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Physiologie de la reproduction humaine

Le document traite de la reproduction humaine, en se concentrant sur la physiologie des testicules et des ovaires. Il décrit la production de spermatozoïdes et de testostérone dans les testicules, ainsi que le cycle ovarien et utérin chez la femme, y compris les hormones impliquées. La régulation hormonale des fonctions reproductrices est également abordée, mettant en évidence le rôle de l'hypothalamus et de l'hypophyse.

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Le document traite de la reproduction humaine, en se concentrant sur la physiologie des testicules et des ovaires. Il décrit la production de spermatozoïdes et de testostérone dans les testicules, ainsi que le cycle ovarien et utérin chez la femme, y compris les hormones impliquées. La régulation hormonale des fonctions reproductrices est également abordée, mettant en évidence le rôle de l'hypothalamus et de l'hypophyse.

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La reproduction

Olivier Parisi

Mars 2019
Chapitre 1

Le fonctionnement des
testicules

1.1 Introduction
Chez l’Homme, la transmission de la vie nécessite l’union d’un sperma-
tozoïde et d’un ovule qui formera un embryon. Ce dernier se développera
progressivement dans le corps de la femme durant, en moyenne, 40 semaines.
Ensuite, le bébé naîtra et continuera son développement devenant de plus en
plus autonome au fil des ans.
Cette UAA sera consacrée à la compréhension de la physiologie de la
reproduction : de la production des gamètes à la fécondation pour ensuite
s’intéresser au développement de l’embryon et du bébé jusqu’à la naissance.
Nous aborderons ensuite les différents aspects de la contraception

1.2 Fonctions et organisation des testicules


Les testicules produisent les spermatozoïdes (cellules reproductrices
haploïdes) ainsi qu’une hormone : la textbftestostérone.
La production des spermatozoïdes (= spermatogenèse) a lieu dans les
tubes séminifères parcourant les testicules. Ces tubes, repliés sur eux-mêmes
mesurent une fois dépliés plus de 300 mètres chez l’homme.

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1.3 Les étapes de la spermatogenèse
A la périphérie des tubes séminifères, se trouvent des cellules diploïdes
qui portent le nom de spermatogonies. Ces cellules vont subir plusieurs
divisions mitotiques et les cellules résultantes s’appeleront des sperma-
tocytes I. Les spermatocytes I vont ensuite entrer en méiose I pour donner
des cellules haploïdes (2 par spermatocytes I) appelées spermatocytes II.
Ces derniers vont enfin entrer en méiose II pour donner 4 spermatides.
Les spermatides ne sont pas encore des spermatozoïdes. Une étape appelée
différentiation va progressivement transformer les spermatides en sperma-
tozoïdes.
La production des spermatozoïde constitue la fonction exocrine des sper-
matozoïdes.

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[h]

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1.4 La fonction endocrine du testicule
Le testicule fabrique également une hormone appelée la testostérone.
Celle-ci est produite par les cellules de Leydig situées entre les tubes séminifères
(cf illustration ci-dessus). La testostérone a plusieurs fonctions importantes
chez le foetus et l’enfant/adolescent :
— chez le fœtus, elle permet la différentiation des voies génitales mâles
— à la puberté, c’est grâce à elle que les caractères sexuels secondaires
se développent
Enfin, chez l’homme adulte elle possède également différentes fonctions
et elle permet :
— la spermatogenèse
— le fonctionnement de l’appareil génital (érection et éjaculation)
— le maintien des caractères sexuels secondaires
— le maintien de la libido
La testostérone est secrétée de manière globalement stable de la pu-
berté jusqu’à la fin de la vie, sans variations cycliques. Le taux sanguin
de testostérone doit être maintenu constant (même avec des variations pul-
satiles, c’est-à-dire des augmentations suivies de diminutions) pour assurer
correctement la fonction de reproduction chez l’homme.

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1.5 La régulation des fonctions testiculaires
Le fonctionnement des testicules est sous la dépendance d’une glande,
l’hypophyse, et d’une structure nerveuse qui la contrôle, l’hypothala-
mus, toutes deux situées dans le cerveau (cf schéma). On parle de complexe
hypothalamo-hypophysaire.
Lorsque les neurones de l’hypothalamus sont stimulés, ils libèrent, de
façon pulsatile la GnRH (Gonadotrophin Releasing Hormone). La GnRH
parcourt alors un court trajet dans le sang, dans la tige qui relie l’hypotha-
lamus à l’hypophyse. La GnRH y stimule alors la sécrétion de FSH et de
LH.
La FSH (Follicle Stimulating Hormone) stimule les cellules de Sertoli
(cellules de soutien présentes dans les tubes séminifères, qui assurent la nu-
trition des futurs spermatozoïdes), elle stimule donc la spermatogenèse. La
LH (Luteinising Hormone) stimule les cellules de Leydig, c’est à dire qu’elle
stimule la production de testostérone.
L’ensemble du mécanisme hormonal est autorégulé par les rétroactions
négatives. Celles-ci sont exercées sur le complexe hypothalamo-hypophysaire
et influencées par des messages de l’environnement externe ou interne (mes-
sages nerveux, paramètres plasmatiques tels que la concentration en testostérone
et la concentration en spermatozoïdes).

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Chapitre 2

Les cycles sexuels chez la


femme

2.1 Le cycle ovarien


De façon conventionnelle, on considère que le cycle commence le premier
jour des règles. Sa durée moyenne est de 28 jours. On distingue différentes
phases durant ce cycle tant au niveau de l’ovaire qu’au niveau de l’utérus. Dès
le premier jour des règles, dont la durées est en moyenne de 5 jours, la phase
folliculaire débute. Elle durera jusqu’à l’ovulation. Durant cette phase, entre
10 et 20 follicules primordiaux achèvent leur maturation pour devenir des
follicules tertiaires. Un des follicules prend alors le dessus sur les autres (on
parle de follicule dominant) et se creuse d’une cavité. Il sera appelé follicule
mûr.
Le follicule mûr éclate plus ou moins au milieu du cycle et libère l’ovocyte.
C’est l’ovulation. Enfin, durant la phase lutéale ou lutéinique, la cavité
folliculaire est comblée par des cellules riches en lipides et en un pigment
jaune. Cette structure s’appelle le corps jaune qui régressera à la fin de la
phase lutéale jusqu’à la cicatrisation. S’il y a fécondation, le corps jaune
demeure actif pendant les quatre premiers mois de la grossesse et produira
la progestérone.

2.2 Le cycle utérin


Différentes phases peuvent également être identifiées au niveau de l’utérus
au cours du cycle menstruel. En effet, au cours de la phase folliculaire, l’en-
domètre (= le tissus muqueux interne) s’épaissit (il atteint une épaisseur de
plusieurs milliimètres) de façon à pouvoir accueillir l’embryon en cas de fécon-

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dation et des glandes en tube apparaissent en même temps que les vaisseaux
sanguins prolifèrent (= phase proliférative). En phase lutéale, l’endomètre
est au maximum de son développement quelques jours après l’ovulation. La
muqueuse, capable d’accueillir l’embryon, présente une forme « en dentelle ».
En absence de fécondation, l’endomètre est éliminé (il se désagrège), ce sont
les règles.
Enfin, des changements interviennent également au niveau de la glaire
cervicale. Celle-ci limite le passage des spermatozoïdes à travers le col de
l’utérus. Ainsi, en période ovulatoire, sa consistance change et facilite le pas-
sage des spermatozoïdes vers l’utérus.

2.3 La fonction endocrine des ovaires


Les ovaires produisent deux types d’hormonones :
— les oestrogènes : ce sont les hormones produites par les follicules.
Elles stimulent la croissance de la muqueuse utérine. Avant l’ovulation,
un pic d’oestrogène est également responsable de la modification de
la glaire cervicale. En phase lutéale, les oestrogènes sont produits par
le corps jaune ;
— la progestérone : elle est responsable de la formation de la den-
telle utérine et de l’inhibition des contractions du muscle utérin. C’est
également grâce à elle que la glaire cervicale se resserre. Lorsque le
corps jaune dégénère, son taux sanguin diminue entraînant l’appari-
tion des règles.
L’évolution des taux sanguins de ces deux hormones au cours du cycle
est donné par le graphique suivant :
INSERER graph pg 208.

2.4 La régulation hormonale des ovaires


Le fonctionnement des ovaires est sous la régulation hormonale de l’hy-
pophyse qui secrète, comme chez l’homme, la LH et la FSH.
Pendant la phase folliculaire, la FSH stimule la multiplication des cellules
folliculaires. La LH stimule la production d’œstrogènes par les cellules fol-
liculaires. Pendant la phase lutéale, le taux de LH diminue et une sécrétion
de progestérone et d’œstrogènes sont maintenues par le corps jaune. La FSH
renforce l’action de la LH.
En faibles quantités, ces deux hormones permettent le fonctionnement de
l’ovaire en dehors de la période d’ovulation. L’ovulation est provoquée par un

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pic de LH le 14ème jour. Ce pic déclenche aussi la production de progestérone
par les cellules folliculaires.
Les neurones de l’hypothalamus libèrent la GnRH qui stimule les sécré-
tions de l’hypophyse. Les décharges de GnRH modulent les sécrétions de LH
et FSH dans la circulation sanguine. Ce complexe détecte les variations des
taux sanguins des hormones ovariennes et modifie l’activité de l’ovaire On
parle de rétrocontrôle.
Ainsi, une augmentation du taux des hormones ovariennes est suivie d’une
diminution des gonadostimulines. Une diminution du taux des hormones
ovariennes entraîne une augmentation des hormones hypophysaires.
Cependant, quelques jours avant l’ovulation, le taux d’hormones œstrogènes
augmente. Une rétroaction devrait survenir mais c’est l’inverse qui se pro-
duit. Plus le taux d’œstrogène est élevé, plus les sécrétions de LH et FSH
augmentent. La rétroaction est dite positive et ceci permet un pic déclenchant
l’ovulation. Après l’ovulation, la rétroaction redevient négative.
La ménopause, qui se situe autour de 50-52 ans, marque la fin de la
production hormonale par les ovaires et donc des cycles ovarien et utérin.

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