Le développement de l’entrepreneuriat : une voie sûre
pour la résorption du chômage au niveau territorial
A l’instar de plusieurs pays en voie développement, le Maroc enregistre un taux de chômage
très élevé au niveau de ses jeunes diplômés. Cette situation a amené les pouvoirs publics à
s’engager en matière de politique de l’emploi et à soutenir l’activité entrepreneuriale. Il est à
rappeler que les créations d’emplois et le taux de la croissance de l’offre du travail des
diplômés restent bas en raison de facteurs à la fois conjoncturels et structurels. De ce fait, la
question fondamentale de notre recherche est la suivante : le recours à l’entrepreneuriat est-t-il
une voie d’échappée pour l’essor des jeunes face à la propagation du chômage ? Cette
question nous pousse à éclairer les mécanismes de développement de l’entrepreneuriat et les
modes de contribution des territoires à ce développement.
Il sera question dans d’opérer un cadrage des principales caractéristiques propres au marché
du travail est effectué en vue de mieux cerner l’intérêt de la promotion de l’entrepreneuriat.
Nous essayerons par la suite de faire une présentation des démarches adoptées pour
développer l’entrepreneuriat et du rôle du territoire dans ce processus de développement. Pour
corroborer notre analyse, une enquête sera réalisée pour étudier la relation entre territoire,
promotion de l’entrepreneuriat et résorption du chômage au niveau de la région Fès Meknès.
1. CHOMAGE DE JEUNES ET PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT
L’appréhension du chômage des jeunes et l’exigence de garantir l’encouragement de
l’entrepreneuriat constituent le sujet de prédilection de nombreuses études qui tentent de
mettre en œuvre des stratégies appropriées de sortie de crise par le biais de l’entrepreneuriat
face à l’accroissement du chômage.
1.1 Des niveaux de chômage importants
L’économie marocaine n’arrive pas à créer modérément d’emplois pour réduire les niveaux
de chômage élevé parmi les jeunes. En effet, entre 2000 et 2004, la création moyenne nette
d’emplois est de 185 300 par an (rapports du Haut-Commissariat au Plan), ce qui correspond
à un taux de croissance de 4,36 % alors qu’entre 2005 et 2010 les créations nettes ont atteint
155 400 emplois par an, soit avec une croissance de 4,55 %. Toutefois, Après avoir créé en
moyenne 121. 000 durant les trois dernières années, 432. 000 emplois, ont été perdu en 2020,
contre une création de 165. 000 emplois en 2019. Le taux d’emploi a diminué de 2,2 points
au niveau national en passant de 41,6% à 39,4% ce qui correspond à une baisse de 3,9%.
Cette conjoncture est due aux effets conjugués de la pandémie de la COVID-19 et de la
campagne agricole sèche.
1
En effet, le dernier rapport du Haut-Commissariat au Plan nous démontre que le taux du
chômage au niveau national était de 11,9% en 2020, contre 9,2% en 2019. Ce taux a connu
une nouvelle hausse de 2 points entre le 1 er trimestre de 2020 et 2021 passant de 10,5 à 12,5
%.
D’un autre côté, la composition de la population en chômage par niveau de diplôme illustre
que les diplômés supérieurs sont les plus affectés. Effectivement, les lauréats de
l’enseignement supérieur n’arrivent pas à parvenir au marché de l’emploi. 23,9% d’entre eux
souffrent du chômage en 2020. Les techniciens spécialisés et supérieurs, de même que les
diplômés originaires des facultés, sont les plus lésés avec des taux de chômage respectifs de
30,6% et 26,1%. De manière générale, le taux de chômage des jeunes diplômés est passé de
15 % à 18,5% entre 2019 et 2020.
Face à cette conjoncture défavorable, L’entrepreneuriat est contemplé comme un moteur du
développement territorial et de résorption du chômage.
Ainsi, la promotion de l’entrepreneuriat paraît être l’issue capable de briser le cercle vicieux
entre chômage, manque de revenu et pauvreté. En effet l’entrepreneur est l’agent principal
dans la dynamique économique, et demeure à la base d’opportunités d’emploi, pour de
nombreux jeunes.
2. LES MESURES INCITATIVES A L’ENTREPRENEURIAT ET IMPACT DU
TERRITOIRE
2.1 L’entrepreneuriat : retour sur le concept
L’entrepreneuriat a évolué pour devenir un domaine d’intérêt inéluctable qui suscite
l’enthousiasme des chercheurs et des décideurs en ce qui concerne la compréhension, le
soutien, et la promotion de cette activité pour soutenir le développement économique. Dans ce
sens, de nombreux chercheurs et décideurs économiques insistent sur l’importance de
l’entrepreneuriat et son rôle dans le développement économique. Toutefois, définir
l’entrepreneuriat constitue un vrai challenge.
Malgré les recherches scientifiques de plus en plus abondantes et rigoureuses, aucune
définition de l’entrepreneuriat n’arrive à faire l’unanimité auprès de la communauté
scientifique, et la notion est souvent employé de manière aléatoire
Pour FILION(1997) « L’entrepreneuriat est le champ qui étudie la pratique des
entrepreneurs : leurs activités, leurs caractéristiques, les effets économiques et sociaux de leur
comportement ainsi que les modes de soutien qui leur sont apportés pour faciliter l'expression
d'activités entrepreneuriales ». Verstraete (2000) explique l’entrepreneuriat comme « un
2
phénomène combinant un individu et une organisation […], son action induit du changement
et conduit à une modification partielle de l’ordre existant »
Pour (OCDE, 2007 cité par Binkkour M. et Messaoudi A. 2012) « L’entrepreneuriat est le
résultat de toute action humaine pour entreprendre en vue de générer de la valeur via la
création ou le développement d’une activité économique identifiant et exploitant de nouveaux
produits, de nouveaux procédés ou de nouveaux marchés ».
Cependant, l’entrepreneuriat doit être appréhendé comme une réalité multidimensionnelle, et
traversé par plusieurs paradigmes. malgré que cette réalité soit constamment délicate à cerner
A l’instar de l’entrepreneuriat, le mot « entrepreneur » reste un concept ambigu aux yeux de
plusieurs personnes, sa définition ne fait pas l’unanimité, ni au sein des chercheurs, ni pour les
praticiens. Selon Verstraete(1998), il est aussi difficile de définir ce qu’est un entrepreneur
que de définir qui est l’entrepreneur. Le concept est polysémique et évolutif selon les
particularités de l’époque (Boutillier et Uzunidis, 1995). Toutefois, c’est un personnage clé
dans la théorie économique, qui s’avère délicat d’en définir le profil avec précision.
Filion (1991) définit l’entrepreneur comme: « une personne imaginative, caractérisée par une
capacité à fixer et à atteindre des buts. Cette personne maintient un niveau élevé de sensibilité
en vue de déceler des occasions d'affaires. Aussi longtemps qu'il/elle continue d'apprendre au
sujet d'occasions d'affaires possibles et qu'il/elle continue à prendre des décisions modérément
risquées qui visent à innover, il /elle continue à jouer un rôle entrepreneurial». Selon la
position défendue par Drucker (1985), l’entrepreneur est considéré comme « l’acteur-clé » de
l’esprit d’entreprise ; « L'esprit d'entreprise est une notion qui désigne les personnes, les choix
et les actions engagées pour démarrer, reprendre ou gérer une affaire » (Commission des
Communautés Européennes (C.C.E) 2003).
Donc un entrepreneur est en fait un opportuniste, un innovateur qui sait comment déceler les
occasions d’affaires en se dotant du flair et d’un esprit imaginatif qui est fertile en idées, qu'il
veut ou peut les faire, lui permettant d’être (singulier).
2.2 L’encouragement de l’entrepreneuriat au Maroc
Vue la prééminence de l’entrepreneuriat dans le développement économique et social du
pays, le Maroc a entamé une série de mesures pour encourager la création des entreprises.
Dans ce cadre, le Maroc a adopté une politique qui vise à rendre la création d’entreprise, un
pilier stratégique d’accroissement économique et sociale. Les pouvoirs publics ont, donc,
veillé à régénérer l’attractivité de l’économie nationale à travers des mesures d’ordre
économique, institutionnel, législatif et réglementaire.
Les mesures institutionnelles
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Création des centres régionaux d’investissement, Création de l’agence nationale pour la
promotion des PME (ANPME), Les fonds de financement et d’investissement : Fonds
Hassan II, Fonds de Promotion de l’Investissement « FPI » : Les lignes de financement
étrangères mises à la disposition des opérateurs ; Les micro-crédits
Un cadre juridique incitatif : Le programme Moukawalati « mon entreprise »
Des mesures fiscales incitatives, Programmes de formation universitaires à
l’entrepreneuriat :
Constitution du Collectif des associations pour l’éducation et l’entrepreneuriat
(CAPEE) 2015 :
Création du statut de l’auto-entrepreneur :
L’élaboration d’un nouveau modèle de développement économique et social
2.3 L’impact du territoire sur la promotion de l’entrepreneuriat
B. Pecqueur (2006) définit le territoire comme « un ensemble d’acteurs ancrés dans un espace
géographique délimité (même si la frontière du territoire peut être floue et provisoire) qui vise
à identifier puis tenter de résoudre un problème productif jugé ou ressenti comme partagé par
ces acteurs ».
Le territoire se renforce ainsi de façon endogène, par la multiplication des relations entre les
firmes implantées localement, et de façon exogène en attirant sur le territoire des firmes qui
étaient situées à l’extérieur.
Durant le processus d’enracinement local, le territoire produit des externalités, des effets de
proximité (Pecqueur, Zimmermann 2002), sources d’avantages compétitifs (Boschma, 2005
cité par Assens, Abittan 2012):
- La proximité géographique : pour (Assens, Abittan 2012), l’appartenance au même
territoire offre un certain nombre d’avantages par exemple : la réduction des coûts de
transports ou les frais logistiques en raison des distantes diminuées entre entreprises. De
même, l’exploitation des ressources du territoire en ait facilité par l’implantation locale.
Enfin, l’ancrage territorial permet aux firmes de bénéficier d’un environnement technique
favorable, la qualité des infrastructures, le niveau de qualification de la main-d’œuvre locale,
la fiscalité et les subventions publiques affectées à l’aménagement du territoire.
- La proximité industrielle : le fait d’appartenir à une même filière d’activité produit des
avantages compétitifs pour les entreprises qui se spécialisent sur un maillon de la chaîne de
valeur. Pour (Fourcade 2008), toute entreprise du territoire peut ensuite bénéficier des effets
d’expérience ou de spécialisation des autres firmes dans le cadre de collaboration verticale, ou
développer des effets de taille par des collaborations horizontales.
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- La proximité identitaire et culturelle : le territoire est une construction sociale issue des
interactions entre acteurs. Pour (Assens, Abittan 2012) le territoire présente « une
communauté sociale, animée par des valeurs identitaires (régionalisme), une représentation
partagée du métier (communauté de pratique), des règles de vie et des conventions issues de
la coutume locale (notion de terroir) ». La proximité identitaire permet de réduire les coûts de
transaction (Williamson 1983), en passant du contrat juridique au contrat moral; de même
l’innovation et le partage d’informations sont accessibles en raison de la confiance entre les
acteurs.
En dernier lieu, ces avantages compétitifs, ne sont pas accessibles en dehors du territoire.
On peut dire que le territoire assure une double mission : celle de l’offre de ressources, donc
une réserve de savoirs et d’opportunités et celle d’encouragement des échanges et des liens en
réduisant l’incertitude et les coûts de transaction.
La participation du territoire à la création d’entreprise est essentielle. Parce que, la création
d’entreprise est un événement qui puise des potentialités et des ressources offertes par le
territoire, il reste à l’entrepreneur de les détecter et en bénéficier pour son entreprise.
Ce qui procure au territoire un rôle primordial dans le positionnement des entreprises et par
conséquent l’émergence de l’entrepreneuriat. (Barakate H. et all 2016 )
3. ETUDE AU NIVEAU DU TERRITOIRE DE LA REGION FES/ MEKNES
3.1. Méthodologie de la recherche :
Cette recherche est de nature exploratoire. La démarche méthodologique s’apparente à de
l’abduction. Notre recherche se situe dans une perspective interprétativiste. L’objectif de cette
recherche est essentiellement de nature compréhensive. C’est-à-dire que par le biais de ce
travail, nous tentons, de comprendre la relation entre territoire, promotion de l’entrepreneuriat
et résorption du chômage au niveau de la région Fès Meknès.
3.1 La capacité du territoire de la région FES-MEKNES à promouvoir
l’entrepreneuriat:
A travers les entretiens qu’on a réalisé au niveau de la région Fès/ Meknès, 24 sur 26
entreprises, jugent que le territoire leur procure des ressources et compétences spécifiques,
avec une capacité de création de ressources spécifiques au territoire (savoir-faire, compétence,
matières premières). 19 entreprises jugent que le territoire à la capacité d’attirer les
investissements, avec l’implantation des capitaux étrangers dans l’économie locale. 17
entreprises estiment que le territoire a la capacité de promouvoir l’entrepreneuriat
Du point de vue de ces entreprises, cette capacité du territoire émane de ses qualités
intrinsèques et de ses potentialités historiques (artisanat) et naturelles(agricole).
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Cette capacité est appuyée par l’intervention publique. Cette dernière vise à la mise à niveau
du territoire, mise en valeur de ses potentialités et construction des capacités d’innovation et
de compétences.
La construction des compétences est assurée par les multiples organismes et établissements de
formation (les universités, les écoles nationales supérieures, l’OFPPT…) à travers des
formations listées et ciblés, qui essaye de combler les besoins accrus des entreprises
Cependant, beaucoup d’efforts doivent être entrepris pour redonner de l’éclat à la région.
3.2 Gestion des compétences et absorption des jeunes diplômés :
Concernant les ressources humaines la plupart des 26 entreprises disposent d’un département
ressources humaines (à l’exception de 2 entreprises).
Par rapport aux outils de gestion des ressources humaines dont les entreprises disposent, 18
entreprises confirment avoir mis en place un référentiel de compétences ; une gestion des
emplois et compétences ; une gestion du plan de carrières, un management par objectifs et un
plan de formation. 2 entreprises ne font recours qu’au plan de formation des compétences
pour ce qui reste, elles ne font recours à aucun outil de gestion de compétences.
En ce qui concerne le profil de compétences des entreprises, 21 entreprises dressent des
profils détaillés des compétences dont elles disposent. Ainsi ces entreprises disposent de
compétences professionnelles variées avec des qualifications polyvalentes (sauf pour 3
entreprises pour qui les compétences sont ave qualifications spécialisées), avec une capacité
d’apprentissage et d’innovation élevé. Cette dynamique a permis pour ces entreprises à
développer une compétence collective, des capacités organisationnelles, des capacités
dynamiques et des compétences clés pour la grande majorité des 21 entreprises.
Afin de préserver et de développer ses compétences, 19 entreprises parmi les 26
interviewées font recours à des politiques d’amélioration du savoir et des capacités
d’apprentissage, occasionnellement font recours à des formations à l’étranger ou bien font
recours à des formateurs étrangers, création de nouvelles connaissances, développement de
compétences, construction des compétences, et construction de compétence-clé.
Les politiques de développement et de construction des compétences sont les piliers des
stratégies de ces entreprises. De plus en plus ces entreprises sont conscientes de la
primordialité des compétences pour leurs survie et pérennisation.
Dans ce processus de construction et développement des compétences, 14 entreprises des 26
disposent de partenariat avec l’OFPPT pour améliorer leurs compétences, une entreprise
malgré qu’elle ne dispose pas de partenariat avec les centres de formation professionnelle et
l’université, l’entreprise offre des stages pour les lauréats des centres de formation
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professionnelle et retient les compétences validées.
En ce qui concerne le partenariat avec l’université, une seule entreprise a fait recours à cette
procédure par le financement de 4 personnes en licence professionnelle. Or ce partenariat n’a
pas eu de retours bénéfiques pour l’entreprise.
Le problème qui réside dans ce partenariat est que l’organisme de formation offre des
formations standard pour toutes les entreprises, sans que ces formations soient vraiment
adaptées aux défis quotidiens que rencontrent l’entreprise. Ce constat, est la principale raison
qui dissuade plusieurs entreprises à contracter des partenariats de long terme avec ces
organismes. En ce qui concerne les universités, les entreprises constatent que les universités
n’offrent pas des formations adaptées à leurs besoins effectifs.
Le grand souci des entreprises qui ont misé sur la formation et développement des
compétences est la migration des compétences. Après avoir financé la formation et la
consolidation de leur savoir, les compétences quittent l’entreprise pour chercher d’autres
horizons.
Ce qui contraint les entreprises à procéder au recrutement du personnel, réinvestir dans la
construction et développement de nouvelles compétences ou bien renoncer totalement à la
formation de compétences.
Concernant le profil des entrepreneurs, la plupart des entrepreneurs interviewés sont issus soit
des universités ou bien des grandes écoles toutes disciplines confondues. Les motivations
pour entreprendre sont disparates et relatives au cas spécifique de chaque entrepreneur. On
retrouve l’entrepreneur qui développe le projet familial, l’entrepreneur qui est animé par
l’esprit d’entreprise depuis son enfance, l’entrepreneur par nécessité (après plusieurs années
de chômage décide de lancer son propre projet) et l’entrepreneur salarié (après plusieurs
années de salariat, il monte son propre entreprise).
Pour ces entrepreneurs, l’entrepreneuriat constitue une opportunité et un moyen de réduction
du chômage à la fois côté personnel et côté insertion des jeunes diplômés. Toutefois, le grand
problème pour ces entrepreneurs, c’est l’adéquation formation-compétence-marché de travail,
et que les lauréats des universités en particulier manquent énormément de qualifications et de
compétences. Ceci les dissuade de les intégrer au sein de leurs entreprises et préfèrent ceux de
l’OFPPT.
Conclusion
Cette communication a tenté de combiner des concepts importants à savoir : l’entrepreneuriat,
chômage et territoire.
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En effet, la communication corrobore l’idée que l’entrepreneuriat est pilier de réduction du
chômage des jeunes au niveau territorial.
Nous avons essayé de répondre à notre problématique, à travers deux volets à savoir :
théorique et empirique.
Au niveau théorique, Il a été question dans ce modeste travail d’opérer un cadrage des
principales caractéristiques propres au marché du travail en vue de mieux cerner l’intérêt de la
promotion de l’entrepreneuriat. Par la suite on a présenté les démarches phares adoptées pour
développer l’entrepreneuriat et du rôle du territoire dans ce processus de développement.
Au niveau empirique, l’analyse des résultats obtenus nous a permis de démontrer des
éléments importants concernant la relation territoire - entrepreneuriat - chômage au niveau de
la région Fès Meknès :
Sur le territoire, une dynamique de plus en plus croissante se réinstalle. En s’appuyant sur ses
avantages inhérents à la fois naturelles et historiques, sur son aptitude de création de
ressources spécifiques intransférables et compétences, et sa capacité à encourager
l’entrepreneuriat qui surgit, le territoire commence à regagner de l’importance.
Au niveau du territoire, les universités et les centres de formation professionnelle fabriquent
les connaissances et proposent une variété de formations dont les entreprises de la région ont
besoin, et ce à l’occasion de partenariats publics privés, des universités et centres de
formation avec les entreprises du même territoire.
La question d’adéquation de l’offre de formation avec la demande et la création de passerelles
universités/ entreprises / centres de formation professionnelle, contribuera sur le long terme, à
l’amélioration de la performance des partenaires régionaux de l’université ( entreprises, Etat
et collectivités locales et centres de formation professionnelle) , et permettra une intégration
des jeunes diplômés au sein des entreprises ou bien devenir entrepreneur afin de réaliser de
bonnes performance et pour plus de compétitivité territoriale.
Sans être dans un objectif de généralisation, on présume que la région Fès/Meknès est
engagée dans la voie du développement entrepreneurial. Cependant, beaucoup d’efforts
doivent être déployés, ce qui va assurer une régénération du territoire de notre région fondée
sur de nouvelles règles de développement.
Ceci nous pousse à s’interroger sur les imminentes évolutions que peut connaitre le territoire.
Ce questionnement fera l’objet de nos futures réflexions.