CROIX-ROUGE BURKINABE
LE MOUVEMENT INTERNATIONAL DE LA CROIX-ROUGE ET DU CROISSANT-
ROUGE
PLAN
Historique du Mouvement CR/CR
Composantes et rôles
Société Nationale (CRBF)
Emblèmes du Mouvement
Principes fondamentaux du Mouvement
ORIGINE DU MOUVEMENT
Le Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tire ses origines d'un
événement tragique et de la vision d'un homme.
UNE BATAILLE : La Bataille de Solferino (1859)
En juin 1859, une bataille dévastatrice éclate entre les armées françaises (alliées au Royaume de
Piémont-Sardaigne) et autrichiennes à Solferino, un petit village au nord de l'Italie. Cette
confrontation fut d'une violence inouïe.
Horreurs de la guerre : Le champ de bataille fut le théâtre d'une souffrance humaine
inimaginable. Des milliers de soldats furent blessés, laissés sans assistance, ensanglantés
et agonisants.
Un bilan lourd : On estime à environ 40 000 le nombre de blessés et de morts, un chiffre
colossal pour l'époque.
Services de santé débordés : Les services de santé militaires des armées engagées
étaient complètement dépassés par l'ampleur des blessures et le manque de ressources.
Les soldats blessés mourraient par milliers, non pas seulement de leurs blessures, mais
aussi de maladies, de soif ou de l'absence de soins immédiats.
UN HOMME : Henry Dunant, Fondateur de la Croix-Rouge
C'est dans ce chaos qu'intervient Henry Dunant, un jeune homme d'affaires suisse alors âgé de 28
ans.
Témoin de la souffrance : Arrivé à Solferino le soir de la bataille pour rencontrer
Napoléon III, Dunant est horrifié par ce qu'il voit : des milliers de blessés abandonnés à
leur sort.
Un appel à la compassion : Choqué par l'absence d'aide organisée, il décide d'agir. Avec
l'aide de femmes des villages voisins, il organise les premiers secours, apportant de l'eau,
de la nourriture et des bandages aux blessés, sans distinction de camp. Son cri de
ralliement est "Tutti fratelli" (Tous frères), soulignant l'importance de l'humanité au-delà
des affiliations nationales. Sa compassion et son action spontanée sauveront des milliers
de vies.
UN LIVRE : "Un souvenir de Solferino" (1862)
Inspiré et profondément marqué par cette expérience, Henry Dunant publie en 1862 son livre
"Un souvenir de Solferino" :
Un récit poignant : L'ouvrage est un témoignage bouleversant des horreurs de la guerre
et des souffrances endurées par les blessés.
Un appel à l'action : Au-delà du récit, Dunant lance un double appel audacieux :
1. La création, en temps de paix, de sociétés de secours volontaires et neutres,
formées pour prendre soin des blessés en temps de guerre.
2. L'adoption de conventions internationales pour protéger les blessés et le personnel
qui leur porte assistance.
Un impact majeur : Ce livre aura un impact considérable sur l'opinion publique et les
gouvernements européens, semant les graines de ce qui allait devenir le Mouvement de la
Croix-Rouge.
NAISSANCE DE LA CROIX-ROUGE
Les idées d'Henry Dunant trouvent rapidement un écho favorable :
1863 : Création du Comité International de Secours aux Blessés : En février 1863, le
"Comité international permanent de secours aux militaires blessés en temps de guerre" est
fondé à Genève. Ce comité, composé de cinq citoyens suisses (Henry Dunant, Gustave
Moynier, Louis Appia, Théodore Maunoir et le Général Guillaume-Henri Dufour), est le
précurseur du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Son objectif est de
concrétiser les propositions de Dunant.
Objectif : Le Comité vise à créer des sociétés nationales de secours dans chaque pays et
à faire adopter des conventions internationales pour la protection des victimes de guerre.
1864 : PREMIÈRE CONVENTION DE GENÈVE
L'année suivante, les efforts du Comité aboutissent à une avancée majeure :
1864 : Adoption de la Première Convention de Genève : Le 22 août 1864, des
représentants de douze États adoptent la "Convention de Genève pour l'amélioration du
sort des militaires blessés dans les armées en campagne".
Début du Droit International Humanitaire (DIH) : Cette convention marque la
naissance officielle du Droit International Humanitaire, un ensemble de règles destinées à
limiter les effets des conflits armés.
Protection essentielle : Elle établit les principes fondamentaux de protection des blessés,
du personnel médical (y compris les infirmiers et les médecins), et des établissements
sanitaires (hôpitaux de campagne, ambulances) en temps de guerre.
CHRONOLOGIE
1859 : Bataille de Solferino, Henry Dunant est témoin des horreurs de la guerre et de la
souffrance des blessés.
1862 : Henry Dunant publie "Un souvenir de Solferino", appelant à la création de
sociétés de secours et à des règles internationales.
1863 : Création du Comité International de Secours aux blessés à Genève, futur CICR.
1864 : Adoption de la Première Convention de Genève, jalon fondateur du Droit
International Humanitaire.
COMPOSANTES DU MOUVEMENT
Le Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est un réseau mondial
composé de trois entités distinctes mais complémentaires, œuvrant de concert pour une même
mission humanitaire.
1. LE COMITÉ INTERNATIONAL DE LA CROIX-ROUGE (CICR)
2. LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES SOCIÉTÉS DE LA CROIX-
ROUGE ET DU CROISSANT-ROUGE (FICR)
3. LES 192 SOCIÉTÉS NATIONALES (SN) (le nombre est susceptible d'évoluer, la
FICR compte actuellement 192 sociétés nationales reconnues).
COMITÉ INTERNATIONAL DE LA CROIX-ROUGE (CICR)
Basé à Genève, le CICR est la composante la plus ancienne et le gardien des Conventions de
Genève.
Mandat :
o Gardien du Droit International Humanitaire (DIH) : Le CICR promeut,
développe et veille au respect du DIH, en particulier les Conventions de Genève
et leurs Protocoles additionnels. Il joue un rôle crucial dans la clarification et
l'application de ces lois de la guerre.
o Protection et assistance : Son rôle principal est de protéger la vie et la dignité
des victimes des conflits armés et des autres situations de violence interne, et de
leur apporter assistance.
o Intermédiaire neutre : Le CICR agit en tant qu'intermédiaire strictement neutre
et indépendant entre les parties à un conflit. Cela lui permet d'accéder aux
victimes des deux camps et de faciliter le dialogue sur des questions humanitaires.
Activités principales :
o Visite des détenus : Le CICR visite les personnes privées de liberté en lien avec
les conflits armés, vérifiant leurs conditions de détention et leur traitement.
o Rétablissement des liens familiaux : Il aide à rétablir les contacts entre les
membres de familles séparées par les conflits, via le Service de Recherches.
o Accès aux services essentiels : Il s'assure que les populations touchées ont accès
à l'eau potable, à l'assainissement, aux soins de santé et à des abris.
o Sensibilisation au DIH : Il diffuse les règles du DIH auprès des forces armées,
des autorités et de la société civile pour prévenir les violations.
o Soutien aux soins de santé : Il soutient les infrastructures médicales et fournit du
matériel et des formations.
FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES SOCIÉTÉS DE LA CROIX-ROUGE ET DU
CROISSANT-ROUGE (FICR)
La FICR est la plus grande organisation humanitaire du monde basée sur le volontariat.
Mandat :
o Soutien aux Sociétés Nationales : La FICR soutient les 192 Sociétés Nationales
dans leurs activités humanitaires de préparation et de réponse aux catastrophes,
ainsi que dans leurs programmes de développement communautaire.
o Coordination des opérations de secours : Elle coordonne les opérations
internationales de secours en cas de catastrophes naturelles (tremblements de
terre, inondations, sécheresses, etc.) et de crises sanitaires majeures.
o Aide au développement : Elle propose une aide au développement institutionnel
et des programmes de renforcement des capacités aux Sociétés Nationales pour
qu'elles puissent mieux remplir leur rôle.
Activités principales :
o Renforcement des capacités : Elle aide les Sociétés Nationales à améliorer leur
gouvernance, leur gestion financière, leur recrutement de volontaires et leurs
programmes.
o Coordination des appels d'urgence : Elle lance des appels de fonds et
coordonne l'aide internationale pour les grandes catastrophes naturelles et
humanitaires non liées aux conflits armés.
o Promotion des Principes fondamentaux : Elle promeut activement les sept
Principes fondamentaux du Mouvement et les valeurs humanitaires.
o Programmes de santé publique : Elle soutient des programmes de lutte contre
les maladies, de promotion de la santé et de préparation aux pandémies.
o Réduction des risques de catastrophe : Elle aide les communautés à se préparer
et à réduire leur vulnérabilité face aux catastrophes.
SOCIÉTÉS NATIONALES (SN)
Les Sociétés Nationales sont les acteurs de première ligne du Mouvement, ancrées dans les
communautés.
Mandat :
o Mise en œuvre des Principes fondamentaux : Elles sont responsables de
l'application et de la promotion des Principes fondamentaux du Mouvement au
niveau national.
o Auxiliaires des pouvoirs publics : Reconnues par leur gouvernement respectif,
elles agissent comme auxiliaires des pouvoirs publics dans le domaine
humanitaire. Cela signifie qu'elles collaborent avec les autorités nationales tout en
conservant leur autonomie opérationnelle.
o Fourniture de services : Elles fournissent une large gamme de services de
secours, de préparation aux catastrophes et d'aide au développement aux
populations de leur pays.
Activités principales :
o Premiers secours : Elles forment des secouristes et dispensent les premiers
secours lors d'événements publics, d'accidents ou de catastrophes.
o Gestion des catastrophes : Elles mènent des activités de préparation, de réponse
et de relèvement après des catastrophes naturelles ou technologiques.
o Santé et bien-être communautaire : Elles mettent en œuvre des programmes de
santé, d'assainissement, de promotion de l'hygiène, et de soutien psychosocial.
o Sensibilisation aux risques : Elles informent les populations sur les risques
sanitaires (maladies, pandémies) et les dangers liés aux catastrophes.
o Promotion des valeurs humanitaires : Elles diffusent les valeurs d'humanité, de
non-violence et de solidarité au sein de la société.
o Services sociaux : Elles peuvent offrir des services de soutien aux personnes
âgées, aux personnes handicapées, ou aux populations marginalisées.
SOCIÉTÉ NATIONALE DU BURKINA FASO (CRBF)
La Croix-Rouge Burkinabè est la Société Nationale du Mouvement au Burkina Faso.
Date de création : 14 Novembre 1961.
Reconnaissance par le CICR : 12 Mars 1962, confirmant son adhésion aux critères
stricts du Mouvement.
Admission à la FICR : 20 Août 1963, l'intégrant ainsi pleinement au réseau mondial des
Sociétés Nationales.
Siège social : Ouagadougou, Burkina Faso.
Mission : La Croix-Rouge Burkinabè œuvre à alléger les souffrances humaines sous
toutes leurs formes, à promouvoir la dignité humaine, et à protéger la vie et la santé des
populations, en particulier les plus vulnérables, sur l'ensemble du territoire burkinabè.
Elle est un acteur clé de l'aide humanitaire et du développement communautaire au
Burkina Faso.
EMBLÈMES DU MOUVEMENT
Les emblèmes de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal Rouge sont des symboles
universellement reconnus qui représentent la protection et l'appartenance au Mouvement.
LA CROIX-ROUGE
LE CROISSANT-ROUGE
LE CRISTAL ROUGE
EMBLÈME DE LA CROIX-ROUGE
Adoption : Adopté en 1864 lors de la Première Convention de Genève, en hommage à la
Suisse, le pays hôte de la conférence (drapeau suisse inversé : une croix blanche sur fond
rouge).
Symbole de protection : Il a été initialement choisi comme signe distinctif et protecteur
pour les services médicaux militaires sur les champs de bataille, garantissant leur
neutralité et leur inviolabilité.
Reconnaissance : Il est devenu l'emblème le plus ancien et le plus largement reconnu de
la neutralité et de la protection en période de conflit armé, mais aussi de l'aide
humanitaire en temps de paix.
EMBLÈME DU CROISSANT-ROUGE
Apparition : Apparu en 1876 pendant le conflit Russo-Turc, lorsque l'Empire Ottoman
déclara qu'il utiliserait un croissant rouge sur fond blanc pour ses services sanitaires,
considérant la croix rouge offensante pour ses soldats musulmans.
Reconnaissance officielle : Reconnu officiellement en 1929 par les Conventions de
Genève.
Utilisation : Il est utilisé par de nombreux pays à majorité musulmane comme emblème
distinctif de leurs Sociétés Nationales, tout en ayant la même valeur et le même statut de
protection que la Croix-Rouge.
EMBLÈME DU CRISTAL ROUGE
Adoption : Adopté en 2005 lors d'une Conférence diplomatique, à la suite de longues
discussions sur la nécessité d'un emblème universellement acceptable.
Symbole neutre : Il s'agit d'un symbole sans connotation religieuse, culturelle ou
politique, offrant une option supplémentaire pour les situations où la Croix-Rouge ou le
Croissant-Rouge pourraient être perçus comme trop spécifiques ou ne seraient pas
acceptés.
Flexibilité d'utilisation : Il peut être utilisé seul, ou encadrer la Croix-Rouge ou le
Croissant-Rouge, ou même les deux, selon les besoins et le contexte. Il garantit la pleine
protection prévue par les Conventions de Genève.
FONCTIONS DES EMBLÈMES
Les emblèmes du Mouvement ont deux fonctions principales, bien distinctes :
1. Fonction protectrice :
Indication : Cette fonction signale que les personnes (personnel médical, religieux), les
véhicules (ambulances, navires-hôpitaux) et les bâtiments (hôpitaux, postes de secours)
qui arborent cet emblème sont protégés par les Conventions de Genève et le Droit
International Humanitaire. Ils ne doivent pas être attaqués et doivent être respectés.
Limitation d'usage : Leur utilisation sous cette fonction est strictement limitée aux
situations de conflit armé et de troubles internes. Seuls les services médicaux et religieux
des forces armées, ainsi que les institutions de la Croix-Rouge/Croissant-Rouge, peuvent
l'utiliser à cet effet. C'est un signe visible de neutralité et d'immunité.
2. Fonction indicative :
Appartenance : Cette fonction indique que la personne, le véhicule ou le bâtiment
appartient ou est lié à une Société Nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge,
au CICR ou à la FICR.
Utilisation : Elle peut être utilisée aussi bien en temps de paix qu'en temps de conflit
armé, par exemple sur les bureaux des Sociétés Nationales, les véhicules de transport de
matériel humanitaire en temps de paix, ou les uniformes des volontaires non directement
impliqués dans des opérations de secours en zones de conflit. L'emblème est alors de plus
petite taille et n'offre pas la même protection que l'emblème protecteur.
UTILISATION ABUSIVE DES EMBLÈMES
L'utilisation abusive des emblèmes compromet leur valeur protectrice et la confiance du public.
Il existe trois formes principales d'abus :
Usurpation : Il s'agit de l'utilisation de l'emblème par des personnes ou des organisations
qui ne sont pas autorisées à le faire par les Conventions de Genève ou par la législation
nationale. Par exemple, une entreprise commerciale utilisant la croix rouge pour vendre
des produits pharmaceutiques.
Imitation : C'est l'utilisation de signes ou de symboles qui, par leur forme, leur couleur
ou leur disposition, sont si similaires aux emblèmes qu'ils peuvent entraîner une
confusion avec ceux-ci. Par exemple, une croix rouge sur un fond blanc pour un logo non
lié au Mouvement.
Usage illicite : Il s'agit de l'utilisation de l'emblème par des entités autorisées, mais à des
fins non conformes à l'esprit ou aux règles du Mouvement (par exemple, à des fins
commerciales, politiques ou non humanitaires).
CONSÉQUENCES DE L'UTILISATION ABUSIVE
Les abus des emblèmes ont des conséquences graves :
Diminution de la confiance et du respect : L'utilisation inappropriée dilue la
signification des emblèmes, rendant le public moins capable de les reconnaître et de leur
faire confiance.
Mise en danger du personnel et des victimes : Si la valeur protectrice des emblèmes est
affaiblie, le personnel humanitaire (médecins, volontaires) et les victimes qu'ils assistent
deviennent plus vulnérables aux attaques, car leur signe de protection n'est plus respecté.
Violations du Droit International Humanitaire (DIH) : Les abus peuvent être
constitutifs de violations graves du DIH et, dans certains cas, de crimes de guerre, car ils
sapent un système de protection conçu pour limiter les souffrances en temps de conflit.
PRINCIPES FONDAMENTAUX DU MOUVEMENT
Les sept Principes fondamentaux sont la boussole éthique du Mouvement de la Croix-Rouge et
du Croissant-Rouge. Ils guident toutes ses actions et assurent sa cohérence et son acceptation
universelle.
HUMANITÉ
IMPARTIALITÉ
NEUTRALITÉ
INDÉPENDANCE
VOLONTARIAT
UNITÉ
UNIVERSALITÉ
HUMANITÉ
Le principe d'Humanité est le fondement même du Mouvement. Définition complète : Le
Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, né du souci de porter
secours sans discrimination à tous les blessés des champs de bataille, s'efforce de prévenir et
d'alléger en toutes circonstances les souffrances des hommes. Il tend à protéger la vie et la santé
ainsi qu'à faire respecter la personne humaine. Il favorise la compréhension mutuelle, l'amitié, la
coopération et une paix durable entre tous les peuples.
Explication : Ce principe désigne la primauté absolue de la réponse aux besoins humains, en
particulier ceux des plus vulnérables, en toute circonstance. Il incarne l'essence même de l'action
humanitaire : soulager la souffrance, respecter la dignité humaine, et œuvrer pour un monde plus
juste et pacifique.
IMPARTIALITÉ
Ce principe garantit que l'aide est distribuée en fonction des besoins, et non en fonction d'autres
critères. Définition complète : Il ne fait aucune distinction de nationalité, de race, de religion, de
condition sociale ou d'appartenance politique. Il s'applique seulement à secourir les individus à la
mesure de leur souffrance et à subvenir par priorité aux détresses les plus urgentes.
Explication : L'Impartialité est la reconnaissance de l'égalité de la souffrance humaine partout
dans le monde. Elle impose la nécessité de répondre aux besoins selon le degré d'urgence et de
vulnérabilité, sans aucune forme de discrimination. L'aide est donc basée uniquement sur une
évaluation objective des besoins.
NEUTRALITÉ
La Neutralité est essentielle pour garantir l'accès aux victimes dans les situations de conflit.
Définition complète : Afin de garder la confiance de tous, le Mouvement s'abstient de prendre
part aux hostilités et, en tout temps, aux controverses d'ordre politique, racial, religieux ou
idéologique.
Explication : L'action humanitaire doit être dissociée des questions politiques, religieuses,
économiques ou militaires. L'objectif est de s'engager auprès de toutes les parties à un conflit ou
une crise, sans prendre parti ni agir d'une façon qui pourrait conférer un avantage à une partie par
rapport à une autre. C'est ce qui permet au Mouvement d'accéder aux zones les plus difficiles et
de négocier avec tous les acteurs.
INDÉPENDANCE
L'Indépendance assure la capacité du Mouvement à agir selon ses principes. Définition
complète : Le Mouvement est indépendant. Auxiliaires des pouvoirs publics dans leurs activités
humanitaires et soumises aux lois qui régissent leur pays respectif, les Sociétés nationales
doivent pourtant conserver une autonomie qui leur permette d'agir toujours selon les Principes du
Mouvement.
Explication : Être indépendant signifie être dissocié des intérêts politiques, sécuritaires ou
économiques que tout autre acteur pourrait avoir dans un contexte donné. Cette autonomie est
cruciale pour gagner l'acceptation de toutes les parties et pour concevoir et mettre en œuvre des
programmes qui sont entièrement basés sur une évaluation indépendante et objective des besoins,
et non sur des agendas externes.
VOLONTARIAT
Le Volontariat est l'âme du Mouvement. Définition complète : Le Mouvement est un mouvement
de secours volontaire et désintéressé.
Explication : La base et l'ancrage locaux fournis par les millions de volontaires à travers le
monde donnent aux Sociétés Nationales une immense crédibilité et un avantage certain. Cet
engagement désintéressé des volontaires, qui donnent de leur temps sans attendre de récompense
financière, est le moteur essentiel du Mouvement et contribue à maintenir son autonomie et sa
pertinence vis-à-vis des autorités et des populations.
UNITÉ
L'Unité est un gage d'efficacité et de clarté. Définition complète : Il ne peut y avoir qu'une seule
Société de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge dans un même pays. Elle doit être ouverte à
tous et étendre son action humanitaire à la totalité du territoire.
Explication : Ce principe garantit une unité d'action humanitaire, notamment dans les contextes
sensibles. Avoir une seule Société Nationale par pays évite la fragmentation des efforts, assure
une coordination optimale avec les autorités et les autres acteurs, et permet une couverture
humanitaire cohérente sur l'ensemble du territoire national. L'ouverture à tous assure que la
Société Nationale représente bien l'ensemble de la population et de ses besoins.
UNIVERSALITÉ
L'Universalité souligne la dimension mondiale et solidaire du Mouvement. Définition complète :
Le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est mondial. Les Sociétés nationales y
ont toutes des droits égaux et le devoir de s'entraider.
Explication : Le Mouvement est une organisation mondiale qui regroupe différentes entités
(CICR, FICR, SN) mais qui est liée par les mêmes principes, les mêmes règles et un idéal
commun. Ce principe implique une solidarité active : chaque Société Nationale, qu'elle soit
grande ou petite, riche ou pauvre, a le droit de demander de l'aide et le devoir d'en fournir
lorsqu'elle le peut, contribuant ainsi à une réponse collective aux crises humanitaires mondiales.