Bilan de la décantation des eaux usées
Bilan de la décantation des eaux usées
de maîtrise d’œuvre
ENVIRONNEMENT
ASSAINISSEMENT
URBANISME
Rapport R1 :
Analyses : Laboratoire LPEE – CEREP / croisement route 106 & 107 Til Mellil. Casablanca – MAROC
Tél : 00 212 22 69 90 10 / fax : 00 212 22 69 90 34
Octobre 2005 / V 1
I - INTRODUCTION 3
III.1 - INTRODUCTION 9
III.3 - BATHYMETRIE 12
III.3.1. MISE EN OEUVRE 12
III.3.2. RESULTATS ET COMMENTAIRES 13
III.3.3. CONCLUSION 14
IV.1.1. PRELEVEMENTS 22
IV.1.2. RESULTATS 23
IV.1.3. CONCLUSION 28
V - BILAN DE LA PHASE I 29
I - Introduction
L’aménagement et la gestion de la collecte et le traitement des eaux usées de la ville d’Agadir
sont assurés depuis 1992 par le Régie d’Aménagement Multi Service d’Agadir ([Link].S.A.).
Les programmes successifs d’assainissement des eaux usées ont abouti à la création d’un
ouvrage de traitement des eaux usées pour la partie sud de la ville. Cet ouvrage est situé dans le
secteur de M’ZAR, en bordure de mer et au cœur même d’une forêt royale utilisée pour la chasse.
collecte
PR
M’ZAR
Le réseau d’assainissement du secteur sud du grand Agadir alimente par une conduite de
refoulement la première tranche de la station de M’ZAR.
Un projet de réutilisation des eaux épurées est en cours d’étude pour limiter les rejets en mer et
favoriser l’irrigation de terres exigeantes en eau (golf, cultures,…).
La phase de décantation primaire génère la production de sédiments au fond des bassins. Afin de
ne pas altérer le fonctionnement de la décantation, ces sédiments doivent être extraits
régulièrement.
La présente étude porte donc sur les modalités techniques d’extraction de ces sédiments et sur la
faisabilité d’un recyclage de ces produits après traitement.
Afin de cerner au mieux le fonctionnement des bassins de décantation et la qualité des sédiments
produits, la première partie de cette étude repose sur :
• un bilan de fonctionnement de la décantation primaire,
• une caractérisation analytique des sous-produits considérés,
• le suivi d’une opération de vidange d’un bassin de décantation.
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II - Descriptif des
ouvrages
II.1 - COLLECTE DES EAUX USEES
Les eaux usées sont collectées dans la partie sud du Grand Agadir. Le réseau collecte
majoritairement des effluents domestiques par le biais de canalisations séparatives.
Les effluents industriels collectés font l’objet de convention de déversement avec la R.A.M.S.A.
afin d’identifier leur qualité et ne pas accepter au besoin des effluents trop polluants. L’industriel
prend alors en charge la mise en œuvre d’un dispositif de pré-traitement et/ou de traitement
adapté.
Gravitairement ou par refoulement, les eaux usées sont acheminées vers la station de
refoulement de Ben Sergao.
Sur le site de Ben Sergao, les eaux usées sont préalablement débarrassées des éléments
grossiers sur deux dégrilleurs.
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Le site actuel dispose de 9 décanteurs placés en parallèle. Ils sont alimentés via une série de
canaux ouverts, équipés de vannes pour assurer une bonne répartition des eaux usées entre les
bassins.
Sur les 9 bassins, 8 fonctionnent en même temps, le 9ème permet de palier à un
dysfonctionnement ou à une phase de curage sur un des bassins en service.
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La profondeur des bassins évolue, elle est profonde (6,6 m) à l’arrivée des eaux usées (recherche
d’une phase anaérobie) et remonte à 4,4 m de profondeur sur le dernier tiers de la surface.
L’arrivée des eaux usées est assurée par 3 conduites à 5 m du bord amont. Ces conduites sont
positionnées à 3 m du fond.
Après un séjour théorique dans les bassins de 2,5 jours, les eaux sont évacuées par surverse par
un collecteur. Ce dernier débouche actuellement sur deux destinations.
• une en direction des zones de filtration,
• une en direction de l’émissaire en mer.
Lorsque l’ensemble des zones de filtrations seront construites, toutes les eaux issues de la
décantation seront envoyées vers le traitement final.
En prenant en compte le débit moyen actuel de 40 000 m3/j et une répartition sur 8 bassins, le
débit journalier qui transite sur un bassin est de 5 000 m3/j.
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La principale difficulté actuellement rencontrée par la R.A.M.S.A. pour l’entretien des filtres est
liée à la formation en surface d’une fine pellicule de déchets solides amenées par les eaux
décantées.
Chaque jour, des équipes interviennent pour ratisser ces déchets et maintenir une bonne
filtration. Ces déchets sont actuellement déposés sur le site.
Dépôt à la surface des filtres Opération de raclage Stockage des déchets solides
Nous proposons une caractérisation de ces déchets afin d’étudier la filière de recyclage ou
d’élimination adaptée.
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Des analyses sont en cours pour le suivi qualitatif de ces eaux. L’aspect visuel est aujourd’hui très
convaincant sur la capacité de filtration et d’épuration du système en place.
II.7 - CONCLUSIONS
Le dispositif de traitement des eaux usées de M’ZAR montre une bonne capacité d’épuration pour
un fonctionnement rustique, peu exigent en énergie et en intervention humaine.
Il convient de maintenir ce fonctionnement par une extraction régulière des sédiments décantés
dans les bassins afin de ne pas colmater les filtres par des apports importants de déchets solides.
Pour ceux qui se déposent malgré tout à la surface des filtres, la R.A.M.S.A. étudie des méthodes
de récupération mécanisées et étudie en parallèle les améliorations possibles sur le pré-
traitement pour limiter les apports.
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III - Bilan de
fonctionnement de la
décantation primaire
III.1 - INTRODUCTION
Le bilan de fonctionnement a fait l’objet de deux campagnes de mesures :
• 1 – bilan entrée/sortie des Matières en Suspension (M.E.S.) et des débits sur 4 bassins
pendant 14 jours,
• 2 – investigations pour bathymétrie sur un bassin laissé au repos,
• 3 – suivi et contrôle d’une phase de vidange d’un bassin.
Les mesures débitmétriques et les prélèvements entrée/sortie ont été réalisés entre le 13 et le 27
juillet 2005 par LPEE et SESAER.
La bathymétrie du bassin n°1 a été réalisée le vendredi 15 juillet par LPEE et SESAER.
Le suivi de la vidange du bassin n°1 a été réalisée entre le 12 et le 15 septembre 2005 par
SESAER.
Les analyses ont été réalisées par le laboratoire LPEE – CEREP / croisement route 106 & 107 Til Mellil.
Casablanca – MAROC Tél : 00 212 22 69 90 10 / fax : 00 212 22 69 90 34
Des débits mètres et des préleveurs ont été installés en entrée et en sortie des bassins n°2-3-4 &
6.
Le débit a été mesuré en continu. Les prélèvements pour analyse des M.E.S. ont été réalisés à un
pas de temps horaire.
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III.2.2. Résultats
a. Débits :
Le débit moyen en entrée des 4 bassins est de 21 236 m3/j, chiffre cohérent avec le débit
théorique de 40 000 m3/j annoncé pour les 8 bassins en service (de plus le bassin n°1 à été laissé au
repos un certain temps).
Au total, ce sont 297 309 m3qui sont entrés dans les 4 bassins de décantation étudiés.
Les débits totaux en entrée des bassins 2,3 & 6 sont compris entre 68 000 et 72 000 m3. Par
contre, le bassin n°4 a reçu 85 000 m3, soit 13 à 18 000 m3 de plus.
Il semble que la configuration de la chambre de répartition entre les bassins peut favoriser un
excès d’eau dans les bassins 4,5 & 6. Leurs vannes sont en effet face à l’arrivée des effluents
alors que celles des bassins 1,2,3,7,8,9 y sont perpendiculaires.
Cette remarque n’est cependant pas vérifiée sur le bassin n°6.
n°4
arrivée
Chambre de répartition
Les débits moyens en sortie sont de 19 068 m3/j, soit une perte de 10 % liée à
l’évaporation.
Au total, ce sont 266 950 m3qui sont sortis des 4 bassins de décantation étudiés.
Le jour de la semaine ne semble pas avoir d’incidence sur le volume d’eaux usées traitées sur la
station.
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b. Matières En Suspension
La concentration moyenne des eaux en entrée de bassin est assez forte avec 1042 mg/l. On
constate cependant de fortes disparités sur les valeurs journalières. La moyenne admise sur des
eaux usées est de l’ordre de 90 g/EH/j, soit pour une consommation moyenne de 100 l/j, une
concentration attendue de 900 mg/l.
En sortie, la concentration est un peu plus homogène. La moyenne sur 14 jours est de 634 mg/l.
En terme d’abattement sur la concentration en M.E.S., les bassins étudiés décantent 39 % des
M.E.S. entrantes.
c. Tonnages
tableau bilan page ci-contre
Nous avons calculé le flux de M.E.S. en entrée et en sortie des bassins étudiés. Il en ressort les
points suivants :
• 303 500 kg de M.E.S. sont entrés dans la station
• 167 700 kg de M.E.S. sont sortis de la phase de décantation
soit un abattement de l’ordre de 45 % du flux entrant.
Individuellement, les bassins n’ont pas tous le même rendement. Le bassin n°4 montre en effet
un rendement de 41 % lié à une surcharge hydraulique évoquée précédemment. Le temps de
séjour dans ce bassin est donc trop court pour assurer une bonne décantation des eaux usées.
En fonctionnement « normal », il semble donc plus réaliste d’obtenir un abattement compris entre
45 et 50 % du flux entrant.
Sur les 3 bassins à fonctionnement normal, on constate une décantation moyenne de 2 500 kg/j
de M.E.S., soit 912 t/an/bassin.
III.2.3. Conclusion
Le bassin n°4 reçoit néanmoins une charge hydraulique trop importante et pénalisante pour une
bonne décantation. Cette surcharge est peut-être liée au mode de répartition du flux entrant
entre les bassins. Cette supposition n’est cependant pas confirmée par le débit du bassin n°6 de
configuration identique. Nous conseillerons néanmoins d’approfondir le fonctionnement de la
répartition dans la conception d’une nouvelle tranche.
L’abattement mesuré sur le flux en M.E.S. est de 45 %, chiffre pénalisé par le bassin n°4 en
surcharge.
Les bassins 3 & 6 montrent des abattements de charge attendus (> 48 %).
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III.3 - BATHYMETRIE
III.3.1. Mise en oeuvre
Les mesures ont eu lieu sur le bassin n°1 le vendredi 15 juillet 2005 après une mise en repos
depuis le mercredi 13 juillet.
Elles ont été réalisées depuis un bateau et positionnées par la mise en place de cordes graduées
en travers du bassin.
échantillons : S1A,…,S8H
Point
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8
Prof
0,5 m S1A S2A S3A S4A S5A S6A S7A S8A
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a. Stratigraphie :
0 mg/l 200 mg/l 400 mg/l 600 mg/l 800 mg/l 1 000 mg/l 1 200 mg/l 1 400 mg/l
0,5 m
1,0 m
1,5 m
2,0 m
2,5 m
3,0 m
3,5 m
4,0 m
A partir de 3,5 m, le prélèvement est réalisé dans la phase de transition entre les eaux de
décantation et les sédiments décantés. Lors de la mesure à 4 m, le préleveur s’est fréquemment
posé sur le lit de sédiment. Ce constat sera vérifié lors de la phase de curage du bassin.
De ce fait, certains résultats semblent peu significatifs.
Les eaux de surface (0 à 2 m) sur le bassin au repos sont moins chargées (400 mg/l) que la
moyenne des eaux en sortie de décantation en cours de fonctionnement (600 mg/l mesuré lors
du bilan entré/sortie).
A partir de 2,5 m, les eaux se chargent fortement pour atteindre plus de 1 200 mg/l en fond de
décantation.
Lors de la mesure, des masses de sédiments remontaient fréquemment à la surface, portées par
les poches de gaz libéré en fond de bassin. Ces sédiments sont alors remis en suspension et
peuvent perturbés la bonne décantation dans le bassin.
b. Limnimétrie :
La mesure limnimétrique apparaît moins significative. Elle est généralement faussée par le fait
que la profondeur de prélèvement est régulièrement celle de la couche de sédiments.
On constate de ce fait une forte élévation de la teneur en M.E.S. dans la zone haute du bassin
(moyenne de 4800 mg/l) alors que la zone basse conserve une concentration similaire aux
observations stratigraphiques (moyenne de 1100 mg/l).
En terme de répartition, l’observation du bassin après élimination des eaux surnageantes sera
plus explicite que ces mesures (voir suivi du curage).
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III.3.3. Conclusion
Les mesures stratigraphiques et limnimétriques montrent que la décantation dans le bassin est
fonctionnelle malgré les craintes émises lors de nos mesures sur des remontées importantes de
M.E.S. par dégazage dans les couches profondes.
La mise au repos du bassin pendant 2 jours avant nos mesures permet d’abaisser
significativement (-30 %) les teneurs en M.E.S. dans les 2 premiers mètres.
Pour limiter les départs de M.E.S. sur les filtres, un abaissement de la charge en entrée serait
bien entendu efficace. Elle nécessite un volume de décantation plus important pour l’ensemble du
site.
Les mesures montrent un niveau de sédiment proche de 4 m. Les variations mesurées seront
mieux observées après vidange du surnageant.
Afin de suivre le niveau de sédiments dans les bassins, nous préconiserons la mise en place d’une
passerelle surplombant la canalisation centrale d’arrivée des eaux usées.
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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA
La vanne de purge du bassin n°1 a été ouverte le lundi 12 septembre 2005 à 17 h 00. Le bassin
était au repos depuis le 6 septembre.
Le suivi de cette vidange a consisté à prélever un échantillon d’eau en sortie de purge avant rejet
dans l’émissaire principal (rejet en mer), à raison d’un prélèvement par heure.
Les échantillons ont été transmis au laboratoire LPEE pour analyse de la M.E.S.
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Un fois la purge atteinte, nous avons estimé la hauteur d’eau restante à 60 cm. Cette eau a été
pompée par les techniciens de la R.A.M.S.A. durant 10 heures. Au cours de ces 10 heures, nous
avons réalisé un prélèvement toutes les demi heure.
Le pompage a été arrêté suite à épuisement de la pompe et incapacité technique de pomper l’eau
située au milieu du bassin. Nous estimons la hauteur d’eau restant dans la zone centrale entre 30
et 40 cm.
A l’issue de cette purge et de ce pompage, nous avons investigué le bassin par des mesures de
hauteur et des prélèvements des différentes phases de sédiments.
Il n’était pas envisageable d’atteindre le cœur même du bassin. Néanmoins, les observations
visuelles et les mesures pratiquées depuis les flancs permettent de présenter des résultats
significatifs et satisfaisants sur l’état des sédiments après vidange.
En dehors de l’attente des effets de l’évaporation, l’eau qui réside au centre du bassin ne peut
être éliminée que par une pompe puissante et actionnée depuis une grue.
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Les échantillons prélevés en sortie de purge durant la phase de vidange ont été analysés sur les
M.E.S par le laboratoire LPEE.
Les eaux chargées évacuées par la purge montrent néanmoins une concentration moyenne en
M.E.S. de 128 mg/l bien inférieure aux concentrations relevées en sortie des bassins en
fonctionnement : moyenne de 634 mg/l.
La période de 6 jours de repos du bassin a donc été très favorable à la décantation des M.E.S.
Les eaux en sortie de purge s’enrichissent en M.E.S. en fin de vidange mais restent compatibles
avec un rejet direct (mais ponctuel) en mer si le niveau de sédiment n’est pas monté au dessus
du niveau de purge (1,60 m).
600 mg/l
concentration des eaux de vidange
500 mg/l
400 mg/l
300 mg/l
200 mg/l
100 mg/l
0 mg/l
1
10
13
16
19
22
25
28
31
34
37
40
43
temps de vidange
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A la suite de nos mesures et observations, nous distinguons dans un premier temps 4 produits
issus de la décantation des eaux usées :
• les flottants
• les eaux chargées
• les boues pompables
• les sédiments pâteux
Les flottants représentent une épaisseur moyenne de 6 cm sur une superficie de 2000 m², soit
120 m3. Ils se déplacent en fonction du vent et peuvent parfois recouvrir la totalité du bassin. La
qualité de ces flottants a été analysée. Visuellement, ils sont fortement chargés en déchets
plastiques et impropres en l’état à une valorisation.
Après vidange, ils se sont déposés sur les sédiments en fond de bassin et rendent alors très
délicate une opération de reprise de ces sédiments uniquement. Il est donc impératif d’éliminer
les flottants avant un curage de bassin.
Les eaux chargées représentent le volume le plus important. Après une mise au repos de plus
d’une semaine, elles sont correctement décantées et assez peu chargées en M.E.S. (128 mg/l en
moyenne). Elles peuvent être éliminées par la vanne de purge avec un rejet en mer.
Au besoin, elles pourront être pompées et transférées vers les filtres à sables.
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Les boues pompables sont essentiellement situées dans la partie haute du bassin. Elles
représentent en fin de vidange une épaisseur de 30 cm de boues sur une surface de 875 m², soit
263 m3 de boues à une moyenne de 8 % de siccité. Cela représente un tonnage de boues de 21
Tonnes de Matières Sèches (T de M.S.).
Une semaine après la fin de la vidange, nous sommes passés sur le site le samedi 24 septembre
pour une observation. L’évaporation a fait augmenter la siccité du produit de façon sensible. Nous
estimons alors cette siccité à 10 %. Dans ce cadre, en maintenant le bassin à sec plusieurs
semaines après la vidange, les boues pompables deviendront pelletables et pourront être
assimilées aux sédiments observés dans la zone basse du bassin.
Les sédiments sont présents dans la partie basse du bassin. Le suivi des M.E.S. et nos
observations montrent en effet qu’il n’y a pas réellement de boues pompables entre l’eau chargée
et les sédiments.
Ces sédiments ont une siccité « visuelle » de 12 à 20 %.
Ils sont fortement chargés en écailles de poisson. Au dessous des canalisations d’amenée, un
cône riche en sable s’est formé. Il se confirme à la vue de ces cônes que la répartition des eaux
usées entre les 3 canalisations d’amenée est très différente.
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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA
En terme de répartition, les sédiments sont épais en bordure de bassin (1,3 m en moyenne) et de
l’ordre de 1 m dans la partie centrale. Dans le cadre d’une vidange plus tardive (juste avant
d’atteindre le niveau de purge), la hauteur moyenne de boues peut-être estimée à 1,5 m dans la
partie basse et 0,4 m dans la partie haute.
Considérant que la fréquence de curage sera de l’ordre de 4 ans, nous retiendrons que l’opération
de curage concernera annuellement 2 bassins sur 8, soit :
700 T de M.S. d’une boue de siccité moyenne 20 % après avoir laissé le bassin vide un
certain temps pour favoriser l’évaporation de l’eau superficielle 3 500 m3 de boues/an
La filtration des eaux décantées entraîne un dépôt conséquent de boues sèches à la surface des
filtres. Pour limiter le colmatage de ces derniers, la RAMSA racle manuellement l’ensemble des
filtres dans les jours qui suivent la phase d’immersion.
Chaque jour, la production de boues sèches est actuellement estimée à 5 tonnes de boues
brutes. Ces dernières sont actuellement stockées sur le site. Elles sont particulièrement sèches,
stables, non odorantes et légèrement chargées en sable fin.
Nous proposons de prendre en compte cette production dans notre étude sachant que le produit
raclé sur les filtres peut s’apparenter au produit susceptible d’être obtenu suite à une filtration et
séchage des sédiments issus des bassins de décantation.
Dans ce cadre, ces boues sèches ont été caractérisées comme les sédiments (voir chapitre
suivant).
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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA
III.4.3. Conclusion
Nous considérons que la vidange par la vanne de purge est satisfaisante si l’exploitant s’assure
que le niveau de sédiment reste inférieur à 1,50 m dans le bassin. Pour ce faire, nous conseillons
de faciliter le suivi de ce niveau par la mise en place d’une passerelle au dessus de la canalisation
centrale d’amenée des eaux usées.
Les produits considérés lors des phases de curage des bassins seront donc de 3 ordres :
des eaux peu chargées (130 mg/l de M.E.S.) à éliminer par la purge et
par évaporation finale,
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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA
IV - Caractérisation des
sous-produits de la
décantation primaire
IV.1 - PRELEVEMENTS
Les prélèvements ont eu lieu à la suite de la phase de vidange. Les observations visuelles nous
ont incité à modifier le programme analytique de la façon suivante :
- réalisation de deux analyses de flottants au lieu de 3 compte tenu d’une pollution
visuelle importante et de la présence d’éléments grossiers (plastique) interdisant la
possibilité de valorisation de ces produits en l’état,
- réalisation d’une analyse de boues liquides prélevées dans la partie haute du bassin au
lieu de 3 compte tenu de l’absence d’une phase boues entre les eaux chargées et les
sédiments,
- réalisation de 3 analyses de sédiments à différentes positions dans le bassin en
fonction des observations,
- réalisation de 3 analyses des boues sèches raclées sur les lits de filtration du fait
qu’elles peuvent s’apparenter aux boues susceptibles d’être produites par séchage
solaire à partir des sédiments. Cette caractérisation permet en outre de mieux
connaître le produit issu du raclage des filtres.
Les échantillons prélevés ont été analysés par le laboratoire LPEE selon les paramètres fixés au
cahier des charges.
1
2
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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA
IV.2 - –RESULTATS
IV.2.1. Flottants
La qualité analytique des flottants n’est pas si défavorable que le laissait penser
l’observation de ce produit. En terme de potentiel de valorisation, la teneur en azote est
assez significative, le phosphore est par contre très limité.
La teneur en hydrocarbures totaux et en éléments traces métalliques est plus élevée que
dans les autres sous-produits de la décantation.
Ces eaux sont très peu chargées en matières en suspension. Elles sont moyennement
chargées et ne présentent pas de risques conséquents pour le milieu naturel.
La technique de curage utilise une évacuation en mer de ces eaux, cette dernière n’est pas
remise en cause par leur qualité physico-chimique.
IV.2.3. Sédiments
Les sédiments prélevés au fond du bassin n°1 lors de la vidange ont fait l’objet d’analyses
plus complètes.
Ainsi, sur la partie haute, une visite du site réalisée le 9 novembre 2005 (+ 8 semaines
après le curage) montre que les boues ont atteint une siccité supérieure à 20 % et que les
bordures de la parties basses ont également des siccités plus élevées.
Ce suivi visuel montre que l’ensemble des sédiments déposés au fond du bassin est
pelletable après plusieurs semaine de mise au séchage. Pour accélérer ce séchage, nous
préconiserons la mise en place d’un pompage des eaux surnageantes au centre de la
partie basse du bassin.
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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA
a. Valeur agronomique
La teneur en sodium est correct. Le risque de salinisation avec l’apport d’un tel produit est
faible (SAR = 4,8).
Les teneurs en oligo-éléments sont classiques pour une déchets de l’épuration. Elles sont
compatibles avec une valorisation agricole.
Les teneurs en éléments traces métalliques sont celles classiquement observées pour des
boues de stations d’épuration urbaines.
Nous noterons néanmoins une teneur assez élevées en Cadmium qu’il conviendra de suivre
et de tenter de limiter la présence dans les eaux usées. Le cadmium est présent dans les
eaux usées des industries spécifiques (fabrication d’accumulateurs, traitement de surface
des métaux, pneumatiques…).
Les valeurs observées ont été comparées aux teneurs maximales autorisées par la
réglementation françaises sur l’épandage des sous-produits de l’épuration. Elles sont à ce
titre toutes inférieures aux limites imposées.
Nous pouvons également comparer ces teneurs à celles mesurées dans d’autres intrants
agricoles (fumiers, lisiers, engrais minéraux,…) (tableau ci-contre).
On constate que les sédiments du site de M’ZAR sont dans des gammes de concentration
en éléments traces métalliques identiques à celles des autres intrants agricoles. Il n’y a
donc pas lieu d’être particulièrement méfiant sur ce point vis-à-vis de ce produit.
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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA
c. Parasites intestinaux
Les kystes restent peu présents et peu diversifiés dans les sédiments. Ils sont absents
dans 1 échantillon sur 2.
Dans les boues primaires, les teneurs moyennes indiquées dans la littérature sont de
l’ordre de 7 à 8.104 kystes de protozoaires par kg de M.S., soit dix fois les valeurs
mesurées ici. Les conditions de décantation et l’anaérobiose des bassins agissent donc sur
l’hygiénisation du produit.
Les kystes les plus légers présents dans les eaux usées ne sont pas décantés et se
retrouvent donc plus facilement dans les eaux surnageantes. Dans ce cadre ils sont
d’autant plus présents dans les boues sèches issues des bassins de filtration que dans les
sédiments eux-mêmes (cf boues sèches).
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Etude des filières de traitement et de valorisation des sous-produits de la décantation des eaux usées de M’ZAR - RAMSA
a. Valeur agronomique
La teneur en sodium est correct. Le risque de salinisation avec l’apport d’un tel produit est
très faible (SAR = 2,8).
Les teneurs en éléments traces métalliques ont les mêmes caractéristiques que les
sédiments. La teneur la plus pénalisante reste celle en cadmium.
Les boues sèches prélevées sur les filtres à sable sont compatibles avec la réglementation
française sur l’épandage des boues de stations d’épuration urbaines.
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c. Parasites intestinaux
Les kystes dans les boues stockées sont peu présents. Ils sont plus diversifiés et plus
nombreux sur l’un des deux échantillons de boues prélevées sur les lits d’infiltration.
Dans les boues primaires, les teneurs moyennes indiquées dans la littérature sont de
l’ordre de 7 à 8.104 kystes de protozoaires par kg de M.S., soit dix fois les valeurs
mesurées ici. Les conditions thermiques (température élevée à la surface des lits
d’infiltration) agissent donc sur l’hygiénisation du produit.
Les kystes les plus légers présents dans les eaux usées ne sont pas décantés et se
retrouvent donc plus facilement dans les eaux surnageantes. Dans ce cadre ils sont
d’autant plus présents dans les boues sèches issues des bassins de filtration que dans les
sédiments eux-mêmes (cf boues sèches).
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IV.2.5. Conclusion
les flottants ne sont pas chimiquement incompatibles avec une valorisation agricole.
Néanmoins leur teneur élevées en éléments grossiers et le peu d’intérêt agronomique
qu’ils représentent nous incite à les classer comme inaptes au recyclage agricole. Ils
seront donc évacués en décharge ou utilisés dans le cadre d’une valorisation énergétique.
les eaux surnageantes (boues liquides) sont peu chargées et compatibles avec
un rejet en mer lors de la vidange du bassin.
La décantation anaérobie agit sur l’hygiénisation du produit mais des parasites intestinaux
restent présents sur certains échantillons. Les précautions d’usage classiques sur les
ouvrages d’assainissement devront être respectées dans le traitement des ces produits.
Les parasites intestinaux y sont tout aussi présents que dans les sédiments, sans
contamination particulière. Les précautions d’usage classiques sur les ouvrages
d’assainissement devront être respectées dans le traitement des ces produits.
La teneur en phosphore du sédiment apparaît très élevée pour un produit issu de l’épuration des
eaux usées urbaines. Elle ne se retrouvent pas dans les boues sèches raclées sur les filtres à
sables. La forte proportion d’éléments grossiers de type écailles de poisson dans les sédiments
peut expliquer ces différences.
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V - Bilan de la phase I
Fonctionnement de la décantation :
Il est donc important de maintenir un temps de séjour suffisant dans les bassins, voire de
l’augmenter si l’on souhaite limiter les départs de M.E.S. vers les filtres et en conséquence
la présence de boues sèches à la surface des filtres.
Nous considérons que l’eau surnageante évacuée par la purge est faiblement concentrée
(128 mg/l) en moyenne et qu’elle peut être éliminée via l’émissaire en mer.
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