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Introduction à la virtualisation et hyperviseurs

Le document présente une introduction à la virtualisation, expliquant ses principes, avantages et enjeux en entreprise. Il détaille également les hyperviseurs, leur fonctionnement, et les méthodes de création de machines virtuelles, en mettant l'accent sur les outils VMware. Enfin, il aborde les réseaux virtuels et fournit un glossaire des termes clés associés à la virtualisation.

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Introduction à la virtualisation et hyperviseurs

Le document présente une introduction à la virtualisation, expliquant ses principes, avantages et enjeux en entreprise. Il détaille également les hyperviseurs, leur fonctionnement, et les méthodes de création de machines virtuelles, en mettant l'accent sur les outils VMware. Enfin, il aborde les réseaux virtuels et fournit un glossaire des termes clés associés à la virtualisation.

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Table des matières

Partie 1 – Introduction à la virtualisation ............................................................................................... 3


1.1 Qu’est-ce que la virtualisation ? ....................................................................................................... 3
1.2 Principe de fonctionnement ............................................................................................................. 3
1.3 Pourquoi virtualiser ? ............................................................................................................................. 5
1.4 Enjeux en entreprise .............................................................................................................................. 5
1.5 À retenir .......................................................................................................................................................... 6
Partie 2 – Les hyperviseurs : le cœur de la virtualisation............................................................. 7
2.1 Définition et rôle de l’hyperviseur .................................................................................................. 7
2.2 Les deux grands types d’hyperviseurs ....................................................................................... 7
2.3 Fonctionnement interne d’un hyperviseur............................................................................. 9
2.4 Formats de disques virtuels : spécificités et compatibilités....................................... 10
2.5 Exemples d’usages selon le type d’hyperviseur ..................................................................12
2.6 Points clés à retenir ...............................................................................................................................12
Partie 3 – Création d’une machine virtuelle : méthodes et étapes .....................................13
3.1 Méthode A : Installation via ISO ......................................................................................................13
3.2 Méthode B : Import d’une VM pré-configurée.....................................................................13
3.3 Choix de la méthode en contexte SISR ....................................................................................13
Résumé partie 3 – 5 points clés ............................................................................................................ 14
Partie 4 – Présentation de VMware Workstation Pro et VMware Fusion Pro ............. 14
4.1 Présentation de VMware Workstation Pro ............................................................................ 14
4.2 Présentation de VMware Fusion Pro .........................................................................................15
Partie 5 – Réseaux virtuels et configuration sous VMware...................................................... 17
5.1 Introduction aux modes de réseau virtuel ............................................................................. 17
5.2 Configuration sur VM Windows .................................................................................................. 20
5.3 Configuration sous Debian / Ubuntu ....................................................................................... 20
5.4 Différences réseau entre Workstation Pro et Fusion Pro .............................................21
Partie 6 – Résumé et Glossaire ..................................................................................................................22
6.1 Résumé rapide .........................................................................................................................................22
6.2 Glossaire des principaux termes ..................................................................................................22
6.3 Conseils ........................................................................................................................................................23
Annexe : Guide « Édition d’un réseau virtuel via Virtual Network Editor » .............. 24
Partie 1 – Introduction à la virtualisation

1.1 Qu’est-ce que la virtualisation ?


Définition :
La virtualisation consiste à créer une représentation logicielle (ou virtuelle) d’une
ressource physique :

• un système d’exploitation (ex : Windows, Linux),

• un serveur (serveur de fichiers, AD, web, etc.),

• un poste de travail,

• un réseau (vSwitch, VLAN virtuel),

• ou encore un système de stockage (disques virtuels, NAS, SAN).

En résumé : c’est un ordinateur dans un ordinateur, totalement isolé, qui


fonctionne à l’intérieur d’un logiciel appelé hyperviseur.

1.2 Principe de fonctionnement


Une machine hôte (Host) prête une partie de ses ressources à une machine
virtuelle (Guest) :

• CPU / processeur

• Mémoire vive (RAM)

• Stockage (disque virtuel)

• Carte réseau (vNIC)

L’hyperviseur gère la répartition de ces ressources entre plusieurs machines


virtuelles.
1.3 Pourquoi virtualiser ?
Avantages techniques

• Tester des systèmes d’exploitation ou logiciels sans risque pour l’hôte.

• Simuler des environnements réseau complets (serveur + clients + pare-feu).

• Créer des laboratoires d’essai pour la cybersécurité ou la supervision.

• Effectuer des sauvegardes et restaurations rapides (snapshots).

• Déployer en quelques minutes un serveur prêt à l’emploi (image .OVA).

Avantages économiques

• Réduction des coûts matériels : plusieurs serveurs virtuels sur une seule
machine physique.

• Mutualisation : meilleure utilisation des ressources disponibles.

• Maintenance simplifiée : export, duplication ou migration faciles.

• Haute disponibilité (HA) : redémarrage rapide d’une VM sur un autre hôte.

Avantages pédagogiques

• Permet aux étudiants de créer un laboratoire complet isolé sans impact sur
le réseau de l’école.

• Favorise l’expérimentation, la configuration et la découverte des systèmes.

1.4 Enjeux en entreprise


Dans un environnement professionnel :

• Les serveurs physiques sont souvent remplacés par des serveurs virtualisés.

• Les entreprises utilisent des plateformes telles que VMware vSphere / ESXi,
Microsoft Hyper-V, ou Proxmox VE.

• La virtualisation est devenue le socle des environnements Cloud :

o IaaS (Infrastructure as a Service)

o PaaS (Platform as a Service)

o SaaS (Software as a Service)


Exemple concret :
Une PME peut héberger sur un seul serveur physique :

• 1 VM Active Directory (SRV-AD01),

• 1 VM serveur web (SRV-WEB01),

• 1 VM serveur de sauvegarde (SRV-BACKUP01).

1.5 À retenir
Élément clé Explication

Technique permettant d’émuler une machine complète à


Virtualisation
partir d’un ordinateur hôte

Machine hôte (Host) Ordinateur physique sur lequel sont hébergées les VM

Machine virtuelle
Système d’exploitation simulé à l’intérieur du host
(Guest)

Hyperviseur Logiciel qui gère et distribue les ressources entre les VM

Ressources
CPU, RAM, disque, carte réseau virtuelle
partagées
Partie 2 – Les hyperviseurs : le cœur de la virtualisation

2.1 Définition et rôle de l’hyperviseur


Définition :
Un hyperviseur est un logiciel ou un micrologiciel qui permet de créer, exécuter et
gérer des machines virtuelles.
C’est l’intermédiaire entre le matériel physique (hôte) et les systèmes
d’exploitation invités (VM).

Rôle principal :

• Créer des ressources virtuelles pour chaque VM (CPU, RAM, disque, carte
réseau).

• Gérer la répartition équitable des ressources entre les VM.

• Assurer l’isolation entre les différentes machines virtuelles.

• Contrôler le démarrage, l’arrêt et la configuration des VM.

Analogie pédagogique :

L’hyperviseur est comme un chef d’orchestre : il distribue les ressources à chaque


“instrument” (VM) sans qu’ils interfèrent entre eux.

2.2 Les deux grands types d’hyperviseurs


Type 1 – Hyperviseur natif (“bare-metal”)

• S’exécute directement sur le


matériel de l’ordinateur hôte, sans
système d’exploitation
intermédiaire.

• Gère lui-même le matériel


(processeur, mémoire, stockage,
carte réseau).

• Offre de meilleures performances


et une meilleure stabilité.
Exemples courants :

Solution Éditeur Utilisation

Broadcom Entreprises et
VMware ESXi
(VMware) datacenters

Microsoft Hyper-V Server Microsoft Infrastructures Windows

KVM (Kernel-based Virtual Open Source


Serveurs Linux
Machine) (Linux)

Xen / Citrix Hypervisor Citrix Hébergement Cloud

Avantages :

• Performances proches du matériel réel.

• Haute disponibilité (HA) et tolérance de panne.

• Gestion centralisée via vCenter ou Hyper-V Manager.

• Sécurisation avancée (isolation complète).

Inconvénients :

• Nécessite un matériel dédié (serveur physique).

• Installation plus complexe.

• Destiné aux environnements professionnels.

Type 2 – Hyperviseur hébergé (“hosted”)

• Fonctionne comme un logiciel


classique installé sur un
système d’exploitation hôte.

• Utilisé pour les tests, la


formation, ou les
environnements personnels.

• L’hôte fournit les ressources que


l’hyperviseur redistribue ensuite
aux VM.
Exemples courants :

Solution Éditeur OS compatible

VMware Workstation Pro 17.x Broadcom Windows / Linux

VMware Fusion Pro Broadcom macOS

Oracle VirtualBox Oracle Windows / Linux / macOS

Parallels Desktop Parallels macOS

UTM / QEMU Open Source macOS / Linux

Avantages :

• Installation simple (comme une application).

• Idéal pour les tests, les cours et les laboratoires virtuels.

• Compatible avec plusieurs systèmes d’exploitation.

• Fonctionne sur des PC standards.

Inconvénients :

• Performances inférieures au type 1 (dépend de l’OS hôte).

• Risque d’instabilité si trop de VM sont lancées.

• Moins adapté aux infrastructures critiques.

Exemple pédagogique :

Un étudiant BTS SIO utilise VMware Workstation Pro (type 2) pour créer une VM
Windows Server, puis simule un réseau local avec d’autres VM Debian.

2.3 Fonctionnement interne d’un hyperviseur


Gestion des ressources

• Le CPU, la mémoire et les disques sont découpés virtuellement.

• Chaque VM reçoit des vCPU, de la vRAM et un vDisk (fichier .vmdk).

• L’hyperviseur gère la planification du CPU et évite la surcharge.

Isolation

• Une VM peut tomber en panne sans impacter les autres.


• Chaque machine a son propre BIOS, son OS et sa carte réseau virtuelle.

• La communication se fait via un commutateur virtuel (vSwitch).

Interopérabilité

• Les VM peuvent être exportées/importées entre plateformes grâce aux


formats :

o OVA (Open Virtual Appliance)

o OVF (Open Virtualization Format)

2.4 Formats de disques virtuels : spécificités et compatibilités


Formats majeurs

Extensio
Format Origine / Usage Spécificités Compatibilités
n

Taille jusqu’à 62 Supporté par


VMDK
TB, support des VMware
(Virtual
.vmdk Créé par VMware disques “thin” ou Workstation/Fusio
Machine
“fixed” (pré- n, VirtualBox,
Disk)
attribués). QEMU.

VHD limité ~2 Compatible Hyper-


TB, VHDX V, VirtualBox,
.vhd / Format Microsoft
VHD / VHDX jusqu’à 64 TB, conversion
.vhdx (Hyper-V)
support possible vers
différencing VMware.
Extensio
Format Origine / Usage Spécificités Compatibilités
n

(enfants/parents
).

Dynamique ou Nativement
Format propre à
VDI (Virtual taille fixe, bon VirtualBox, mais
.vdi Oracle VM VirtualBo
Disk Image) compromis pour VirtualBox lit aussi
x
tests. VMDK/VHD.

Importable par de
OVF / OVA .ovf + Conteneur qui nombreux
Standard du DMTF
(Open fichiers contient disque hyperviseurs
pour échange de
Virtualizatio associés / + métadonnées (VMware,
VM
n Format) .ova de la VM. VirtualBox, Xen,
etc.).

Détails pédagogiques

• Le format VMDK reste le plus utilisé dans les environnements VMware et


permet une interopérabilité maximale.

• VHD/VHDX est privilégié dans les environnements Microsoft Hyper-V.

• VDI est intéressant pour les labs et environnements VirtualBox.

• OVF/OVA est le format d’échange de VM pré-configurées et multi-


plateformes (important pour tes travaux SISR).

• Tous ces formats peuvent être créés en mode taille fixe (allocation
immédiatement complète) ou taille dynamique (croissance à l’usage).

✅ Implications pour le technicien SISR

• Lors du déploiement ou de la récupération d’une VM, il faut vérifier le


format du disque avant importation.

• En TP, privilégier un format compatible avec l’hyperviseur utilisé pour éviter


conversion et perte de temps.

• Connaître les limites de taille (ex. VHD < ~2 TB) et les impacts de
performance selon “thin” ou “fixed”.

• Savoir convertir un disque d’un format à un autre (ex. VMDK ↔ VHD) si


l’environnement l’exige.
2.5 Exemples d’usages selon le type d’hyperviseur
Type But pédagogique /
Contexte Logiciel conseillé
d’hyperviseur professionnel

Formation BTS VMware Workstation Créer et tester des VM sur


Type 2
SIO Pro / VirtualBox PC

Héberger plusieurs
PME locale Type 1 Hyper-V / ESXi
serveurs internes

VMware vSphere Gestion centralisée et


Datacenter Type 1
(ESXi + vCenter) haute disponibilité

Développeur / VMware Workstation Tester des


Type 2
test ou Docker environnements isolés

KVM / ESXi / Proxmox Fournir des instances


Cloud hybride Type 1
VE Cloud (IaaS)

2.6 Points clés à retenir


1. L’hyperviseur est le logiciel qui rend la virtualisation possible.

2. Il existe deux types :

o Type 1 → professionnel, installé directement sur le matériel.

o Type 2 → pédagogique, installé sur un OS hôte.

3. Les VM partagent les ressources physiques sans interférer entre elles.

4. VMware Workstation Pro 17 (Broadcom) est gratuit pour un usage


personnel et éducatif depuis 2024.

5. La virtualisation est la base du Cloud Computing moderne (AWS, Azure,


Google Cloud reposent tous sur des hyperviseurs).
Partie 3 – Création d’une machine virtuelle : méthodes et étapes

3.1 Méthode A : Installation via ISO


1. Créer nouvelle VM → choisir “Je vais installer le système d’exploitation plus
tard”.

2. Indiquer l’OS invité (ex. Windows 11 x64).

3. Configurer matériel : CPU, RAM, disque, réseau.

4. Dans lecteur CD/DVD : monter l’ISO d’installation.

5. Démarrer la VM et suivre l’installation classique (langue, clavier, partition,


compte local).

6. Installer les VMware Tools.

7. À la fin, créer un snapshot ou un clone selon planning.

✅ Avantages : maîtrise complète de l’installation, parfait pour formation SISR.


Inconvénients : plus long qu’un import.

3.2 Méthode B : Import d’une VM pré-configurée


1. Récupérer un fichier OVA/OVF d’une machine virtuelle prête.

2. Dans l’hyperviseur : File > Import/Deploy OVF (Workstation/Fusion).

3. Vérifier le format de disque (ex. VMDK) et adapter si nécessaire.

4. Ajuster le matériel (RAM, CPU) si le matériel hôte est différent.

5. Démarrer la VM, vérifier réseau, VMware Tools, licencing.

6. Créer snapshot ou clone.

✅ Avantages : gain de temps élevé et homogénéité.


Inconvénients : moins d’apprentissage sur l’installation OS.

3.3 Choix de la méthode en contexte SISR


• TP de découverte : privilégier la méthode A (ISO) pour comprendre les
étapes.

• Déploiement rapide ou mise en lab : méthode B est très pertinente.

• Bien noter que dans les deux cas, il faut vérifier le format de virtuel disque
et la compatibilité réseau.
• Toujours se reposer sur un état stable avant de cloner ou de snapshotter.

Résumé partie 3 – 5 points clés


1. Deux méthodes principales de création d’une VM : ISO vs import OVF/OVA.

2. L’installation via ISO permet un apprentissage complet.

3. L’importation de VM pré-configurées accélère le déploiement.

4. Le choix de méthode dépend de l’objectif pédagogique ou professionnel.

5. Même en important une VM, il reste nécessaire de vérifier matériel, format


de disque et compatibilité réseau.

Partie 4 – Présentation de VMware Workstation Pro et VMware


Fusion Pro

4.1 Présentation de VMware Workstation Pro


4.1.1 À quoi sert-il ?

VMware Workstation Pro est un hyperviseur de type 2 (installé sur un système


hôte Windows ou Linux) qui permet de créer, exécuter et gérer des machines
virtuelles. Il est largement utilisé dans les contextes SISR, pour la formation, le test
ou le développement.

4.1.2 Prérequis d’installation

• Processeur 64 bits compatible avec la virtualisation matérielle (Intel VT-x ou


AMD-V).

• Système hôte en version 64 bits (Windows ou Linux).

• Mémoire vive minimale : 2 Go à 4 Go, 4 Go ou plus recommandés pour un


usage confortable.

• Espace disque suffisant : pour l’application + les machines virtuelles (par


exemple > 60 Go pour VM comme Windows 11).

• Vérifier que la virtualisation matérielle est activée dans le BIOS/UEFI.

• Matériel hôte suffisamment performant (RAM, CPU, stockage rapide) pour


héberger plusieurs VM simultanément.

4.1.3 Fonctionnalités utiles et pédagogiques

• Possibilité d’exécuter plusieurs machines virtuelles simultanément, ce qui


permet de simuler un environnement client-serveur complet.
• Gestion des snapshots : permet de capturer l’état d’une VM à un instant
donné pour revenir en arrière si nécessaire.

• Création de clones (full clone) : copier une VM existante de façon


indépendante, ce qui facilite les déploiements en TP.

• Gestion avancée des réseaux virtuels : NAT, Bridge, Host-Only, LAN


segments, ce qui permet de configurer des topologies réseau complexes.

• Partage entre hôte et VM : dossiers partagés, copier-coller, glisser-déposer,


USB pass-through.

• Installation et utilité de VMware Tools : suite d’utilitaires permettant


d’améliorer les performances de la VM (graphisme, souris, réseau,
synchronisation de l’heure) et l’intégration avec l’hôte. Après installation
des tools, la VM est mieux optimisée, plus fluide, et les échanges hôte-invité
sont facilités.

4.2 Présentation de VMware Fusion Pro


4.2.1 À quoi sert-il ?

VMware Fusion Pro est un hyperviseur de type 2 pour macOS (sur Mac Intel ou
Apple Silicon) permettant d’exécuter des systèmes d’exploitation invités
(Windows, Linux, etc.) sur un Mac sans redémarrer. C’est un outil utile pour les
techniciens travaillant sur Mac ou pour des environnements hybrides.

4.2.2 Prérequis d’installation

• Mac compatible : modèles récents (Intel ou Apple Silicon), avec macOS


version récente (ex. Catalina ou ultérieure).

• Mémoire vive recommandée : 4 Go ou plus.

• Espace disque suffisant pour l’application et les VM.

• Pour virtualiser Windows 11 ou systèmes récents : prise en charge TPM


virtuel, Secure Boot, architecture ARM si Apple Silicon.

• Si utilisation de fonctions graphiques ou 3D, vérifier la compatibilité GPU /


Metal sur Mac.

4.2.3 Fonctionnalités utiles et pédagogiques

• Exécution de VM sur macOS avec prise en charge des derniers OS invités, y


compris Windows 11 sur Mac.

• Clone de VM, export/import OVF/OVA, gestion des ressources matérielles.


• Configuration réseau virtuelle (NAT, Bridge, Host-Only) pour simuler des
environnements réseau sur Mac.

• Partage de fichiers, glisser-déposer, intégration macOS ↔ VM pour une


productivité accrue.

• Installation et utilité de VMware Tools : améliore l’intégration, la résolution


d’écran, les échanges hôte-invité, et la performance générale des VM sur
Mac.

4.2.4 Architecture des machines virtuelles : ARM vs x86/AMD64 (sur Mac avec
Fusion Pro)

Quand utiliser une VM “ARM” ou une VM “x86/AMD64” ? Voici les règles à suivre :

• Si votre Mac hôte est un Mac Intel (processeur x86/AMD64) :


o Vous pouvez créer des machines virtuelles invitées en architecture
x86-64 / AMD64 (Windows, Linux, etc.) sans problème.
o Vous pouvez également créer des VM invitées en architecture ARM,
mais elles fonctionneront en émulation (moins performantes) ou
non prises en charge selon contexte.
o Usage recommandé : VM x86 pour compatibilité maximale avec
logiciels Windows/serveurs habituels.
• Si votre Mac hôte est un Mac Apple Silicon (processeur ARM, ex. série
M1/M2/M3) :
o La virtualisation est native pour les architectures ARM64 / aarch64
uniquement. Fusion Pro ne prend pas en charge l’exécution de
systèmes invités x86/AMD64 de façon native sur Apple Silicon.
o Donc sur Apple Silicon, vous devez utiliser une VM invité ARM64 (par
exemple Windows 11 ARM ou distribution Linux ARM).
o Les systèmes invités x86/AMD64 ne sont pas officiellement
supportés sans émulation lourde — ce qui est déconseillé pour des
travaux SISR.
o Usage recommandé sur Apple Silicon : VM ARM pour performance
optimale.

Tableau récapitulatif

Architecture hôte VM invitée


Hôte Mac Motivations
CPU recommandée

compatibilité logicielle et
Mac Intel x86/AMD64 VM x86-64 / AMD64
matériel

Mac Apple virtualisation native,


ARM64 VM ARM64
Silicon performance assurée
Partie 5 – Réseaux virtuels et configuration sous VMware

5.1 Introduction aux modes de réseau virtuel


Voici les trois modes principaux :

• Pont / Bridged : la VM est connectée au réseau physique de l’hôte,


reçoit une adresse IP comme un autre poste.

Description :

➢ Le schéma montre que la VM (machine virtuelle) reçoit une


adresse IP du routeur comme un poste “normal” du réseau, et est
“accessible de l’extérieur” (les autres machines du réseau local
peuvent la voir).
➢ Le texte “IP from Router Reachable from Outside” confirme que la
VM est sur le même réseau que l’hôte et est traitée comme une
machine physique de plus.
➢ Le connecteur “Bridge” relie la VM au réseau via l’interface réseau
physique de l’hôte (RJ-45 ou WiFi) et le routeur principal.
• NAT (Network Address Translation) : la VM partage la connexion de
l’hôte. Elle obtient une IP privée du réseau virtuel, tandis que l’hôte
agit comme routeur vers l’extérieur.

Description

➢ La VM utilise le mode NAT : elle se trouve sur un réseau privé


interne à l’hôte (192.168.17.x) et n’a pas une adresse visible
directement depuis le réseau externe.
➢ Lorsqu’elle communique avec l’extérieur (Internet ou LAN), sa
requête passe par l’hôte/routeur, qui traduit l’adresse privée en
adresse publique ou en adresse de l’hôte.
➢ Depuis le réseau externe, on ne peut pas accéder directement
à la VM via son adresse privée ; elle est « derrière » l’hôte.
➢ Ce mode est utile quand on veut que la VM ait un accès
Internet, mais sans la rendre visible directement ou exposée
sur le réseau.
• Hôte seulement / Host-Only : la VM est sur un réseau privé isolé entre
l’hôte et éventuellement d’autres VM ; pas ou peu d’accès au réseau
externe.

Description

➢ Le mode Host-Only (hôte uniquement) signifie que les VM sont


isolées du réseau externe (Internet ou LAN) ; elles ne peuvent
communiquer qu’avec l’hôte et éventuellement avec d’autres
VM sur le même réseau virtuel.
➢ Dans ce schéma, la VM ne reçoit pas d’accès Internet ni de
visibilité depuis le réseau externe, ce qui la rend plus sécurisée
pour des tests ou un laboratoire interne.
➢ L’adresse de l’hôte ([Link]) et les VM ([Link], [Link])
montrent que les VM partagent un sous-réseau privé, distinct
du réseau externe.

Tableau comparatif succinct

Mode Description Usage typique

Serveur, machine
Bridged VM sur le même réseau que l’hôte
visible sur LAN

VM sortie Internet via l’hôte, mais IP Client simple, test


NAT
privée Internet

Host- VM isolée, communication avec l’hôte ou Laboratoire interne,


Only autres VM internes test isolé
5.2 Configuration sur VM Windows
5.2.1 Changer le mode réseau

• Arrêter la VM ou s’assurer qu’elle est « powered off ».

• Dans l’hyperviseur → Paramètres de la VM → Carte réseau → choisir


NAT / Bridged / Host-Only.

5.2.2 Renouveler l’adresse

Dans la VM Windows :

ipconfig /release

ipconfig /renew

ipconfig /all

5.2.3 À vérifier selon le mode

• NAT : IP dans une plage virtuelle, Internet fonctionnel

• Bridged : IP dans le sous-réseau local, ping LAN possible

• Host-Only : IP privée, hôte reachable, Internet non ou peu possible

5.3 Configuration sous Debian / Ubuntu


5.3.1 Changer le mode dans l’hyperviseur

Procédure identique à Windows : éteindre la VM → modifier le mode réseau


→ démarrer.

5.3.2 Renouvellement / vérification

sudo dhclient -r

sudo dhclient

ip addr show

Ou selon configuration statique (/etc/netplan/*.yaml).

5.3.3 Observations selon mode

• NAT : VM a accès Internet, mais pas visible depuis le LAN.

• Bridged : VM visible sur LAN, adresse IP locale.


• Host-Only : VM isolée, accessible depuis l’hôte mais non vers
l’Internet ou le LAN.

5.4 Différences réseau entre Workstation Pro et Fusion Pro


Voici ce qu’il faut retenir :

5.4.1 Capacité de configuration avancée (Workstation)

• Workstation permet via son Virtual Network Editor de créer des réseaux
personnalisés (VMnet0, VMnet1, VMnet8…), configurer DHCP, NAT,
passerelles pour ces segmentations.

• On peut créer plusieurs réseaux virtuels internes, configurer des topologies


complexes (lan segment, custom networks).

5.4.2 Fonction réseau dans Fusion Pro

• Fusion propose également NAT, Bridged, Host-Only.

• Les options de réseau personnalisé existent mais sont moins mises en


avant dans l’interface de base.

• Sur Mac, certaines contraintes physiques (WiFi, bridged sur sans fil)
peuvent limiter ou compliquer l’usage du mode Bridged comparé à un PC
filaire.

5.4.3 Tableau de différences

Fonctionnalité Workstation Pro Fusion Pro

Éditeur de réseaux Oui, complet avec Oui, mais interface plus


virtuels (VMnetX) custom/segmentation simple

Nombre de réseaux Plusieurs réseaux Moins de segmentation


virtuels configurables VMnet0…VMnetX visible par défaut

Simulations lab Flexibilité modérée, mais


Flexibilité élevée
complexes suffisant pour TP

Généralement sur Ethernet Peut être limité selon


Bridged sur WiFi / Mac
PC interface sans-fil
Partie 6 – Résumé et Glossaire

6.1 Résumé rapide

• La virtualisation permet d’exécuter plusieurs systèmes d’exploitation sur


une seule machine physique, en utilisant un hyperviseur.
• Le mode réseau des machines virtuelles se décline principalement en :
Bridged, NAT, Host-Only, et parfois des réseaux personnalisés.
• Les outils VMware Workstation Pro (sur Windows/Linux) et
VMware Fusion Pro (sur macOS) offrent des fonctions très similaires pour la
création de VM, mais présentent quelques différences en matière de
gestion réseau et d’interface hôte.
• Il est essentiel d’installer les outils « VMware Tools » dans la VM pour assurer
une bonne intégration (résolution, souris, réseau, performance).
• Une VM correctement configurée (OS, outils, mode réseau adéquat) peut
être clonée (Full Clone), ou utilisée avec un snapshot pour sécuriser un état
stable avant tests.

6.2 Glossaire des principaux termes


Terme Définition simple
Logiciel qui crée et gère des machines virtuelles sur un
Hyperviseur
hôte, en virtualisant le matériel sous-jacent. Wikipédia+1
Machine physique sur laquelle les machines virtuelles sont
Hôte (Host)
exécutées. SolarWinds+1
Machine virtuelle exécutée sur l’hôte, disposant de son
Invité (Guest / VM)
propre système d’exploitation. SolarWinds+1
Capture de l’état d’une VM à un instant donné :
Snapshot configuration, mémoire, disque. Permet de revenir à cet
état.
Copie complète et indépendante d’une VM existante,
Full Clone
permettant d’obtenir une deuxième VM distincte.
Mode réseau où la VM est connectée au réseau physique
Bridged (Pont)
de l’hôte, comme un poste réseau classique.
Mode réseau où la VM partage la connexion de l’hôte,
NAT obtient une IP privée, mais reste invisible du réseau
externe.
Host-Only (Hôte Mode réseau isolé entre l’hôte et la VM (ou d’autres VM),
seulement) sans accès direct à Internet ou au réseau externe.
Réseau virtuel interne configuré par l’éditeur réseau d’un
VMnet
hyperviseur (ex. VMnet0, VMnet1, VMnet8).
Segmentation Création de plusieurs sous-réseaux virtuels (via plusieurs
réseau virtuelle VMnet) pour simuler des architectures réseau complexes.
6.3 Conseils

• Notez toujours le mode réseau utilisé pour chaque VM : mode, adresse IP,
passerelle, DNS.
• Avant toute expérimentation ou modification majeure, prenez un snapshot
ou clonez la VM pour pouvoir revenir en arrière.
• Lors de TP, commencez par NAT pour simplifier l’accès à Internet, puis
passez à Bridged ou Host-Only selon l’objectif.
• Documentez vos résultats : capture d’écran, commande ipconfig /all ou ip
addr show, mode réseau, observations.
Annexe : Guide « Édition d’un réseau virtuel via Virtual Network Editor
»
1. Accéder à l’éditeur de réseau

1. De préférence les VM devraient être éteintes avant de modifier les réseaux


virtuels (recommandé pour éviter conflit ou perte de connectivité).
2. Dans VMware Workstation Pro, allez dans le menu : Édition (Edit) → Virtual
Network Editor

2. Visualiser et modifier un réseau existant

1. Dans la fenêtre Virtual Network Editor, vous verrez une liste de réseaux
virtuels : VMnet0, VMnet1, VMnet8 (par défaut) et potentiellement des
VMnet personnalisés.
2. Sélectionnez un réseau virtuel, par exemple VMnet8 (souvent utilisé pour
NAT) ou VMnet1 (Host-Only), ou VMnet0 (Bridged).
3. Cliquez sur le bouton NAT Settings… (si réseau NAT) ou DHCP Settings… (si
réseau Host-Only/isolé) pour modifier des paramètres comme :
o Le sous-réseau (adresse du type 192.168.x.0)
o Le masque de sous-réseau
o L’activation du serveur DHCP pour ce réseau virtuel
4. Pour le mode Bridged (VMnet0) : dans l’éditeur, vous pouvez choisir quelle
carte réseau physique de l’hôte sera “bridgée” pour VMnet0. Cela permet
de spécifier par exemple l’interface Ethernet et non le WiFi.

3. Créer un nouveau réseau virtuel personnalisé

1. Toujours dans Virtual Network Editor, cliquez sur Add Network… ou « Add »
pour créer un nouveau VMnet (ex. VMnet2, VMnet3).
2. Choisissez le type de réseau pour ce VMnet :
o Host-Only (réseau privé isolé)
o NAT (réseau avec accès Internet via hôte)
o Bridged ou Custom (réseau spécifique)
3. Configurez le sous-réseau (ex. [Link] / [Link]) et activez ou non
DHCP selon besoin.
4. Cliquez Apply puis OK pour valider.

4. Associer une VM à ce réseau virtuel

1. Sélectionnez la VM concernée dans VMware Workstation.


2. Allez dans VM > Settings… > Network Adapter.
3. Choisissez :
o Custom: Specific virtual network : puis sélectionnez le VMnet que
vous venez de configurer (ex. VMnet2).
o Ou choisissez Bridged/NAT/Host-Only selon le réseau souhaité.
4. Démarrez la VM, puis dans l’OS invité renouvelez l’adresse IP (ex. ipconfig
/release puis ipconfig /renew sous Windows) pour appliquer la nouvelle
configuration.

5. Bonnes pratiques et conseils pédagogiques

• Notez toujours le sous-réseau utilisé pour chaque VMnet afin d’éviter un


conflit avec le réseau physique de l’établissement.
• Activez le serveur DHCP dans les réseaux virtuels uniquement si ce mode
est désiré ; sinon, fixer des adresses statiques dans les VM permet un
meilleur contrôle.
• Après modification, toujours tester la connectivité (ping, accès Internet)
pour s’assurer que tout fonctionne comme prévu.
• Documenter : quel VMnet -> quel mode -> quelle plage d’IP -> DHCP activé
ou non.
• Pour TP de laboratoire, un réseau custom (VMnet isolé) permet d’éviter
toute interférence avec le réseau réel.

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