I.S.A.E.
G
MASTER COMPTABILITÉ,
Module 3 : CONTRÔLE ET AUDIT
1ÈRE ANNÉE
Échanges et
mondialisation
COURS D’ÉCONOMIE : DÉBATS
CONTEMPORAINS
Plan
1. Introduction
2. La mondialisation
3. L’effet de la mondialisation sur les inégalités
4. Des politiques publiques indispensables pour réguler la mondialisation
5. Conclusion
2
Définitions
• Mondialisation (en anglais globalization) : terme
décrivant l’intégration croissante des économies du monde
par des flux grandissants de biens, de services, de capitaux
et de personnes au-delà des frontières nationales.
• Au-delà de l’interconnexion économique croissante, il y a des
aspects non économiques (circulation des idées dans le
monde, goûts musicaux de plus en plus semblables,
alignement des systèmes juridiques’. . .)
• La mondialisation transforme en profondeur les
structures économiques et sociales de chaque pays.
Les enjeux de la mondialisation
• Les échanges permettent de réaliser des gains réciproques,
mais ils peuvent également être source de conflits sur la
répartition des gains.
• Il se peut que des gains réciproques techniquement
possibles ne soient pas réalisés.
• La répartition résultante pourrait sembler injuste aux
yeux de certains, notamment en termes d’inégalités
• Des politiques publiques bien conçues peuvent
améliorer l’efficacité ou l’équité des résultats
Un phénomène multi-dimensionnel
• Plusieurs types d’échange
• Échange de biens (ou de marchandises) : produits tangibles
physiquement transportés à travers les frontières par la route, le train, l’eau
ou les airs.
• Échange de services : produits intangibles échangés entre agents localisés de
part et d’autre de frontières
• Permettent le commerce de marchandises (transport, services financiers,
conseils juridiques, assurances)
• Développement d’autres types de services : tourisme, éducation (Europe et
États Unis), services médicaux, informatiques
• Échange d’humains : migrations de travailleurs qualifiés et non qualifiés
• Échange financier : flux de capitaux entre les pays
Mesurer la mondialisation (1) le volume des
échanges
• Une approche simple consiste à mesurer le volume des
échanges d’un pays, d’une région ou du monde entier dans
son ensemble, au cours du temps.
• Si une augmentation est observée, nous pouvons en conclure
que le pays, la région, voire le monde sont de plus en plus
mondialisés.
• Un indicateur couramment utilisé est l’évolution de la
part des importations ou des exportations ou du
commerce total (importations plus exportations) dans le
PIB, ce qui permet de prendre en compte la croissance du
PIB autant que celle du commerce.
Mesurer la mondialisation (1) le volume des
échanges
Mesurer la mondialisation (2) l’écart de prix
entre X et M
• Une seconde méthode consiste à mesurer les coûts additionnels
de l’exportation de biens par rapport à une vente sur le
marché domestique
• Coûts de transport
• Coûts de transaction
• Lorsque le coût d’échange entre pays diminue, cela signifie, en
termes économiques, que le monde a ’rétréci’, comme si les pays
s’étaient rapprochés.
• Cela implique une diminution des écarts de prix entre
pays exportateurs et importateurs
Mesurer la mondialisation (2) l’écart de prix
entre X et M
• Le mécanisme de la convergence des prix: l’arbitrage
1. En achetant à bas prix sur les marchés exportateurs et en vendant à un
prix supérieur sur les marchés importateurs, les négociants peuvent faire
un profit tant que l’écart de prix est supérieur aux coûts totaux d’échange.
2. Lorsque les négociants réalisent des arbitrages de ce type,
• ils diminuent l’offre du bien sur le marché d’exportation, ce qui y
• augmente son prix
• ils augmentent l’offre du bien sur le marché d’importation, ce qui
• diminue son prix
3. Ces deux effets mènent à une baisse de l’écart de prix et se poursuivent
jusqu’à ce que l’écart de prix soit égal au coût de l’échange, rendant tout
nouvel arbitrage non rentable.
Mesurer la mondialisation (2) l’écart de prix
entre X et M
• Indicateurs de l’intensité de la mondialisation
• Baisse des prix des importations (mais elle peut être due à une
diminution de la demande ou à une augmentation de l’offre)
• Hausse des prix des exportations (mais elle peut être due à une
hausse de la demande ou à une baisse de l’offre)
• Réduction des écarts de prix entre les pays importateurs et
exportateurs = plus fiable (surtout si augmentation du volume des
échanges)
• Écart de prix élevé : le commerce est coûteux et la mondialisation
limitée.
• Écart de prix faible : mondialisation plus marquée + monde dans lequel
le commerce est peu coûteux.
Mesurer la mondialisation (2) l’écart de prix
entre X et M
Mesurer la mondialisation (2) l’écart de prix
entre X et M
Le commerce des biens et services
• Mondialisation : 1840-1914
• chemins de fer
• empires coloniaux
• diminution des droits de
douane)
• Démondialisation : 1914-1945
(protectionnisme)
• droits de douane
• quotas sur les importations
• Remondialisation : 1945-2020
• Transports
• libéralisation des échanges
Les capitaux
• Autarcie pure
• financement des investissements uniquement issu de l’épargne intérieure
• dépense domestique = revenu domestique par obligation
• Situation actuelle : activités de prêt et d’emprunt entre les pays ( = les individus,
les institutions financières, les entreprises et les États de différents pays)
• Un pays peut dépenser plus que ce qu’il gagne en empruntant à l’étranger.
Ses dépenses seront supérieures à ses revenus
• Un pays peut décider de ne pas utiliser son épargne pour financer des
investissements domestiques, afin de la prêter à l’étranger et obtenir un
rendement sur ces prêts à l’étranger. Dans ce cas, son épargne sera
supérieure à son investissement domestique, ou de façon équivalente, ses
revenus seront supérieurs à ses dépenses.
Les capitaux
• Historiquement, l’intensification du commerce a eu tendance à créer de plus grands
déséquilibres pour les balances courantes. En effet, quand les pays échangent entre eux, ils
ont également tendance à emprunter et à prêter
• Mêmes tendances que sur le marché des biens et services, avec un décalage
temporel
• Mondialisation (XIXe siècle → 1914) : flux massifs de de capitaux provenant des pays
du nord-ouest de l’Europe ayant une BC excédentaire (Royaume-Uni, France,
Allemagne) qui financent les investissements ferroviaires et les infrastructures dans des
pays comme l’Argentine, l’Australie, le Canada et les États-Unis.
• Démondialisation (1914 → 1970) : limitations strictes aux mouvements de capitaux
= faibles déficits et excédents des balances courantes. Contrôles des capitaux
perdurent jusqu’à partir des années 1970 et 1980.
• Remondialisation (1945 → . . .) : libéralisation des capitaux. Forte augmentation
des flux de capitaux, des excédents et déficits courants. Interconnexion intense des
marchés financiers.
Le travail
• Évolution contrastée par rapport à la mondialisation des biens et services et du facteur
capital
1. Mondialisation (XIXe siècle → 1914)
• Forte mobilité des travailleurs issus des colonies et ex-colonies de peuplement
(USA, Argentine, Australie . . . )
• Permet à l’Europe de réguler sa transition démographique
• Baisse brutale du taux de mortalité (progrès de la médecine)
• Baisse brutale du taux de natalité décalé dans le temps
2. Démondialisation (1914 → 1950) : limitation stricte de l’immigration pendant
l’entre-deux-guerres
3. Pas de remondialisation
• Légère libéralisation dans l’immédiat après-guerre (décolonisations, besoins de
reconstruction en Europe)
• Restrictions croissantes à la libre circulation des personnes (les entrées et
sorties de travailleurs sont globalement plus limitées aujourd’hui qu’en 1913)
• Pas d’absorption des dernières transitions démographiques
Le travail
• Pourquoi un tel retard pour le facteur travail ?
• Un facteur particulier : coût spécifique de la migration
(coût familial, apprentissage d’une nouvelle culture ou
langue, portabilité des diplômes)
• Obstacles institutionnels croissants : contrôle
croissant des mouvements de personnes
• Pas de convergence des salaires (= écarts de prix du
facteur travail) entre les pays
→ pas de validation de l’hypothèse de mobilité de la
concurrence pure et parfaite
Le travail
Échanges et spécialisation : le moteur de
la mondialisation
• Le résultat du processus d’intégration économique mondiale implique
qu’aujourd’hui, presque tous les pays font partie d’une économie mondiale
intégrée caractérisée par:
• La spécialisation : certains endroits se spécialisent dans la production
de certains biens.
• L’échange : ces biens sont ensuite échangés avec d’autres endroits dans le
monde, eux-mêmes spécialisés dans d’autres biens.
• La spécialisation implique l’échange, car en produisant moins de variétés de
biens et services que vous n’en utilisez, vous devez échanger pour acquérir ce que
vous ne produisez pas. L’échange international résulte de la spécialisation des pays.
• L’échange implique des gains mutuellement avantageux SI les pays se
spécialisent là où leur avantage comparatif est le plus grand
Échanges et spécialisation : le moteur de
la mondialisation
• Le modèle des avantages comparatifs, établi au XIXème
siècle en pleine ère industrielle par David Ricardo, permet
de montrer que sous l’hypothèse de spécialisation,
l’échange est avantageux pour toutes les parties
prenantes de l’échange commercial.
• C’est un moteur puissant de la mondialisation.
Mondialisation : qui gagne, qui perd ?
• Globalement, nous avons vu que l’ouverture au commerce et la
spécialisation entraînent des échanges mutuellement avantageux pour tous
les pays.
• Mais il existe des gagnants et des perdants de la mondialisation
• Les pays peuvent se spécialiser dans des produits qui ne sont pas
favorables du point de vue
• des termes de l’échange
• de l’innovation
• Au sein de chaque pays, la transition de la spécialisation entraîne des conflits
entre secteurs et entre facteurs de production
• Dans cette section, nous nous intéressons à l’un de ces aspects : les effets
de l’ouverture au commerce entre la Chine et les États-Unis sur les
travailleurs et les détenteurs du capital de ces deux pays.
Hypothèses sur les dotations factorielles des deux
pays
• Hypothèses = simplifier le raisonnement
Deux pays
• USA : économie avancée avec une tradition de production de biens
manufacturés. Abondamment dotée en capital
• Chine : moins développée, deuxième économie du monde,
exportatrice de biens manufacturés. Abondamment dotée en travail
• Deux biens
• Avions commerciaux, dont la production réclame une forte intensité
capitalistique (machines, infrastructures)
• Produits électroniques grand public (ordinateurs, consoles), dont la
production n’est pas très capitalistique mais réclame beaucoup de
main d’œuvre
Spécialisation des deux pays
• On suppose que
• les États-Unis ont un avantage absolu dans la production des deux biens
• les États-Unis ont un avantage comparatif dans la production d’avions
• la Chine a un avantage comparatif dans la production d’ordinateurs
• Si les les USA se spécialisent dans la production d’avions et la Chine dans la
production d’ordinateurs, l’échange est mutuellement avantageux :
l’ensemble des possibilités de consommation augmente pour les deux pays si les
prix sont établis dans la fourchette des coûts d’opportunité
• Cependant conflits d’intérêt émergent entre les facteurs de production
au sein de chaque pays
Déplacements de facteurs de production entre
secteurs
• L’échange et la spécialisation entraînent le déplacement des ressources
d’une industrie vers l’autre
• Les travailleurs américains précédemment employés dans le secteur
de l’électronique grand public doivent essayer de trouver un emploi
dans le secteur aéronautique
• De façon analogue, en Chine, le nombre d’emplois augmente
dans le secteur de l’électronique grand public et diminue dans
celui de l’aéronautique
•Au moins sur le court terme, les travailleurs employés dans le secteur
dans lequel leur pays ne se spécialise pas vont perdre à l’échange.
Effet sur la demande relative des facteurs de
production : USA
• La spécialisation modifie la demande relative des
facteurs de production
• Aux États-Unis
• Augmentation de la demande de capital (facteur de
production utilisé de façon intensive dans l’industrie où le
pays se spécialise)
• Augmentation du prix relatif du capital qui devient relativement
rare à mesure que la production d’avions augmente
• Hausse des inégalités sociales car les riches ont tendance à
détenir une partie plus importante de leur richesse sous forme de
capital que les pauvres : l’ouverture au commerce bénéficie aux
riches
Effet sur la demande relative des facteurs de
production : USA
• La spécialisation modifie la demande relative des
facteurs de production
• En Chine
• Augmentation de la demande de travail (facteur de production
utilisé de façon intensive dans l’industrie où le pays se spécialise)
• Augmentation des salaires car le travail devient relativement
rare à mesure que la production d’ordinateurs augmente
• Réduction des inégalités sociales car les pauvres ont tendance à
• obtenir une partie plus importante de leur revenu du travail que
les riches : l’ouverture au commerce bénéficie aux pauvres
Effet sur le facteur de production rare
• Les facteurs de production relativement rares dans un pays
par rapport au reste du monde sont relativement chers
comparativement aux prix pratiqués ailleurs quand il n’y a
pas d’échange.
• Lorsque leurs économies commencent à échanger avec le
reste du monde, leur prix est tiré vers le bas vers la moyenne
mondiale, car ils se trouvent en situation de concurrence
avec les facteurs de production étrangers plus abondants.
• Qui perd à l’échange ?
• Aux USA : les travailleurs
• En Chine : les épargnants et détenteurs de capital
Effet sur le facteur de production abondant
• Les facteurs de production relativement abondants dans un pays
par rapport au reste du monde sont relativement peu onéreux
comparativement aux prix pratiqués ailleurs quand il n’y a pas
d’échange.
• Lorsque leurs économies commencent à échanger avec le reste du
monde, leur prix est tiré vers le haut vers la moyenne mondiale,
car ils se trouvent en situation de concurrence avec les facteurs de
production étrangers moins abondants.
• Qui gagne à l’échange?
• Aux USA : les épargnants et détenteurs de capital
• En Chine : les travailleurs
À court terme, les gagnants et les perdants de la
mondialisation
Principe général : les propriétaires de facteurs de
production relativement rares dans leur pays avant
l’ouverture au commerce sont perdants et les propriétaires
de facteurs relativement abondants sont gagnants.
USA Chine
Gagnants Employeurs Travailleurs
Détenteurs de capital Consommateurs
Consommateurs
Perdants Travailleurs Employeurs
Détenteurs de capital
Extension à d’autres facteurs de production
• On peut étendre le en considérant non plus deux facteurs de production
travail vs. capital, mais le travail qualifié vs. le travail non qualifié.
• Si une économie riche, où le facteur relativement le plus abondant
est la main-d’œuvre qualifiée, échange avec un pays pauvre, où le
facteur relativement le plus abondant est la main-d’œuvre non
qualifiée, alors :
• dans le pays riche les travailleurs non qualifiés vont y perdre alors
que les travailleurs qualifiés vont y gagner → augmentation des
inégalités, sentiment d’abandon, rancœur des classes populaires
• dans le pays pauvre les travailleurs non qualifiés vont y gagner alors
que les travailleurs qualifiés vont y perdre → diminution des
inégalités, pas d’incitation à s’éduquer, fuite des cerveaux
L’effet modérateur de la taille du marché : la
Chine
Facteur mitigeant : si l’augmentation de la taille du marché global est suffisante,
elle peut permettre de contrebalancer la diminution relative de la demande du
bien le moins abondant, et donc éviter la diminution de sa rémunération.
Pour la Chine
• Transition de la Chine vers la
production de biens intensifs en
main-d’œuvre, donc ր de la part du
travail dans le gâteau chinois
• Réduction relative des profits en %
de la répartition de la valeur ajoutée
• MAIS la somme des gains issus de
l’échange augmente suffisamment
pour qu’en valeur absolue la
rémunération du capital augmente
également
L’effet modérateur de la taille du marché : les
États-Unis
Facteur mitigeant : si l’augmentation de la taille du marché global est suffisante, elle peut
permettre de contrebalancer la diminution relative de la demande du bien le moins
abondant, et donc éviter la diminution de sa rémunération.
Pour les États-Unis
• transition de la Chine vers la production
de biens intensifs en capital
accroissement de la part du capital dans
le gâteau étatsunien
• réduction relative du travail en % de la
répartition de la valeur ajoutée
• ET malheureusement la somme des
gains issus de l’échange n’augmente pas
suffisamment pour qu’en valeur absolue
la rémunération du travail augmente
également
• Les travailleurs américains perdent à
l’échange
À long terme, les gagnants et les perdants de la
mondialisation
• L’échange produit des gains mutuellement
avantageux SI les pays se spécialisent selon leurs
avantages comparatifs
• L’échange engendre des gagnants et des perdants selon
• L’abondance relative des facteurs de production dans
les pays partie prenante à l’échange
• L’augmentation relative de la taille du marché après
l’ouverture au commerce
Des politiques publiques indispensables pour
réguler la mondialisation
• Les États utilisent leur souveraineté à l’intérieur de leurs frontières pour
réguler la mondialisation
• Mise en place de tarifs douaniers : ces taxes sur les importations sont
discriminatoires à l’encontre des biens produits dans d’autres pays
• Politiques d’immigration : les pouvoirs publics régulent les déplacements
des personnes entre les pays d’une manière qui serait impossible (ou
inacceptable) au sein de la plupart des pays
• Contrôles de capitaux : des limitations sont posées à la capacité des
personnes ou des entreprises à déplacer des actifs financiers d’un pays à
l’autre
• Politiques monétaires : elles ont une incidence sur le taux de change et in
fine sur les prix relatifs des biens importés et exportés
Les limites au pouvoir des États
• Si les frontières nationales offrent aux gouvernements des
instruments politiques supplémentaires, elles limitent
également la portée de leurs actions.
• Par exemple, au sein d’un pays, les pouvoirs publics
parviennent généralement à protéger les droits de propriété là
où ils existent et à faire exécuter des contrats.
• Parce qu’il n’existe pas de gouvernement mondial (et que les
institutions internationales sont souvent faibles), il est souvent
impossible de faire respecter des contrats et protéger
des droits de propriété au niveau mondial.
Le trilemme de Rodrick (2012)
• Trois objectifs souhaitables selon Rodrick
1. Hypermondialisation : un monde dans lequel presque aucune barrière politique ou
culturelle n’empêche la circulation des biens et des capitaux.
2. Démocratie au sein des États-nations : cela signifie que le gouvernement
respecte à la fois les libertés individuelles et l’égalité politique.
3. Souveraineté nationale : chaque gouvernement national peut mettre en place les
politiques qu’il souhaite sans restriction significative imposée par d’autres pays ou des
institutions internationales.
• Rodrick : impossible de remplir les 3 objectifs à la fois
Voie 1 - abandonner l’hypermondialisation
• L’hyper-mondialisation est abandonnée : cela se
produit si la souveraineté nationale et la démocratie au
niveau national sont maintenues.
• La mise en œuvre de politiques nationales efficaces de
stabilisation, de soutenabilité environnementale et de
redistribution telle que demandée par l’électorat en démocratie
requiert de limiter la mobilité du travail et du capital.
Voie 2 - abandonner la démocratie
La démocratie est abandonnée : les politiques d’hyper-
mondialisation ne peuvent être adoptées par un
gouvernement national que si l’opposition citoyenne à ces
politiques est affaiblie par la dilution des processus
démocratiques.
Voie 3 - abandonner la souveraineténationale
• La souveraineté nationale est abandonnée : si les politiques
d’hyper-mondialisation sont accompagnées par des institutions
• supranationales qui peuvent, par exemple, empêcher un nivellement par
le bas des standards environnementaux et du marché du travail, elles
peuvent ainsi obtenir un soutien démocratique.
• Cependant, cela réduit la capacité des pays à choisir
indépendamment leurs politiques nationales.
Conclusion
• La mondialisation repose sur un moteur puissant : le gain
mutuel de l’échange entre individus et territoires spécialisé.
• La dynamique de la mondialisation a conduit à une diminution
des inégalités entre pays et a permis le rattrapage de grands
pays comme l’Inde, le Brésil ou la Chine.
• Elle entraîne également l’accroissement des inégalités au sein des
pays anciennement industrialisés, et la dégradation relative des
populations les moins qualifiées dans ces pays.
• Des politiques publiques sont indispensables pour
réguler la mondialisation des économies.
Conclusion
Hausse de l’éducation et de la productivité qui a réduit le chômage.
1920 → 1980 Réduction de la segmentation du marché du travail et d’autres sources d’inégalités entre
Diminution des inégalités au les travailleurs.
sein des pays
Améliorations technologiques qui étaient complémentaires aux compétences des
travailleurs fai- blement ou moyennement qualifiés.
Hausse des inégalités entre travailleurs due aux nouvelles technologies qui étaient
complémen- taires aux compétences des travailleurs très bien payés, et étaient des
1920 → 1980 substituts aux travailleurs effectuant des tâches répétitives.
Diminution des inégalités au
sein des pays Des syndicats plus faibles et des partis politiques plus conservateurs au pouvoir ont fait
basculer le pouvoir de négociation en faveur des employeurs, tandis que les profits
résultants, plus élevés après impôt, ne se sont pas traduits par une hausse de l’emploi
(dans certains pays).
1980 → 2017 Diminution de la segmentation du marché du travail mondial grâce à la croissance rapide
Stabilité ou hausse des de la productivité du travail et de la demande en Chine et dans d’autres pays.
inégalités au sein des pays