REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET
DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
************
UNIVERSITE NATIONAL DES SCIENCES
TECHNOLOGIES, INGENIERIES ET MATHEMATIQUE
*************
ECOLE NATIONAL SUPERIEUR DE GENIE
ENERGETIQUE ET PROCEDES (ENSGEP)
***************
Filière : ING-GEP 2
Année d’étude : 2ème Année
Matière : Technologies des systèmes d’énergie
nucléaire
Thème d’exposé
Etude du condenseur de vapeur et des réacteurs dans une centrale
nucléaire
Groupe : 06
Réalisé par : Sous la supervision de :
TOKPO S. Vitale Dr(MA) KARIMOU
Année Académique : 2024-2025
Table des matières
INTRODUCTION ............................................................................................... 1
1. Fonctionnement d’une centrale nucléaire..................................................... 2
2. Condenseur de vapeur .................................................................................... 5
2.1. Principe de fonctionnement du condenseur............................................... 5
2.2. Le Types de condenseur dans une centrale nucléaire.............................. 5
2.3. Rôle dans l'efficacité énergétique ............................................................... 5
2.4. Aspects de conception et maintenance ....................................................... 6
2.5. Problématiques environnementales ............................................................ 6
3. Les réacteurs nucléaires.................................................................................. 6
3.1. La fission nucléaire....................................................................................... 6
3.1.1 Les neutrons et la réaction en chaîne ....................................................... 7
3.2 Les composants d'un réacteur nucléaire ..................................................... 7
3.4. Génération et filière : deux notions distinctes ......................................... 10
3.4.1 Quatre générations de réacteurs nucléaires .......................................... 10
3.4.2. Les filières de réacteurs nucléaires ........................................................ 11
3.3 Les types de réacteurs nucléaires............................................................... 13
3.4. Les réacteurs nucléaires ne produisent pas tous de l’électricité. ........... 19
CONCLUSION .................................................................................................. 21
Références bibliographie .................................................................................. 22
INTRODUCTION
La maîtrise de l’approvisionnement en énergie est un enjeu essentiel du monde de
demain. Plusieurs modes de production d’électricité, qui s’appuient sur
différentes sources d’énergie, coexistent aujourd’hui : les énergies renouvelables
(hydraulique, éolien, solaire…), l’énergie thermique à combustion (charbon, gaz,
pétrole) et nucléaire. Ces modes de production (hors photovoltaïque) s’appuient
sur des centrales, basées sur le même principe : faire tourner une turbine couplée
à un alternateur pour produire de l’électricité. La différence de fonctionnement se
situe au niveau de l’entraînement de la turbine. Dans les centrales hydrauliques,
c’est l’eau des barrages qui actionne la turbine. Dans les centrales thermiques
classiques, elle est activée par la vapeur d’eau obtenue lorsque le combustible
fossile (charbon, gaz naturel ou pétrole) est brûlé. Dans les centrales nucléaires,
enfin, des atomes d’uranium, en se cassant, produisent de la chaleur qui
transforme l’eau en vapeur, permettant ainsi la mise en mouvement de la turbine.
Dans notre déroulement l’accent est porté sur l’étude du condenseur à vapeur et
du réacteur nucléaire afin de comprendre une partie des mécanismes mise en jeu
pour le fonctionnement d’une centrale nucléaire.
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TOKPO S Vitale
1. Fonctionnement d’une centrale nucléaire
Nucléaire
Pour produire de l'électricité dans une centrale nucléaire, comme pour une
centrale thermique, le principe de base reste celui de la dynamo qui alimente
l'éclairage de votre vélo. Bien sûr, plutôt que de pédaler, on préfère utiliser la
vapeur d'eau pour faire tourner la turbine couplée à un alternateur qui génère
l'électricité. La différence se trouve donc dans la nature du combustible et la
manière de produire cette vapeur d'eau. On vous explique
Mode d'emploi d'une centrale nucléaire
Etape 1
Extraire la chaleur
On provoque la fission nucléaire de l'uranium situé dans le réacteur. La chaleur
dégagée fait monter à 320° la température de l'eau qui circule autour de celui-ci.
Pour l'empêcher de se transformer en vapeur, l'eau est maintenue sous pression
dans un circuit fermé : le circuit primaire.
Etape 2
Créer de la vapeur
Ce circuit primaire communique avec un deuxième circuit fermé, le circuit
secondaire, par l'intermédiaire d'un générateur de vapeur. L'eau chaude du circuit
primaire chauffe l'eau du circuit secondaire qui se transforme en vapeur.
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Etape 3
Produire l'électricité
La pression de cette vapeur fait tourner une turbine qui entraîne à son tour un
alternateur.
Grâce à l'énergie fournie par la turbine, l'alternateur produit un courant électrique
alternatif. Un transformateur élève la tension de ce courant électrique pour qu'il
puisse être transporté plus facilement dans les lignes très haute tension.
Etape 4
Refroidir la vapeur pour la réutiliser
À la sortie de la turbine, la vapeur du circuit secondaire est retransformée en eau
grâce au circuit de refroidissement dans lequel circule de l'eau froide en
provenance de la mer ou d'un fleuve. Désormais chaude, l'eau de ce troisième
circuit est ensuite pulvérisée dans les aéro-réfrigérants, ces grandes tours grâce
auxquelles on identifie facilement les centrales nucléaires. Au contact de l'air,
cette vapeur d'eau se condense sous forme de pluie, qui est alors collectée et peut
être réutilisée.
Les 3 circuits d'eau sont totalement étanches les uns par rapport aux autres, pour
éviter toute contamination radioactive.
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Chaîne énergétique d’une centrale nucléaire.
La chaîne énergétique d'une centrale nucléaire fonctionne de la manière suivante:
1. Fission nucléaire : Dans le cœur du réacteur, des atomes de combustible
nucléaire (comme l'uranium-235 ou le plutonium-239) subissent des
fissions lorsque des neutrons les percutent. Cette réaction libère une grande
quantité de chaleur.
2. Production de chaleur : La chaleur générée par les fissions nucléaires est
transférée au fluide caloporteur (souvent de l'eau sous pression) qui circule
dans le cœur du réacteur.
3. Génération de vapeur : Le fluide caloporteur chauffé passe par un
générateur de vapeur où il transfère sa chaleur à de l'eau secondaire,
produisant de la vapeur.
4. Turbine à vapeur : La vapeur produite est dirigée vers une turbine à
vapeur, où elle fait tourner les pales de la turbine.
5. Génération d'électricité : La rotation de la turbine entraîne un générateur
qui convertit l'énergie mécanique en énergie électrique.
6. Condensation de la vapeur : Après avoir traversé la turbine, la vapeur est
refroidie et condensée en eau dans un condenseur, souvent en utilisant de
l'eau de refroidissement provenant d'une source externe (comme une rivière
ou un système de refroidissement à eau).
7. Recyclage : L'eau condensée est renvoyée dans le générateur de vapeur
pour être réchauffée et le cycle recommence.
8. Distribution de l'électricité : L'électricité produite est ensuite acheminée
via des lignes de transmission vers le réseau électrique pour être distribuée
aux consommateurs.
On peut noter que ce processus permet de convertir l'énergie nucléaire en
électricité de manière efficace et continue. Les éléments clés d'une centrale
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nucléaire sont : le réacteur, générateur de vapeur, turbine, condenseur, etc.). Le
réacteur et le condenseur à vapeur sont donc des composants essentiels du cycle
de production d'énergie dans une centrale nucléaire.
2. Condenseur de vapeur
Un condenseur de vapeur est une composante cruciale des centrales nucléaires à
cycle thermodynamique. Son rôle est de transformer la vapeur qui a été utilisée
pour actionner les turbines en eau liquide, afin qu'elle puisse être réutilisée dans
le circuit primaire. Ce processus est essentiel pour améliorer l'efficacité
énergétique et maintenir la sécurité du réacteur.
2.1. Principe de fonctionnement du condenseur
Dans une centrale nucléaire, la vapeur produite par les générateurs de vapeur
alimente une turbine qui entraîne un générateur électrique. Une fois la vapeur
passée à travers la turbine, elle doit être condensée pour boucler le cycle
thermodynamique. Le condenseur, souvent situé sous la turbine, fonctionne par
échange de chaleur : la vapeur chaude cède son énergie thermique à un fluide
caloporteur plus froid, souvent de l'eau de mer ou de rivière, circulant dans un
réseau de tubes.
2.2. Le Types de condenseur dans une centrale nucléaire
Il existe plusieurs types de condenseurs, dont :
Condenseurs à surface : Ce sont les plus utilisés dans les centrales nucléaires.
Ils se composent de milliers de tubes à travers lesquels circule un fluide froid
(généralement de l'eau). La vapeur entre en contact avec la surface extérieure des
tubes, où elle se condense.
2.3. Rôle dans l'efficacité énergétique
Le condenseur joue un rôle clé dans l'efficacité globale de la centrale. Plus la
vapeur est refroidie et condensée efficacement, plus le cycle thermodynamique
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est performant. Cela permet de maximiser l'énergie récupérée par la turbine tout
en minimisant les pertes d'énergie sous forme de chaleur résiduelle.
2.4. Aspects de conception et maintenance
Les condenseurs doivent être conçus pour résister à des conditions extrêmes de
pression et de température. Leur taille dépend de la capacité de la centrale. En
raison de leur rôle critique, ils sont soumis à des inspections régulières pour éviter
les fuites et l'encrassement des tubes. Ces problèmes peuvent réduire l'efficacité
du transfert de chaleur et entraîner des coûts supplémentaires de maintenance ou
des arrêts imprévus de la centrale.
2.5. Problématiques environnementales
L'utilisation d'eau de mer ou d'eau douce pour le refroidissement des condenseurs
soulève des préoccupations environnementales, notamment la surchauffe des
écosystèmes aquatiques ou la modification des habitats en raison des rejets d'eau
chaude. Des systèmes de refroidissement fermés ou à faible impact
environnemental sont à l'étude pour atténuer ces effets.
3. Les réacteurs nucléaires
Un réacteur nucléaire permet de produire une réaction de fission en chaîne et d’en
contrôler l’intensité, pour produire de l'énergie sous forme de chaleur, utilisée
principalement pour générer de l'électricité.
3.1. La fission nucléaire
Sous l’effet d’une collision avec un neutron, le noyau de certains gros atomes a la
propriété de se casser en deux noyaux de taille plus petite. On qualifie alors ce
noyau de « fissile » et la réaction de « fission ».
En effet, le neutron, particule sans charge électrique, a la faculté de pouvoir
s’approcher suffisamment près du noyau, chargé positivement, sans être repoussé
par des forces électriques. Il peut alors pénétrer à l’intérieur et le briser en deux
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morceaux, appelés produits de fission, la plupart du temps radioactifs. Le seul
noyau fissile naturel est l’uranium 235.
La réaction de fission d’un noyau s’accompagne d’un grand dégagement
d’énergie. L’énergie emportée par les neutrons représente une faible partie de
l’énergie totale libérée. L’essentiel de celle-ci est emporté par les produits de
fission sous forme d’énergie cinétique. Ejectés avec une vitesse de l’ordre de 8
000 km/s, ils se frayent un chemin parmi les autres atomes en les « bousculant ».
Lors de ces chocs, ils perdent rapidement de la vitesse (et donc de l’énergie) en
échauffant la matière environnante, puis ils s’arrêtent dans la masse d’uranium.
Leur énergie de départ se trouve finalement transformée en chaleur : localement,
la température de l’uranium augmente. Dans un réacteur nucléaire électrogène, on
récupère cette chaleur pour produire de l’électricité.
3.1.1 Les neutrons et la réaction en chaîne
Chaque fission produit en moyenne deux à trois neutrons d’énergie élevée,
qui se déplacent à très grande vitesse (20 000 km/s) parmi les atomes d’uranium.
Ces projectiles de petite dimension, neutres électriquement et de masse faible par
rapport aux produits de fission, se propagent relativement loin avant d’interagir
avec un autre noyau d’atome. Ils provoquent à leur tour de nouvelles fissions,
libérant de nouveaux neutrons et ainsi de suite : il s’agit de la réaction en chaîne.
Dans un réacteur nucléaire, la réaction en chaîne est maîtrisée. Une grande
partie des neutrons est capturée pour maintenir un rythme de fissions constant.
Seul un neutron, issu de chaque fission, provoque une nouvelle fission pour libérer
régulièrement de l’énergie. La quantité de chaleur libérée chaque seconde dans la
masse d’uranium est ainsi contrôler
3.2 Les composants d'un réacteur nucléaire
Il existe de nombreuses filières de réacteurs nucléaires. Toutefois, ces réacteurs
ont tous en commun plusieurs composants tels que le combustible, les barres de
commande, le modérateur et le caloporteur.
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Le cœur du réacteur est la partie du réacteur nucléaire où se déroulent les
réactions de fission nucléaire, contenant le combustible nucléaire (comme
l'uranium ou le plutonium), les barres de contrôle, et le modérateur qui
ralentit les neutrons pour maintenir la réaction en chaîne.
La cuve du réacteur est un grand récipient en acier épais et robuste qui
contient le cœur du réacteur nucléaire, le fluide caloporteur (souvent de
l'eau sous pression), ainsi que les barres de contrôle. Elle joue un rôle
crucial en assurant l'intégrité structurelle du réacteur, en conférant un
confinement physique pour le combustible nucléaire et en facilitant le
transfert de chaleur depuis le cœur vers le générateur de vapeur tout en
protégeant contre les radiations.
LE COMBUSTIBLE
Le combustible d’une centrale nucléaire contient des atomes fissiles dont on va
extraire de l’énergie par fission. Celui le plus souvent utilisé est l’uranium 235.
Comprimé en pastilles, le combustible est inséré dans des gaines étanches,
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appelées « crayons combustible ». Ces derniers sont ensuite réunis en faisceaux
dans des assemblages de combustible placés dans le cœur du réacteur.
LES BARRES DE COMMANDE, PIEGEUSES DE NEUTRONS
Dans un réacteur, le contrôle permanent de la réaction en chaîne est assuré grâce
à des barres de commande, également appelées barres de contrôle, faites dans un
matériau capable d’absorber les neutrons. Ces barres sont mobiles dans le cœur
du réacteur : elles peuvent être descendues pour réduire le taux de fission,
remontées pour le maintenir ou l’augmenter. En cas d’incident, la chute de ces
barres au sein du combustible stoppe presque instantanément la réaction en
chaîne.
LE MODERATEUR, RALENTISSEUR DE NEUTRONS
Le modérateur ralentit les neutrons afin qu’ils rencontrent des atomes et
provoquent une fission.
La plupart des réacteurs comporte ce que l’on appelle un modérateur. Son rôle est
de ralentir les neutrons libérés lors de la fission nucléaire, trop énergétiques pour
provoquer efficacement une nouvelle fission. Les neutrons sont freinés lorsqu’ils
traversent une matière composée d’atomes à noyaux légers qui ne les absorbe pas,
comme de l’eau ou du graphite par exemple. Au final, cela permet de les ralentir,
les faisant passer d’une vitesse initiale de l’ordre de 20 000 km/s à une vitesse
d’environ 2 km/s.
LE CALOPORTEUR, TRANSPORTEUR DE CHALEUR
L’énergie libérée sous forme de chaleur lors de la fission des noyaux d’uranium
235 doit être transportée hors du cœur du réacteur, vers les systèmes qui
transformeront cette chaleur en électricité : turbine et alternateur. Ce rôle est
assuré par le caloporteur, le fluide d’extraction de la chaleur produite par le
combustible nucléaire. Celui-ci peut être de l’eau, un métal liquide (sodium ou
plomb) ou un gaz (gaz carbonique ou hélium). Le caloporteur permet par ailleurs
de maintenir la température du combustible à sa valeur nominale, compatible par
exemple avec la tenue des matériaux.
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3.4. Génération et filière : deux notions distinctes
Dans l’industrie nucléaire, la notion de « génération » est distincte de celle de «
filière technologique ». En effet, une génération peut inclure différentes
technologies de réacteurs. Les différences entre les générations correspondent à
des critères d’exigences spécifiques à chaque période.
3.4.1 Quatre générations de réacteurs nucléaires
Depuis le lancement, en 2001, du Forum international Génération IV dédié aux
recherches sur les « réacteurs du futur », les professionnels distinguent quatre
générations de réacteurs à fission nucléaire. Chacune répond à des objectifs liés
aux enjeux de l’époque de leur conception. Compte tenu de la durée de
fonctionnement de ces équipements, on trouve des réacteurs de différentes
générations en activité ou en cours de construction. Ainsi, la quatrième génération
de réacteurs est en phase de conception, tandis que la majeure partie des réacteurs
actuellement en exploitation est de deuxième génération, et que la troisième
génération commence à se déployer.
La première génération de réacteurs nucléaires
La première génération de réacteurs nucléaires comprend les prototypes et les
premiers réacteurs de taille industrielle à usage commercial mis au point dans les
années 1950 et 1960 et entrés en service avant les années 1970. Durant cette
période, la France, qui ne disposait pas des technologies d’enrichissement de
l’uranium, a développé une filière technologique utilisant l’uranium naturel
comme combustible.
La deuxième génération de réacteurs nucléaires
Les réacteurs nucléaires de deuxième génération sont entrés en service à partir des
années 1970. Ils répondaient à la nécessité d’atteindre une meilleure compétitivité
de l’énergie nucléaire et d’améliorer l’indépendance énergétique, dans un
contexte de fortes tensions sur le cours des énergies fossiles (choc pétrolier). La
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majorité des réacteurs actuellement en exploitation dans le monde sont des
réacteurs de 2e génération. En France, ils appartiennent à la filière à eau sous
pression (REP), une technologie américaine adaptée par EDF.
La troisième génération de réacteurs nucléaires
La troisième génération de réacteurs nucléaires met l’accent sur les impératifs liés
à la sûreté et à la sécurité : résistance renforcée aux agressions externes, type chute
d’avion par exemple. Ces réacteurs tirent les enseignements du retour
d’expérience de l’exploitation des réacteurs de 2e génération, des accidents de
Three Mile Island et de Tchernobyl ainsi que des attentats du 11 septembre 2001.
Exemple de réacteur de ce type : l’EPR (European Pressurized Reactor), dont
quatre sont actuellement en construction (un en France, un en Finlande et deux en
Chine) et plusieurs autres sont prévus, notamment au Royaume-Uni.
La quatrième génération de réacteurs nucléaires
La quatrième génération de réacteurs nucléaires correspond aux réacteurs,
actuellement en phase de conception, qui pourraient voir un déploiement
industriel à l’horizon 2050. Ils sont en rupture technologique totale avec tout ce
qui a été réalisé jusqu’à présent. Les recherches sur ces systèmes du futur sont
menées dans le cadre du Forum international Génération IV qui a établi les critères
auxquels ils devront répondre : la durabilité, la sûreté, la compétitivité
économique et la résistance à la prolifération nucléaire.
3.4.2. Les filières de réacteurs nucléaires
Depuis les débuts de l’industrie électronucléaire, plusieurs filières de réacteurs
ont été développées à travers le monde. Ces filières se distinguent par des choix
d’options technologiques. Parmi elles, trois caractéristiques majeures permettent
de classer les réacteurs en différentes filières :
la nature de la matière fissile utilisée comme combustible nucléaire (ex :
uranium naturel, uranium enrichi, plutonium) ;
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le fluide caloporteur, qui permet de récupérer la chaleur produite au niveau
du cœur et de l’acheminer (ex : eau ordinaire sous pression ou bouillante,
eau lourde, gaz carbonique, sodium, hélium) ;
le modérateur, qui détermine l’énergie moyenne des neutrons dans le cœur
du réacteur (ex : eau ordinaire, eau lourde, graphite).
Une combinaison de ces trois éléments produit des réacteurs ayant des
caractéristiques différentes, qui ne satisfont pas tous de la même façon les
différents critères de sélection d’une filière de réacteurs nucléaires.
Ces critères, d’ordre technique ou économique, évoluent avec le temps. Par
exemple, les premières filières développées devaient être capables de fonctionner
avec de l’uranium naturel comme combustible, limitant ainsi le choix du
modérateur. Avec le développement des technologies d’enrichissement de
l’uranium, de nouvelles filières fonctionnant à l’uranium enrichi ont vu le jour.
La filière à eau « ordinaire » ou « légère » et à uranium enrichi en U235
Dans cette filière, il existe deux types de réacteurs : les Réacteurs à Eau
Pressurisée ou sous pression (REP ou PWR) et les Réacteurs à Eau Bouillante
(REB ou BWR). Plus de 80% du parc nucléaire en fonctionnement dans le monde
est constitué de réacteurs exploitant cette filière. Les réacteurs REP sont les plus
utilisés dans le monde (73% des réacteurs dans le monde à fin septembre 2023
selon l'AIEA) et équipent tout le parc électronucléaire français (56 réacteurs en
fonctionnement). Dans les REP et REB, l’eau joue le rôle de fluide caloporteur et
de modérateur.
La filière à eau lourde et à uranium naturel
Avec de nombreuses variantes, ces filières utilisent un combustible peu ou pas
enrichi et un modérateur qui est l’eau « lourde » (oxyde de deutérium). Les grands
pays utilisant cette filière sont le Canada et l’Inde. La France a exploité une
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centrale de ce type à Brennilis, en Bretagne. Elle est maintenant déclassée et en
cours de démantèlement.
La filière à neutrons rapides et à combustible plutonium et uranium
naturel
Dans cette filière, le combustible utilisé est l’uranium 238 (99,28% de l’uranium
naturel), transformé en plutonium 239 par absorption de neutrons rapides. Le
plutonium généré est lui-même fissionné par une partie des neutrons.
Cette filière qui a connu un fort développement en France avant d’être arrêtée
constitue une voie d’avenir parce qu’elle permet d’organiser une réaction en
chaîne avec du plutonium issu du retraitement des combustibles usés de tous les
types et de transformer l’uranium 238 en plutonium. Ces réacteurs génèrent donc
plus de matière fissile qu’ils n’en consomment et permettent donc de beaucoup
mieux utiliser le minerai naturel.
Les autres filières
Les filières dites « graphite-gaz » développées initialement en Europe
(principalement au Royaume-Uni) et dont il existe de nombreux exemples dans le
monde ne sont plus développées. Elles utilisent le graphite comme modérateur,
l’uranium naturel ou faiblement enrichi comme combustible et le CO2 (voire
l’hélium) comme caloporteur.
3.3 Les types de réacteurs nucléaires
Les différences entre les différents types de centrales nucléaires reposent sur le
fonctionnement du réacteur nucléaire qu'elles utilisent pour produire de
l'électricité.
Les types de réacteurs nucléaires les plus courants sont les suivants :
• Réacteur à eau pressurisée (REP)
• Réacteur à eau bouillante (REB)
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• Réacteur à l'uranium naturel et au graphite au gaz (GCR)
• Réacteur à gaz avancé (AGR)
• Réacteur refroidi par gaz à température élevée (HTGCR)
• Réacteur nucléaire à eau lourde (REH)
• Réacteur surgénérateur rapide (FBR)
Réacteur à eau pressurisée (REP)
Le réacteur à eau pressurisée est le réacteur nucléaire le plus utilisé au monde avec
le réacteur à eau bouillante (REB). Ce réacteur a été développé principalement
aux États-Unis, RF en Allemagne, en France et au Japon.
Le combustible nucléaire utilisé est de l'uranium enrichi sous forme d'oxyde.
Le modérateur et le liquide de refroidissement utilisés peuvent être de l'eau ou du
graphite.
L'énergie thermique générée par le cœur du réacteur est transportée par l'eau de
refroidissement qui circule dans le circuit primaire sous haute pression vers un
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échangeur de chaleur. Le réacteur est basé sur le principe que l'eau soumise à une
pression élevée peut s'évaporer sans atteindre le point d'ébullition.
Dans l'échangeur, la vapeur est refroidie et condensée, et retourne au réacteur à
l'état liquide.
Dans l'échange, la chaleur passe à un circuit d'eau secondaire. L'eau du circuit
secondaire est convertie en vapeur haute pression qui sera utilisée pour entraîner
les turbines à vapeur. Les turbines fournissent de l'énergie mécanique pour
entraîner le générateur électrique et obtenir de l'électricité.
Réacteur à eau bouillante (REB)
Le réacteur à eau bouillante (connu sous l'acronyme en anglais BWR), est
également fréquemment utilisé. Technologiquement, il a été développé
principalement aux États-Unis, en Suède et en Allemagne de l'Ouest.
Dans ce type de réacteur nucléaire, il utilise l'eau comme fluide caloporteur et
modérateur de neutrons.
Le combustible nucléaire utilisé est de l'uranium enrichi sous forme d'oxyde car
il facilite la génération de fissions nucléaires.
L'énergie thermique générée par les réactions en chaîne de la fission nucléaire est
utilisée pour faire bouillir l'eau. La vapeur produite est envoyée dans une turbine
qui entraîne un générateur électrique. La vapeur qui sort de la turbine passe à
travers un condenseur, où elle est transformée en eau liquide pour répéter le cycle.
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Réacteur à l'uranium naturel et au graphite au gaz (GCR)
Le réacteur à uranium naturel et graphite gazeux est un type de réacteur nucléaire
qui utilise de l'uranium naturel sous forme de métal comme combustible nucléaire.
Le combustible est introduit dans des tubes d'un alliage de magnésium appelé
magnox.
Le modérateur de neutrons utilisé est le graphite. Le refroidisseur thermique est
au gaz, plus précisément au dioxyde de carbone (CO2).
La technologie de ce type de réacteur nucléaire a été développée principalement
en France et au Royaume-Uni.
Réacteur à gaz avancé (AGR)
Le réacteur à gaz avancé (AGR) a été développé au Royaume-Uni à partir du
réacteur nucléaire à uranium naturel-graphite-gaz.
Les principales nouveautés sont que le combustible nucléaire, sous forme d'oxyde
d'uranium enrichi, est introduit dans des tubes en acier inoxydable et que la cuve
en béton précontraint contient les échangeurs de chaleur à l'intérieur.
Réacteur refroidi par gaz à température élevée (HTGCR)
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Le réacteur nucléaire refroidi au gaz à température élevée est une nouvelle
évolution des réacteurs nucléaires refroidis au gaz.
Les différences par rapport au réacteur nucléaire avancé à gaz (AGR) sont
principalement de trois :
• L'hélium est remplacé par le dioxyde de carbone comme réfrigérant,
• Le combustible céramique est utilisé à la place du combustible métallique
• Les températures du gaz avec lequel il fonctionne sont beaucoup plus
élevées.
Réacteur nucléaire à eau lourde (REH)
Le réacteur nucléaire à eau lourde est un type de réacteur nucléaire développé
principalement au Canada. Une variante de ce réacteur est le réacteur nucléaire
CANDU, très populaire au Canada.
Le combustible utilisé pour obtenir l'énergie nucléaire est l'uranium naturel, sous
forme d'oxyde, qui est introduit dans des tubes de zirconium allié.
La principale caractéristique du réacteur à eau lourde est l'utilisation d'eau lourde
comme modérateur et caloporteur.
Dans sa conception la plus courante, les tubes de combustible nucléaire sont
insérés dans une cuve contenant le modérateur. Le réfrigérant est maintenu sous
pression pour maintenir son état liquide. La vapeur est produite dans des
échangeurs de chaleur à travers lesquels circule l'eau légère.
Réacteur surgénérateur rapide (FBR)
La principale caractéristique des réacteurs rapides est qu'ils n'utilisent pas de
modérateur de neutrons et que, par conséquent, la plupart des fissions nucléaires
sont produites par des neutrons rapides.
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Le cœur de ce type de réacteur nucléaire est constitué d'une zone fissile, entourée
d'une zone fertile dans laquelle l'uranium naturel est transformé en plutonium. Le
cycle uranium 233-thorium peut également être utilisé.
Le réfrigérant est du sodium liquide, la vapeur est produite dans des échangeurs
de chaleur.
Les différents types de réacteurs
Si le principe de fonctionnement est le même dans toutes les centrales, les
réacteurs peuvent être différents en fonction du combustible utilisé, du
modérateur ou du fluide caloporteur choisi.
Filière Combustible Modérateur Caloporteur
Réacteur UNGG Uranium naturel (0,7 Carbone solide Gaz carbonique
(Uranium naturel % d'uranium 235) (graphite)
graphite-gaz)
Première filière
développée en France.
Le dernier réacteur de
cette génération a été
arrêté en 1994.
Réacteur CANDU Uranium naturel Eau lourde* Eau lourde sous
Filière développée au pression
Canada
Réacteur RBMK Uranium enrichi à 1,8 Carbone (graphite) Eau bouillante
(Reactor Bolchoe % d'uranium 235
Molchnastie Kipiachie
ou en français
"Réacteur bouillant de
grande puissance")
Ces réacteurs
constituent 40 % du
parc nucléaire de l'ex-
URSS.
Réacteur à eau Uranium enrichi à 3 % Eau ordinaire entrant en ébullition dans le cœur
bouillante (REB) d'uranium 235
Filière développée aux
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TOKPO S Vitale
Etats-Unis, au Japon et
en Suède
Réacteur à eau sous Uranium enrichi à 3 % Eau sous pression maintenue à l'état liquide.
pression (REP) d'uranium 235 L'eau sous pression est à la fois le modérateur et
La filière la plus le caloporteur.
classique dans le
monde occidental.
Elle a été développée
en ex-URSS sous le
nom de "VVER".
Réacteur à neutrons Uranium enrichi ou Aucun : les neutrons Sodium liquide.
rapides (RNR) plutonium restent rapides. Ne ralentit pas les
Le réacteur Phénix neutrons.
(250 MWe), prototype
français, a fonctionné
de 1973 à 2009.
3.4. Les réacteurs nucléaires ne produisent pas tous de l’électricité.
Un réacteur nucléaire produisant de l’électricité (électronucléaire) est une
enceinte comprenant un cœur au sein duquel des réactions de fission nucléaire
sont initiées et contrôlées. Ces fissions dégagent de la chaleur qui est utilisée pour
générer de la vapeur. En actionnant une turbine, celle-ci permet de produire de
l’électricité. Il existe toutefois d’autres réacteurs « nucléaires » dont les
applications diffèrent.
Dans le domaine naval, des réacteurs nucléaires sont parfois utilisés pour
propulser des navires et des sous-marins. L’énergie mécanique d’une turbine,
actionnée par la vapeur produite, est utilisée pour faire tourner l’arbre d’hélice du
navire par l’intermédiaire d’un réducteur.
Dans le domaine militaire, des réacteurs produisent du plutonium et de l’uranium
très enrichi nécessaires pour constituer des armes nucléaires.
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Dans le domaine de la « médecine nucléaire », des réacteurs nucléaires produisent
des radio-isotopes qui sont ensuite utilisés à des fins de diagnostic (imagerie
médicale) ou de thérapie (radiothérapie interne vectorisée ou métabolique). Pour
produire ces radio-isotopes, des noyaux non radioactifs sont irradiés par des
neutrons, notamment dans le cas du technétium 99m (99mTc), très utilisé en
diagnostic.
Cette opération a lieu dans des réacteurs de recherche, comme Osiris dans le passé
(arrêté en décembre 2015) et Jules Horowitz dans le futur (dont la mise en service
n'est pas attendue avant 2021). Notons que des radio-isotopes peuvent également
être produits par des cyclotrons (accélérateurs de particules dans lequel un champ
magnétique est appliqué). En Europe, plus de 30 000 procédures médicales par
jour nécessitent l’usage de radio-isotopes, ce qui fait de leur sécurité
d’approvisionnement un enjeu important dans le milieu médical.
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CONCLUSION
Dans une centrale nucléaire, le réacteur et le condenseur à vapeur sont des
composants essentiels du cycle de production d'énergie. Le réacteur génère de la
chaleur via la fission nucléaire, chauffant l'eau pour produire de la vapeur. Cette
vapeur actionne des turbines, transformant l'énergie thermique en énergie
mécanique puis électrique. Le condenseur, quant à lui, refroidit la vapeur après
son passage dans les turbines, la transformant en eau liquide pour la réinjecter
dans le circuit, améliorant ainsi l'efficacité du processus et permettant son
recyclage continu.
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Références bibliographie
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d_un_reacteur_nucleaire
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electricite/[Link]
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