Cours de Mathématiques IUT Génie Civil
Cours de Mathématiques IUT Génie Civil
MATHÉMATIQUES
G. Chèze
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2
Règle du jeu
Certains passages de ce cours comportent des trous, ils sont là volontairement.
C’est à vous de les compléter durant l’heure de cours hebdomadaire. La partie
du cours traitée en amphithéatre sera complétée et disponible régulièrement sur
internet à l’adresse : http ://[Link]/∼cheze/ .
i
ii Règle du jeu
Table des matières
Règle du jeu i
I Calcul différentiel 1
1 Fonctions de plusieurs variables 5
1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Représentation graphique d’une fonction de deux variables . . . . . . 6
1.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Comment représenter le graphe d’une fonction de deux variables 8
1.3 Exercices du TD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4 Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
II Géomètrie différentielle 51
1 Arcs paramétrés 53
1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
1.1.1 Interprétation cinématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
1.2 Représentation graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
1.2.1 Tableau de variations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
iii
iv TABLE DES MATIÈRES
III Statistiques 81
1 Série statistique à deux variables 85
1.1 Rappels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
1.1.1 Moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
1.1.2 Variance, écart-type . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
1.2 Définition, représentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
1.2.1 Représentation en tableau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
1.2.2 Nuage de points . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
1.3 Corrélation et ajustement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
1.3.1 Boı̂te à outils . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
1.3.2 Ajustement linéaire : Méthode des moindres carrés . . . . . . 92
1.3.3 Régression linéaire de X sur Y . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
1.3.4 Autre cas d’ajustement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
1.4 Exercices du TD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
1.5 Correction des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
3 Estimation 133
3.1 Nature du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133
3.2 Estimation ponctuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
3.2.1 Estimation ponctuelle d’une moyenne . . . . . . . . . . . . . . 134
3.2.2 Estimation d’une proportion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
3.2.3 Estimation ponctuelle d’un écart-type . . . . . . . . . . . . . . 134
3.3 Estimation par intervalle de confiance . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
TABLE DES MATIÈRES v
IV Annexes 145
A Table pour la loi normale centrée réduite 147
Calcul différentiel
1
Jusqu’à présent vous avez surtout rencontré des fonctions d’une variable. Cepen-
dant les phénomènes naturels ne dépendent pas en général d’une seule variable. Par
exemple : la vitesse moyenne v dépend de la distance parcourue d et du temps t mis
pour effectuer ce parcours, on a v = d/t. Un autre exemple est donné par le calcul
de l’aire d’un rectangle : A = L × l. L’aire est une fonction de la longueur L et de la
largeur l. Dans cette partie, nous allons étudier les fonctions de plusieurs variables.
Nous aurons une attention toute particulière pour les fonctions de deux variables car
dans ce cas nous pourrons encore faire des dessins. Ensuite nous verrons que nous
pouvons aussi faire des calculs de dérivées. Cela sera utilisé dans le dernier chapitre
de cette partie dans lequel nous effectuerons des calculs d’incertitude.
3
4
Chapitre 1
Nous allons dans ce chapitre définir les fonctions de plusieurs variables. Nous nous
intéresserons plus particulièrement aux fonctions de deux variables et aux diverses
représentations graphiques que l’on peut obtenir.
1.1 Définition
L’exemple le plus simple de fonctions de deux variables est donné par l’aire d’un
rectangle : A = L × l. L et l étant des nombres positifs nous représentons cette
fonction de la manière suivante :
f : R+ × R+ −→ R
(L, l) 7−→ L × l
R+ × R+ s’appelle le domaine de définition de la fonction f .
D’une manière générale nous pouvons avoir n variables où n désigne un nombre
entier.
Définition 1. Soit n un nombre entier et D une partie de Rn . Une fonction f de
n variables est un procédé qui a tout n-uplet (x1 , . . . , xn ) de D associe un unique
nombre réel.
Cela se note de la manière suivante :
f : D −→ R
(x1 , . . . , xn ) 7−→ f (x1 , . . . , xn )
5
6 Fonctions de plusieurs variables
g : R × R × R⋆ −→ R
x cos(y) + 2y 3 − π
(x, y, z) 7−→
z5
g est une fonction de trois variables, R × R × R⋆ est son domaine de définition.
Solution :
Définition 2. Soit
f : D −→ R
x 7−→ f (x)
Le graphe Cf de f (fonction d’une seule variable) est l’ensemble des points du plan
de coordonnées (x; f (x)) avec x ∈ D.
Cela se note :
Cf = {(x, y) ∈ R2 | y = f (x), x ∈ D}
Ainsi pour tracer le graphe d’une fonction d’une variable nous avons rajouté
une nouvelle variable y. Le graphe est alors une courbe dans le plan R2 .
Pour les fonctions de deux variables x et y nous allons aussi rajouter une variable z
et le graphe sera alors une surface de l’espace R3 .
1.2 Représentation graphique d’une fonction de deux variables 7
Définition 3. Soit
f : D −→ R
(x, y) 7−→ f (x, y)
Remarque :
Sf est une surface dans R3 .
z
(x,y,f(x,y))
x
(x,y)
Afin de vous familiariser avec les graphes des fonctions de deux variables voici
quelques exemples.
8 Fonctions de plusieurs variables
0.5
−0.5
10
5
0 10
5
−5 0
−5
−10
p
Fig. 1.2 – Représentation graphique de z = sin( x2 + y 2 ).
0.4
0.2 2
0 1
−0.2 0
−0.4 −1
2 1.5 1 0.5 0 −0.5 −2
−1 −1.5 −2
2 +y 2 )
Fig. 1.3 – Représentation graphique de z = xye−0.5(x .
Proposition 1.
– Un plan parallèle au plan xOy a pour équation :
z = z0
y = y0
x = x0
Remarque : Ces deux derniers plans ne sont pas des représentations graphiques
d’une fonction de deux variables (x, y). En effet nous ne pouvons pas faire corres-
pondre un point de (xOy) avec un seul point de ces plans.
Exercice 2. Soit
f : R2 −→ R
(x, y) 7−→ x2 + y 2
Solution :
1. – Sf ∩ {y = 1} = {(x, y, z) ∈ R3 | z = x2 + y 2 , y = 1}.
Sf ∩ {y = 1} = {(x, 1, z) ∈ R3 | z = x2 + 12 }.
{(x, z) ∈ R2 | z = x2 + 1}
{(x, z) ∈ R2 | z = x2 + 4}
{(x, z) ∈ R2 | z = x2 + k 2 }
fy=k : R −→ R
x 7−→ x2 + k 2
3. Sf ∩ {x = 0} = {(x, y, z) ∈ R3 | z = x2 + y 2 , x = 0}.
Sf ∩ {x = 0} = {(0, y, z) ∈ R3 | z = 0 + y 2 }.
fx=0 : R −→ R
y 7−→ y 2
5. – Sf ∩ {z = 1} = {(x, y, z) ∈ R3 | z = x2 + y 2 , z = 1}.
Sf ∩ {z = 1} = {(x, y, 1) ∈ R3 | 1 = x2 + y 2 }.
{(x, y) ∈ R2 | 0 = x2 + y 2 }
{(x, y) ∈ R2 | −1 = x2 + y 2 }
Cet ensemble est vide car la somme de deux carrés est nécesairement
positive.
{(x, y) ∈ R2 | k = x2 + y 2 }
√
Comme k > 0, nous obtenons le cercle de centre O et de rayon k.
7.
Définition 4.
– L’intersection Sf ∩ {x = x0 } est la trace de Sf dans le plan {x = x0 }.
Cela représente la tranche verticale de Sf avec le plan {x = x0 }.
Proposition 2.
– Sf ∩ {x = x0 } est le graphe de la fonction d’une seule variable y :
Remarque :
Lorsque nous avons suffisamment de tranche verticale, l’étape 3 n’est pas nécessaire
pour faire apparaı̂tre la surface recherchée.
1.2 Représentation graphique d’une fonction de deux variables 13
Sujet de méditation :
On considère la fonction de trois variables f (x, y, z) = x3 + y 3 − z 3 .
Déterminer la ligne de niveau f (x, y, z) = 0.
3
Dans cette ligne de niveau existe-t-il des triplets (x, y, z) ∈ Z⋆ .
Cas général :
On considère la fonction de trois variables f (x, y, z) = xn + y n − z n , où n ≥ 3.
Déterminer la ligne de niveau f (x, y, z) = 0.
3
Dans cette ligne de niveau existe-t-il des triplets (x, y, z) ∈ Z⋆ .
14 Fonctions de plusieurs variables
1.3 Exercices du TD
Exercice 1. Déterminer et représenter le plus grand domaine de définition possible
pour les fonctions suivantes :
√
xy
1. f (x, y) = 2 ,
x + y2
√
x+y+1
2. f (x, y) = ,
x−1
3. f (x, y) = ln(xy),
4. f (x, y) = x ln(y 2 − x),
p
5. f (x, y) = 4x − x2 + 4y − y 2
Exercice 3. Soit
f : R2 −→ R
1 1
(x, y) 7−→ − x − y + 1
2 3
1. Déterminer le graphe de f , puis reconnaı̂tre une “figure” de géométrie clas-
sique.
2. Représenter Sf .
Pour cela vous ferez apparaitre dans un même repère :
– Sf ∩ xOz.
– Sf ∩ yOz.
– Sf ∩ xOy.
1.3 Exercices du TD 15
2
Exercice 4. La surface Sf est le graphe de la fonction f (x, y) = ex −y .
Une des figures ci-dessous représente une courbe de niveau de Sf . Laquelle ?
(Justifier votre choix.)
140
4
120
2
100
80
–4 –2 2 4
60 x
–2
40
20
–4
–4 –2 0 2 4
x
a) b)
25
2
20
15
0 1 2 3 4 5
10 x
–1
–2
–4 –2 0 2 4
x
c) d)
1
1. f (x, y) = ,
1 + x2 + y 2
2. g(x, y) = (x − y)2 ,
3. h(x, y) = (x2 − y 2 )2 .
100
100
250
80
200
50
150
60
100
0 40
50
0 20
4
–50
2 0
–5
0
y
–100 0
4 x
–10
–2 2
4
0 0 2
10 0
5 –2 x
0 –2
–5 –4 5 –4
x 10 –10 –4 y
y
a) b) c)
10
1
8
0.8
0.6
4
0.4
0.2
2
–4 –4
0
–5 –2 –2
0 0
0 2
y 2 x
4
2
0 4 4
x –2
5 –4
y
d) e)
16 Fonctions de plusieurs variables
1 z=0
z=2
z=1
–3 –2 –1 1 2
x
–1 z=2
–2
1.4 Correction des exercices 17
Correction de
√
l’exercice 1.
xy
1. f (x, y) =
x2+ y2
√ nul donc on doit avoir (x; y) 6= (0; 0).
Le dénominateur doit être non
x doit être positif pour que x existe.
Df = {(x, y) ∈ R2 | x ≥ 0, (x; y) 6= (0; 0)}
2 Df
–4 –2 0 2 4
–2
–4
2 Df
–4 –2 0 2 4
–2
–4
Df
4. f (x, y) = x ln(y 2 − x)
On doit avoir y 2 − x > 0 pour que ln(y 2 − x) existe. D’où
Df = {(x, y) ∈ R2 | y 2 > x}
Df
5.
p p
4x − x2 + 4y − y 2 = −(x2 − 4x + y 2 − 4y)
q
= − (x − 2)2 − 4 + (y − 2)2 − 4
p
= 8 − (x − 2)2 − (y − 2)2
y
4
2 Df
1
0 1 2 3 4
x
Correction de l’exercice 2.
1. Df = R2 .
2. f (1; 2) = 2 − 12 = 1.
3. Sf ∩ {z = 0} = {(x; y) ∈ R2 | 0 = y − x2 } = {(x; y) ∈ R2 | y = x2 }
De même : Sf ∩ {z = 1} = {(x; y) ∈ R2 | y = x2 + 1}
Sf ∩ {z = 2} = {(x; y) ∈ R2 | y = x2 + 2}
z=2
5
z=1
4
z=0
3
–2 –1 0 1 2
x
4.
Sf ∩ {x = 0} = {(y; z) ∈ R2 | z = y − 02 }
= {(y; z) ∈ R2 | z = y}
20 Fonctions de plusieurs variables
z 1
–2 –1
y
1 2
–1
–2
5.
2
–2
–2 –1
1 2
–2
–4
–6
Fig. 1.12 – z = y − x2 .
Correction de l’exercice 3.
1 1
1. Sf = {(x, y, z) ∈ R3 | z = − x − y + 1}.
2 3
1 1
Sf représente le plan d’équation z = − x − y + 1.
2 3
2. – Le plan xOz est le plan d’équation y = 0.
1
Donc Sf ∩ xOz est la droite d’équation z = − x + 1 dans le repère xOz.
2
Cette droite passe en particulier par les points A et B de coordonnées res-
pectives (0, 1) et (2, 0) dans le repère xOz.
Ainsi Sf passe par les points de l’espace de coordonnées (0, 0, 1) et (2, 0, 0).
– Le plan yOz est le plan d’équation x = 0.
1
Donc Sf ∩ yOz est la droite d’équation z = − y + 1 dans le repère yOz.
3
1.4 Correction des exercices 21
0.8
0.6
z
0.4
0.2
2.5 3
0 1.5 2
0.5 1
y
1
x
2
1 1
Fig. 1.13 – Représentation graphique de z = − x − y + 1.
2 3
Correction de l’exercice 5.
– Sf ←→ e.
En effet le maximum de f est atteint en (x; y) = (0; 0). (L’idée est : “Plus le
dénominateur d’une fraction est grand plus la fraction est petite”. Maintenant
nous allons montrer notre assertion pour la fonction f .)
Si (x; y) 6= (0; 0) alors 1 + x2 + y 2 ≥ 1.
1
Donc ≤ 1 = f (0; 0)
1 + x2 + y 2
Ainsi : f (x; y) ≤ f (0; 0).
22 Fonctions de plusieurs variables
– Sg ←→ c. En efet,
Sg ∩ {z = 0} = {(x; y) ∈ R2 | (x − y)2 = 0}
= {(x; y) ∈ R2 | x − y = 0}
= {(x; y) ∈ R2 | y = x}
– Sh ←→ b. En efet,
Sh ∩ {z = 0} = {(x; y) ∈ R2 | (x2 − y 2 )2 = 0}
= {(x; y) ∈ R2 | x2 − y 2 = 0}
= {(x; y) ∈ R2 | (x − y)(x + y) = 0}
= {(x; y) ∈ R2 | (x − y) = 0 ou (x + y) = 0}
= {(x; y) ∈ R2 | y = x} ∪ {(x; y) ∈ R2 | y = −x}
Correction de l’exercice 6.
1.4
1.2
0.8
0.6
0.4
0.2
–1 –0.5 0 0.5 1
1.
1.5
0.5
–2 –1 0 1 2
2.
y -∞ 0 +∞
′
fx=0 (y) + -
fx=0 (y) ր 1,5 ց
1.4 Correction des exercices 23
1
D’autre part, fy=0 : x 7−→ f (x; 0) = − x3 + x + 1, 5
3
1 3
C’est à dire : f y = 0(x) = − x + x + 1, 5.
3
′
Donc fy=0 (x) = −x2 + 1 = −(x − 1)(x + 1).
x -∞ -1 1 +∞
x-1 - - + 0
x+1 - 0 + +
′
fy=0 (x) - 0 + 0 -
fy=0 (x) ց 5/6 ր 13/6 ց
Là encore cela confirme le résultat de la question 2.
24 Fonctions de plusieurs variables
Chapitre 2
Nous connaissons la dérivation des fonctions d’une seule variable. Ici nous al-
lons voir comment étendre cette notion au cas des fonctions de plusieurs variables.
La plupart des énoncés de ce chapitre ne concerneront que les fonctions de deux
variables, le cas des fonctions de trois variables ou plus s’en déduit aisément.
2.1 Rappel
Puisque nous allons généraliser la notion de dérivée aux fonctions de deux va-
riables, rappelons tout d’abord quelques définitions et notations pour les fonctions
d’une seule variable.
Définition 1. Soit
f : D −→ R
x 7−→ f (x)
On dit que f est dérivable en x et de dérivée f ′ (x) lorsque la limite suivante est finie
( c’est à dire la limite existe et ce n’est pas +∞ ou −∞).
f (x + h) − f (x)
f ′ (x) = lim .
h→0 h
Notation :
f (x + h) − f (x)
Une autre façon d’écrire f ′ (x) = limh→0 est la suivante :
h
df
f ′ (x) = .
dx
Cette notation rappelle que f ′ (x) est le quotient d’une “petite différence” surf et
d’une “petite différence” sur x.
On obtient alors :
df = f ′ (x)dx.
25
26 Dérivées partielles, Différentielles
Exercice 1. Soit
f : R2 −→ R
(x, y) 7−→ x2 + y 5 + xy + π
fx=1 : R −→ R
y 7−→ y 5 + y + π + 1
′
2. fx=1 (y) = 5y 4 + 1,
′
fx=1 (2) = 5 × 24 + 1 = 81.
Remarque :
∂f
Dans un instant nous verrons que nous venons de calculer (1, 2) = 81.
∂y
3. Cas général :
– fx=x0 (y) = x20 + y 5 + x0 × y + π.
D’où :
fx=x0 : R −→ R
y 7−→ y 5 + x0 y + x20 + π
′
– fx=x 0
(y) = 5y 4 + x0 ,
′
fx=x 0
(2) = 5 × 24 + x0 = 80 + x0 .
2.2 Dérivées partielles 27
4. fy=1 (x) = x2 + 15 + x × 1 + π.
D’où :
fy=1 : R −→ R
x 7−→ x2 + x + π + 1
′
5. fy=1 (x) = 2x + 1,
′
fy=1 (2) = 2 × 2 + 1 = 5.
Remarque :
∂f
Dans un instant nous verrons que nous venons de calculer (2, 1) = 5.
∂x
6. Cas général :
– fy=y0 (x) = x2 + y05 + x × y0 + π.
D’où :
fy=y0 : R −→ R
x 7−→ x2 + y0 x + y05 + π
′
– fy=y 0
(x) = 2x + y0 ,
′
fy=y0 (2) = 2 × 2 + y0 = 4 + y0
Définition 2. Soit
f : D −→ R
(x, y) 7−→ f (x, y)
Attention !
′
fy=b (a) signifie que y est constant et vaut b, nous dérivons donc par rapport à
la variable restante qui est x. Cette notation met en évidence le fait que y reste
constant.
∂f
La notation (a, b) met en évidence le fait que nous avons dérivé par rapport à x.
∂x
Interprétation géomètrique :
Considérons la fonction f (x, y) = x2 + y 2 .
∂f
La dérivée partielle (1, −2) se comprend géomètriquement de la façon suivante :
∂x
Tout d’abord nous considérons la coupe de la surface représentative de f par le plan
28 Dérivées partielles, Différentielles
2
–2
–1
y 1
x 2
–2
∂f
Fig. 2.1 – Interprétation géomètrique de (1, −2) pour f (x, y) = x2 + y 2 .
∂x
Exercice 2. Soit
f : R2 −→ R
(x, y) 7−→ x2 + y 5 + xy + π
1. Calculer ∂f /∂x.
2. Calculer ∂f /∂y.
3. Calculer ∂ 2 f /∂x2 .
4. Calculer ∂ 2 f /∂y 2 .
5. Calculer ∂ 2 f /∂x∂y.
6. Calculer ∂ 2 f /∂y∂x.
Solution :
1. ∂f /∂x = 2x + y.
2. ∂f /∂y = 5y 4 + x.
∂
3. ∂ 2 f /∂x2 = (2x + y) = 2.
∂x
∂
4. ∂ 2 f /∂y 2 = (5y 4 + x) = 20y 3 .
∂y
∂
5. ∂ 2 f /∂x∂y = (5y 4 + x) = 1.
∂x
∂
6. ∂ 2 f /∂y∂x = (2x + y) = 1.
∂y
On remarque que ∂ 2 f /∂y∂x = ∂ 2 f /∂x∂y. Ce n’est pas un hasard.
Définition 5. Soit f une fonction de deux variables, on dit que f est continue en
(x0 , y0 ) lorsque la condition suivante est vérifiée :
Cette définition signifie que quelque soit la façon dont nous nous rapprochons de
(x0 , y0 ) nous devons obtenir la même valeur limite qui est f (x0 , y0 ).
30 Dérivées partielles, Différentielles
2.3 Différentielles
Dans la première section de ce chapitre nous avons vu la notation différentielle.
Pour une fonction d’une variable f (x) on a : df = f ′ (x)dx.
Ici une fois de plus nous allons généraliser ce qui a été fait à une variable :
Définition 6. Soit f une fonction de deux variables (x, y). On note alors la
différentielle de f de la manière suivante :
∂f ∂f
df = dx + dy.
∂x ∂y
Evidemment si f est une fonction de trois variables (x, y, z) alors on a :
∂f ∂f ∂f
df = dx + dy + dz.
∂x ∂y ∂z
√
Exercice 3. Calculer la différentielle de f (x, y, z) = x2 y 3 z 7 + x + sin(z) + 2.
Solution :
∂f
= 2xy 3 z 7 + 1.
∂x
∂f
= 3x2 y 2 z 7 .
∂y
∂f
= 7x2 y 3 z 6 + cos(z).
∂z
D’où :
df = 2xy 3 z 7 + 1 dx + 3x2 y 2 z 7 dy + 7x2 y 3 z 6 + cos(z) dz.
∂F
Calculer dF , puis en déduire .
∂x
2.4 Utilisation des différentielles, différentielle d’une fonction composée 31
Solution :
∂f
1. = v. cos(u.v),
∂u
∂f
= u. cos(u.v),
∂v
On en déduit :
df = v. cos(u.v)du + u. cos(u.v)dv.
∂u
2. On a = sh(x),
∂x
∂u
= 1.
∂y
Il vient alors : du = sh(x)dx + dy.
De même on obtient : dv = − sin(y)dy.
3. On remarque que :
F (x, y) = f y + ch(x), cos(y) = f u(x, y), v(x, y) .
C’est à dire, u et v ont été remplacés (substitués) par y + ch(x), et cos(y)
dans l’expresion de f . Autrement dit F est la composée de f avec les fonctions
u(x, y) = y + ch(x) , v(x, y) = cos(y).
Pour obtenir F nous avons remplacé u et v par leur expression en x et y dans f .
Donc pour obtenir dF nous allons remplacer u, v, du, et dv par leur expression
en x, y, dx, et dy dans df .
D’où :
dF = cos(y) cos (y + ch(x)) cos(y) × sh(x)dx + dy
+(y + ch(x)) cos (y + ch(x)) cos(y) × − sin(y)dy .
f : C2 7−→ C2
(x, y) −→ f1 (x, y); f2 (x, y)
2.5 Exercices du TD
∂f ∂f
Exercice 1. Pour chacune des fonctions suivantes : calculer (x, y) , (x, y),
∂x ∂y
∂ 2f ∂ 2f ∂2f
(x, y), (x, y), (x, y).
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
1. f (x, y) = x2 − 6xy − 6y 2 + 2x + 24y,
x3
2. f (x, y) = x2 + 2y 2 − ,
y
2 +xy+7x+y 2
3. f (x, y) = e2x ,
4. f (x, y) = sin(xy),
5. f (x, y) = ln(x + y).
√
Exercice 2. On considère la fonction f (x, y) = x + 5y.
∂f ∂f
1. Calculer (x, y) et (x, y).
∂x ∂y
2. Donner le plus grand domaine de définition possible pour f , ∂f /∂x, ∂f /∂y.
x2 + xy
Exercice 3. Calculer la différentielle de la fonction suivante : f (x, y) = .
y2
1. En utilisant la définition d’une différentielle.
2. En calculant la différentielle d’une fonction composée. (C’est à dire calculer
u
la différentielle de (les variables sont u et v) et appliquer votre résultat à la
v
fonction f .)
∂f ∂f
Exercice 4. Soit f (x, y) = 16−x2 −y 2 . Calculer (1, 2) , puis (1, 2). Interprétez
∂x ∂y
ces nombres en tant que pente.
Correction de l’exercice 1.
1. f (x, y) = x2 − 6xy − 6y 2 + 2x + 24y.
∂f
(x, y) = 2x − 6y + 2.
∂x
∂f
(x, y) = −6x − 12y + 24.
∂y
∂2f
(x, y) = 2.
∂x2
∂2f
(x, y) = −12.
∂y 2
∂2f
(x, y) = −6.
∂x∂y
x3
2. f (x, y) = x2 + 2y 2 − .
y
∂f x2
(x, y) = 2x − 3 .
∂x y
∂f x3
(x, y) = 4y + 2 .
∂y y
2
∂ f x
2
(x, y) = 2 − 6 .
∂x y
∂2f x3
(x, y) = 4 − 2 3 .
∂y 2 y
∂2f 3x2
(x, y) = 2 .
∂x∂y y
2 2
3. f (x, y) = e2x +xy+7x+y .
∂f
(x, y) = (4x + y + 7)f (x, y).
∂x
∂f
(x, y) = (x + 2y)f (x, y).
∂y
∂2f
(x, y) = 4 + (4x + y + 7)2 f (x, y).
∂x 2
∂2f 2
(x, y) = 2 + (x + 2y) f (x, y).
∂y 2
∂2f
(x, y) = 1 + (x + 2y)(4x + y + 7) f (x, y).
∂x∂y
4. f (x, y) = sin(x.y).
∂f
(x, y) = y cos(xy).
∂x
∂f
(x, y) = x cos(xy).
∂y
∂2f
(x, y) = −y 2 sin(xy).
∂x2
∂2f
(x, y) = −x2 sin(xy).
∂y 2
2.6 Correction des exercices 35
∂2f
(x, y) = cos(xy) − xy sin(xy).
∂x∂y
5. f (x, y) = ln(x + y).
∂f 1 ∂f
(x, y) = = (x, y).
∂x x+y ∂y
∂2f −1 ∂2f ∂2f
(x, y) = = (x, y) = (x, y).
∂x2 (x + y)2 ∂y 2 ∂x∂y
√
Correction de l’exercice 2. f (x, y) = x + 5y.
∂f 1
1. (x, y) = √ .
∂x 2 x + 5y
∂f 5
(x, y) = √ .
∂y 2 x + 5y
2. Df = {(x, y) ∈ R2 | x + 5y ≥ 0}
D ∂f = {(x, y) ∈ R2 | x + 5y > 0} = D ∂f
∂x ∂y
Correction de l’exercice 3.
1. Par définition la différentielle de f est :
∂f ∂f
df = (x, y)dx + (x, y)dy
∂x ∂y
∂f 2x + y
Ici, nous avons : (x, y) =
∂x y2
2
∂f x x
(x, y) = −2 3 − 2
∂y y y
2x + y x2 x
D’où : df = dx + − 2 − dy
y2 y3 y2
u(x, y)
2. f (x, y) = avec u(x, y) = x2 + xy et v(x, y) = y 2 .
v(x, y)
On regarde f comme étant une fonction ayant pour variables u et v.
u
f=
v
1 u
Cela donne : df = du + − 2 dv. Nous avons exprimé df en fonctoin de u
v v
et de v, mais nous souhaitons avoir df en fonction de x et de y. Nous allons
donc remplacer u par x2 + xy et v par y 2 . Pour du et dv nous obtenons alors :
du = (2x + y)dx + xdy, dv = 0dx + 2ydy.
On remplace ces expressions dans la formule trouvée précédemment et on
obtient :
1 x2 + xy
df = 2 × (2x + y)dx + xdy − 2ydy
y y4
2x + y x x2 + xy
df = dx + 2 − × 2y dy
y2 y y4
2x + y x x2
df = dx + − − 2 dy
y2 y2 y3
36 Dérivées partielles, Différentielles
fy=2 : R −→ R
x 7−→ 16 − x2 − 22 = −x2 + 12
′ ∂f ∂f
On a : fy=2 (1) = (1; 2) (par définition de )
∂x ∂x
∂f
Donc (1; 2) = −2 est la pente de la courbe représentative de fy=2 en x = 1.
∂x
La courbe représentative de fy=2 s’obtient en effectuant une coupe verticale de Sf
par le plan d’équation y = 2.
∂f
De même (1; 2) = −4 est la pente de la courbe représentative de fx=1 en
∂y
y = 2. Cette courbe s’obtient en effectuant une coupe verticale de Sf par le plan
d’équation x = 1.
f : D −→ R
x 7−→ f (x)
On dit que f est dérivable en x et de dérivée f ′ (x) lorsque la limite suivante est finie
( c’est à dire la limite existe et ce n’est pas +∞ ou −∞).
f (x + δx ) − f (x)
f ′ (x) = lim .
δx →0 δx
Remarque :
Traditionnellement lorsque l’on définit la dérivée d’une fonction d’un point de vue
théorique le petit nombre qui tend vers 0 se note h. Lorsque l’on effectue un calcul
d’erreur, on utilise comme notation δx à la place de h. . .
Puisque nous avons une égalité lorsque δx tend vers 0 nous en déduisons l’ap-
proximation suivante :
Proposition 1.
f (x + δx ) − f (x)
f ′ (x) ≈
δx
Exercice 1. A l’aide du tableau de valeurs suivant donner une approximation de
f ′ (2).
x 1 2 2,4 3
f (x) 10 13 13,6 20
37
38 Approximation affine, Calcul d’incertitude
Solution :
On applique la formule précédente avec x = 2 et δx = 0, 4. On obtient :
f (2, 4) − f (2) 0, 6
f ′ (2) ≈ = = 1, 5. D’où f ′ (2) ≈ 1, 5.
0, 4 0, 4
Puisque f ′ (x) ≈ f (x + δx ) − f (x) /δx , on a f ′ (x)δx ≈ f (x + δx ) − f (x) et donc
une autre façon d’écrire l’approximation précédente est la suivante :
f (x + δx ) ≈ f (x) + f ′ (x)δx .
Interprétation graphique :
f (x) + f ′ (x)δx
f (x + δx )
f (x)
x x + δx
√
Exercice 2. Sans calculatrice donner une valeur approchée de 1, 01.
Solution :
On considère la fonction f suivante :
f : R+ −→ R
√
x 7−→ x
On a : f (1) =
√1
′
f (x) =√1/(2 x), donc f ′ (1) = 1/2.
D’où : 1, 01√≈ 1 + 1/2 × 0, 01 = 1, 005.
Conclusion : 1, 01 ≈ 1, 005. √
Remarque : La valeur exacte de 1, 01 est 1, 00498 . . .
t 5 10 15 20 25 30 40
v
10 2 2 2 2 2 2 2
15 4 4 5 5 6 6 6
20 5 7 8 8 9 9 9
30 9 13 16 17 18 19 19
∂f
Calculer (15, 20).
∂t
∂f
Solution : (15, 20) est la dérivée de la fonction fv=15 (t) lorsque t = 20. Les
∂t
valeurs de cette fonction se lisent dans la troisième ligne du tableau.
Nous allons donc appliquer la proposition 1 du cours à la fonction fv=15 (t) en t = 20
avec δt = 5.
Sur l’exemple précédent nous avons ramené le problème à l’étude d’une fonction
en une seule variable. Nous nous sommes ramené au cas où seul t “bougeait”, v
restant constant. Cependant une telle démarche ne permet pas de régler tous les
problèmes. Nous allons donc généraliser la formule f (x + δx ) ≈ f (x) + f ′ (x)δx .
40 Approximation affine, Calcul d’incertitude
∂f ∂f
f (x + δx , y + δy ) ≈ f (x, y) + (x, y)δx + (x, y)δy .
∂x ∂y
Lorsque δx et δy deviennent de plus en plus petit, l’approximation devient meilleure.
≈ −9 + 3 × 0, 01 − 7 × (−0, 02)
≈ −8, 87
f (x + δx ) ≈ f (x) + f ′ (x)δx .
Cela donne :
f (x + δx ) − f (x) ≈ f ′ (x)δx .
Nous ne connaissons qu’une majoration de |δx | qui est ∆x = 0, 05.
Cela donne :
|f (x + δx ) − f (x)| ≤ |f ′ (x)|∆x .
6, 283
Dans notre cas x = 1, 98 et ∆x = 0, 05. Comme f ′ (x) = p , on
2 × 9, 8 x/9, 8
obtient f ′ (1, 98) = 0, 713167 . . . , il vient alors :
|δf | ≤ |f ′ (x)|∆x = ∆f .
L’erreur relative
Dans ce qui précède nous avons étudié l’erreur ∆f . Nous avons vu que cette
erreur était d’environ 0,03 secondes. A-t-on obtenu une bonne approximation ?
En effet, il existe une différence sensible entre un erreur de 0,03 secondes sur un temps
d’une heure et une erreur de 0,03 secondes sur un temps de 0,000001 secondes. . .
Pour savoir si une erreur est grande ou pas, on regarde quelle proportion, quel
pourcentage elle représente par rapport à f (x).
∆f
Définition 4. On appelle erreur relative le quotient : .
|f (x)|
Ce nombre s’exprime en %.
Dans l’exemple précédent l’erreur relative est :
∆f
≈ 0, 035/2, 824 ≈ 0, 01 = 1%.
|f (x)|
Remarque :
|f ′ (x)|
Calculer l’erreur relative revient à calculer ∆x .
|f (x)|
Nous pouvons donc calculer l’erreur relative à partir d’un calcul de dérivée logarith-
mique.
|f ′ (x)| ′
En effet = | ln f (x) |.
|f (x)|
∆f
Définition 5. On appelle erreur relative le quotient : .
|f (x, y)|
Ce nombre s’exprime en %.
Remarque :
Calculer l’erreur relative revient à calculer :
∂f
∂x
(x, y) ∆x + ∂f ∂x
(x, y) ∆y
.
|f (x, y)|
Solution :
l 50
1. v = = = 8, 6206 . . . .
t 5, 8
44 Approximation affine, Calcul d’incertitude
l
2. v(l, t) = . D’où
t
1 l
dv = dl − 2 dt.
t t
Ainsi
1 l 1 50
∆v = ∆l + − 2 ∆t = × 0, 1 + × 0, 01 = 0, 0321 . . . .
t t 5, 8 5, 82
L’erreur absolue est donc d’environ 0, 03 m.s−1 .
Remarque :
Pratiquement le chiffre des millièmes n’a donc aucun sens dans l’écriture
v = 8, 6206 puisque que le résultat est connu à 0,03 près.
Sujet de méditation : Nous avons vu que pour δx et δy très petit nous avons :
∂f ∂f
f (x + δx , y + δy ) ≈ f (x, y) + (x, y)δx + (x, y)δy
∂x ∂y
En fait, il existe une version “exacte” de ce principe d’approximation affine. C’est
la formule de Taylor-Lagrange :
3.4 Exercices du TD
√
Exercice 1. Sans calculatrice, donner une valeur approchée de : 9, 004 ; ln(1, 001) ;
1, 011,01 .
Exercice 2. 1. On considère la fonction f (x) = 100x3 − 300x2 + 299x − 99.
Calculer l’ordre de grandeur de l’erreur absolue ∆f lorsque x = 1 ± 0, 1.
√
2. On considère la fonction f (x) = x.
Calculer l’ordre de grandeur de l’erreur absolue ∆f lorsque x = 1 ± 10−50 .
Exercice 3. On considère un cercle de rayon R. On note S l’aire du disque ainsi
délimité. On a R = 10, 0 ± 0, 1 m.
Calculer l’ordre de grandeur de l’erreur absolue et l’erreur relative commise sur S.
Exercice 4. Donner une approximation de f (x, y) = ln(x − 3y) en
(x; y) = (6, 9; 2, 06).
Exercice 5. Voici un diagramme de courbe de niveau d’une fonction f . Nous avons
tracé les lignes de niveau pour z = 0, z = 1, z = 2 et z = 3. D’après cette figure,
∂f ∂f
estimer (4, 0) et (3, 3).
∂x ∂y
z=3
y
2
z=0
z=1
z=0
–2
m1 − m
Exercice 8. On considère la fonction suivante : ρ = .
m2 − m
dρ
1. Calculer .
ρ
2. On a m = 10, 0 ± 0, 1, m1 = 90, 0 ± 0, 1, m2 = 20, 0 ± 0, 1. Calculer l’erreur
relative ∆ρ /|ρ|.
Correction
√
de l’exercice 1.
– 9, 004
√ 1
f (x) = x, f ′ (x) = √ .
2 x
– ln(1, 001)
1
f (x) = ln(x), f ′ (x) = .
x
– 1, 011,01 1 x ln(x)
f (x) = xx = ex ln(x) , f ′ (x) = = ln(x) + 1 ex ln(x) .
ln(x) + x × e
x
≈ 1, 01
Correction de l’exercice 2.
1. Nous avons ∆x = 0, 1, et f ′ (x) = 300x2 − 600x + 299.
Donc ∆f = |f ′ (1)|.0, 1 = |300 − 600 + 299|.0, 1 = 0, 1.
Remarque : ∆f 6= |f (1, 1) − f (1)|.
1
2. Ici ∆x = 10−50 , et f ′ (x) = √ .
2 x
−50
1 10
Donc ∆f = √ .10−50 = .
2 1 2
Remarque : √ √
Une erreur courante consiste à dire ∆f = | 1 + 10−50 − 1| et d’effectuer le
calcul à la calculatrice. Dans ce cas la calculatrice rendra la valeur 0. . .
48 Approximation affine, Calcul d’incertitude
Correction de l’exercice 5.
∂f ′
(4; 0) est par définition la dérivée fy=0 (4). Or nous avons vu :
∂x
′ fy=0 (4 + δx ) − fy=0 (4)
fy=0 (4) ≈
δx
∂f f (4, 2; 0) − f (4; 0) 0−1
Dans notre situation cela donne : (4; 0) ≈ ≈ ≈ −5.
∂x 0, 2 0, 2
La valeur δx = 0, 2 a été prise de telle sorte à pouvoir lire la valeur de f (4 + δx , 0)
sur le dessin.
Pour la dérivée partielle en y un raisonnement identique nous donne :
∂f f (3; 3, 6) − f (3; 3) 2−1
(3; 3) ≈ ≈ ≈ 1, 666.
∂y 0, 6 0, 6
Correction de l’exercice 7.
1. Dans la psituation du problème la fonction correspondante est :
f (x, y) = x2 + y 2 avec x = 3 ± 0, 1 et y = 4 ± 0, 1.
2x 2y
df = p dx + p dy
2 x2 + y 2 2 x2 + y 2
2×3 2×4 14
D’où : ∆f = × 0, 1 + × 0, 1 = × 0, 1 = 0, 14
2×5 2×5 10
∆f 0, 14 0, 28 2, 8
2. = = = = 2, 8%.
f 5 10 100
Correction de l’exercice 8.
1. La méthode usuelle pour calculer une erreur relative revient à calculer df puis
df /f et ensuite faire l’application numérique en prenant les valeurs absolues.
Ici nous ne voulons pas l’erreur absolue nous voulons juste l’erreur relative.
Nous allons voir que nous pouvons l’obtenir sans passer par l’erreur absolue.
Ici ρ joue le rôle de la fonction f et m, m1 , m2 sont les variables.
dρ
Un calcul direct de nous amènerait à calculer une fraction de fractions : c’est
ρ
à dire dρ est une fraction et ρ aussi. Les calculs peuvent donc être pénible. . .
L’astuce est la suivante nous allons considérer la fonction F suivante :
La différentielle de F est :
1 dm 1 dm
dF = dm1 − − dm2 −
m1 − m m1 − m m2 − m m2 − m
dm1 dm2 m1 − m2
= − + dm
m1 − m m2 − m (m2 − m)(m1 − m)
dρ
A présent nous remarquons que la différentielle de ln(ρ) (donc de F ) est .
ρ
Donc :
dρ dm1 dm2 m1 − m2
= − + dm
ρ m1 − m m2 − m (m2 − m)(m1 − m)
2. Application numérique :
∆ρ 0, 1 0, 1 90 − 20
= + − + × 0, 1 = 0, 02 = 2%.
ρ 90 − 10 20 − 10 (20 − 10)(90 − 10)
Correction de l’exercice 9.
√
1. f ( 3) = 0 ≈ f (3) + f ′ (3)h1 ≈ 6 + 6h1 .
f (3)
D’où h1 ≈ − ′ ≈ −1.
f (3)
2. u1 = 3 − 1 = 2.
50 Approximation affine, Calcul d’incertitude
√
3. f ( 3) = 0 ≈ f (u1 ) + f ′ (u1 )h2 ≈ 1 + 4h2 .
f (u1 ) 1
D’où h2 ≈ − ′ ≈− .
f (u1 ) 4
1 7
4. u2 = u1 + h2 = 2 − = .
4 4
f (u2 ) 7 1 97
5. u3 = u2 − ′ = − = ≈ 1.732142857.
f (u2 ) 4 56 56
√
6. La calculatrice donne : 3 = 1.732050808.
7. On considère la fonction f (x) = x2 − a.
u0 = a,
Comme précédemment nous utilisons la suite : f (un )
un+1 = un − .
f ′ (un )
√
Cette suite a pour limite a, et la précision de l’approximation augmente à
chaque étape.
Deuxième partie
Géomètrie différentielle
51
Chapitre 1
Arcs paramétrés
Dans les chapitres précédents nous avons étudié des fonctions du type
f : R2 7−→ R. Celles-ci prenaient un point du plan de coordonnées (x, y) et lui as-
sociaient un nombre z. Ici nous allons en quelque sorte faire le contraire : à un
nombre t (le temps par exemple) nous allons associer un point du plan donc deux
nombres x(t) et y(t) (l’abscisse et l’ordonnée du point en fonction du temps). Les
courbes que nous dessinerons (appelées arcs paramétrés) seront donc “beaucoup plus
générales” que celles obtenues en étudiant les courbes représentatives des fonctions
d’une seule variable. Les courbes représentatives des fonctions d’une seule variable
ne représentant qu’un cas particulier des arcs paramétrés.
Avant de commencer l’étude de ces arcs paramétrés, voici quelques exemples :
Trifolium Deltoı̈de
0.8
2
0.6
0.4
1
0.2
–0.2
–1
–0.4
–0.6
–2
–0.8
2
0.4
0.2 1.5
–0.2
0.5
–0.4
53
54 Arcs paramétrés
1.1 Généralités
Définition 1. On appelle arc paramétré toute application γ du type suivant :
γ : I −→ R2
t 7−→ γ(t) = (x(t), y(t))
où I est un intervalle de R, x et y sont des fonctions d’une seule variable t.
La dérivée de γ, notée γ ′ , est la fonction qui à t associe le couple (x′ (t), y ′ (t)).
Exercice 1. On considère l’arc paramétré suivant :
γ :]0; π[ −→ R2
t 7−→ (cos(t), sin(t))
Calculer γ ′ , puis γ ′′ .
Solution :
On a x(t) = cos(t) donc x′ (t) = − sin(t) et y(t) = sin(t) donc y ′ (t) = cos(t).
On obtient : γ ′ (t) = (− sin(t), cos(t)).
γ ′′ est la dérivée de γ ′ .
On procède comme précédemment et on obtient : γ ′′ (t) = (− cos(t), − sin(t)).
Proposition 1. Lorsque γ ′ (t) = (x′ (t), y ′ (t)) = 6 (0, 0), Γ admet une tangente, et
′ ′
celle-ci est dirigée par le vecteur (x (t), y (t)).
Cas général :
Si l’un au moins des vecteurs dérivés sucessifs γ ′ (t), γ ′′ (t), . . . , γ (k) (t) est non nul
(c’est à dire différent de (0, 0)) alors Γ admet une tangente, et celle-ci est dirigée
par le premier vecteur dérivé non nul.
1.2 Représentation graphique 55
Exercice 3. Soit
γ : R −→ R2
t 7−→ (t2 + 1, t3 + 7)
Γ admet elle une tangente lorsque t = 0 ?
Si oui, donner un vecteur directeur.
Solution :
γ ′ (t) = (2t, 3t2 ), donc γ ′ (0) = (0, 0).
γ ′′ (t) = (2, 6t), donc γ ′′ (0) = (2, 0).
Γ admet donc une tangente en t = 0, de vecteur directeur (2, 0).
Nous avons donc une tangente horizontale.
γ : [0; 2π] −→ R2
t 7−→ (x(t), y(t)) = (2 cos(t), 3 sin(t))
Ainsi nous venons de voir qu’à l’aide d’un tableau de variations nous pouvons
tracer l’allure d’une trajectoire. Cependant dans certains cas nous devrons faire
face à certaines ambiguités. L’exercice suivant montre le genre de problème que
nous pouvons rencontrer.
γ1 : [−0, 2 ; 0, 2] −→ R2
t 7−→ (t2 + t3 , t2 − t3 )
γ2 : [−0, 2 ; 0, 2] −→ R2
t 7−→ (t2 + t3 , t4 )
0.0016
0.0014
0.04
0.0012
0.03 0.001
0.0008
0.02
0.0006
0.0004
0.01
0.0002
Solution :
1. Pour γ1 nous avons x′ (t) = 2t + 3t2 = t(2 + 3t) et y ′ (t) = 2t − 3t2 = t(2 − 3t).
Nous en déduisons le tableau de variations suivant :
t -0,2 0 0,2
t - 0 +
2 + 3t + +
x′ (t) - 0 +
x(t) ց 0 ր
y(t) ց 0 ր
y ′ (t) - 0 +
2 − 3t + +
t - 0 +
2. Pour γ2 nous avons x′ (t) = 2t + 3t2 = t(2 + 3t) et y ′ (t) = 4t3 . Nous en
déduisons le tableau de variations suivant :
t -0,2 0 0,2
′
x (t) - 0 +
x(t) ց 0 ր
y(t) ց 0 ր
′
y (t) - 0 +
3. Les tableaux de variations sont identiques cependant les courbes n’ont pas la
même allure !
Proposition 2. Soit
γ : I −→ R2
t 7−→ (x(t), y(t))
un arc paramétré. Soit M le point de coordonnées (x(t); y(t)). On supppose que les
vecteurs γ ′ (t) et γ ′′ (t) ne sont pas colinéaires. Dans ce cas la trajectoire Γ se trouve
dans le demi-plan limité par la tangente en M à Γ et situé du côté de γ ′′ (t).
On dit que Γ tourne sa concavité du côté de γ ′′ (t).
58 Arcs paramétrés
γ ′′ (t)
T
γ ′ (t)
Dans cette proposition nous supposons que les vecteurs γ ′ (t) et γ ′′ (t) sont non
colinéaires. Géomètriquement, cela signifie que les droites ayant comme vecteur di-
recteur γ ′ (t) et γ ′′ (t) sont non parallèles (donc sécantes). D’un point de vue plus
calculatoire cela signifie que les coordonnées de γ ′ (t) et de γ ′′ (t) ne sont pas propor-
tionnelles. Donc le tableau suivant n’est pas un tableau de proportionnalité :
x′ (t) x′′ (t)
y ′ (t) y ′′ (t)
Dans certains cas nous pouvons avoir γ ′ (t) et γ ′′ (t) colinéaires. La proposition
suivante énumère tous les cas possibles en leur associant à chacun l’allure de la
trajectoire correspondante.
1.2 Représentation graphique 59
Proposition 3. Soit
γ : I −→ R2
t 7−→ (x(t), y(t))
T
γ (q) (t) γ (q) (t)
T
γ (p) (t)
γ (p) (t)
Vocabulaire : Lorsqu’un point a une dérivée nulle, c’est à dire γ ′ (t) = (0; 0) on
dit que ce point est un point singulier.
Remarque : Cette propriété montre que si un mobile suit une trajectoire du type
“Point de rebroussement” alors nécessairement sa vitesse doit s’annuler.
60 Arcs paramétrés
γ : R⋆ −→ R2
t2 + 1 2t − 1
t 7−→ ,
2t t2
Solution :
1. Nous avons :
t2 − 1 −2(t − 1)
′
γ (t) = ;
2t2 t3
1 2(2t − 3)
γ ′′ (t) = ;
t3 t4
−3 −12(t − 2)
γ ′′′ (t) = ;
t4 t5
Cela donne : γ ′ (1) = (0; 0), γ ′′ (1) = (1; −2), γ (3) (1) = (−3; 12).
γ ′ (1) est nul donc nous avons bien un point singulier en t = 1.
De plus γ ′′ (1) et γ (3) (1) sont non colinéaires car 1 × 12 − (−2) × (−3) 6= 0.
Ainsi, nous avons un point de rebroussement de première espèce.
2.
1.3 Réduction de l’intervalle d’étude 61
y(t) M (t)
– Lorsque x est une fonction impaire et y est une fonction paire, (Oy) est axe
de symétrie de la trajectoire. On limite alors l’étude à t ≥ 0 (ou t ≤ 0).
– Lorsque x et y sont des fonctions paires, “le point M revient sur ses pas lorsque
t > 0”. On limite l’étude à t ≥ 0 (ou t ≤ 0).
62 Arcs paramétrés
– Lorsque x est une fonction paire et y est une fonction impaire, (Ox) est axe
de symétrie de la trajectoire. On limite alors l’étude à t ≥ 0 (ou t ≤ 0).
y(t) M (t)
x(t)
y(t)
2. lim = ±∞, (“y tend beaucoup plus vite que x vers ∞”).
t→t0 x(t)
Dans ce cas nous obtenons une branche parabolique d’axe (Oy).
y(t)
3. lim = a ∈ R⋆ , (x et y tendent vers l’infini “de manière à peu près pro-
t→t0 x(t)
portionnelle.”.)
Il y a une direction asymptotique (y = ax). Nous devons alors étudier l’écart
entre y(t) et ax(t).
(a) lim y(t) − ax(t) = ±∞.
t→t0
Dans ce cas nous avons une branche parabolique de direction (y = ax).
(b) lim y(t) − ax(t) = b ∈ R.
t→t0
Dans ce cas nous avons une asymptote oblique d’équation y = ax + b.
64 Arcs paramétrés
Exemples
Asymptote verticale, Asymptote horizontale,
2
γ :]0; 4] −→ R γ :]0; 4] −→ R2
t 7−→ (t + 1, sin(10/t)/(t − 2)) t 7−→ (sin(10/t)/(t − 2), t + 3)
10 7
x=3 Γ
8
6.5
6
4 6
2 Γ 5.5
–4 4.5
–6
4
–8
–10 3.5 0
–10 –8 –6 –4 –2 2 4 6 8 10
40 10
30 8 Γ
Γ
20 6
10 4
0 2
20 40 60 80 100
–10 0 2 4 6 8 10
40 30
Γ
y = 2x 25 y = 2x + 3
30
Γ 20
20 15
10
10
0 10 20 30 40 0 5 10 15 20 25 30
1.5 Longueur d’une courbe 65
Proposition 5. Soit
γ : [a; b] −→ R2
t 7−→ γ(t) = (x(t), y(t))
Solution :
Le cercle de rayon R et de centre O est paramétré de la manière suivante :
γ : [0; 2π] −→ R2
t 7−→ γ(t) = (R cos(t), R sin(t))
1.5
0.5
–1 –0.5 0.5 1
Définition 4. Soit
γ : [a; b] −→ R2
t 7−→ γ(t) = (x(t), y(t))
un arc paramétré. Le rayon de courbure R en un point x(t), y(t) est défini par
3/2
x′ (t)2 + y ′ (t)2
R(t) = ′ .
x (t)y ′′ (t) − x′′ (t)y ′ (t)
1
On appelle courbure le nombre κ = .
R
Plus le rayon de courbure est grand plus la trajectoire est “plate”, donc plus la
courbure est petite (proche de 0).
R et κ peuvent prendre les valeurs 0, +∞, −∞.
Par exemple si le rayon de courbure est +∞ cela signifie que la courbe en x(t), y(t)
est “plate” donc la courbure κ = 0.
1.6 Courbure et rayon de courbure 67
Exercice 8. Soit
γ : [−∞; +∞] −→ R2
t 7−→ γ(t) = (t2 , t3 )
Dans le cas où nous étudions la courbe représentative d’une fonction nous avons
x(t) = t et y(t) = f (t). Cela donne le résultat suivant :
Proposition 6. Soit I un intervalle de R et f : I −→ R une fonction d’une seule
variable. On note Cf la courbe représentative
de f .
La rayon de courbure de Cf en x, f (x) est donné par :
3/2
1 + f ′ (x)2
R= .
f ′′ (x)
Exercice 9. Trouver un quel point la valeur absolue de la courbure du graphe
y = ln(x) est maximum.
Solution :
1
Puisque nous étudions la fonction ln, nous avons x > 0. f (x) = ln(x), f ′ (x) = ,
x
′′ 1
f (x) = − 2 .
x
D’où
3/2 3/2
1 + (1/x)2 x2 + 1 3/2
2 x2 + 1
R(x) = =− .x = − .x2
−1/x2 x2 x2.3/2
3/2
x2 + 1
= − .
x
x
La valeur absolue de la courbure est donc κ(x) = .
(1 + x2 )3/2
Lorsque nous derivons κ nous obtenons :
68 Arcs paramétrés
2(x − √1 )(x + √1 )
′ 2 2
κ (x) = .
(1 + x2 )5/2
1
Ainsi lorsque x = √ la courbure κ atteint sa plus grande valeur (en valeur absolue).
2
Sujet de méditation : Soit (x(t), y(t)) une courbe paramétrée et f (x, y) une
fonction de deux variables. On suppose que la courbe paramétrée se trouve dans une
ligne de niveau de f .
Cette hypothèse entraine alors une relation entre le gradient de f évalué en
∂f ∂f
(x(t), y(t)), c’est à dire : ∇f x(t), y(t) = x(t), y(t) , x(t), y(t) , et le
∂x ∂y
vecteur dérivé x′ (t), y ′ (t) .
Quelle est cette relation ?
1.7 Exercices du TD 69
1.7 Exercices du TD
Exercice 1. On considère l’arc paramétré suivant :
γ2 :]0; π/2[ −→ R2
t 7−→ (x(t), y(t)) = (cos(2t), sin(2t))
γ : R −→ R2
t 7−→ a cos3 (t), a sin3 (t)
γ : R −→ R2
1 − t2 1 − t2
t 7−→ ,t
1 + t2 1 + t2
1. Réduire le domaine de définition de γ afin d’obtenir un intervalle d’étude plus
petit.
2. Dresser un tableau de variations pour γ.
3. Γ admet elle des branches infinies ? (Si oui, donner leurs natures.)
4. Calculer γ(1).
5. Tracer l’allure de la trajectoire Γ.
Exercice 4. Deltoı̈de :
Soit
γ : R −→ R2
t 7−→ 2 cos(t) + cos(2t) , 2 sin(t) − sin(2t)
Exercice 5. Pour chacun des arcs suivants donner la nature des branches infinies :
1
1. 3t2 + 1 ; −t2 − t + 3 (lorsque t −→ +∞.)
t
3 1 3 2
2. t + ; 2t + 3 + 2 (lorsque t −→ +∞.)
t t
1 1 1
3. ; + (lorsque t −→ 0+ .)
t sin(2t) 3t2 t5
4. 2sh(t) ; ch(t) (lorsque t −→ +∞.)
⁀
Exercice 6. Pour chacun des arcs suivants calculer la longueur de l’arc AB.
1 1
1. ln(t) ; t + , A(t=1), B(t=3).
2 t
2. R t − sin(t) ; R 1 − cos(t) , A(t=0), B(t=2π).
Indication : 2 sin2 (a) = 1 − cos(2a).
3. et cos(t) ; et sin(t) , A(t=0), B(t=2π).
π
4. R cos3 (t) ; R sin3 (t) , A(t=0), B(t= ).
2
Indication : sin(2a) = 2 sin(a) cos(a).
5. 3 − 2t3 ; 1 + 3t2 , A(t=0), B(t=1).
Exercice
7. Pour chacun des arcs suivants calculer la courbure.
1. a cos(t) ; b sin(t) en t = π/4 (cet arc est une ellipse).
2. t2 − 1 ; t(t2 − 1) en t = 0.
3. Cf où f (x) = cos(x) en x = π/4.
Exercice 8. 1. Montrer qu’en tout point d’un cercle la courbure est constante.
Quelle est cette constante ?
2. Montrer qu’en tout point d’une droite la courbure est nulle.
1.8 Correction des exercices 71
Remarque :
Un point se déplaçant sur l’arc γ2 va deux fois plus vite qu’un point se déplaçant
sur l’arc γ étudié dans les exercices 1 et 2 du cours. Cependant les tajectoires sont
les mêmes.
t 0 π/2 π
sin(t) 0 + 1 + 0
x′ (t) 0 - 0 - 0
x(t) a ց
0
ց −a
y(t) 0 ր a ց 0
y ′ (t) 0 + 0 - 0
cos(t) 1 + 0 - -1
72 Arcs paramétrés
4. Non !
Nous avons :
De même : −a ≤ y(t) ≤ a.
Donc x(t) et y(t) ne peuvent pas tendre vers ±∞.
5. Ceci est la trajectoire de l’astroı̈de dans le cas a = 1.
0.5
–1 –0.5 0 0.5 1
–0.5
–1
Correction de l’exercice 3.
1.8 Correction des exercices 73
1 − (−t)2 1 − t2
1. x(−t) = = = x(t).
1 + (−t)2 1 + t2
Donc x est paire.
1 − (−t)2 1 − t2
y(−t) = (−t) × = −t × = −y(t).
1 + (−t)2 1 + t2
Donc y est impaire.
1 − t2 −4t 1 − 4t2 − t4
y ′ (t) = + t × = .
1 + t2 (1 + t2 )2 (1 + t2 )2
Le signe de y ′ (t) dépend du signe de 1 − 4t2 − t4 . √
On pose T = t2 , on obtient 1−4T −T 2 . Les solutions sont alors : T = −2± 5.
√ p √
Cela donne : t2 = −2 ± 5. D’où t = ± 5 − 2.
On en déduit le tableau suivant :
p√
t 0 5−2 +∞
x′ (t) 0 -
x(t) 1 ց
0.618
ց −1
y(t) 0 ր 0.3 ց −∞
y ′ (t) 1 + 0 -
1 − 4t2 − t4 + 0 -
Les limites en +∞ s’obtiennent à l’aide de la méthode habituelle.
3. Γ admet une branches infinie en +∞, car limt→+∞ y(t) = −∞. Comme
limt→+∞ x(t) = −1, nous avons une asymptote verticale d’équation x = −1.
4. γ(1) = (0; 0).
5. Le trait en gras correspond à ce que nous déduisons du tableau de variations
et de l’étude des tangentes. Le reste est obtenue par symétrie par rapport à
l’axe (Ox).
74 Arcs paramétrés
–3 –2 –1 0 1 2 3
–1
–2
–3
Correction de l’exercice 4.
1. (a) x(t) et y(t) sont périodiques de période 2π. Nous pouvons ramener
l’étude à l’intervalle [−π; π].
(b) x(−t) = 2 cos(−t) + cos(2 × (−t)) = 2 cos(t) + cos(2t) car cos est paire.
Donc x(−t) = x(t). x est donc paire.
y(−t) = 2 sin(−t) − sin(2 × (−t)) = −2 sin(t) + sin(2t) car sin est impaire.
Donc y(−) = −y(t). y est donc impaire.
T + 1 − 2T 2 = −2T 2 + T + 1
∆ = 9, on obtient deux racines T1 = 1 et T2 = −0, 5.
Il en découle : −2T 2 + T + 1 = −2(T − 1)(T + 0, 5).
2π
t 0 π
3
−2 sin(t) 0 - - 0
1 + 2 cos(t) + 0 -
x′ (t) 0 - 0 + 0
x(t) 3 ց -1,5 ր -1
√
3 3
y(t) 0 ր 2
ց 0
′
y (t) 0 + 0 - -4
cos(t) − 1 0 - -
cos(t) + 0, 5 + 0 -
Cela donne : γ ′ (0) = (0; 0) ; γ ′′ (0) = (−6; 0), γ ′′′ (0) = (0; 6).
On a γ ′′ (0) 6= (0; 0), et, γ ′′ (0) et γ ′′′ (0) sont non colinéaires (car les coordonnées
sont non proportionnelles).
D’où p = 2, q = 3, donc en t = 0 nous avons un point de rebroussement de
première espèce.
2π 2π √ 2π √
γ′( ) = (0; 0), γ ′′ ( ) = (3; −3 3), γ ′′′ ( ) = (−3 3; −3).
3 3 3
′′ 2π ′′ 2π 2π
On a γ ( ) 6= (0; 0). De plus γ ( ) et γ ′′′ ( ) sont non colinéaires (car
3 3 3 √ √
les coordonnées sont non proportionnelles : 3 × (−3) − (−3 3) × (−3 3) =
−36 6= 0).
2π
D’où p = 2, q = 3, donc en t = nous avons un point de rebroussement de
3
première espèce.
Correction de l’exercice 5.
1. limt→+∞ x(t) = +∞ ; limt→+∞ y(t) = −∞.
Nous sommes dans le cas où les deux coordonnées ont une limite infinie.
76 Arcs paramétrés
–1 0 1 2 3
–1
–2
Correction de l’exercice 6.
1 1 1
1. x′ (t) = , y ′ (t) = 1 − 2 .
t 2 t
Cela donne :
1 1 2 1
x′ (t)2 + y ′ (t)2 = + × 1 − +
t2 4 t2 t4
1 1 1
= + 2+ 4
4 2t 4t
1 1 2
= +
2 2t2
p 1 1
D’où : x′ (t)2 + y ′ (t)2 = × 1+ 2 .
2 t
3
1 1 1 1 3 4
Z
⁀
Ainsi : AB= 1+ dt = t − = .
2 1 t2 2 t 1 3
2. x′ (t) = R 1 − cos(t) , y ′ (t) = R sin(t).
78 Arcs paramétrés
Cela donne :
2
x′ (t)2 + y ′ (t)2 = R2 1 − cos(t) + R2 sin2 (t)
= R2 1 − 2 cos(t) + cos2 (t) + R2 sin2 (t)
2 2 2
= R 1 − 2 cos(t) + cos (t) + sin (t)
= R2 2 1 − cos(t)
2 2
= R 4 sin (t/2)
Cela donne :
2 2
x′ (t)2 + y ′ (t)2 = e2t cos(t) − sin(t) + sin(t) + cos(t)
= e2t 2 cos2 (t) + 2 sin2 (t)
= 2e2t
p √
D’où : x′ (t)2 + y ′ (t)2 = 2et .
√ Z 2π √
⁀
Ainsi : AB= 2 et dt = 2(e2π − 1).
0
Cela donne :
x′ (t)2 + y ′ (t)2 = 9R2 cos4 (t) sin2 (t) + 9R2 sin4 (t) cos2 (t)
= 9R2 cos2 (t) sin2 (t) × cos2 (t) + sin2 (t)
1.8 Correction des exercices 79
p 3
D’où : x′ (t)2 + y ′ (t)2 = 3R cos(t) sin(t) = R sin(2t).
2
Nous avons utiliser la formule classique de trigonométrie :
Correction de l’exercice 7.
1. x(t) = a cos(t), x′ (t) = −a sin(t), x′′ (t) = −a cos(t).
y(t) = b sin(t), y ′ (t) = b cos(t), y ′′ (t) = −b sin(t).
x′ (t)2 + y ′ (t)2 = a2 sin(t)2 + b2 cos(t)2 .
x′ (t)y ′′ (t) − x′′ (t)y ′ (t) = ab sin(t)2 + ab cos(t)2 = ab.
3/2
a2 sin(t)2 + b2 cos(t)2 ab
R(t) = , donc κ(t) = 3/2 .
ab a2 cos(t)2 + b2 sin(t)2
En t = π/4 on obtient : √
ab 2 2ab
κ(π/4) = 3/2 = 2 .
a2 . 1 + b 2 . 1 (a + b2 )3/2
2 2
2
2. x(t) = t − 1, x (t) = 2t, x′′ (t) = 2.
′
3/2
1 + sin(x)2 cos(x)
R(x) = , donc κ(x) = − 3/2 .
− cos(x) 1 + sin(x)2
En x = π/4 on obtient
√
: √
2 2
2 2 2
κ(π/4) = − √
2 = − q =− √ .
(1 + 22 )3/2 3 3 3 3
2 2
Correction de l’exercice 8.
1. Nous pouvons paramétrer le cercle de centre (a, b) et de rayon r de la manière
suivante :
γ : [0; 2π] −→ R2
t 7−→ a + r cos(t); b + r sin(t) .
γ : R −→ R2
t 7−→ (a1 + tu1 ; a2 + tu2 )
(Si cela n’est pas évident pour vous, vous devez démontrer ce résultat.)
D’où :
x(t) = a1 + tu1 , x′ (t) = u1 , x′′ (t) = 0.
y(t) = a2 + tu2 , y ′ (t) = u2 , y ′′ (t) = 0.
(u2 + u22 )3/2
R(t) = 1 = ∞.
0
Donc κ(t) = 0.
Troisième partie
Statistiques
81
83
Au lycée vous avez déjà étudié les séries statistiques à une variable afin d’étudier
un caractère d’une population. Les situations rencontrées permettaient, par exemple,
d’étudier le temps d’attente en bas d’un télésiège. Dans ce cas la population étudiée
était les skieurs, et le caractère le temps d’attente. Cependant il est rarissime de
trouver un seul télésiège dans une station de ski. Les vraies questions à se poser
sont : Peut on étudier le temps d’attente à plusieurs télésièges ? Existe-t-il une
relation entre ces temps ?
Dans un premier temps nous allons donc étudier les séries statistiques à deux
variables. L’objectif sera de trouver un moyen calculatoire pour trouver une relation
entre deux séries statistiques.
Comme pour les fonctions, nous allons nous placer dans un cadre où nous aurons
plusieurs variables. Ensuite nous allons faire une remarque de bon sens : En général
on ne connait pas toutes les valeurs d’une série statistique ! Par exemple pour donner
la taille moyenne des éléphants d’Afrique personne ne s’est amusé à mesurer tous
les éléphants d’Afrique. Cependant à partir de quelques éléphants (“un échantillon
de la population”) nous pouvons espérer avoir une bonne idée de la taille moyenne
d’un éléphant. Nous verrons comment faire une telle estimation, et nous verrons
aussi qu’une telle démarche comporte un risque d’erreur.
L’étude du risque d’erreur sera a rapproché du calcul d’incertitude. Nous avons vu
que si on mesure une poutre et que cette mesure x est connue à 0, 5 cm près alors cela
signifie que la valeur exacte se trouve dans l’intervalle [x−0, 5; x+0, 5]. De même pour
l’estimation d’une moyenne en statisque nous verrons que la bonne représentation
du résultat est ce que l’on appelle un intervalle de confiance. Nous terminerons donc
ce chapitre par quelques recettes permettant de touver un intervalle de confiance.
84
Chapitre 1
1.1 Rappels
Avant d’étudier les séries statistiques à deux variables rappelons quelques
définitions et résultats à propos des séries statistiques à une seule variable.
1.1.1 Moyenne
Définition 1. Soit X une série statistique dont les valeurs sont x1 , . . . , xn .
La moyenne notée X est définie de la manière suivante :
n
x1 + . . . + xn 1X
X= = xi .
n n i=1
S’il n’y a que p valeurs distinctes pour les xi avec p < n, et si de plus nous
disposons de l’effectif ni correspondant à chaque valeur xi alors nous avons :
Pp
n1 x 1 + · · · + np x p ni x i
X= = Pi=1
p .
n1 + · · · + np i=1 ni
aX + bY = aX + bY .
85
86 Série statistique à deux variables
Définition 2. Soit X une série statistique dont les valeurs sont notées x1 , . . . , xn .
La variance de X notée V ar(X) est définie de la manière suivante :
Pn
(x1 − X)2 + · · · + (xn − X)2 i=1 (xi − X)2
V ar(X) = = .
n n
S’il n’y a que p valeurs distinctes pour les xi avec p < n, et si de plus nous disposons
de l’effectif ni correspondant à chaque valeur xi alors nous avons :
Pp
ni (xi −
i=1P X)2
V ar(X) = p .
i=1 ni
Autre exemple : Soit Y la série statistique prenant les valeurs 0, 10 et 20. Dans
ce cas la série statistique a aussi une moyenne Y = 10 mais sa variance est plus
grande que celle de X.
(0 − 10)2 + (10 − 10)2 + (20 − 10)2 200
V ar(Y ) = = .
3 3
Remarques :
– Une variance est une somme de carré donc une variance est toujours positive.
– La formule précédente correspond au calcul de la moyenne de la série statis-
tique (X − X)2 .
Autrement dit nous avons : V ar(X) = (X − X)2 .
La linéarité de la moyenne appliquée à cette formule va donc nous donner un
nouveau résultat :
Proposition 2. Soit X une série statistique dont les valeurs sont notées xi . Nous
avons :
Pn
i=1 x2i 2
V ar(X) == −X
n
1.2 Définition, représentation 87
Démonstration.
1
(x1 − X)2 + · · · + (xn − X)2 , par définition de V ar(X)
V ar(X) =
n
1 2 2 2
= x1 − 2x1 X + X + · · · + x2n − 2xn X + X )
n
1 2 2 2
= x1 + · · · + x2n − 2X(x1 + · · · + xn ) + X + · · · + X
n
2
x21 + · · · + x2n x1 + · · · + xn nX
= − 2X. +
n n n
x21 + · · · + x2n 2
= − 2X.X + X
Pn n2
i=1 xi 2
= −X
n
On remarque très facilement (voir TD) que si X est une série statistique alors la
X −X
nouvelle série statistique est centrée réduite.
σ(X)
Valeurs de X x1 ··· xp
Effectif n1,• ··· np,•
p
X
De même, en notant n•,j = n1, j + n2, j + · · · + np, j = ni, j la série statistique
i=1
Y est donnée par le tableau suivant :
Valeurs de Y y1 ··· yq
Effectif n•, 1 ··· n•, q
Valeurs de Y -1 1 ni, •
Valeurs de X
0 1 2 3
1,5 2 2 4
2,5 2 3 5
n• ,j 5 7 12
Valeur de Y -1 1
Effectif 5 7
Une fois le nuage dessiné, on peut essayer de trouver une fonction f telle que la
courbe d’équation y = f (x) “passe le plus près possible” des points du nuage. C’est
le problème de l’ajustement.
Exercice 2. Représenter graphiquement (nuage de points) la série statistique (X, Y )
suivante :
90 Série statistique à deux variables
xi 0 0,5 1 2 3 3,5 5
yi 7,3 6,2 5,9 4,8 4,1 3,8 2,3
Solution :
Y
6
8
-
0 1 2 3 4 5 X
1
yG = × (7, 3 + 6, 2 + 5, 9 + 4, 8 + 4, 1 + 3, 8 + 2, 3) ≈ 4, 914
7
Cov(X, X) = V ar(X).
Nous allons à présent utiliser la linéarité de la moyenne afin d’obtenir une autre
formule pour la covariance. (La démarche est la même que celle que nous avons
suivie pour la variance).
Proposition 3.
n
1X
Cov(X; Y ) = xk yk − X . Y
n k=1
Solution :
1. X= 2,142
Y =4,914
1
Cov(X, Y ) = 0 × 7, 3 + 0, 5 × 6, 2 + · · · + 5 × 2, 3 − 2, 142 × 4, 914.
7
On obtient Cov(X, Y ) = −2, 5...
2. X = 1, 541666...
Y = 0, 1666...
1
Cov(X, Y ) = 1 × 0 × (−1) + 2 × 0 × 2 + · · · + 3 × 2, 5 × 1 − 1, 54166 × 0, 1666
12
Cov(X, Y ) = −0, 04....
92 Série statistique à deux variables
Cov(X, Y )
ρ(X, Y ) = .
σ(X)σ(Y )
Nous nous plaçons donc dans la situation où le nuage de points obtenu semble
décrire une droite. C’est à dire : les points se trouvent presque sur une droite
d’équation y = ax + b. La relation entre Y et X doit donc être du type Y ≈ aX + b.
Comme nous avons une approximation on peut écrire : Y = aX + b + E, où E
désigne l’erreur commise lors de l’approximation.
On considère que pour avoir la meilleure approximation il faut prendre
pour a et b les valeurs qui minimisent la moyenne (en valeur absolue)
et la variance de l’erreur E.
Cov(X; Y )
a= , et b = Y − aX.
V ar(X)
On a :
|E| = |Y − aX − b|
= |Y − aX − b|
Ainsi lorsque b = Y − aX, nous avons |E| = 0 qui est donc minimale.
Il nous reste donc à minimiser V ar(E).
Nous pouvons exprimer V ar(E) de la façon suivante à l’aide de certaines formules
démontrées dans le TD.
Démonstration. Dire que tous les points sont alignés signifie qu’il existe un unique
nombre réel a, et un unique nombre réel b, tels que pour tous les indices i nous
avons yi = axi + b.
Cela donne en particulier Y = aX + b et donc Y − (ax = b) = E = 0.
En reprenant les caculs effectués dans la preuve du théorème 1 on obtient :
V ar(E) = 0 = V ar(Y ) + 2aCov(X; Y ) + a2 V ar(X) = p(a).
En résumé, nous venons de voir que tous les points sont alignés signifie qu’il existe
un unique nombre réel a tel que p(a) = 0.
Or, pour qu’un polynome de degré 2 ne possède qu’une seule racine il faut et il
suffit que son discriminant soit nul. Comme ∆ = 4Cov(X; Y )2 − 4V ar(X)V ar(Y )
Cov(X; Y )
on a ∆ = 0 ⇐⇒ |Cov(X; Y )| = σ(X)σ(Y ) ⇐⇒ = 1.
σ(X)σ(Y )
Cov(X; Y )
En conclusion, tous les points sont alignés lorsque |ρ(X; Y )| = = 1.
σ(X)σ(Y )
Maintenant si les points sont presques alignés on a : Y ≈ aX + b en reprenant
la preuve ci-dessus avec le symbole ≈ à la place de = on obtient le résultat souhaité
|ρ(X; Y )| ≈ 1.
Pour finir, revenons sur un point de vocabulaire. Nous avons dit que X et Y sont
non corrélées lorsque Cov(X; Y ) = 0, expliquons pourquoi.
94 Série statistique à deux variables
Cov(X; Y ) Cov(X; Y )
Y = X+ Y − X .
V ar(X) V ar(X)
Interprétation graphique
n n
1X 2 1X 2
V ar(E) = V ar(Y −aX−b) = yi −axi −b−(Y −aX−b) = yi − (axi + b) .
n i=1 n i=1
Y
6
#
#
#
#
#
#
#
#
#
#+
#
+ ##
#
+ #• +
#
#
#
#
#
+
#
#
#
-
0 X
Ainsi la deuxième condition revient à chercher la droite qui minimise les carrés
des écarts verticaux. D’où le nom “méthode des moindres carrés”.
Conclusion : La droite des moindres carrés est la droite qui passe par le point moyen
et qui minimise les carrés des écarts verticaux.
Cette fois encore la droite obtenue passe par le point moyen, mais cette fois-ci,
nous avons minimisé les carrés des écarts horizontaux.
96 Série statistique à deux variables
Y
6
+
+
•
+ +
+
-
0 X
Solution :
Y
6
-
0 X
1.
0+1+2+3
2. X = = 1, 5
4
9, 8 + 8, 9 + 6, 1 + 0, 8
Y = = 6, 4
4
1
Cov(X, Y ) = × (0 × 9, 8 + 1 × 8, 9 + 2 × 6, 1 + 3 × 0, 8) − 1, 5 × 6, 4 = −3, 725
4
r
1 2
σ(X) = × (02 + 12 + 22 + 32 ) − X ≈ 1, 11
4
r
1 2
σ(Y ) = × (9, 82 + 8, 92 + 6, 12 + 0, 82 ) − Y ≈ 3, 509
4
98 Série statistique à deux variables
Cov(X, Y )
ρ(X ; Y ) = ≈ −0, 94
σ(X)σ(Y )
ui 0 1 4 9
3.
vi9,8 8,9 6,1 0,8
0+1+4+9
4. U = = 3, 5
4
1
V ar(U ) = × (02 + 12 + 42 + 92 ) − 3, 52 = 12, 25
4
1
Cov(U, V ) = (0 × 9, 8 + · · · + 9 × 0, 8) − 3, 5 × 6, 4 = −12, 275
4
Cov(U, V )
a= = −1, 002...
V ar(U )
Comme V = Y on a V = Y .
b = V − aU ≈ 9, 907
Cov(U, V )
5. ρ(U ; V ) = = −0, 9994...
σ(U )σ(V )
Pour finir nous donnons d’autre changements de variables qui peuvent être utiles.
Sujet de méditation :
Soit (X; Y ) une série statistique de dimension 2. On note (xi ; yi ) les valeurs prises
par cette série. On considère alors la fonction suivante :
f : R2 −→ R
n
X 2
(a, b) 7−→ yi − (axi + b)
i=1
1.3 Corrélation et ajustement 99
1.4 Exercices du TD
Exercice 1. L’objet de cet exercice est de donner une interprétation géomètrique
de la moyenne et de l’écart-type. Soit (xi )1≤i≤n une série statistique d’effectif total
n. Elle peut être représentée par un point M de coordonnées (x1 , x2 , . . . , xn ) dans
Rn . Résumer cette série pour le statisticien, c’est trouver un ou deux nombres la
caractérisant sans perdre trop d’informations par rapport aux n données initiales (n
étant en général très grand). Ceci revient à chercher un point T ∈ Rn , dont toutes
les coordonnées sont égales à un réel t, tel que T soit le “plus proche“ possible de
M.
Mais pour définir cette proximité, on peut utiliser différentes “distances” ; le plus
souvent on recourt aux distances suivantes :
Soient X(x1 , . . . , xn ) ∈ Rn et Y (y1 , . . . , yn ) ∈ Rn
n n
X 1X
d1 (X, Y ) = |xi − yi | ou D1 (X, Y ) = |xi − yi |
i=1
n i=1
v v
u n u n
uX u1 X
d2 (X, Y ) = t 2
(xi − yi ) ou D2 (X, Y ) = t (xi − yi )2 .
i=1
n i=1
Les solutions du problème ainsi posé sont :
Valeur de X 4 9 13 16
Effectif 6 14 15 5
Tracer le nuage de points, placer le point moyen, déterminer les droites de re-
gression et les tracer. Calculer le coefficient de corrélation linéaire.
Exercice 13. Soit la série statistique double
X 1 2 3 4 5 6
Y 17 10 8 6 5 5
ti en s 0 1 2 3 4 5 6 7
vi en m.s−1 215 140 85 57 36 29 27 22
1. Dessiner le nuage de points de cette série statistique.
2. Calculer le coefficient de corrélation linéaire.
3. On pose ni = ln(vi − 15) pour i variant de 0 à 7. Dresser le tableau de la série
(ti ; ni ).
4. Calculer le coefficient de corrélation entre t et n.
5. Donner une équation de la droite de régression de n en t par la méthode des
moindres carrés.
6. En déduire une expression de la vitesse v en fonction du temps t sous la forme
v = αeβt + γ, où α, β, γ sont des réels à déterminer.
Exercice 16. Une société veut vendre des machines destinées à certaines entre-
prises. Le prix de vente minimal est fixé à 10 000 euros. Le nombre prévisible y de
machines vendues, est fonction du prix proposé, en millier d’euros, x. Une enquête
auprès des clients potentiels a donné les résultats suivants :
xi 10 12,5 15 17,5 20 25
yi 100 85 62 42 28 11
1. Représenter les six
points du nuage.
yi
2. On pose zi = ln . Donner les valeurs de zi arrondies au millième le
xi − 6
plus proche.
3. Donner une équation de la droite de régression de z en x ; les coefficients
seront arrondis au millième le plus proche.
4. En déduire une expression approchée de y de la forme : y = α(x − 6)eβx .
104 Série statistique à deux variables
Correction de l’exercice 1.
1. Pour la série considérée on a :
1 + 4 + 10
x= = 5,
r 3
12 + 42 + 102 √
σ= − x2 = 14.
3
On pose f (t) = (t − 1)2 + (t − 4)2 + (t −r
10)2 .
p 1
On a d2 (M, T ) = f (t) et D2 (M, T ) = f (t).
3
p ′ f ′ (t)
d2 et D2 ont mêmes variations que f . (En effet f (t) = p donc
2 f (t)
p ′
f (t) et f ′ (t) ont mêmes signes. Même chose pour D2 .)
On a f ′ (t) = 2(t − 1) + 2(t − 4) + 2(t − 10) = 6(t − 5). On constate donc que
le minimum de d2 et D r2 est atteint
r en t = 5 = x.
f (5) 42 √
De plus, D2 (M, T ) = = = 14 = σ.
3 3
√
2. d2 (O, U ) = 3, D2 (O, U ) = 1.
Correction de l’exercice 2.
Valeurs de Y -1 0 1 ni, •
Valeurs de X
0 1 0 2 3
1,5 2 0 2 4
2,5 2 2 1 5
n• ,j 5 2 5 12
Valeur de Y -1 0 1
Effectif 5 2 5
Correction de l’exercice 3.
6 × 4 + 14 × 9 + 15 × 13 + 5 × 16 425
1. X = = = 10, 625.
6 + 14 + 15 + 5 40
6 × 42 + 14 × 92 + 15 × 132 + 5 × 162 2
2. V ar(X) = − X ≈ 13, 23
p 6 + 14 + 15 + 5
σ(X) = V ar(X) ≈ 3, 6
Valeur de Y 5 9 11 17
Effectif 3 16 16 5
Y = 10, 5.
On a X = Y + 101000
x21 + · · · + x2n 2
V ar(X) = −X
n
x21 + · · · + x2n
=⇒ 0 =
n
=⇒ 0 = x1 + · · · + x2n
2
Pour qu’une somme de carrés soit nulle il faut que chaque terme soit nul.
Donc pour i = 1 . . . n on a x2i = 0.
Conclusion : pour i = 1 . . . n on a xi = 0.
Ainsi X est une série statistique dont toutes les valeurs sont 0.
Correction de l’exercice 6.
n
1X
Cov(X; Y ) = (xi − X)(yi − Y )
n i=1
1 h i
= × (x1 − X)(y1 − Y ) + · · · + (xn − X)(yn − Y )
n
1 h i
= × (y1 − Y )(x1 − X) + · · · + (yn − Y )(xn − X)
n
n
1X
= (yi − Y )(xi − X)
n i=1
= Cov(Y ; X)
(X − X).(Y − Y ) = XY − X.Y .
106 Série statistique à deux variables
Correction de l’exercice 8.
1.
2
V ar(X + λY ) = X + λY − X + λY
2
= X + λY − X − λY
2
= (X − X) + λ.(Y − Y )
= (X − X)2 + 2(X − X)λ.(Y − Y ) + λ2 (Y − Y )2
= (X − X)2 + 2λ.(X − X).(Y − Y ) + λ2 (Y − Y )2
= V ar(X) + 2λCov(X, Y ) + λ2 V ar(Y )
Cov(X; Y )
On obtient alors : ρ(X; Y ) = ≈ 0, 94.
σ(X)σ(Y )
3, 2 + · · · + 4, 1
xG2 = = 3, 65
4
70 + · · · + 75
yG2 = = 72, 5
4
G2 a pour coordonnées (3, 65; 72, 5).
4. (a) On cherche le nombre réel r tel que : xi+1 = xi + r.
On a donc r = 0, 3.
(b) En 2007, le montant sera de : 4, 1 + 0, 3 = 44 millions d’euros.
(c) Graphiquement, nous voyons que ce chiffre d’affaires sera de 80 millions
d’euros.
1 2
V ar(X) = 1 + 42 + 72 + 92 + 102 ) − 6, 22 = 10, 96
5
1
Cov(X; Y ) = 1 × 1, 1 + · · · + 10 × 16, 5 − X. Y = 18, 38
5
18, 38
On obtient alors : a = ≈ 1, 677, b ≈ 9, 8 − 1, 677 × 6, 2 ≈ −0, 59 . . . .
10, 96
Ainsi l’équation de la droite de régression linéaire de Y en X est : y = 1, 677x−
0, 59.
2. Régression de X en Y :
Cov(X; Y )
DX (Y ) : x = a′ y + b′ avec a′ = et b = X − a′ Y .
V ar(Y )
1 2
V ar(Y ) = 1, 12 + 62 + · · · + 16, 52 ) − Y = 30, 944
5
18, 38
On obtient alors : a′ = ≈ 0, 593 . . . , et b′ ≈ 6, 2 − a′ × 9, 8 ≈ 0, 38 . . . .
30, 944
Ainsi l’équation de la droite de régression linéaire de X en Y est : x = 0, 593y+
0, 38.
Cov(X; Y )
3. ρ(X, Y ) = p ≈ 0, 998 . . .
V ar(X)V ar(Y )
ρ(X, Y ) est très proche de 1 donc les points du nuage doivent être presque
alignés. De plus DY (X) et DX (Y ) doivent être très proche. Cela se vérifie sur
le graphique.
1.5 Correction des exercices 109
Y = 8, 5
172 + 102 + · · · + 52
V ar(Y ) = − 8, 52 = 17, 5833 . . .
√ 6
=⇒ σ(Y ) = 17, 5833 = 4, 193 . . .
1
Cov(X; Y ) = (1 × 17 + 2 × 10 + · · · + 6 × 5) − 3, 5 × 8, 5 = −6, 41666 . . .
6
−6, 41666
ρ(X; Y ) = ≈ −0, 89
1, 707 × 4, 193
Un ajustement linéaire pourrait être satisfaisant mais on peut essayer de faire
mieux !
3.
Z 1 0,5 0,333333 0,25 0,2 0,166666
Y 17 10 8 6 5 5
Z = 0, 408333
12 + 0, 52 + · · · + 0, 1666662 2
V ar(Z) = − Z = 0, 081828
√ 6
σ(Z) = 0, 081828 = 0, 286055 . . .
1
Cov(Z, Y ) = (1 × 17 + · · · + 0, 166666 × 5) − Z. Y = 1, 195835 . . .
6
1, 195835
ρ(Z, Y ) = = 0, 997 . . .
0, 286055 × 4, 193
La corrélation linéaire entre Z et Y est meilleure que celle entre X et Y . Le
changement de variable Z = 1/X est donc judicieux !
4. Nous voulons écrire Y = aZ + b.
Cov(Z, Y )
Nous savons que a = et b = Y − aZ. Cela donne :
V ar(Z)
1, 195835
a= = 14, 614007 et b = 8, 5 − 14, 614007 × 0, 408333 = 2, 53
0, 081828
On obtient alors : Y = 14, 61Z + 2, 53
14, 61
On en déduit l’ajustement suivant de Y en X : Y = + 2, 53.
X
14, 61 14, 61
5. Comme Y = + 2, 53, lorsque X = 8 on a Y ≈ + 2, 53 ≈ 4, 35.
X 8
0, 639
D’où : a = = 0, 159, b = 11, 304 − a × 4 = 10, 665.
4
Ainsi : z = 0, 159x + 10, 665.
3. Comme z = ln(y), d’après ce qui précède on a : ln(y) = 0, 159x + 10, 665.
Cela donne :
y = e0,159x+10,665
= e0,159x × e10,665
x
= e10,665 × e0,159
= α × βx
Variables aléatoires
2.1 Définitions
Avant de définir une variable aléatoire, il faut rappeler un peu de vocabulaire
vu en probabilité. Lorsque l’on effectue une expérience aléatoire (“dépendant du
hasard”) plusieurs résultats sont possibles pour cette expérience.
Par exemple, si notre expérience consiste à lancer une pièce de monnaie et à regarder
le côté supérieur de celle-ci alors il y a deux résultats possibles : Pile ou Face. Un
autre exemple est le lancé de deux dés distincts. Dans ce cas, il y a 36 résultats
possibles. Par exemple, (3; 5) est un résultat possible. (Le premier dé donne 3 et le
second donne 5.)
L’ensemble des résultats possibles de l’expérience s’appelle l’univers et une
partie de cet univers s’appelle un évènement. Un évènement est donc un ensemble
de résultats. Par exemple, on peut parler de l’évènement “la somme donnée par les
deux dés est 8”.
Supposons à présent que la somme des dés représente un gain en euros. Le résultat
(3; 5) donne donc 8 euros. Ainsi à chaque résultat nous associons un nombre : le gain
en euros. Ce qui nous intéresse alors ce n’est pas de savoir quelle est la probabilité
d’obtenir (3; 5) mais plutôt quel est la probabilité de gagner 8 euros ou quelle est la
probabilité de gagner entre 5 et 9 euros. Si on note X le gain obtenu au cours d’une
partie ce que l’on souhaite calculer s’exprime de la manière suivante : P (X = 8) ou
P (5 ≤ X ≤ 9). Cela nous conduit à la notion de variable aléatoire.
Définition 1. Une variable aléatoire X sur un univers Ω est une fonction qui à
tout résultat de Ω associe un nombre réel.
Pour être plus rigoureux, il faudrait rajouter une condition en plus pour définir
correctement une variable aléatoire. Cette condition dit que si on prend deux
nombres réels a < b alors tous les résultats ω vérifiant a < X(ω) < b forment
un évènement. . . Vu les exemples que nous rencontrerons dans ce cours, il n’est pas
nécessaire de s’encombrer avec ce genre de subtilités.
Une variable aléatoire permet de travailler avec des nombres réels sans se soucier
de l’univers Ω. L’intérêt d’une telle démarche est que l’univers est souvent beaucoup
plus compliqué que les résultats que l’on étudie.
Par exemple : Soit X la variable aléatoire mesurant le nombre k de voitures neuves
113
114 Variables aléatoires
k 0 1 2 3 4 5
P (X = k) 0,02 0,08 0,1 0,3 0,4 0,1
Bien que l’univers sur lequel la variable aléatoire X est définie ne soit pas précisé,
nous pouvons effectuer des calculs de moyenne , variance . . . De plus, si nous souhai-
tions faire apparaitre l’univers, nous n’aurions pas obtenu un tableau aussi simple.
X = x1 P (X = x1 ) + · · · + xn P (X = xn ).
Proposition 1. Pour 0 ≤ k ≤ n, on a :
n k n−k n!
P (X = k) = p q = pk q n−k .
k k!(n − k)!
2.3 La loi binomiale 115
On remarque qu’il n’est pas nécessaire de préciser q, car q s’obtient par la for-
mule : q = 1 − p.
Puisque que nous connaissons la probabilité de chaque résultat possible, nous
pouvons calculer la moyenne, la variance et l’écart type d’une variable aléatoire
suivant une loi binomiale.
Solution :
Soit X la variable aléatoire dénombrant le nombre de fois où 5 est apparu.
X suit une loi binomiale de paramètre 3 et 1.
1 3 5 0
1. P (X = 3) = 33 × × ≈ 0, 004 ≈ 0, 4%.
6 6
1 2 5 1
2. P (X = 2) = 32 × × ≈ 0, 069 ≈ 6, 9%.
6 6
1 1 5 2
3. P (X = 1) = 31 × × ≈ 0, 34722 ≈ 34, 7%.
6 6
4. P (X ≥ 1) = P (X = 1) + P (X = 2) + P (X = 3) ≈ 42%.
116 Variables aléatoires
Fig. 2.1 – Probabilité qu’un point pris au hasard se trouve dans la partie colorée ?
Fig. 2.2 – Probabilité qu’un point pris au hasard se trouve dans la partie colorée ?
Intuitivement nous répondons à ces deux questions par 1/2 et 1/4. Dans le pre-
mier cas la surface colorée correspond à la moitié de la surface totale et dans le
second au quart. Autrement dit pour “calculer” une probabilité sur cet exemple
nous calculons des surfaces.
Fig. 2.3 – Probabilité qu’un point pris au hasard se trouve sur le segment ?
1.
3/4
1
Z
P (−1/2 ≤ X ≤ 3/4) = dt
−1/2 2
h t i3/4 3 1 5
= = + =
2 −1/2 8 4 8
2.
1/3
1
Z
P (X = 1/3) = dt
1/3 2
h t i1/3
= =0
2 1/3
118 Variables aléatoires
Cf
−1 −1/2 3/4 1 t
1 1 t−µ 2
2. La fonction fµ, σ (t) = √ e− 2 ( σ ) s’appelle la densité de probabilité de
σ 2π
Xµ,σ .
Rx
3. La fonction Fµ, σ (x) = P (Xµ, σ < x) = −∞
fµ,σ (t)dt s’appelle la fonction de
répartition de Xµ, σ .
2.5 La loi normale 119
Remarques :
Rx Rx
– −∞ fµ,σ (t)dt représente la limite suivante lima→−∞ a fµ,σ (t)dt.
– Pour de telles variables aléatoires nous pouvons calculer la moyenne et l’écart
type. Cela donnerait comme résultat µ et σ (ce qui explique les notations. . . ).
µ−σ µ µ+σ
Remarques :
– Cette fonction a une allure de “courbe en cloche”.
– Le maximum de la fonction est atteint en t = µ.
– Cette fonction a deux points d’inflexion (points où la courbe passe de concave
à convexe, ou de convexe à concave : “le creux change de côté”). Les points
d’inflexion se trouve en t = µ − σ et t = µ + σ.
– L’écrasement sur l’asymptote y = 0 est très prononcé.
120 Variables aléatoires
a b
Fig. 2.8 – P (a < Xµ, σ < b) = P (Xµ, σ < b) − P (Xµ, σ < a).
2.5 La loi normale 121
0.4
0.35
0.3
0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
0
−5
−x
0 5
0.4
0.35
0.3
0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
0
−5 0
x 5
C’est à l’aide des propriétés 4, 5, 6 que nous pouvons faire tous les calculs de
probabilité que nous souhaitons en ne considérant que la loi N0,1 sur t > 0.
122 Variables aléatoires
Dans cet énoncé, les Xi sont des variables aléatoires “quelconques”, c’est à dire
elles ne suivent pas nécessairement une loi normale. Par exemple, les Xi peuvent
représenter le résultat d’un lancer d’une pièce de monnaie.
Donc cela signifie que nous pouvons estimer la probabilité de Zn (donc aussi celle
de Xn ) à l’aide d’une table de loi normale centrée réduite.
Grosso modo, lorsque n est suffisamment grand on peut approché Xn par une loi
σ
normale N (µ, √ ). Nous pouvons déduire de ce qui précède le théorème suivant
n
donnant une méthode pour approcher une loi binomiale par une loi normale.
Théorème 2. Soit X une variable aléatoire suivant une loi binomiale de paramètre
n et p.
Si n ≥ 30, p n’est pas trop proche de 0 ou de 1, et npq > 3 alors la loi normale
√
N (np, npq) constitue une bonne approximation de la loi binomiale.
Illustration :
On lance 100 fois un dé parfait.
La variable aléatoire Xi est définie ainsi :
(
Xi = 1 si on obtient 5 au i-ème lancer,
Xi = 0 sinon.
Les Xi sont ce que l’on appelle des variables aléatoires de Bernouilli.
X1 + · · · + Xn compte le nombre de fois où l’on obtient 5, c’est une loi binomiale.
PSfrag
2.5 La loi normale 123
0.1
0.08
0.06
0.04
0.02
0 20 40 60 80 100
0.1
0.08
0.06
0.04
0.02
–5 0 5 10 15 20
Nous constatons que ces graphiques sont très proches d’une courbe en cloche.
Voila pourquoi nous pouvons approcher une loi binomiale par une loi normale. L’in-
teret est de remplacer un calcul pénible par une simple lecture dans un tableau !
Sujets de méditation :
– Pouvez vous montrer que fµ, σ permet de définir une variable aléatoire à den-
sité ?
– Pouvez vous montrer que Xµ, σ a pour moyenne µ et pour écart type σ ?
– Pouvez vous démontrer le théorème central-limite (au moins dans le cas simple
où les Xi représente le résultat d’un tirage de pile ou face, Xi prendra la valeur
0 pour pile et 1 pour face) ?
– Pouvez vous estimer l’erreur dans l’approximation P (Zn < x) ≈ Φ(x) ?
2.6 Exercices du TD 125
2.6 Exercices du TD
Exercice( 1. Déterminer la constante A pour que la fonction f définie sur R par :
0 si t < 0
f (t) =
Ae−2t si t ≥ 0
représente une densité de probabilité.
Exercice
2. Soit X une variable aléatoire continue ayant la densité :
1 t + k, si 0 ≤ t ≤ 3
f (t) = 6
0 ailleurs
1. Calculer k.
2. Calculer P (1 ≤ X ≤ 2).
Exercice 3. Soit X une variable aléatoire continue dont la densité f est constante
sur un (intervalle I = [a, b] et vaut 0 ailleurs.
k, si a ≤ t ≤ b
f (t) = (On dit qu’une telle variable aléatoire est uniformément
0 ailleurs
distribuée sur I·)
1. Calculer k.
2. Calculer la moyenne de cette variable aléatoire.
Exercice 6. La probabilité pour qu’un article produit par une usine soit défectueux
est 0, 02. Un chargement de 10 000 articles est entreposé. Calculer le nombre moyen
µ des articles défectueux et l’écart-type σ.
Exercice 7. Soit X une variable aléatoire suivant la loi normale centrée réduite.
Calculer
1. P (0 ≤ X ≤ 1, 42)
126 Variables aléatoires
2. P (−0, 73 ≤ X ≤ 0)
3. P (−1, 37 ≤ X ≤ 2, 01)
4. P (0, 65 ≤ X ≤ 1, 26)
5. P (−1, 79 ≤ X ≤ −0, 54)
6. P (X ≥ 1, 13)
7. P (|X| ≤ 0, 5).
Exercice 8. On suppose que le poids P de 800 étudiants suit une loi normale de
moyenne 66 kg et d’écart-type 5 kg. Calculer le pourcentage d’étudiants ayant un
poids
1. compris entre 65 et 70 kg,
2. supérieur ou égal à 72 kg.
Exercice 9. On suppose que les diamètres des vis manufacturées par une compagnie
sont distribuées normalement avec une moyenne de 0,25 cm et un écart-type de 0,02
cm. On considère qu’une vis est défectueuse si son diamètre est inférieur à 0,20 cm
ou supérieur à 0,28 cm. Calculer le pourcentage de vis défectueuse fabriquées par la
compagnie.
Exercice 10. Une urne contient 10 boules : une blanche et neuf noires. On tire au
hasard (avec remise) une boule dans cette urne. On marque un point lorsque l’on
obtient la boule blanche et zero point sinon.
Lorsque l’on effectue 10 000 tirages consécutifs quelle est la probabilité d’obtenir au
plus 950 points ?
Exercice 11. On jette un dé parfait 720 fois. Calculer la probabilité pour que l’on
ait un 6
1. entre 100 et 125 fois (bornes incluses),
2. plus de 150 fois.
2.7 Correction des exercices 127
Correction de l’exercice 2.
R
1. Nous devons avoir 1 = R
f (t)dt. Or f (t) = 0 sur ] − ∞; 0[ ∪ ]3; +∞[.
Cela donne :
Z 3
1 = f (t)dt
0
3
1
Z
= t + kdt
0 6
3
= + 3k
4
D’où k = 1/12.
2.
Z 2
P (1 ≤ X ≤ 2) = f (t)dt
1
2
1 1
Z
= t + dt
1 6 12
h1 1 i2
= t2 + t
12 12 1
1
=
3
Correction de l’exercice 3.
Rb
1. 1 = a kdt = [kt]ba = k(b − a).
D’où k = 1/(b − a).
128 Variables aléatoires
2.
Z +∞ Z b
X = tf (t)dt = tf (t)dt car f (t) = 0 sur R \ [a, b].
−∞ a
Z b h t2 ib
t
= dt =
a b−a 2(b − a) a
b+a
=
2
Correction de l’exercice 4.
1. f (x) = 0 pour x ∈ R \ [0; 30], donc :
Z Z 30
1 = f (x)dx = α(−x2 + 30x)dx
R 0
h −αx3 30αx2 i30
= +
3 2 0
= 4500α
Ainsi α = 1/4500.
2.
Z 10 Z 10
P (X ≤ 10) = f (x)dx = α(−x2 + 30x)dx
−∞ 0
h −αx3 30αx2 i10
= +
3 2 0
7
=
27
3.
Z Z 30
X = xf (x)dx = xα(−x2 + 30x)dx
R 0
h −αx4 30αx3 i30
= +
4 3 0
= 15
4.
Z Z 30
2
V ar(X) = (x − X) f (x)dx = (x − 15)2 α(−x2 + 30x)dx
R 0
Z 30
= α −x4 + 60x3 − 1125x2 + 6750xdx
0
= 45
1. On cherche P (X ≥ 2) = P (X = 2) + P (X = 3) + · · · + P (X = 7).
L’évènement contraire est : P (X < 2) = P (X = 0) + P (X = 1).
On aP (X ≥ 2) = 1 − P (X < 2). Calculons P (X = 0) et P (X = 1).
3 7 2187
P (X = 0) = =
4 16384
1 3 6 5103
P (X = 1) = 71 × × =
4 4 16384
2187 + 5103 4547
On en déduit : P (X ≥ 2) = 1 − = .
16384 8192
2. Supposons que l’on répète n fois l’expérience. 3 n
La probabilité de ne jamais atteindre la cible est de : P (X = 0) = .
4
Ainsi la probabilité que la cible soit atteinte au moins une fois est :
3 n
P (X ≥ 1) = 1 − .
4
3 n 2 3 n 1
On cherche n tel que : 1 − > =⇒ < . D’où :
4 3 4 3
n ln(3/4) < ln(1/3)
ln(1/3)
n > car ln(3/4) < 0
ln(3/4)
n > 3, 81
Donc le tireur doit tirer au moins quatre fois.
Correction de l’exercice 7.
1. P (0 ≤ X ≤ 1, 42) = P (X ≤ 1, 42) − P (X ≤ 0) = 0, 9222 − 0, 5 = 0, 4222.
2. P (−0, 73 ≤ X ≤ 0) = P (X ≤ 0) − P (X ≤ −0, 73)
= P (X ≤ 0) − 1 − P (X ≤ 0, 73) = 0, 2673.
3. P (−1, 37 ≤ X ≤ 2, 01) = 0, 8925.
4. P (0, 65 ≤ X ≤ 1, 26) = 0, 154.
5. P (−1, 79 ≤ X ≤ −0, 54) = 0, 2579.
6. P (X ≥ 1, 13) = 1 − P (X < 1, 13) = 0, 1292.
7. P (|X| ≤ 0, 5) = P (−0, 5 ≤ X ≤ 0, 5) = 0, 383.
P (X ≤ 0, 2 ou X ≥ 0, 28) = P (X ≤ 0, 2) + P (X ≥ 0, 28).
X − 0, 25
Nous avons X ≤ 0, 2 ⇐⇒ ≤ −2, 5 ⇐⇒ Z ≤ −2, 5. Donc à l’aide de la
0, 02
table de la loi normale nous obtenons P (X ≤ 0, 2) = 1 − 0, 9938 = 0, 0062.
De même nous obtenons P (X ≥ 0, 28) = 1 − 0, 9332 = 0, 0668.
Conclusion : La probabilité d’obtenir une vis défectueuse est de 0, 0062 + 0, 0668 =
0, 073 = 7, 3%.
Z − 1000
Or √ est une loi normale centrée réduite, nous pouvons donc calculer la
900
probabilité en utilisant la table de la loi normale.
On obtient : P (0 ≤ X ≤ 950) = 1 − 0, 9525 = 0, 0475.
Nous avons :
P (Xi = 1) = 0, 1 et P (Xi = 0) = 0, 9.
µ = Xi = 1 ×p 0, 1 + 0 × 0, 9 = 0, 1. √
σ = σ(Xi ) = (1 − 0, 1)2 × 0, 1 + (0 − 0, 1)2 × 0, 9 = 0, 009.
X1 + · · · + X10000
On pose : χ10000 = .
10000
χ10000 − 0, 1 χ10000 − 0, 1
Z10000 = √ √ = .
0, 09/ 10000 0, 003
Le théorème central-limite donne : P (a ≤ Z10000 ≤ b) ≈ P (a ≤ X0,1 ≤ b), où
X0,1 suit la loi normale centrée réduite.
√
On a : np = 120 et npq = 10. Soit Z une variable aléatoire suivant la loi
normale N (120, 10).
Nous avons :
P (100 ≤ X ≤ 125) ≈ P (100 ≤ Z ≤ 125).
Or nous avons :
Z − 120
(a) 100 ≤ Z ≤ 125 ⇐⇒ −2 ≤ ≤ 0, 5,
10
Z − 120
(b) suit une loi normale centrée réduite.
10
Nous pouvons donc utiliser la table de la loi normale afin d’obtenir la proba-
bilité demandée :
Z − 120
P (100 ≤ X ≤ 125) ≈ P − 2 ≤ ≤ 0, 5
10
≈ 0, 6915 − (1 − 0, 9772) ≈ 0, 6687
Estimation
Durée des interventions [0 ;20[ [20 ;40[ [40 ;60[ [60 ;80[ [80 ;100[ [100 ;120[
X 10 30 50 70 90 110
Nombre d’interventions 1 6 11 15 10 7
Dans cette situation, nous cherchons des informations sur une population
d’effectif relativement important à partir de l’étude d’un échantillon.
(Ici nous étudions 50 téléviseurs à la place de tous les téléviseurs réparés.)
Ce type de situation se rencontre fréquemment. Dans bien des cas il n’est pas
possible d’étudier la population entière : cela reviendrait trop cher, cela prendrait
trop de temps, ou cela serait aberrant. Par exemple, dans le cas d’un contrôle de
qualité entrainant la destruction des pièces (crash test d’une voiture, ou autre)
il serait délirant d’étudier la population entière (détruire toutes les voitures
construites . . . ).
133
134 Estimation
n
r
′
Définition 3. On choisit le nombre s = × σ ′ , où n est l’effectif et σ ′
n−1
l’écart-type d’un échantillon prélevé au hasard dans une population, comme esti-
mation ponctuelle de l’écart-type inconnu σ.
Ainsi lorsque nous avons un échantillon de taille n, et que les valeurs observées
sont notées xi , l’estimation ponctuelle de l’écart-type est :
v v
u n u n
′
u n 1 X
2
u 1 X
s = t × ni (xi − µ ) =
′ t ni (xi − µ′ )2 .
n − 1 n i=1 n − 1 i=1
Par
r exemple, dans la situation décrite auparavant nous avons :
′ 1
2 2 2
s = × (10 − 69, 2) + 6(30 − 69, 2) + · · · + 7(110 − 69, 2) ≈ 25, 86
49
Par exemple, une probabilité égale à 95% correspond à 2Φ(x)−1 = 0, 95, nous avons
dans ce cas x = 1, 96.
Donc
Xn − µ
P (−1, 96 ≤ √ ≤ 1, 96) = 0, 95
σ/ n
σ σ
P (−Xn − 1, 96 √ ≤ −µ ≤ −Xn + 1, 96 √ ) = 0, 95
n n
σ σ
P (Xn − 1, 96 √ ≤ µ ≤ Xn + 1, 96 √ ) = 0, 95
n n
Remarques :
– Cet intervalle de confiance de la moyenne µ de la population a pour centre la
moyenne µ′ de l’échantillon qui sert à le définir.
– Avec d’autres échantillons de même effectif, on obtiendrait de nouveaux inter-
valles de confiance de cette moyenne µ avec le même coefficient de confiance.
Si on fabriquait ainsi un très grand nombre d’intervalle alors 95% d’entre eux
contiendrait le moyenne µ.
– Nous ne pouvons pas savoir si la moyenne µ appartient ou non à l’intervalle de
confiance fabriqué. De plus, si µ appartient à l’intervalle µ a autant de chance
de se trouver au centre de l’intervalle que sur les côtés.
Cas général
Ici, nous allons résumer à l’aide d’une “recette” le calcul effectué précédemment.
Ici, les valeurs prises par la variable aléatoire sur l’échantillon seront notées x1 , . . . xn .
Pour calculer un intervalle de confiance avec un coefficient de confiance c il faut suivre
la démarche suivante :
x1 + · · · + xn
1. Calculer µ′ = .
n
2. Trouver à l’aide d’une table de loi normale centrée réduite la valeur de x telle
que 2Φ(x) − 1 = c.
3. Trouver à l’aide d’une table de loi normale centrée réduite la valeur de x telle
que 2Φ(x) − 1 = c.
138 Estimation
2. Trouver à l’aide d’une table de loi normale centrée réduite la valeur de x telle
que 2Φ(x) − 1 = c.
Sujet de méditation
Comment peut on estimer une moyenne lorsque σ est inconnu et que n est petit ?
3.4 Exercices du TD 139
3.4 Exercices du TD
Exercice 1. Une usine fabrique de grandes quantités d’un certain type de pièces
mécaniques.
On mesure la longueur de chacune des 50 pièces d’un échantillon choisi au hasard
et avec remise dans une grosse commande.
On constate que les valeurs approchées à 10−3 près de la moyenne et de l’écart type
de cet échantillon sont : 64,715, et 0,095.
1. A partir des informations portant sur cet échantillon, donner une estimation
ponctuelle de la moyenne et de l’écart-type de l’ensemble de la commande.
2. Déterminer un intervalle de confiance de la moyenne de la population avec le
coefficient de confiance 95%.
Exercice 2. Une entreprise utilise des camions pour transporter sa production.
Elle dispose de 100 camions.
Elle repère sur un échantillon de 30 jours choisi au hasard le nombre de camions
en panne. Voici les résultats :
5; 5; 6; 4; 6; 6; 8; 3; 5; 5; 5; 4; 3; 6; 5; 6; 4; 7; 6; 6; 5; 4; 3; 6; 5; 4; 5;
4 ; 5 ; 5.
Exercice 5. Après une étude un statisticien vous donne les résultats suivants :
Pour le caractère étudié l’écart-type σ de la population est de 2,3.
Un intervalle de confiance de la moyenne µ est I = [16, 97343 ; 17, 62657].
1. Calculer l’estimation ponctuelle µ′ de la moyenne µ.
2. Calculer le coefficient de confiance associé à l’intervalle I.
Exercice 7. Sur 400 téléspectateurs interrogés, 152 ont regardé le match. Donner
un intervalle de confiance du taux d’audience avec un risque de 5%.
3.5 Correction des exercices 141
Correction de l’exercice 1.
1. L’estimation ponctuelle de µ est donnée par la moyenne calculée sur
l’échantillon : µ′ = 64, 715.
L’estimation ponctuelle r de σ est donnée par la formule :
n 50
r
s′ = × σ′ = × 0, 095 = 0, 096
n−1 49
s′ s′
2. I = [µ′ − x √ ; µ′ + x √ ].
n n
′ ′
Ici µ = 64, 715 et s = 0, 096.
On cherche x tel que 2Φ(x) − 1 = 0, 95, donc Φ(x) = 0, 975.
La table de la loi normale nous donne : x = 1, 96.
Correction de l’exercice 2.
X 3 4 5 6 7 8
Effectif 3 6 11 8 1 1
3 × 3 + 6 × 4 + ··· + 1 × 8
1. µ′ = = 5, 0333 . . .
r 30
3 × 32 + 6 × 42 + · · · + 1 × 82
σ′ = − µ′2 = 1, 14.
30
2. Une estimation ponctuelle de la moyenne µ correspondant aux jours ouvrables
est µ′ = 5, 0333 . . . r
30
Une estimation ponctuelle de l’écart-type est s′ = × σ ′ = 1, 159.
29
s′ s′
3. L’intervalle recherché est du type : I = [µ′ − x √ ; µ′ + √ ]. Comme
n−1 n−1
précédemment nous avons x = 1, 96.
Cela donne : I = [4, 61 ; 5, 45].
Correction de l’exercice 3.
On note A le groupe de 60 étudiants interrogés.
On note B le groupe de 75 étudiants interrogés.
On note C l’ensemble des 135 étudiants interrogés.
24 33 24 + 33
On a : pA = = 40%, pB = = 44%, pC = ≈ 42, 22%.
60 75 135
142 Estimation
Correction de l’exercice 4.
0, 2 0, 2
1. I = [10, 53 − 1, 96 × √ ; 10, 53 − 1, 96 × √ ], car ici µ′ = 10, 53, x = 1, 96,
35 35
σ = 0, 2, n = 35.
D’où I = [10, 463 ; 10, 596].
0, 2 0, 2
2. I2 = [10, 53 − 1, 96 × √ ; 10, 53 + 1, 96 × √ ] = [10, 51 ; 10, 54].
400 400
Dans ce cas l’estimation nous donne un intervalle plus petit, donc l’estimation
est plus précise.
0, 2 0, 2
3. I3 = [10, 53 − 1, 96 × √ ; 10, 53 − 1, 96 × √ ]
n n
0, 2
La longueur de cet intervalle est : 2 × 1, 96 × √ . On souhaite obtenir :
n
0, 2
2 × 1, 96 × √ < 0, 001.
n
2 × 1, 96 × 0, 2 √
Cela donne : < n.
√ 0, 001
D’où : 784 < n, et donc 614656 < n.
Correction de
′
l’exercice
′ i
6.
h s s
I = µ′ − x × √ ; µ′ − x × √ .
n n
Nous avons 2Φ(x) − 1 = 0, 99, donc Φ(x) = 0, 995.
A l’aide de la table de la loi normale, ous en déduisons que x est compris entre 2, 57
et 2, 58. Nous prenons pour valeur 2, 58, ainsi l’intervalle obteni sera plus grand et
nous somme donc sûr de ne pas nous troper. . .
Avec les valeurs de l’énoncé on obtient : I = [50, 85 ; 64, 35].
Annexes
145
147
148 Table pour la loi normale centrée réduite
Annexe A
Annales corrigées
151
152 Annales corrigées
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : L’art poétique ; Chant I))
Justifier votre réponse. (Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.)
x
1
Z
t2
Φ(x) = √ e− 2 dt
−∞ 2π
x 0.00 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09
0.0 0.5000 0.5040 0.5080 0.5120 0.5160 0.5199 0.5239 0.5279 0.5319 0.5359
0.1 0.5398 0.5438 0.5478 0.5517 0.5557 0.5596 0.5636 0.5675 0.5714 0.5753
0.2 0.5793 0.5832 0.5871 0.5910 0.5948 0.5987 0.6026 0.6064 0.6103 0.6141
0.3 0.6179 0.6217 0.6255 0.6293 0.6331 0.6368 0.6406 0.6443 0.6480 0.6517
0.4 0.6554 0.6591 0.6628 0.6664 0.6700 0.6736 0.6772 0.6808 0.6844 0.6879
0.5 0.6915 0.6950 0.6985 0.7019 0.7054 0.7088 0.7123 0.7157 0.7190 0.7224
0.6 0.7257 0.7291 0.7324 0.7357 0.7389 0.7422 0.7454 0.7486 0.7517 0.7549
0.7 0.7580 0.7611 0.7642 0.7673 0.7704 0.7734 0.7764 0.7794 0.7823 0.7852
0.8 0.7881 0.7910 0.7939 0.7967 0.7995 0.8023 0.8051 0.8078 0.8106 0.8133
0.9 0.8159 0.8186 0.8212 0.8238 0.8264 0.8289 0.8315 0.8340 0.8365 0.8389
1.0 0.8413 0.8438 0.8461 0.8485 0.8508 0.8531 0.8554 0.8577 0.8599 0.8621
1.1 0.8643 0.8665 0.8686 0.8708 0.8729 0.8749 0.8770 0.8790 0.8810 0.8830
1.2 0.8849 0.8869 0.8888 0.8907 0.8925 0.8944 0.8962 0.8980 0.8997 0.9015
1.3 0.9032 0.9049 0.9066 0.9082 0.9099 0.9115 0.9131 0.9147 0.9162 0.9177
1.4 0.9192 0.9207 0.9222 0.9236 0.9251 0.9265 0.9279 0.9292 0.9306 0.9319
1.5 0.9332 0.9345 0.9357 0.9370 0.9382 0.9394 0.9406 0.9418 0.9429 0.9441
1.6 0.9452 0.9463 0.9474 0.9484 0.9495 0.9505 0.9515 0.9525 0.9535 0.9545
1.7 0.9554 0.9564 0.9573 0.9582 0.9591 0.9599 0.9608 0.9616 0.9625 0.9633
1.8 0.9641 0.9649 0.9656 0.9664 0.9671 0.9678 0.9686 0.9693 0.9699 0.9706
1.9 0.9713 0.9719 0.9726 0.9732 0.9738 0.9744 0.9750 0.9756 0.9761 0.9767
2.0 0.9772 0.9778 0.9783 0.9788 0.9793 0.9798 0.9803 0.9808 0.9812 0.9817
2.1 0.9821 0.9826 0.9830 0.9834 0.9838 0.9842 0.9846 0.9850 0.9854 0.9857
2.2 0.9861 0.9864 0.9868 0.9871 0.9875 0.9878 0.9881 0.9884 0.9887 0.9890
2.3 0.9893 0.9896 0.9898 0.9901 0.9904 0.9906 0.9909 0.9911 0.9913 0.9916
2.4 0.9918 0.9920 0.9922 0.9925 0.9927 0.9929 0.9931 0.9932 0.9934 0.9936
2.5 0.9938 0.9940 0.9941 0.9943 0.9945 0.9946 0.9948 0.9949 0.9951 0.9952
2.6 0.9953 0.9955 0.9956 0.9957 0.9959 0.9960 0.9961 0.9962 0.9963 0.9964
2.7 0.9965 0.9966 0.9967 0.9968 0.9969 0.9970 0.9971 0.9972 0.9973 0.9974
2.8 0.9974 0.9975 0.9976 0.9977 0.9977 0.9978 0.9979 0.9979 0.9980 0.9981
2.9 0.9981 0.9982 0.9982 0.9983 0.9984 0.9984 0.9985 0.9985 0.9986 0.9986
154 Annales corrigées
Cov(t, y)
Exercice 2. 1. ρ(t, y) = .
σ(t)σ(y)
100 × (−0, 223) + · · · + 1500 × (−3, 219)
Cov(t, y) = − 594, 444 × (−1, 288) =
9
−363, 539.
1002 + · · · + 15002
V ar(t) = − 594, 4442 = 171358, 553.
p 9
σ(t) = V ar(t) = 413, 955.
−363, 539
ρ(t, y) = = −0, 999.
413, 955 × 0, 879
Cov(t, y)
2. y = At + B, avec A = et B = y − At.
V ar(t)
−363, 539
A= = −0, 002
171358, 553
B = −1, 288 − (−0, 002) × 594, 444 = −0, 099.
3. D’après ce qui précède nous avons : y ≈ −0, 002t−0, 099. Comme y = ln(R(t))
nous avons :
Exercice 3. 1.
P (a ≤ Z) ≤ 0, 1
⇐⇒ 1 − P (a > Z) ≤ 0, 1
⇐⇒ 1 − Φ(a) ≤ 0, 1
⇐⇒ Φ(a) ≥ 0, 9
⇐⇒ a ≥ 1, 29 (Par lecture dans le tableau)
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : L’art poétique ; Chant I))
“ Le diagramme suivant représente les lignes de niveau d’une fonction f (x, y).”
(Vous devez dire si cette affirmation est vraie ou fausse. Si cette affirmation est
vraie vous devez alors donner un exemple d’une fonction f vérifiant le diagramme.
Si cette affirmation est fausse vous devez justifier pourquoi aucune fonction f ne
peut vérifier un tel diagramme.)
z=3
2
y
z=2
1
–2 –1 1
x 2
–1
–2
Exercice 2. (6 points)
On considère la fonction suivante : f (x, y) = x ln(y 2 − x).
1. Déterminer et représenter le plus grand domaine de définition possible pour f .
158 Annales corrigées
∂f ∂f ∂2f ∂ 2f
(x, y), (x, y), (x, y), (x, y)
∂x ∂y ∂x∂y ∂y 2
Exercice 3. (5 points)
On mesure une longueur l en mètres et on obtient l = 50 ± 0, 1 mètres.
Cela signifie que la longueur mesurée est de 50 mètres et que la précision de la
mesure est de 0,1 mètre.
Un coureur parcourt cette distance en t = 5 ± 0, 01 secondes.
(Le temps mesuré est de 5 secondes et la précision de cette mesure est de 0,01
secondes.)
Exercice 4. (7 points)
On considère l’arc paramétré suivant :
γ : R −→ R2
t 7−→ 3 − 2t3 ; 1 + 3t2
2
y
Df 1 y2 = x
–2 –1 0 1
x 2
–1
–2
∂f −1
2. (x; y) = ln(y 2 − x) + x × 2
∂x y −x
∂f 2y 2xy
(x; y) = x × 2 = 2
∂y y −x y −x
∂2f 2y(y 2 − x) − 2xy(−1) 2y 3
(x; y) = =
∂x∂y (y 2 − x)2 (y 2 − x)2
∂2f 2x(y 2 − x) − 2xy(2y) −2xy 2 − 2x2
(x; y) = =
∂y 2 (y 2 − x)2 (y 2 − x)2
l 50
Exercice 3. 1. v = = = 10 m.s−1
t 5
160 Annales corrigées
l
2. v(l, t) = . D’où
t
1 l
dv = dl − 2 dt.
t t
Ainsi
1 l 1 50
∆v = ∆l + − 2 ∆t = × 0, 1 + 2 × 0, 01 = 0, 02 + 0, 02 = 0, 04.
t t 5 5
L’erreur absolue est donc d’environ 0, 04 m.s−1 .
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : L’art poétique ; Chant I))
∂f ∂f ∂2f ∂ 2f
(x, y), (x, y), (x, y), (x, y).
∂x ∂y ∂x∂y ∂y 2
r
M
Exercice 3 (5 points). On considère la fonction f (M, K) = 2π . (f est donc
K
une fonction de deux variables M et K.)
1. Calculer df .
2. La période d’un dispositif fabriqué à partir d’une
r masse M et d’un ressort
M
ayant une constante de raideur K est : T = 2π .
K
Après avoir effectué des mesures on obtient : M = 5 ± 0, 1kg et K = 10 ±
0, 2N.m−1 .
Calculer l’erreur absolue commise à partir de ces mesures.
3. Calculer l’erreur relative commise à partir de ces mesures.
162 Annales corrigées
Exercice 4 (4 points). On suppose que la taille T de 213 étudiants suit une loi
normale de moyenne 1,75m et d’écart-type 0,05m.
1. Calculer le pourcentage d’étudiants ayant une taille comprise entre 1,77m et
1,88m.
2. Calculer le pourcentage d’étudiants ayant une taille supérieure ou égal à
1,721m.
163
x
1
Z
t2
Φ(x) = √ e− 2 dt
−∞ 2π
x 0.00 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09
0.0 0.5000 0.5040 0.5080 0.5120 0.5160 0.5199 0.5239 0.5279 0.5319 0.5359
0.1 0.5398 0.5438 0.5478 0.5517 0.5557 0.5596 0.5636 0.5675 0.5714 0.5753
0.2 0.5793 0.5832 0.5871 0.5910 0.5948 0.5987 0.6026 0.6064 0.6103 0.6141
0.3 0.6179 0.6217 0.6255 0.6293 0.6331 0.6368 0.6406 0.6443 0.6480 0.6517
0.4 0.6554 0.6591 0.6628 0.6664 0.6700 0.6736 0.6772 0.6808 0.6844 0.6879
0.5 0.6915 0.6950 0.6985 0.7019 0.7054 0.7088 0.7123 0.7157 0.7190 0.7224
0.6 0.7257 0.7291 0.7324 0.7357 0.7389 0.7422 0.7454 0.7486 0.7517 0.7549
0.7 0.7580 0.7611 0.7642 0.7673 0.7704 0.7734 0.7764 0.7794 0.7823 0.7852
0.8 0.7881 0.7910 0.7939 0.7967 0.7995 0.8023 0.8051 0.8078 0.8106 0.8133
0.9 0.8159 0.8186 0.8212 0.8238 0.8264 0.8289 0.8315 0.8340 0.8365 0.8389
1.0 0.8413 0.8438 0.8461 0.8485 0.8508 0.8531 0.8554 0.8577 0.8599 0.8621
1.1 0.8643 0.8665 0.8686 0.8708 0.8729 0.8749 0.8770 0.8790 0.8810 0.8830
1.2 0.8849 0.8869 0.8888 0.8907 0.8925 0.8944 0.8962 0.8980 0.8997 0.9015
1.3 0.9032 0.9049 0.9066 0.9082 0.9099 0.9115 0.9131 0.9147 0.9162 0.9177
1.4 0.9192 0.9207 0.9222 0.9236 0.9251 0.9265 0.9279 0.9292 0.9306 0.9319
1.5 0.9332 0.9345 0.9357 0.9370 0.9382 0.9394 0.9406 0.9418 0.9429 0.9441
1.6 0.9452 0.9463 0.9474 0.9484 0.9495 0.9505 0.9515 0.9525 0.9535 0.9545
1.7 0.9554 0.9564 0.9573 0.9582 0.9591 0.9599 0.9608 0.9616 0.9625 0.9633
1.8 0.9641 0.9649 0.9656 0.9664 0.9671 0.9678 0.9686 0.9693 0.9699 0.9706
1.9 0.9713 0.9719 0.9726 0.9732 0.9738 0.9744 0.9750 0.9756 0.9761 0.9767
2.0 0.9772 0.9778 0.9783 0.9788 0.9793 0.9798 0.9803 0.9808 0.9812 0.9817
2.1 0.9821 0.9826 0.9830 0.9834 0.9838 0.9842 0.9846 0.9850 0.9854 0.9857
2.2 0.9861 0.9864 0.9868 0.9871 0.9875 0.9878 0.9881 0.9884 0.9887 0.9890
2.3 0.9893 0.9896 0.9898 0.9901 0.9904 0.9906 0.9909 0.9911 0.9913 0.9916
2.4 0.9918 0.9920 0.9922 0.9925 0.9927 0.9929 0.9931 0.9932 0.9934 0.9936
2.5 0.9938 0.9940 0.9941 0.9943 0.9945 0.9946 0.9948 0.9949 0.9951 0.9952
2.6 0.9953 0.9955 0.9956 0.9957 0.9959 0.9960 0.9961 0.9962 0.9963 0.9964
2.7 0.9965 0.9966 0.9967 0.9968 0.9969 0.9970 0.9971 0.9972 0.9973 0.9974
2.8 0.9974 0.9975 0.9976 0.9977 0.9977 0.9978 0.9979 0.9979 0.9980 0.9981
2.9 0.9981 0.9982 0.9982 0.9983 0.9984 0.9984 0.9985 0.9985 0.9986 0.9986
164 Annales corrigées
x2 + 2x + y 2 − 8 = (x + 1)2 − 1 + y 2 − 8
= (x + 1)2 + y 2 − 9
y 4
2 Df
1
–4 –2 0 2 4
x
–1
–2
–3
∂f 2x + 2
2. (x; y) = 2
∂x x + 2x + y 2 − 8
∂f 2y
(x; y) = 2
∂y x + 2x + y 2 − 8
∂2f 4xy + 4y
(x; y) = − 2
∂x∂y (x + 2x + y 2 − 8)2
∂2f −2y 2 + 2x2 + 4x − 16
(x; y) =
∂y 2 (x2 + 2x + y 2 − 8)2
165
2π 1 1 √ 1 1
Exercice 3. 1. df = √ × × √ dM + 2π × M × − × 3/2 dK.
K 2 M 2 K
2.
√
π π M
∆f = √ ∆M + − √ ∆K
KM K.K
√
π π 5
= √ 0, 1 + − √ 0, 2
50 10.10
≈ 0, 0888 . . .
2. De même on obtient :
1, 721 − 1, 75
P (X ≥ 1, 721) = P (Z ≥ )
0, 05
= P (Z ≥ −0, 58)
= 1 − P (Z < −0, 58)
= 1 − Φ(−0, 58)
= Φ(0, 58)
= 0, 7190
= 71, 90%
166 Annales corrigées
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : L’art poétique ; Chant I))
γ : [0, 2π] −→ R2
t 7−→ γ(t) = (x(t), y(t))
un arc paramétré.
Une étude de γ nous donne le tableau de variations suivant :
t 0 π/2 π 3π/2 2π
′
x (t) 0 - -2 - 0 + 2 + 0
2 2
ց ր
x(t) 0 0
ց ր
-4
3
ր ց
y(t) 0 0 0
ց ր
-1
y ′ (t) 0 + 0 - -3 - 0 + 3
De plus nous avons les informations suivantes : γ ′′ (0) = (0; 1), γ ′′′ (0) = (1; 0).
⁀ lorsque γ(t) = 2t ; 4 t3 +
Exercice 2 (4,5 points). Calculer la longueur de l’arc AB
3
1
, A(t = 1), B(t = 3).
4t
167
1
Exercice 3 (3 points). On considère l’arc paramétré γ(t) = 4t3 +3t2 −6t+ 5 ; 3t2 +
t
6
2t + 1 − 2 .
t
1. Cet arc admet-il une branche infinie lorsque t tend vers −∞ ?
(Si oui donner sa nature, si non dire pourquoi.)
2. Cet arc admet-il une branche infinie lorsque t tend vers 1− ?
(Si oui donner sa nature, si non dire pourquoi.)
Exercice 4 (8,5 points). Dans cet exercice, les formules utiles devront apparaitre et
les calculs intermédiaires mis en évidence.
Tous les résultats seront donnés à 10−4 près.
On considère la série statistique (X, Y ) suivante :
X 1 2 3 4
Y 3 4,4 5,1 5,8
–4 –3 –2 –1 0 1 2
–1
Exercice 1.
1
Exercice 2. x′ (t) = 2, y ′ (t) = 4t2 − 2 .
4t
Z 3r
⁀
1 2
AB = 22 + 4t2 − 2 dt
1 4t
Z 3r
1 1
= 4 + 16t4 − 2 × 4t2 × 2 + dt
1 4t 16t4
Z 3r
1
= 16t4 + 2 + dt
1 16t4
Z 3 r
1 2
= 4t2 + 2 dt
4t
Z1 3 h 4t3
1 1 i3
= 4t2 + 2 dt = − = 209/6 = 34, 8333 . . .
1 4t 3 4t 1
1 6
Exercice 3. x(t) = 4t3 + 3t2 − 6t + 5
, y(t) = 3t2 + 2t + 1 − 2 .
t t
1. limt→−∞ x(t) = −∞, limt→−∞ y(t) = +∞.
y(t) t2 (3 + 2/t + 1 − 6/t4 ) 1 3 + 2/t + 1 − 6/t4
= 3 = . .
x(t) t (4 + 3/t − 6/t2 + 1/t8 ) t 4 + 3/t − 6/t2 + 1/t8
y(t)
lim = 0.
t→−∞ x(t)
Nous avons donc une branche parabolique d’axe (Ox).
169
Cov(U, V ) Cov(U, V )
V = U+ V − U .
V ar(U ) V ar(U )
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : L’art poétique ; Chant I))
p
Exercice 1 (7 points). Etude de la fonction : f (x, y) = x2 + y 2 .
Exercice 4 (3 points). Soit X une variable aléatoire dont la densité est donnée par
la fonction f :
A
f (x) = 2 si x ≥ 7,
x
f (x) = 0 sinon.
1. Calculer A.
2. Calculer la probabilité P (9 ≤ X ≤ 10).
172 Annales corrigées
Exercice 1. 1. Df = R2 .
p
2. Sf ∩ {z = −1} = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 = −1} = ∅.
p
Sf ∩ {z = 0} = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 = 0} = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 = 0} =
{(0; 0)}.
p
Sf ∩ {z = 1} = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 = 1} = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 = 1}.
Nous obtenons le cercle de centre (0; 0) et de rayon 1.
p
Sf ∩ {z = 2} = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 = 2} = {(x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 = 4}.
Nous obtenons le cercle de centre (0; 0) et de rayon 2.
p √
3. z = x2 + y 2 , donc lorsque y = 0 nous avons : z = x2 = |x|.
10
–10 –8 –6 –4 –2 2 4 6 8 10
x
14
12
10
–10 –10
–5 –5
5 y x 5
10 10
173
7 +∞
A h A i+∞
Z Z
Exercice 4. 1. Nous avons : 1 = 0dx + dx = 0 + − =
−∞ 7 x2 x 7
−A −A 1
lim − = −A(0 − ).
x→+∞ x 7 7
Donc A = 7.
Z 10
7 h 1 i10 7
2. P (9 ≤ X ≤ 10) = 2
dx = 7 − = .
9 x x 9 90
174 Annales corrigées
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : L’art poétique ; Chant I))
Exercice 1. (6 points)
On considère la série statistique (X, Y ) suivante :
X 1 2 3 4
Y 7,1 10,4 12,4 14
γ : R −→ R2
t 7−→ (t − t3 , t2 − t4 )
Exercice 3. (2 points)
On considère deux séries statistiques X et Y . X est centrée, réduite. La figure ci-
dessous représente la droite D d’ajustement de Y en X obtenue avec l’approximation
au sens des moindres carrées.
y
1
−1 x
√
Exercice 1. 1. Cov(U, V ) = 1, 33, σ(V ) = 6, 63, ρ(U, V ) ≈ 0, 9.
Cov(U, V )
2. V = aU = b, avec a = ≈ 4, 9 et b = V − aU ≈ 7.
V ar(U )
3. Nous avons V ≈ 4, 9U + 7, donc Y ≈ 4, 9 ln(X) + 7.
y(t) t2 − t4 t2 (1 − t2 )
= = = t.
x(t) t − t3 t(1 − t2 )
y(t)
Donc lim = +∞. Nous avons donc une branche parabolique d’axe (Oy).
t→+∞ x(t)
0.2
–0.2
–0.4
–0.6
6.
Exercice 3. 1. La droite ayant été obtenue par la méthode des moindres carrés
nous avons :
Cov(X, Y ) Cov(X, Y )
y= x + (Y − X).
V ar(X) V ar(X)
X étant réduite nous avons V ar(X) = 1.
Graphiquement, nous constatons que le coefficient directeur de la droite est :
0 − (−3) 1
= .
6−0 2
On en déduit alors, Cov(X, Y ) = 1/2.
2. Graphiquement, nous constatons que l’ordonnée à l’origine est : -3. Donc Y −
Cov(X, Y )
X = −3. Comme X est centrée, nous avons X = 0. Il en découle
V ar(X)
Y = −3.
178 Annales corrigées
Annexe C
Trouver l’erreur
Cette annexe s’adresse aux étudiants ayant terminer tous les exercices de TD
lors d’une séance.
Vous êtes donc capable de trouver la bonne solution d’un exercice, mais pouvez
vous trouver les erreurs dans les raisonnements qui suivent. . .
Erreur 1
4−6 = 1−3
4 − 6 + 9/4 = 1 − 3 + 9/4
(2 − 3/2)2 = (1 − 3/2)2
2 − 3/2 = 1 − 3/2
2 = 1...
Erreur 2
Considérons deux nombres a et b. Si a = 1 et b = 1 alors a = b.
On en déduit :
ab = a2
ab − b2 = a2 − b2 on retranche b2 aux deux membres
b(a − b) = (a + b)(a − b) factorisation et identité remarquable
b = a + b simplifiquation par a − b
Erreur 3
−1 1
On a : = .
1 −1 r r
−1 1
On prend les racines carrées : = .
√ √ 1 −1
−1 1
Cela donne : √ = √ .
1 −1
179
180 Trouver l’erreur
√
i 1
On en déduit : √ =
1 i
i 1
D’où : =
1 i
En multipliant par i à gauche et à droite il vient : i2 = 1
Donc : −1 = 1 . . .
Erreur 4
Considérons l’équation :
x+5 4x − 40
−5= .
x−7 13 − x
Elle peut se réécrire en mettant le membre de gauche sur le même dénominateur
x−7 :
x + 5 − 5(x − 7) 4x − 40
= .
x−7 13 − x
Après simplification et changement de signe on obtient :
4x − 40 4x − 40
= .
7−x 13 − x
Les numérateurs étant égaux dans l’équation ci-dessus, les dénominateurs le sont
aussi. Donc : 7 − x = 13 − x.
Conclusion : 7 = 13.
Erreur 5
Vous savez (ou devez connaitre) la formule suivante :
n(n + 1)
1 + 2 + 3 + ··· + n =
2
(Voici un moyen de la démontrer pour tous ceux qui auraient oublier. . .
Notons S la somme 1 + 2 + 3 + · · · + n.
On a alors :
S = 1 + 2 + 3 + ··· + n − 1 + n
S = n + (n − 1) + · · · + 2 + 1
Erreur 6
Calculons la dérivée de x3 de deux façons différentes :
1. Par la formule habituelle (xn )′ = nxn−1 . Ici, on obtient : (x3 )′ = 3x2 .
2. On écrit x3 = x2 + x2 + · · · + x2 (la somme comporte x fois le terme x2 ).
On dérive de chaque côté :
(x3 )′ = (x2 )′ + (x2 )′ + · · · + (x2 )′ , (la dérivée d’une somme et la somme des
dérivées.)
D’où : (x3 )′ = 2x + 2x + · · · + 2x. De plus dans cette somme il y a x termes.
Donc : (x3 )′ = x × 2x.
En utilisant le résultat du 1. on trouve : 3x2 = 2x2 .
En prenant x = 1 dans l’égalité précédente on obtient : 3 = 2. . .
182 Trouver l’erreur
Annexe D
Alphabet grec
183