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La Réquisition Médicale : Cadre Légal et Pratique

Le document présente un cours sur la réquisition dans le cadre du droit, de l'éthique et de la déontologie médicale, en détaillant sa définition, la législation applicable, et le rôle des médecins requis. Il aborde également les circonstances, les formes de réquisition, l'exécution des missions, ainsi que les obligations et les droits des médecins dans ce contexte. Enfin, il souligne l'importance du rapport médico-légal et le rôle du médecin comme auxiliaire de justice.

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La Réquisition Médicale : Cadre Légal et Pratique

Le document présente un cours sur la réquisition dans le cadre du droit, de l'éthique et de la déontologie médicale, en détaillant sa définition, la législation applicable, et le rôle des médecins requis. Il aborde également les circonstances, les formes de réquisition, l'exécution des missions, ainsi que les obligations et les droits des médecins dans ce contexte. Enfin, il souligne l'importance du rapport médico-légal et le rôle du médecin comme auxiliaire de justice.

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Requisition

Dr. Mounia AMIAR : La réquisition – Module Droit, Ethique et Déontologie médicale 6ème Année médecine
Année universitaire 2019- 2020

UNIVERSITE MENTOURI CONSTANTINE / FACULTE DE MEDECINE DR. B. BENSMAÏL


Dr. Mounia AMIAR – Maitre Assistante en Médecine Légale Droit médical et Ethique au C.H.U.C.

Plan du cours : LA REQUISITION

I. INTRODUCTION /DEFINITION
II. LEGISLATION
1. Code de procédure pénale
2. Loi sanitaire
3. Code pénal
III. QUALITE DU MEDECIN REQUIS
IV. LES AUTORITES REQUERANTES
V. LES CIRCONSTANCES DE LA REQUISITION
VI. LES FORMES DE LA REQUISITION
VII. L’EXECUTION DE LA MISSION ORDONNEE
VIII. LE SERMENT DU MEDECIN REQUIS
IX. LA RECUSATION
X. LE RAPPORT MEDICO-LEGAL
XI. CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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Dr. Mounia AMIAR : La réquisition – Module Droit, Ethique et Déontologie médicale 6ème Année médecine
Année universitaire 2019- 2020

UNIVERSITE MENTOURI CONSTANTINE / FACULTE DE MEDECINE DR. B. BENSMAÏL


Dr. Mounia AMIAR – Maitre Assistante en Médecine Légale Droit médical et Ethique au C.H.U.C.

LA REQUISITION

« Les magistrats jugent suivant ce qu'on leur rapporte »


AMBROISE

I. INTRODUCTION /DEFINITION
La réquisition est une injonction faite à une personne, par une autorité judiciaire ou
administrative, d’avoir à exécuter telle ou telle mission. Dans le cas d’un médecin, il s’agit
d’un acte médical urgent visant à procéder rapidement à certaines constatations constituantes
des preuves indicielles et menacées de disparition ou à porter secours aux victimes en cas
d’accidents, de catastrophes naturelles ou de calamités de toute nature.
Intervenant antérieurement au déclanchement de l’action publique, la réquisition judiciaire
n’est pas une expertise mais un acte d’enquête. Néanmoins, le médecin qui exécute la mission
contenue dans la réquisition émanant de l’autorité judiciaire est un auxiliaire de justice.
II. LEGISLATION
1. Code de procédure pénale :
L’article 49 : « s’il y a lieu de procéder à des constatations qui ne puissent être différées,
l’officier de police judiciaire à recours à toutes personnes qualifiées ».
2. Loi sanitaire :
L’article 178 : « Les professionnels de santé sont tenus de déférer aux réquisitions de
l’autorité publique conformément à la législation et à la réglementation en vigueur ».
L’article 418 :« Le refus de déférer aux réquisitions de l’autorité publique, établies et
notifiées dans les formes réglementaires en vigueur, est puni conformément aux dispositions
de l’article 187 bis du code pénal ».
Code pénal :
Le refus de déférer aux réquisitions de l’autorité publique, établie et notifiée dans les formes
réglementaires, constitue un délit puni d’un emprisonnement de deux à six mois et/ou 20.000
à 100.000 DA d’amende, conformément à l’article 187 bis du Code Pénal.

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Dr. Mounia AMIAR : La réquisition – Module Droit, Ethique et Déontologie médicale 6ème Année médecine
Année universitaire 2019- 2020

III. QUALITE DU MEDECIN REQUIS


Il n’est pas nécessaire d’être un médecin inscrit sur une liste d’expert pour être requis par une
autorité judiciaire et effectuer des constatations médico- légales comme il nefaut pas être
spécialiste pour être requis par une autorité administrative pour donner des soins en cas
d’urgence.
Tout médecin autorisé à exercer sur le territoire national est concerné. L’omnipraticien étant
plus disponible en cas d’urgence, c’est lui qui est habituellement requis pour faire les
premières constatations.
IV. LES AUTORITES REQUERANTES
Le plus souvent, c’est l’autorité judiciaire : procureur ou ses substituts, juge d’instruction,
l’officier de police judiciaire qui requiert le médecin.
Plus rarement, ce sont les magistrats de la juridiction de jugement ou l’autorité administrative
comme le wali, le chef de daïra ou le président de l’assemblée populaire communale.
V. LES CIRCONSTANCES DE LA REQUISITION
L’autorité administrative en tant qu’autorité chargée d’assurer l’ordre, la sûreté et la salubrité
publique peut être emmené à requérir un médecin en vue de donner des soins en cas de
calamités publiques : accident, incendies, catastrophes de toute nature.
Le magistrat garant de l’ordre public ou l’officier de police judiciaire, se doit de recourir à
toute personne qualifiée, chaque fois qu’il s’agit de procéder à des constatations qui ne
peuvent être différées, comme le stipule l’article 49 du Code de Procédure Pénale.
VI. LES FORMES DE LA REQUISITION
La réquisition n’est soumise à aucune forme spéciale.
Elle est, en principe, écrite mentionnant la qualité de l’autorité requérante et la mission en
termes impératifs. é é

Néanmoins, la réquisition peut être exprimée verbalement en cas d’urgence.


VII. L’EXECUTION DE LA MISSION ORDONNEE
Lorsqu’il répond à la réquisition, le chirurgien-dentiste procède immédiatement à l’examen tel
qu’ordonné et fixé par la mission.
VIII. LE SERMENT DU CHIRURGIEN DENTISTE REQUIS
Le médecin requis par l’autorité judiciaire, s’il n’est pas inscrit sur la liste des experts
judiciaires, est soumis à la procédure de la prestation de serment par écrit.

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Dr. Mounia AMIAR : La réquisition – Module Droit, Ethique et Déontologie médicale 6ème Année médecine
Année universitaire 2019- 2020

IX. LA RECUSATION
Il existe un certain nombre de situations où le refus de déférer à une réquisition ne constitue
pas un délit si le médecin le justifie par un motif légitime.
C’est le cas notamment :
- de la force majeure constituée par l’incapacité physique du médecin en raison de la
maladie par exemple,
- quand le médecin a été ou est le médecin traitant de la personne à examiner et se
trouve tenu à l’obligation du secret professionnel vis-à-vis d’elle,
- quand le médecin est membre de la famille de la personne à examiner,
- quand le médecin est lui-même impliqué dans les faits,
- quand le médecin requis estime que la mission dépasse sa compétence et à fortiori
quand elle est étrangère à la technique médicale proprement dite.
La grève ne constitue pas un motif valable pour déroger aux principes de déférer à une
réquisition émanant de l’autorité publique.
X. LE RAPPORT MEDICO-LEGAL
Au terme de ses opérations techniques, le médecin requis est tenu d’établir un rapport médico-
légal très détaillé.
Le rapport comporte un préambule, un rappel des faits, le résultat des examens, la discussion
et une conclusion.
XI. CONCLUSION
Le rôle du médecin est celui de conseiller et d’éclairer la justice. C’est d’après son opinion et
son avis technique que le procureur de la république ou le juge apprécient les faits qui
échappent à leur compétence.
Par le biais de la réquisition, ces magistrats délèguent au chirurgien-dentiste une partie de leur
autorité ; il est donc superflu d’insister sur l’importance et la gravité de ce rôle.
BIBLIOGRAPHIE
M. KHADIR, M. HANNOUZ- La médecine de contrôle et d’expertise. OPU, Alger, 2003.
Code Pénal Algérien : loi n°06-23 du 20 décembre 2006.
Code de la santé :Loi n° 18-11 du 2 juillet 2018 relative à la santé
Code de procédure pénale : Ordonnance n° 66-155 du 8 juin1966 modifiée et complétée par
laLoi n° 18-06 du 10 juin 2018.

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