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Exercices d'Algèbre et Analyse 2024-2025

Le document présente une série d'exercices sur les concepts fondamentaux d'algèbre et d'analyse, notamment les ensembles, les applications, et les propriétés des fonctions. Les exercices incluent des questions sur les quantificateurs, les propriétés d'injectivité et de surjectivité, ainsi que des démonstrations d'équivalences et de cardinalités. Il aborde également des notions avancées telles que les relations d'ordre et d'équivalence.

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Le document présente une série d'exercices sur les concepts fondamentaux d'algèbre et d'analyse, notamment les ensembles, les applications, et les propriétés des fonctions. Les exercices incluent des questions sur les quantificateurs, les propriétés d'injectivité et de surjectivité, ainsi que des démonstrations d'équivalences et de cardinalités. Il aborde également des notions avancées telles que les relations d'ordre et d'équivalence.

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Université Claude Bernard - Lyon 1 Semestre automne 2024–2025

Algèbre 1 et Analyse 1

Feuille d’exercices no 5
Ensembles et applications

Exercice 1. Soit I un intervalle de R, et f : I → R une application définie sur I et à valeurs réelles.


Exprimer à l’aide de quantificateurs :

a) la fonction f s’annule ; b) la fonction f est toujours nulle ;


c) f n’est pas une fonction constante ; d) f est croissante ;
e) f est décroissante ; f) f présente un minimum ;
g) f présente un maximum.

Exercice 2. Donner la négation des assertions de l’exercice précédent.

Exercice 3. Soit E un ensemble et (A, B, C) ∈ P(E)3 .


1. Montrer (A\C)∪(B \C) = (A∪ B)\C et (A∪B) ∩(B ∪ C) ∩(C ∪A) = (A ∩B)∪ (B ∩C)∪(C ∩ A).
2. Montrer l’équivalence des propositions :

a) A ⊆ B b) A ∩ B = A c) A ∪ B = B d) A \ B = ∅

3. Montrer l’équivalence des propositions :

a) A ∪ B = A ∩ C b) B ⊆ A ⊆ C

4. Montrer les implications

(A ∩ B = A ∩ C et B \ A = C \ A) =⇒ B = C.

(A ∪ B ⊆ A ∪ C et A ∩ B ⊆ A ∩ C) =⇒ B ⊆ C .

Exercice 4. Les applications suivantes sont-elles injectives, surjectives, bijectives ?


N→N Z→Z
a) f : b) g :
n 7→ n + 1 n 7→ n + 1
R2 → R2 R \ {1} → R
c) h : d) k :
(x, y) 7→ (2x − y, 4x − 2y) x 7→ x+1
x−1

Exercice 5. Soient :
f : N→N g : N→N
n

n 7→ 2n n 7→ E 2

où E(x) désigne la partie entière de x.


Les fonctions f et g sont-elles injectives, surjectives ? Comparer f ◦ g et g ◦ f .

1
Exercice 6. Soit f l’application de l’ensemble {1, 2, 3, 4} dans lui-même définie par f (1) = 4, f (2) = 1,
f (3) = 2, f (4) = 2. Déterminer f −1 [A] lorsque A = {2}, A = {1, 2}, A = {3}.

Exercice 7. Soit f une application de E vers F avec Card(E) = Card(F ) = n. Montrer que les trois
propriétés suivantes sont équivalentes :

a) f est injective ; b) f est surjective ; c) f est bijective.

Exercice 8. Pour un entier n ∈ N∗ on désigne par In l’ensemble {1, 2, . . . , n}.


1. On suppose n ≥ 2. Combien y a-t-il d’applications injectives f : I2 → In ?
2. Soit p ∈ N∗ . Combien y a-t-il d’applications strictement croissantes de Ip dans In ?
3. A quelle condition portant sur les entiers m et n peut-on définir une application f : Im → In qui
soit injective, surjective, bijective ?

Exercice 9. Soit E un ensemble de cardinal n ∈ N∗ . Montrer qu’il y a n! bijections de E vers E.

Exercice 10.
Soit E un ensemble, avec Card(E)=n. Démontrer que Card(P(E)) = 2n ,
n
— en utilisant les coefficients ;
k
— en raisonnant par récurrence sur n.

Exercice 11. Montrer que Z est dénombrable à l’aide de l’application φ : Z → N définie par :

φ(n) = 2n − 1 si n > 0 et φ(n) = −2n si n ≤ 0.

Exercice 12. Soient E,F deux ensembles non vides. Soient A une partie de E, B une partie de F et f
une application de E dans F . Déterminer si les assertions suivantes sont vraies ou fausses :
1. Si A est une partie finie de E, alors f [A] est une partie finie de F .
2. Si f [A] est une partie finie de F , alors A est une partie finie de E.
3. Si B est une partie finie de F , alors f −1 [B] est une partie finie de E.
4. Si f −1 [B] est une partie finie de E, alors B est une partie finie de F .

Exercice 13. Soit n ∈ N∗ . Dénombrer les couples d’entiers (n1 , n2 ) ∈ N × N tels que

a) n1 + n2 ≤ n, b) n1 + n2 = n.

Mêmes questions pour les triplets (n1 , n2 , n3 ) ∈ N3 . Pouvez-vous généraliser aux cas des m−uplets ?
Indication : il est utile et instructif de représenter les couples (n1 , n2 ) dans le plan R2 et, pour la deuxième
partie, les triplets (n1 , n2 , n3 ) dans l’espace R3 .

2
Exercice 14. Soient E un ensemble fini non vide, F un ensemble quelconque, et f une application de
E dans F .
1. Montrer que f est injective si et seulement si Card(f [E]) = Card(E).
2. Montrer que f est surjective si et seulement si Card(f [E]) = Card(F ).

Exercice 15. Soient n ∈ N, n ≥ 2 et E un ensemble à n éléments. Soit f : E → P(E) une application.


On suppose que pour tout x ∈ E, on a x ∈ f (x) et que pour tous x, y ∈ E, on a l’implication x ∈ f (y) ⇒
y ∈ f (x).
1. Montrer que pour tout x ∈ E, on a Card f (x) ≥ 1.
2. On suppose qu’il existe a ∈ E tel que Card f (a) = n. Montrer que pour tout x ∈ E, on a
Card f (x) ≥ 2.
3. Montrer qu’il existe des éléments x, y ∈ E différents tels que les ensembles f (x) et f (y) aient le
même nombre d’éléments.

Exercice 16. Soit E un ensemble avec Card(E) = n.


1. Calculer le cardinal de l’ensemble {(A, B) ∈ P(E)2 /A ⊆ B}.
Indication : pour chaque B ⊆ E, compter les parties A ⊆ B.
2. Montrer que pour tout (A, B) ∈ P(E)2 , A ⊆ B équivaut à Ac ∪ B = E.
3. En déduire le cardinal de l’ensemble {(A, B) ∈ P(E)2 /A ∪ B = E}.

Exercice 17. Décider si les paires de fonctions qui suivent sont égales :
1. f : R → R, x 7→ (x2 + 2x + 1)(x − 1) et g : R → R, x 7→ (x + 1)(x2 − 1) ;
2. f : R → R, x 7→ sin(x) et g : R → R, x 7→ exp(x) ;
3. f : R → R, x 7→ sin(x) et g : R → [−1, 1], x 7→ sin(x) ;
x2 − 1
4. f : R → R, x 7→ x + 1 et g : R \ {1} → R, x 7→ ;
x−1
5. f : { x ∈ R | |x − 2| < 12 |x + 3| } → R, x 7→ 0 et g : ] 13 , 7[→ R, x 7→ 0 ;

6. f : R+ → R, x 7→ ( x)2 et g : R → R, x 7→ x.

Exercice 18. Décrire les ensembles qui suivent.


a) tan[{0}] b) sin−1 [{2}]
−1 
c) cos−1 [0, 1]
  
d) cos |[3,7] (0, 1)
−1   √  
e) cos |[0,π] [0, 1] f) · [0, 1]
g) f −1 [0, 1] pour f : R → R, x 7→ x2 h) f −1 [0, 1] pour f : − 12 , 43 → R, x 7→ x2
     

i) f −1 [0, 1] pour f : R+ → R, x 7→ x2 j) f −1 [−1, 1[∪{2} et f [0, 1]3 pour f : R3 →


     

R, (x, y, z) 7→ y
  −1  
k) | · | [−2, −1] ∪ [2, 4[ l) | · ||[−8,7] [2, 3]
m) | · |−1 [{1}]
 
n) exp ] − ∞, 2]
o) exp−1 [−1, e]
 
p) ln[R− ]
q) ln−1 [3, +∞[
 

3
Exercice 19. Soit E et F deux ensembles non vides et f : E → F .
1. Soient A, B ⊆ E. Montrer que

f [A ∪ B] = f [A] ∪ f [B] et f [A ∩ B] ⊆ f [A] ∩ f [B].

2. Pour l’inclusion de la question précédente, donner un contre-exemple à l’inclusion réciproque.


3. Soient maintenant A, B ⊆ F . Montrer que

f −1 [A ∪ B] = f −1 [A] ∪ f −1 [B] et f −1 [A ∩ B] = f −1 [A] ∩ f −1 [B].

Exercice 20. Étudier l’injectivité et la surjectivité des applications qui suivent. Lorsqu’elles sont bijec-
tives, donner leur inverse.

a) R → R, x 7→ cos(x) ; b) [π, 2π] → [−1, 1], x 7→ sin(x) ;


c) R2 → R2 , (x, y) 7→ (x + y, x − y) ; d) N → R, x 7→ x ;
( 1
si x < 0

− ln x si x > 0 x
e) R → R, x 7→ ; f) R → R, x 7→ ;
x2 sinon x2 sinon
g) {0, 1, 2} → {−1, 0, 1}, x 7→ −(x − 1) ; h) F(R, R) → R, f 7→ f (0) ;


 1 si x=0
11 si x=1

i) {0, 1, 2, 3} → {1, 7, 9, 11}, x 7→ .

 7 si x=2
9 si x=3

Exercice 21. On considère l’application f : I → J, x 7→ x2 , où I et J sont deux intervalles de R.


Trouver I et J tels que :
1. f est injective mais pas surjective ;
2. f est surjective mais pas injective ;
3. f est bijective.

Exercice 22. Soit E un ensemble non vide. Soient f, g et h des fonctions de E dans E. On suppose
h ◦ g ◦ f et g ◦ f ◦ h injectives et f ◦ h ◦ g surjective. Montrer que f, g et h sont bijectives.

Exercice 23. Soit E un ensemble non vide et f : E → P(E).


Étudier la surjectivité de f en considérant A = {x ∈ E | x ∈
/ f (x)}.

Exercice 24. Soient E et F deux ensembles non vides et f : E → F .


1. Montrer que, pour tout B ⊆ F , f (f −1 [B]) = B ∩ f [E].
2. En déduire que si f est surjective alors, pour tout B ∈ P(F ), f [f −1 [B]] = B.
3. Montrer que, pour tout A ⊆ E, A ⊆ f −1 [f [A]].
4. Montrer que si f est injective alors, pour tout A ∈ P(E), f −1 [f [A]] = A.

4
Exercice 25. Pour chacune des relations définies ci dessous, determiner si ce sont des relations d’ordre
ou d’équivalence :

a) Pour m et n deux entiers relatifs, n ≡ m si et seulement si 4 divise m − n.


b) Pour f et g deux fonctions réelles, f Rg si et seulement si il existe x ∈ R tel que f (x) = g(x).
c) Pour f et g deux fonctions réelles, f ∼ g si et seulement si il existe h : R → R tel que f = h · g et
que h ait limite 1 en +∞.
d) Soit E un ensemble. On définit, pour A et B deux parties de E, A ≺ B si et seulement si il existe
une fonction injective de A dans B.
e) Soit E un ensemble. On définit, pour A et B deux parties de E, A ▷◁ B si et seulement A ∩ B = ∅.
f) Soient E et F deux ensembles et f : E → F . On définit, pour x et y dans E, x ⌣ y si et seulement
si f (x) = f (y).
g) (*) Soient E un ensemble et ≪ une relation réflexive et transitive sur ces éléments. Soit X = {{y ∈
E, x ≪ y et y ≪ x}, x ∈ E}. On définit pour A et B deux éléments de X, A ≪ B si et seulement
il existe a dans A et b dans B tels que a ≪ b.

Exercice 26. Indicatrice d’une partie d’un ensemble


Soit E un ensemble. On note P(E) l’ensemble de parties de E. Soit A une partie de E : A ∈ P(E). On
note A = E \ A, le complémentaire de A dans E.
Pour tout A ⊆ E on définie une fonction indicatrice de A sur E à valeurs dans {0, 1}, notée 1A , définie
pour ∀x ∈ E par : 
1 si x ∈ A
1A (x) =
0 si x ∈ A.
1. On considère deux exemples :
(a) Soient E = {a, b, c, d}, A = {a, b, c} ⊆ E et B = {c, d} ⊆ E. Expliciter les fonctions
1E , 1∅ , 1A , 1A , 1B ainsi que 1A∩B et 1A∪B .
(b) Soient A une partie de R et 1A : R → {0; 1} sa fonction indicatrice sur R. Décrire les ensembles
1A [A], 1A [A], 1A [R], 1−1 −1 −1
A [{1}], 1A [{0}], 1A [{0; 1}].

2. Soient E un ensemble et A, B ∈ P(E). Démontrer les propriétés de la fonction indicatrice :


(a) Montrer que (1A )2 = 1A .
(b) Inclusion : A ⊆ B ⇔ 1A ≤ 1B . (Cela veut dire que pour ∀x ∈ E, on a 1A (x) ≤ 1B (x).)
Égalité : A = B ⇔ 1A = 1B .
(c) Opérations ensemblistes :

1A = 1 − 1 A ; 1A∩B = min{1A , 1B } = 1A · 1B ; 1A∪B = max{1A , 1B } = 1A + 1B − 1A · 1B .


P
(d) Lien avec le cardinal : si E est de cardinal fini, |A| = x∈E 1A (x).
3. Formule du crible. Soient E un ensemble et A, B, C ∈ P(E). Montrer que

|A ∪ B ∪ C| = |A| + |B| + |C| − |A ∩ B| − |B ∩ C| − |A ∩ C| + |A ∩ B ∩ C|

4. Soit E un ensemble fini de cardinalité n. Notons F l’ensemble des applications de E dans {0, 1}.

5
(a) Quel est le cardinal de F ?
(b) Soit
ϕ : P(E) → F : A 7→ 1A

une application qui à chaque partie A de E associe sa fonction indicatrice. Montrer que ϕ est
une application injective. En déduire que ϕ est bijective.
(c) En déduire que P(E) est fini et calculer son cardinal.
X X
5. Soit E un ensemble fini de cardinalité n. Calculer |A ∩ B|, |A ∪ B|.
A,B⊆E A,B⊆E

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