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Étude d'Impact sur l'Environnement

Ce document présente une étude d'impact sur l'environnement (EIE) préparée par Hamza Essabiri pour l'année universitaire 2021/2022 à l'Université Sultan Moulay Slimane. Il aborde la terminologie, les domaines d'application, les types d'impacts, ainsi que les procédures de gestion des EIE au Maroc, tout en soulignant l'importance de la participation du public dans le processus décisionnel. L'EIE est décrite comme un outil essentiel pour évaluer les effets des projets sur l'environnement et garantir leur acceptabilité environnementale.

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Étude d'Impact sur l'Environnement

Ce document présente une étude d'impact sur l'environnement (EIE) préparée par Hamza Essabiri pour l'année universitaire 2021/2022 à l'Université Sultan Moulay Slimane. Il aborde la terminologie, les domaines d'application, les types d'impacts, ainsi que les procédures de gestion des EIE au Maroc, tout en soulignant l'importance de la participation du public dans le processus décisionnel. L'EIE est décrite comme un outil essentiel pour évaluer les effets des projets sur l'environnement et garantir leur acceptabilité environnementale.

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UNIVERSITE SULTAN MOULAY SLIMANE

ECOLE SUPERIEURE DE TECHNOLOGIE KHENIFRA

ETUDE D’IMPACTS SUR


L’ENVIRONNEMENT
(EIE)

Préparé par : ESSABIRI HAMZA

Année universitaire 2021/2022

1
Table des matières
INTRODUCTION : ................................................................................................................................. 1
Historique : .......................................................................................................................................... 1
1. Terminologie de l’EIE : ................................................................................................................. 3
2. Domaines d’application de l’EIE : ................................................................................................ 4
2.1. Etablissements insalubres, incommodes ou dangereux classés en première catégorie. ... 4
2.2. Projets d’infrastructures :.................................................................................................... 4
2.3. Projets industriels : .............................................................................................................. 5
2.4. Agriculture ........................................................................................................................... 7
2.5. Projets d’aquaculture et de pisciculture ............................................................................. 7
3. Définition et types d’impacts : .................................................................................................... 7
3.1. Impact environnemental positif et négatif ......................................................................... 7
3.2. Impact environnemental direct et indirect ......................................................................... 7
3.3. Impact environnemental cumulatif ou synergique ............................................................. 7
3.4. Impact environnemental réversible ou irréversible ............................................................ 8
3.5. Impact environnemental actuel ou potentiel ..................................................................... 8
3.6. Impact temporaire et permanent ....................................................................................... 8
3.7. Impact local et disséminé .................................................................................................... 8
4. L’objectif de l’étude d’impact sur l’environnement : .................................................................. 9
5. Le cycle de vie d’un projet : ....................................................................................................... 10
5.1. Etape de cadrage ............................................................................................................... 10
5.2. Etape de conception et de planification............................................................................ 10
5.3. Etape de réalisation du projet ........................................................................................... 11
5.4. Etape de clôture ................................................................................................................ 11
6. Approche global du rapport de l’EIE : ....................................................................................... 11
7. Identification et évaluation des impacts dans un projet........................................................... 13
7.1. Méthodologie d’analyse .................................................................................................... 14
7.2. Identification des interrelations ........................................................................................ 14
7.3. Inventaire des sources d’impacts ...................................................................................... 15
8. Procédures de gestion des études d’impact au Maroc : ........................................................... 24
8.1. Déroulement de l’étude d’impact sur l’environnement ................................................... 24
8.2. Avis de Projet (Pétitionnaire, Secrétariat du Comité) ....................................................... 24
8.3. Étape TRI (Secrétariat du Comité) ..................................................................................... 25
8.4. Étape CADRAGE (Comité, Pétitionnaire) ........................................................................... 25
8.5. Étape PREPARATION des TdR (Pétitionnaire, BE) .............................................................. 26
8.6. Étape EXAMEN de l’EIE (Secrétariat, Comité) ................................................................... 27

2
9. Enquête publique : .................................................................................................................... 27
9.1. CONTENU DU DOSSIER DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE ............................................................ 28
9.2. Procédures de l’EP : ........................................................................................................... 28
10. Comité national et comité régional des EIE .......................................................................... 29
11. Le cadre juridique et institutionnel d’un projet soumis à l’EIE ............................................. 31
11.1. Cadre juridique : ............................................................................................................ 31
11.2. Cadre institutionnel : ..................................................................................................... 34
Conclusion : ....................................................................................................................................... 35
ETUDE DE CAS.................................................................................................................................... 35

3
INTRODUCTION :

A chaque étape du développement économiques ou social il est essentiel de


prendre en compte les objectifs de protection et de valorisation de
l’environnement, d’examiner les incidences des choix de développement et
d’aménagement et d’en rendre compte auprès du public.
L’exigence d’une Etude d’Impact sur l’Environnement (ÉIE) s’inscrit donc
clairement, d'une part, dans le principe de prévention, l’un des principes généraux
du droit de l’environnement qui implique la mise en œuvre de règles et d’actions
pour anticiper toute atteinte à l’environnement, et, d'autre part, dans le principe
d’intégration des exigences environnementales dans les autres politiques par la
recherche d’équilibre entre objectifs économiques, sociaux et environnementaux.
En plus d’être un outil technique qui permet d’examiner les conséquences,
aussi bien positives que négatives, qu’un projet aura sur l’environnement, et de
s’assurer que ces conséquences sont dûment prises en compte dans la conception,
la réalisation et l’exploitation du projet, l’ÉIE est devenue, par l’adoption de la
loi1 n° 12-03 relative aux études d’impact sur l’environnement, un outil légal qui
subordonne l’autorisation administrative de tout projet soumis à l’ÉIE à une
décision d’acceptabilité environnementale.
Par ailleurs, le principe de participation du public constitue un pan
incontournable de la démocratie, par la possibilité de faire entendre sa voix, d’une
part, par la transparence qu’elle confère aux décisions des autorités publiques,
d’autre part. La participation active des citoyens aux processus décisionnels
renforce ainsi les fondements de ces choix sur toute question relative à
l’environnement et à ses répercussions sur la qualité de vie. L’enquête publique
constitue donc un élément essentiel de la participation du public en matière de
décision environnementale.

Historique :
L’étude d’impact sur l’environnement fait partie des mesures appliquées
dans le cadre du développement durable ; c’est l’idée que les sociétés humaines
doivent vivre et répondre à leurs besoins sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre à leurs propres besoins.

1
Historiquement le mot de développement durable apparaît au début des
années 1970 et 1980 dans des écrits scientifiques. L’un des premiers textes
référencés faisant usage de ce concept dans le sens actuel est le Rapport du Club
de Rome « Halte à la croissance », mais on en trouve des occurrences dans
d’autres textes de la même époque dans des disciplines diverses. Ce rapport publié
en 1972 et écrit par deux scientifiques du MIT tentait de questionner notre modèle
de développement économique basé sur la croissance économique infinie dans un
monde aux ressources finies. Il montrait alors les limites écologiques de notre
modèle.

Progressivement, les autorités publiques vont donc inscrire ces problématiques


dans leur agenda politique, notamment avec :

 1972 : premier Sommet de la Terre à Stockholm


 1987 : Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement
de l’ONU et publication du Rapport Brundtland sur le développement
durable.
 1982 : Deuxième Sommet de la Terre à Nairobi
 1992 : Sommet de la Terre à Rio
 2002 : Sommet de la Terre à Johannesburg.

Le système des ÉIE a été mis en œuvre au Maroc d’une manière progressive
à travers plusieurs étapes. Lors de la première étape, entre 1994 et 2003, des ÉIE
ont été réalisées d’une manière volontaire par les promoteurs de projets ou
sollicitées par des bailleurs de fonds internationaux ou pour des raisons de
sensibilité particulière d’un milieu récepteur d’un projet ou pour un arbitrage
d’avis discordants concernant l’occupation des sols. La deuxième étape, entre
2003 et 2008, a débuté par l’adoption de la loi n°12-03 relative aux ÉIE, devenue

2
la référence législative d’application du principe de l’étude d’impact. Même en
l’absence de textes d’application de cette Loi, une procédure d’examen des EIE
s’est installée au niveau national.
Avec la promulgation en 2008, des Décrets d’application de la Loi n° 12-
03 relative aux EIE, le système des EIE est entré dans une nouvelle étape charnière
marquée par la déconcentration du processus d’examen des EIE et par la prise en
considération de l’avis de la population concernée dans l’évaluation
environnementale des projets. Cela a nécessité de grands efforts en matière
d’organisation, d’adoption d’une démarche structurée du processus d’évaluation
des ÉIE et un appui soutenu pour le renforcement des capacités des intervenants
dans ce processus.

1. Terminologie de l’EIE :
Selon la loi 12-03 relative aux Etudes d’Impact sur l’Environnement :
1- « Environnement » : ensemble des éléments naturels et des établissements
humains, ainsi que des facteurs économiques, sociaux et culturels qui favorisent
l’existence, la transformation et le développement du milieu naturel, des
organismes vivants et des activités humaines.
2- « Etude d’impact sur l’environnement » : étude préalable permettant
d’évaluer les effets directs ou indirects pouvant atteindre l’environnement à court,
moyen et long terme suite à la réalisation de projets économiques et de
développement et à la mise en place des infrastructures de base et de déterminer
des mesures pour supprimer, atténuer ou compenser les impacts négatifs et
d’améliorer les effets positifs du projet sur l’environnement.
3- « Pétitionnaire » : personne physique ou morale, auteur d’une demande
d’autorisation ou d’approbation concernant un projet soumis à l’étude d’impact
sur l’environnement.
4- « Acceptabilité environnementale » : décision prononcée par l’autorité
gouvernementale chargée de l’environnement, en conformité avec l’avis du
comité national ou des comités régionaux d’étude d’impact sur l’environnement,
attestant de la faisabilité du point de vue environnemental d’un projet soumis à
l’étude d’impact sur l’environnement.

3
5- « Projet » : tous projets d’activités, de travaux, d’aménagements et d’ouvrages,
entrepris par toute personne physique ou morale, privée ou publique qui, en raison
de leur nature, de leur dimension et de leur lieu d’implantation dans des zones
sensibles ou protégées, doivent faire l’objet d’une étude d’impact sur
l’environnement.
6- « Directives » : documents de référence définissant les principaux éléments qui
doivent être intégrés aux termes de référence de l’étude d’impact d’un projet
assujetti à cette étude.
7- « Termes de références » : document de référence définissant les aspects et
les exigences environnementaux importants devant être pris en considération lors
de l’élaboration de l’étude d’impact. Il précise la méthode qu’il faut adopter pour
détecter et analyser les répercussions éventuelles du projet sur l’environnement.
8- « Zones sensibles » : zones humides, zones protégées et zones d’utilité
biologique et écologique ainsi que celles situées sur les nappes phréatiques et sur
les sites de drainage des eaux.

2. Domaines d’application de l’EIE :


Tous les projets mentionnés dans la liste ci-dessous, entrepris par toute
personne physique ou morale, privée ou publique, qui en raison de leur nature, de
leur dimension ou de leur lieu d’implantation risquent de produire des impacts
négatifs sur le milieu biophysique et humain, font l’objet d’une étude d’impact
sur l’environnement.
2.1. Etablissements insalubres, incommodes ou dangereux classés en
première catégorie.

2.2. Projets d’infrastructures :


• Construction de routes (routes nationales et autoroutes)
• Voies ferrées
• Aéroports
• Aménagement de zones urbaines
• Aménagement de zones industrielles
• Ports de commerce et ports de plaisance
• Barrages ou toutes autres installations destinées à retenir et à stocker les eaux
d’une manière permanente

4
• Complexes touristiques, notamment ceux situés au littoral, à la montagne et en
milieu rural
• Installations de stockage ou d’élimination de déchets quelles que soient leur
nature et la méthode de leur élimination
• Stations d’épuration des eaux usées et ouvrages annexes
• Emissaires d’évacuation marin
• Transport de matières dangereuses ou toxiques
2.3. Projets industriels :

2.3.1. Industrie extractive

• Mines
• Carrières de sable et de gravier
• Cimenteries
• Industrie du plâtre
• Transformation du liège

2.3.2. Industrie de l’énergie

• Installations destinées au stockage du gaz et tous produits inflammables


• Raffineries de pétrole
• Grands travaux de transfert d’énergie
• Centrales thermiques et autres installations à combustion puissance
calorifique d’au moins 300 MW
• Centrales nucléaires
• Centrales hydroélectriques

5
2.3.3. Industrie chimique
• Installations de fabrication de produits chimiques, de pesticides, de produits
pharmaceutiques, de peintures de vernis, d’élastomères et peroxydes
• Lancement de nouveaux produits chimiques sur le marché
• Extraction, traitement et transformation d’amiante

2.3.4. Traitement des métaux

• Usines sidérurgiques
• Traitement de surface et revêtement des métaux
• Chaudronnerie et appareils métalliques
2.3.5. Industrie des produits alimentaires

• Conserverie de produits animal et végétal


• Fabrication de produits laitiers
• Brasserie ;
• Fabrication de confiseries et de boissons
• Usines de farine de poisson et d’huile de poisson
• Féculerie industrielle
• Sucreries et transformation de mélasses
• Minoteries et semouleries
• Huileries
2.3.6. Industrie textile, du cuir, du bois, du papier, de carton et de
poterie

• Fabrication de pâte à papier, de papier et de carton


• Tanneries et mégisseries
• Production et traitement de cellulose
• Teinturerie de fibres
• Fabrication de panneaux de fibres, de particules et de contre-plaqués
• Industrie du textile et teintureries
• Poterie
2.3.7. Industrie de caoutchouc

• Fabrication et traitement de produits à base d’élastomères

6
2.4. Agriculture

• Projets de remembrement rural


• Projets de reboisement d’une superficie supérieure à 100 hectares
• Projets d’affectation de terre inculte ou d’étendue semi-naturelle à
l’exploitation agricole intensive
2.5. Projets d’aquaculture et de pisciculture

3. Définition et types d’impacts :


L'impact environnemental désigne l'ensemble des changements qualitatifs,
quantitatifs et fonctionnels sur l'environnement (négatifs ou positifs)
engendrés par un projet, un processus, un procédé, un ou des organismes et un
ou des produits, tout au long de son « cycle de vie ».
[Link] environnemental positif et négatif

Les impacts environnementaux ne sont pas seulement négatifs, il existe aussi des
impacts environnementaux positifs, résultant d'une activité qui vise l'amélioration
et la récupération des zones naturelles. D'une part, certains exemples d'impacts
environnementaux négatifs sont la pollution, la surexploitation des ressources
naturelles, le changement climatique et la dégradation de l'environnement. D'autre
part, certains exemples d'impacts environnementaux positifs peuvent être la
reforestation, l'utilisation d'énergies renouvelables, une gestion efficace de l'eau
et un bon traitement de purification de l'eau ou la présence de zones adéquates de
recyclage.
[Link] environnemental direct et indirect

L'impact environnemental direct fait référence à un impact qui est ressenti


immédiatement ou dans un court laps de temps. L'impact indirect sur
l'environnement, quant à lui, est également perceptible après une longue période
de temps. À leur tour, ils peuvent être des impacts positifs ou négatifs et/ou
d'autres types.
[Link] environnemental cumulatif ou synergique

D'une part, l'impact cumulatif est celui qui est produit par la somme de petits
impacts au fil du temps dans une même zone, bien que les impacts soient de petite
taille, leur accumulation fait qu'ils finissent par avoir un effet plus important.

7
D'autre part, les impacts synergiques se produisent lorsque différentes activités
se déroulent ensemble et provoquent un impact environnemental plus important.
[Link] environnemental réversible ou irréversible

Un impact environnemental est réversible lorsque la zone ou le territoire affecté


peut se rétablir grâce à des traitements spécialisés (traitement des eaux
contaminées), à la restauration, au déboisement, entre autres actions. Cependant,
un impact environnemental irréversible fait référence à des zones qui ne
peuvent pas être récupérées en raison de l'ampleur de l'impact ou parce qu'il
n'existe pas de traitements de récupération applicables, comme les accidents
nucléaires (Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima, etc.).
[Link] environnemental actuel ou potentiel

D'une part, un impact environnemental actuel est un impact qui, comme son
nom l'indique, se produit en ce moment. En revanche, un impact
environnemental potentiel est un impact qui peut se produire et dont on estime
qu'il a une forte probabilité de se produire à un moment donné dans le futur, si
aucune mesure n'est prise pour l'éviter.
[Link] temporaire et permanent

Lorsqu'un impact environnemental est classé comme impact temporaire, cela


signifie qu'il pourrait éventuellement disparaître et que la zone affectée pourrait
se rétablir. Un impact temporaire serait un impact dont la durée moyenne se situe
entre 10 et 19 ans. Cependant, ceux qui durent plus de 20 ans seraient des impacts
permanents.
[Link] local et disséminé

Si un impact environnemental ne touche qu'un seul territoire, il est appelé impact


local, tandis que s'il s'étend en touchant des espaces éloignés de l'endroit où
l'impact initial a été produit, il est classé comme impact disséminé. Encore une
fois, comme mentionné ci-dessus, un impact peut être de plusieurs de ces types
en même temps, il peut être négatif, disséminé et permanent, ou il peut être positif,
local et permanent, entre autres possibilités.

8
4. L’objectif de l’étude d’impact sur l’environnement :
Le processus de l’Etude d’Impact Environnemental (EIE) est une procédure
interdisciplinaire et en plusieurs étapes pour s’assurer que les considérations
environnementales sont prises en compte dans les décisions concernant les projets
qui peuvent avoir un impact sur l’environnement. En termes simples, le processus
EIE permet d’identifier les possibles effets environnementaux d’une activité
proposée et la manière d’atténuer ces effets.
Le processus EIE vise à informer les décideurs et le public des
conséquences environnementales de la mise en œuvre d’un projet proposé. Le
document EIE lui-même est un outil technique qui identifie, prédit et analyse les
impacts sur l’environnement physique, mais aussi social, culturel, et sur la santé.
Si le processus de l’EIE est bien mené, il identifie les alternatives et les mesures
d’atténuation pour réduire l’impact environnemental du projet proposé. Le
processus EIE joue également un rôle procédural important dans le processus
décisionnel en général par la promotion de la transparence et la participation du
public.
Selon la loi 12-03 l’étude d’impact sur l’environnement a pour objet :
1. d’évaluer, de manière méthodique et préalable, les répercussions éventuelles,
les effets directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur
l’environnement et en particulier sur l’homme, la faune, la flore, le sol, l’eau, l’air,
le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, sur la protection des
biens et des monuments historiques, le cas échéant sur la commodité du voisinage,
l’hygiène, la salubrité publique et la sécurité tout en prenant en considération les
interactions entre ces facteurs;
2. de supprimer, d’atténuer et de compenser les répercussions négatives du projet;
3. de mettre en valeur et d’améliorer les impacts positifs du projet sur
l’environnement ;
4. d’informer la population concernée sur les impacts négatifs du projet sur
l’environnement.

9
5. Le cycle de vie d’un projet :
Il s'agit du processus de gestion de projet, composé de ses différentes étapes
partant de l'identification des besoins jusqu'à la clôture du projet. Le cycle de vie
du projet se décompose en 4 étapes principales ;

[Link] de cadrage

Cette première phase d'étude et d'analyse se nomme également : initialisation,


démarrage ou encore avant-projet (avec des nuances dans le contenu suivant les
approches utilisées).

Le projet est initialisé à partir d'un besoin (problème à résoudre ou opportunité à


saisir), un objectif est défini, une analyse est menée pour identifier la meilleure
façon de travailler sur la réponse à apporter.

Cette phase entérine la décision de lancer le projet ou non (GO ou NO GO). Dans
le cas positif, si ce n'est pas fait, le chef de projet et son équipe sont nommés, les
principaux livrables sont définis.

[Link] de conception et de planification

L'équipe du projet définit dans le détail ce qui doit être fait, comment et avec quels
moyens. Elle planifie dans le temps les étapes et la mobilisation de ressources.

Le chef de projet affine en particulier le budget financier en intégrant les


différentes charges : prestations externes, support interne (lorsque des
refacturations entre services sont appliquées), les moyens matériels et les autres
achats.

Tous ces éléments sont consignés dans un plan projet comprenant :

 Une liste des grandes phases


 Les activités à mener, les dépendances entre les tâches et les différents
jalons (milestones) à travers un diagramme de Gantt
 Les livrables ,
 Un plan de communication projet ,
 Un plan de gestion des risques.

En complément, un plan qualité peut être construit afin de maîtriser le processus


et ses livrables.

10
[Link] de réalisation du projet

Il s'agit de la mise en œuvre concrète des éléments planifiés. Séances créatives ,


ateliers de travail , analyse de la valeur...

Le chef de projet contrôle l'avancée des activités, le respect du planning, des


dépenses, des résultats au regard du plan projet initial et l'ajuste si nécessaire. Il
suit attentivement le tableau de bord agrégeant les principaux indicateurs clés de
performance (KPI) pour s'assurer que l'exécution du projet reste dans les clous.

Régulièrement, il communique avec les parties prenantes : il les tient informées


de l'avancée du projet et de toute dérive majeure.

Une fois toutes les opérations réalisées et validées, le client interne ou externe
prend possession des livrables : livraison de solution, formation, etc.

[Link] de clôture

C'est l'heure du bilan et de l’organisation de la fin des travaux. Avec un objectif:


capitaliser sur l'expérience récemment acquise.

Il est important de conclure proprement en organisant une réunion dédiée avec les
principaux acteurs impliqués : parties prenantes, équipe projet, utilisateurs clés...

Puis en rédigeant un bilan de synthèse pour garder en mémoire les points forts,
les points faibles et les leçons à tirer de cette nouvelle expérience.

L’autorisation de tout projet soumis à l’étude d’impact sur l’environnement


est subordonnée à une décision d’acceptabilité environnementale. Cette décision
constitue l’un des documents du dossier de la demande présentée en vue de
l’obtention de l’autorisation du projet.

6. Approche global du rapport de l’EIE :


L’objectif principal c’est d’établir les liens entre le projet (sources
d’impact), les modifications induites par sa réalisation sur les composantes des
milieux physique, biologique et humain et leurs impacts au regard de
problématiques spécifiques (enjeux). Afin de bien éclaircir ces liens, le rapport de
l’étude d’impact doit respecter des normes fixées par la loi 12-03.

11
L’étude d’impact sur l’environnement comporte :

1. une description globale de l’état initial du site susceptible d’être affecté par le
projet, notamment ses composantes biologique, physique et humaine ;

2. une description des principales composantes, caractéristiques et étapes de


réalisation du projet y compris les procédés de fabrication, la nature et les
quantités de matières premières et les ressources d’énergie utilisées, les rejets
liquides, gazeux et solides ainsi que les déchets engendrés par la réalisation ou
l’exploitation du projet;

3. une évaluation des impacts positifs, négatifs et nocifs du projet sur le milieu
biologique, physique et humain pouvant être affecté durant les phases de
réalisation, d’exploitation ou de son développement sur la base des termes de
références et des directives prévus à cet effet;

4. les mesures envisagées par le pétitionnaire pour supprimer, réduire ou


compenser les conséquences dommageables du projet sur l’environnement ainsi
que les mesures visant à mettre en valeur et à améliorer les impacts positifs du
projet;

5. un programme de surveillance et de suivi du projet ainsi que les mesures


envisagées en matière de formation, de communication et de gestion en vue
d’assurer l’exécution, l’exploitation et le développement conformément aux
prescriptions techniques et aux exigences environnementales adoptées par l’étude

6. une présentation concise portant sur le cadre juridique et institutionnel afférent


au projet et à l’immeuble dans lequel sera exécuté et exploité ainsi que les coûts
prévisionnels du projet;

7. une note de synthèse récapitulant le contenu et les conclusions de l’étude ;

8. un résumé simplifié des informations et des principales données contenues dans


l’étude destiné au public.

12
7. Identification et évaluation des impacts dans un projet
Cette partie de l’étude consiste à identifier, à décrire et à évaluer les
interrelations qui existent entre le projet et son environnement et à proposer des
mesures visant soit à minimiser les impacts négatifs, soit à optimiser les
répercussions positives.

13
7.1.Méthodologie d’analyse

Il s’agit de décortiquer le projet en composantes principales. Celles-ci sont


ensuite confrontées aux différents éléments du milieu à l’aide d’une grille
d’interrelations, laquelle permet d’identifier toutes les répercussions possibles du
projet. Les impacts potentiels sont ensuite décrits en mettant en évidence leur
importance relative.

[Link] des interrelations

La première étape consiste à identifier, d’une part, les sources d’impact, et,
d’autre part, les éléments du milieu susceptibles d’être affectés. Cette
identification permet de s’assurer qu’aucun élément n’aura été oublié lors de
l’analyse.

Les sources d’impact correspondent aux différentes opérations qui auront


cours lors de la pré-construction, la réalisation des travaux et l’exploitation du
projet. Ces éléments proviennent donc de la description du projet.

Les éléments du milieu susceptibles de subir des répercussions sont extraits


de la description du milieu. Il s’agira en fait de faire ressortir les éléments
inventoriés qui pourraient être impactés d’une façon ou d’une autre par les
différentes actions du projet.

Une fois ces deux groupes d’éléments connus, la grille d’interrelations est
établie. Elle présente d’un côté les sources d’impact et de l’autre, les éléments du
milieu. À l’intérieur de cette grille sont identifiés les éléments du milieu qui
pourraient être affectés par une source d’impact donnée.

14
[Link] des sources d’impacts

Toutes les actions du projet ayant une incidence environnementale


potentielle sont regroupées selon le milieu concerné, et classées suivant la période
d'altération. Ainsi, certaines actions du projet sont propres à la phase de pré-
construction ou de construction et d'autres seront observées au cours de la phase
d'exploitation.

 Phase de pré-construction : phase pendant laquelle, on procédera


à l’acquisition des terrains et la réalisation des études
(reconnaissances topographiques, géotechniques, etc.), ainsi que
les travaux de préparation des aires nécessaires pour le chantier
(préparation de l’emprise et des chemins d’accès, mise en place des
équipements, etc.) ;
 Phase de construction : phase correspondant aux travaux de
chantier pour la réalisation du projet. Le tableau ci-dessous
représente les principales composantes de cette phase qui se
termine par une étape de remise en état du site de chantier ;
 Phase d’exploitation : phase correspondant à
l’opérationnalisation et à l’utilisation de l’infrastructure réalisée,
ainsi qu’à l’entretien des composantes des projets.

15
SOURCES D’IMPACTS DESCRIPTION DE L’ACTIVITE

Phase de pré-construction

Correspondent aux travaux de reconnaissances topographiques et


géotechniques effectués sur le terrain pour l’identification des caractéristiques
Prospections préliminaires morphologiques, géologiques et mécaniques des sols dans l’emprise du projet.
La présence sur le site des équipes de reconnaissance, munies notamment de
matériel de reconnaissance qui peut être lourd (forages géotechniques).

Elle permet l’identification définitive de l’emprise des travaux et les aires


annexes. Des travaux de balisage sont notamment réalisés pour une limitation
Signalisation physique de l’emprise et l’identification des chemins d’accès et
éventuellement des voies de contournement pour les usagers. Cette activité
implique la présence d’équipes de balisage avec un matériel d’œuvre léger.

Cette étape induira la présence et l’utilisation d’engins de construction, des


mouvements de terres, excavations et dépôts provisoires de matériaux de
Installation du construction, l’apport de matériels et outillages spécialisés pour l’installation
chantier et l’entretien des engins de chantier.

Défrichement et L'ouverture de pistes d'accès et de voies pour accéder au chantier, peut


ouverture des accès occasionner des impacts divers, notamment une modification des chemins
usuels de déplacement des populations et leurs biens.

Transport et Cette étape correspond principalement à l'ensemble des aspects relatifs au


transport et à la circulation des différents outils mis en service pour
Circulation l'installation du chantier.

16
Phase de construction et de réalisation

Cette activité est similaire à celle de la phase précédente, avec l’introduction


de nouveaux types d’engins pour les travaux d’excavation, de pose de
conduite, de réalisation des ouvrages en béton, etc. Donc, des activités de
Transport et transport et de circulation plus importantes, d’où une augmentation plus
circulation importante des concentrations de poussière et des gaz d’échappement dans
l’air, en plus de l’augmentation du niveau sonore.

Excavation et travaux de Elle consiste en la préparation de l’emprise pour atteindre les spécifications
terrassement techniques du projet, la réalisation des tranchées des fondations pour les
installations du projet.

Bâtiments et Cette activité comporte la construction en génie civil et l’installation des


équipements équipements techniques indispensables pour le fonctionnement des différentes
composantes du projet.

Présence de la base La présence des ouvriers sur le chantier pendant la phase de construction,
vie engendre des déchets liquides que solides.

Elle comprend le déplacement des engins de chantier à l’extérieur de


l’emprise, le démantèlement des bâtiments et d’équipements qui ont servi aux
Démobilisation travaux. La circulation de véhicules, les mouvements de terre, les dépôts de
pièces et de déchets de tout genre sont importants et fréquents lors de cette
étape.

Elle correspond à la remise en état des aires affectées par les travaux. Les voies
de contournement pour la circulation sont fermées et la circulation est rétablie,
Remise en état les terrains non occupés sont remis à leur état initial, en fonction de leur
affectation antérieure.

17
Phase d’exploitation et d’entretien

Mise en œuvre Les différentes activités permettant le fonctionnement de l’ensemble des


composantes du projet.

Présence des Elle correspond à la présence physique des bâtiments et des installations
installations techniques et induit un changement du cadre visuel.

Entretien et Cette activité regroupe tous les travaux d’entretien et réparation nécessaires
réparation dans le cadre du projet.

Dans le but de ne pas rater aucun potentiel impact ou composante


environnementale, et bien évaluer chaque effet du projet on utilise une matrice
qui résume et schématise la relation entre les composantes du projet et les
composantes de son environnement. C’est la Matrice d’interrelations entre les
éléments du milieu et les sources d’impact.

18
SOURCES D’IMPACTS
Phase de Phase de Phase
pré-construction construction d’exploitation

Excavation et travaux de terrassement


Défrichement et ouverture des accès
Prospections préliminaires

Bâtiments et équipements

Présence des installations


Présence de la Base Vie
Transport et circulation

Transport et circulation
Installation du chantier

Entretien et réparation
Démobilisation

Mise en œuvre
Remise en état
Signalisation
MILIEU COMPOSANTES

Sol - - - - - - - - -
Air - - - - - -
Milieu Cours d'eau - - - - - -
physique Qualité des eaux - - - - - - - - -
Paysage - - - - - - - - - - - -
Flore - - - - -
Milieu Faune - - - - - - -
biologique Espaces protégés - - - - - - - - - - - -
Population et - - - - - - - +
habitat
Santé, sécurité et + - - - - - - -
hygiène
Milieu Agriculture - - - - - - - -
humain et forêts
Ambiance sonore - - - - - - - - -
Activité socio-
économique/ + + + + + + + + +
Emplois
Infrastructure - - - - - - - +
et équipement

- : Impact négatif

+ : Effet positif

La matrice d’interrelations nous indique la présence et le types d’impact du


projet sur les différents éléments de l’environnement. Une explication de chaque
impact est nécessaire pour faciliter le traitement du rapport environnemental.

19
Le tableau ci-dessous détaille chaque impact durant les phases de
réalisation du projet ; Phase de pré-construction

MILIEU ELEMENT DU IMPACTS


MILIEU
-Perte de certaines surfaces de terrain ;
-Accentuation des phénomènes d’érosion ;
Sol -Risque de contamination des sols suite à des
fuites et déversements accidentels de
produits pétroliers lors de la circulation des
engins.
-Soulèvement de poussières causé par la
Air circulation des véhicules sur les pistes non
Milieu physique asphaltées.
-Risque de contamination des ressources
hydriques via le risque de contamination des
Qualité des eaux sols par les déversements accidentels
d’hydrocarbures ;
-Détérioration de la qualité physico-
chimique des eaux souterraines.
-Détérioration temporaire de l’esthétique du
Paysage paysage causée par l’installation du chantier.
-Destruction temporaire de la quantité et la
Flore qualité d’une partie des cultures situées sur le
Milieu biologique long du tracé proposé.
Faune -Perte de l’habitat faunistique causée par
défrichements et ouverture des accès.
Population et -Expropriation des habitations concernées
habitat par le passage du projet.
Santé, sécurité et -Risque d’accidents routiers causé par
hygiène l’augmentation du trafic des camions.
-Perte en espaces agro-forestiers causée par
l’expropriation ;
Agriculture et -Risque de compaction des sols des endroits
forêts non concernés par le chantier ;
-Dégradation de la qualité des sols cultivés ;
-Diminution du rendement des terres
Milieu humain agricoles.
-Nuisances temporaires relatives à
Ambiance sonore l’augmentation des niveaux sonores, causées
par la circulation des engins et le transport
des matériaux.
-Risque d’endommager les infrastructures et
les services publics par l’aménagement des
voies d’accès et la circulation des engins ;
Infrastructure et -Fermeture temporaire de voies de
équipement circulation routière causée par la circulation
des engins et ouverture de voies de
contournement.

20
Phase de construction :

MILIEU ELEMENT DU IMPACTS


MILIEU
-Risque de contamination des sols suite à des
fuites et déversements accidentels de produits
pétroliers lors de la circulation des engins ;
Sol -Risque de compaction des sols lors de travaux
de pose de conduites et passage des engins.
-Soulèvement de poussières causé par la
circulation des véhicules sur les pistes non
Air asphaltées ;
-Emissions de polluants atmosphériques lors du
transport des matériaux de construction (béton,
Milieu physique fer, …etc.).
-Risque de contamination des ressources
hydriques via le risque de contamination des sols
par les déversements accidentels
Qualité des eaux d’hydrocarbures ;
-Détérioration de la qualité physico-chimique
des eaux souterraines.
-Détérioration temporaire de l’esthétique du
Paysage paysage causée par les travaux et la pose des
conduites.
-Destruction temporaire de la quantité et la
Flore qualité d’une partie des cultures situées sur le
long du tracé proposé.
Milieu biologique -Disparition temporaire de la population aviaire
à cause du bruit généré lors des travaux ;
Faune -Migration temporaire des reptiles au niveau du
chantier.
-Dérangement de la population lors d’excavation
Population et habitat et travaux de terrassement et de pose de canaux
et conduites.
-Perturbation des habitudes de vie et de travail
des personnes ;
Santé, sécurité et -Risque d’accidents routiers causé par
hygiène l’augmentation du trafic des camions ;
-Perturbation de la sécurité et la santé humaine
Milieu humain des personnes lors des travaux ;
-Infections respiratoires des travailleurs dans le
chantier et les populations locales causées par les
émissions de poussières et de polluants dans
l’air.
-Risque de compaction des sols des endroits non
concernés par le chantier lors de travaux de pose
de conduites et passage des engins ;
Agriculture et forêts -Dégradation de la qualité des sols cultivés et
espaces forestiers ;
-Diminution du rendement des terres agricoles ;

21
-Difficulté d’accès des agriculteurs à leurs biens
et terres agricoles.
-Nuisances temporaires relatives à
l’augmentation des niveaux sonores, causées par
Ambiance sonore le fonctionnement de certains équipements ;
pompes, brises charges,…etc.
-Risque d’endommager les infrastructures et les
services publics par la circulation des engins,
l’excavation et travaux de terrassement et de
Infrastructure et pose de conduites ;
équipement -Fermeture temporaire de voies de circulation
routière causée par la circulation des engins et
ouverture de voies de contournement.

22
Phase d’exploitation :

MILIEU ELEMENT DU IMPACTS


MILIEU
Air -Emissions du gaz CO2 lors du
fonctionnement des SP.
-Diminution du débit de l’Oued Laou
lors de la réalisation du barrage projeté
Beni Mansour ;
-Réduction de l’étendue et la
fonctionnalité des zones humides
Cours d’eau bénéficiant de l’écoulement de l’Oued
Laou ;
-Régression de la recharge de la nappe
de la plaine de l’Oued Laou, alimentée
Milieu physique par l’infiltration des eaux de l’Oued ;
-Diminution du débit de l’Oued
Ouergha.
-Dégradation de la qualité des eaux des
Qualité des eaux barrages SMBA et El Massira suite au
transfert des eaux du bassin Sebou qui
connaissent une mauvaise qualité.
-Détérioration temporaire de
Paysage l’esthétique du paysage causée par les
aires concernées par les SP, les canaux
et les conduites.
-Mortalité linéaire légère de la
Flore végétation rupicole causée par la
diminution du niveau des Plus Hautes
Milieu biologique Eaux (PHE) des barrages.
-Forte pression de la population
Faune faunistique dans les milieux boisés
restés intacts, vu l’augmentation de la
fréquentation humaine.
Agriculture et -Restriction temporaire à l’accès des
forêts zones de pâturage.
-Nuisances temporaires relatives à
Milieu humain l’augmentation des niveaux sonores,
Ambiance sonore causées par la circulation des engins,
l’utilisation de la machinerie et le
transport des matériaux.

23
8. Procédures de gestion des études d’impact au Maroc :
8.1.Déroulement de l’étude d’impact sur l’environnement

La démarche d’une EIE se réalise depuis l’avis du projet jusqu’à la réalisation du projet,
son contrôle et suivi à l’aide du Programme de Suivi et de Surveillance Environnementale
(PSSE). Il faut noter que les quatre premières étapes ; l’avis du projet, le tri, le cadrage et les
Termes de Référence (TdR) ne sont pas exigées par la loi 12-03.

[Link] de Projet (Pétitionnaire, Secrétariat du Comité)

L’objectif de cette étape consiste à définir le projet avec suffisamment de


spécificité pour déterminer avec précision la zone des impacts possibles et pour
inclure des activités qui sont étroitement liées à la proposition de projet de sorte
que la totalité des impacts environnementaux soit évaluée.

24
8.3.Étape TRI (Secrétariat du Comité)

8.4.Étape CADRAGE (Comité, Pétitionnaire)

Le cadrage ou l’étude de champ est une étape, habituellement impliquant le


public et d’autres parties intéressées, qui identifient les enjeux environnementaux
clés qui devraient être abordés dans une EIE. Cette étape fournit une des premières
opportunités pour les membres du public ou des ONG pour entendre parler du
projet proposé et pour exprimer leurs opinions. Le cadrage peut également révéler
des activités similaires ou connectées qui peuvent survenir dans les environs d’un
projet, ou identifier des problèmes qui doivent être atténués ou qui risquent de
provoquer l’annulation du projet.

25
8.5.Étape PREPARATION des TdR (Pétitionnaire, BE)

Les Termes de Référence servent comme une carte routière pour la préparation
de l’EIE et devraient englober idéalement les enjeux et les impacts qui ont été
identifiés au cours du processus de définition de l’étendue du projet.

GÉNÉRALEMENT LES TERMES DE RÉFÉRENCE COMPRENDRONT


LES POINTS SUIVANTS:

- Un description du projet

- Une liste des agences ou ministères responsables pour la supervision du


processus de l’EIE et la prise de décision

- La zone géographique à étudier (appelée aussi la “zone d’impact”)

- Les exigences de l’EIE dans la loi 12-03 et les règlements applicables

- Les impacts et sujets à étudier

- Les mesures d’atténuation et/ou systèmes de suivi à concevoir

- Les provisions pour l’implication du public

- Les principales parties intéressées

- Le Calendrier pour l’achèvement du processus de l’EIE

- Les résultats attendus et les produits livrables

- Budget de l’EIE

Un brouillon des Termes de Référence peut être mis à la disposition du public


pour examen et commentaires. Une révision critique du public à ce stade précoce
du processus constitue une occasion clé pour s’assurer que l’EIE est correctement
formulée et abordera les sujets qui intéressent la communauté.

26
8.6.Étape EXAMEN de l’EIE (Secrétariat, Comité)

9. Enquête publique :
Les meilleures pratiques d’EIE sont celles qui impliquent et engagent le public
à différentes étapes d’un bout à l’autre du processus par un échange bilatéral
d’informations et d’opinions.

Réglementation :

– Décret n° 2-04-564 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) fixant les modalités


d'organisation et de déroulement de l'enquête publique relative aux projets soumis
aux EIE.

– Arrêté n° 636-10 du 7 Rabii I 1431 (22 février 2010) fixant les tarifs de
rémunération des services rendus par l’administration afférents à l’EP.

27
[Link] DU DOSSIER DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE

Le dossier de l’enquête publique doit être préparé par le pétitionnaire, attaché à la demande
d’ouverture de l’enquête publique et déposé au secrétariat permanent du comité régional des
études d’impact sur l’environnement qui assure également le secrétariat des commissions des
enquêtes publiques dans sa souscription. Il doit comprendre les documents suivants, établis en
langues arabe et française :

• une fiche descriptive faisant ressortir les principales caractéristiques techniques du projet
soumis à l’enquête publique ;

• un projet de résumé (en langues arabe et française), clair et compréhensible pour le public
des informations et des principales données contenues dans l'étude d'impact sur l'environnement
concernée par l'enquête publique, notamment celles relatives aux impacts positifs et/ou négatifs
du projet sur l'environnement ainsi que les mesures envisagées pour supprimer, réduire ou
compenser les conséquences dommageables du projet sur l'environnement ;

• un plan de situation désignant les limites de la zone d'impact prévisible du projet.

[Link]édures de l’EP :

28
10. Comité national et comité régional des EIE

29
30
11. Le cadre juridique et institutionnel d’un projet soumis
à l’EIE
11.1. Cadre juridique :

Loi n° 12-03 relative aux études d’impact sur l’environnement


● Décret n°2-04-563 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) relatif aux attributions
et au fonctionnement du comité national et des comités régionaux des études
d'impact sur l'environnement

31
● Décret n° 2-04-564 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) fixant les modalités
d'organisation et de déroulement de l'enquête publique relative aux projets soumis
aux études d'impact sur l'environnement
● Arrêté du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau
et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de l’Environnement n° 470.08 du
27safar 1430 (23 février 2009) portant délégation de signature (existe en version
arabe seulement)
● Arrêté modificatif du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie, des
Mines, de l'Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de l’Environnement n°
939.10 du 24 rabii I 1431 (11 mars 2010) portant délégation de signature (existe
en version arabe seulement)
● Arrêté conjoint du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Energie, des Mines,
de l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de l’Environnement et du
ministre de l’Economie et des Finances n° 636-10 du 7 rabii I 1431 (22 février
2010) fixant les tarifs de rémunération des services rendus par l’Administration
afférents à l’enquête publique relative aux projets soumis aux études d’impact sur
l’environnement
● Circulaire conjointe du ministre de l'Intérieur et du secrétaire d'Etat auprès du
ministre de l’Energie, des Mines, de l'Eau et de l’Environnement, chargé de l'Eau
et de l'Environnement n° D1998 du 17 mars 2009 destinée aux walis et
gouverneurs pour la mise en œuvre des décrets d'application de la loi n° 12-03
relative aux études d'impact sur l'environnement (existe en version arabe
seulement
Selon la nature du projet plusieurs autres lois peuvent intervenir selon leurs
domaines d’application afin de bien cadrer et contrôler le déroulement du projet.

32
Parmi eux on site :
REGLEMENT DATE DE PUBLICATION TITRE
EN BO
Relative à la protection et à la
Loi n° 11-03 19 Juin 2003 mise en valeur de
l’environnement

Relative aux études d’impact


Loi n° 12-03 19 Juin 2003 sur l’environnement

Relative à la lutte contre la


Loi n° 13-03 19 Juin 2003 pollution de l’atmosphère

Relative à la gestion des déchets


Loi n° 28-00 07 Décembre 2006 et à leur élimination

Loi n° 36-15 06 Octobre 2016 Relative à l’eau

Loi n° 78-00 21 Novembre 2002 Relative à la charte communale


Relative à l’expropriation pour
Loi n° 07-81 15 Juin 1983 cause d’utilité publique et à
l’occupation temporaire
Loi n° 12-90 15 Juillet 1992 Relative à l’urbanisme

Dahir n° 1-69-170 du 10 Relatif à la défense et la


Joumada I 1389 29 Juillet 1969 restauration des sols

Relative à la gestion déléguée


16 Mars 2006
Loi n° 54-05 des services publics
Dahir n° 1-58-382 du 8 6 Juin 1959 Relatif à la protection des forêts
Chaoual 1378
Loi n° 22-07 16 Juillet 2010 Relative aux aires protégées
Dahir du 7 Chaabane 1332 10 Juillet 1914 Relatif au domaine public
Loi n° 65-99 06 Mai 2004 Relative au Code du Travail
Relative à la charte nationale de
Loi n° 99-12 20 Mars 2014 l’environnement et du
développement durable

33
11.2. Cadre institutionnel :

La gestion et la protection de l’environnement impliquent de nombreuses


institutions marocaines. Le Département de l’Environnement relevant du
Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement est l’institution
principale de coordination.

Les administrations centrales les plus concernées par les aspects


environnementaux relèvent essentiellement des institutions ministérielles
suivantes :

 Ministère de l’Energie, des mines et de l’Environnement,


Département de l'Environnement ;
 Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, du Développement
Rural et des Eaux et Forêts, Département des Eaux et Forêts ;
 Ministère de la Santé ;
 Ministère de l’Intérieur, Direction Générale des Collectivités Locales
 Ministère du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport Aérien et de
l’Economie Sociale ;
 Ministère de la Justice ;
 Ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau,
Direction Générale de l’Eau ;
 Ministère de l'Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme,
de l’Habitat et de la Politique de la Ville.

Il existe également des organes de coordination représentés par :

 CSEC ;
 Le Conseil National de l‘Environnement ;
 Le Conseil National des Forêts.

34
Conclusion :
L’étude d’impacts sur l’environnement englobe plusieurs disciplines et
différents domaines. L’interactions entre ces sciences reste le moyen le plus
efficace pour assurer un développement économique et social tout en respectant
le milieu naturel et l’environnement. La prévision des impacts nous permet une
prévention contres des répercussions qui peuvent parfois être grave.

ETUDE DE CAS : ETUDE D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT


DU PROJET DE BARRAGE HYDROELECTRIQUE TASKDERT SUR
OUED OUM ER-RBIA DANS LA PROVINCE DE KHENIFRA

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