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Étude des filières de traitement des boues

Le document présente une étude sur les filières de traitement et de valorisation des sédiments issus de la décantation des eaux usées à la station d'épuration de M'ZAR. Il aborde les aspects quantitatifs et qualitatifs des boues, les méthodes d'extraction et les techniques de traitement disponibles, tout en proposant des solutions adaptées au site. L'étude conclut sur la faisabilité de valorisation agricole des sédiments, en tenant compte des contraintes techniques et économiques.

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Étude des filières de traitement des boues

Le document présente une étude sur les filières de traitement et de valorisation des sédiments issus de la décantation des eaux usées à la station d'épuration de M'ZAR. Il aborde les aspects quantitatifs et qualitatifs des boues, les méthodes d'extraction et les techniques de traitement disponibles, tout en proposant des solutions adaptées au site. L'étude conclut sur la faisabilité de valorisation agricole des sédiments, en tenant compte des contraintes techniques et économiques.

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Bureau d’étude et

de maîtrise d’œuvre

ENVIRONNEMENT
ASSAINISSEMENT
URBANISME

station d’épuration de M’ZAR

Etude des filières de traitement et


de valorisation des sous-produits de
la décantation des eaux usées

 Rapport R2 :

Proposition de filières pour l’extraction et le traitement des


sédiments issus de la phase de décantation

Novembre 2005 / V 1

Société d’Étude des Sols pour l’Aménagement de l’Espace Rural


SIÈGE SOCIAL : Château Courrier, 17 Avenue de Paris, 86700 COUHÉ - . : 05-49-37-69-69 - @ : info@[Link] -  : 05-49-37-69-70
Agence MAROC : Résidence Romandie II – tour n°3 – Boulevard Bir-Anzarane – CASABLANCA (Maroc)

SAS au capital de 449 918 € Site internet : [Link]


sommaire

I - INTRODUCTION 1

II - RAPPEL DES DONNEES 2

II.1 - ASPECT QUANTITATIF 2


II.2 - ASPECT QUALITATIF 2
II.2.1. LES FLOTTANTS 2
II.2.2. LES SEDIMENTS 2
II.2.3. LES BOUES SECHES 2

III - EXTRACTION DES PRODUITS 3

III.1 - LES FLOTTANTS 3


III.2 - LES EAUX SURNAGEANTES 4
III.3 - LES SEDIMENTS 4

IV - DESCRIPTIF DES FILIERES DISPONIBLES POUR LE TRAITEMENT DES BOUES D’EPURATION 5

IV.1 - INTRODUCTION 5
IV.2 - LES TECHNIQUES RUSTIQUES ET SIMPLES D’UTILISATION 5
IV.2.1. LE LIT DE SECHAGE : 5
IV.2.2. CONCENTRATION GRAVITAIRE SUR LITS PLANTES DE ROSEAUX 7
IV.3 - LES TECHNIQUES D’EPAISSISSEMENT ET DE DESHYDRATATION MECANIQUE 8
IV.3.1. DESHYDRATATION MECANIQUE POUR BOUES PATEUSES : 8
IV.4 - LES TECHNIQUES DE TRAITEMENT THERMIQUE 9
IV.4.1. SECHAGE SOLAIRE : 9
IV.4.2. SECHAGE THERMIQUE : 10
IV.4.3. INCINERATION ET CO-INCINERATION : 10
IV.5 - LE COMPOSTAGE 11
IV.5.1. COMPOSTAGE DE BOUES PATEUSES : 11
IV.6 - LE CHAULAGE 12
IV.7 - CONCLUSION 13

V - LES FILIERES ADAPTEES AU SITE DE M’ZAR 14

V.1 - LE SECHAGE SOLAIRE 14


V.1.1. DESCRIPTIF DU PROCEDE 14
V.1.2. LES ATOUTS DU SECHAGE SOLAIRE 15
V.1.3. ADAPTATION AU CONTEXTE LOCAL 17
V.1.4. CONCEPTION DU SITE 17
V.1.5. ESTIMATION FINANCIERE 18
V.1.6. DEROULEMENT DES OPERATIONS 18
V.2 - LE COMPOSTAGE 19
V.2.1. LES ATOUTS DU COMPOSTAGE 20
V.2.2. ADAPTATION AU CONTEXTE LOCAL 20
V.2.3. CONCEPTION DU SITE 21
V.2.4. ESTIMATION FINANCIERE 22
V.2.5. DEROULEMENT DES OPERATIONS 22
V.3 - BILAN 23

VI - LES BOUES ISSUES DES FILTRES SABLES 24

VII - ORIENTATION DE L’ETUDE 25

Société d’Étude des Sols pour l’Aménagement de l’Espace Rural


SIÈGE SOCIAL : Château Courrier, 17 Avenue de Paris, 86700 COUHÉ - . : 05-49-37-69-69 - @ : info@[Link] -  : 05-49-37-69-70
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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

I - Introduction
Le présent dossier concerne l’étude des filières d’extraction et de valorisation des sédiments
décantées dans les bassins d’anoxie de la STEP de M’ZAR.

Cette étude sera basée en premier lieu sur les conclusions de la vidange du bassin N°1 qui fait
apparaître une siccité importante des sédiment, en partie due à une proportion non négligeable
d’écailles de poissons.

Les analyses réalisées confirment la faisabilité d’une valorisation sur les terrains agricoles.

Le présent dossier à donc pour but de dresser la synthèse des filières disponibles et de proposer les
solutions les plus pertinentes pour la gestion des sédiments issus des phases de curage.

Les chapitres abordés seront :


• un rappel des données de l’étude du bilan de fonctionnement du site,
• le descriptif des filières disponibles pour le traitement des sédiments,
• les solutions les plus pertinentes pour le traitement des sédiments,

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

II - rappel des données


II.1 - ASPECT QUANTITATIF

Les quantités de boues sont estimées à 1750 m3 dans le bassin vidangé.


Le rythme de vidange des ouvrages dans la phase actuelle serait de 2 bassins par an.

L’étude portera donc sur une problématique de 3 500 m3 par an.

La quantité de flottants est peu importante, en volume environ 120 m3 par bassin.

Les boues qui sont raclées sur les filtres à sables représentent actuellement 5 t par jour, soit 1800 t
de boues/an.

II.2 - ASPECT QUALITATIF

II.2.1. Les flottants

Les flottants comportent de nombreux éléments plastiques incompatibles avec une valorisation
agricole si ce n’est au niveau analytique du moins au niveau aspect (respect des parcelles mises à
disposition par les preneurs).
Dans le cas d’une valorisation agricole les flottants devront être évacués avant la vidange des
bassins afin de ne pas polluer les boues en fin de vidange.

II.2.2. Les sédiments

La siccité moyenne retenue est de 20% pour des prises d’échantillons représentatifs entre 15 et 30
%. Cette siccité élevée est due à une fraction importante d’écailles de poissons du moins dans la
zone amont du traitement.

Cette présence interdit techniquement les filières d’extraction par pompage en effet les écailles de
poissons sont très peu fluides et vont :
- demander une grosse puissance de brassage pour être aspirées
- s’accumuler dans tous les obstacles (coudes, raccords, aspérités, etc) avec les éléments
filandreux (poils, cheveux, ficelles diverses, )
- se déposer dans les canalisations au repos et à terme les obstruer.

Le curage sera donc envisagé, comme prévu dans la conception des ouvrages, par moyens
mécaniques.

Les sédiments sont riches en phosphore avec des teneurs intéressantes en azote, en chaux et en
magnésie. Les teneurs en éléments traces métalliques sont compatibles avec un recyclage agricole.

II.2.3. Les boues sèches

Ces boues sont très sèches (> 85 % de siccité), inodorantes, faciles à manipuler et intéressantes de
part leurs teneurs en azote et en phosphore.
Les teneurs en éléments traces métalliques sont compatibles avec un recyclage agricole.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

III - Extraction des produits


III.1 - LES FLOTTANTS

Ils devront être systématiquement éliminés préalablement aux opérations de vidanges.

Deux solutions sont envisageables :

- L’utilisation d’un filet déplacé par traction de part et d’autre du bassin. Cela nécessite
l’intervention de deux engins, d’une force de traction puissante et d’une récupération des
flottants en plusieurs étapes. Cette technique nécessite une mise en œuvre assez complexe.

- L’utilisation d’un outil amphibie permettant de pousser les flottants vers la rampe d’accès au
bassin. Depuis la rampe, les flottants seraient récupérés par un chargeur. Cette technique
présente l’avantage de disposer d’un outil performant pouvant servir à d’autres missions sur le
site ou pour la RAMSA. Il peut en effet être équipé d’une pompe pour pomper les eaux
stagnantes à la surface des sédiments après le pompage. Il peut également intervenir pour
traiter des dysfonctionnements sur un bassin (ex. accumulation de graisse sur la bassin 9 à
l’automne 2005). Cet outil permettrait également à la RAMSA d’être autonome sur le
fonctionnement de cette récupération de flottants. L’investissement dans un tel outil est de
l’ordre de 2 000 000 de Dh.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

III.2 - LES EAUX SURNAGEANTES

Elles seront majoritairement éliminées par la vanne de purge. Le suivi de la vidange montre qu’elles
sont peu chargées si le bassin a été laissé au repos durant 10 jours avant l’ouverture de la purge.
Elles sont qualitativement compatibles avec un rejet via l’émissaire en mer.

Pour limiter la présence d’eaux chargées entre la hauteur de purge et les sédiments, il sera conseillé
de réaliser la vidange lorsque la hauteur de sédiment sera comprise entre 1,5 et 1,6 m. Pour faciliter
ce suivi, nous préconisons la mise en place d’une passerelle au dessus de la canalisation centrale
d’amenée des eaux usées.

Pour accélérer la phase de séchage des sédiments après la purge, les eaux stagnantes au centre de
la partie basse du bassin pourront être pompées. La mise en place d’un pompe reste délicate depuis
le bord du bassin. L’utilisation d’un outil amphibie tel que proposer précédemment est alors
intéressante.

III.3 - LES SEDIMENTS

Une phase de séchage par évaporation sera conseillée entre la vidange et l’extraction des sédiments.
La durée de ce séchage sera fonction des conditions climatiques et de la mise en œuvre ou non d’un
pompage des eaux stagnantes.

L’extraction sera envisagée par pelle mécanique soit sur pneumatiques soit sur chenilles caoutchouc.
Une installation de pompage mobile continuera à fonctionner pendant la première phase d’extraction
afin de faciliter le travail de la pelle mécanique et d’extraire quelques centaines de m 3 de filtrats
supplémentaires.
La pelle mécanique pourra réaliser à cette fin des puits afin de faciliter la mise en œuvre du
pompage.

La pelle mécanique chargera des tombereaux automoteurs ou des bennes agricoles qui utiliseront la
rampe d’accès.
Après la phase d’épuisement complet des filtrats un chargeur sur pneumatiques pourra être utilisé
afin d’optimiser le rythme de transport des tombereaux.
On peut considérer que la siccité des boues pourra atteindre 25 à 30 % après pompage d’un
maximum de filtrat.

Le coût de l’extraction dépend principalement de la distance à l’exutoire, on considèrera une distance


d’environ 1 km entre le bassin et le lieu de traitement.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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IV - descriptif des filières


disponibles pour le
traitement des boues
d’epuration
IV.1 - INTRODUCTION

Dans le cadre d’une valorisation locale, l’étude préalable permet de déduire le type de boues le mieux
adapté au contexte local et à la demande des utilisateurs potentiel. Ces considérations techniques
font également l’objet d’une approche économique qui reste bien souvent le facteur décisif du choix
de la filière.

Nous dresserons ci-après un inventaire non exhaustif des principales techniques actuellement
utilisées pour le traitement des boues.

IV.2 - LES TECHNIQUES RUSTIQUES ET SIMPLES D’UTILISATION

IV.2.1. Le lit de séchage :


Très fortement implantés entre les années 60 et 80, les lits de séchage présentent de nombreux
avantages liés à l’obtention de siccités élevées (> 40 %).

Les lits de séchage sont composés de massifs sableux filtrants sur lesquels les boues sont filtrées et
les lixiviats infiltrés ou retraités en tête de station d’épuration. Les boues sont préalablement étalées
sur les lits. Elles sèchent pendant plusieurs semaines et le lit est ensuite raclé pour enlever la couche
de boues déshydratées.

Gamme de station : toutes mais emprise au sol importante

Dimensionnement : 30-40 cm de boues par m²

Avantages : boues sèches, forte réduction des volumes, facilité de stockage.

Inconvénients : difficulté pour étaler des boues pâteuses (trop sèches), manutention importante.

Variantes possibles : couverture des lits de séchage pour limiter les risques de remise en eau en
période de pluie, mécaniser ou automatiser le raclage des boues.

Faisabilité sur le site de M’ZAR :

• OUI ➔ présence de sable à proximité.


➔ fonctionnement similaire au mode de traitement des eaux décantées.
➔ faible mécanisation de la filière

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Solution envisageable sur le site de M’ZAR :

On peut envisager un nouveau ressuyage des boues extraites en les disposant sur un filtre à sable
rudimentaire sur sol en place aménagé.
La reprise des boues sera envisagé par pelle mécanique la largeur maximale des couloirs de
séchage sera donc de 10 mètres et entre chaque couloir de séchage on réalisera un couloir de
circulation de 5 mètres.

Les boues seront disposées sur une couche d’environ 30 cm, pour une vidange de bassin de 1750
m3 la surface nécessaire sera donc de 5 000 m2.

On peut donc envisager 5 couloirs de séchage d’environ 100 mètres de long séparés par des couloirs
de circulation de 5m. La surface à aménager sera de 7500 m2.

Cette technique qui va combiner un ressuyage des boues et un séchage superficiel par le
rayonnement solaire va permettre une siccité d’au minimum 40 %.
On peut également envisagé un chaulage des boues avec mélange rudimentaire à la pelle
mécanique.

Contraintes majeure sur le site de M’ZAR :

➔ difficulté pour étaler des boues déjà sèches


➔ manque de fiabilité du remplissage des couloirs (possibilité d’enlisement des engins),
➔ évacuation in-situ de quelques centaines de m3 de filtrat,
➔ évacuation d’une quantité non négligeable de sable à la reprise des boues.

Compte tenu de ces contraintes et des faibles avantages d’une telle technique par rapport aux autres
solutions envisageables, cette solution ne sera pas retenue.

lits de séchage non couverts lits de séchage couverts

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IV.2.2. Concentration gravitaire sur lits plantés de roseaux


Cette technique, également utilisée dans le traitement des eaux usées, s’est développée en France
pour les boues à la fin des années 1990. Elle rencontre aujourd’hui un intérêt croissant de la part des
exploitants de station d’épuration.

Les boues (en sortie de l’aération) sont dispersées sur des massifs filtrants plantés de roseaux. Le
massif est composé d’un radier étanche qui permet la collecte des percolats et leur renvoi en tête de
station, d’un plancher aéré, d’un massif filtrant de sables et graviers et des boues accumulées sur le
lit.
Le roseau a un effet mécanique qui facilite l’aération et la circulation de l’eau dans les boues, il
assure également une aspiration de l’eau par ces racines, il aère le massif par des apports d’oxygène
au niveau des racines et il assure le développement des populations bactériennes favorisant les
processus de minéralisation et de stabilisation de la boue.

Les boues s’accumulent ainsi durant plusieurs années sans intervention sur le massif. Lorsque ce
dernier est plein (1,5 à 2 m de boues en moyenne), il est curé mécaniquement et les boues
présentent alors une siccité voisines de 15 %.
Le massif est remis en service après un ré-ensemencement éventuel par des roseaux.

Les bassins sont dimensionnés pour 1 m²/4 EH. Ils travaillent de façon séquentielle afin de laisser
des plages de repos et de décantation de la boue. La multiplication des bassins permet une gestion
différée dans le temps et donc des curages alternés.

Les bassins sont le plus souvent en béton. Des techniques en terres sont également en cours de
développement.

Gamme de station : toutes mais surface et génie civil important

Avantages : facilité de fonctionnement et d’entretien courant, réduction des volumes de boues,


bonne minéralisation des boues, aspect visuel du roseau.

Inconvénients : emprise au sol importante, génie civil lourd, curage des boues délicat (coût difficile à
apprécier), risque de repousse des roseaux si parcelle d’épandage humide, avantages liés au
fonctionnement à minimiser du fait de la problématique du curage.

Amélioration nécessaire aux filières actuelles : bien dimensionner les bassins en prévoyant les temps
de repos nécessaires au curage, développer les structures en terres permettant de réduire les coûts
d’investissement, prévoir un site de stockage temporaire entre le curage et l’épandage.

Faisabilité sur la station de M’ZAR :


• NON : ➔ nécessite des boues fraîches et aérées,
➔ génie-civil très lourd pour de tel volume
➔ pas d’intérêt pour une boues présentant une siccité déjà supérieure à 15 %

vue générale des bassins à macrophytes boue dans les bassins

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IV.3 - LES TECHNIQUES D’EPAISSISSEMENT ET DE DESHYDRATATION


MECANIQUE

IV.3.1. Déshydratation mécanique pour boues pâteuses :

Des équipements plus techniques permettent d’atteindre des siccités assez élevées. Ils font
généralement appel à la filtration (15-18 % de siccité), à la centrifugation (18-22 % de siccité) et au
pressage des boues (25-30 % de siccité).

Ces techniques sont souvent complétées d’un chaulage des boues permettant la stabilisation du
produit.

En sortie de traitement, les boues sont convoyées vers des plates-formes de stockage qui sont des
structures le plus souvent étanches, couvertes et assurant une récupération des jus.

Ces équipements peuvent être montés sur des plates-formes mobiles et ainsi fonctionner
alternativement sur plusieurs sites épuratoires de moyennes capacités.

Gamme de station : > 5 000 à 100 000 EH

Avantages : réduction des volumes, facilité de chaulage.

Inconvénients : consommation d’énergie, ajout de floculants organiques ou minéraux, risques olfactifs


plus important lors du chaulage.

Amélioration nécessaire aux filières actuelles : assurer une déshydratation supérieure à 20 %,


rechercher d’autres filières de stabilisation que le chaulage, mettre en place des conditions de
stockages adaptées aux contraintes climatiques et de voisinages.

Faisabilité sur la station de M’ZAR :


• NON : ➔ difficulté pour l’alimentation des outils de déshydratation avec des boues
pâteuse,
➔ forte consommation énergétique,
➔ technicité importante en contradiction avec « l’esprit de rusticité » ayant
prévalu à la conception de la station de M’ZAR.
➔ pas d’intérêt pour une boues présentant une siccité déjà supérieure à 15 %

boues pâteuses boues pâteuses chaulées

centrifugeuse

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IV.4 - LES TECHNIQUES DE TRAITEMENT THERMIQUE

IV.4.1. Séchage solaire :


La technique est en forte croissance et de plus en plus développée pour les boues d’épuration. Elle
est encore plus fréquente pour les effluents industriels et viticoles.

Les boues sont préalablement déshydratées (> 16%) et étalées dans des serres.

Un équipement autonome permet une scarification régulière de la couche de boues pour casser la
croûte de surface. Les serres sont fermées et équipées d’une régénération de l’air ambiant avec
traitement de l’air vicié.

La siccité finale des boues est importante, les filières actuelles envisagent une homologation ou une
normalisation des produits.

Gamme de station : > 20 000 EH en individuel (> 5 000 EH en regroupement).

Avantages : très forte réduction des volumes.

Inconvénients : technique récente en cours de validation.

Amélioration nécessaire aux filières actuelles : ? => développement récent

Faisabilité sur la station de M’ZAR :

OUI : ➔ technique assez rustique,


➔ faible consommation énergétique,
➔ utilisation optimale du contexte climatique local (ensoleillement important)
➔ permet d’utiliser les boues en l’état

séchage sous serre intérieur d’une serre

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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IV.4.2. Séchage thermique :


Ces filières permettent une élimination quasi complète de l’eau et obtiennent des siccités de l’ordre
de 90 %. Les boues sont présentées sous forme de poudre ou de granulés selon le débouché du
produit (agriculture, mélange avec d’autres produits,…).
Ces techniques peuvent être accompagnées d’un ajout d’éléments fertilisants permettant l’obtention
d’un produit correspondant à un engrais complet.
Les boues doivent être préalablement déshydratées (siccité >15 %).
Ces filières sont en cours de développement pour les productions importantes et pour des
groupements de gisements de boues.

Gamme de station : > 50 000 EH

Avantages : très forte réduction des volumes.

Inconvénients : forte consommation d’énergie.

Amélioration nécessaire aux filières actuelles : technique présentant encore de fortes contraintes de
mise en oeuvre.

Faisabilité sur la station de M’ZAR :


NON : ➔ très forte consommation d’énergie,
➔ complexité du procédé en contradiction avec « l’esprit de rusticité » ayant
prévalu à la conception de la station de M’ZAR,
➔ plus-value du produit final difficile à appréhender dans le contexte local

IV.4.3. Incinération et co-incinération :


Les fours d’incinération pour ordures ménagères sont peu équipés pour recevoir des boues
d’épuration. Les possibilités d’apport de boues sur des filières de co-incinération sont de l’ordre de 10
à 20 % du tonnage d’ordure ménagère. Ces filières sont en cours de développement pour les
productions très importantes et pour des groupements de gisements de boues.

Gamme de station : > 100 000 EH

Avantages : très forte réduction des volumes.

Inconvénients : forte consommation d’énergie.

Amélioration nécessaire aux filières actuelles : technique présentant encore de fortes contraintes de
mise en oeuvre.

Faisabilité sur la station de M’ZAR :


NON : ➔ très forte consommation d’énergie,
➔ complexité du procédé en contradiction avec « l’esprit de rusticité » ayant
prévalu à la conception de la station de M’ZAR,
➔ à envisager seulement en tant que filière externe.

sécheur thermique
incinérateur

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IV.5 - LE COMPOSTAGE

IV.5.1. Compostage de boues pâteuses :


La technique de compostage pour les boues d’épuration connaît un essor important depuis quelques
années. Elle présente l’avantage de produire un produit de bonne qualité agronomique (amendement
organique), hygiénisé et bien déshydraté (> 60%). Elle permet également de traiter sur une même
filière des boues d’épuration, des déchets verts, voire la fraction fermentescible des ordures
ménagères.

Compte tenu de la teneur en eau des boues, le compostage naturel reste délicat. Les filières utilisent
donc le plus souvent une technique d’aération forcée permettant l’accélération des phases de
fermentation du produit.

Les boues sont préalablement déshydratées mécaniquement (siccité >15 %) et mélangées avec un
structurant carboné (1 volume de boues pour 2 volume de déchets verts en moyenne). Le mélange
fermente 3 semaines et mature 6 à 8 semaines.

Gamme de station : > 10 000 EH en individuel (> 5 000 EH en regroupement).

Avantages : qualité du produit, traitement conjoint avec d’autres déchets.

Inconvénients : mise en œuvre conséquente, disponibilité d’un structurant.

Amélioration nécessaire aux filières actuelles : faciliter l’utilisation d’intrants différents et le mélange
des gisements de boues.

Faisabilité sur la station de M’ZAR :

OUI : ➔ technique assez rustique,


➔ faible consommation énergétique,
➔ permet d’utiliser les boues en l’état

andain en cours de fermentation andain en cours retournement/aération

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IV.6 - LE CHAULAGE

Il est conseillé de chauler les boues lorsque celles-ci se présentent sous forme de boues pâteuses et
présentent des risques de fermentations importantes, génératrices de fortes nuisances olfactives.

Il est également préconisé dans les filières de recyclage agricole pratiquées sur des sols acides pour
lesquels la réglementation impose le chaulage des boues pour limiter les risques de mise en solution
et de lessivage des éléments traces métalliques.

Le chaulage doit être pratiqué dans le but d’obtenir un pH minimum de 12 garantissant une bonne
stabilisation du produit. Il nécessite pour ce faire un apport moyen de chaux équivalent à 30 % de la
matière sèche de boue (300 kg de CaO pour 1 T de M.S. de boues).

Le coût de la chaux est d’environ 2500 DH HT

La pratique du chaulage est génératrice de nuisances olfactives par réaction chimique et dégagement
d’ammoniac. Le site doit être ventilé ou le local désodorisé.

Gamme de station : en fonction des besoins de stabilisation des boues et de chaulage si sol acides

Avantages : stabilisation et hygiénisation des boues, augmentation de la siccité, facilité de


manutention et e stockage, apports calciques.

Inconvénients : dangers liés à l’utilisation de chaux vive, dégagements d’ammoniac.

Amélioration nécessaire aux filières actuelles : filière en cours de développement

Faisabilité sur la station de M’ZAR :

OUI : ➔ facilité de mélange avec les boues solides,


➔ améliore la stabilisation du produit

Pas d’intérêt réel pour les sols locaux généralement alcalins.

boues pâteuses boues pâteuses chaulées

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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IV.7 - CONCLUSION

Compte tenu de la qualité physique des sédiments présents au fond des bassins de décantation, les
filières de traitement sont restreintes.

La siccité assez élevée qui peut en effet être obtenue après quelques jours ou semaines de séchage
naturel, n’impose pas de déshydratation mécanique du produit. Il sera alors pelleté et amené vers les
aires de traitement adaptées.

Nous éliminerons également les filières externes de type incinération ou séchage thermique qui sont
très exigeantes en consommation d’énergie, à fortes technologie et sont très éloignées de la
philosophie générale de la filière de traitement de M’ZAR.
Ces filières ne pourront être envisagées à l’avenir que par le biais de projets conséquents et traitant
des déchets multiples (ordures ménagères en particulier). Ces projets ne sont pas à l’ordre du jour
dans la région d’Agadir.
De même, la mise en décharge des sédiments ne sera envisagée qu’en filière alternative en cas de
mauvaise qualité du produit. Les flottants pourront par contre être éliminés par mise en décharge
autorisée.

La filière de séchage des sédiments sur filtres à sables est la filière la plus rustique envisageable. Si
sa mise en œuvre est simple et utilise des techniques déjà pratiquées sur le site de M’ZAR, elle
rencontre néanmoins des contraintes assez fortes de fonctionnement :
- difficultés pour étaler correctement les sédiments sur les lits de sables,
- difficultés de récupération des lixiviats au dessous des filtres,
- colmatage rapide des filtres,
- forte proportion de sable dans les sédiments séchés.

Cette technique ne nous paraît opportune dans la démarche qualité mise en œuvre par la RAMSA
pour le traitement de ces eaux usées.

Dans ce cadre, nous privilégierons deux solutions plus pertinentes :


- le séchage solaire,
- le compostage.

Le choix entre ces deux solutions fait appel à des considérations techniques, financières et
d’opportunités sur le débouché final du produit.
Il est indéniable que le compost devrait rencontrer un échos plus favorable de la part de certains
utilisateurs potentiels du fait d’une hygiénisation plus poussée du produit et d’une plus grande
richesse en matières organiques.

Néanmoins, la filière séchage solaire offre l’avantage d’être plus aisée à mettre en œuvre, de limiter
les volumes, de ne pas dépendre d’un fournisseur de substrat carboné. Elle correspond également
favorablement au potentiel important d’utilisation de ces boues pour la végétalisation des dunes de la
réserve forestière toute proche.

Nous développeront ci-après de descriptif détaillé de ces deux filières.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

V - les filières adaptées au


site de M’ZAR
V.1 - LE SECHAGE SOLAIRE

V.1.1. descriptif du procédé

L’originalité du procédé consiste à utiliser le rayonnement solaire comme principale énergie directe de
séchage de sédiment. Le principe de base est de travailler les sédiments, en les retournant, sur une
faible épaisseur, afin d’optimiser les échanges (augmentation de la surface d’échange, régulation de
la ventilation et de l’énergie).

Apports solaires BIOFILTRE


(200W<P<1000W ; 2 à 7 kWh/m².jour)
Déperditions par
renouvellement d'air

ECODRYER®
Déperditions
par les parois
Sortie
air traité

Aérothermes
(chauffage éventuel)

Air neuf Entrées Extracteur


d'air d'air
Boues Lv,Cp

Déperditions thermiques
par le sol
Consomation d'energie "grise" (Extracteur, robot, biofiltre,
aérothermes, carburant des engins, chaudière) AM Eco-Industries
Février 2003
Bilan global : 50 à 200 kWh d'énergie "grise"/tonne d'eau évaporée

Schéma de principe

La serre est totalement fermée et couverte par une structure transparente spéciale, qui permet de
capter jusqu’à 90% du rayonnement solaire. Le sédiment est travaillé par des outils spécifiques,
spécialement conçus à cet effet.

L’action de retourner les sédiments permet d’agir sur deux phénomènes :

- donner à tout moment au sédiment son optimum évaporatoire


- empêcher la formation d’une croûte superficielle qui bloque l’évaporation

L’extraction de l’eau contenue dans le sédiment se fait donc par évaporation naturelle. L’air saturé en
humidité est ensuite évacué par un système d’extraction régulée.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

La couche de sédiments est limitée à une hauteur de 50 cm soit pour un volume de 1750 m 3 une
surface minimum de 3 500 m2 par exemple en 8 lignes d’une largeur de 9,60 m sur 45,00 m de long.

Les données de rayonnement solaire locales nous permettent d’envisager un séchage en moins de 2
mois.

V.1.2. les atouts du séchage solaire

Le climat du sud marocain est évidemment tout adapté à cette technique et on envisagera également
une simplification de la méthode utilisée en Europe.

a) Economie de fonctionnement :

Basé sur l’utilisation d’énergies renouvelables et non polluantes, le procédé de séchage solaire a un
recours limité aux énergies conventionnelles.
Le bilan énergétique montre qu’environ 90 % des besoins nécessaires pour sécher les sédiments
sont apportés par les énergies renouvelables.

b) Bilan environnemental positif :

Grâce à l’utilisation d’énergie renouvelable et non polluante, on peut garantir un bilan


environnemental sans création de gaz dits « à effet de serre ».
Le cycle naturel de l’eau est respecté, puisque des phénomènes naturels, comme l’évaporation, sont
utiliser pour sécher.

c) Développement durable :

Le procédé de séchage solaire s’inscrit tout à fait dans la notion de développement durable.

La notion de développement durable, dans le cas d’une station d’épuration, traduit la nécessité de
traiter un sous-produit (les sédiments), sans altérer l’environnement qui nous entoure.

Le séchage solaire répond point par point à cette notion :

D’un point de vue énergétique : le principe de fonctionnement est d’utiliser l’énergie renouvelable
provenant du rayonnement solaire.

D’un point de vue économique : les coûts de fonctionnement de l’unité sont très intéressants par
rapport à des coûts habituels de sécheurs utilisant des énergies fossiles.

D’un point de vue polluant : le procédé ne génère aucun déchet, ni aucune émission de gaz à effet de
serre.
Les matériaux qui constituent l’unité sont simples, et facilement recyclables. Il s’agit du béton, de
l’acier galvanisé et de la couverture en film plastique. Il est à noter que ce film plastique est non
réfléchissant.

d) Transparence :

Par sa nature même, le séchage naturel est un procédé transparent, puisque utilisant un matériau
laissant passer au moins 90 % du rayonnement solaire.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA
e) Procédé multifilière :

Un des avantages du séchage solaire est qu’il offre toutes les voies de valorisation ou d’élimination à
la boue sèche :

- Valorisation agricole :

Le sédiment séché conserve ses qualités agronomique et est fortement hygiénisé par l’action de la
température. L’avantage du séchage est que le sédiment peut être stocké en bout de champ, sans
nuisance. Il peut aussi être mise en sac pour transport avant épandage.
L’avantage majeur du séchage pour la valorisation agricole est la différence d’aspect du produit par
rapport au sédiment brut.

Le produit sec est facilement transportable, facilement stockable et avec une réduction notable de
nuisances olfactives.

sédiments secs

A titre indicatif, le produit susceptible d’être obtenu par cette filière s’apparente à celui récupéré par
raclage des filtres à sables avec plus d’éléments grossiers.

- Valorisation énergétique :

La boue sèche, à 70 % de siccité, a un pouvoir calorifique qui est supérieur à celui des ordures
ménagères (de l’ordre de 3000 kcal/kg). C’est donc un produit qui possède un fort intérêt dans le
cadre de la récupération d’énergie lors de l’incinération.

La boue sèche à 70 % est d’autant plus intéressante qu’elle peut être vidée directement dans la fosse
de réception des ordures ménagères.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

V.1.3. Adaptation au contexte local


D’une part le traitement des odeurs ne semble pas nécessaire sur le site de M’zar en effet les
surfaces de contact entre l’air ambiant et les effluents bruts sont de l’ordre des has et entre l’air
ambiant et les effluents prétraités de l’ordre de dizaines d’has, il paraît clair que les quelques
centaines de m2 du séchage solaire auront une influence minime sur l’atmosphère du site de M’zar.

On peut donc considérer que l’enveloppe (la plus importante du projet) destinée au traitement de l’air
peut être supprimée.

On peut certainement envisager également la suppression de la serre dans le contexte de qualité du


rayonnement le rythme de vidange de 2 bassins par an permettant un temps de séchage d’environ 5
mois.

L’inconvénient majeur de cette technique étant la réhumification des boues par les eaux météoriques
souvent présentes en faible quantité mais parfois très fortes.
La solution consisterait donc en un drainage de la chape béton par un caniveau central qui évacuerait
les eaux météoriques dans le milieu naturel.

Ce caniveau serait protégé par un massif filtrant d’écorce de bois afin de ne pas se colmater. Une
légère pente sera envisagée de chaque côté de la dalle béton.

V.1.4. Conception du site

La plate-forme de séchage des sédiments serait conçue comme suit :


- un terrassement sur 5 000 m²,
- une dalle béton de 3 500 m²,
- 8 casiers de 9,6 x 45 m séparé par des murets de 0,8 m,
- un caniveau central sur chaque casier,
- une fosse de récupération des lixiviats de 50 m3,
- une voirie stabilisée de 150 ml

Le fonctionnement du site nécessite les équipements suivants :


- un tracteur agricole,
- un outil de sarclage tracté par le tracteur,
- un chargeur.

Le fonctionnement du site nécessite les interventions suivantes :


- la phase de mise en œuvre du séchage,
- le passage du sarcleur 3 fois par semaines à raison d’une matinée pour l’ensemble du site
- la phase de récupération des sédiments secs et de chargement des épandeurs.

Nous estimons le temps de fonctionnement comme suit :


- phase de mise en dépôts sur le site : compris dans la phase d’extraction des sédiments
- sarclage : 4 h x 3 fois par semaine x 8 semaines x 2 campagnes annuelles = 192 h/an
- phase de récupération des sédiments sec et chargement des épandeurs = 64 h/an

Les coûts unitaires retenus sont les suivants :


- tracteur agricole : consommation 20 l/h ➔ 120 Dh/h
- chargeur : consommation 30 l/h ➔ 180 Dh/h
- épandeur : consommation 25 l/h ➔ 150 Dh/h

Nous incluons dans notre estimatif l’organisation et le suivi de la valorisation des sédiments
(analyses, préparation de la campagne d’épandage, contrôle,…). Cette phase sera développée dans
le descriptif des opérations d’épandage (rapport R4).

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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V.1.5. Estimation financière

L’estimation financière présentée page ci-contre indique :

➔ un investissement de l’ordre de : 3 500 000 Dh


➔ un coût total de fonctionnement de : 328 000 Dh/an

V.1.6. Déroulement des opérations

mois 1 mois 2 mois 3 mois 4 mois 5 mois 6 mois 7 mois 8


Arrête de fonctionnement du bassin n°1 X
Mise au repos du bassin n°1 1 semaine
Récupération et élimination des flottants 1 semaine
Ouverture de la vanne de purge X
Assèchement naturel du bassin 1 mois
Extraction des sédiments X 1 semaine
Mise en dépôts sur le site de traitement X
Séchage solaire avec sarclage
Epandage des sédiments compostés X 1 semaine
Arrête de fonctionnement du bassin n°1 X
Mise au repos du bassin n°1 1 semaine
Récupération et élimination des flottants 1 semaine
Ouverture de la vanne de purge X
Assèchement naturel du bassin 1 mois
Extraction des sédiments X 1 semaine
Mise en dépôts sur le site de traitement X
Séchage solaire avec sarclage
Epandage des sédiments compostés X 1 semaine

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

V.2 - LE COMPOSTAGE
Le compostage est un procédé biologique naturel qui s’effectue dans des conditions contrôlées et qui
transforme la matière organique en produit stable. Il s’effectue dans des conditions aérobies qui
permettent aux bactéries et aux champignons de décomposer, dans un premier temps, la matière
organique en élément plus simple puis, dans un second temps, de recomposer ces éléments en
humus (matière organique complexe et très stable).

Le compostage permet, grâce, à ce processus de transformation de la matière organique, de fournir


un produit fini similaire aux humus naturels, stabilisé, hygiénisé, semblable à un terreau.

Les proportions du mélange des matières premières doivent être choisies pour obtenir un bon
équilibre en éléments nutritifs, une bonne porosité, structure et teneur en humidité. Les déchets verts
« urbains » sont susceptibles d’être utilisés pour la réalisation du compost. A l’heure actuelle, l’offre
de structurants ne semble pas significative et il convient de prendre en compte un certain coût pour la
collecte et l’acheminement de ces déchets verts sur le site de M’ZAR.

Une durée de 5 à 6 mois est nécessaire pour obtenir un produit fini.

Les conditions optimales du procédé résident dans la durée du compostage (phase de fermentation
et phase de maturation), le retournement (le retournement de la masse en fermentation assure à
chaque passage une mise en contact des particules en fermentation avec l’oxygène de l’air), et le
suivi de la température.

La fermentation correspond à la dégradation des matières organiques. Elle est essentiellement


assurée par des bactéries aérobies. Leur action de dégradation des matières organiques se traduit
par une augmentation de température et d’eau( d’où une perte de masse et en volume assez
importante pendant cette phase).
Les proportions du mélange des matières premières doivent être choisies pour obtenir un bon
équilibre en éléments nutritifs, une bonne porosité, structure et teneur en humidité.

L’apport d’oxygène aux bactéries est indispensable pour entretenir la réaction et donc maintenir la
température à des niveaux élevés. Pour assurer cet apport, il faut retourner fréquemment les andains
ou mettre en œuvre un apport d’air par des générateurs.

La phase de maturation correspond à la réorganisation des éléments simples en éléments de


structure complexe et très stable : l’humus. C’est lui qui donne au compost cet aspect de terreau avec
une couleur brune à noir et une odeur de terreau.
Le suivi technique et le respect des différentes phases du procédé sont deux éléments essentiels à
l’obtention d’un produit de qualité.

Le mélange fermenté est mis à maturation durant 2 à 3 mois dans des aires imperméables.
La phase de maturation intervient lorsque la plupart des matières volatiles a été consommée. Les
populations microbiennes diminuent ainsi que les besoins en oxygène. La température redescend en
dessous de 40°C. Cette phase, au cours de laquelle l’humification du produit s’opère, aboutit à une
stabilisation du compost.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

L’opération de criblage (séparation du compost fin et des refus) peut avoir lieu soit après
fermentation, soit après maturation. Il sera réalisé à l’aide d’un crible rotatif classique avec une maille
de 0-20 ou 0-40 mm en fonction des besoins spécifiques de la filière d'utilisation du compost.

Toutes les particules inférieures à 20 mm ou 40 mm vont former le compost. Les matériaux


supérieurs à 20 mm ou 40 mm (refus de crible) pourront être réutilisés comme structurant, dans une
nouvelle phase de compostage.

V.2.1. les atouts du compostage


L’atout principal du compostage réside dans la qualité du produit fini : stabilité, richesse en matière
organique, activité biologique,…

Il peut s’avérer intéressant pour traiter d’autres déchets organiques en mélange.

Il trouve également toute sa justification si le structurant carboné utilisé est de proximité et peu
coûteux.

Les atouts énergétiques et environnementaux du séchage solaire se retrouvent dans le compostage.

Ils sont néanmoins atténuer par :


- les consommations énergétiques liées à la nécessité d’un brassage conséquent ou d’apport
d’air pour favoriser la phase de fermentation, en particulier pour les sédiments de M’ZAR qui
sont assez minéral.
- les consommations énergétiques nécessaires à l’acheminement du structurant sur le site de
traitement.

L’intérêt de environnemental de cette filière est donc moins significatif que ce lui de la filière solaire
qui ne fait appel à aucun ajout extérieur.

V.2.2. Adaptation au contexte local

Afin de maintenir la rusticité de la filière de traitement de M’ZAR, nous préconiserons la mise en


œuvre d’un compostage par retournement.
Les andains seront positionnés sur une plate-forme unique, réalisée sur une dalle béton.

Il faut considérer un temps de compostage de 5 mois par bassin curé, soit un fonctionnement du site
durant 10 mois de l’année.

La plate-forme de compostage serait positionnée sur le site de M’ZAR, à proximité des bassins de
décantation.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

V.2.3. Conception du site

La plate-forme de compostage des sédiments serait conçue comme suit :


- un terrassement sur 5 000 m²,
- une dalle béton de 3 500 m²,
- 3 zones distinctes : fermentation / maturation / stockage (structurant + compost),
- un réseau de caniveau assurant la réception des lixiviats,
- une fosse de récupération des lixiviats de 50 m3,
- une voirie stabilisée de 150 ml

Le fonctionnement du site nécessite les équipements suivants :


- un tracteur agricole,
- un chargeur,
- des sondes de température manuelles pour le suivi des phases.

Le fonctionnement du site nécessite les interventions suivantes :


- la phase de mélange et de mise en œuvre du compostage,
- le brassage des andains :
o tous les 15 jours en phase de fermentation,
o tous les mois en phase de maturation.
- le criblage du compost,
- la phase de récupération des composts et de chargement des épandeurs.

Nous estimons le temps de fonctionnement comme suit :


- phase de mise en dépôts sur le site : compris dans la phase d’extraction des sédiments
- phase de mélange et de mise en compostage (chargeur) : 250 h/an
- phase de retournement des andains (chargeur) : 450
- phase de criblage (chargeur + crible) : 150 h/an
- phase de récupération des composts et chargement des épandeurs (chargeur) = 150 h/an
➔ total chargeur : 1 000 h/an

Les coûts unitaires retenus sont les suivants :


- tracteur agricole : consommation 20 l/h ➔ 120 Dh/h
- chargeur : consommation 30 l/h ➔ 180 Dh/h
- crible (intervention externe) : ➔ 400 Dh/h
- épandeur : consommation 25 l/h ➔ 150 Dh/h

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V.2.4. Estimation financière

L’estimation financière présentée page ci-contre indique :

➔ un investissement de l’ordre de : 3 200 000 Dh


➔ un coût total de fonctionnement de : 585 000 Dh/an

Le coût de fonctionnement indiqué est hors frais d’approvisionnement en structurant. Ce poste peut
être très important sachant qu’il conviendrait d’acheminer sur le site un minimum de 7 000 t de
déchets verts par an.

V.2.5. Déroulement des opérations

mois 1 mois 2 mois 3 mois 4 mois 5 mois 6 mois 7 mois 8 mois 9 mois 10 mois 11 mois 12 mois 13
Arrête de fonctionnement du bassin n°1 X
Mise au repos du bassin n°1 1 semaine
Récupération et élimination des flottants 1 semaine
Ouverture de la vanne de purge X
Assèchement naturel du bassin 1 mois
Extraction des sédiments X 1 semaine
Mise en dépôts sur le site de traitement X
Mélange avec le structurant X
Phase de fermentation
Phase de maturation
Epandage des sédiments compostés X 1 semaine
Arrête de fonctionnement du bassin n°2 X
Mise au repos du bassin n°2 1 semaine
Récupération et élimination des flottants 1 semaine
Ouverture de la vanne de purge X
Assèchement naturel du bassin 1 mois
Extraction des sédiments X 1 semaine
Mise en dépôts sur le site de traitement X
Mélange avec le structurant X
Phase de fermentation
Phase de maturation
Epandage des sédiments compostés X 1 semaine

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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V.3 - BILAN
Le bilan financier indique un très net intérêt pour la filière de séchage solaire par sarclage des
sédiments déposés sur une plate-forme béton. La manutention y est en effet beaucoup moins
importante que dans un process de compostage exigeant dans les phases de mélange et de
retournement.

Le compostage exige également l’apport d’un structurant qui peut être coûteux. Le moins onéreux
des structurants est généralement le déchet vert issu des travaux de jardinage des particuliers et des
services espaces verts des villes. Aujourd’hui, la disponibilité de ces déchets verts est difficile à
évaluer en l’absence de filière de récupération.

Il est également intéressant de constater que les filières nécessitent des aménagements et des
équipements assez similaires (plate-forme béton, tracteur, chargeur,…). De ce fait, il est tout à fait
envisageable de mettre en œuvre la filière par séchage solaire et de la faire évoluer au besoin en
plate-forme de compostage si la première filière ne donne pas satisfaction.
De même, la rusticité du procédé proposé pour le séchage solaire est susceptible d’être améliorée
par la mise en place de serre sous structure métallique.

Dans ce cadre, nous préconiserons la mise en œuvre d’une filière de séchage solaire rustique
avec sarclage régulier des sédiments.

Cette solution présente également l’avantage d’avoir un cycle de fonctionnement plus court.

En première approche, des essais de séchage solaire peuvent être pratiqués sur des quantités
beaucoup plus restreintes avec un sarclage manuel (moto-bineuse) sur une surface de l’ordre de 15
m² (volume de sédiments de 7,5 m3). Cet essai pourrait être mis en place à proximité immédiate des
bassins, sur la dalle de ceinture.

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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VI - Les boues issues des


filtres sables
La RAMSA récupère chaque jour 5 t de boues par raclage des filtres à sable. Cela correspond à 1800
t de boues / an à 90 % de siccité, soit 1620 T de M.S./an.

Cette quantité apparaît trop élevée au regard des 700 T de M.S. qui seraient décantées dans les
bassins primaires avec un taux de décantation mesuré entre 45 et 50 % de la M.E.S. entrante.

Il convient donc d’affiner ce chiffre qui est peut être gonflé par la récupération non négligeable de
sable.

La siccité élevée de ces boues et leur qualité mesurée en phase nous incite à ne préconiser aucun
traitement de ce produit avant sa valorisation. Il peut être utiliser en l’état pour une valorisation
agricole. Nous préconiserons une utilisation privilégiée sur les parcelles agricoles de la réserve
forestière (peu d’éléments grossiers) plutôt que pour la végétalisation des dunes.

Il convient seulement de prévoir une aire de stockage adaptée pouvant contenir 6 mois de production

Ces boues pourront également être utilisées pour la mise en place d’essai agronomique avec les
services de l’ORMVA.

bennes de boues sèches

Rapport R2 V1 : Proposition de filière de traitement SESAER Octobre 2005

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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA

VII - Orientation de l’étude


Les principaux utilisateurs recensés à ce jour seraient :
- la réserve forestière pour deux usages possibles :
o la fertilisation de 50 ha de cultures implantées sur le site et utilisées pour l’alimentation
du gibier ;
o la végétalisation du cordon dunaire qui progresse régulièrement vers l’intérieur de la
réserve.
- les agriculteurs locaux en particulier sur les cultures non consommées à l’état cru.
- les golfs (proche de Aït Melloul) dont les sols sableux sont pauvres en matière organique,
- la willaya d’Agadir pour la fertilisation et l’amendement de ces espaces verts (700 ha prévus),
- les pépinières locales (nombreuses à Aït Melloul) qui fournissent les plantes nécessaires aux
nombreux aménagements paysagers de la région (hôtel, golf, espaces verts,…),

Ces partenaires potentiels ont été rencontrés afin de leur exposer la filière mise en œuvre et le
produit final qui pourrait leur être proposé. Les multiples contacts établis à ce jour avec les utilisateurs
potentiels des sédiments ne permettront pas d’aboutir à une solution définitive pour la filière de
valorisation.
Personne n’est opposé catégoriquement au produit mais les analyses ne suffisent pas à éliminer les
craintes qui existent à utiliser un produit issu du traitement des eaux. L’acceptabilité d’un sous-produit
de l’épuration n’est absolument pas acquise.

En effet, compte tenu du manque de références sur des filières de valorisation des sous-produits de
l’épuration des eaux usées au Maroc, les utilisateurs potentiels sont aujourd’hui réticents à s’engager
dans une filière qu’ils jugent encore trop « théorique ». Le souhait général est donc de mettre en
œuvre des essais et des démonstrations susceptibles de montrer l’intérêt et l’innocuité des
sédiments.

Nous orienterons donc la suite de cette étude vers la mise en place d’essai agronomique et de
végétalisation en utilisant d’une part les sols et les parcelles disponibles sur la réserve forestière de
M’ZAR et d’autre part le centre d’essais agronomiques de l’Office Régional de Mise en Valeur
Agricole de Sidi Bibi.

Nous proposerons également un large volet communication susceptible de rassurer et de convaincre


la majorité des utilisateurs potentiels sur l’intérêt des sédiments.

En parallèle, nous étudierons, sur la base des analyses réalisées et des expériences passées,
l’impact des différentes filières de recyclage qui pourront être mise en œuvre.

Remarque :
Des partenaires privés sont susceptibles de proposer la mise en place d’une structure commerciale
assurant le traitement et la commercialisation des sédiments pour un coût à ce jour non défini.

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