Dans l’univers humain , la justice s’est toujours voulue garante de l’équité,
du droit et de l’ordre. Pourtant à travers le prisme de la littérature,
nombreux sont les auteurs qui ont mis en lumière les distorsions de cette
institution censée incarné l’impartialité. Albert Camus dans l’Etranger, ne
se contente pas d’aborder la justice sous un conventionnel :il l’interroge, la
dénonce et la subvertit, révélant un système non seulement déconnecté
de l’individu, mais aussi profondément absurde. Meursault le protagoniste
incarne cette déconnexion, qui lui, par sa nature étrangère aux normes
sociales, devient le bouc émissaire d’une société en quête de réconfort
moral plutôt que l’objectivité .Cette société attend une certaine forme de
réaction émotionnelle de sa part, ce qui va à l’encontre de son Indifférence
et de son manque de convention sociale. Dès lors nous nous interrogeons :
En quoi le procès de Meursault, tel qu’il est mené dans l’Étranger sert-il
de terrain de satire de la justice ? À travers cette interrogation nous allons
explorer comment le personnage de Meursault est jugé non seulement
pour son crime (le meurtre de l’Arabe), mais aussi pour son comportement
vis-à-vis de la mort de sa mère et sa vision de la vie en général.