Université Yahia Farès - Médéa
Faculté des Lettres et des Langues
Département de français
Polycopié de travaux dirigés de la matière:
Compréhensio et productio écrite
Niveau: 3ème année licence
Assurée par madame:Irki Bahia
Contenu de la matière :
1- Le commentaire
a- simple:
- de citation
- de texte
b- composé
2- la dissertation
3- la synthèse des documents
1- Le commentaire:
le commentaire est l'ensemble d'explications, d'interprétations, d'observationset de
paraphrases qu'on peut faire à partir de texte, citation, ouvrage, image, vidéo, film etc.
a- Commenter " une citation":
Le commentaire d’une citation est un exercice durant lequel vous devrez la
comprendre puis restituer cette compréhension sous la forme d’un texte structuré et
rédigé.
Les deux difficultés du commentaire sont la paraphrase, si vous n’analysez pas assez
et le hors sujet, si vous vous éloignez trop du texte. Il faut donc trouver le bon rapport au
texte, ce qui est le plus difficile. Vous devez avoir une seule idée en tête : prouver que
votre lecture est pertinente.
- Identifier le contexte de la citation, une date marquante.
- Identifier l'auteur de la citation : est-ce une personnalité politique ? Une référence
littéraire ? Historique ?).
- Identifier le point de vue de l'auteur : fait-il un constat ? Prend-il position par rapport à
un évènement ?, etc.
- Observer le vocabulaire employé.
- Repérer les mots-clés à définir.
Les étapes du commentaire:
1- Préparation:
Réunissez au brouillon des éléments de:
- Présentation de l'auteur qui servira d'introduire le commentaire.
construire le commentaire en 2 ou 3 axes: définitions de mots clés, idées fortes et
exemples.
2- production:
- Introduction:
Présentation de l'auteur, de ses écrits et de ses idées ainsi que le texte (citation)
- Développement:
Rédigez un développement organisé qui explique les termes clés de la citation, en quoi
son auteur ou son contexte apportent une signification particulière, l'effet recherché par
l'auteur (analyse, définition, effet de surprise…).
Conclusion
Elle met en évidence l'intérêt de cette citation pour la compréhension d'un événement
précis et/ou d’un thème en particulier.
Application:
commentez la citation suivante:
" L'art de l'écrivain consiste à nous faire oublier qu'il emploie des mots." BERGSON
Henri, " L'énergie spirituelle", 1919.
2- Commenter un " Texte":
Méthode du commentaire de texte :
travail au brouillon (1ère étape):
- Lire deux fois le texte pour s’assurer de sa compréhension(de quoi parle-t-il ?). Quel
est le genre(théâtre, poésie, apologue, essai argumentatif, roman, nouvelle…) et quel est
le type du texte (descriptif, narratif…)? Qui est l’auteur ? Quelle est l’époque de parution
du texte ?
Peut-il être mis en relation avec l’oeuvre dont le texte est extrait, avec le titre de l’oeuvre,
avec l’auteur, avec l’époque ? Quel est son intérêt (historique, philosophique,
sociologique…)
- Le lire une troisième fois, et repérer les champs lexicaux et les figures de [Link]
effets produisent-ils ? Quelle ambiance créent-ils ? Noter les idées au brouillon.
- Répondre aux questions suivantes : Quel est le (s) registre(s) de ce texte ?
Quel est (sont) le(s) point(s) de vue dans le texte ?(focalisation)
- Chercher la composition du texte (combien de parties peut-on délimiter et quel titre leur
donner ?)
- Formuler en 3 lignes l’idée principale du texte (de quoi parle-t-on dans ce texte ?), son
genre et son type.
- Analyser avec précision :
- la syntaxe et le rythme du texte
-le réseau des sonorités (assonances et allitérations)
-la valeur des temps verbaux
-les marques d’énonciation
→Pour chaque procédé repéré, noter les effets produits.
- Relier les idées allant ensemble et dégager deux grands axes d’étude. Choisir deux
couleurs différentes pour chaque axe, et surligner les idées et procédés correspondant à
chaque partie.
- Formuler une problématique, c’est-à-dire une question générale ciblant l’intérêt du texte
et amenant aux idées de votre plan. (« Comment le narrateur traduit-il telle idée ?de
quelle manière est menée la description ?...)
- Créer le plan détaillé, avec une phrase-argument pour chaque titre et sous-titre, puis
composer la phrase de transition(qui résume l’idée du I et annonce celle du II).
Le commentaire de texte rédigé
-Un paragraphe correspond à un argument avec ses citations,et leurs analyses.
Des effets doivent être tirés de ces observations, qui aillent dans le sens de l’argument du
[Link] paragraphe conclut l’argument par une phrase-bilan, qui doit amener
logiquement le paragraphe suivant.
-Ne pas oublier les phrases de transition entre les parties.
-Chaque partie ou axe de lecture commence par une phrase qui présente son objet.
Et chaque partie :
- est séparée de la précédente par un saut de ligne
- commence par une phrase d’introduction
- se termine par une phrase de transition
- comprend plusieurs paragraphes dont chacun commence par un mot de
liaison(connecteur logique)
Le début de chaque paragraphe est marqué par un retrait. (alinéa de trois carreaux)
-L’introduction : elle va du général au particulier. Il faut
a)- situer le texte à commenter : titre de l’oeuvre dont il est extrait, auteur, contexte
historique et culturel.
b)-spécifier le genre et le thème du texte
c)- présenter le projet de lecture( = la problématique)
d)- annoncer le plan en indiquant les axes (ou parties)
-La conclusion : elle se fait en deux temps :
-répondre à la problématique, en synthétisant ce qui a été dit durant le commentaire.
-proposer une comparaison avec un autre texte du même genre littéraire ou du même
thème
Commentaire de Texte : comment trouver la problématique et le plan?
Vous ne pouvez la trouver qu’une fois la lecture analytique effectuée :
Cherchez l’intérêt, l’originalité du texte.(thème abordé de façon classique ou originale ?
Rédigez une phrase indiquant le genre du texte, le type de texte, le thème principal, son
originalité, son registre dominant. Prenez deux ou trois mots-clefs de cette phrase pour
constituer votre problématique.
Problématique = parcours de lecture / enjeu du [Link] s’agit de passer d’une lecture
superficielle à une lecture approfondie.
Exemples :
Atmosphère du texte ?
Manière de traiter d’un thème ?
Manière de décrire ?
Manière de renouveler une forme fixe ? (comme le sonnet)
Exemples de plans (progression de votre raisonnement):
- du superficiel(apparence du texte) au plus profond (attention à ne jamais séparer le fond
de
la forme)
-de la cause à la conséquence.
-par thèmes successifs (comme les ramifications d’un arbre) : il s’agit de montrer les
différents aspects du texte.
Analyser les types de textes :quels procédés rechercher ?Quelles
observations faire au brouillon ?
a) Décrire la nature du texte :
-texte court/ long
-extrait/texte entier
-fonction informative/ fonction expressive/fonction argumentative
-registre réaliste/ fantastique
-concret/abstrait
-banal/original
-prosaïque/ poétique
non-engagé/engagé
-intérêt historique, sociologique, psychologique, littéraire…
b) Composition du texte:
-associatif/logique
-désordonné/ordonné
-décousu (asyndètes)/lié
-amplification
-antithétique
-ordre inductif/ordre déductif dans une argumentation
-analytique/synthétique
c) Vocabulaire employé dans le texte:
-champs lexicaux
-lexique commun/technique
-sens propre/figuré
-vocabulaire pauvre/foisonnant
-vocabulaire réaliste/symbolique
-familier/précieux
-archaïsant/ modernisé (néologismes)
-univoque/équivoque, allusif, suggestif,ambigu
-dynamique : à base de verbes/pittoresque : riche en qualifiants
-connotations des mots
-niveau de langue
d) Syntaxe générale du texte:
-simple/complexe
-phrases hachées, brèves, rapides/ phrases longues, périodiques
-contraction du syntagme nominal/expansion du SN
-à dominante coordination/à dominante subordination
-symétries/parallélismes de construction
-valeur des temps verbaux
-rythme narratif
- sonorités : assonances et allitérations.
-marques d’énonciation et focalisation
e) Style
-naturel/personnel
-laconique/riche
-oratoire/discret
-rompu/cadencé
-figures de style
Pour chaque type de texte, vous pouvez rechercher des procédés spécifiques :
1)Texte narratif :
-registre
-cadre spatio-temporel
-rythme : pause, scène, sommaire, ralenti, ellipse.
-rôle et portrait des personnages
2)Texte descriptif :
-registre
-adjectifs
-verbes de perception, d’état et de mouvement
-pause narrative
-fonctions : documentaire, esthétique, symbolique, narrative, expressive.
3)Texte explicatif :
-registre didactique
-connecteurs logiques
-présent de vérité générale
4)Texte argumentatif :
-types d’exemples
-mode de raisonnement
-valeurs sous-entendues
- procédés rhétoriques
5)Texte poétique :
-registre
-forme
-métrique : vers régulier, vers libre.
-césure, coupes
- rimes (genres : féminines/masculines ; qualité : riches/suffisantes/pauvres ; nature :
suivies/croisées/embrassées)
-syntaxe du vers : enjambements, rejets, contre-rejets
6)Texte théâtral
-double énonciation : sous-entendus, quiproquos, codes de langage, registre de langue.
-relation entre les personnages, enchaînement des répliques, prise de parole ; entrées en
scène ; rôle des personnages muets.
-didascalies
-enjeux (dramatique, psychologique, délibératif, expressif, moral…)
-récit, tirade, aparté, stichomythie, monologue.
-double énonciation : sous-entendus, quiproquos, codes de langage, registre de langue.
-relation entre les personnages, enchaînement des répliques, prise de parole ; entrées en
scène ; rôle des personnages muets.
-classe sociale des personnages ? (se voit dans la manière de parler, les vêtements, la
conduite…) La tragédie met en scène une haute noblesse qui se heurte à la fatalité et
suscite « l’admiration et la crainte » (Aristote,in Poétique).Dans la comédie se jouent des
intrigues
bourgeoises où s’opposent les intérêts personnels et les types [Link] farce appelle le
rire populaire. Le drame apparaît au XIXème siècle en France et mêle le « sublime et le
grotesque » selon Victor HUGO.
-didascalies (consignes de l’auteur)
-enjeux (dramatique, psychologique, délibératif, expressif, moral…)
-récit, tirade, aparté, stichomythie, monologue.
-espace : On peut généralement distinguer trois types d’espace :
- L’espace référentiel est le lieu fixé par l’auteur et que la scène doit représenter, grâce
aux décors.
- L’espace scénique est le lieu « physique » où jouent les acteurs et qui est délimité par
l’estrade. Il s’agit de l’« avant-scène », du « fond de la scène », du « côté jardin » (à
gauche pour le spectateur) et du « côté cour » (à droite).
- Le « hors-scène » est le lieu d’origine ou de destination des personnages. Il est situé
dans les coulisses et peut être, comme dans le théâtre classique, le lieu des crimes qu’on
ne peut représenter sur scène sans choquer les spectateurs (bienséances).
-ironie :On parle d’ironie théâtrale (ou ironie dramatique) lorsque les spectateurs d’une
pièce en savent plus que le personnage qui est sur scène. L’ironie peut être la cause d’une
situation :
o comique, lorsque l’ignorance d’un personnage est source de quiproquos, de jeux de
scène, etc.
o tragique, lorsque la vie du personnage dépend d’éléments connus des seuls spectateurs ;
o dramatique ou pathétique, si l’ignorance du personnage l’empêche d’atteindre son but,
de reconnaître un ami ou un ennemi, etc.
-Registre(s)
application: Commentez le texte suivant:
Les fenêtres
Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant dechoses
que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus
mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une
chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe
derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.
Par-delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours
penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement,
avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa
légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
Si c’eût été un pauvre vieux homme, j’aurais refait la sienne tout aussi aisément. Et je me
couche, fier d’avoir vécu et souffert dans d’autres que moi-même.
Peut-être me direz-vous : « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » Qu’importe ce que
peut être la réalité placée hors de moi, si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce
que je suis ?
Extrait de Petits poèmes en prose (Le Spleen de Paris) [posth. 1869], Charles Baudelaire
2- la dissertation:
La dissertation est un travail basé sur une recherche qui exige d'abord d'élaborer une série
de questions pertinentes. Il faut ensuite faire une recherche qui permettra de formuler une
thèse claire.
Quelle est l'importance de la dissertation ?
Le but de la dissertation est de vous inciter à structurer une réflexion cohérente, écrite et
argumentée qui réponde à une problématique, en fonction de règles prédéfinies. ...
Argumentée => car chaque idée doit être développée, appuyée par un exemple, prouvée
par la démonstration, pour convaincre le lecteur.
La méthode de la dissertation comporte quatre étapes :
- Analyser le sujet ;
- Rechercher les idées et les exemples et formuler la problématique ;
- Établir le plan détaillé et préparer l'introduction et la conclusion ;
- Rédiger.
application:
"Pensez-vous que la littérature puisse et doive avoir pour mission d’élever sa voix
contre les injustices ?
3- La synthèses des documents:
Définition : rendre compte de façon objective , concise (brève pour prouver qu’on sait
aller à l’essentiel) et ordonnée de plusieurs documents. Ces documents peuvent être soit
des textes (littéraires, journalistiques…) soit des représentations (photographies, dessins
humoristiques, tableaux de statistiques…).
Longueur de la copie : 5 pages au maximum (la synthèse doit être concise)
Introduction : 1 quinzaine de lignes
Développement : 3 bonnes pages
Conclusion : de 15 à 20 lignes (donc plus que pour l’introduction)
Les différentes parties de la synthèse.
L’introduction.
Commencer par une phrase d’accroche qui éveille l’intérêt du lecteur. Cette phrase doit
être en rapport avec le dossier dont il faut faire la synthèse. Mais éviter des formules
telles que « Depuis la nuit des temps… Depuis toujours… A l’heure actuelle… », elles
font remplissage.
Présenter alors le thème et les documents. Pour ces derniers, on indique l’auteur, le
support (titre du roman, de la revue, photographie…) la date, la tonalité et surtout, mais
rapidement, le contenu. Pour présenter les documents, on n’est pas obligé de conserver
l’ordre du dossier ; on peut aussi les regrouper par thèmes, par genres, par points de
vue…
Indiquer enfin le plan comme pour une dissertation. Rester clair et susciter la curiosité
(donc ne pas donner de réponse, celle-ci ayant sa place dans la conclusion). On peut
commencer par une phrase affirmative, puis continuer par une phrase interro-négative.
Exemple : Certes, dans un premier temps nous … mais les documents proposés ne
montrent-ils pas aussi que…
Le développement.
Il s’agit de confronter les documents en un développement qui comprend de deux à
quatre parties (ni plus, ni moins). Les parties ne doivent pas être trop disproportionnées.
Ne jamais faire l’impasse sur un document dans une partie : tout document doit être cité
au moins une fois dans une partie. Si un document n’a jamais été cité, on n’aura pas la
moyenne. On ne traite pas les documents par parties : ce n’est pas un plan ni une
confrontation. Ainsi la 1ère partie ne saurait présenter tel document, la 2ème tel autre, la
3ème le suivant… Un document n’est donc jamais traité tout seul dans une partie.
Chaque partie contient deux ou trois paragraphes (au-delà on manque d’esprit de synthèse
et on tombe dans l’émiettement de la pensée), chaque paragraphe commençant par un
alinéa destiné à faciliter la lecture. On évite les paragraphes trop longs qui seraient des
fourre-tout indigestes. Mais on n’ajoute pas de marge supplémentaire (on sera soupçonné
d’incapacité à remplir 5 pages ).
Au début de chaque paragraphe, on donne l’idée développée, puis on se réfère très
précisément aux différents documents qui doivent étayer l’idée annoncée dans la
première phrase. Enfin, on termine le paragraphe par une courte phrase de bilan, de telle
façon que rien qu’en lisant la 1ère et la dernière phrase des paragraphes on puisse suivre
la progression de la pensée.
On se réfère constamment aux documents de façon précise, car le correcteur n’a pas à
devoir chercher de quel document il s’agit. Donc un document est signalé de diverses
façons : par le nom de son auteur, par la spécialité de celui-ci ( le poète, l’essayiste,
l’humoriste…), sa nature (le roman, la photographie…), son titre. Il faut plusieurs
références par paragraphe, on peut citer deux ou trois fois un même document, mais sans
excès. Les citations in extenso sont défendues, car il s’agit de reformuler la pensée de
l’auteur ;
néanmoins les mots clés sont permis. On introduit ces références par des tournures
comme : selon X…, d’après Y…, si l’on en croit Z… Zola affirme, soutient, corrobore,
appuie… Les points de vue divergent, convergent, se complètent…
La conclusion.
Il y en a deux, et elles sont obligatoires.
a) la conclusion objective : elle établit le bilan objectif de la synthèse, sans
reprendre le plan. En 3 à 5 lignes on constate l’accord, le désaccord,
l’incertitude des documents à propos du problème posé.
b) La conclusion personnelle. Une quinzaine de lignes. On donne son avis
personnel sur le sujet ou sur un aspect du sujet, sur tel ou tel document, sans flatter ni
dénigrer les auteurs. On peut néanmoins y prendre ses distances et faire preuve d’esprit
critique et de culture. On indique alors ce qui nous semble dépassé, insuffisant et on
propose son point de vue en l’illustrant par un ou deux exemples.
Comment s’y prendre ?
1. On lit l’intitulé du sujet pour savoir dans quelle optique il faudra lire les documents et
donc quoi en retenir plus particulièrement. Il arrive aussi que l’énoncé indique le plan à
suivre.
2. On lit les différents documents pour en prendre connaissance, mais dans l’optique
retenue précédemment.
3. On établit un tableau synthétique de l’ensemble du dossier.
a. Pour cela on commence par le premier document, que l’on inscrit dans la colonne de
gauche. On indique sa date, son titre, sa nature et le nom de l’auteur. Ce sont autant de
détails dont on pourra se servir aisément dans le développement. On inventorie ce
premier document dans un tableau avec des colonnes, chacune étant surmontée d’un titre
qui précise de quoi il est question dans cette colonne. On emploie donc plusieurs
colonnes pour cela.
Les notes mises dans ces cases correspondent à des passages que l’on a surlignés dans le
document. Mais on ne surligne pas tout, sinon on ne s’en sort plus.
b. Quand ce premier document a été inventorié, on passe au suivant dont on recopie les
caractéristiques dans la 1ère colonne, en dessous du 1er document. Puis on l’inventorie
aussi et, s’il le faut, on crée de nouvelles colonnes.
4. On trouve un plan en fonction du tableau. On peut penser à des plans comme :
a. Le plan thèse, antithèse, synthèse.
b. Le plan explicatif : présentation des faits, leurs causes, leurs conséquences, les
remèdes. C’est le plan qui, par la force des choses, revient le plus souvent.
c. Le plan historique (chronologique) ; mais il est à déconseiller la plupart du temps, car
on ne peut guère qu’y citer une seule fois chaque document. Mieux vaut donc le
combiner à d’autres types de plan. Par exemple avec le précédent. On aura ainsi :
Aujourd’hui (description), Hier ( ce qui explique cette situation, ses causes donc),
Demain
(perspectives ou remèdes).
d. Le plan « Quid et cetera… » : qui, quoi, à qui, comment, pourquoi…Exemple à propos
des jeux de hasard : qui joue ? à quoi ? (typologie des différents jeux) pourquoi ?
e. Le plan par fonctions : On classe différentes fonctions. Par exemple en répondant à la
question : à quoi sert l’éducation ?
f. Le plan par acteurs : on s’intéresse aux différentes catégories de personnages concernés
par l’objet du dossier.
5. On rédige au brouillon, uniquement sur un côté des feuilles que l’on aura pris le soin
de numéroter. Ne rédiger que sur un côté permet de s’y retrouver plus vite en étant
dispensé de retourner les feuilles.
6. On recopie au propre ; les titres du plan deviennent des phrases de mini-introduction
pour chacune des grandes parties. Il est donc interdit d’employer des titres. On sépare les
différentes parties par une transition que l’on met en valeur en sautant une ligne avant et
après.
7. On relit son devoir et on se corrige.