Analyse de Fourier : Approximation et Polynômes
Analyse de Fourier : Approximation et Polynômes
Analyse de Fourier 1
Approximation Converence en moyenne quadratique des séries de Fourier
1
Math242 Analyse de Fourier 1
1.1.2 Proposition. Soit f : [0, 1] → R continue telle que pour tout t ∈ [0, 1], |f (t)| ≤ 1.
Alors pour tout > 0 il y a P ∈ R[X] tel que pour tout t ∈ [ 31 , 23 ] on a |f (t) − P (t)| ≤ .
−1
Z 1
1
Z 1 1 Z
2 n n
Démonstration : Si n ∈ N alors 1 ≥ (1 − x ) dx ≥ (1 − x) dx = > 0. On a donc 1 ≤ γn = (1 − t2 )n dt ≤ n + 1.
0 0 Z 1 n + 1 Z 1 0
Soit Kn = γ2n (1 − X 2 )n ∈ R[X] et, si 0 ≤ δ ≤ 1, Iδ = Iδ (n) = Kn (x) dx, alors Kn (x) dx = 2I0 = 1 et si δ > 0 :
δ −1
Z 1
0 ≤ 2 Iδ (n) = 2 Kn (x) dx ≤ γn (1 − δ)(1 − δ 2 )n ≤ (n + 1)(1 − δ)n+1 → 0 quand (à δ ∈]0, 1] fixé) n tend vers l’infini.
δ
Comme f est uniformément continue sur [0, 1], pour tout > 0 il y a 0 < δ < 13 tel que pour tout x, y ∈ [0, 1] avec |x − y| ≤ δ on ait |f (x) − f (y)| ≤ 2 ,
ainsi pour tout x ∈ [ 13 , 32 ] et u ∈ [−δ, δ] (donc x + u ∈ [0, 1]) on a |f (x + u) − f (x)| ≤ 2 .
n X 2k
! !
Z 1
γn X k+l n 2k Z 1
Soit f (x)Kn (t − x) dx = Pn (t) où Pn = (−1) f (x)x2k−l dt T l ∈ R[T ] est un polynôme (de degré 2n).
0 2 k=0 l=0 k l 0
Z 1−t Z −δ Z δ Z 1−t
Si t ∈ [ 31 , 23 ], posant x = t + u on a Pn (t) = f (t + u)Kn (u) du = f (t + u)Kn (u) du + f (t + u)Kn (u) du + f (t + u)Kn (u) du.
−t −t −δ δ
Z 1 Z 1 Z −δ Z δ Z 1 Z δ
De Kn (u) du = 2I0 = 1 suit f (t) = f (t)Kn (u) du = f (t)Kn (u) du + f (t)Kn (u) du + f (t)Kn (u) du = 2f (t)Iδ + f (t)Kn (u) du puisque
−1 −1 −1 −δ δ −δ
Z −δ Z t Z t
Kn (−u) = Kn (u). De même f (t + u)Kn (u) du = f (t − u)Kn (−u) du = f (t − u)Kn (u) du.
−t
Z t Zδ δ
δ
Z 1−t
Donc f (t) − Pn (t) = f (t − u)Kn (u) du + 2f (t)Iδ + f (t) − f (t + u)Kn (u) du + f (t + u)Kn (u) du, et comme |f (t)|, |f (t + u)|, |f (t + u)| ≤ 1
δ −δ δ
et Kn (u) ≥ 0, on a |f (t) − Pn (t)| ≤ Iδ + 2Iδ + 2 + Iδ = 2 + 4Iδ (n) ≤ si n est assez grand.
p n+1 p n+1
1.1.3 Exercice. Déterminer un n ∈ N tel que Iδ (n) ≤ 2 [on pourra écrire .(n + 1)(1 − δ)
n+1 = (n + 1) (1 − δ) · (1 − δ) 1
≤ 4e−1 Log( 1−δ )e(n+1) Log(1−δ) ]
1.2.3 Définition. Le cercle est le groupe quotient T = R/2πZ (du groupe additif des réels par le sous-
groupe des multiples entiers de 2π). On note ρ : R → T l’application quotient. D’où les équivalences :
1. la fonction g : R → C est 2π-périodique ssi il y a une fonction g : T → C telle que g = g ◦ ρ.
2. f : T → C ssi il y a une fonction f˜ : R → C est 2π-périodique telle que f˜ = f ◦ ρ.
1.2.4 Remarque. Si [a, b] ⊂ R, b − a = 2π est un intervalle réel de longueur 2π alors [a, b[ et ]a, b]
sont des systèmes de représentants de la congruence modulo 2π, donc on peut définir une fonction
sur le cercle T de manière unique par ses valeurs sur [a, b[ (ou ]a, b]).
1.2.5 Définitions. Soit N ∈ N et, pour −N ≤ j ≤ N et 0 ≤ k ≤ N, 0 < l ≤ N, cj , ak , bl ∈ C.
On pose c = (cj )−N ≤j≤N , a = (ak )0≤k≤N , b = (bl )0<l≤N . Le polynôme trigonométrique (de degré N ) et
1. coefficients c est :
N
X
Pc = cj ej : T → C
j=−N
1.2.8 Exercice. Soit [a, b], b − a = 2π un intervalle réel de longueur 2π. Prouver que pour toute fonction g : [a, b] → C continue vérifiant g(a) = g(b) il y a une unique
fonction f : T → C continue définie sur le cercle dont la fonction 2π-périodique correspondante f˜ : R → C a g pour restriction f˜| = g : [a, b] → C à [a, b].
(1 + k − l) f˜.
x
Soit [a, b] un intervalle ferné borné de longueur b − a = 2π et k = [ a−x
2π
] ∈ Z. Comme x + k2π ≤ a ≤ b < x + (k + 2)2π et f˜| est intégrable au sens de
Riemann sur [a, b] ⊂ [x + k2π, x + (k + 2)2π] d’où 1 et
Z (k+1)2π Z a Z x+(k+1)2π Z b Z x+(k+1)2π Z b
f˜ = f˜ + f˜, f˜ = f˜ + f˜
x+k2π x+k2π a a a x+(k+1)2π
Z a Z b Z b Z x+(k+1)2π Z x+2π
et t ∈ [x + k2π, a] si et seulement si t + 2π ∈ [x + (k + 1)2π, b = a + 2π] et f˜ = f˜ on a f˜ = f˜ = f˜
x+k2π x+(k+1)2π a x+k2π x
Math242 Analyse de Fourier 1 1.2 Polynômes trigonométriques
< λ1 ·f1 +λ2 ·f2 , g >= λ1 · < f1 , g > +λ2 · < f2 , g >, < f, µ1 ·g1 +µ2 ·g2 >=< f, g1 > ·µ1 + < f, g2 > ·µ2 , < g, f >= < f, g >(donc < f, f >∈ R) et < f, f >≥ 0
2. La restriction à C × C est un produit scalaire défini positif [c. a d. pour tout f ∈ C on a < f, f >≥ 0 avec égalité si et seulement si f = 0]
1.2.13 Lemme. {en | n ∈ Z} est une famille orthonormale dans E : (relations d’orthogonalité
des fonctions en )
< en , en >= 1 et si m 6= n, < em , en >= 0
2π
1 Z 2π imt int 1 Z 2π im t −in t 1 Z 2π i (m−n)·t
e(m−n)
Démonstration : < em , en >= e e dt = e e dt = e dt qui, si m = n vaut 1 et sinon 2πi(m−n) = 0.
2π 0 2π 0 2π 0 0
1.2.14 Exercice. 1. Soit m ∈ N. Exprimer cm et sm en fonction de em et e−m En déduire : (relations d’orthogonalité
2. si m, n ∈ N les valeurs des produits < cm , sn >, < cm , cn > et < sm , sn > des fonctions cm et sn )
[on distinguera les cas m 6= n, 0 = m = n et 0 6= m = n]
3. Reprendre la question 2 par un calcul direct d’intégrale.
1.2.15 Définitions. Si n ∈ Z le nième coefficient de Fourier de f ∈ E est
ˆ 1 Zπ 1 Zπ
f (n) = cn (f ) =< f, en >= f · e−n = f (t)e−int dt
2π −π 2π −π
1 Zπ
Si m ∈ N les nièmes coefficient de Fourier réels de f ∈ E sont a0 (f ) = f, b0 (f ) = 0 et, si m 6= 0
2π −π
1Zπ 1Zπ
an (f ) = 2 < f, cn >= f · cn = f (t) cos(nt) dt
π −π π −π
1Zπ 1Zπ
bn (f ) = 2 < f, sn >= f · sn = f (t) sin(nt) dt
π −π π −π
Math242 Analyse de Fourier 1 1.2 Polynômes trigonométriques
1.2.16 Remarque. Si f ∈ E et f (T) ⊂ R alors a0 (f ), am (f ), bm (f ) ∈ R, justifiant la terminologie de coefficients réels. mais fˆ(n) ∈ C n’a aucune raison d’être réel.
1.2.17 Exemple. Si f = sin : T → R. Comme f = s1 = e1 −e2i
−1
on a, par le lemme 1.2.13 fˆ(−1) = −1 −1
2i = 2i 6∈ R
N
X N
X N
X
1.2.18 Exercice. Soit des polynômes trigonométriques Pc = cj ej , Qa,b = a0 + ak · ck + bk · sk .
j=−N k=1 k=1
Prouver que pour −N ≤ j ≤ N on a Pˆc (n) = cn , et pour 1 ≤ k ≤ N on a ak = ak (Qa,b ), bk = bk (Qa,b ) et a0 = a0 (Qa,b ).
1.2.19 Corollaire. Soit f ∈ E alors la suite (fˆ(n))n∈Z est de carré sommable et : (inégalité de Bessel)
1 Z
|fˆ(n)|2 ≤ < f, f > = |f |2
X
n∈Z 2π
Démonstration :
N
fˆ(k) · ek est dans l’orthogonal de Vect(ek ; −M ≤ k ≤ N ) le sous-espace vectoriel de E engendré
X
1. Pour tout M, N ∈ N la fonction rM,N = f −
k=−M
N N
fˆ(l) · el , ek >=< f, ek > − fˆ(l) < el , ek > fˆ(k) − fˆ(k) = 0
X X
par les ek pour −M ≤ k ≤ N : < f −
l=−M l=−M
N N N
fˆ(k) · ek + fˆ(k) · ek et fM,N = fˆ(k) · ek ∈ Vect(ek ; −M ≤ k ≤ N ) on a :
X X X
2. Comme f = f −
k=−M k=−M k=−M
N
|fˆ(k)|2
X
< f, f >=< rM,N + fM,N , rM,N + fM,N >=< rM,N , rM,N > + < fM,N , fM,N > ≥ < fM,N , fM,N > =
k=−M
n∈Z
1.2.20 Remarque. La majoration de ce corollaire est en fait une égalité car (Cf. sous-section sui-
vante) les fonctions continues 2π-périodiques sont limites uniformes de polynômes trigonométriques.
1.2.21 Exercice. 1. Calculer les coefficients de Fourier fˆ(n) et les coefficients de Fourier réels an (f ), bn (f ) de la fonction f ∈ E définie (selon la Remarque 1.2.4)
par f (π) = 0 et si |t| < π, f (t) = t.
X
2. Vérifier sur les formules obtenues que l’on a : |fˆ(n)|2 < ∞. La famille (fˆ(n))n∈Z est-elle sommable ?
n∈Z
3. Reprendre les deux questions précédentes avec la fonction g ∈ E définie (selon la Remarque 1.2.4) par, si |t| ≤ π, g(t) = |t|.
Math242 Analyse de Fourier
1.3 1Densité des polynômes trigonométriques
Démonstration : Comme f est 2π-périodique, on peut suposer t ∈ [−2π, π]. Etant continue f bornée et uniformément continue sur [−2π, 2π] :
il y a M et pour tout > 0 il y a 0 < δ < π tel que pour tout x, y ∈ [−2π, 2π] avec |x − y| ≤ δ on ait |f (x) − f (y)| ≤ 2 et |f (x)| ≤ M .
Z π
1 + cos(t) n Z π
1 + cos(t) n h 2 1 + cos(t) n+1 iπ 2
Si n ∈ N alors π ≥ dt ≥ sin(t) dt = − ( = . On a donc :
0 2 0 2 n+1 2 0 n+1
1 h Z π
1 + cos(t) n −1 n + 1
i δn 1 + cos(t) n δn
t Z π
≤ δn = dt ≤ . Soit T n ∈ C, Tfnn (t) = Tn (t) = = cos( )2n et si 0 ≤ δ ≤ π, Jδ = Jδ (n) = Tn , alors :
Zπ π 0 2 2 Z π 2 2 2 2 δ
δ π δ
Tn (x) dx = 2J0 = 1 et si δ > 0 : 0 ≤ 2 Jδ (n) = 2 Tn (x) dx ≤ δn (π − δ) cos( )n ≤ (n + 1) cos( )n → 0 quand (à δ ∈]0, π] fixé) n tend vers l’infini.
−π δ 2 2 2
Z π Z t+π
Soit Pn (t) = f (x)Tn (t − x) dx = f (x)Tn (t − x) dx par périodicité de x 7→ f (x)Tn (t − x). D’après l’exercice 1.3.3 ci-dessous c’est un polynôme
−π t−π
n X2k
! !
δn n 2k Z π
(−1)l f (x) cos(x)2k−l sin(x)l dt cos(t)2k−l sin(t)l , donc si t ∈ [−π, π], posant x = t + u :
X
trigonométrique car Pn (t) = n+1
2 k=0 l=0 k l π
Z π Z π Z −δ Z δ Z π
Pn (t) = f (t + u)Tn (−u) du = f (t + u)Tn (u) du f (t + u)Tn (u) du + f (t + u)Tn (u) du + f (t + u)Kn (u) du
−π −π −π −δ δ
Z π Z π Z −δ Z δ Z π Z δ
De Tn (u) du = 1 et Tn (−u) = Tn (u) suit f (t) = f (t)Tn (u) du = f (t)Tn (u) du + f (t)Tn (u) du + f (t)Tn (u) du = 2f (t)Jδ + f (t)Tn (u) du.
−π −π −π −δ δ −δ
Z −δ Z π Z π
De même f (t + u)Tn (u) du = f (t − u)Tn (−u) du = f (t − u)Tn (u) du, donc :
−π δ δ
Z π Z δ Z π
f (t) − Pn (t) = f (t − u)Tn (u) du + 2f (t)Jδ + f (t) − f (t + u) Tn (u) du + f (t + u)Tn (u) du
δ −δ δ
et comme Tn (u) ≥ 0 et u ∈ [−δ, δ], t ∈ [−π, π] , donc t ± u ∈ [−2π, 2π] et f |(t ± u)| ≤ M et |f (t) − f (t + u)| ≤ 2 , il vient :
|f (t) − Pn (t)| ≤ M Jδ (n) + 2M Jδ (n) + 2 + M Jδ (n) = 4M Jδ (n) ≤ si n est assez grand.
1.3.2 Remarque. On change le domaine d’intégration de l’intégrale définnissant Pn de −π à π en de t − π à t + π pour que, après changement de variable x = t + u
on intégre de −π à π et les morceaux de l’intégrale hors la partie entre −δ et δ ayant des allures symétriques, se majorent de la même manière.
p q
(−i)q X X i
1 j j
p q
1.3.3 Exercice. Soit p, q, m, n ∈ N, vérifier (em ) · (en ) = emp−nq et cpn · sqn p
= p+q q (en + e−n ) (en − e−n ) = p+q q
(−1) ep+q+2(i+j) .
2 i 2 i=0 j=0
p q
Math242 Analyse de Fourier
1.41 Convergence en moyenne quadratique
2. Pour tout > 0 il y a une fonction continue f : [a, b] → C telle que f (a) = f (b) = 0, k f k≤k h k
Z b Z b Z b
et |h − f | ≤ (donc |h − f |2 ≤k h k |h − f | ≤ 2 k h k )
a a a
donc en prenant [a, b] = [a, a + 2π], on peut dans l’énoncé précédent remplacer h, k, f par h, k ∈ E
(intégrables sur le cercle T) et f ∈ C (continue sur le cercle T)
1
1
Z q
2
2
1.4.2 Définition. La norme quadratique de h est k h k2 = |h| = < h, h >.
2π T
k h + k k2 ≤k h k2 + k k k2 et, si λ ∈ C, k λh k2 = |λ| k h k2
1.4.6 Remarque. La réciproque n’est pas vraie car d’après 1.4.1 2 toute fonction intégrable est limite en moyenne quadratiques de fonctions continues, mais seule
une fonction continue peu être limite d’une suite de fonctions continues.
Math242 Analyse de Fourier
1.41 Convergence en moyenne quadratique
fˆ(n)en .
X
1.4.7 Définitions. Soit f ∈ E sa série de Fourier est
n∈Z
Si N ∈ N, la valeur en t0 de la N ième somme partielle de la série de Fourier de f est
N N N
fˆ(n)en (t0 ) fˆ(n)eint0 = a0 (f ) +
X X X
SN (f )(t0 ) = an cos(nt0 ) + bn sin(t0 )
n=−N n=−N 1
1.4.8 Remarque. Nous verrons que si f est somme de fonctions monotones par morceaux alors en tout point t0 ∈ T la série de Fourier de f conververge vers la
f− (t0 ) + f+ (t0 )
moyenne de ses limites à gauche et à droite en t0 . Mais la convergence peut ne pas :
2
X
1. être absolue ([Link] 1.2.21) (et donc fˆ(n)en (t0 ) ne converge pas en vrac)
n∈Z
2. même pour une fonction continue sur T avoir lieu tout en point de T.
Cependant on a le
1.4.9 Théorème. Pour tout h ∈ E alors h est limite en moyenne quadratique de sa série de Fourier.
q
X
Plus précisément pour tout > 0 il y a N > 0 tel que si −p, q ≥ N on a k h − ĥ(n)en k2 ≤
n=p
q
1
Démonstration : Le rappel 1.4.1 2 et le théorème 1.3.1 donnent f continue et un polynôme trigonométrique P tels que k h−f k2 ≤ 2
et k f −P k≤ 8π
q
X q
X
d’où k f − P k2 ≤ 2 . Si N est le degré de P et −p, q ≥ N alors f − ĥ(n)en étant dans l’orthogonal de Vect(ek ; −N ≤ k ≤ N ) 3 ĥ(n)en − P on
n=p n=p
q q q q q
X X X X X
akf− ĥ(n)en k2 ≤k f − ĥ(n)en + ĥ(n)en − P k2 =k f − P k2 ≤ d’où k h − ĥ(n)en k2 ≤k h − f k2 + k f − ĥ(n)en k2 ≤ + =
n=p n=p n=p 2 n=p n=p 2 2
Démonstration : h = f − g est continue et ses coefficients de Fourier sont ĥ(n) = fˆ(n) − ĝ(n) = fˆ(n) − fˆ(n) = 0 dond h = 0.
Math242 Analyse de Fourier
1.41 Convergence en moyenne quadratique
Démonstration : La formule de Bessel étant le cas particulier k = h de la formule de Parseval il suffit de montrer cette dernière.
N
X N
X N
X
Pour tout N ∈ N, comme les en , n ∈ N forment une famille orthonormale, on a < ĥ(n)en , k̂(n)en >= ĥ(n)k(n) et d’après l’inégalité
n=−N n=−N n=−N
N N
2
k22 , |k̂(n)|2 ≤< k, k >=k k k22 .
X X
de Bessel 1.2.19 on a |ĥ(n)| ≤< h, h >=k h
n=−N n=−N
N N
ĥ(n)en k22 , k k − k̂(n)en k22 ≤ donc :
X X
D’après 1.4.9, pour tout > 0 il y a N tel que k h −
n=−N n=−N
N
X N
X N
X N
X N
X N
X
< h, k > − ĥ(n)k(n) =< h − ĥ(n)en + ĥ(n)en , k − k̂(n)en + k̂(n)en > − < ĥ(n)en , k̂(n)en >=
n=−N n=−N n=−N n=−N n=−N n=−N
N
X N
X XN N
X XN N
X
=< h − ĥ(n)en , k − k̂(n)en > + < h − ĥ(n)en , k̂(n)en > + < ĥ(n)en , k − k̂(n)en >.
n=−N n=−N n=−N n=−N n=−N n=−N
N
X
Donc | < h, k > − ĥ(n)k(n)| ≤
n=−N
N
X N
X N
X N
X N
X N
X
k h− ĥ(n)en k2 · k k − k̂(n)en k2 + k h − ĥ(n)en k2 · k k̂(n)en k2 + k ĥ(n)en k2 k k − k̂(n)en k2 ≤ · [k h k2 + k k k2 ·]
n=−N n=−N n=−N n=−N n=−N n=−N
∞
X 1 π2
1.4.13 Exemple (Calcul par l’égalité de Bessel de la série de Riemann 2
= ). Soit f ∈ E telle que f (π) = 0 et pour |t| ≤ π, f (t) = t. Alors :
n=1
n 6
π t3 π
Z π Z π −int
π2 h t · e−int
Z
1 1 π e i
k f k22 = t2 dt = = et on a fˆ(0) = 0 car f est impaire et si n 6= 0 on a fˆ(n) = t · e−int dt = + dt = (−1)n d’où :
2π −π 2π −π 3 2π −π −2iπn −π −π 2πn n
∞ ∞
π2 X X 1
=k f k22 = |fˆ(n)|2 = 2 2
3 n=−∞ n=1
n