Programmes 3e Cycle Éducation Haïtienne 2024-2025
Programmes 3e Cycle Éducation Haïtienne 2024-2025
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
PROGRAMME DU 3e CYCLE
(7e à 9e AF)
MATHEMATIQUES
Version définitive
Mai 2024
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PRÉAMBULE | Mots du Ministre
C’est avec une profonde conviction que je vous adresse ces mots à l’occasion de la finalisation des nouveaux programmes du
troisième cycle de l’école fondamentale. Ces référentiels ont été élaborés dans le cadre du projet NECTAR, avec l’appui de l’Agence
Française de Développement (AFD), du Consortium et de l’ensemble de nos partenaires institutionnels et techniques, sous la
coordination de la Coordination Générale du Pôle Enseignement et Qualité.
Ces programmes marquent une étape décisive dans l’effort collectif de réforme de notre système éducatif. Fruit d’une démarche
rigoureuse, participative et contextualisée, leur élaboration a été guidée par une volonté commune : répondre aux besoins con crets
des apprenants, soutenir les enseignants et offrir des outils pertinents à l’ensemble de la communauté éducative.
Conscient de l’urgence d’améliorer la qualité des apprentissages, j’ai pris la décision d’introduire des évaluations obligato ires dans
les quatre disciplines principales concernées par ces nouveaux référentiels. Cette mesure vise à consolider les fondations d’un
enseignement plus cohérent, plus équitable, et résolument orienté vers le développement de compétences essentielles. Elle
permettra également un suivi rigoureux de la mise en œuvre, au service de l’efficience pédagogique.
J’ai veillé à ce que l’introduction de ces programmes se fasse de manière graduelle et progressive, en tenant compte des réal ités du
terrain. Cette approche vise à en faciliter l’appropriation par les enseignants et à en maximiser l’impact auprès des élè[Link]
programmes visent à rendre les apprentissages plus accessibles, pertinents et inclusifs, tout en favorisant l’autonomie intellectuelle
des élèves, leur esprit critique, et leur capacité à s’engager en tant que citoyens actifs.
Je tiens à saluer ici le travail remarquable de toutes celles et ceux qui ont contribué à cette avancée majeure : les experts haïtiens et
étrangers, la Coordination Générale du Pôle Enseignement et Qualité, les directions techniques du Ministère, les enseignants, ainsi
que les institutions partenaires engagées à nos côtés. Leur contribution a été précieuse et déterminante.
Je vous invite, chers enseignants, parents, directeurs et responsables éducatifs, à accueillir ces nouveaux référentiels comme des
leviers puissants pour bâtir une école plus vivante, plus juste, et plus fidèle aux aspirations profondes de notre jeunesse et de notre
[Link] le redis:la question la plus importante n’est pas de savoir quelle Haïti nous allons laisser aux prochaines générat ions, mais
quelles générations allons-nous laisser à Haïti ?
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SOMMAIRE
Partie commune 4
L’enseignement fondamental 5
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Partie commune
Pourquoi ces programmes ?
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a entrepris depuis plusieurs années une
vaste rénovation du système éducatif afin d’assurer la pleine réussite de tous les jeunes Haïtiens et de toutes les jeunes
Haïtiennes, de répondre aux défis du XXI e siècle et de contribuer au progrès de notre pays. Dans le prolongement de la
réforme initiée par le ministre Joseph C. Bernard dès 1982, une évolution profonde de l’Ecole Haïtienne a été engagée
avec la volonté d’abandonner la conception d’une scolarité limitée au primaire pour instaurer un enseignement
fondamental de 9 années ouvert à tous, de favoriser une pédagogie mobilisatrice, centrée sur les activités de l’élève et de
valoriser la place de la langue créole dans l’éducation.
Dans cette perspective, le Ministère conduit une révision de l’ensemble des programmes officiels. Les programmes du
« Nouveau Secondaire » et un curriculum du préscolaire ont déjà été réalisés. Il s’agit aujourd’hui d’étendre
progressivement cette révision à l’enseignement fondamental.
Afin d’assurer la continuité et la cohérence des programmes, un texte d’orientation a été élaboré : le « Cadre d’orientation
curriculaire pour le système éducatif haïtien ». Ce document rassemble les grandes orientations du système éducatif à
partir de quelques questions fondamentales : quelle formation ? Pour quel citoyen ? Pour quelle société ? Quelles
valeurs ? Il définit les lignes directrices qui permettront d’écrire les programmes au service des finalités communes et, à
travers ceux-ci, les apprentissages qui seront conduits par les élèves. Le « Cadre d’Orientation curriculaire » ne détermine
pas seulement le contenu et la forme des programmes, mais il précise aussi les modalités de leur mise en œuvre et de
l’évaluation des élèves, et plus largement, ce qui est attendu des enseignants et de ceux qui ont pour mission de les
former. Tous les enseignants et les autres acteurs du système éducatif sont invités à prendre connaissance de ce
document.
Les nouveaux programmes du 3 e cycle de l’enseignement fondamental s’inscrivent dans ce cadre. Il s’agit aujourd’hui de
rénover ces programmes pour les mettre en cohérence avec les ambitions de notre système éducatif tout en prenant en
compte l’évolution scientifique et technologique. Ils visent aussi à consolider la continuité de l’enseignement dispensé
dans les écoles fondamentales.
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L’enseignement fondamental
« L’éducation fondamentale vise à apporter à tous les jeunes Haïtiens et à toutes les jeunes Haïtiennes les
compétences de base qui leur seront nécessaires pour s’intégrer dans la société et dans le monde du travail. »1
A sa sortie de l’école fondamentale, chaque élève doit être en mesure de répondre avec succès à toutes les situations
auxquelles il sera confronté dans sa vie d’homme ou de femme et d’assumer ses responsabilités dans la collectivité. Il doit
aussi être préparé à faire les choix qui vont orienter sa formation et son parcours vers un métier. Ouverte à tous, sans
discrimination, l’école fondamentale favorise l’accès à la citoyenneté et le partage d’une culture commune.
L’enseignement fondamental est réparti sur neuf années regroupées en trois cycles : un premier cycle de quatre années,
un second cycle de deux ans et un troisième cycle de trois [Link] compétences acquises à la fin du troisième cycle sont
validées par un diplôme de fin d’études fondamentales.
Au terme de ce parcours, les élèves peuvent poursuivre leur scolarité dans l’enseignement secondaire général ou
technologique. Ils ont également la possibilité de s’orienter vers un emploi ou de s’engager dans une formation
professionnelle. Une option est mise en place pour aider les élèves à se préparer à cette orientation.
1
Extrait du Cadre d’orientation curriculaire pour le système éducatif haïtien.
2
Une réflexion a été engagée par le Ministère pour répartir, de manière plus équilibrée, l’enseignement fondamental sur trois cycles de trois ans.
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Le troisième cycle de l’enseignement fondamental
Le troisième cycle regroupe les 7 e, 8e et 9e années d’études. Il constitue la dernière étape de la scolarité où tous les
élèves, quels que soient leur milieu de vie ou l’école fréquentée, poursuivent le même cursus de formation et construisent
une culture commune à partir des mêmes programmes.
Les enseignants de ce cycle ont une triple responsabilité :
– Amener tous les élèves à maîtriser l’ensemble des compétences attendues à l’issue de l’enseignement
fondamental et validées par l’examen terminal ;
– Les préparer et les aider dans les choix essentiels qui vont orienter leur formation et leur vie professionnelle ;
– Faire qu’ils soient en mesure de réussir dans leur parcours ultérieur, soit à travers la poursuite de leurs études
dans l’enseignement secondaire général ou technologique, soit en se dirigeant vers une formation professionnelle
ou l’accès à un métier.
Cette responsabilité impose de prendre en compte la diversité des situations, des besoins et des aspirations des élèves
réunis dans les mêmes classes. L’École fondamentale haïtienne est inclusive. Elle ne laisse aucun élève au bord du
chemin. Elle a l’ambition de conduire chacun à la réussite. C’est dans cet esprit qu’ont été conçus les présents
programmes.
Dans certaines écoles, une option sera mise en place pour apporter aux élèves qui souhaitent s’orienter vers une voie
professionnelle une meilleure connaissance des métiers et des situations de travail. Cette option constitue un
enseignement complémentaire qui ne modifie pas les compétences attendues à la fin du cycle.
Le cadre d’orientation curriculaire décrit très précisément ce qui doit être acquis par tous les jeunes Haïtiens et par toute s
les jeunes Haïtiennes à la fin du 3e cycle. Il présente les compétences de base qui leur seront nécessaires tout au long de
leur vie et qui composent le profil de l’élève à la sortie de l’enseignement fondamental (ce qu’on appelle le « profil de
sortie »).
Ces compétences sont au nombre de sept :
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A. Communiquer avec aisance dans toutes les situations du quotidien et de ses activités d’élève
- Il dispose d’une compétence linguistique en créole et en français qui lui permet de communiquer avec
aisance, à l’oral comme à l’écrit, en assumant un bilinguisme équilibré : dans l’une et l’autre langue, il
comprend les propos de tous ses interlocuteurs et s’exprime de façon claire et bien structurée, y compris sur
des sujets complexes, sans hésitation ni confusion. Il rédige sans difficulté, pour raconter, décrire, expliquer
et argumenter. Il pratique avec plaisir la lecture et comprend des textes longs à caractère littéraire ou
documentaire.
- Il s’adapte aux situations courantes rencontrées dans sa vie personnelle, sociale et scolaire, en choisissant
les modes de communication appropriés. En fonction du contexte, il utilise la langue la plus favorable à la
compréhension mutuelle. Il écoute et prend en compte le point de vue de ses interlocuteurs. Il a conscience
de l’importance de la communication non verbale.
- Il dispose des ressources linguistiques nécessaires pour poursuivre son parcours d’apprentissage dans
l’enseignement secondaire ou professionnel. Dans toutes les disciplines, il comprend sans effort les
consignes et les informations apportées par son enseignant. Il a acquis le vocabulaire spécifique et les
structures grammaticales indispensables pour accéder aux méthodes et modes de raisonnement propres à
chaque discipline.
- Il a engagé l’apprentissage des deux autres langues de la région, l’anglais et l’espagnol, en s’appuyant sur
les acquis construits en français et en créole. Dans chacune des deux langues, il comprend et produit des
messages simples en utilisant le vocabulaire courant. Il peut participer à une conversation de la vie
quotidienne sur des sujets concrets.
- Il utilise, de manière pertinente, les outils numériques pour communiquer. Il est informé des limites et des
règles de leur usage. Il est initié aux principes de l’informatique et du codage.
B. Utiliser les modes de raisonnement, les méthodes et les outils appropriés pour traiter efficacement les
problèmes posés dans la vie courante et dans les situations d’apprentissage auxquelles l’élève est
confronté
- Dans les situations de la vie courante, Il sait identifier et formuler un problème, engager une démarche de
résolution, mobiliser les ressources nécessaires, concevoir des solutions, les mettre à l’essai, les valider. Il
exploite ses ressources linguistiques pour décrire, analyser, expliquer, formuler des hypothèses, argumenter
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et exposer ses conclusions. Il utilise les outils propres aux mathématiques et aux disciplines scientifiques,
entre autres, pour effectuer des calculs, représenter des objets, des faits ou des expériences ou pour
modéliser des situations.
- Il réinvestit ces techniques et méthodes dans toutes les disciplines, y compris pour traiter des situations
imaginées ou représentées.
- Il planifie et organise son travail personnel. Il se constitue ses propres outils : prise de notes, brouillons,
fiches, lexiques, schémas, tableaux. Il les utilise pour s’entraîner, réviser et mémoriser. Il accède à une
certaine autonomie.
- Il cherche les informations qui lui sont nécessaires, les sélectionne en faisant preuve d’esprit critique et les
exploite dans son activité scolaire et personnelle. Il lit et interprète sans difficulté les cartes, les plans, les
schémas, les diagrammes et les tableaux de données.
- Il sait utiliser les applications numériques dans ses activités pour accéder à l’information, produire des textes
et des images, regrouper et traiter des données, travailler en coopération avec les autres élèves. Il est initié à
l’algorithmique.
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- Il est prêtà exercer pleinement sa responsabilité de citoyen dans le respect de la démocratie et avec la
distance critique nécessaire. Il participe activement à la vie de la communauté.
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F. Développer harmonieusement toutes les dimensions de sa personnalité
- Il est conscient de la nécessité d’un bon équilibre de sa vie personnelle et de la nécessité d’exploiter
pleinement ses facultés intellectuelles, physiques et affectives, en ayant confiance en sa capacité à
progresser. Il dispose des ressources nécessaires pour conduire une réflexion sur ses choix de vie.
- Il est attentif à sa vie physique et il pratique régulièrement un sport. Il s’investit dans les activités sportives. Il
a le sens de l’effort et la volonté de progresser dans ses gestes ou ses performances.
- Il a acquis des habitudes d’hygiène et connaît les principes de base d’une bonne santé. Il est conscient des
enjeux d’un mode de vie équilibré. Il est informé des risques sanitaires et il adapte son comportement à la
prévention des épidémies.
- Il développe sa sensibilité et son sens esthétique à travers la fréquentation des œuvres artistiques et la
pratique de la lecture. Il évoque ses sentiments et ses émotions en utilisant un vocabulaire précis et adapté. Il
exprime ses goûts et peut les expliquer ou les justifier.
- Il est attentif aux relations humaines et à l’enjeu de cette dimension dans sa vie personnelle.
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Pour cela, il doit aussi prendre en compte les acquis de ses élèves à l’entrée du cycle par rapport à ces mêmes
compétences. Afin d’aider l’enseignant dans cette démarche, on peut rappeler ce qui est attendu des élèves à la fin du
second cycle, donc au début de la 7 e année :
A. Il s’exprime avec aisance en français et en créole. Dans l’une et l’autre langue, il peut prendre part à des
discussions de manière constructive, et produire des textes narratifs ou descriptifs rédigés dans une langue claire et
correcte. Il lit sans difficulté tous les textes rencontrés dans la classe ou dans sa vie quotidienne.
Dans toutes les disciplines, il(elle) dispose des ressources linguistiques en français pour comprendre les consignes,
participer activement à la classe, coopérer avec les autres élèves et prendre connaissance des documents utilisés.
B. Il dispose de méthodes acquises dans tous les domaines et de ressources mathématiques (numération,
techniques opératoires, usage des instruments de mesure, représentation géométrique…) qu’il utilise pour traiter
des problèmes posés dans des situations de la vie quotidienne, dans la découverte de son environnement ou dans la
conception et la réalisation d’un objet.
Il sait chercher des informations dans une documentation accessible, dans un dictionnaire, dans des journaux ou des
livres, classer ces informations et les exploiter.
Il connaît les principes de l’usage des objets numériques qu’il rencontre autour de lui.
C. Il dispose de repères dans l’histoire et la géographie de son pays. Il le situe dans le monde. Il observe et analyse
des paysages, utilise des cartes et sait s’orienter. Il s’approprie la culture et le patrimoine d’Haïti.
Il est attentif aux autres ; il connaît les valeurs fondamentales de la société. Il les met en œuvre en s’impliquant dans la
vie de l’école et en participant au fonctionnement démocratique de celle-ci.
D. Il explore son environnement, décrit ses observations et cherche des réponses aux interrogations qu’elles
soulèvent ; il expérimente et rapporte ses conclusions ; à travers ces activités, il étend ses connaissances sur le vivant,
la matière et la Terre et les met en relation avec les activités humaines.
Il adopte un comportement responsable vis-à-vis de son environnement ; il est préparé aux situations résultant des
risques naturels.
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E. Il prend des initiatives, conçoit et réalise des projets individuellement ou collectivement. Il sait travailler en
équipe.
Il a acquis les techniques et outils nécessaires pour pratiquer diverses formes d’expression artistique. Il est initié à la
démarche technologique et il la met en pratique à travers la conception et la réalisation d’objets ou de systèmes simples.
F. Il est attentif à sa santé et à son hygiène. Il comprend l’importance d’une activité physique régulière et s’initie
à la pratique des sports individuels et collectifs.
Il acquiert le sens esthétique et développe sa culture artistique. Il a découvert le plaisir de lire.
Il exprime ses sentiments et ses émotions ; il attache de l’importance à la qualité des relations établies avec les autres.
G. Il est initié à la démarche technologique et réalise des projets liés aux activités productives pratiquées dans
son environnement (agriculture, artisanat, etc.).
Il comprend les notions de base des relations économiques et de la gestion financière.
La première tâche de l’enseignant de 7 e année est donc de situer chacun de ses élèves par rapport à ces attentes et de
prendre le temps de renforcer ses compétences avant d’engager les apprentissages propres au troisième cycle.
LEUR FONCTION
Les programmes établissent ce qui doit être acquis par les élèves au cours de chaque cycle d’études.
Ils sont publiés et diffusés dans tout le pays. Ils constituent une norme qui s’impose dans toutes les écoles, publiques et
non publiques du pays. Les enseignants ont l’obligation de les connaître et de les appliquer. Ils sont une référence
commune et officielle pour tous les acteurs, pour les concepteurs de manuels, pour les évaluateurs, pour les cadres de
l’éducation et pour les instituts de formation des enseignants.
UNE NOTION IMPORTANTE : CELLE DE COMPETENCE
Le Cadre d’orientation curriculaire et l’ensemble des réformes récentes expriment la volonté de centrer l’enseignement sur
l’élève, sur ce qu’il apprend réellement et sur les progrès qu’il accomplit tout au long de sa scolarité. Le choix est fait de
concevoir les programmes en fonction des compétences que doit acquérir l’élève plutôt que sur les contenus que doit
transmettre l’enseignant.
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Il faut rappeler qu’une compétence peut être définie comme la capacité à exploiter des connaissances, mais aussi des
savoir-faire et des attitudes, pour apporter des réponses efficaces aux problèmes posés dans un ensemble de situations 3.
À travers ce choix, il s’agit d’amener l’élève à être capable d’assumer efficacement toutes les situations auxquelles il sera
confronté dans sa vie d’homme ou de femme, dans l’exercice de sa citoyenneté et dans son travail.
La première conséquence est le lien indispensable entre le contenu du programme de chaque discipline avec les grandes
compétences que vise l’école fondamentale. Les disciplines sont au service du développement de ces compétences et les
connaissances ou les savoir-faire que fixent les programmes sont avant tout des ressources qui permettent d’exercer ces
compétences avec la plus grande efficacité.
De même, les enseignants doivent désormais confronter leurs élèves à des situations qui leur permettent de progresser
dans ces compétences. Cela impose une conception de la classe qui privilégie l’activité des élèves et le lien entre les
tâches proposées et la compétence précisément ciblée. Une telle conception induit une autre manière de préparer, de
conduire et d’évaluer le travail des élèves.
COMMENT SONT CONÇUS LES PROGRAMMES ?
Le point de départ des programmes est le profil de sortie de l’enseignement fondamental, qui regroupe les compétences
que tout jeune Haïtien doit avoir acquises à la fin de la 9 e année. Le programme de chaque discipline est conçu en
fonction de ce profil.
– Il est d’abord précisé pourquoi la discipline est enseignée et comment elle contribue à la maîtrise des compétences
attendues.
– En un second temps, sont présentées les compétences spécifiques visées dans la discipline. Pour chacune, est
défini ce qui est attendu de l’élève à la fin du cycle, la stratégie mise en œuvre pour cela et les modalités
d’évaluation.
– Puis, sont détaillées, dans un ensemble de tableaux, les étapes (« unités d’apprentissage ») qui vont permettre à
l’élève de progresser dans la maîtrise de ces compétences. Pour chaque étape, sont indiquées les connaissances,
3
Dans le Cadre d’orientation curriculaire, une compétence est définie comme « la capacité à mobiliser et à exploiter des ressources internes telles que les
connaissances, les aptitudes et les attitudes, ainsi que des ressources externes afin de répondre efficacement aux problèmes posés dans un ensemble de
situations. »
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aptitudes et attitudes que l’élève doit acquérir, les situations auxquelles il doit être confronté ainsi que les modalités
d’évaluation à mettre en place.
– Enfin, la répartition des unités d’apprentissage au cours des trois années du cycle est récapitulée dans un dernier
tableau.
Les programmes sont élaborés de manière à aider les enseignants à construire et à préparer les activités de leur classe
en centrant leur attention sur les apprentissages effectivement accomplis par tous les élèves : quelles sont les
compétences que chaque élève doit développer ? Que doit-il apprendre pour cela ? Quelles situations mettre en place ?
Comment évaluer sa progression ?
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deux langues qu’il construira une culture riche du patrimoine de son pays et ouverte au monde. Le créole et le français
doivent donc être enseignés, tout au long de la scolarité, jusqu’à la fin du secondaire. Au cours du troisième cycle, l’élève
s’appuiera sur cette compétence linguistique pour engager l’apprentissage des principales langues de la région, l’anglais
et l’espagnol.
L’innovation
Pour répondre aux défis de l’avenir de notre pays, les programmes accordent une place importante à l’innovation et à la
création. Qu’il s’agisse des sciences, des disciplines linguistiques, de la technologie, du domaine des arts, de l’éducation
physique et sportive ou de la découverte de l’environnement, les élèves doivent pouvoir exercer leur créativité et être mis
en situation d’imaginer, d’inventer, de concevoir des solutions nouvelles en réponse à des problèmes complexes. Ils
doivent être préparés à transférer cette capacité à toutes les situations, imprévisibles aujourd’hui, qu’ils rencontreront
dans leur vie future.
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Les sciences sociales,
La technologie et les activités productives.
Le rapprochement des disciplines d’un même domaine permet de mettre en cohérence le vocabulaire et les notions
utilisées, d’harmoniser les progressions et les modalités d’évaluation et de répartir l’apprentissage de certains contenus
communs. Chaque domaine fait l’objet d’une présentation.
L’horaire total est de 28 heures par semaine pour tous les élèves du troisième cycle de l’enseignement fondamental. La
répartition des horaires officiels est précisée dans le tableau ci-dessous. Elle peut être comparée à celles des deux
premiers cycles.
ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL VOLUME HEBDOMADAIRE
CYCLE 1 CYCLE 2 CYCLE 3
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Année 6 Années 7,8 , 9
FRANÇAIS 4 4 4 4 5 5 5
CREOLE 7 7 5 5 4 4 2
MATHEMATIQUES 5 5 5 5 6 6 5
SCIENCES SOCIALES 2 3 3 3 3 3 3
EDUCATION A LA CITOYENNETE
SCIENCES EXPERIMENTALES 2 3 3 3 3 2 3
ÉDUCATION ESTHETIQUE ET 2 2 2 2 2 2 2
ARTISTIQUE
ETAP 1 1 1 2 2 3 3
ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE 1 2 2 2 2 2 1
ANGLAIS – ESPAGNOL - - - - - - 2+2
TOTAL 24 25 26 26 27 27 28
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Les liens entre les disciplines
Toutes les disciplines contribuent au développement des grandes compétences qui composent le profil de sortie. De plus,
certaines d’entre elles, tels que les mathématiques, fournissent des outils aux autres. Les programmes prennent en
compte cette nécessaire articulation entre les disciplines. Ils proposent une répartition cohérente des contenus, ils
soulignent les complémentarités entre les parcours d’apprentissage et s’attachent à harmoniser le vocabulaire utilisé, les
choix pédagogiques et les modalités d’évaluation.
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cycle. Il convient donc qu’un temps soit réservé à des activités interdisciplinaires préparées, conduites et évaluées par
plusieurs enseignants.
Ces activités peuvent prendre la forme de projets interdisciplinaires répondant à des situations susceptibles d’être vécues
dans la vie sociale, culturelle ou professionnelle de chacun.
Il faut rappeler que l’aptitude à « concevoir et réaliser un projet en mobilisant sa créativité et son sens de l’innovation » est
l’une des sept compétences visées par l’enseignement fondamental :
« Il prend des initiatives, entreprend et met en œuvre des projets. Il en planifie les tâches, en fixe les étapes et
évalue les résultats obtenus. Il est aussi en mesure d’assumer une responsabilité dans un projet collectif. Il travaille
en équipe et coopère de manière constructive »
Le directeur et tous les enseignants doivent s’impliquer pour faire de l’école un espace éducatif et aider chaque élève à
progresser à travers la vie collective. Son comportement et son implication doivent être encouragés et évalués. La plupart
des « savoir-être » attendus de l’élève ne peuvent être considérés comme acquis que s’ils sont mis en œuvre dans la cour
de récréation et aux portes de l’école.
De même la participation à la vie communautaire ou associative doit être suscitée et valorisée. Les situations qu’elle
favorise peuvent être exploitées en classe et asseoir les apprentissages.
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Une exigence : l’évaluation
« L’évaluation fait partie intégrante du processus d’apprentissage. Elle est intimement liée au programme d’études
et elle est au cœur de sa mise en œuvre »5.
L’évaluation a comme premier objectif de vérifier, étape par étape, que chaque élève a accompli les apprentissages
définis par les programmes afin, si nécessaire, de remédier aux difficultés rencontrées et de lui permettre d’accéder aux
acquis visés. Il n’y a pas d’apprentissage sans évaluation. Quelles que soient la discipline, l’approche ou la méthode
utilisée, l’enseignant doit définir clairement ce qui est attendu, s’assurer de son acquisition effective par tous, comprendre,
si ce n’est pas le cas, pourquoi certains n’ont pas réussi et les aider à surmonter les obstacles.
L’évaluation est une nécessité tout au long des apprentissages :
– Au début de chaque étape (séquence)6, il faut d’une part, se demander où en est l’élève par rapport à
l’apprentissage visé, d’autre part, vérifier s’il dispose des connaissances et des savoir-faire nécessaires (les
« prérequis »). C’est ce qu’on appelle généralement « l’évaluation diagnostique ». Elle est indispensable pour que
l’élève apprenne et progresse.
– Au cours des activités, on doit vérifier la compréhension des consignes et des situations, l’accomplissement
effectif des tâches et, surtout, la pertinence et la qualité des réponses apportées aux situations auxquelles chaque
élève est confronté. Cette évaluation est « formative » parce qu’elle permet à l’élève comme à l’enseignant de
réagir et de surmonter les obstacles et les difficultés rencontrées.
– À la fin de l’étape, il s’agit d’évaluer le résultat : qu’ont appris les élèves ? Ont-ils appris ce qui était prévu ? Ont-ils
progressé par rapport aux compétences visées ? Sinon pourquoi ? Ce troisième temps est celui de l’évaluation dite
« sommative ». Il permet à la fois de « valider » l’étape que l’élève a franchie, voire de certifier ses acquis, et
5
Cadre d’Orientation curriculaire (chapitre 2.4).
6
On peut définir une séquence comme un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
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d’engager les remédiations nécessaires en aidant l’élève à comprendre ses réussites et ses manques et en lui
apportant les aides nécessaires.
Pour que l’apprentissage soit efficace, l’élève lui-même doit être impliqué dans son évaluation : il doit connaître l’objet et
l’objectif de la séance (ou de la séquence), savoir ce qu’on attend de lui. Il doit être en mesure d’évaluer ses réponses et
ses productions en fonction de critères clairs posés au départ, de situer ses progrès, d’identifier les connaissances et les
savoir-faire nouveaux. Il doit aussi pouvoir repérer ses erreurs et en connaître la cause, chercher des solutions et
améliorer ses productions. L’évaluation est un levier pour apprendre. Ce n’est pas du temps perdu, mais, au contraire, un
moment essentiel du processus d’apprentissage. L’élève qui comprend ce qui est attendu, qui organise son activité et en
évalue lui-même les résultats en fonction de cette attente est un élève qui apprend et qui progresse.
Cela conduit inévitablement à redéfinir les modalités actuelles d’évaluation sommative de fin de période. Il faut, en
particulier, considérer que les bilans périodiques sont d’abord un moyen de fournir aux élèves des informations sur leurs
progrès et sur les points qui doivent faire l’objet d’une attention et de régulations au cours de la période suivante. Plutôt
qu’un constat global du « niveau » de l’élève, le bilan de fin de période devrait être conçu comme une évaluation
encourageante destinée à aider les élèves à avancer dans leurs apprentissages et à adapter les activités à leurs acquis et
à leurs besoins.
Le bilan peut reposer sur les évaluations ponctuelles réalisées à la fin de chaque séquence et/ou sur l’observation
continue de situations rencontrées au cours des apprentissages. Pour réaliser ces bilans, il convient que l’élève soit
confronté à des situations qui permettent d’apprécier son degré de maîtrise de la (ou des) compétence(s) concernée(s).
Dans tous les cas, les situations proposées et les critères choisis pour situer les productions de l’élève, doivent aider à
déterminer si l’élève a progressé et s’il réinvestit les connaissances, savoir-faire et comportements acquis au cours de la
période dans l’exercice de cette compétence. L’évaluation sommative ne peut se limiter à l’attribution d’une note. Elle doit
permettre de positionner l’élève par rapport aux compétences visées (par exemple, à l’aide d’une grille simple) et de
préciser les acquis, les progrès réalisés et les difficultés (au moins par une appréciation littérale). Si une note finale est
attribuée, elle doit reposer sur des critères clairement explicités pour l’élève et ses parents.
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Comment utiliser les programmes ?
Chaque enseignant doit lire l’intégralité des programmes de sa discipline sans se limiter au niveau où il exerce. Les
programmes forment un tout et on ne peut isoler une étape d’un parcours d’apprentissage continu et cohérent. De même,
il est souhaitable qu’il prenne connaissance des programmes des autres disciplines pour coopérer efficacement avec les
autres enseignants.
Il s’agit d’abord de lire les programmes de manière à pouvoir répondre clairement à cinq questions :
– Quelle est l’utilité de la discipline au service de ce qui est attendu des élèves à la sortie de l’enseignement
fondamental ?
– Quelles sont les compétences que tous les élèves doivent maîtriser à la fin de la 9e année ?
– Pour chaque compétence, qu’est-ce qui est attendu précisément et que doit-on faire pour cela ? Quelle stratégie
mettre en place ?
– Comment évaluer que chaque élève progresse dans la maîtrise de ces compétences ?
– Quelles sont les étapes fixées par le programme ? Quels sont les connaissances, les savoir-faire et les attitudes
que l’élève doit acquérir à chaque étape et dont il faut vérifier l’acquisition ?
C’est à partir des réponses à ces questions que l’enseignant va construire et préparer son travail, en planifiant la
réalisation de la progression proposée en une succession de séquences 7, en fixant précisément les résultats attendus de
chaque séquence, en déterminant les modalités de leur évaluation et en prévoyant les situations à mettre en place et les
supports nécessaires.
Ces programmes imposent une conception de la classe centrée sur l’élève.
7
On rappellera qu’une séquence est un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
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– « Ce qui importe, ce n’est pas ce que l’enseignant enseigne, mais ce que l’élève apprend. » Le rôle de
l’enseignant est d’organiser les situations d’apprentissage en fonction de la compétence visée, de fournir les
supports, les outils et les aides nécessaires, de susciter l’activité des élèves et de suivre sa progression. Son
attention est centrée sur les besoins d’apprentissage de chaque élève : que sait-il déjà ? Qu’a-t-il à apprendre ?
Progresse-t-il pendant la séance ? Que puis-je faire pour l’aider ?
– L’élève doit être constamment actif. Il doit être mobilisé sur des tâches mettant en jeu les compétences
concernées et susceptibles de le faire avancer dans les apprentissages : traiter des problèmes, créer, s’exprimer,
analyser, échanger, observer, expérimenter, etc. Si des exposés de l’enseignant restent nécessaires, ils doivent
être considérés comme une ressource au service des apprentissages et faire l’objet d’une « écoute active ». Ils ne
sont plus l’essentiel de l’enseignement, mais un moment d’une séquence dont l’acteur principal est l’élève. Le rôle
de l’enseignant est d’aider l’élève à agir et à apprendre.
– L’élève est le premier responsable de ses apprentissages : il doit savoir clairement ce qu’il apprend, pourquoi il
l’apprend et ce dont il a besoin pour cela. Il réussira d’autant mieux qu’il comprendra ce qu’on attend de lui et le
sens de son activité. Il doit être en mesure d’évaluer ses connaissances et ses savoir-faire, de suivre ses progrès
ou encore d’identifier les difficultés rencontrées pour mieux les surmonter. Cela impose à l’enseignant de mettre les
élèves en situation pour qu’ils assument effectivement la responsabilité de leurs apprentissages, de leur expliquer
ce qui justifie l’activité et ce qu’on attend de leur travail ou encore de leur donner les moyens d’évaluer par eux-
mêmes la qualité et l’efficacité de ce travail.
– Aucun élève ne doit être en échec : la mise en œuvre d’un enseignement centré sur l’élève conduit à adapter les
interventions de l’enseignant, donc à différencier les activités, les rythmes d’apprentissage, les aides et les
compléments apportés en fonction des situations et des besoins spécifiques des élèves. L’évaluation joue, sur ce
point, un rôle essentiel. Elle permet de s’assurer de la progression de chacun et d’adapter, au jour le jour, les
parcours d’apprentissage.
Des ressources seront mises à la disposition des enseignants pour faciliter la mise en œuvre de ces programmes. Un
« guide de l’enseignant » sera élaboré pour expliquer les changements attendus et fournir des aides pour la conception et
la réalisation des activités. Des exemples de séquences seront, par ailleurs, produits et diffusés, accompagnés des
supports nécessaires pour les élèves. Ils pourront être utilisés directement par les enseignants mais permettront aussi à
chacun de concevoir ses propres séquences.
22
Domaine
des mathématiques
23
Les visées prioritaires de l’enseignement des mathématiques et des sciences expérimentales consistent à permettre à l’élève de se
représenter, de problématiser et de modéliser des situations et de résoudre des problèmes. Pour ce faire, l’élève est amené à
s’approprier et à mobiliser un langage, des notions, des concepts, des démarches et des raisonnements propres à ces disciplines
dans les champs des phénomènes naturels et techniques, du vivant, de l’environnement et du social, ainsi que des nombres et de
l’espace.
Le domaine des mathématiques et des sciences expérimentales mobilise et développe des méthodes de pensée et d’action tout
autant qu’un ensemble de concepts, de notions et d’outils, de manière à fournir à l’élève des instruments intellectuels d’appréhension
et de compréhension du réel et d’adaptation à ce dernier.
Dans un monde fortement marqué par les progrès scientifiques et technologiques et face à l’accélération de ses évolutions, il est
nécessaire de développer chez tous les élèves une pensée conceptuelle, cohérente, logique et structurée, d’acquérir souplesse
d’esprit et capacité de concevoir permettant d’agir selon des choix réfléchis.
Il est également important de permettre aux élèves de contextualiser l’utilisation des nombres, éléments essentiels dans la
communication d’informations et de données, ainsi que de structurer l’espace par l’utilisation de repères universels. Par un
questionnement sur le monde qui les entoure, on favorise ainsi chez eux une prise de conscience des conséquences de leurs actions
sur leur environnement.
C’est dans ces buts que le domaine choisit de développer la résolution de problèmes et la posture scientifique. Elles visent, toutes
deux, à permettre aux élèves :
– d’acquérir des notions, concepts et modèles scientifiques développés progressivement par l’humanité et de réaliser la
manière dont les savoirs scientifiques se sont construits ;
– d’identifier des questions, de développer progressivement la capacité de problématiser des situations, de mobiliser des outils
et des démarches, de tirer des conclusions fondées sur des faits, notamment en vue de comprendre le monde naturel et de
prendre des décisions à son propos, ainsi que de comprendre les changements qui sont apportés par l’activité humaine ;
– de faire l’apprentissage du raisonnement et d’acquérir la capacité de réinvestir la rigueur correspondante dans de multiples
situations ;
– de se montrer capable d’évaluer des faits, de faire la distinction entre théories et observations, et d’estimer le degré de
confiance que l’on peut avoir dans les explications proposées.
Pour résumer, le propos de ce domaine est d’offrir des manières de penser dotées de méthodes et d’un langage spécifiques pour
appréhender l’espace et les phénomènes qui s’y déroulent, modéliser des situations et traiter du vrai et du faux. Car ces manières de
penser se réalisent particulièrement bien dans la pose et la résolution de problèmes propres aux mathématiques et aux sciences
expérimentales.
24
Les mathématiques
Les mathématiques ont une histoire très ancienne, dont on trouve des traces dans des civilisations disparues depuis des milliers
d’années. Sous leur forme moderne, elles se sont construites depuis 2 500 ans, et elles constituent une des plus belles réalisations
collectives de l’esprit humain.
Elles occupent, au sein des sciences, une position particulière : depuis Galilée au XVIIe siècle, qui expliquait que le « livre de l’univers
est écrit dans la langue des mathématiques », elles sont une condition de possibilité des sciences de la nature. Mais ceci ne doit leur
conférer aucune supériorité, car elles sont aussi les humbles servantes des sciences de la nature. D’ailleurs, dans la période plus
récente, le champ d’intervention des mathématiques s’est étendu d’un côté aux sciences de la société, particulièrement économie,
gestion et sociologie, et aussi, de façon massive aux sciences de l’information : informatique, réseaux, codage, traitement des
images, etc. De tous ces domaines, les mathématiques tirent des idées nouvelles, des champs d’intervention nouveaux dans
lesquels elles sont, là aussi, les servantes.
Les mathématiques fournissent un langage avec lequel les sciences de la nature et de la société décrivent les phénomènes
auxquelles elles s’intéressent. Elles fournissent les outils pour traiter les informations qui résultent des expériences et des
observations, elles élaborent des modélisations et des simulations, qui, à leur tour, permettent de faire des prédictions ou de se
prévenir de situations néfastes.
Contrairement au modèle des sciences de la nature, où l’arbitre ultime de vérité est basé sur la méthode expérimentale, ce qui fonde
la vérité en mathématiques est la méthode déductive, le raisonnement. Dans une vision d’ensemble, ce fondement est la
démonstration, à partir d’un nombre limité d’hypothèses de départ, qu’on appelle axiomes. La pratique du raisonnement rigoureux
dans le cadre des mathématiques a une portée qui va au-delà de ce que cela apporte en mathématiques. Apprendre la démarche
hypothèse-raisonnement-conclusion dans le contexte relativement simple des mathématiques donne une formation de l’esprit qui
peut être utilement transférée à d’autres situations.
Mais pour autant, la pratique des mathématiques ne se limite pas à faire des démonstrations, et c’est tout autant vrai dans
l’enseignement des mathématiques que dans la recherche. En mathématiques, on observe des formes géométriques, on effectue
des calculs algébriques ou numériques, à partir de quoi on peut formuler des conjectures, c’est-à-dire exprimer des énoncés dont on
pense qu’ils sont universellement vrais. Bref, la méthode inductive a une large place dans la pratique mathématique. C’est seulement
au terme de la phase inductive, expérimentale, que la focalisation peut se resserrer autour d’un objectif : démontrer un résultat. Mais
comme on a pu se tromper au moment de la conjecture, il peut y avoir de nombreux allers-retours entre la phase de la démonstration
et les étapes d’observation et d’expérience.
25
Les mathématiques ne sont pas seulement l’outil privilégié des sciences et techniques avancées ; elles sont présentes dans la vie de
tous les jours de toutes les femmes et les hommes dans toutes les sociétés. Elles font partie des outils qui permettent à chacune et
chacun d’être un citoyen informé et responsable. C’est pourquoi l’enseignement des mathématiques, en particulier au niveau de
l’école fondamentale, s’adresse à toutes et tous les élèves. Or il court à ce sujet une opinion selon laquelle les mathématiques ne
seraient accessibles qu’à une minorité d’élèves ayant la « bosse des maths ». En particulier, beaucoup de jeunes filles estiment
qu’elles ne sont pas douées pour les mathématiques, et bien souvent leurs parents les confortent dans cette idée. Le rôle des
enseignants est de lutter jour après jour contre ce préjugé, qui exclut des millions d’individus de la chance d’avoir accès à des beaux
métiers.
Les progrès en mathématiques, que ce soit pour les élèves, pour les étudiants, ou pour les chercheurs, viennent d’une attitude
positive par rapport à la résolution de problèmes. Dans le langage courant, dans les attitudes courantes de la vie, un problème est
souvent perçu comme un obstacle insurmontable, alors que cela devrait être conçu comme un défi à relever et qu’on va surmonter.
En mathématiques, le travail sur les problèmes permet aux élèves de constater que des problèmes qui apparaissent initialement
comme insurmontables peuvent être résolus à l’aide d’un mélange d’intelligence et d’obstination. Comme l’entraîneur sportif qui fait
répéter un geste de nombreuses fois jusqu’à ce qu’il soit maîtrisé, sans laisser son élève perdre l’espoir d’y arriver, l’enseignant doit
accompagner et encourager ses élèves.
Pour cela, l’enseignant doit varier ses approches, alterner les moments plus détendus et les moments de travail très concentré,
montrer à quoi servent les mathématiques – tout cela pour motiver les élèves.
26
La base de l’algèbre est l’étude des différents types de nombres, de leurs propriétés, et le calcul (les quatre opérations) avec ces
nombres. Les jeunes enfants se familiarisent très tôt avec les nombres entiers naturels (les recherches récentes en neuropsychologie
permettent même de penser que les petits nombres entiers naturels sont compris par les bébés bien avant qu’ils aient accès au
langage), et progressivement ils ont accès à des nombres différents, plus compliqués : les fractions, en particulier les nombres
décimaux, les nombres entiers relatifs, les fractions négatives, et, de manière implicite car leur compréhension n’est pas accessible
avant l’université ou la toute fin du secondaire, les nombres réels. Calculer avec ces différents types de nombres est une nécessité
de la vie courante, une condition nécessaire pour l’exercice de la citoyenneté. C’est aussi une condition de base pour faire des
mathématiques plus avancées, des sciences de la nature, des sciences humaines et sociales. Une deuxième étape est entamée
avec la résolution de problèmes liés aux nombres ; beaucoup d’entre eux reposent sur la résolution des équations, et donc le
langage symbolique, où les nombres sont représentés par des lettres. La pratique du calcul numérique et du calcul algébrique est
aussi l’occasion pour les élèves de rencontrer les premiers algorithmes, ce qui a une grande importance, tant la pensée
algorithmique est aujourd’hui au cœur de l’application de l’informatique à tous les secteurs de la vie.
Le concept central de l’analyse est celui de fonction (au sens spécifique des mathématiques). Une fonction d’une ou plusieurs
variables décrit la dépendance d’une quantité par rapport à d’autres quantités. Par exemple, la température en fonction de l’heure de
la journée, le volume d’une boule en fonction de son rayon, le prix d’un plat de griot en fonction du prix du porc, du riz et du charbon
et de la main-d’œuvre. Au niveau de l’enseignement fondamental, seules les fonctions les plus simples sont introduites, pour
lesquelles les outils de l’analyse ne sont pas utiles.
La géométrie est d’abord l’étude des formes : droites, triangles, quadrilatères, cercles… dans le cas de formes planes, cubes,
sphères, cônes, pyramides. Toutes ces formes étant présentes dans le monde environnant, leur compréhension est améliorée par la
formalisation mathématique. La géométrie est le domaine des mathématiques par excellence dans lequel on peut apprendre et
pratiquer les démonstrations. On comprend qu’il ne s’agit pas de se fier aux apparences d’une figure particulière, qui peut être mal
réalisée, ou représenter un cas très particulier, mais d’établir une propriété générale, valable pour toutes les situations possibles. Le
théorème de Pythagore est une propriété vraie pour tous les triangles rectangles, et pas celle d’un triangle particulier.
Une avancée décisive a été accomplie en géométrie avec l’introduction par Descartes des méthodes de l’algèbre, avec les systèmes
de coordonnées et la description des courbes à l’aide d’équations. La portée ne peut pas en être sous-estimée : c’est dans ce
contexte que la description de différentes situations réelles par des courbes prend son sens. Une deuxième avancée a été accomplie
à la fin du XVIIe siècle quand Newton et Leibniz ont introduit le calcul différentiel et intégral qui permettait entre autres d’étudier les
courbes et les surfaces.
Historiquement, les domaines des probabilités et de la statistique sont plus récents, puisqu’il n’ont pris leur essor qu’au XXe siècle.
Mais ils sont aujourd’hui centraux dans à peu près tous les domaines des sciences naturelles, des sciences de l’ingénieur, des
27
sciences sociales et des sciences humaines. Être capable de raisonner sur l’incertain est une dimension essentielle de la formation
de l’esprit. On ne peut évidemment pas prévoir si la pièce que l’on lance tombera sur pile ou sur face, mais on peut dire quelque
chose de précis sur le nombre de piles et de faces que l’on va observer après des centaines et des centaines de jets. L’observation
de données empiriques, obtenues par des observations, et que l’on peut présenter sous forme de tableaux permet de tirer des
conclusions fiables sous certaines conditions, et au contraire ne permet pas de conclure si le nombre d’observations est insuffisant.
Être formé à l’étude de la science statistique est une dimension essentielle.
Les mathématiques sont un outil d’une très grande puissance, mais elles peuvent être utilisées de manière problématique, soit parce
qu’une mathématisation hâtive de phénomènes naturels ou sociaux complexes aboutit à des solutions inadaptées, soit parce que les
mathématiques rendent disponibles des outils qui présentent de graves dangers pour les libertés publiques, comme par exemple les
outils de reconnaissance faciale.
Le profil de sortie
Le profil de sortie est associé à 7 grandes compétences. Celles-ci concernent les mathématiques à des degrés divers. C’est pourquoi
nous les avons groupées en deux catégories.
1. Compétence au cœur de l’enseignement des mathématiques
B. Utiliser les modes de raisonnement, les méthodes et les outils appropriés pour traiter efficacement les problèmes
posés dans la vie courante et dans les situations d’apprentissage auxquelles il est confronté
Les mathématiques sont : 1) un langage, celui avec lequel les êtres humains appréhendent le monde naturel ; 2) un ensemble de
concepts et d’outils de description du monde naturel et social, 3) une forme de raisonnement rigoureux.
Compétences pertinentes en mathématiques : M1 et M2 dans leur ensemble.
28
Compétences pertinentes en mathématiques : M1, M2, M3 dans leur ensemble
29
L’interdisciplinarité
Au sein du domaine
Les mathématiques se sont développées depuis des siècles en coévolution avec les sciences physiques. Les interactions entre
mathématiques et sciences physiques sont donc innombrables. Dans la période plus récente, au fur et à mesure de l’évolution de la
biologie et des sciences de la Terre, les mathématiques jouent un rôle croissant dans ces dernières disciplines. (Voir ci-dessous pour
un exposé plus détaillé)
30
– En particulier, notions de démographie.
2. Mathématiques et informatique
Les points de rencontre entre mathématiques et informatique au niveau de l’enseignement fondamental sont multiples :
L’algorithmique est véritablement à l’intersection des deux domaines ; plusieurs algorithmes importants sont étudiés dans le
programme de mathématiques, et fournissent de bons exemples d’algorithmes complexes ;
Les outils de bureautique, s’ils sont disponibles, sont à la base du travail sur la gestion des données, qui forment une partie
importante des contenus d’apprentissage ;
Les logiciels de géométrie dynamique, s’ils sont disponibles, sont très utiles dans l’enseignement de la géométrie.
3. Mathématiques et arts
Outre les points qui ont été abordés plus haut (représentation des personnes et objets, perspective), les mathématiques ont une
place intéressante en musique, à niveau très élémentaire sur le lien entre les fractions et les différents types de notes (blanches,
noires, croches etc.) et à niveau plus avancé, en lien avec la physique, autour de la notion de fréquence.
31
correspondant à ce qui a été étudié auparavant afin d’en développer la maîtrise nécessaire et de progresser aussi sur les nouveaux
apprentissages.
Le deuxième principe est le principe de bienveillance vis-à-vis des élèves, et en particulier sur les fautes qu’ils commettent. Bien
entendu, il ne s’agit pas d’encourager les fautes ! Mais l’objectif est d’aider les élèves à comprendre d’où elles viennent : mauvaise
compréhension, étourderie… et de les rectifier.
Le troisième principe est que l’introduction des concepts mathématiques, abstraits par nature, doit s’appuyer sur des exemples
concrets permettant aux élèves de s’en emparer, de « jouer » avec eux afin qu’ils deviennent familiers.
Le quatrième principeest que l’enseignement des mathématiques vise à développer des compétences générales de raisonnement
et de compréhension de l’espace physique et social environnant (détaillées ci-dessous) et que ces compétences s’appuient sur une
compréhension des concepts, en évitant une mémorisation de procédures n’ayant aucun sens pour les apprenants.
Le cinquième principe est qu’une des compétences que l’enseignement développe se traduit par la maîtrise d’automatismes, en
particulier d’automatismes de calcul permettant de diminuer la surcharge cognitive quand on mène des raisonnements
mathématiques.
Le sixième principe est que les mathématiques sont aussi au service des autres domaines du savoir, et que les connaissances et
connaissances développées doivent être effectivement utilisées dans les autres domaines.
32
maintenant bien décrit par les spécialistes : l’anxiété mathématique. C’est pourquoi il est particulièrement important de distinguer
entre évaluation formative, qui permet à chaque élève de savoir où il en est de ses apprentissages (ainsi qu’à l’enseignant), et
l’évaluation sommativeou certificative.
Dans l’organisation de l’enseignement des mathématiques, c’est en fin de chaque séquence qu’a lieu une évaluation sommative
permettant de valider l’acquisition des connaissances et compétences correspondantes.
33
M2. Appréhender la démarche mathématique basée sur la résolution de problèmes et sur le raisonnement
La pratique des mathématiques doit déboucher sur la maîtrise du raisonnement déductif et la capacité à résoudre des
problèmes. Les élèves
– M2a. feront la distinction entre observation et démonstration, en mettant en œuvre des démonstrations dans le contexte de la
géométrie plane ;
– M2b. utiliseront la notion de fonction mathématique et résoudront des équations et inéquations ;
– M2c. seront familiers avec la notion de transformation en géométrie ;
– M2d. maîtriseront les bases du raisonnement probabiliste ;
– M2e. résoudront des problèmes, allant de situations simples de la vie pratique de tous les jours, à des situations plus
complexes
M3. Se situer et agir en citoyen responsable, dans un souci d’enrichissement, de préservation et de protection de la vie
sociale et de l’environnement
La jeune femme et le jeune homme, à l’issue de l’enseignement fondamental, doivent disposer des outils suffisants de
compréhension du monde physique et social environnant pour avoir la capacité d’agir et de contribuer au développement humain.
– M3a. ils savent mesurer avec des unités adaptées des objets physiques, soit par observation, soit par calcul ;
– M3b. ils savent interpréter, représenter et traiter des données en utilisant notamment la statistique ;
– M3c. ils utilisent les outils des mathématiques pour modéliser en sciences expérimentales, sciences socialeset en
technologie ;
– M3d. ils utilisent le langage des mathématiques pour communiquer, former, informer, comprendre et se faire comprendre.
34
LES PROGRAMMES « DETAILLES » PAR UNITES D’APPRENTISSAGE
35
Mise en équations Interpréter et résoudre une M1c, M2b, M3c
Résolution des équations équation du premier degré
du premier degré à une inconnue
Initiation aux systèmes de
deux équations
GÉOMÉTRIE Géométrie du plan Identifier les figures M1d, M1e, M2a, M3c
géométriques dans le
Études des différentes contexte mathématique et
figures planes. dans le monde physique.
Reproduire et construire
les figures géométriques.
Repérage du plan Utiliser les coordonnées M1d, M1e
cartésiennes
G d ’ p Identifier les figures M1d
Pyramides, géométriques en
parallélépipède, dimension 3 dans le
parallélépipède rectangle, contexte mathématique et
prismes droits, cylindres de dans le monde physique.
révolution, cône, sphère,
Transformations M2c
Isométries des figures
planes.
Symétries, projections,
homothéties et translations
GRANDEURS ET Calculs de périmètres, M œ v d M1d, M1e, M2e, M3a
MESURES aires et volumes, masses, calculs dans des situations
durées, vitesse en utilisant abstraites et concrètes.
des unités appropriées. Identifier, comparer,
Angles. convertir les unités de
mesure.
ORGANISATION ET Représenter des données Calculer, lire, produire, M3b, M3c, M3e
36
GESTION DES sous différentes formes : reproduire, interpréter,
DONNEES tableaux, graphiques donner ou tirer des
Traiter et interpréter des informations.
d v ’ Utiliser un mini-calculateur
statistique ou tableur
Reconnaître des situations
de proportionnalité.
Notions de base des p b b d’ M2d
probabilités. événement donné.
Interpréter, tirer des
informations, Reconnaître
le domaine, le rôle ou
’ d p b b
dans la vie réelle
Fonctions, et Interpréter le lien entre M1e, M3c, M3d
représentations des certaines propriétés des
fonctions. Fonctions fonctions et leur graphe.
élémentaires. Utiliser des fonctions dans
diverses situations
37
3E CYCLE DE L’ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
MATHEMATIQUES
UNITÉ D’APPRENTISSAGE NOMBRES ET CALCULS
MAITRISER ET REPRESENTER LES NOMBRES NATURELS, AINSI QUE LES NOMBRES DECIMAUX ET
LES NOMBRES FRACTIONNAIRES POSITIFS DANS DES CAS SIMPLES
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
Lire, écrire et représenter les nombres
entiers naturels
Lire, écrire et représenter les fractions L’enseignant proposera aux élèves des exercices leur permettant de
et les nombres décimaux connaître différentes écritures et représentations des nombres
Passer d’une écriture décimale à une
écriture fractionnaire et vice versa
Classer (situer, ordonner, comparer) les L’enseignant demandera aux élèves de comparer des nombres et de
nombres entiers naturels, fractions et les situer sur une demi-droite graduée adaptée
nombres décimaux
MAITRISER ET EFFECTUER DES CALCULS AVEC DES NOMBRES POSITIFS, LES NOMBRES DECIMAUX
7E ET LES NOMBRES FRACTIONNAIRES DANS DES CAS SIMPLES
ANNÉE
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
Donner un sens aux opérations sur les L’enseignant fera faire des exercices illustrant les opérations de
nombres différentes manières
Savoir effectuer des opérations
(addition, soustraction, multiplication et
division) sous les trois formes de calcul
(mental, à la main et instrumentée) L’enseignant fera faire des calculs de divisibilité de nombres entiers, et
Quotient, multiples et diviseurs de des calculs à la main. L’enseignant installera un rituel de séances
nombres entiers ; critères de divisibilité régulières de calcul mental. Il fera faire des exercices permettant
par 2, 3, 4, 5, 9, 10 ; fractions l’acquisition d’automatismes de calcul sur les nombres décimaux et les
équivalentes fractions
Multiplier ou diviser un nombre décimal
par 10 ; 100 ; 1 000 ; 0,1 ; 0,01 ; 0,001
38
RESOUDRE DES PROBLEMES AVEC LES NOMBRES
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
Calculer une fraction de quelque chose
Résoudre des problèmes (vie courante,
géométrie, numériques) en utilisant des Les élèves seront amenés à résoudre des problèmes en utilisant des
nombres entiers, des fractions simples, nombres entiers et/ou des fractions, ils expliqueront leurs stratégies
mettant en jeu les capacités de calcul
et de représentation
MAITRISER ET REPRESENTER LES NOMBRES ENTIERS RELATIFS, LES NOMBRES DECIMAUX ET LES
NOMBRES FRACTIONNAIRES
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
Lire, écrire et représenter les nombres L’enseignant proposera aux élèves des exercices leur permettant de
entiers relatifs, les fractions et les connaître différentes écritures et représentations des nombres
nombres décimaux
Repérer et placer un nombre entier L’enseignant demandera aux élèves de comparer des nombres et de
relatif, décimal ou rationnel sur une les situer sur une droite graduée adaptée
droite graduée.
8e année Comparer, ranger, encadrer des
nombres entiers relatifs, et rationnels
(écriture décimale ou fractionnaire).
Comprendre la notion de carré d’un L’enseignant introduira la notation, et fera le lien avec l’aire d’un carré
nombre. Connaître les carrés des L’enseignant demandera aux élèves de faire des exercices se basant le
nombres de 1 à 12, ainsi que de 15 et calcul rapide du carré d’un nombre.
de 20.
Connaître les carrés des nombres de 1
à 20.
Connaître et utiliser les puissances de L’enseignant introduira la notation et mettra en évidence ses usages.
10. Faire faire des exercices ayant trait à la notion de puissances simples.
Connaître et utiliser des expressions
sous la forme de puissances simples.
39
MAITRISER ET EFFECTUER DES CALCULS AVEC DES NOMBRES POSITIFS, LES NOMBRES DECIMAUX
ET LES NOMBRES FRACTIONNAIRES DANS DES CAS SIMPLES
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
Comprendre les liens entre addition et L’enseignant explique, sur des exemples numériques, les formules
soustraction, entre division et fraction, ( ) , ( ) ,
entre multiplication et division.
et en montre des visualisations. Il amènera l’élève à établir et à
mémoriser les liens entre addition et soustraction, entre division et
fraction, puis entre division et multiplication à partir des exercices
proposés.
Découvrir les fractions équivalentes. L’enseignant montre que des fractions différentes peuvent représenter
Additionner ou soustraire deux la même quantité, et explique que la réduction au même dénominateur
nombres fractionnaires. permet d’additionner les fractions.
Effectuer le produit ou le quotient de
Il montre l’importance des règles de priorité et introduit les parenthèses.
deux nombres écrits sous forme
fractionnaire ou non. Règle des signes. Les élèves résolvent des exercices sur des fractions équivalentes et
Effectuer des chaînes d’opérations par aussi des exercices mettant en jeu les quatre opérations sur les
écrit en respectant leur priorité fractions.
opératoire
Calculer avec des nombres de manière Alors que jusqu’ici, le calcul effectif était toujours exact, on introduit une
exacte ou approchée (mental, à la main modalité supplémentaire. Une partie des calculs sont générés par les
et instrumentée) élèves eux-mêmes.
Les élèves seront amenés à faire des opérations se basant sur les trois
types de calculs (mental, posé et instrumenté).
RESOUDRE DES PROBLEMES AVEC LES NOMBRES
40
République d’Haïti, distance entre deux
planètes)
Résoudre des problèmes en utilisant Les élèves seront amenés à résoudre des problèmes en utilisant des
des fractions ou des décimaux. nombres décimaux et/ou des fractions, ils expliqueront leurs stratégies.
Les élèves seront amenés à élaborer un plan et résoudre des
problèmes se basant sur des décimaux ou des fractions.
Effectuer des opérations à trous. L’enseignant donnera des exercices aux élèves pour qu’ils puissent
comprendre le sens des opérations à trous et s’exercer à en résoudre.
41
RESOUDRE DES PROBLEMES AVEC LES NOMBRES
42
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
Maitriser les priorités opératoires en Les élèves connaissent ces règles pour les nombres, apprennent à les
calcul littéral pour des expressions du pratiquer dans le cadre du calcul algébrique
type (sans distributivité). Les élèves feront des exercices qui porteront sur les règles de priorités
opératoires et sur la distributivité de la multiplication par rapport à
Simplifier des expressions littérales
l’addition dans une expression littérale
Appliquer la distributivité de la
multiplication par rapport à l’addition et
la soustraction dans une expression
littérale
Règles de manipulation des égalités : Les élèves systématisent les règles de passage additif ou multiplicatif
passage dans l’autre membre par d’un membre dans l’autre en résolvant des exercices
addition ou multiplication.
Résolution des équations du premier Les élèves pratiquent la résolution d’équations du premier degré avec
degré de la forme des coefficients numériques
43
CALCUL LITTÉRAL
44
3E CYCLE DE L’ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
MATHEMATIQUES
UNITÉ D’APPRENTISSAGE GÉOMÉTRIE
NOTIONS GÉNÉRALES
45
triangles.
L’élève traitera des exercices lui permettant de mettre en relief les
propriétés des quadrilatères et des triangles.
Connaître les droites remarquables du
triangle : (la hauteur, la médiane, la
médiatrice) et du quadrilatère : (la
diagonale)
TRANSFORMATIONS
NOTIONS GÉNÉRALES
8EANNÉE
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
Reconnaître et utiliser les propriétés Donner des exercices aux élèves sur les propriétés relatives aux
46
relatives aux angles formés par deux angles formés par deux parallèles et une sécante, et leurs réciproques.
parallèles et une sécante, et leurs
réciproques.
TRIANGLES ET QUADRILATÈRES
47
Connaître et utiliser les propriétés de
conservation de la symétrie centrale
SYSTÈME DE COORDONNÉES
48
9E SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
ANNÉE MOBILISER
Savoir que la distance d’un point à une L’enseignant proposera des exercices qui aideront l’élève à bien
droite est le plus court chemin reliant le appréhender la notion de distance.
point et l’un des points de la droite
Construire la tangente à un cercle en Les élèves pourraient faire cette construction de deux manières :
l’un de ses points Construire la tangente en un point à un cercle - Construire un cercle
tangent à une droite.
TRIANGLES ET QUADRILATÈRES
Savoir rédiger un programme de À partir d’une figure géométrique donnée, il sera demandé à l’élève de
construction rédiger un programme de construction permettant de réaliser la figure.
L’enseignant proposera une activité ludique aux élèves. « Avec des 10
Triangle : inégalité triangulaire, somme allumettes, est-il possible de construire un triangle dont un des côtés a
des angles, pour longueur 6 allumettes, 5 allumettes ? Que remarquez-vous ? »
« Il demandera aussi aux élèves de construire un triangle de périmètre
15 cm et dont les côtés ont pour longueur un nombre entier. Donnez
toutes les solutions. »
Utiliser dans un triangle rectangle la L’enseignant trace au tableau un triangle de sorte que deux côtés
relation entre le cosinus d’un angle aigu soient perpendiculaires et pose des questions pour attiser le
et les longueurs des côtés adjacents, vocabulaire des élèves, puis les amener à chercher le cosinus ou le
entre le sinus d’un angle aigu et les sinus d’un angle aigu et à calculer la longueur du côté adjacent ou du
longueurs des côtés opposés, entre la côté opposé.
tangente d’un angle aigu et les
49
longueurs des côtés opposés et les
longueurs des côtés adjacents
Théorème de Pythagore direct et Chaque élève construit dans son cahier un triangle de côtés 3 – 4 – 5.
réciproque – Sur chacun des côtés, ilconstruit avec précision un carré (carré de 3 x
Caractériser le triangle rectangle par 3…), et par la suite, fait rentrer les deux petits carrés dans le grand
l’égalité de Pythagore et sa réciproque carré et vérifie ainsi le théorème de Pythagore sur les triangles
Calculer la longueur d’un côté d’un rectangles.
triangle rectangle à partir de celles des
deux autres
Triangle rectangle : cercle circonscrit L’enseignant proposera des exercices aux élèves sur le cercle
Caractériser le triangle rectangle par circonscrit à un triangle rectangle leur permettant de découvrir que le
son inscription dans un cercle dont le diamètre est l’un des côtés du triangle.
diamètre est l’un des côtés du triangle
Connaître et utiliser les théorèmes L’enseignant demandera aux élèves de tracer un triangle plusieurs fois
relatifs aux milieux des deux côtés d’un pour lequel il prendra le soin de bien choisir les longueurs des côtés, de
triangle. sorte qu’ils arrivent à découvrir les propriétés de la droite des milieux et
sa réciproque, puis de faire des conjectures à partir de leurs différentes
Construire les droites remarquables remarques.
d’un triangle (hauteurs, médianes, Guidés par l’enseignant, les élèves auront à résoudre des exercices
bissectrices, médiatrices) liés aux droites remarquables d’un triangle.
Les élèves observeront que l’orthocentre et le centre du cercle
circonscrit d’un triangle peuvent être à du triangle.
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Agrandir ou réduire une figure L’enseignant proposera aux élèves des exercices dans lesquels ils
géométrique en utilisant la conservation pourront faire ressortir la notion de proportionnalité et les configurations
des angles et la proportionnalité entre de Thalès pour agrandir ou pour réduire des figures géométriques.
les longueurs de la figure initiale et
celles de la figure à obtenir
Théorème de Thalès et réciproque, (les L’élève sera amené à résoudre une situation-problème le conduisant à
deux configurations) établir des rapports d’égalités ayant trait au théorème de Thalès et sa
Savoir calculer une longueur à l’aide du réciproque.
théorème de Thalès L’enseignant donnera un ensemble d’exercices permettant aux élèves
Trouver les bonnes hypothèses pour la de consolider toutes les notions apprises sur le théorème de Thalès et
réciproque du théorème de Thalès sa réciproque.
Démontrer les cas d’égalité des Chaque élève tracera 2 triangles superposables dans son cahier et
triangles cherchera un moyen pour démontrer si les triangles sont égaux ou pas
TRANSFORMATIONS
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Utiliser, et représenter des solides d’allumettes vides, chapeau d’anniversaire de forme conique pour
(solides usuels et solides de révolution) illustrer certaines propriétés ;
et des situations spatiales Ils apporteront aussi du bristol pour réaliser le patron des solides.
Construire le patron d’une pyramide et Les élèves réaliseront le patron d’une pyramide de dimensions
ou d’un cône. données.
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aires permettant de calculer le périmètre et l’aire d’une figure géométrique
Comprendre la notion de volume d’une L’enseignant fera travailler les élèves avec des cubes ou des
figure de l’espace. parallélépipèdes rectangles. Il insistera sur la différence entre
Unités de volume et de contenance périmètre, aire, volume et contenance, et la différence entre des
Calculer le volume d’un parallélépipède unités de longueur, d’aire et de volume.
rectangle dans différentes unités
MAITRISER LES GRANDEURS EN GEOMETRIE : ANGLES
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
DEVELOPPER
Mesurer un angle, Mesurer et tracer un Les élèves seront incités à remarquer les valeurs importantes : 30°,
angle avec un rapporteur 45°, 60°, 90°, 180°
Construire un angle de mesure donnée Les élèves utiliseront le rapporteur et la règle pour mesurer et pour
construire des angles
Construire à l’aide d’un rapporteur un
triangle dont un côté et les deux angles
sont donnés
MAITRISER LES GRANDEURS EN PHYSIQUE ET DANS LA VIE QUOTIDIENNE
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
DEVELOPPER
Unités de temps, de masses, de poids, Les élèves calculeront des durées dans différentes unités à partir des
de longueurs aires et volumes et horaires en effectuant des soustractions, et réciproquement. Ils
conversion entre unités. effectueront des calculs liés à la pratique de l’EPS.
Pour les unités de masse et de volume, ils travailleront soit à partir de
données de la vie quotidienne, soit à partir des enseignements de
sciences physiques.
Lien volume-masse pour l’eau, et Lors des activités, les élèves pourront utiliser un tableau de
comparaison des unités. conversion pour convertir des unités de volume ou de contenance, ou
Proposer et mettre en œuvre un faire les calculs eux-mêmes.
protocole expérimental pour déterminer
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le volume ou/et la masse de l’eau, puis
comparer des unités de volume ou de
masse à l’aide d’un tableau de
conversion.
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Unités de temps, conversion entre Les élèves incorporeront leurs connaissances des nombres négatifs.
unités Les élèves devront résoudre des exercices sur les changements
Effectuer des changements d’unités de d’unités de mesure pour des longueurs, des masses, des durées, des
mesure pour des : longueurs, masses, aires et des volumes, ensuite ils expliqueront les résultats.
durées, aires et volumes
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Connaissant deux des trois quantités :
distance, temps, vitesse, calculer la
troisième
Estimer et calculer la densité d’une L’enseignant proposera des exercices aux élèves, il veillera à
population et un taux de croissance apporter des aides à ceux qui sont moins autonomes. Il incitera tous
démographique. les élèves à organiser des temps collectifs de synthèse.
Calcul de grandeurs en géographie :
population, densité de population, taux
de (natalité, mortalité, croissance)
naissance…
Calculs faisant intervenir la L’élève saura utiliser et justifier la règle de trois ; il la ritualisera
proportionnalité ; règle de trois et son oralement ; il sera en mesure de s’en servir pour calculer des
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utilisation. pourcentages.
Pourcentages : appliquer et calculer un L’enseignant proposera aux élèves des exercices relatifs à
pourcentage simple l’application et au calcul de pourcentages simples
REPRÉSENTATION DES DONNÉES
PROPORTIONNALITÉ
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
8E ANNÉE Utiliser des pourcentages pour lire ou
dresser un tableau L’élève sera amené à résoudre des exercices lui permettant de
remplir un tableau de proportionnalité, de calculer des pourcentages
Calculer et utiliser l’échelle d’une carte ou et d’utiliser et de calculer l’échelle d’un plan ou d’une carte.
d’un plan.
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STATISTIQUES
PROPORTIONNALITÉ
SAVOIRS SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
Dans une situation de proportionnalité, Les élèves utiliseront la notation algébrique.
calcul de la quatrième valeur, les trois L’enseignant donnera aux élèves des activités pour calculer la
autres étant connues ; utilisation du quatrième valeur dans une situation de proportionnalité.
produit en croix
9E ANNÉE Représentation graphique d’une
Les élèves reporteront sur un plan muni d’un repère orthonormé les
situation de proportionnalité données d’une série de données dans une situation de
proportionnalité
Applications de la proportionnalité : En plus des exercices/problèmes du manuel de l’élève, l’enseignant
vitesse d’un mobile, théorème de pourra les inciter à en créer d’autres.
Thalès
NOTION DE FONCTION
L’enseignant aura pour objectif limité de familiariser les L’enseignant fera travailler les élèves sur des
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élèves à la notion, aux mots « fonction » et « image »et à tableaux et graphiques en utilisant les mots fonction
la notation ( ) et image.
Il partira d’un graphique ou d’un tableau, et dira qu’une Dans le cas des fonctions linéaires et affines, les
certaine donnée est « fonction » d’une autre. élèves commenceront par représenter
Dans le cas des fonctions linéaires et affines, il prendra soigneusement des points ( ( )) sur un papier
appui sur la formule ( ) pour montrer qu’on quadrillé, puis feront le lien avec la proportionnalité
peut calculer des valeurs. et le théorème de Thalès.
PROBABILITÉS ET STATISTIQUES
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