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Corrigé DM n°2 Mathématiques 2025/2026

Ce document présente le corrigé d'un devoir de mathématiques approfondies pour l'année scolaire 2025/2026, abordant des intégrales et des propriétés de fonctions. Il démontre des résultats sur la convergence des intégrales, la monotonie et la continuité des fonctions, ainsi que des applications de la dérivation et des suites. Enfin, il établit des relations entre les fonctions étudiées et des résultats de calcul intégral.

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Année scolaire 2025/2026 Corrigé du DM n◦ 2

Corrigé du DM n◦ 2
Rendu le 16/09/25

Soient x ∈ R+ et a ∈ R∗+ , on pose :


Z +∞ Z +∞ Z +∞
1 1
f (x) = dt, g(x) = dt Ia = e−at dt.
0 x + et 0 (x + et )2 0

1. Soit a ∈ R∗+ .
Z +∞
1
Avec X ,→ E (a) on a P (X ⩾ 0) = ae−at dt = 1 donc Ia converge et Ia = .
0 a
Z +∞
1 −t
On a ∼ e . Et l’intégrale e−t dt converge d’après ce qui précède. Donc par comparaison de fonctions
x + et t→+∞ 0
Z +∞
1
positives, dt.
0 x + et
Dans la suite de l’exercice, on admettra que l’intégrale g(x) converge.
√ √ Ä√ ä2
2. Soient x ∈ R+ et t ∈ R+ , on a 2 xet − x − et = −x + 2 xet/2 − et = − x + et/2 ⩽ 0

Donc, ∀x ∈ R+ , ∀t ∈ R+ , 2 xet ⩽ x + et
Pour encadrer l’intégrale, on encadre son contenu :
1 1 √
∀x ∈ R+ , ∀t ∈ R+ , 0 ⩽ t
⩽ √ car la fonction inverse est décroissante sur ]0, +∞[ et que 2 xet et x + et en
x+e 2 xe t
sont éléments.
Et comme les deux intégrales convergent, par croissance de l’intégrale,
Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞
1 1 1 1 1
0⩽ t
dt ⩽ √ dt = √ et/2 dt = √
0 0 x + e 0 2 xe t 2 x 0 x 2/2

1
Donc, ∀x ∈ R⋆+ , 0 ⩽ f (x) ⩽ √ .
x

1 1 y−x
3. Soit (x, y) ∈ (R+ )2 tels que x < y. On a pour tout t ⩾ 0 : t
− t
= ⩾ 0 et, par croissance de
x+e y+e (x + et ) (y + et )
l’intégrale, f (x) − f (y) ⩾ 0.
De plus, si l’intégrale d’une fonction continue positive est nulle alors la fonction est nulle. Ici y − x ̸= 0 donc l’intégrale
n’est pas nulle et f (x) − f (y) > 0
1 1 1 1 y−x
D’autre part ⩽ t et ⩽ t , donc ⩽ (y − x) e−2t et
x + et e y + et e (x + et ) (y + et )
+∞ +∞
y−x
Z Z
−2t
f (x) − f (y) ⩽ (y − x) e dt = (y − x) (y − x) e−2t dt =
0 0 2

y−x
donc 0 < f (x) − f (y) ⩽ .
2

4. Pour tout x et y , si 0 ⩽ x < y alors f (x) > f (y). Donc f est strictement décroissante sur [0, +∞[
y−x
Continuité : Pour y > x, si y → x alors → 0 et par encadrement, f (x) − f (y) → 0 donc f est continue en x+ et de
2
x−y
même, si y < x alors 0 < f (y) − f (x) ⩽ et par .f (y) − f (x) → 0 donc f (y) → f (x) donc f est continue en 0− .
2
Donc f est continue en x et f est continue sur [0, +∞[

ECG2 Mathématiques approfondies 1


Année scolaire 2025/2026 Corrigé du DM n◦ 2

1 1
Reste à déterminer la limite en +∞ : 0 ⩽ f (x) ⩽ √ pour tout x > 0,et en +∞ : √ → 0
x x
donc, par encadrement, f (x) → 0.
x→+∞
Z +∞
1
Donc f est bijective de l’intervalle R+ dans = ]0, 1] car e−t dt = .
0 1
5. Soit h (x) = f (x) − x. h est continue et strictement décroissante (somme de fonctions décroissantes) sur R+ . Donc h est
bijective de R+ sur ]−∞, 1]. De plus, 0 ∈ ]−∞, 1]. Donc f (x) = x ⇐⇒ h (x) = 0 admet une unique solution sur R+ . Et
comme f (x) ∈ ]0, 1] alors α = f (α) ∈ ]0, 1] .

6. On considère la suite (un )n⩾0 définie par : u0 = 0 et ∀n ∈ N, un+1 = f (un ).

x−y 1
(a) On a montrer que 0 < f (y) − f (x) ⩽ pour y ⩾ x ⩾ 0. Donc |f (y) − f (x)| ⩽ |y − x| pour y et x ∈ R+ que y
2 2
soit pus petit ou plus grand que x (en inversant le rôles)
Et on doit donc d’abord prouver que un ∈ R+ :
Pour n = 0 : u0 = 0 ∈ R+
Soit n ∈ N tel que un ∈ R+ alors f (un ) ∈ ]0, 1] donc un ∈ R+ .
Donc, par récurrence, pour tout entier n : un ∈ R+
1
Pour n = 0 : |α − u0 | ⩽ 1 = 0
2
1 1 1 1 1
Soit n ∈ N tel que |α − un | ⩽ n alors |f (α) − f (un )| ⩽ |α − un | ⩽ n
= n1
2 2 22 2
1
et par récurrence, pour tout entier n : |α − un | ⩽ n
2
1 1
Comme < 1, n → 0, par encadrement |α − un | → 0 et lim un = α
2 2 n→+∞

(b) Ce programme permet de calculer les termes de la suite (un )n∈N à l’aide de la relation de récurrence :
1
∀n ∈ N, un+1 = f (un ) et ce tant que n > ε. Il renvoie donc le nombre un le nème terme de la suite avec n le plus
2
1
petit entier tel que n ⩾ ε.
2
D’après la question précédente, cette fonction renvoie donc une valeur approchée de α à ε près.

7. Soient x ∈ R⋆+ et h ∈ R tels que x + h ∈ R⋆+ .


Z +∞
1 1 1
f (x + h) − f (x) + hg(x) = − + dt
0 x + h + et x + et (x + et )2

fait penser à une formule de Taylor entre x et x + h : avec t ∈ R+


1 −1 2 2
Soit φ (x) = de classe C 2 sur R+ et φ′ (x) = ′′
2 et φ (x) =
′′
3 et |φ (x)| ⩽ e3t = 2e
−3t
pour tout
x + et t
(x + e ) t
(x + e )
x ∈ R+
" 1 #
X hk h2 −3t
Donc (Taylor Lagrange) φ (x + h) − φ(k) (x) ⩽ 2e = h2 e−3t
k! 2!
k=0
et (h est une constante par rapport à t)
+∞
h0 1 h1
Z
1 1
|f (x + h) − f (x) + hg(x)| = − + dt
0 x + h + et 0! x + et 1! (x + et )2
Z +∞
1 1 h
⩽ − + 2 dt
0 x + h + et x + et (x + et )

ECG2 Mathématiques approfondies 2


Année scolaire 2025/2026 Corrigé du DM n◦ 2

+∞ +∞
h2
Z Z
⩽ h2 e−3t dt = h2 e−3t dt =
0 0 3

h2 f (x + h) − f (x)
et on a donc bien |f (x + h) − f (x) + hg(x)| ⩽ On reconnaît ici l’ébauche du taux d’accroissement :
3 h
Quand h → 0, à condition que x + h ⩾ 0 (donc pour x > 0)

f (x + h) − f (x) |h|
+ g(x) ⩽
h 3

f (x + h) − f (x) f (x + h) − f (x)
et, par encadrement , + g (x) → 0 et → −g (x) quand h → 0
h h
Donc f est dérivable sur R⋆+ avec : ∀x ∈ R⋆+ , f ′ (x) = −g(x) .

8. On considère la fonction T définie sur R⋆+ par : ∀x ∈ R⋆+ , T (x) = xf (x).Par produit, T est dérivable sur R⋆+ et

T ′ (x) = f (x) + xf ′ (x)


= f (x) − xg (x) réécrit en intégrale
Z +∞
1 x
= t
− 2 dt
0 x + e (x + et )
Z +∞
et
= 2 dt
0 (x + et )

et 1 t
Astuce : et le quotient 2 se réécrit en produit 2e , dérivée d’une fonction composée.
(x + et ) (x + et )
X òX
et −1
Z ï
1 1 1
t 2 dt = − x + et =
x+e X
+
x + e0

1+x
0 (x + e ) 0 X→+∞

1
donc ∀x ∈ R⋆+ : T ′ (x) =
1+x
1
Les fonctions T et x 7→ ln (1 + x) sont donc deux primitives sur R⋆+ de x 7→ .
1+x
Donc, il existe une constante K telle que T (x) = ln (1 + x) + K pour tout x > 0
et comme T (x) = xf (x) → 0f (0) = 0, on a donc K = 0
et ∀x ∈ R⋆+ , T (x) = ln(1 + x) .

ECG2 Mathématiques approfondies 3

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