La souveraineté nationale et populaire sont radicalement opposées.
La
souveraineté nationale n’est pas là pour pallier les erreurs de la souveraineté
populaire. L’un exclut l’autre.
La démocratie.
Son étymologie peut être discutée. La démocratie peut renvoyer à un autre mot
grec le DEM, qui renvoie (…) découper l’Athènes en 90 circonscriptions de taille
égale. Si bien que le DEM renvoie avant tout à une circonscription administrative
dont on retrouve un échos à l’administration française : celle du département.
L’idée étant également d’effacer les anciens repères territoriaux, cette requête n’a
pas été suivi.
La notion de démocratie est difficile. Retenons néanmoins cette définition de
Charles de Gaule : « C’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté
sans entrave ». Elle suppose que le peuple exercerait d’une manière ou d’une autre
le pouvoir politique. La démocratie n’est pas une notion appréciée de manière
uniforme. En réalité c’est un terme qui couvre un spectre assez large et a pu être
invoqué dans des situations assez moins diverses, d’où on assiste à un éclatement
de cette notion de démocratie. Par ailleurs, la démocratie est un terme sacralisée.
Le lustre dont bénéficie la démocratie, l’a fait apparaitre comme le seul régime qui
serait légitime.
La démocratie locale consiste à faire participer les habitants à la mise en œuvre de
la politique locale.
I- Une définition peu aisée
La démocratie serait donc l’idéal unanimement recherché, mais on peine à réaliser
les traits caractéristiques de ce type de régime. Derrière, il y a une forte dimension
idéologique, exemple historique : la chute de berlin, fin de l’URSS, interprété donc
comme la victoire des démocraties libérales dont les auraient été les précurseurs
avec la constitution américaine de 1787 qui se fondait sur les principes naturelles
de liberté et d’égalité devant la loi. Si bien que les USA (premier exemple de
démocratie moderne) ont été considéré comme un barrage au régime
aristocratique européen.
L’autre modèle est le fameux modèle athénien, puisque le berceau de la
démocratie serait Athènes, dont le régime politique a été érigé aux rang de mythes
par les révolutionnaires influencé par les rédacteurs athéniens. Ici, la citoyenneté
n’est pas donnée à tout le monde. Les femmes, les esclaves, les étrangers étaient
exclus de la vie politique.
Abraham Lincoln. On en déduit deux conséquences :
1e Le représentants du peuple ne peuvent être issus que de celui-ci.
Fondamentalement, on oppose la démocratie à l’aristocratie. Le pouvoir appartient
au peuple et c’est au peuple qu’il revient de l’exercer. Les modalités d’exercice
vont donc varier.
2e Le gouvernement devrait agir dans le sens de l’intérêt général. La démocratie
n’est pas le seule régime où le gouvernement doit agir dans le sens de l’intérêt
général, il y a le despotisme aussi.
Le titulaire du pouvoir politique est le peuple. Si bien qu’on ferait prévaloir la
volonté générale, c-à-d la volonté du peuple qui se caractérise par un choix
concordant qui s’est fait par une majorité en son sein. Ici, on reconnait le peuple
comme celui qui est à l’origine du pouvoir.
Hans Keysen : « La démocratie est le régime qui garantit la liberté aux individus ».
Il distingue régime démocratique et le régime autoritaire, en s’appuyant sur la
place laissée aux individus dans la participation à la vie politique. Dans le cadre du
régime démocratique, les individus procèdent directement ou indirectement à la
définition de la volonté qui va ensuite s’imposer à eux. Dans le cadre du régime
autoritaire, ils sont exclus de la définition de cette volonté qui va malgré tout
s’imposer à eux : les lois sont faites par d’autres et n’engagent que ceux qui en
sont les destinataires.
II- Les principes structurant de la démocratie
A- L’égalité : principe structurant de la démocratie socialiste
Dans cette conception, la démocratie doit tendre vers la recherche de
l’égalité réelle, c’est donc une conception égalitariste dont les inégalités sont
atténuées. Elle tend donc à la réalisation de l’égalité économique et sociale qui se
fait au détriment de la liberté. Ce qui a pour conséquences l’abolition de la
propriété privée et la collectivisation des moyens de production.
B- La liberté : principe structurant de la démocratie libérale
Le gouvernement doit être le garant de la liberté de chacun, la liberté permet aux
individus de réaliser de toutes leurs aspirations. Ici, l’égalité formelle suffit :
l’égalité devant la loi. C’est donc une conception objective de l’égalité qui est mise
en avant.
On note une logique entre L’égalité et la liberté.
III- Différents régimes démocratiques
A- La démocratie directe
La souveraineté appartient au peuple. Il va donc y avoir des représentants qui
représentent le peuple qui les a élus, ils ont donc un mandat impératif (le peuple
peut révoquer ses représentants s’ils se foutent de leurs gueulent). Parce que le
peuple a ses représentants, le vote est un droit. La seule constitution qui s’est
approchée, c’est la constitution montagnard de 1793.
B- La démocratie représentative
C’est un régime représentatif. Ici, le mandat est représentatif. Il n’y a donc de
véritable contrôle de ces représentants. Le problème avec ces régimes, on arrive à
une certaine contradiction. C’est que la démocratie quelque part repose sur
l’identité entre gouvernants et gouvernés. Mais, dès lors qu’on introduit ce
mécanisme de représentation, cela suppose de sélectionner ceux dont qui sont les
plus capables de représenter la chose publique. La démocratie représentative ne
serait que la façade d’un régime oligarchique, trop soucieux d’assurer sa légitimité
au sein des gouvernés.
On note deux observations :
1e Les conventions citoyennes.
2e
Le danger de cette démocratie, c’est qu’on glisse à classe politique stable,
homogène et structurée (une classe politique qui ne bouge pas).
Conséquences :
On l’observe à chaque échéance électorale, le taus d’abstention qui grimpe. Le
vote populaire est ce qui permet à la personne élue de légitimer son pouvoir
politique. En 1958, le président de la république n’était pas élu par un suffrage
universel direct. De Gaule en 1962 propose de modifier la procédure de l’élection.
C- Le recours aux instruments de démocratie directe, un moyen d’atténuer les
excès de la démocratie représentative
En prévoyant des mécanismes tels que le véto populaire, la révocation populaire,
l’initiative populaire.
En conclusion
En France, plusieurs éléments indiquent la présence d’un régime démocratique :
suffrage universel direct, principe majoritaire, pluralisme politique, respect du
droit de l’opposition : l’alternance politique entre différents courants politique,
garantie des droits et libertés fondamentaux dont le non-respect est sanctionné par
le juge.
Ouverture
Pour ces auteurs, le personnel politique ne serait pas capable de mener une
politique cohérente et stable pour le long terme car il est motivé que par sa
réélection, d’où il se proposerait uniquement.
Cette vision renvoie à l’individu rationnel. Comment éviter à une politique pas
fructuante ? en l’extrayant. Comment l’extraire ?
La conséquence la plus tangible est la banque centrale européenne (la BCE).