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Bases de l'imagerie médicale et rayons X

Le document traite des bases physiques de l'imagerie médicale, en se concentrant sur la radiologie conventionnelle et la production des rayons X. Il aborde les principes de fonctionnement des tubes à rayons X, les propriétés des rayons X, ainsi que la construction et la qualité des images radiographiques. Enfin, il mentionne les avancées vers la numérisation et les systèmes de détection numérique.

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Bases de l'imagerie médicale et rayons X

Le document traite des bases physiques de l'imagerie médicale, en se concentrant sur la radiologie conventionnelle et la production des rayons X. Il aborde les principes de fonctionnement des tubes à rayons X, les propriétés des rayons X, ainsi que la construction et la qualité des images radiographiques. Enfin, il mentionne les avancées vers la numérisation et les systèmes de détection numérique.

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BASES PHYSIQUES DE

L’IMAGERIE MEDICALE
• Radiologie conventionnelle :
Production des Rayons X
• Tomodensitométrie ou scanner
• Radioprotection
• Echographie ou ultrasonographie
• Echodoppler
• Imagerie par résonance magnétique (IRM)
RADIOLOGIE CONVENTIONNELLE:
PRODUCTION DES RAYONS X

• Repose sur l’utilisation de rayons X


produits par un tube à RX

• Représente plus de 60 % des actes de


radiologie
RADIOLOGIE CONVENTIONNELLE:
PRODUCTION DES RAYONS X

• Cliché de thorax: de loin le plus courant

• Rayon X:rayonnement électromagnétique


de très courte longueur d’onde
RADIOLOGIE CONVENTIONNELLE:
PRODUCTION DES RAYONS X
• Echelle de rayonnements électromagnétiques:
* ondes électriques et de radiodiffusion
* infrarouge, lumière visible, ultraviolets
* rayons X, gamma et cosmiques
1. Principe du tube à rayons X

• Figure1: Schéma d’un tube à rayon X


Salle de radiographie
1. Principe du tube à rayons X
• La source d'électrons est constituée
par filament de tungsten porté à
l'incandescence
• Courant de chauffage en mA
• De sa variation dépend la quantité des
RX produits
1. Principe du tube à rayons X

• La tension appliquée au tube, entre le


filament (cathode) et la cible (anode), est
la tension qui accélère les électrons

• Cette tension se mesure en kilovolts (kV)


1. Principe du tube à rayons X

• De cette tension dépend la qualité des


RX, c’est-à-dire leur force de
pénétration :
* basse tension : 40 à 90 kV
* haute tension : 100 à 130 kV
1. Principe du tube à rayons X
• L'anode est la pièce métallique
(tungsten) assurant le freinage des
électrons préalablement accélérés et à
partir de laquelle sont produits les RX

• La surface qui reçoit les électrons


accélérés s'appelle le foyer du tube
1. Principe du tube à rayons X

• En somme, lorsque des électrons


animés d'une grande vitesse viennent
frapper une cible métallique, l'énergie
cinétique se transforme en chaleur
(99%) et en RX (1%)
1. Principe du tube à rayons X

• Le parcours des électrons entre la


cathode et l'anode se fait dans l'enceinte
sous vide du tube

• Le tube est lui-même enfermé dans une


gaine plombée ; seule une fenêtre laisse
passer le faisceau de RX utile
1. Principe du tube à rayons X
• De plus, un système de diaphragme
plombé va permettre d'adapter la
dimension du faisceau de RX à la taille
de la région à examiner
• Un dispositif de refroidissement chargé
de dissiper la chaleur est associé à
l'anode
2. Propriétés des rayons X

21. Propriétés générales


• Les RX se propagent en ligne droite et
s'atténuent progressivement
• La quantité de rayonnement va
décroître comme l'inverse du carré des
distances
2. Propriétés des rayons X

• Les atomes lourds comme les métaux


arrêtent les R X

• L'interposition de tabliers ou d'écrans


plombés, ainsi que l'éloignement de la
source permettent de se protéger des RX
2. Propriétés des rayons X

22. Dans le corps humain


• Les R X traversent d'autant plus
facilement qu'ils sont plus pénétrants
(haute tension)
2. Propriétés des rayons X

• Le faisceau s'affaiblit progressivement


en traversant les tissus: atténuation

• Cette atténuation est d'autant plus


importante que l'épaisseur et la densité
des tissus traversés sont élevées
2. Propriétés des rayons X

• L'atténuation est maximale lors de la


traversée de l'os et du calcium

• Elle est moindre lors de la traversée de


la graisse, des tissus mous et de l'air
2. Propriétés des rayons X

• Lors de la traversée des tissus, il se


produit un rayonnement secondaire qui
se compose essentiellement d'un
rayonnement diffusé
2. Propriétés des rayons X

• Ce rayonnement diffusé est d'autant


plus important que le volume irradié est
grand, que la densité de la substance
irradiée est élevée et que le nombre de
kilovolts (kV) utilisés est élevé
2. Propriétés des rayons X

• Ce rayonnement diffusé se fait dans


toutes les directions, et représente un
rayonnement parasite qui va atténuer le
contraste du cliché radiologique
2. Propriétés des rayons X

• Certains dispositifs permettent de lutter


contre ce diffusé (diaphragme, cône
localisateur, grille antidiffusante)
2. Propriétés des rayons X

• Les RX ont des effets biologiques qui


sont utilisés à des fins thérapeutiques
en radiothérapie, mais qui peuvent être
néfastes dans certaines situations de
diagnostic, surtout lorsque les
examens sont répétés
2. Propriétés des rayons X

• Il faut donc apprendre à protéger les

patients et le personnel, et à utiliser les

examens à bon escient


3. Densités radiologiques et
construction de l'image
31. Densités élémentaires
• Un cliché radiographique comporte une
échelle de densité allant du blanc au
noir

• Ces densités sont le résultat de


l'absorption des RX par les milieux
traversés
3. Densités radiologiques et
construction de l'image

31. Densités élémentaires


• Les atomes lourds (calcium, iode,
baryum) arrêtent les RX et se traduisent
sur le cliché par une plage blanche
(Fig.2)
3. Densités radiologiques et
construction de l'image
• Figure 2: Cliché réalisé
après remplissage du côlon
par du sulfate de baryum
(lavement baryté). Le sulfate
de baryum, atome lourd, se
traduit par une opacité
(blanc) car il absorbe
fortement les RX.
L'os est plus opaque que
l'air (noir) situé dans les
anses digestives ; la zone du
foie se traduit par une
opacité d'intensité
intermédiaire.
3. Densités radiologiques et
construction de l'image

31. Densités élémentaires


• À l'inverse, l'air n'arrête pas les RX

• Elle se traduit par une surface noire


3. Densités radiologiques et
construction de l'image

31. Densités élémentaires


• Dans le corps humain, entre les
densités extrêmes que sont l'os
(calcium) et l'air se placent les densités
hydriques (muscles, parenchymes et
vaisseaux) et graisseuses
3. Densités radiologiques et
construction de l'image

32. Facteurs influant sur la visibilité


d'une structure
• L'épaisseur de la structure qui
augmente l'absorption des RX est le
principal facteur (Fig.3)
3. Densités radiologiques et
construction de l'image
32. Facteurs influant sur la visibilité
d'une structure
• Le milieu qui l'entoure sert de référence
optique : ainsi la structure sera mieux
visible si le milieu qui l'entoure est de
densité très différente
3. Densités radiologiques et
construction de l'image
• Figure 3: Cliché de thorax.
L'opacité du coeur se voit
bien car elle est entourée de
part et d'autre par l'air
contenu dans les poumons
qui absorbe faiblement les
RX. On devine au sein des
poumons des images
linéaires qui correspondent
aux vaisseaux pulmonaires,
visibles en raison du
contraste entre leur densité
hydrique et la densité
aérique des poumons.
4. Projection des images sur un plan

• Les règles sont celles de la projection


conique car les rayonsX, tous issus d'une
zone de très faible surface (le foyer),
suivent un trajet rectiligne et divergent
4. Projection des images sur un plan

• L'image obtenue correspond à la


sommation des structures traversées
• Il est donc souvent difficile de situer
une structure dans un plan sans
pratiquer une seconde incidence
orthogonale
5. Qualité de l'image

• Les trois critères principaux de qualité


sont le contraste, le grain et la netteté

• Tous les éléments de la chaîne de


production de l'image peuvent être
impliqués
5. Qualité de l'image

• La qualité résulte d'un compromis entre


la puissance et l'intensité du RX, la
finesse recherchée de l'image et la
rapidité de l'examen
5. Qualité de l'image

• Le contraste est majoré en diminuant


les kV, en augmentant les mA et en
utilisant un film à haut contraste

• Le grain correspond à la granularité de


l'image lorsqu'elle est regardée de près
5. Qualité de l'image
• La granularité est fonction de :
- dispersion des photons sur la surface
de réception
- distribution des grains sur le film,
des grains de l'écran renforçateur et
du contact écran / film
- conditions visuelles (éclairage, loupe)
5. Qualité de l'image
• La netteté dépend de :
- la taille du foyer (plus elle est petite,
meilleure est l'image)
- la distance film/objet (plus celle-ci est
grande plus le flou et l'agrandissement
diminuent)
- la brièveté du temps de pose favorisée par
les écrans renforçateurs
6. Détection du signal et
enregistrement des images

• Le faisceau de RX, inégalement atténué


après avoir traversé les zones
radiographiées, peut être recueilli sur
différents systèmes
6. Détection du signal et
enregistrement des images

• La détection est définie par la capacité

à convertir des RX pour produire une

image
6. Détection du signal et
enregistrement des images

• La détection des RX par le couple


film/écran est la plus utilisée

• Mais une mutation est en cours avec le


développement des méthodes de
numérisation
7. Couple film/écrans

• Il s'agit encore du mode le plus


répandu d'enregistrement des images
radiologiques

• Le film radiographique est recouvert de


bromure d'argent
7. Couple film/écrans

• Lorsque le RX frappe des cristaux de


bromure d'argent, une image se forme
et devient visible lorsque le film est
développé en le faisant passer dans un
révélateur et un fixateur comme en
photographie
7. Couple film/écrans
• Comme sur un négatif de photographie,
les zones sensibilisées par le RX
apparaissent en noir

• Ce noircissement est d'autant plus


intense que la quantité de RX reçus est
plus grande
7. Couple film/écrans

• Il dépend aussi de la quantité de RX émis

(mA), de la durée de l'exposition (s) et de

la pénétration du rayonnement (kV)


7. Couple film/écrans

• L'air, qui n'arrête pas les RX, apparaîtra


noir
• L'os, qui au contraire arrête le RX,
apparaîtra en blanc
• La graisse et les tissus mous, qui
atténuent moins les RX, apparaîtront
en gris plus ou moins clair
7. Couple film/écrans

• La cassette est une enceinte close,


perméable aux RX, mettant le film à
l'abri de la lumière du jour jusqu'au
développement
7. Couple film/écrans
• Les écrans renforçateurs permettent
d'augmenter l'efficacité du film
radiographique et de diminuer les
doses de RX
7. Couple film/écrans

• Les écrans renforçateurs sont placés de


part et d'autre du film radiographique à
l'intérieur de la cassette et sont
constitués de terres rares qui s'illuminent
sous l'effet des RX
7. Couple film/écrans

• Ce rayonnement lumineux va
contribuer à la formation de l'image sur
le film photographique et permet de
diminuer la quantité de RX utilisée
7. Couple film/écrans
• Les différents écrans se distinguent en

fonction de leur finesse et de leur

rapidité
7. Couple film/écrans

• Un écran fin empêche la diffusion


latérale de la lumière pour un flou
minimum, mais la quantité de lumière
atteignant le film est réduite
7. Couple film/écrans

• Un écran rapide a un nombre plus élevé


de grains et un haut pouvoir absorbant
qui permettent une exploitation
maximale du rayonnement, mais au
prix d'un flou de diffusion
7. Couple film/écrans

• Le choix d'un couple film/écran dépend

de l'application souhaitée
8. Précurseurs de la numérisation

81. Xéroradiographie et tambour au sélénium


• Les RX génèrent une variation de
résistance de cristaux semi-conducteurs,
comme le sélénium amorphe

• Le sélénium amorphe est disposé sur un


support d'aluminium en forme de tambour
8. Précurseurs de la numérisation

81. Xéroradiographie et tambour au


sélénium
• Après exposition aux RX, la lecture
s'effectue par une barrette de détection
montrant les modifications de charges
électriques
8. Précurseurs de la numérisation

81. Xéroradiographie et tambour au


sélénium
• Le signal électrique est converti en
signal numérique permettant de
construire une image radiologique
8. Précurseurs de la numérisation

82. Ecrans radioluminescents à mémoire (ERML)


• Le détecteur est constitué d'un écran
composé de substances
radioluminescentes ayant la capacité
de conserver les énergies accumulées
lors de l'irradiation
8. Précurseurs de la numérisation

82. Ecrans radioluminescents à mémoire (ERML)

• Au niveau moléculaire, les RX


entraînent un déplacement d'électrons
qui passe à un niveau d'énergie
supérieur mais de façon transitoire
8. Précurseurs de la numérisation

82. Ecrans radioluminescents à mémoire (ERML)

• Le retour à l'état initial génère une

émission lumineuse
9. Détection numérique

• Le développement de détecteurs plans


matriciels vise à remplacer, dans la
radiologie conventionnelle, le couple
film/écran par une image numérique
9. Détection numérique

• Avantages des détecteurs numériques


par rapport au couple film/écran :
- rendement très nettement supérieur

- linéarité de réponse dans des


gammes très larges d'exposition
9. Détection numérique

• Il en résulte une résolution en contraste


et une dynamique beaucoup plus
importantes, qui permettent de
compenser une résolution spatiale plus
faible que celle des couples film/écran.
Fig4: Numériseur- Reprographe

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