝑐𝑐ℎ = �𝜙𝜙𝑛𝑛 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑 − 𝜙𝜙𝑛𝑛 (𝑥𝑥 + 𝑑𝑑𝑑𝑑, 𝑡𝑡)�𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ⇒
⏞ 𝛿𝛿𝑁𝑁é𝑐𝑐ℎ = −𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗(𝑀𝑀,
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
Le nombre de particules créées dans le volume 𝑑𝑑𝑑𝑑 entre 𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 s’écrit : 𝛿𝛿𝑁𝑁𝑐𝑐 = α(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
La variation du nombre de particules dans le volume 𝑑𝑑𝜏𝜏 entre 𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 est 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛿𝛿𝑁𝑁𝑐𝑐 + 𝛿𝛿𝑁𝑁é𝑐𝑐ℎ . On en déduit le bilan local de particules :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
= −𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ���⃗(𝑀𝑀,
𝚥𝚥𝑛𝑛 𝑡𝑡) + α (𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
𝜕𝜕𝜕𝜕

• Loi de Fick et équation de diffusion


𝜕𝜕𝑛𝑛(𝑀𝑀,𝑡𝑡) 𝜕𝜕𝑛𝑛(𝑀𝑀,𝑡𝑡)
Loi de Fick 𝚥𝚥���⃗
⏟𝑛𝑛 = − 𝐷𝐷 ⏟ ����������⃗
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
� ���� 𝑛𝑛 ⇒ ��� = 𝐷𝐷 ⏟ �� ∆𝑛𝑛(𝑀𝑀,
��� ��𝑡𝑡) + 𝛼𝛼(𝑀𝑀, 𝑡𝑡 ). Dans le cas d’absence de termes de création : = 𝐷𝐷∆𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
𝜕𝜕𝑡𝑡 𝜕𝜕𝑡𝑡
2 −1
𝑚𝑚 𝑠𝑠 2 −1
𝑚𝑚 𝑠𝑠 𝑚𝑚−5
𝑚𝑚−2 𝑠𝑠 −1 𝑚𝑚−4 𝑚𝑚−3 𝑠𝑠 −1
Les échelles caractéristiques spatiale 𝛿𝛿 et temporelle 𝜏𝜏 d’un phénomène de diffusion sont liées par la relation : 𝛿𝛿 ~ √𝐷𝐷𝐷𝐷
Le phénomène de diffusion peut être modélisé microscopiquement comme une marche au hasard de la particule diffusante. Dans le cas d’un gaz, la
particule diffusante se déplace à la vitesse quadratique moyenne 𝑣𝑣 ∗ et subit des chocs espacés en moyenne d’une distance égale au libre parcours moyen
ℓ∗ du gaz. Le coefficient de diffusion dans un gaz s’écrit alors : 𝐷𝐷 ~ ℓ∗ 𝑣𝑣 ∗ .

• Régime stationnaire
𝑑𝑑²𝑛𝑛
En régime stationnaire, l’équation de la diffusion devient : 𝛥𝛥𝛥𝛥(𝑀𝑀) = 0 ou = 0 ou 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝚥𝚥���⃗𝑛𝑛 = 0 … ; Il s’ensuit que le flux de particules se conserve
𝑑𝑑𝑑𝑑²
𝑛𝑛 On dit que 𝚥𝚥
en régime stationnaire le long d’un tube de champ de 𝚥𝚥���⃗. ���⃗𝑛𝑛 est à flux conservatif.

TH2 – SVF

a) Montrer que le vecteur densité de courant de particules en un point M de l’espace vérifie : 𝚥𝚥⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) = 𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡).
b) Démontrer l’équation de l’équation de la diffusion de particules à une dimension à l’aide d’un bilan local de particules. Généraliser le résultat
à trois dimensions.
c) Démontrer l’équation de l’équation de la diffusion de particules en 3D à l’aide d’un bilan global de particules.
d) Donner l’expression de 𝑛𝑛(𝑥𝑥) dans le cas d’un régime stationnaire tel que : 𝑛𝑛(0) = 𝑛𝑛1 , 𝑛𝑛(𝐿𝐿) = 𝑛𝑛2 en absence de sources.
e) Relier le temps caractéristique de diffusion thermique et la longueur caractéristique de la diffusion thermique.
f) Donner une expression du coefficient de diffusion à l’aide d’une approche microscopique de la marche au hasard.

Laurent Pietri ~4~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

a) Montrer que le vecteur densité de courant de particules en un point M de l’espace vérifie : ���⃗(𝑀𝑀, 𝚥𝚥𝑛𝑛 𝑡𝑡) =
𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡).
Exprimons le nombre de particules 𝛿𝛿 3 𝑁𝑁 traversant la surface ����⃗ 𝑑𝑑𝑑𝑑 entre l’instant t et l’instant t +dt : ces 𝛿𝛿 3 𝑁𝑁
particules sont contenues dans le cylindre dont les génératrices sont parallèles à 𝑣𝑣⃗ et de longueur 𝑣𝑣⃗𝑑𝑑𝑑𝑑.
����⃗ 𝑑𝑑𝑑𝑑 ⇒ 𝛿𝛿 3 𝑁𝑁 = 𝑛𝑛 𝑣𝑣⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑
Ce cylindre a pour volume : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 = 𝑣𝑣⃗ . 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗𝑑𝑑𝑑𝑑
𝛿𝛿 3 𝑁𝑁
⇒ 𝑑𝑑φ𝑛𝑛 = ����⃗ = ���⃗.
= 𝑛𝑛 𝑣𝑣⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗
𝚥𝚥𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑
⇒ 𝚥𝚥⃗𝑛𝑛 (𝑀𝑀, 𝑡𝑡) = 𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) 𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)

b) Démontrer l’équation de l’équation de la diffusion de particules à une dimension à l’aide d’un bilan local
de particules. Généraliser le résultat à trois dimensions.

On effectue un bilan de particules sur le système Σ de volume 𝑑𝑑τ = 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆, entre les dates t et t+dt tel que : 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛿𝛿𝑁𝑁é𝑐𝑐ℎ + 𝛿𝛿𝑁𝑁𝑐𝑐
• La variation de particules entre t et t+dt peut s’écrire :
𝛿𝛿𝛿𝛿é𝑐𝑐ℎ = �𝜙𝜙𝑛𝑛 (𝑥𝑥, 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑 − 𝜙𝜙𝑛𝑛 (𝑥𝑥 + 𝑑𝑑𝑑𝑑, 𝑡𝑡)�𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛿𝛿𝛿𝛿(𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − 𝛿𝛿𝛿𝛿(𝑡𝑡) = 𝛿𝛿𝑁𝑁é𝑐𝑐ℎ + 𝛿𝛿𝑁𝑁𝑐𝑐 𝑜𝑜ù � 𝛿𝛿𝑁𝑁𝑐𝑐 = α��� (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑚𝑚−3 𝑠𝑠 −1
Donc :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜙𝜙𝑛𝑛
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 + α(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑜𝑜ù 𝜙𝜙𝑛𝑛 = 𝑗𝑗𝑛𝑛 𝑆𝑆 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑆𝑆 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝑗𝑗𝑛𝑛
⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑 + α(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝑗𝑗𝑛𝑛
⇒ =− + α(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) (é𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐)
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕
Loi de Fick : ���⃗
𝚥𝚥𝑛𝑛 = −𝐷𝐷 ����⃗
𝑢𝑢𝑥𝑥
𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕 2 𝑛𝑛(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)
⇒ = 𝐷𝐷 + α(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝑥𝑥 2
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
⇒ = 𝐷𝐷 Δn(M, t) + α(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)
𝜕𝜕𝜕𝜕
En absence de sources de création ou de destruction :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕 2 𝑛𝑛(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
= 𝐷𝐷 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑒𝑒𝑒𝑒 3𝐷𝐷 ∶ = 𝐷𝐷 Δn(M, t)
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝑥𝑥 2 𝜕𝜕𝜕𝜕

c) Démontrer l’équation de la diffusion de particules en 3D à l’aide d’un bilan global de particules.


Soit 𝑁𝑁(𝑡𝑡) le nombre de particules dans le volume V délimité par S à la date t :
𝑁𝑁(𝑡𝑡) = � 𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑑𝑑τ
𝑉𝑉
Et à t+dt :
𝑁𝑁(𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) = � 𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑)𝑑𝑑τ
𝑉𝑉
D’où :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
𝑑𝑑𝑑𝑑 = � �𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − 𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)�𝑑𝑑τ ⇒ 𝑑𝑑𝑑𝑑∼ � 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑τ
𝑣𝑣 𝑣𝑣 𝜕𝜕𝜕𝜕
Par sa frontière le volume dτ reçoit de l’extérieur :
δ𝑁𝑁é𝑐𝑐ℎ = − � 𝚥𝚥���⃗. ����������⃗
𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑆𝑆𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑆𝑆
Si on tient compte d’un terme de création :
δ𝑁𝑁𝑐𝑐 = � α𝑑𝑑τ𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑉𝑉
Avec le théorème de Green-Ostrogradski :
𝑑𝑑𝑑𝑑 = − � 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(𝚥𝚥⃗𝑛𝑛 )𝑑𝑑τ𝑑𝑑𝑑𝑑 + � α𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑉𝑉 𝑉𝑉
Le bilan de particules devient donc :
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
� 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑τ = � �α − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(𝚥𝚥⃗𝑛𝑛 )�𝑑𝑑τ𝑑𝑑𝑑𝑑 ⇔ � � + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(𝚥𝚥���⃗) 𝑛𝑛 − α� 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑τ = 0
𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑉𝑉 𝑉𝑉 𝑉𝑉 𝜕𝜕𝜕𝜕
Cette égalité est vraie pour tout volume V, par conséquent :
𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑛𝑛 = α
+ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(𝚥𝚥���⃗)
𝜕𝜕𝜕𝜕
����������⃗ 𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) on peut écrire :
Avec la loi de Fick 𝚥𝚥���⃗𝑛𝑛 = −𝐷𝐷 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
= 𝐷𝐷 Δn(M, t) + α(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) ⇒ = 𝐷𝐷 Δn(M, t) 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠.
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕

d) Donner l’expression de 𝑛𝑛(𝑥𝑥) dans le cas d’un régime stationnaire tel que : 𝑛𝑛(0) = 𝑛𝑛1 , 𝑛𝑛(𝐿𝐿) = 𝑛𝑛2 en absence de sources.
𝜕𝜕𝑗𝑗𝑛𝑛,𝑥𝑥 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑛𝑛(0) = 𝑛𝑛1
𝚥𝚥𝑛𝑛 = 0 ⇒
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ���⃗ = 0 ⇒ 𝑗𝑗𝑛𝑛 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ⇒ = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ⇒ 𝑛𝑛(𝑥𝑥) = 𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝐵𝐵 𝑜𝑜ù �
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑛𝑛(𝐿𝐿) = 𝑛𝑛2
𝑛𝑛2 − 𝑛𝑛1
⇒ 𝑛𝑛(𝑥𝑥) = 𝑥𝑥 + 𝑛𝑛1
𝐿𝐿

Laurent Pietri ~5~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

e) Relier le temps caractéristique de diffusion thermique et la longueur caractéristique de la diffusion thermique.


𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑛𝑛∗
𝐿𝐿′ 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
� 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜏𝜏 𝑜𝑜ù 𝜏𝜏 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑.

𝑛𝑛∗
𝐿𝐿 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑑𝑑𝑑𝑑 ∆𝑛𝑛 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 2
𝑙𝑙
𝜕𝜕𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) 𝑛𝑛∗ 𝑛𝑛∗
⇒ = 𝐷𝐷 ∆𝑛𝑛(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) 𝑠𝑠 ′ é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑂𝑂𝑂𝑂𝑂𝑂 ∶ ~𝐷𝐷 2
𝜕𝜕𝑡𝑡 𝜏𝜏 𝑙𝑙
⇒ 𝑙𝑙²~𝐷𝐷𝐷𝐷
f) Donner une expression du coefficient de diffusion à l’aide d’une approche microscopique de la marche au hasard.

Soit 𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛 , 𝑡𝑡) la probabilité pour A d’être en 􏿷􏿷 􏿭􏿭 à l’instant t en étant partie de O. Si à l’instant t+τ, la particule est en 𝑥𝑥𝑛𝑛 , c’est qu’à l’instant t, elle était
soit en 𝑥𝑥𝑛𝑛−1 , soit en 𝑥𝑥𝑛𝑛+1 , avec une même probabilité.
𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛−1 , 𝑡𝑡) + 𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛+1 , 𝑡𝑡)
⇒ 𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛 , 𝑡𝑡 + τ) =
2
On suppose que « a » est très faible devant les dimensions macroscopiques. On peut alors définir une fonction 𝑝𝑝(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) coïncidant avec 𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛 , 𝑡𝑡) pour tout
n, définie pour tout x. On peut alors écrire :
𝜕𝜕𝜕𝜕 1 𝜕𝜕 2 𝑝𝑝 2
⎧𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛+1 , 𝑡𝑡) = 𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛 , 𝑡𝑡) + 𝑎𝑎 + 𝑎𝑎 + 𝑜𝑜(𝑎𝑎2 )
⎪ 𝜕𝜕𝜕𝜕 2 𝜕𝜕𝑥𝑥 2
2
𝜕𝜕𝜕𝜕 1 𝜕𝜕 𝑝𝑝 2
𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛−1 , 𝑡𝑡) = 𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛 , 𝑡𝑡) − 𝑎𝑎 + 𝑎𝑎 + 𝑜𝑜(𝑎𝑎2 )
⎨ 𝜕𝜕𝜕𝜕 2 𝜕𝜕𝑥𝑥 2
⎪ 𝜕𝜕𝜕𝜕
⎩ 𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛 , 𝑡𝑡 + τ) = 𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛 , 𝑡𝑡) + τ + 𝑜𝑜(τ)
𝜕𝜕𝜕𝜕
Or :
𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛−1 , 𝑡𝑡) + 𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛+1 , 𝑡𝑡) 𝜕𝜕𝜕𝜕 1 𝜕𝜕 2 𝑝𝑝 2 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑎𝑎2 𝜕𝜕 2 𝑝𝑝
𝑝𝑝(𝑥𝑥𝑛𝑛 , 𝑡𝑡 + τ) = ⇒τ = 𝑎𝑎 ⇒ =
2 𝜕𝜕𝜕𝜕 2 𝜕𝜕𝑥𝑥 2 𝜕𝜕𝜕𝜕 2τ 𝜕𝜕𝑥𝑥 2
La probabilité de trouver la particule à l’instant t à l’abscisse x est donc solution d’une équation de la diffusion avec le coefficient de diffusion :
𝑎𝑎2
𝐷𝐷 =

𝑙𝑙
Dans le cas d’un modèle gazeux : 𝑎𝑎 = 𝑙𝑙 𝑜𝑜ù 𝑙𝑙 ∶ 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝜏𝜏 = 𝑜𝑜ù 𝑢𝑢 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑑𝑑 ′ 𝑜𝑜ù ∶
𝑢𝑢
𝑎𝑎2 𝑙𝑙𝑙𝑙
𝐷𝐷 = =
2τ 2

Exercices classiques à connaître :


- TH21 ou TH26 : Axone
- TH28 (plus difficile) : Diffusion de neutrons dans un réacteur nucléaire

TH3 – Synthèse

• Flux thermique
Le transfert thermique 𝛿𝛿𝛿𝛿 traversant une surface élémentaire orientée 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗ pendant dt est : 𝛿𝛿𝛿𝛿 = 𝚥𝚥����⃗. ����⃗
𝑡𝑡ℎ 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
Où ����⃗
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ est le vecteur densité de flux thermique.
𝛿𝛿𝛿𝛿
Le flux thermique au travers d’une section S est : φ��� (𝑡𝑡) = = ∬𝑆𝑆 ����� ����⃗
𝚥𝚥⃗𝑡𝑡ℎ (𝑀𝑀, 𝑡𝑡) . 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑡𝑡ℎ 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐽𝐽·𝑠𝑠 −1 =𝑊𝑊 𝑊𝑊·𝑚𝑚−2
����⃗ sont de même sens, négativement sinon.
Le transfert thermique est compté positivement si 𝚥𝚥⃗𝑡𝑡ℎ (𝑀𝑀, 𝑡𝑡) et 𝑑𝑑𝑑𝑑

• Bilan d’énergie
Le transfert thermique entrant (et sortant) dans le volume 𝑑𝑑𝑑𝑑 entre 𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 s’écrit :
3𝐷𝐷
𝜕𝜕𝜙𝜙𝑡𝑡ℎ 𝜕𝜕𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ
𝛿𝛿𝑄𝑄é𝑐𝑐ℎ = �𝜙𝜙𝑡𝑡ℎ (𝑥𝑥, 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑 − 𝜙𝜙𝑡𝑡ℎ (𝑥𝑥 + 𝑑𝑑𝑑𝑑, 𝑡𝑡)�𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ⇒
⏞ 𝛿𝛿𝑄𝑄é𝑐𝑐ℎ = −𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗(𝑀𝑀,
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
L’énergie créée dans le volume 𝑑𝑑𝑑𝑑 entre 𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 s’écrit : 𝛿𝛿𝑄𝑄𝑐𝑐 = α(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
La variation d’énergie dans le volume 𝑑𝑑𝜏𝜏 entre 𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 est 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛿𝛿𝑄𝑄𝑐𝑐 + 𝛿𝛿𝑄𝑄𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ . On en déduit le bilan local thermique :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
𝜌𝜌𝜌𝜌 = −𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗(𝑀𝑀,
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ 𝑡𝑡) + α (𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
𝜕𝜕𝜕𝜕

• Loi de Fourier et équation de diffusion


𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀,𝑡𝑡) 𝜕𝜕𝑇𝑇(𝑀𝑀,𝑡𝑡)
Loi de Fick ����⃗
𝚥𝚥�
𝑡𝑡ℎ = − ⏟
𝜆𝜆 ����������⃗
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
� ���� 𝑇𝑇 ⇒ ��� = 𝐷𝐷� ∆𝑇𝑇(𝑀𝑀,
𝑡𝑡ℎ ����� ��𝑡𝑡) + 𝛼𝛼(𝑀𝑀, 𝑡𝑡 ). Dans le cas d’absence de termes de création : = 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ ∆𝑇𝑇(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
𝜕𝜕𝑡𝑡 𝜕𝜕𝑡𝑡
−1 −1 𝐾𝐾·𝑚𝑚−2
𝑊𝑊·𝑚𝑚−2 𝑊𝑊·𝑚𝑚 ·𝐾𝐾 𝐾𝐾·𝑚𝑚−1 𝐾𝐾·𝑠𝑠 −1 𝑚𝑚2 𝑠𝑠 −1
𝜆𝜆
Où 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ = est le coefficient de diffusion thermique.
𝜌𝜌𝜌𝜌
Les échelles caractéristiques spatiale 𝛿𝛿 et temporelle 𝜏𝜏 d’un phénomène de diffusion sont liées par la relation : 𝛿𝛿 ~ �𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ 𝜏𝜏
Le phénomène de diffusion est irréversible, en effet l’équation de diffusion est non invariante par renversement du temps (𝑡𝑡 → −𝑡𝑡).

• Régime stationnaire
𝑑𝑑²𝑇𝑇
En régime stationnaire, l’équation de la diffusion devient : 𝛥𝛥𝛥𝛥(𝑀𝑀) = 0 ou = 0 ou 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝚥𝚥����⃗
𝑡𝑡ℎ = 0 … ; Il s’ensuit que le flux thermique se conserve en
𝑑𝑑𝑑𝑑²
𝑡𝑡ℎ On dit que 𝚥𝚥
régime stationnaire le long d’un tube de champ de 𝚥𝚥����⃗. 𝑡𝑡ℎ est à flux conservatif.
����⃗
𝑒𝑒
On introduit la résistance thermique par : 𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2 = 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ 𝜙𝜙1→2 avec 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ = en coordonnées cartésiennes.
𝜆𝜆𝜆𝜆
Les associations des résistances thermiques sont analogues aux résistances électriques.

Laurent Pietri ~6~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

TH3 – SVF

a) Démontrez l’équation de la chaleur à une dimension à l’aide d’un bilan local puis généraliser à 3D.
b) Démontrez l’équation de la chaleur à une dimension dans le cas d’une symétrie cylindrique.
c) Démontrez l’équation de la chaleur à une dimension dans le cas d’une symétrie sphérique.
d) Démontrez l’équation de la chaleur à 3D à l’aide d’un bilan global.
e) Relier le temps caractéristique de diffusion thermique à la longueur caractéristique de diffusion thermique.
f) Établir l’expression de T(x) en régime stationnaire (et en absence de termes de création). Retrouver l’expression de la résistance thermique
en coordonnées cartésiennes. Faire l’analogie avec l’électricité dans le cas d’associations parallèle ou série.
g) Retrouver l’expression de la résistance thermique en coordonnées cylindriques et sphériques.

a) Démontrez l’équation de la chaleur à une dimension puis généraliser à 3D.


Bilan thermique appliqué au volume compris entre x et x+dx :
𝜕𝜕𝜕𝜕
⎧ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛿𝛿𝛿𝛿𝛿𝛿�𝑇𝑇(𝑥𝑥, 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − 𝑇𝑇(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)� ~ 𝛿𝛿𝛿𝛿𝛿𝛿 𝑑𝑑𝑑𝑑
⎪ 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕φ𝑡𝑡ℎ (𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕(𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑥𝑥, 𝑡𝑡)𝑆𝑆)
𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛿𝛿𝑄𝑄é𝑐𝑐ℎ + 𝛿𝛿𝑄𝑄𝑐𝑐 𝑜𝑜ù𝛿𝛿𝛿𝛿 = δ𝑄𝑄𝑥𝑥 − δ𝑄𝑄𝑥𝑥+𝑑𝑑𝑑𝑑 = �φ𝑡𝑡ℎ (𝑥𝑥) − φ𝑡𝑡ℎ (𝑥𝑥 + 𝑑𝑑𝑑𝑑)� 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
⎨ é𝑐𝑐ℎ 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
⎪ δ𝑄𝑄𝑐𝑐 = 𝑃𝑃⏟𝑣𝑣 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆
⎩ 𝑊𝑊𝑚𝑚−3
- D’où le bilan vu que S est constante :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑥𝑥, 𝑡𝑡)
ρ𝑐𝑐 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 + 𝑃𝑃𝑣𝑣 𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑥𝑥, 𝑡𝑡)
⇔ ρ𝑐𝑐 =− + 𝑃𝑃𝑣𝑣
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝑇𝑇(𝑥𝑥,𝑡𝑡)
Avec la loi de Fourier 𝚥𝚥����⃗(𝑥𝑥,
𝑡𝑡ℎ 𝑡𝑡) = −λ ����⃗
𝑢𝑢 𝑥𝑥 on obtient :
𝜕𝜕𝑥𝑥
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕 2 𝑇𝑇(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝑃𝑃𝑣𝑣 λ
= 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ + 𝑜𝑜ù 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ =
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝑥𝑥 2 𝜌𝜌𝜌𝜌 ρ𝑐𝑐
En absence de sources on obtient :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕 2 𝑇𝑇(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
= 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ ⇒ = 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ Δ𝑇𝑇(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝑥𝑥 2 𝜕𝜕𝜕𝜕

b) Démontrez l’équation de la chaleur à une dimension dans le cas d’une symétrie cylindrique.

Bilan thermique appliqué au volume compris entre deux cylindres 𝐶𝐶(𝑟𝑟) 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐶𝐶(𝑟𝑟 + 𝑑𝑑𝑑𝑑).
𝑑𝑑𝑑𝑑 = δ𝑄𝑄é𝑐𝑐ℎ + δ𝑄𝑄𝑐𝑐
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡)
⎧ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛿𝛿𝛿𝛿𝛿𝛿�𝑇𝑇(𝑟𝑟, 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − 𝑇𝑇(𝑟𝑟, 𝑡𝑡)� = ρ𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
⎪ 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑂𝑂𝑂𝑂 𝜕𝜕φ𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟, 𝑡𝑡)
⎨δ𝑄𝑄é𝑐𝑐ℎ = �𝜙𝜙𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟, 𝑡𝑡) − 𝜙𝜙𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟 + 𝑑𝑑𝑑𝑑, 𝑡𝑡)�𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
⎪ 𝜕𝜕𝜕𝜕
⎩ δ𝑄𝑄𝑐𝑐 = 𝑃𝑃𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕�𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟, 𝑡𝑡)𝑆𝑆(𝑟𝑟)�
⇒ ρ𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝑃𝑃𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) (𝑟𝑟,
𝜕𝜕(𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ 𝑡𝑡)2𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋)
⇔ ρ𝑐𝑐2𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋 =− 𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝑃𝑃𝑣𝑣 2𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋 ⚠ Ne pas sortir S(r)𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟é𝑒𝑒
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) 1 𝜕𝜕�𝑟𝑟𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟, 𝑡𝑡)�
⇔ 𝜌𝜌𝜌𝜌 =− + 𝑃𝑃𝑣𝑣
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑟𝑟 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝑇𝑇(𝑟𝑟,𝑡𝑡)
Avec la loi de Fourier ����⃗(𝑟𝑟,
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ 𝑡𝑡) = −λ 𝑢𝑢𝑟𝑟 et en absence de sources on obtient :
����⃗
𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) 1 𝜆𝜆 𝜕𝜕 �𝑟𝑟 𝜕𝜕𝜕𝜕 � 𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) 1 𝜕𝜕 �𝑟𝑟 𝜕𝜕𝜕𝜕 �
= ⇒ = 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑟𝑟 𝜌𝜌𝜌𝜌 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑟𝑟 𝜕𝜕𝜕𝜕

c) Démontrez l’équation de la chaleur à une dimension dans le cas d’une symétrie sphérique.

Bilan thermique appliqué au volume compris entre deux sphères 𝑆𝑆(𝑟𝑟) 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑆𝑆(𝑟𝑟 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) ∶ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = δ𝑄𝑄é𝑐𝑐ℎ + δ𝑄𝑄𝑐𝑐

Laurent Pietri ~7~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡)
⎧ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛿𝛿𝛿𝛿𝛿𝛿�𝑇𝑇(𝑟𝑟, 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − 𝑇𝑇(𝑟𝑟, 𝑡𝑡)� = ρ𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
⎪ 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑂𝑂𝑂𝑂 𝜕𝜕 φ 𝑡𝑡ℎ
(𝑟𝑟, 𝑡𝑡)
⎨δ𝑄𝑄é𝑐𝑐ℎ = �𝜙𝜙𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟, 𝑡𝑡) − 𝜙𝜙𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟 + 𝑑𝑑𝑑𝑑, 𝑡𝑡)�𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
⎪ 𝜕𝜕𝜕𝜕
⎩ δ𝑄𝑄𝑐𝑐 = 𝑃𝑃𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕�𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟, 𝑡𝑡)𝑆𝑆(𝑟𝑟)�
⇒ ρ𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝑃𝑃𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ⚠ Ne pas sortir S(r)𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟é𝑒𝑒
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕(𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟, 𝑡𝑡)4𝜋𝜋𝜋𝜋²)
⇔ ρ𝑐𝑐4𝜋𝜋𝑟𝑟 2 𝑑𝑑𝑑𝑑 =− 𝑑𝑑𝑑𝑑 + 𝑃𝑃𝑣𝑣 4𝜋𝜋𝑟𝑟 2 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) 1 𝜕𝜕�𝑟𝑟²𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟, 𝑡𝑡)�
⇔ 𝜌𝜌𝜌𝜌 =− + 𝑃𝑃𝑣𝑣
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑟𝑟² 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝑇𝑇(𝑟𝑟,𝑡𝑡)
Avec la loi de Fourier ����⃗(𝑟𝑟,
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ 𝑡𝑡) = −λ 𝑢𝑢𝑟𝑟 et en absence de sources on obtient :
����⃗
𝜕𝜕𝜕𝜕
2 𝜕𝜕𝜕𝜕 2 𝜕𝜕𝜕𝜕
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) 1 𝜆𝜆 𝜕𝜕 �𝑟𝑟 𝜕𝜕𝜕𝜕 � 𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑟𝑟, 𝑡𝑡) 1 𝜕𝜕 �𝑟𝑟 𝜕𝜕𝜕𝜕 �
= 2 ⇒ = 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ 2
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑟𝑟 𝜌𝜌𝜌𝜌 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝜕𝜕 𝑟𝑟 𝜕𝜕𝜕𝜕

d) Démontrez l’équation de la chaleur à 3D à l’aide d’un bilan global.

Bilan thermique entre 𝑡𝑡 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 pour un volume V délimité par la surface S :
𝑑𝑑𝑑𝑑 = δ𝑄𝑄é𝑐𝑐ℎ + δ𝑄𝑄𝑐𝑐
Avec :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
⎧𝑑𝑑𝑑𝑑 = � �𝑇𝑇(𝑀𝑀, 𝑡𝑡 + 𝑑𝑑𝑑𝑑) − 𝑇𝑇(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)�ρ𝑐𝑐𝑐𝑐τ = � ρ𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑τ
⎪ 𝑀𝑀∈𝑉𝑉 𝑀𝑀∈𝑉𝑉 𝜕𝜕𝜕𝜕

δ𝑄𝑄é𝑐𝑐ℎ = φth dt = − � 𝚥𝚥����⃗. ����⃗
𝑡𝑡ℎ 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − � 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗𝑑𝑑τdt
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ
⎨ 𝑃𝑃∈𝑆𝑆 𝑀𝑀∈𝑉𝑉

⎪ δ𝑄𝑄c = � Pv (𝑀𝑀, 𝑡𝑡)𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑τ
⎩ 𝑀𝑀∈𝑉𝑉

𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
⇒� �ρ𝑐𝑐 + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗(𝑀𝑀,
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ 𝑡𝑡) − 𝑃𝑃𝑣𝑣 (𝑀𝑀, 𝑡𝑡)� 𝑑𝑑τ
𝑀𝑀∈𝑉𝑉 𝜕𝜕𝜕𝜕
Ceci étant vrai pour tout V, on retrouve le bilan local :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
ρ𝑐𝑐 + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗(𝑀𝑀,
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ 𝑡𝑡) = 𝑃𝑃𝑣𝑣 (𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
𝜕𝜕𝜕𝜕
Avec la loi de Fourier : ����⃗(𝑀𝑀,
𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ ����������⃗ 𝑇𝑇(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) on obtient :
𝑡𝑡) = −λ 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) 𝑃𝑃𝑣𝑣 (𝑀𝑀, 𝑡𝑡)
= 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ Δ𝑇𝑇(𝑀𝑀, 𝑡𝑡) +
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜌𝜌𝜌𝜌

e) Relier le temps caractéristique de diffusion thermique à la longueur caractéristique de diffusion thermique.


Par une analyse en ordre de grandeur l’équation de diffusion s’écrit :
𝑇𝑇 ∗ 𝑇𝑇 ∗ 𝐿𝐿2
~ 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ 2 ⇒ 𝐿𝐿~ �𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ τ 𝑜𝑜𝑜𝑜 τ ~
τ 𝐿𝐿 𝐷𝐷𝑡𝑡ℎ

f) Établir l’expression de T(x) en régime stationnaire (et en absence de termes de création). Retrouver l’expression de la résistance thermique
en coordonnées cartésiennes. Faire l’analogie avec l’électricité dans le cas d’associations parallèle ou série.
Considérons un cylindre d’axe Ox de section S et de longueur L, en contact avec deux thermostats de température 𝑇𝑇1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑇𝑇2 :
On se place en régime stationnaire ainsi :
𝜕𝜕𝜕𝜕(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) 𝜕𝜕 2 𝑇𝑇(𝑥𝑥, 𝑡𝑡)
=0⇒ ⇒ 𝑇𝑇(𝑥𝑥) = 𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝐵𝐵
𝜕𝜕𝜕𝜕 𝜕𝜕𝑥𝑥 2
𝑇𝑇(0) = 𝑇𝑇1 𝑇𝑇2 − 𝑇𝑇1
𝑂𝑂𝑂𝑂 ∶ � ⇒ 𝑇𝑇(𝑥𝑥) = 𝑥𝑥 + 𝑇𝑇1
𝑇𝑇(𝐿𝐿) = 𝑇𝑇2 𝐿𝐿
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2
𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ = −λ =λ
⇒� 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐿𝐿
𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2
φ𝑡𝑡ℎ = λ𝑆𝑆
𝐿𝐿
On peut réécrire ce résultat sous la forme :
𝐿𝐿
𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2 = 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ φ𝑡𝑡ℎ,1→2 𝑜𝑜ù 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ =
λ𝑆𝑆
𝐿𝐿
Ce résultat est analogue à la loi d’Ohm rencontrée en électrocinétique : 𝑉𝑉1 − 𝑉𝑉2 = 𝑅𝑅é𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 i1→2 𝑜𝑜ù 𝑅𝑅é𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 =
σ𝑆𝑆

Laurent Pietri ~8~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

On va retrouver les mêmes lois d’association qu’en électrocinétique :

- Association en série (à gauche) : (Les températures « externes » sont différentes comme les potentiels en électrocinétique)
𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇3 = (𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2 ) + (𝑇𝑇2 − 𝑇𝑇3 ) ⇔ 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,𝑠𝑠 φ𝑡𝑡ℎ = 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,1 φ𝑡𝑡ℎ + 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,2 φ𝑡𝑡ℎ ⇔ 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,𝑠𝑠 = 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,1 + 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,2
- Association en parallèle (à droite) : (Les températures « externes » sont identiques comme les potentiels en électrocinétique)
𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2 𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2 𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2 1 1 1
φ𝑡𝑡ℎ,𝑡𝑡 = φ𝑡𝑡ℎ,1 + φ𝑡𝑡ℎ,2 ⇔ = + ⇔ = +
𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,𝑝𝑝 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,1 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,2 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,𝑝𝑝 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,1 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ,2

g) Retrouver l’expression de la résistance thermique en coordonnées cylindriques et sphériques.

Intéressons-nous pour commencer au cas de la résistance thermique cylindrique.


𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ = 0 ⇒ � 𝚥𝚥����⃗.
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗ ����⃗
𝑡𝑡ℎ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 0 ⇒ 𝜙𝜙𝑡𝑡ℎ = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 = 𝜙𝜙0 ⇒ 𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟)2𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋 = 𝜙𝜙0
𝑠𝑠
𝜕𝜕𝜕𝜕
⇒ − 𝜆𝜆 2𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋 = 𝜙𝜙0
𝜕𝜕𝜕𝜕
𝑇𝑇2 𝑅𝑅2
𝜙𝜙0 𝑑𝑑𝑑𝑑
⇒ � 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − �
𝑇𝑇1 2𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋 𝑅𝑅1 𝑟𝑟
𝜙𝜙0 𝑅𝑅2
⇒ 𝑇𝑇2 − 𝑇𝑇1 = − ln � �
2𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋 𝑅𝑅1
1 𝑅𝑅2
⇒ 𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2 = 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ φ𝑡𝑡ℎ,1→2 𝑜𝑜ù 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ = 𝐿𝐿𝐿𝐿 � �
2πλ𝐿𝐿 𝑅𝑅1

En sphériques, l’expression de 𝑆𝑆(𝑟𝑟) va très légèrement modifier la démonstration :


𝚥𝚥𝑡𝑡ℎ = 0 ⇒ � 𝚥𝚥����⃗.
𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 ����⃗ ����⃗
𝑡𝑡ℎ 𝑑𝑑𝑑𝑑 = 0 ⇒ 𝜙𝜙𝑡𝑡ℎ = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 = 𝜙𝜙0 ⇒ 𝑗𝑗𝑡𝑡ℎ (𝑟𝑟)4𝜋𝜋𝜋𝜋² = 𝜙𝜙0
𝑠𝑠
𝑇𝑇2
𝜙𝜙0 𝑅𝑅2 𝑑𝑑𝑑𝑑
⇒ � 𝑑𝑑𝑑𝑑 = − �
𝑇𝑇1 4𝜋𝜋𝜋𝜋 𝑅𝑅1 𝑟𝑟²
𝜙𝜙0 1 1
⇒ 𝑇𝑇2 − 𝑇𝑇1 = � − �
4𝜋𝜋𝜋𝜋 𝑅𝑅2 𝑅𝑅1
1 1 1
𝑇𝑇1 − 𝑇𝑇2 = 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ φ𝑡𝑡ℎ,1→2 𝑜𝑜ù 𝑅𝑅𝑡𝑡ℎ = � − �
4πλ 𝑅𝑅1 𝑅𝑅2

Exercices classiques à connaître :


- TH31 : Taille des mammifères marins.
- TH32 : Ailette de refroidissement.
- TH34 : Effet « cave ».
- TH36 : Résistances thermiques en cylindriques et sphériques.

TH4 – Synthèse

• Rayonnement thermique
Tout corps chaud de température de surface T émet un rayonnement électromagnétique appelé rayonnement thermique dont le spectre ne
dépend que de la température T. Le corps chaud peut être modélisé par un corps noir dont le spectre est caractérisé par deux lois :
- Loi de Wien : le spectre du rayonnement thermique d’un corps de température de surface T présente un maximum à la longueur d’onde
𝜆𝜆𝑚𝑚 telle que : 𝜆𝜆𝑚𝑚 𝑇𝑇 = 2898 𝜇𝜇𝑚𝑚 · 𝐾𝐾 ~ 3000 𝜇𝜇𝑚𝑚 · 𝐾𝐾.
- Loi de Stefan : la puissance surfacique totale 𝜑𝜑 émise par un corps de température de surface T est : 𝜑𝜑 = 𝜎𝜎𝑇𝑇 4 avec 𝜎𝜎 = 5,67 108 𝑊𝑊 · 𝑚𝑚−2 . 𝐾𝐾 −4 .
Dans le bilan radiatif de la Terre, l’atmosphère, supposée complètement opaque dans le domaine infrarouge, joue un rôle de confinement du
flux surfacique émis par la Terre : c’est l’effet de serre.

Laurent Pietri ~9~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Thermodynamique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

TH4 – SVF

a) À l’aide d’un bilan radiatif sur la terre, montrer que la température de surface d’équilibre est proche de 20°C. On notera A l’albédo.
Données : 𝑇𝑇𝑠𝑠 = 5800𝐾𝐾, 𝑅𝑅𝑠𝑠 = 700000𝑘𝑘𝑘𝑘, 𝐷𝐷 = 150 106 𝑘𝑘𝑘𝑘, 𝑅𝑅𝑇𝑇 = 6400𝑘𝑘𝑘𝑘, 𝐴𝐴 = 0,31, 𝜎𝜎 = 5,67 108 𝑊𝑊 ·
𝑚𝑚−2 . 𝐾𝐾 −4 .
- Flux surfacique solaire reçu par la terre :
Le Soleil de rayon 𝑅𝑅𝑠𝑠 = 700000𝑘𝑘𝑘𝑘 présente une température de surface de 𝑇𝑇𝑠𝑠 = 5800𝐾𝐾, la loi de Stefan permet de
calculer la puissance totale émise par le soleil :
𝑃𝑃𝑠𝑠,𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 = 𝜙𝜙𝑠𝑠 𝑆𝑆𝑠𝑠 = σ𝑇𝑇𝑠𝑠4 × 4𝜋𝜋𝑅𝑅𝑠𝑠2 = 3,8.1026 𝑊𝑊
Ce rayonnement est émis par le soleil de manière isotrope. La Terre de rayon 𝑅𝑅𝑇𝑇 = 6400𝑘𝑘𝑘𝑘 située à une distance 𝐷𝐷 =
150 · 106 𝑘𝑘𝑘𝑘 du soleil, en récupère une fraction :
𝑆𝑆𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑃𝑃𝑆𝑆 = 𝑃𝑃𝑠𝑠,𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 ×
𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆
𝑆𝑆𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 = π𝑅𝑅𝑇𝑇2
𝑜𝑜ù �
𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 = 4π𝐷𝐷2 𝑜𝑜ù 𝐷𝐷 = 𝑑𝑑 𝑇𝑇𝑇𝑇 = 150.106 𝑘𝑘𝑘𝑘
π𝑅𝑅𝑇𝑇2 𝑅𝑅𝑠𝑠2 𝑅𝑅𝑇𝑇2
⇒ 𝑃𝑃𝑆𝑆 = σ𝑇𝑇𝑠𝑠4 4π𝑅𝑅𝑠𝑠2 × = πσ𝑇𝑇𝑠𝑠4 × 2 = 1,7.1017 𝑊𝑊
4π𝐷𝐷 2 𝐷𝐷
On peut en déduire le flux solaire surfacique moyen en haut de l’atmosphère :
𝑃𝑃𝑠𝑠
ϕ𝑆𝑆 = 2 = 1,3.103 𝑊𝑊 · 𝑚𝑚−2 ~ 1𝑘𝑘𝑘𝑘 · 𝑚𝑚−2
𝜋𝜋𝑅𝑅𝑇𝑇
On va tenir compte de l’albédo qui représente la réflexion par l’atmosphère d’une part du rayonnement solaire
- Bilan radiatif sur la Terre :
4𝜋𝜋𝑅𝑅𝑇𝑇2 ϕ𝑇𝑇 = (1 − 𝐴𝐴)𝜋𝜋𝑅𝑅𝑇𝑇2 ϕ𝑆𝑆 + 4𝜋𝜋𝑅𝑅𝑇𝑇2 ϕ𝑎𝑎
1 − 𝐴𝐴
⇒ ϕ𝑇𝑇 = ϕ𝑆𝑆 + ϕ𝑎𝑎
4
- Bilan radiatif sur l’atmosphère :
ϕ𝑇𝑇 × 4𝜋𝜋𝑅𝑅𝑇𝑇2 = 2ϕ𝑎𝑎 × 4𝜋𝜋𝑅𝑅𝑇𝑇2 (𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 ϕ𝑆𝑆 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠)
⇒ ϕ𝑇𝑇 = 2ϕ𝑎𝑎
Par conséquent :
1 − 𝐴𝐴 ϕ 1 − 𝐴𝐴
ϕ𝑇𝑇 = ϕ𝑆𝑆 + 𝑇𝑇 ⇒ ϕ𝑇𝑇 = ϕ𝑆𝑆
4 2 2
1/4
ϕ𝑆𝑆
⇒ 𝑇𝑇𝑇𝑇 = �(1 − 𝐴𝐴) = 3,0 · 102 𝐾𝐾

2𝜎𝜎
Avec ce modèle, on trouve une température moyenne de surface de la Terre de l’ordre de quelques dizaines de degrés.

Exercices classiques à connaître :


- TH42 – L’effet de serre

Laurent Pietri ~ 10 ~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Mécanique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

MC2 et MC3 – Synthèse

• Lois de composition des vitesses et accélérations


Composition

𝑣𝑣𝑎𝑎 = ���⃗
����⃗ 𝑣𝑣𝑒𝑒 + ���⃗
𝑣𝑣𝑟𝑟 𝑎𝑎𝑎𝑎 = ����⃗
����⃗ 𝑎𝑎𝑒𝑒 + ����⃗
𝑎𝑎𝑟𝑟 + ����⃗
𝑎𝑎𝑐𝑐
Translation Rotation uniforme Rotation Cas général
(Hors-Programme) (Hors-Programme)
𝑣𝑣𝑒𝑒
���⃗ �������⃗′
d𝑂𝑂𝑂𝑂 �Ω
��⃗ ∧ 𝐻𝐻𝐻𝐻
�������⃗ �Ω
��⃗ ∧ ��������⃗
𝑂𝑂′ 𝑀𝑀 �������⃗′
d𝑂𝑂𝑂𝑂
� � + �Ω
��⃗ ∧ ��������⃗
𝑂𝑂′ 𝑀𝑀
𝑑𝑑t 𝑅𝑅 𝑑𝑑t 𝑅𝑅
𝑎𝑎𝑒𝑒
����⃗ 𝑑𝑑 2 �������⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂′ �������⃗
−Ω 2 𝐻𝐻𝐻𝐻 𝑑𝑑�Ω
��⃗ 𝑑𝑑 2 �������⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂′ 𝑑𝑑�Ω��⃗
� � ∧ ��������⃗
𝑂𝑂′ 𝑀𝑀 + �Ω��⃗ ∧ �Ω
���⃗ ∧ ��������⃗
𝑂𝑂′ 𝑀𝑀� � + � ∧ ��������⃗
𝑂𝑂′ 𝑀𝑀 + �Ω
��⃗ ∧ �Ω
���⃗ ∧ ��������⃗
𝑂𝑂′ 𝑀𝑀�
𝑑𝑑𝑡𝑡 2 𝑅𝑅 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑅𝑅 𝑑𝑑𝑡𝑡 2 𝑅𝑅 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑅𝑅
𝑎𝑎𝑐𝑐
����⃗ �0⃗ 2�Ω
��⃗ ∧ 𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀)|𝑅𝑅′ 2�Ω��⃗ ∧ 𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀)|𝑅𝑅′ 𝑎𝑎𝑐𝑐 = 2�Ω
����⃗ ��⃗ ∧ 𝑣𝑣⃗(𝑀𝑀)|𝑅𝑅′

- Dans les deux cas, la vitesse d’entraînement est la vitesse absolue du point coïncident, point lié à R
qui coïncide avec M à l’instant t. De même, l’accélération d’entraînement est l’accélération absolue
du point coïncident.
- �������⃗ �.
H est le projeté de M sur l’axe de rotation. On note souvent 𝑟𝑟 = �𝐻𝐻𝐻𝐻

• Forces d’inertie
Translation quelconque Rotation uniforme autour d’un axe fixe
�Ω
��⃗𝑅𝑅′/𝑅𝑅 �0⃗ �Ω
�⃗ ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧
����⃗
𝑓𝑓𝚤𝚤𝚤𝚤 −𝑚𝑚𝑎𝑎⃗(𝑂𝑂′ ) 𝑚𝑚Ω2 �������⃗
𝐻𝐻𝐻𝐻
����⃗
𝑓𝑓𝚤𝚤𝚤𝚤 �⃗
0 −2𝑚𝑚�Ω
��⃗ ∧ ���⃗
𝑣𝑣𝑟𝑟

• Lois de la dynamique en RNG


PFD ����⃗
𝑎𝑎⃗(𝑀𝑀)|𝑅𝑅′ = 𝐹𝐹⃗ + 𝑓𝑓
𝑚𝑚 ����� ����⃗
𝚤𝚤𝚤𝚤 + 𝑓𝑓𝚤𝚤𝚤𝚤
����⃗
𝑎𝑎𝑟𝑟

TMC ����⃗𝐴𝐴 (𝑀𝑀)� ′


𝑑𝑑𝐿𝐿
= �����⃗
𝑅𝑅
𝑀𝑀𝐴𝐴 �𝐹𝐹⃗ � + �����⃗ ����⃗
𝑀𝑀𝐴𝐴 �𝑓𝑓 �����⃗ ����⃗
𝚤𝚤𝚤𝚤 � + 𝑀𝑀𝐴𝐴 �𝑓𝑓𝚤𝚤𝚤𝚤 �
𝑑𝑑𝑑𝑑
TEC 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑐𝑐
� = 𝑃𝑃�𝑓𝑓⃗��𝑅𝑅′ + 𝑃𝑃�𝑓𝑓 ����⃗
𝚤𝚤𝚤𝚤 ��𝑅𝑅′
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑅𝑅′
Energie potentielle d’entraînement Translation où ����⃗ 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 : 𝐸𝐸𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝑚𝑚𝑎𝑎
𝑎𝑎𝑒𝑒 = ��������⃗ ����⃗. ��������⃗

𝑒𝑒 𝑂𝑂 𝑀𝑀 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
1
Rotation uniforme : 𝐸𝐸𝑝𝑝𝑝𝑝 = − 𝑚𝑚Ω2 𝑟𝑟 2 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
2
TEM 𝐸𝐸𝑚𝑚 = 𝐸𝐸𝑐𝑐 + 𝐸𝐸𝑝𝑝 + 𝐸𝐸𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐

• Caractère galiléen approché des référentiels courants


Le référentiel géocentrique 𝑅𝑅𝑔𝑔 est en translation elliptique par rapport au référentiel de Copernic
𝑅𝑅𝐶𝐶 . Le référentiel terrestre 𝑅𝑅𝑇𝑇 est en rotation uniforme à vitesse angulaire Ω autour d’un axe fixe par rapport
à 𝑅𝑅𝑔𝑔 . Le référentiel terrestre étant non galiléen le PFD s’écrit :
𝑚𝑚𝑎𝑎⃗(𝑀𝑀)|𝑅𝑅 = 𝑚𝑚𝑔𝑔⃗ + 𝑓𝑓⃗ − 2𝑚𝑚Ω
𝑇𝑇
��⃗ ∧ 𝑣𝑣⃗𝑟𝑟 𝑜𝑜ù 𝑔𝑔⃗ = ����⃗ �������⃗
𝐺𝐺𝑇𝑇 (𝑀𝑀) + Ω2 𝐻𝐻𝐻𝐻
Le référentiel terrestre peut toutefois être considéré comme galiléen pour l’étude des phénomènes
se produisant au voisinage de la surface terrestre, et courts devant la journée.

• Statique des fluides en RNG


En RNG, la relation fondamentale de statique des fluides s’écrit : ����������⃗
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑝𝑝 = µ(𝑔𝑔⃗ − ����⃗)
𝑎𝑎𝑒𝑒

Laurent Pietri ~1~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Mécanique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

SVF : MC1 - Mécanique du point

a) Établir les expressions des énergies potentielles élastique, gravitationnelle et coulombienne.


b) Soit un point M matériel de masse m se déplaçant sur la droite (Ox) et soumis à l’énergie potentielle
𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑥𝑥). Dans le cas de petites oscillations autour de la position d’équilibre, déterminer l’équation
différentielle vérifiée par x.
c) Dans le cas d’un mouvement à force centrales, montrer que le mouvement est plan et établir l’expression
de la constante des aires.
d) Retrouvez les expressions de la première vitesse cosmique, puis de la seconde vitesse cosmique.
e) Démontrer la troisième loi de Képler en considérant un mouvement circulaire.
f) Dans le cas d’un mouvement à forces centrales, démontrez l’expression de l’énergie mécanique sur une
|𝑘𝑘|
orbite circulaire, puis elliptique �𝐸𝐸𝑚𝑚 = − �.
2𝑎𝑎
g) Discuter des trajectoires possibles grâce à l’énergie potentielle effective
h) Montrez que la trajectoire d’une charge q dans un champ électrostatique uniforme est parabolique.
i) Montrez que la trajectoire d’une charge q dans un champ magnétostatique uniforme est un cercle si ����⃗ �⃗. Une
𝑣𝑣0 est dans un plan orthogonal à 𝐵𝐵
�⃗, une hélice dans un cas plus général.
𝑣𝑣0 colinéaire à 𝐵𝐵
droite si ����⃗
j) Retrouvez l’équation différentielle d’un pendule simple.
k) Retrouvez l’équation différentielle d’un pendule de torsion.
l) Retrouvez l’équation différentielle d’un pendule pesant.

Exercices classiques à connaître :


- MC14 : Voyage interplanétaire de la terre à mars (trajectoire d’Hohman)
- MC122 : Déflexion électrique
- MC123 : Mouvement de gouttelettes chargées
- MC130 : Diffusion de Rutherford (plus difficile)

a) Établir les expressions des énergies potentielles de pesanteur, élastique, gravitationnelle et coulombienne.
- Énergie potentielle de pesanteur
Soit : 𝑃𝑃�⃗ = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑢𝑢
����⃗𝑧𝑧 (axe Oz ascendant) d’où :
𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝑓𝑓⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
���������⃗ = mg𝑢𝑢
����⃗.
𝑧𝑧 (𝑑𝑑𝑑𝑑𝑢𝑢
����⃗𝑥𝑥 + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑢𝑢
����⃗𝑦𝑦 + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑢𝑢
����⃗)
𝑧𝑧
⇔ 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 = mg𝑑𝑑𝑑𝑑
⇒ 𝐸𝐸𝑝𝑝 = 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 + 𝐶𝐶
Remarque : Si l’axe Oz est descendant on aura : 𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 + 𝐶𝐶

- Un ressort de raideur k ayant subi un allongement Δ𝑥𝑥 = 𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 exerce une force de rappel élastique dans la direction de l'allongement :
𝑓𝑓⃗ = −𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )𝑢𝑢
����⃗𝑥𝑥
Donc :
𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝑓𝑓⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
���������⃗ = 𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )𝑢𝑢 ����⃗𝑥𝑥 . (𝑑𝑑𝑑𝑑𝑢𝑢
����⃗𝑥𝑥 + ⋯ )
⇔ 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 = 𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )𝑑𝑑𝑑𝑑
1
⇒ 𝐸𝐸𝑝𝑝 = 𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )2 + 𝐶𝐶
2
où C est une constante. On prend généralement comme référence des énergies potentielles Ep=0 lorsque le ressort est à sa longueur à vide ⇒ 𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 = 0.
1
⇒ 𝐸𝐸𝑝𝑝 = 𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )2
2
- Énergie potentielle gravitationnelle et coulombienne :
𝑘𝑘 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑝𝑝
𝑓𝑓⃗ = 2 ����⃗ 𝑢𝑢 𝑜𝑜ù 𝑘𝑘 = = −𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚𝑝𝑝
𝑟𝑟 𝑟𝑟 4πε0
𝑘𝑘 𝑘𝑘 𝑘𝑘
⇒ 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 = −𝑓𝑓⃗. 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
���������⃗ = − ����⃗ ����⃗𝑟𝑟 + ⋯ ) ⇔ 𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 = − 2 𝑑𝑑𝑑𝑑 ⇒ 𝐸𝐸𝑝𝑝 = + 𝐶𝐶
𝑢𝑢 . (𝑑𝑑𝑑𝑑𝑢𝑢
𝑟𝑟 2 𝑟𝑟 𝑟𝑟 𝑟𝑟
𝑘𝑘
Or: 𝐸𝐸𝑝𝑝 = 0 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑟𝑟 → ∞ ⇒ 𝐸𝐸𝑝𝑝 =
𝑟𝑟
𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚𝑝𝑝 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑝𝑝
⇒ 𝐸𝐸𝑝𝑝 = − 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝐸𝐸𝑝𝑝 =
𝑟𝑟 4πε0 𝑟𝑟

b) Soit un point M matériel de masse m se déplaçant sur la droite (Ox) et soumis à l’énergie potentielle 𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑥𝑥). Dans le cas de petites oscillations
autour de la position d’équilibre, déterminer l’équation différentielle vérifiée par x.
On développe l’énergie potentielle à l’ordre 2 autour de la position d’équilibre 𝑥𝑥0 :
𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )2 𝑑𝑑 2 𝐸𝐸𝑝𝑝
𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑥𝑥) = 𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑥𝑥0 ) + (𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 ) � + � + 𝑜𝑜(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑥𝑥=𝑥𝑥0 2 𝑑𝑑𝑥𝑥 2 𝑥𝑥=𝑥𝑥
0
𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝 𝑑𝑑2 𝐸𝐸𝑝𝑝
Par définition de la position d’équilibre : � = 0, on pose 𝑘𝑘 = �
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑥𝑥=𝑥𝑥0 𝑑𝑑𝑥𝑥 2 𝑥𝑥=𝑥𝑥0
1
⇒ 𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑥𝑥) = 𝐸𝐸𝑝𝑝 (𝑥𝑥0 ) + 𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )2
2
Ainsi on approxime autour de la position d’équilibre la courbe par un puits parabolique, qui correspond à celui d’un
oscillateur harmonique de position d’équilibre 𝑥𝑥0 . Il est donc normal de retrouver l’équation différentielle d’un OH.
𝑑𝑑𝐸𝐸𝑝𝑝
𝐹𝐹⃗ = − ����⃗𝑥𝑥 ⇒ 𝑚𝑚𝑥𝑥̈ = −𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )
𝑢𝑢 = −𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 )𝑢𝑢
����⃗
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑥𝑥
𝑘𝑘
On pose 𝑋𝑋 = 𝑥𝑥 − 𝑥𝑥0 et on obtient : 𝑋𝑋̈ + 𝜔𝜔02 𝑋𝑋 = 0 𝑜𝑜ù 𝜔𝜔0 = � .
𝑚𝑚

Laurent Pietri ~2~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Mécanique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

c) Dans le cas d’un mouvement à force centrales, montrer que le mouvement est plan et établir l’expression de la constante des aires.
- Mouvement plan :
Un point matériel soumis à une force centrale possède forcément un moment cinétique constant. En effet :
����⃗0
𝑑𝑑𝐿𝐿
𝑂𝑂𝑂𝑂 ∧ 𝑓𝑓⃗ = 𝑟𝑟𝑢𝑢
= ������⃗ ����⃗𝑟𝑟 = �0⃗ ⇒ ����⃗
����⃗𝑟𝑟 ∧ 𝑓𝑓𝑢𝑢 𝐿𝐿0 = ��������⃗
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
𝑑𝑑𝑑𝑑
L'axe ����⃗, ����⃗0 . D'après les propriétés du produit vectoriel,
𝑢𝑢𝑧𝑧 est pris selon la direction fixe 𝐿𝐿
������⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂. 𝐿𝐿 ����⃗0 = ������⃗ ������⃗ ∧ 𝑚𝑚𝑣𝑣⃗� = 0
𝑂𝑂𝑂𝑂. �𝑂𝑂𝑂𝑂 �⃗ ⇒ ������⃗ ����⃗𝑧𝑧 = �0⃗
𝑂𝑂𝑂𝑂. 𝑢𝑢
Ainsi, le vecteur position reste toujours orthogonal à 𝑢𝑢 ����⃗𝑧𝑧 : la trajectoire est plane, contenue dans le plan z = 0.
- Loi des aires
Calculons ����⃗
𝐿𝐿0 ∶
����⃗0 = ������⃗
𝐿𝐿 𝑂𝑂𝑂𝑂 ∧ 𝑚𝑚𝑣𝑣⃗ = 𝑟𝑟𝑢𝑢 𝑢𝑢𝑟𝑟 + rθ̇ 𝑢𝑢
����⃗𝑟𝑟 ∧ 𝑚𝑚�𝑟𝑟̇ ����⃗ ̇ ����⃗z
θ = mr²θ𝑢𝑢
����⃗�
On introduit la constante des aires qu’on note C tel que :
����⃗0 = mC𝑢𝑢
𝐿𝐿 ����⃗z où C = r²θ̇ = cste

Cette constante peut s’interpréter en termes de vitesse aréolaire. On appelle vitesse aréolaire 𝑉𝑉 la vitesse à laquelle le rayon vecteur balaie
l’aire dA définie par la trajectoire dans le plan du mouvement.
Or :
𝑟𝑟
1
𝑑𝑑𝑑𝑑 = � 𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟θ = 𝑟𝑟²𝑑𝑑θ
0 2
Donc :
𝑑𝑑𝑑𝑑 C
𝑉𝑉 = = = cste
𝑑𝑑𝑑𝑑 2
La loi des aires représente la deuxième loi de Kepler : le rayon vecteur repérant le mobile balaie pendant des durées égales des aires égales.

d) Retrouvez les expressions de la première vitesse cosmique, puis de la seconde vitesse cosmique.
- Première vitesse cosmique :
Le cas le plus simple de trajectoire liée est la trajectoire circulaire. Son rayon est noté r. Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la
masse donne :
𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚′
𝑚𝑚𝑎𝑎⃗ = − 𝑢𝑢𝑟𝑟
����⃗
𝑟𝑟²
2 𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚′
⇒ 𝑚𝑚 �𝑟𝑟̈⏟ − 𝑟𝑟θ̇ � = −
0
𝑟𝑟²

2 𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚′ 𝐺𝐺𝑚𝑚′
⇒ 𝑚𝑚 �−𝑟𝑟θ̇ � = − ⇒ θ̇ = � 3
𝑟𝑟² 𝑟𝑟
Au final, la vitesse sur l'orbite circulaire de rayon r s'écrit :
𝐺𝐺𝑚𝑚′
𝑣𝑣1 = 𝑟𝑟θ̇ = � = 7,2 𝑘𝑘𝑘𝑘 · 𝑠𝑠 −1 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑟𝑟
où m' est la masse du centre attracteur.
C'est ce que l'on nomme la première vitesse cosmique. C'est la vitesse minimale à communiquer à un objet pour le satelliser.
- Deuxième vitesse cosmique
Il est intéressant de connaître la vitesse limite, pour laquelle l'objet partira au loin sans revenir, c'est ce que l'on nomme la vitesse de libération ou
deuxième vitesse cosmique. C’est la limite entre les trajectoires fermées et ouvertes c’est-à-dire la trajectoire parabolique dont l’énergie mécanique est
nulle :
1 𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺𝐺′
𝐸𝐸𝑚𝑚 = 𝑚𝑚𝑣𝑣22 − = 0
2 𝑟𝑟

2𝐺𝐺𝑚𝑚′
𝑣𝑣2 = � = 11,2 𝑘𝑘𝑘𝑘 · 𝑠𝑠 −1 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝑟𝑟

e) Démontrer la troisième loi de Képler en considérant un mouvement circulaire.


La période du mouvement d'une masse m autour d'un astre immobile de masse m' est donnée par :
2π𝑟𝑟 2πr 𝑟𝑟 3 𝑟𝑟 3 𝐺𝐺𝑚𝑚′
=
𝑇𝑇 = = 2𝜋𝜋� ⇒ 2=
𝑣𝑣 𝐺𝐺𝑚𝑚 ′ 𝑇𝑇 4π2
�𝐺𝐺𝑚𝑚

𝑟𝑟
Il s'agit de la troisième loi de Kepler : pour des astres orbitant autour d'un corps donné, le rapport du carré de la période sur le cube du rayon
de la trajectoire a toujours la même valeur, liée à la masse du corps attracteur. Il est à noter que la troisième loi de Kepler reste valide pour les trajectoires
elliptiques, à condition de remplacer le rayon par le demi-grand axe a de l'ellipse.

Laurent Pietri ~3~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Mécanique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

f) Dans le cas d’un mouvement à forces centrales, démontrez l’expression de l’énergie mécanique sur une orbite circulaire, puis elliptique
|𝑘𝑘|
�𝐸𝐸𝑚𝑚 = − �.
2𝑎𝑎
- Mouvement circulaire
1 |𝑘𝑘| 1 𝐺𝐺𝑚𝑚′ |𝑘𝑘| 1 |𝑘𝑘| |𝑘𝑘| |𝑘𝑘|
L’énergie mécanique s’écrit : 𝐸𝐸𝑚𝑚 = 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 − = 𝑚𝑚 − = − =−
2 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟 𝑟𝑟 2𝑟𝑟

- Mouvement elliptique
Pour un point matériel en orbite elliptique autour d'une masse m' immobile en O, l'énergie mécanique Em, est une constante du mouvement :
1 𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚′
𝐸𝐸𝑚𝑚 = 𝑚𝑚𝑚𝑚² −
2 𝑟𝑟

En l'évaluant aux points d'approche et d'éloignement maximaux notés précédemment A et P, la vitesse se réécrit en ces points :
𝐶𝐶
𝑣𝑣 = 𝑟𝑟θ̇ = 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝐴𝐴 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑃𝑃 (𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜ℎ𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜)
𝑟𝑟
1 𝑚𝑚𝐶𝐶 2 𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚′ 1 𝑚𝑚𝐶𝐶 2 𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚′
⇒ 𝐸𝐸𝑚𝑚 = − 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝐴𝐴 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑃𝑃 ⇒ 𝑟𝑟 2 − + 𝑟𝑟 = 0
2 𝑟𝑟 2 𝑟𝑟 2 𝐸𝐸𝑚𝑚 𝐸𝐸𝑚𝑚
Il est clair par construction que cette équation possède exactement deux racines positives, 𝑟𝑟𝐴𝐴 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑟𝑟𝑝𝑝 tel que:
1 𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚′ √∆ 𝐺𝐺𝐺𝐺𝑚𝑚′
𝑟𝑟 = − ± ⇒ 𝑟𝑟𝐴𝐴 + 𝑟𝑟𝑝𝑝 = 2𝑎𝑎 = −
2 𝐸𝐸𝑚𝑚 𝟐𝟐 𝐸𝐸𝑚𝑚
|𝑘𝑘|
D’où : 𝐸𝐸𝑚𝑚 = −
2𝑎𝑎
|𝑘𝑘|
Pour une orbite parabolique 𝐸𝐸𝑚𝑚 = 0 et pour une orbite hyperbolique : 𝐸𝐸𝑚𝑚 = +
2𝑎𝑎

g) Discuter des trajectoires possibles grâce à l’énergie potentielle effective


Voici le tracé de l’énergie potentielle effective ainsi on retrouve :
- Un état de diffusion si 𝐸𝐸𝑚𝑚 > 0 (mouvement hyperbolique)
- Un état lié si 𝐸𝐸𝑚𝑚 < 0 (mouvement elliptique) et circulaire si 𝐸𝐸𝑚𝑚 correspond au minimum de
𝐸𝐸𝑝𝑝,𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
- Un état de diffusion si 𝐸𝐸𝑚𝑚 = 0 (mouvement parabolique)

h) Montrez que la trajectoire d’une charge q dans un champ électrostatique uniforme est parabolique.
Soit une particule de masse m et de charge q se déplaçant dans une région où existe un champ 𝐸𝐸�⃗ = 𝐸𝐸𝑢𝑢 ����⃗𝑧𝑧 et dont la vitesse initiale vaut ����⃗
𝑣𝑣0 =
𝑢𝑢𝑥𝑥 et la position initiale se situe en 𝑂𝑂(0,0,0).
𝑣𝑣0 ����⃗
On applique le PFD à m dans un référentiel supposé galiléen :
𝑥𝑥 = 𝑣𝑣0 𝑡𝑡
𝑚𝑚𝑥𝑥̈ = 0 1 𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑥𝑥 2
𝑦𝑦 = 0
� 𝑚𝑚𝑦𝑦̈ = 0 ⇒ � 1 𝑞𝑞𝑞𝑞 2 ⇒ 𝑧𝑧 = 2 𝑚𝑚 �𝑣𝑣0 � é𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑑𝑑 𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑧𝑧 = 𝑎𝑎𝑥𝑥
′ 2

𝑚𝑚𝑧𝑧̈ = 𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑧𝑧 = 𝑡𝑡
2 𝑚𝑚

i) Montrez que la trajectoire d’une charge q dans un champ magnétostatique uniforme est un cercle si 𝑣𝑣 ����⃗0 est
�⃗. Une droite si 𝑣𝑣
dans un plan orthogonal à 𝐵𝐵 �⃗, une hélice dans un cas plus général.
����⃗0 colinéaire à 𝐵𝐵
- Mouvement circulaire
Une particule de charge q et masse m placée dans un champ magnétique uniforme et statique 𝐵𝐵 �⃗ = 𝐵𝐵𝑜𝑜 ����⃗.
𝑢𝑢𝑧𝑧 La
particule est située initialement au point O et sa vitesse initiale ����⃗ 𝑢𝑢𝑥𝑥 est perpendiculaire au champ
𝑣𝑣0 = 𝑣𝑣0 ����⃗
magnétique.
𝑑𝑑𝐸𝐸
Le théorème de la puissance cinétique : 𝑐𝑐 = 𝑃𝑃𝑒𝑒 = 0 montre que la norme de la vitesse de la particule reste
𝑑𝑑𝑑𝑑
constante au cours du mouvement. La relation fondamentale de la dynamique appliquée à la particule dans
le référentiel terrestre galiléen donne :
�⃗�
𝑚𝑚𝑎𝑎⃗ = 𝑞𝑞�𝑣𝑣⃗ ∧ 𝐵𝐵
𝑥𝑥̈ 𝑥𝑥̇ 0 𝐵𝐵0 𝑦𝑦̇
En projection sur les trois axes cartésiens, on obtient : 𝑚𝑚 �𝑦𝑦̈ = 𝑞𝑞 �𝑦𝑦̇ ∧ � 0 = 𝑞𝑞 �−𝐵𝐵0 𝑥𝑥̇
𝑧𝑧̈ 𝑧𝑧̇ 𝐵𝐵0 0
Or 𝑧𝑧̈ = 0 ⇒ 𝑧𝑧 = 𝑣𝑣0𝑧𝑧 𝑡𝑡 + 𝑧𝑧0 = 0 ⇒ la trajectoire est plane si 𝑣𝑣𝑜𝑜𝑜𝑜 = 0
𝑚𝑚𝑥𝑥̇ = 𝑞𝑞𝐵𝐵0 𝑦𝑦 + 𝐶𝐶1 (1)
L'intégration des projections sur ����⃗𝑢𝑢𝑥𝑥 et ����⃗
𝑢𝑢𝑦𝑦 donne : �
𝑚𝑚𝑦𝑦̇ = −𝑞𝑞𝐵𝐵0 𝑥𝑥 + 𝐶𝐶2
𝑚𝑚𝑥𝑥̇ = 𝑞𝑞𝐵𝐵0 𝑦𝑦 + 𝑚𝑚𝑚𝑚0
Les conditions initiales 𝑥𝑥̇ (0) = 𝑣𝑣0 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑦𝑦̇ (0) = 0 donnent : �
𝑚𝑚𝑦𝑦̇ = −𝑞𝑞𝐵𝐵0 𝑥𝑥
𝑞𝑞𝐵𝐵0 𝑞𝑞 2 𝐵𝐵02
𝑥𝑥̈ = 𝑦𝑦̇ = −𝑥𝑥
𝑚𝑚2
Donc (1) peut s’écrire : � 𝑞𝑞𝐵𝐵0
𝑚𝑚
𝑞𝑞 2 𝐵𝐵0 ² 𝑞𝑞𝐵𝐵
𝑦𝑦̈ = − 𝑥𝑥̇ = − 2 𝑦𝑦 − 0 𝑣𝑣0
𝑚𝑚 𝑚𝑚 𝑚𝑚
𝑥𝑥̈ + ω2𝑐𝑐 𝑥𝑥 = 0 𝑞𝑞𝐵𝐵
Donc : � 2 𝑜𝑜ù ω𝑐𝑐 = 0 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑞𝑞 > 0
𝑦𝑦̈ + ω𝑐𝑐 𝑦𝑦 = −ω𝑐𝑐 𝑣𝑣0 𝑚𝑚
𝑥𝑥(0) = 0 ⇒ 𝐴𝐴 = 0
⎧ 𝑣𝑣0
𝑥𝑥 = 𝐴𝐴 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 (ω𝑐𝑐 𝑡𝑡) + 𝐵𝐵 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 (ω𝑐𝑐 𝑡𝑡) ⎪𝑥𝑥̇ (0) = 𝑣𝑣0 ⇒ 𝐵𝐵 =
𝑣𝑣0 ω𝑐𝑐
⇒� 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝑣𝑣
𝑦𝑦 = 𝐴𝐴′ 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 (ω𝑐𝑐 𝑡𝑡) + 𝐵𝐵 ′ 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 (ω𝑐𝑐 𝑡𝑡) − ⎨ 𝑦𝑦(0) = 0 ⇒ 𝐴𝐴’ = 0
ω𝑐𝑐
⎪ ω𝑐𝑐
⎩ 𝑦𝑦̇ (0) = 0 ⇒ 𝐵𝐵’ = 0

Laurent Pietri ~4~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Mécanique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

𝑣𝑣0
𝑥𝑥(𝑡𝑡) = 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 (ω𝑐𝑐 𝑡𝑡)
ω𝑐𝑐
⇒� 𝑣𝑣0
𝑦𝑦(𝑡𝑡) = (𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 (ω𝑐𝑐 𝑡𝑡) − 1)
ω𝑐𝑐

𝑣𝑣0 𝑥𝑥 2 (𝑦𝑦+𝑅𝑅)2
Si on pose 𝑅𝑅 = on a : + = 1 ⇔ 𝑥𝑥 2 + (𝑦𝑦 + 𝑅𝑅)2 = 𝑅𝑅 2 , on retrouve bien l’équation d’un cercle de centre (0, −𝑅𝑅) et de rayon R si q>0.
ω𝑐𝑐 𝑅𝑅2 𝑅𝑅2
- Mouvement rectiligne
Si 𝑣𝑣
����⃗0 colinéaire à 𝐵𝐵 �⃗, il n’y a pas de force initiale et donc pas de modification de 𝑣𝑣
����⃗0 …donc le mouvement sera rectiligne
- Mouvement hélicoïdal
o Si 𝑣𝑣
����⃗0 est quelconque il va se rajouter une composante sur z : 𝑧𝑧 = 𝑣𝑣0𝑧𝑧 𝑡𝑡 + 𝑧𝑧0 ainsi le mouvement en plus d’être circulaire va
2𝜋𝜋
monter, ce qui va former une trajectoire hélicoïdale de pas ℎ = 𝑣𝑣0𝑧𝑧 𝑇𝑇 = 𝑣𝑣0𝑧𝑧 ·
𝜔𝜔𝑐𝑐
o Les équations en x(t) et y(t) reste les mêmes à condition de remplacer 𝑣𝑣0 par 𝑣𝑣0𝑥𝑥 .

j) Retrouvez l’équation différentielle d’un pendule simple.


On projette le PFD sur l’axe orthoradial (afin de ne pas avoir 𝑇𝑇 �⃗) :
𝑚𝑚�2𝑙𝑙𝜃𝜃̇ ̇ + 𝑙𝑙𝜃𝜃̈ � = −𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑙𝑙 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑 ′ 𝑜𝑜ù ∶
𝑔𝑔
𝑙𝑙𝜃𝜃̈ + 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 = 0 ⇒ 𝜃𝜃̈ + 𝜔𝜔02 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 = 0 𝑜𝑜ù 𝜔𝜔02 =
𝑙𝑙
Dans le cas de petits angles 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 ~ 𝜃𝜃 ⇒ 𝜃𝜃̈ + 𝜔𝜔02 𝜃𝜃 = 0

k) Retrouvez l’équation différentielle d’un pendule de torsion.


On considère une barre solide horizontale de masse m, de longueur L, suspendue en son milieu O à un fil
de torsion vertical de constante de torsion C. On étudie des mouvements dans lesquels le fil reste vertical et la
barre tourne autour du fil avec un mouvement oscillatoire, tout en restant dans un plan horizontal.
On applique à la barre la loi du moment cinétique par rapport à l'axe (Oz) fixe dans le référentiel R
𝑑𝑑𝐿𝐿
galiléen : 𝑧𝑧 = 𝐽𝐽𝑧𝑧 α̈ = Γ = −𝐶𝐶α
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐶𝐶
⇔ α̈ + 𝜔𝜔02 α = 0 𝑜𝑜ù 𝜔𝜔02 =
𝐽𝐽𝑧𝑧
Comme la loi de Hooke pour les ressorts, la loi de rappel est aussi un modèle pour les petits angles,
c’est la raison pour laquelle on retrouve une nouvelle fois l’équation différentielle d’un oscillateur harmonique.

l) Retrouvez l’équation différentielle d’un pendule pesant.


Le solide est soumis à :
- L'action exercée par la liaison pivot. On suppose cette liaison pivot idéale, ce qui implique que son moment par rapport
à l'axe (Oz) est nul ;
- Son poids vertical descendant qui s'applique au centre de gravité G tel que :
𝑀𝑀𝑧𝑧 = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
On applique au solide la loi du moment cinétique par rapport à l'axe orienté (Oz) fixe dans le référentiel terrestre R
supposé galiléen :
𝑑𝑑𝐿𝐿𝑧𝑧 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
= 𝐽𝐽𝑧𝑧 θ̈ = 𝑀𝑀𝑧𝑧 = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 ⇔ θ̈ + =0
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐽𝐽𝑧𝑧
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
⇔ θ̈ + 𝜔𝜔02 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 = 0 𝑜𝑜ù 𝜔𝜔02 =
𝐽𝐽𝑧𝑧

SVF : MC2 et MC3 – Référentiels non galiléens

a) Retrouver l’expression du poids apparent.


b) Montrer que les mouvements horizontaux dans le référentiel terrestre sont déviés vers la droite dans l’hémisphère Nord.
c) Déviation vers l’est.
d) Étude statique des marées. Expliquer le phénomène des marées dans les hypothèses d’abstraction de rotation du soleil et en ne considérant
que la lune.
e) Expliquer la présence de marées de vives eaux (fortes) et de mortes eaux (faibles)
f) Une perle P, assimilée à un point matériel de masse m, est enfilée sur un cerceau de centre C et de rayon a. La perle se déplace sans frottement
sur le cerceau. Le cerceau, situé dans un plan vertical, est entraîné par un moteur qui le fait tourner à vitesse angulaire constante ω autour
d’un diamètre vertical. Par la méthode de votre choix, retrouvez l’équation différentielle :
𝑔𝑔
𝜃𝜃̈ = 𝑓𝑓(𝜃𝜃) 𝑜𝑜ù 𝑓𝑓(𝜃𝜃) = 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝜃𝜃 �− + 𝜔𝜔2 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝜃𝜃�
𝑎𝑎
g) Déterminer l’équation de la surface z(r) pour un cylindre rempli d’un liquide en rotation.

Exercices classiques à connaître :


- MC31 : Sismographe
- MC34 : Bille dans un tube ou MC38 : Lanceur de ball-trap
- MC36 : Déviation vers l’est

Laurent Pietri ~5~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Mécanique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

a) Retrouver l’expression du poids apparent.


Le point M est soumis :
- A un certain nombre de forces associées à la situation étudiée : la tension d’un fil, la réaction d’un
support, …
- A la force d’attraction gravitationnelle de la Terre : 𝑚𝑚𝐺𝐺 ����⃗𝑇𝑇 (𝑀𝑀)
- A la force d’inertie d’entraînement : 𝑓𝑓 ����⃗
𝚤𝚤𝚤𝚤 = −𝑚𝑚𝑎𝑎����⃗
𝑒𝑒 où 𝑎𝑎 𝑒𝑒 est l’accélération du point coïncidant dans
����⃗
le référentiel géocentrique
- ����⃗
A la force d’inertie de Coriolis : 𝑓𝑓 ���⃗ ⃗ en notant �Ω
𝚤𝚤𝚤𝚤 = −2𝑚𝑚Ω ∧ 𝑣𝑣
��⃗ le vecteur rotation de la Terre sur
elle-même et 𝑣𝑣⃗ la vitesse du point par rapport au référentiel terrestre.
Le poids apparent d’un corps, est défini comme :
𝑃𝑃�⃗ = 𝑚𝑚�𝐺𝐺 ����⃗𝑇𝑇 (𝑀𝑀) − ����⃗�
𝑎𝑎𝑒𝑒
⇔ 𝑃𝑃�⃗ = 𝑚𝑚�𝐺𝐺 ����⃗𝑇𝑇 (𝑀𝑀) + Ω2 �������⃗
𝐻𝐻𝐻𝐻 �
Le terme axifuge est 300 fois plus petit à l’équateur que le terme gravitationnel.

b) Montrer que les mouvements horizontaux dans le référentiel terrestre sont déviés vers la droite dans
l’hémisphère Nord.
Dans les mouvements horizontaux, seule la force de Coriolis peut être responsable d’une déviation.
0 𝑥𝑥̇ 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑧𝑧̇ − 𝑦𝑦̇ sin 𝜆𝜆
𝑓𝑓 �⃗ ∧ 𝑣𝑣⃗ = −2𝑚𝑚Ω �cos 𝜆𝜆� ∧ �𝑦𝑦̇ � = −2𝑚𝑚Ω �
���⃗𝑐𝑐 = −2𝑚𝑚 �Ω 𝑥𝑥̇ sin 𝜆𝜆 �
sin 𝜆𝜆 𝑧𝑧̇ −𝑥𝑥̇ cos 𝜆𝜆
𝑦𝑦̇ sin 𝜆𝜆
𝑓𝑓𝑐𝑐 (𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 ℎ𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜𝑜) = 2𝑚𝑚Ω �− 𝑥𝑥̇ sin 𝜆𝜆 �
⇒ ���⃗
𝑥𝑥̇ cos 𝜆𝜆
Si l’on suit un méridien dans l’hémisphère Nord, en se dirigeant vers le pôle Nord, on vérifie que ���⃗ 𝑓𝑓𝑐𝑐 =
𝑢𝑢𝑥𝑥 est une force dirigée vers la droite car 𝑦𝑦̇ > 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 sin 𝜆𝜆 > 0. (On peut aussi le vérifier avec la règle des
2𝑚𝑚Ω 𝑦𝑦̇ sin 𝜆𝜆 ����⃗
trois doigts).
Si l’on suit un méridien dans l’hémisphère Sud, en se dirigeant vers le pôle Nord, on vérifie que ���⃗ 𝑢𝑢𝑥𝑥 est une force dirigée vers
𝑓𝑓𝑐𝑐 = 2𝑚𝑚Ω 𝑦𝑦̇ sin 𝜆𝜆 ����⃗
la gauche car 𝑦𝑦̇ > 0 𝑒𝑒𝑒𝑒 sin 𝜆𝜆 < 0. On retrouvera de même pour les autres situations.
Si l’on suit un parallèle dans l’hémisphère Nord, en se dirigeant vers l’est, on vérifie : 𝑓𝑓𝑐𝑐,𝑦𝑦 = −2𝑚𝑚Ω 𝑥𝑥̇ sin 𝜆𝜆 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑓𝑓𝑐𝑐,𝑧𝑧 = +2𝑚𝑚Ω 𝑥𝑥̇ cos 𝜆𝜆. Ainsi dans le
plan horizontal 𝑓𝑓𝑐𝑐,𝑦𝑦 = −2𝑚𝑚Ω 𝑥𝑥̇ sin 𝜆𝜆 < 0 est une force dirigée vers la droite…On retrouvera de même pour les autres situations.

c) Déviation vers l’est


Envisageons une chute libre dans le référentiel terrestre sans tenir compte de la perturbation liée à la force de Coriolis avec pour CI : 𝑧𝑧(0) =
ℎ 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑧𝑧̇ (0) = 0
𝑥𝑥̇ = 0 1 2ℎ
⇒ 𝑧𝑧̈ = −𝑔𝑔 ⇒ � 𝑦𝑦̇ = 0 𝑧𝑧 = − 𝑔𝑔𝑡𝑡 2 + ℎ ⇒ 𝑡𝑡𝑓𝑓 = �
2 𝑔𝑔
𝑧𝑧̇ = −𝑔𝑔𝑔𝑔
On envisage maintenant la perturbation ainsi :
𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑧𝑧̇ − 𝑦𝑦̇ sin 𝜆𝜆 0 𝑥𝑥̈ = −2Ω(𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑧𝑧̇ − 𝑦𝑦̇ sin 𝜆𝜆)
𝑥𝑥̈
𝑚𝑚 �𝑦𝑦̈ � = −2𝑚𝑚Ω � 𝑥𝑥̇ sin 𝜆𝜆 � − 𝑚𝑚 � 0 � ⇒ � 𝑦𝑦̈ = −2Ω 𝑥𝑥̇ sin 𝜆𝜆
−𝑥𝑥̇ cos 𝜆𝜆 𝑔𝑔
𝑧𝑧̈ 𝑧𝑧̈ = 2Ω 𝑥𝑥̇ cos 𝜆𝜆 − 𝑔𝑔
On applique la méthode des perturbations c’est-à-dire on injecte les solutions obtenues sans perturbation (dites à l’ordre zéro) pour calculer la force
de Coriolis (à l’ordre 1) ainsi :
1 1
⎧ ⎧𝑥𝑥 = 𝑔𝑔𝑡𝑡 3 × Ω 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ⎧𝑥𝑥 = 𝑔𝑔𝑡𝑡 3 Ω 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
⎪𝑥𝑥̈ = −2Ω × 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 × (−𝑔𝑔𝑔𝑔) ⎪ 3 ⎪ 3
𝑦𝑦̈ = 0 ⇒ 𝑦𝑦 = 0 ⇒ 𝑦𝑦 = 0
⎨ ⎨ ⎨
⎪ 𝑧𝑧̈ = 0 − 𝑔𝑔 ⎪ 𝑧𝑧 = − 1 𝑔𝑔𝑡𝑡 2 + ℎ ⎪ 𝑧𝑧 = − 1 𝑔𝑔𝑡𝑡 2 + ℎ
⎩ ⎩ 2 ⎩ 2
D’où :
3
1 1 2ℎ 2
𝑥𝑥𝑓𝑓 = 𝑔𝑔𝑡𝑡𝐹𝐹3 Ω 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 = 𝑔𝑔Ω 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝜆𝜆 � � > 0
3 3 𝑔𝑔
On obtient ainsi une déviation vers l’est.
On peut continuer le calcul en reprenant les résultats obtenus et en les réinjectant on obtient une force de Coriolis calculée à l’ordre 2 qui
rajoute une force infime dirigée vers le sud.

d) Étude statique des marées. Expliquer le phénomène des marées dans les hypothèses d’abstraction de la rotation de la lune autour de la terre,
en ne considérant que la lune (et que tous les mouvements se font dans le plan de l’écliptique).
Simplifions le problème en :
- Négligeant, la rotation de la lune autour de la terre, (c’est la terre qui tourne sur elle-même dont on tient compte)
- Négligeant, dans un premier temps, le terme de marée dû à la présence du Soleil.
- Supposant, la terre recouverte d’une unique masse d’eau appelée bourrelet océanique.
Nous appelons théorie statique des marées l’explication du phénomène des marées basée sur ces hypothèses simplificatrices.
Appliquons le PFD en M, par exemple dans le référentiel géocentrique supposé non galiléen (indice T pour terre, indice L pour lune)
����⃗𝐿𝐿 (𝑀𝑀) + 𝑚𝑚𝐺𝐺
𝑚𝑚 𝑎𝑎⃗(𝑀𝑀) = 𝑚𝑚𝐺𝐺 ����⃗𝑇𝑇 (𝑀𝑀) + 𝐹𝐹
�������������⃗
𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 − 𝑚𝑚𝑎𝑎
��� ����⃗𝐿𝐿 (𝑀𝑀) + 𝑚𝑚𝐺𝐺
����⃗𝑒𝑒 = 𝑚𝑚𝐺𝐺 ������������⃗
����⃗𝑇𝑇 (𝑀𝑀) − 𝑚𝑚𝑎𝑎 𝑒𝑒 (𝑂𝑂) (𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 𝐿𝐿 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙)
�⃗
0
La force de Coriolis est nulle car on a affaire à un mouvement de translation elliptique entre le référentiel géocentrique et de Copernic.

Laurent Pietri ~6~ Lycée Joffre - Montpellier


Cours : Mécanique Synthèse et savoir-faire Physique : PC

Déterminons l’accélération d’entraînement. Pour cela appliquons le PFD à la terre au point O dans le
référentiel de Copernic :
𝑀𝑀𝑇𝑇 𝑎𝑎⃗(𝑂𝑂) = 𝑀𝑀𝑇𝑇 ����⃗
𝐺𝐺𝐿𝐿 (𝑂𝑂)
Donc :
����⃗𝑇𝑇 (𝑀𝑀) + 𝑚𝑚 �𝐺𝐺
𝑚𝑚 𝑎𝑎⃗(𝑀𝑀) = 𝑚𝑚𝐺𝐺 ����⃗𝐿𝐿 (𝑀𝑀) − ����⃗
𝐺𝐺𝐿𝐿 (𝑂𝑂)�
����⃗𝑇𝑇 (𝑀𝑀) + 𝑚𝑚𝛾𝛾⃗(𝑀𝑀) 𝑜𝑜ù 𝛾𝛾⃗(𝑀𝑀) = �𝐺𝐺
⇒ 𝑚𝑚𝑎𝑎⃗(𝑀𝑀) = 𝑚𝑚𝐺𝐺 ����⃗𝐿𝐿 (𝑀𝑀) − ����⃗
𝐺𝐺𝐿𝐿 (𝑂𝑂)�
����⃗𝐿𝐿 (𝑀𝑀) − ����⃗
Le terme 𝛾𝛾⃗(𝑀𝑀) = �𝐺𝐺 𝐺𝐺𝐿𝐿 (𝑂𝑂)� est appelé terme différentiel ou terme de marées. On l’a représenté
en quatre points de l’équateur pour une échelle des distances non respectées. Ainsi
ce terme va entraîner une dénivellation maximale de 0,6m par rapport à l’absence
de marées. Les bourrelets océaniques admettent constamment l’axe (Oy) comme
axe de révolution ; nous constatons ainsi que pour un point lié à la Terre il existera
deux marées hautes par jour (marées hautes espacées de 12 heures, la hauteur des
marées étant plus importante à l’équateur).

En fait, comme la Lune a un mouvement circulaire apparent autour de la


Terre de durée de l’ordre de 29 jours, il y aura retard d’environ 50 min par jour des marées hautes
en un lieu.

e) Expliquer la présence de marées de vives eaux (fortes) et de mortes eaux (faibles)


Si on tient maintenant compte, de la rotation de la lune autour de la terre et de la présence du soleil
par moment les effets de marée de la lune et du soleil vont s’additionner c’est le cas :
- Aux positions NL et PL : on parle de marées de vives eaux.
- Á l’inverse en PQ et DQ, les termes de marées se retranchent (compensation du
bourrelet en 𝑁𝑁1 𝑁𝑁2 et 𝑀𝑀1 𝑀𝑀2 ), les marées sont alors faibles, on parle de marées de
mortes eaux.

f) Une perle P, assimilée à un point matériel de masse m, est enfilée sur un cerceau de centre C et de
rayon a. La perle se déplace sans frottement sur le cerceau. Le cerceau, situé dans un plan vertical,
est entraîné par un moteur qui le fait tourner à vitesse angulaire constante ω autour d’un diamètre
vertical. Par la méthode de votre choix, retrouvez l’équation différentielle :
𝑔𝑔
𝜃𝜃̈ = 𝑓𝑓(𝜃𝜃) 𝑜𝑜ù 𝑓𝑓(𝜃𝜃) = 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝜃𝜃 �− + 𝜔𝜔2 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝜃𝜃�
𝑎𝑎
Dans une formulation de ce type, je trouve la méthode énergétique plus simple à mettre en place :
Calculons les différentes énergies mises en jeu :
1
⎧ 𝐸𝐸𝑐𝑐 = 𝑚𝑚𝑎𝑎2 𝜃𝜃̇ 2
⎪ 2
𝐸𝐸𝑝𝑝𝑝𝑝 = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 cos 𝜃𝜃 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐

⎪𝐸𝐸 = − 1 𝑚𝑚𝜔𝜔2 𝐻𝐻𝑀𝑀2 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 = − 1 𝑚𝑚ω2 (𝑎𝑎 sin 𝜃𝜃)2 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
⎩ 𝑝𝑝𝑝𝑝 2 2
𝑑𝑑𝐸𝐸
Or : 𝑚𝑚 = 0 ⇒ 𝑚𝑚𝑎𝑎2 𝜃𝜃̈𝜃𝜃̇ + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝜃𝜃̇ sin 𝜃𝜃 − 𝑚𝑚ω2 𝜃𝜃̇ 𝑎𝑎2 sin θ cos 𝜃𝜃 = 0
𝑑𝑑𝑑𝑑
⇒ 𝑚𝑚𝑎𝑎2 𝜃𝜃̈ = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 sin(θ) + 𝑚𝑚ω2 𝑎𝑎2 sin θ cos θ

𝑔𝑔
⇒ 𝜃𝜃̈ = − sin(θ) + ω2 sin θ cos θ
𝑎𝑎
𝑔𝑔
⇒ 𝜃𝜃̈ = 𝑓𝑓(θ ) 𝑜𝑜ù 𝑓𝑓(θ ) = sin θ �− + ω2 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ�
𝑎𝑎

g) Déterminer l’équation de la surface 𝑧𝑧(𝑟𝑟) pour un cylindre rempli d’un liquide en rotation.
On applique le PFD à une particule de fluide dans le RNG lié au cylindre d’où :
����������⃗
𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑝𝑝 = µ(𝑔𝑔⃗ − ����⃗)
𝑎𝑎𝑒𝑒
𝜕𝜕𝜕𝜕
= µω2 𝑟𝑟 (1)
⇔ 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑝𝑝 = µ�𝑔𝑔⃗ + ω 𝐻𝐻𝐻𝐻�⇔ �𝜕𝜕𝜕𝜕
����������⃗ 2 �������⃗
𝜕𝜕𝜕𝜕
= −µ𝑔𝑔 (2)
𝜕𝜕𝜕𝜕
1 2 2
(1) ⇒ 𝑝𝑝(𝑟𝑟, 𝑧𝑧) = µω 𝑟𝑟 + 𝑓𝑓(𝑧𝑧)
2
1
(2) ⇒ 𝑝𝑝(𝑟𝑟, 𝑧𝑧) = µω2 𝑟𝑟 2 − 𝜇𝜇𝜇𝜇𝜇𝜇 + 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
2
La surface libre est isobare d’où :
1 2 2 1 2 2
µω 𝑟𝑟 − 𝜇𝜇𝜇𝜇𝜇𝜇 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ⇔ 𝑧𝑧 = ω 𝑟𝑟 + 𝑧𝑧0
2 2𝑔𝑔
Pour déterminer 𝑧𝑧0 , on utilise la conservation du volume en découpant le cylindre en couches cylindriques de largeur 𝑟𝑟 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑟𝑟 + 𝑑𝑑𝑑𝑑, ainsi : (H hauteur de
l’eau au repos et R rayon du cylindre).
𝑅𝑅 𝑅𝑅 𝑅𝑅 𝑅𝑅
1 ω2 𝑟𝑟 3 ω2 𝑅𝑅 4
𝑉𝑉 = 𝜋𝜋𝑅𝑅 2 𝐻𝐻 = � 𝑑𝑑𝑑𝑑 = � 𝑧𝑧(𝑟𝑟) × 2𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋 = � � ω2 𝑟𝑟 2 + 𝑧𝑧0 � × 2𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋 = � � + 2𝑟𝑟𝑧𝑧0 � × 𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋𝜋 = 𝜋𝜋 � + 𝑅𝑅 2 𝑧𝑧0 �
2𝑔𝑔 𝑔𝑔 4𝑔𝑔
0 0 0 0
ω2 𝑅𝑅2 ω2 𝑅𝑅2
⇒ + 𝑧𝑧0 = 𝐻𝐻 ⇒ 𝑧𝑧0 = 𝐻𝐻 −
4𝑔𝑔 4𝑔𝑔
1 2 2 𝑅𝑅 2
⇒ 𝑧𝑧 = ω �𝑟𝑟 − � + 𝐻𝐻
2𝑔𝑔 2

Laurent Pietri ~7~ Lycée Joffre - Montpellier


Oral : Mines-Ponts IV – MP : Planche d’oral Sciences Physiques : PC

MP : Planche d’oral
I – Les épreuves d’oral
I-1) Epreuve mixte du concours MP
L'épreuve Mixte de Physique revêt plusieurs aspects dont aucun ne doit faire l'objet de négligence de la part des
candidats, les examinateurs étant attentifs à chacun d'eux. La dimension expérimentale de l'épreuve mixte, bien
qu'évidente, n'est pas en soi une finalité. Son objet est de confronter le candidat à l'expérience et d'évaluer son habileté
expérimentale mais aussi ses connaissances théoriques, ses qualités de raisonnement, d'interprétation, d'initiative et
d'autonomie, tant vis-à-vis des résultats attendus, que des comportements inattendus des dispositifs soumis à son étude
dont la connaissance préalable n'est pas exigible. L'épreuve Mixte de Physique ne saurait être confondue avec la répétition
d'une séance de travaux pratiques de cours d'année et encore moins appréciée comme une sorte de TP presse-bouton.
Les dispositifs expérimentaux proposés aux candidats sont des systèmes physiques simples, ou décomposés en
fonctions simples par l'énoncé, par le questionnement, dont la compréhension s'appuie sur les fondamentaux de cours, et
les compétences expérimentales des programmes officiels des classes de CPGE. La préparation de l'épreuve doit donc
s'effectuer tout au long du cycle de première et deuxième année. Les connaissances théoriques sont testées et les candidats,
invités à donner des interprétations cohérentes et plausibles des phénomènes. Les candidats doivent faire preuve de logique
et à ce titre, éviter les contradictions grossières.
La rédaction d'un compte rendu de séance est demandée aux candidats. Il se doit de retranscrire fidèlement la
démarche suivie en cours d'épreuve, de présenter les résultats des expériences sous forme de tableaux, courbes, copies
d'écrans d'oscilloscopes... Le compte rendu doit comporter les interprétations et les conclusions essentielles. Sans être lourd,
il se doit d'être clair et soigné.
En séance, les examinateurs prennent le temps nécessaire afin d'interroger les candidats. Cette interrogation orale,
sous forme d'un dialogue, doit permettre d'évaluer les qualités recherchées, précédemment citées. Ce dialogue engendre
parfois des modifications importantes du sujet proposé en début de séance. Le sujet est un support et l'examinateur se
réserve le droit de le modifier à sa guise en cours d'épreuve, en considération de la prestation du candidat, dans l'intérêt
de l'évaluation.
Précisons que l'examinateur n'a pas de devoir de réponse aux questions scientifiques posées par les candidats. En revanche,
ces derniers bénéficieront de l'assistance et de l'aide nécessaire à la mise en œuvre du matériel ou des logiciels, sous forme
de notices simplifiées ou de précisions orales données par les examinateurs. À ce propos, le manque manifeste d'attention
et de réceptivité de certains candidats leur est dommageable. Savoir tirer parti des aides et conseils s'avère capital. Si le
principe de fonctionnement et les modalités de réglage des appareils courants du laboratoire sont exigibles, la mise en
œuvre effective sur des modèles et marques d'appareils spécifiques n'est évidemment pas demandée aux candidats.
En résumé, la dualité entre expérience et théorie est au cœur de l'épreuve mixte de physique. Le candidat doit
veiller à transmettre clairement sous forme écrite ou orale, ses raisonnements, ses conclusions, ses interprétations et ses
remarques à l'examinateur qui en apprécie la qualité et la pertinence.

I-2) Epreuve orale de physique du concours MP


L'oral de physique aux Mines, est, depuis qu'il existe, l'occasion de résoudre (ou de chercher un cheminement en
vue de résoudre) deux problèmes. Selon les examinateurs, le candidat peut être également invité à présenter une question
de cours, avec ou sans préparation.
Nous rappelons que l’épreuve orale n’est nullement « un écrit au tableau » et qu’elle est basée sur un dialogue
dirigé par l’examinateur, qui gère parfaitement le temps. Le candidat ne doit donc être nullement surpris par les
interventions de l’examinateur. Il est ainsi fort regrettable que des candidats ne laissent pas l’examinateur parler, n’écoutent
pas ses indications ou ses questions, sous prétexte qu’elles ne sont pas mentionnées sur l’énoncé, ou pire qu’ils consultent
leurs montres de façon convulsive. Le candidat est libre de sa méthode, mais l’examinateur peut l’amener à en changer,
soit qu’il pressente une impasse, soit qu’il préfère explorer d’autres pistes. En particulier, le candidat n’a nullement intérêt
à s’enferrer dans une voie sans issue, ou à surenchérir avec du hors programme.
L’écrit est un premier filtre, aussi l’oral essaie-t-il de tester autrement les aptitudes scientifiques de candidats qui
se sont préparés pendant deux ou trois ans. Au cours de cet échange, l’examinateur adapte ses questions afin d’appréhender
le degré de maîtrise du cours et de s’assurer de la solidité de son assimilation, ou malheureusement de mesurer l’étendue
des lacunes ou le superficiel de l’acquis des notions de base.
L’examinateur a tout à fait conscience du stress ou de la fatigue que peut éprouver un candidat. Il doit néanmoins

Laurent Pietri ~1~ Lycée Joffre - Montpellier


Oral : Mines-Ponts IV – MP : Planche d’oral Sciences Physiques : PC

garder une attitude neutre et rester objectif. L’examinateur a pour consigne de ne rien laisser paraître au sujet de la valeur
des réponses du candidat. Il est donc inutile que le candidat cherche dans l’attitude de l’examinateur un quelconque «
indice », ni même attende un acquiescement, une négation, ou encore une réponse. Au contraire, nous lui recommandons
d’écouter attentivement les questions et les éventuelles suggestions de l’examinateur, sans trop se préoccuper de l’énoncé
si on s’en éloigne.

I-3) Epreuve orale de physique du concours Mines-Telecom


L’examen oral de Physique consiste en une épreuve orale de 30 minutes. Deux exercices portant sur des parties
différentes du programme de Physique de la filière du candidat lui seront soumis. Il devra les traiter, sans préparation, en
indiquant les hypothèses faites ainsi que la démarche suivie. La présentation orale se fera en s’aidant du tableau mis à
disposition. Le candidat commencera par l’exercice de son choix. L’examinateur lui indiquera le moment où il passera d’un
exercice à l’autre. Il pourra intervenir lors de la présentation pour questionner le candidat sur sa présentation, ses résultats,
ses hypothèses ou pour vérifier ses connaissances. Il mettra fin à l’examen au bout de 30 minutes. L’épreuve orale complète
l’épreuve écrite. L’examinateur évaluera notamment les capacités du candidat à :
- S’approprier le problème posé, l’analyser et proposer une résolution ;
- Utiliser les lois et théorèmes de la Physique de façon raisonnée et justifiée, mener un calcul de façon rigoureuse,
exploiter des équations ou des graphiques, afin de répondre à la question posée ;
- Faire une présentation orale claire et construite en utilisant le tableau, utiliser un vocabulaire scientifique
précis et des notations rigoureuses, être réactif vis à vis des questions ;
- Commenter un résultat (graphique, ordre de grandeur, résultat numérique) et avoir un regard critique, valider
les hypothèses de départ, suggérer une autre démarche, donner un ordre de grandeur, faire une analyse
dimensionnelle ; Des exemples d’exercices sont fournis en annexe
On peut regretter, pour le fond, que certaines parties du programme (mécanique quantique, optique, traitement
du signal) aient été moins bien connues que les autres. D’autre part, les notations scientifiques n’ont pas toujours été
rigoureuses (la confusion scalaire/vecteur reste observée et les opérateurs gradient, divergence ou rotationnel ne sont pas
toujours connus). Sur la forme, certains candidats ont oublié le caractère oral de l’épreuve. Enfin l’utilisation du tableau,
censée apporter de la clarté à la présentation, n’a pas toujours été efficace. Cela n’enlève rien à l’impression d’ensemble des
examinateurs de Physique : un niveau d’ensemble correct, à la hauteur des exigences du concours.

II – Les questions de cours


Quelques exemples de questions de cours données à l’oral Mines-Ponts ces dernières années. La durée pour répondre
à celle-ci est de 10 minutes. Même si ces questions de cours sont pour certaines assez vagues, on n’oubliera pas qu’il doit
s’installer un dialogue avec l’examinateur afin de préciser les questions.
- Le phénomène de diffraction.
- Comment créer de la lumière polarisée ? Quelles sont les conséquences de la polarisation d'une onde, du modèle
scalaire de la lumière ?
- Equations d'Euler et de Bernoulli.
- Notion de référentiel en physique. Illustrations.
- Mouvements de particules chargées dans un champ 𝐸𝐸�⃗ 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐵𝐵�⃗. Applications.
- Notion d'impédance.
- Théorème du moment cinétique. Application au pendule simple.
- Les cordes vibrantes.
- Filtres du premier et second ordre. Illustration par quelques exemples simples.
- Les phénomènes de résonance.
- Définition cinétique de la pression et de la température.
- Cohérence temporelle en optique.
- Mouvement d’un point matériel dans le cas d’une force centrale conservative : 𝐸𝐸𝑝𝑝,𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 (𝑟𝑟).
- Effet Doppler longitudinal, mesure de vitesse par détection synchrone.
- Similitudes oscillateur quasi-sinusoïdal/Circuit RLC série.
- Démontrer le théorème de Bernoulli.
- La détente de Joule-Gay Lussac.
- L'effet de peau dans les conducteurs ohmiques.
- Approximation acoustique dans les ondes sonores.

Laurent Pietri ~2~ Lycée Joffre - Montpellier


Oral : Mines-Ponts IV – MP : Planche d’oral Sciences Physiques : PC

- L'approximation de Gauss en optique géométrique.


- Les équations de conservation dites locales.
- Paquet d'ondes. Vitesse de groupe.
- Machines thermiques et cycle de Carnot.
- Comment obtenir des anneaux avec le Michelson ?
- Les ondes électromagnétiques dans le vide. Equation de propagation, structure et polarisation.
- Spectroscope à réseau.
- La diffusion thermique.
- Notion de viscosité.
- Phénomène d'interférences à deux ondes et applications.
- L'induction. Applications.
- Les fentes d'Young.
- Dynamique en référentiel non galiléen.
- Conditions de formation d'images en optique. Présentation de quelques instruments d'optique.
- Equations locales de l'électromagnétisme. Applications. Conséquences.
- Différence entre un écoulement laminaire et turbulent.
- Diagramme (P, T) du corps pur. Enthalpie de changement d'état et entropie de changement d'état.
Justification de la monovariance d'un corps pur sous deux phases.
- Les dipôles (électrostatique, magnétostatique).
- Machines thermiques.

III - Exercices avec préparation (10’)


MP1 – Radiateur de processeur (2014)

On s’intéresse au principe d’une ailette de refroidissement. Ce dispositif est utilisé par exemple pour améliorer le
refroidissement d’un microprocesseur dans un micro-ordinateur. Il s’agit de tiges ou plaques de métal assez longues qui
sont « collées » sur la surface externe du microprocesseur. Pour le dispositif, la fiche technique précise certaines
caractéristiques :
- Dissipateur cuivre pour AMD optéron séries 6100.
- Puissance thermique maximale : 85W.
- Matériau : Cuivre, 620g.
- Dimensions (mm) : 115 × 75,5 × 24.
Estimer la pertinence du dispositif en comparant le flux thermique qui peut-être évacué en le comparant avec une
simple plaque de cuivre. On prendra pour le coefficient de Newton h : ℎ = ℎ𝐶𝐶𝐶𝐶→𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴 = 10 𝑊𝑊𝑚𝑚−2 𝐾𝐾 −1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝜆𝜆𝐶𝐶𝐶𝐶 = 380𝑊𝑊𝐾𝐾 −1 𝑚𝑚−1 .
Rép : Le système avec ailettes proposé est sept fois plus performant que la plaque de cuivre.

MP2 – Baignoire (2014)


Une baignoire se remplit en 8 min, robinet ouvert et bonde fermée, et se vide en 12 min, robinet fermé et bonde
ouverte. La baignoire déborde-t-elle si on ouvre à la fois le robinet et la bonde ?

Rép : Il faut calculer les débits entrant et sortant, puis se placer en régime permanent pour voir si 𝑧𝑧𝑒𝑒𝑒𝑒 < ℎ.

Laurent Pietri ~3~ Lycée Joffre - Montpellier


Oral : Mines-Ponts IV – MP : Planche d’oral Sciences Physiques : PC

MP3 – Jetlev (2015)


Un jetlev est un dispositif fixé au dos d'un pilote lui permettant de s'élever au-dessus d'un lac. Une poussée
suffisante est permise grâce à l'expulsion d'eau à grande vitesse par deux tuyères orientées vers le bas et alimentées grâce
à un tuyau flexible d'une dizaine de mètres de long. Afin de limiter le poids de l'engin, la pompe et le carburant sont
disposés dans un bateau auxiliaire.
Les données constructeurs sont les suivantes :
- Puissance de la pompe : 250 ch = 184kW
- Vitesse maximale d’éjection : 35 𝑘𝑘𝑘𝑘 ℎ−1 .

A l’aide de différents bilans, donner une estimation de puissance que doit fournir la pompe pour permettre au
pilote de rester à une hauteur de quelques mètres au-dessus de la surface de l'eau ?
3
𝜇𝜇𝜇𝜇 𝑚𝑚 𝑚𝑚
Rép : A l’aide d’un bilan d’énergie et de quantité de mouvement on a : 𝑃𝑃 = 0 0
� 𝜇𝜇𝜇𝜇 + 𝐻𝐻 � 𝜇𝜇𝜇𝜇 + 3𝐻𝐻� 𝑔𝑔2
2

IV - Exercices sans préparation


MP11 – Icedream (2014)

Le projet Icedream est l'idée de l'ingénieur français Georges Mougin qui développe et affine son concept
révolutionnaire depuis plus de 40 ans : remorquer des icebergs et les exploiter pour produire de l'eau douce !
Les fondamentaux du projet pilote sont donc les suivants : un iceberg d'environ 10 millions de tonnes, un
remorqueur qui met 140 jours à relier Terre-Neuve et les Iles Canaries.
Données :
- Puissance thermique 𝑃𝑃𝑡𝑡ℎ échangée par un système à la température T en contact sur une surface S avec un
fluide à la température 𝑇𝑇𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 dans le modèle conducto-convectif de Newton :
𝑃𝑃𝑡𝑡ℎ = ℎ(𝑇𝑇𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 − 𝑇𝑇)𝑆𝑆
- Le coefficient de transfert thermique de l'air : ℎ = 5𝑊𝑊𝑚𝑚−2 𝐾𝐾 −1 .
- Le coefficient de transfert thermique de l'eau : ℎ = 100 𝑊𝑊𝑚𝑚−2 𝐾𝐾 −1 .
- Enthalpie de fusion de la glace : 𝐿𝐿𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 = 333 𝑘𝑘𝑘𝑘. 𝑘𝑘𝑔𝑔−1 .
Estimer la proportion de l'iceberg qui fond par jour. Le projet est-il réalisable ?
Rép : Avec un modèle sphérique d’iceberg on peut espérer conserver 43 % de la masse de l’iceberg.

Laurent Pietri ~4~ Lycée Joffre - Montpellier


Oral : Mines-Ponts IV – MP : Planche d’oral Sciences Physiques : PC

MP12 – Clarinette (2017)


Un tuyau rigide de longueur L est fermé en x=0 et ouvert en x=L. On cherche une solution stationnaire pour la
vitesse particulaire en 𝑢𝑢(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) = 𝑓𝑓(𝑥𝑥 )sin(𝜔𝜔𝜔𝜔).
1°) A quelle équation différentielle satisfait f(x) ? Donner f(x) compte tenu de la condition aux limites de u(x,t) en x= 0.
2°) Quelle est alors l'expression de la surpression p(x,t) ? Traduire la condition aux limites de p(x,t) en x=L et en déduire
que seules les ondes stationnaires de fréquences 𝑓𝑓𝑛𝑛 particulières, à déterminer, peuvent être engendrées dans le tuyau.
3°) Donner l'expression de la fréquence 𝑓𝑓1 du mode fondamental (premier partiel) en fonction de c et L. Donner aussi
l'expression de la fréquence 𝑓𝑓2 du second partiel, correspond-il au second harmonique ? Calculer 𝑓𝑓1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑓𝑓2 pour une clarinette
de longueur L = 58 cm, de quelles notes s'agit-il ?
𝑐𝑐 1
Rép : 1°) 𝑢𝑢(𝑥𝑥, 𝑡𝑡) = 𝑢𝑢0 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(𝑘𝑘𝑘𝑘) sin(𝜔𝜔𝜔𝜔) 2°) 𝑓𝑓𝑛𝑛 = �𝑛𝑛 + � 3°) Ré et La.
2𝐿𝐿 2

MP13 - Mouvement d'une bille reliée à un ressort sur un cercle (2014)

On considère le mouvement d'une bille M de masse m pouvant coulisser sans frottement sur un cerceau de centre
O et de rayon R disposé dans un plan vertical. On note AB le diamètre horizontal du cerceau, Ox l'axe horizontal, Oy
l'axe vertical descendant et θ l'angle entre Ox et OM. La bille est attachée à un ressort de longueur à vide nulle et de
raideur k dont la seconde extrémité est fixée en B. Elle ne peut se déplacer que sur le demi-cercle inférieur.
1°) Exprimer l'énergie potentielle totale du système. Représenter la courbe d'énergie potentielle et en déduire les positions
2𝑘𝑘𝑘𝑘
d'équilibres éventuelles et leur stabilité. On pourra poser : 𝑝𝑝 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐸𝐸0 = 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
𝑚𝑚𝑚𝑚
2°) Etablir l'équation différentielle du mouvement.
π
3°) Initialement, on écarte légèrement la bille d'un angle ε0 = 𝜃𝜃0 − 𝜃𝜃𝑒𝑒 « 2 à partir de sa position d'équilibre et on la lâche
sans vitesse initiale. Linéariser l'équation du mouvement et conclure.
𝑝𝑝
2 𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑔𝑔 𝑝𝑝 𝑔𝑔�𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠θ𝑒𝑒+2 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ𝑒𝑒�
Rép : 1°) 𝑡𝑡𝑎𝑎𝑎𝑎(θ𝑒𝑒 ) = = 2°) θ̈ − �𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐θ − 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠θ� = 0 3°) ε̈ + ω20 ε = 0 𝑜𝑜ù ω20 =
𝑝𝑝 𝑘𝑘𝑘𝑘 𝑅𝑅 2 𝑅𝑅

Laurent Pietri ~5~ Lycée Joffre - Montpellier

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