Introduction au traitement du signal
Introduction au traitement du signal
Franck Luthon
[Link]@[Link]
1
ftp ://[Link]/pub/perso/Gim/luthon/[Link]
2014
II TRAVAUX PRATIQUES 39
4 TP1 - SIMULATION (Matlab) 41
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.1.1 Rappels préliminaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.2 Analyse spectrale par TFD (FFT) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.3 Conception de ltre numérique par TZ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
5 TP2 - MODULATION (et Analyseurs) 43
5.1 Modulation d'amplitude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.1.1 Manipulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.2 Comparaison d'analyseur de spectre : analogique vs. numérique . . . . . . . . . . . . . 44
5.3 Analyse spectrale d'une onde modulée en fréquence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
5.3.1 Manipulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
5.4 Annexe technique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
5.4.1 Analyseur de spectre analogique FI8010 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
5.4.2 Analyseur de spectre numérique Tektro TDS210 . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
6 TP3 - FILTRAGE (LabVIEW) 49
6.1 Filtrage de signaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
6.2 Filtrage de signal audio . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
6.3 Traitement d'un enregistrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
6.4 Conclusion sur le TP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
7 TP4 - FILTRES ACTIFS : TP LaboREM à distance 51
ELEMENTS DE COURS ET
EXERCICES
Chapitre 1
PRESENTATION GENERALE
1.1 Introduction
Programme pédagogique selon le référentiel de l'U.E.5 : Fig. 1.1.
Le traitement de signal intervient à plusieurs endroits dans la chaîne d'acquisition [2, 3, 4] Fig. 1.2 :
capture (débruitage, extraction), transmission (modultaion, conversion (CAN, CNA).
Il intervient aussi dans de nombreux autres domaines de la physique (exemples : électrotechnique
pour le stockage de l'énergie et onduleur, contrôle non destructif tel l'analyse vibratoire etc.)
1.2 Filtrage
1.2.1 Signal et Filtre Analogique
Qu'est-ce qu'un signal ?
Véhicule de l'information
Energie ou Puissance moyenne nie
Corrélation, intercorrélation
Dualité temps-fréquence
Spectre
Qu'est-ce qu'un ltre ?
Linéaire : modie amplitude et phase ; ne modie pas la fréquence
Non-linéaire : modie la fréquence : apparition d'autres fréquences (harmoniques, cf. DSF)
Coubes de Bode : gain et phase en fonction de la fréquence
Eet temporel : amplitude et retard temporel
Un ltre analogique est déni par :
sa réponse impulsionnelle h(t)
sa fonction de transfert de Laplace : H(p) = T L[h(t)]
sa fonction de transfert de Fourier : H(ν) = T F [h(t)]
sa réponse harmonique H(jω) avec p = jω = j2πν
Le ltrage peut être réalisé :
par convolution dans le domaine temporel (ou spatial) : s(t) = h(t) ∗ e(t)
ex. du simple moyennage temporel (TD matlab TP7ltr.m)
par multiplication dans le domaine fréquentiel : S(ν) = E(ν) × H(ν)
Voir illustration Fig. 1.3.
1.2.2 TD - Filtre réjecteur
Soit le ltre réjecteur de la Fig. 1.4 avec : R = 12Ω ; C = 10µF ; L = 0.04H ⇒ ω0 = 1581rad/s,
ν0 = 251.6Hz ; ζ = 0.047.
Montrer que sa fonction de transfert vaut :
r
(2πν0 )2 + p2
H(p) =
1
2 (2πν )2 + 2ζ(2πν )p + p2
avec : ν0 = 1
√ et : ζ=
R
4
C
L
12
Figure 1.3 Filtrage passe-bas : comparaison moyenne temporelle (en haut) et ltrage fréquentiel
(en bas)
et qu'il permet d'éliminer l'harmonique 5 du courant électrique 50Hz, pour assurer la qualité du réseau
électrique, ce qui participe de l'ecacité énergétique [5] Fig. 1.5.
1.3 Echantillonnage
Fréquence d'échantillonnage,
Théorème de Shannon : cf. chapitre 17
Bruit de Quantication
Filtrage numérique : conception et applications (cf. TP TZ sous Matlab, chapitre 4)
Figure 1.6 Signal carré et son DSF coupé après l'harmonique No. 9
Numérique : TFD, Théorème de Shannon (interprétation fréquentielle et temporelle).
Analyseurs de spectres, FFT (cf. TP chapitre 5)
1.5 Modulation
1.5.1 Idées-clé de la Modulation
Signal à bande étroite
Principe du changement de fréquence (cf. Transformée de Fourier)
Modulation d'amplitude Fig. 1.8. (cf. TD et TP chapitre5)
Figure 1.8 Spectre AM obtenu par analyse FFT Tektro TDS100 (porteuse=200kHz) : cas d'un
signal modulant a) sinusoïdal ; b) carré
ANALYSEUR DE SPECTRE
NUMERIQUE A FFT
L'échantillonnage est réalisé au moyen de circuits matériels, alors que la transformation au domaine
fréquentiel se fait par logiciel.
Le signal est échantillonné par un convertisseur analogique-numérique qui fonctionne à la fréquence
F e et eectue la multiplication du signal normalisé (c'est-à-dire d'amplitude unité) par un train
d'impulsions d'amplitude unité et de période T e = 1/F e (Fig. 2.1).
Pour des raisons pratiques (capacité mémoire limitée), la saisie des données se fait pendant un
intervalle de temps T limité appelé fenêtre (Fig. 2.2). Selon qu'on utilise une seule voie ou les deux
voies de l'analyseur, l'enregistrement comporte Ne points (typ. Ne = 1024) ou Ne /2 points sur cet
intervalle de temps (car il y a un seul convertisseur A/D pour les deux voies).
La représentation fréquentielle est obtenue par analyse de Fourier. Ainsi, si le signal d'entrée est
un cosinus de période T0 et de fréquence f0 = 1/T0 , son spectre est constitué de deux raies (Fig. 2.3).
Les gures 2.4 et 2.5 représentent les spectres correspondant respectivement à un train d'impulsions
et à une porte.
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Notons que dans ces représentations, la moitié de l'énergie se trouve dans la région des fréquences
négatives. L'analyseur, qui n'ache que les fréquences positives, en tient compte en multipliant les
amplitudes par 2 avant achage.
Dans le domaine temporel, les diérents signaux considérés ci-dessus ont subi une multiplication
(cf. Fig. 2.1 et 2.2). A ce processus de multiplication temporelle correspond une convolution dans le
domaine fréquentiel, dont l'eet est représenté graphiquement sur les Fig. 2.6 et 2.7. On voit notamment
que l'échantillonnage temporel (multiplication par un train d'impulsions, Fig. 2.1) se traduit par une
périodisation spectrale (Fig. 2.6) et que la troncature temporelle (multiplication par une porte,
Fig. 2.2) se traduit par un phénomène d'ondulation et d'élargissement de raies (Fig. 2.7).
[Link] Filtre anti-repliement
An d'éviter les problèmes de recouvrement de spectre (ou aliasing ), il faut respecter le théo-
rème de Shannon , c'est-à-dire assurer la condition :
F e ≥ 2F max.
repliement plat jusqu'à ≈ F e/4 et dont la caractéristique décroît ensuite jusqu'à -80 dB à ≈ 3F e/4
(Fig. 2.8). La fréquence de Nyquist valant F e/2, ce ltre permet de réduire à un niveau acceptable les
composantes situées au-dessus de la fréquence de Nyquist.
Jusqu'à présent, il n'a été question que de la transformée de Fourier continue. Cependant, l'ana-
lyseur de spectre numérique réalise la transformée de Fourier discrète en utilisant l'algorithme de
transformée de Fourier rapide (FFT ). La transformée n'est donc pas calculée à toutes les fréquences
mais seulement à des intervalles de fréquence choisis.
L'analyseur fournit à l'achage Na points de fréquence en simple voie (typ. Na = 256 pour le
HP3582A) et Na /2 points en double voie (points stockés en mémoire). Une manière de se représenter
les points du spectre présents en mémoire est de penser à la fonction continue sinc(x) masquée par une
plaque munie de nes fentes (Fig. 2.9).
La partie achage de l'appareil contient le matériel et le logiciel nécessaires pour que les points
achés soient reliés par des segments de droite.
A cause de l'échantillonnage fréquentiel, on pourra avoir selon les cas un spectre aché qui présente
plus ou moins le phénomène de fuite d'énergie (leakage ) : l'amplitude de la raie visualisée est
diminuée par rapport à la courbe continue (comparer les Fig. 2.10 et 2.11).
Figure 2.10 Achage sur le tube cathodique des points stockés en mémoire
21
Figure 2.11 Fuite d'énergie : cas où f0 est située entre 2 cases mémoire
Une méthode pour réduire les fuites d'énergie consiste à modier la fenêtre de pondération appliquée
au signal temporel. L'analyseur propose trois types de fenêtre (cf. Notice). Mais il y a toujours un
compromis lobe secondaire/largeur de bande à réaliser, qui revient nalement à un compromis
précision en amplitude/résolution en fréquence .
L'application d'une fenêtre de pondération a lieu au moment où les données temporelles sont
transférées de la mémoire tampon de l'enregistrement accumulé vers une autre mémoire tampon où
s'eectue la transformation de Fourier rapide (Fig. 2.12).
Les paramètres d'analyse pour 2 voies (INPUT MODE sur BOTH) sont le double pour l'écart entre
points et la résolution, et la moitié pour la durée d'enregistrement, car il n'y a qu'un convertisseur
A/D pour les deux voies.
[Link] Excursion
Après échantillonnage, les données sont traitées par un ltre numérique spécial de manière à se
situer dans la bande de fréquences intéressante (excursion choisie) avant d'être stockées en mémoire
pour analyse.
Dans les modes d'analyse de bande SET START et SET CENTER, on dispose d'une commande
de fréquence variable (bouton ADJUST) qui accorde un oscillateur local numérique permettant
de modier la fréquence initiale ou centrale d'analyse (principe du changement de fréquence). On peut
aussi choisir la fréquence initiale ou centrale en se servant du bouton MARKER SET FREQ.
[Link] Résolution
La résolution fréquentielle est achée sur l'analyseur en bas à droite de l'écran (BW). C'est
la largeur de bande du ltre (Bandwidth), qui correspond en pratique à la largeur à mi-hauteur des
raies spectrales. Elle est sélectionnée automatiquement par l'appareil en fonction de l'excursion et de
la fenêtre de pondération choisie (tableau 1).
La résolution du marqueur est égale à l'écart entre points de calcul (cf. tableau 19.1).
[Link] Durée d'acquisition
Les mesures de spectres sont eectuées en temps réel pour les excursions de fréquence inférieures
à 500 Hz, ce qui correspond à une durée d'enregistrement supérieure à 0,5 s. Ici, temps réel signie
un temps de traitement inférieur au temps d'acquisition des données, de sorte qu'aucune des
données n'est perdue pendant l'attente de traitement.
Pour les excursions étroites, le temps d'acquisition des données doit être augmenté pour procurer
la résolution susante (cf. tableau 1).
23
Pour les excursions larges, le temps d'acquisition des données est faible et c'est la vitesse de trai-
tement qui devient le facteur limitatif : on ne peut plus alors traiter en temps réel.
2.1.3 Spectres aberrants
Le HP 3582A peut acher des spectres sans relation avec le signal d'entrée dans les cas suivants :
- en mode SET START ou SET CENTER, il peut apparaître des raies spectrales au-delà de 26
kHz. Ces spectres proviennent des alimentations à commutation et d'un signal de contrôle de conversion
analogique-numérique.
- analyse de données dans des conditions de surcharge (OVERLOAD).
2.1.4 Moyennes
L'analyseur ore diérentes possibilités de faire des moyennes à partir de plusieurs réalisations
du signal. Une distinction importante est à faire entre la moyenne quadratique (RMS) et la moyenne
temporelle (TIME).
L'option RMS réalise une moyenne de spectres , ce qui lisse les variations dues au bruit sur le
spectre mais ne réduit pas le niveau de bruit sur le signal enregistré, donc n'améliore pas le rapport
signal sur bruit.
L'option TIME au contraire réalise un spectre de moyennes : le signal temporel est moyenné
sur plusieurs réalisations avant d'être traité, ce qui réduit le bruit avant la transformation, donc
améliore le rapport signal sur bruit. Cette option nécessite évidemment un signal de déclenchement
synchronisé avec la portion discrète du signal à moyenner.
MODULATION
[Link] Rappel
un message peut être représenté dans deux domaines. Prenons par exemple un signal sinusoïdal
m(t) = Am sin 2πfm t.
Domaine temporel : visualisation à l'oscilloscope par exemple (Fig. 3.1a).
Domaine fréquentiel : visualisation à l'analyseur de spectre (Fig. 3.1b). La présence d'un seule
raie à la fréquence fm permet d'armer que le signal m(t) est sinusoïdal pur de fréquence fm .
N.B. : seules sont représentées les fréquences positives.
Le signal modulant m(t) = Am sin 2πfm t passe d'abord par un atténuateur variable K (0 ≤ K ≤ 1).
Pour simplier, on prendra Am = 1 sans perte de généralité. On ajoute ensuite une composante continue
au signal Km(t) avant de le multiplier par la porteuse (Fig. 3.2).
26
3.2.2 Démodulation
[Link] Détection crête
Pour démoduler le signal r(t), il sut d'eectuer une détection crête, c'est-à-dire un redressement
simple alternance suivi d'un ltrage RC passe-bas. On obtient alors un signal m1 (t) proportionnel à
m(t). Le circuit de démodulation est le suivant : Fig. 3.4.
N.B. : Pour améliorer le ltrage d'un signal audio, un ltre passe-bas supplémentaire peut-être
utilisé dont la fréquence de coupure est de 4kHz.
[Link] Détection synchrone
Supposons que l'on multiplie r(t) par un signal sinusoïdal L(t) de fréquence fp (Fig. 3.5a). On
obtient en sortie du multiplieur un signal s(t) de la forme :
s(t) = Ap (1 + K sin 2πfm t) · sin2 (2πfp t).
27
Le signal L(t) de la détection synchrone est créé, à partir du signal r(t) à démoduler, par un
comparateur délivrant un signal carré de fréquence fp en phase avec le sinus. Le schéma synotique de
la démodulation est alors celui de la Fig. 3.6. Le signal carré impair L(t) peut être décomposé en série
Le produit de L(t) avec r(t) donne un signal s(t) dont le spectre est représenté sur la Fig. 3.7. Un
simple ltrage passe-bas permet alors la restitution du signal m1 (t). L'avantage de cette méthode est
le parfait synchronisme de L(t) avec la porteuse.
28
On aura donc r(t) = Am Ap sin 2πfm t · sin 2πfp t dont la représentation est donnée sur la Fig. 3.9a.
[Link] Représentation fréquentielle de r(t)
Le signal r(t) peut encore s'écrire :
Ap Am
r(t) = [cos 2π(fp − fm )t − cos 2π(fp + fm )t].
2
spectre de r(t) sera donc celui de la Fig. 3.9b. On remarque qu'il n'existe pas de raie pour la fréquence
fp d'où le nom de modulation sans porteuse.
k0 A
y(t) = a sin(Ω0 t +
ω
sin ωt + ϕ0 ). (3.2)
La distinction entre modulation de phase et modulation de fréquence est conventionnelle, les deux
types de modulation étant de même nature et toujours simultanées. On passe facilement d'un type
de modulation à l'autre par simple intégration ou dérivation du signal modulant. Par exemple, pour
obtenir un signal modulé en fréquence, il y a deux schémas possibles (Fig. 3.12a). De même, pour
obtenir un signal modulé en phase, il y a deux schémas possibles (Fig. 3.12b).
a) b)
Dans ces formules, Jn (x) sont les fonctions de Bessel de première espèce d'ordre n.
On obtient alors :
J0 (m) sin Ω0 t + 2J1 (m) sin ωt · cos Ω0 t + 2J2 (m) cos 2ωt · sin Ω0 t
y(t) = a
+2J3 (m) sin 3ωt · cos Ω0 t + · · ·
J0 (m) sin Ω0 t + J1 (m)[sin(Ω0 + ω)t − sin(Ω0 − ω)t]
y(t) = a +J2 (m)[sin(Ω0 + 2ω)t + sin(Ω0 − 2ω)t]
+J3 (m)[sin(Ω0 + 3ω)t − sin(Ω0 − 3ω)t] + · · ·
Ce résultat montre que, même dans le cas de la modulation sinusoïdale, le spectre théorique de l'onde
modulée en fréquence se compose d'une raie de pulsation Ω0 correspondant à la porteuse et d'une
innité de raies latérales. En fait lorsque |n| augmente, l'amplitude des raies devient rapidement né-
gligeable. La gure Fig. 3.13 montre le spectre d'une onde modulée en fréquence, et rend compte des
particularités de phase qui apparaissent dans la formule (Eq. 3.4).
Il est souvent plus commode de générer un signal rectangulaire qu'un signal sinusoïdal.
Le fondamental du signal rectangulaire est toujours en phase avec le signal lui-même, si bien que ce
fondamental conserve la modulation de fréquence. Si la fréquence F0 de la porteuse est très supérieure
à la fréquence maximale du signal modulant, il sera facile d'éliminer par ltrage les composantes
supplémentaires dues aux harmoniques de la porteuse.
Inversement, on peut sans inconvénient faire subir à une onde quasi-sinusoïdale une déformation
indépendante du temps sous réserve de l'élimination ultérieure des fréquences parasites produites.
Cette propriété est mise à prot dans les limiteurs dont le rôle est de supprimer la modulation
d'amplitude parasite sans modier la modulation angulaire.
32
Il est possible de fabriquer des montages astables dont la période dépend d'une tension ou d'un
courant de commande. Ces dispositifs sont actuellement très utilisés car ils existent sous la forme de
circuits intégrés.
La Fig. 3.16a) montre un exemple d'oscillateur commandé par un courant. La caractéristique du
trigger de Schmitt est représentée sur la Fig. 3.16c). Les tensions aux points N et S du montage de la
Fig. 3.16a) sont représentées à la Fig. 3.16b).
On montre facilement que l'on a : T # 2CI (V2 − V1 ) ⇔ F = 2C(V −V ) .
0I
On voit que la fréquence des oscillations est proportionnelle au courant I0 . Le courant I0 peut être
0 2 1
Cette valeur moyenne peut être obtenue par ltrage. On obtient alors la caractéristique de discrimina-
tion de la Fig. 3.23.
Ce dicriminateur est insensible à une éventuelle modulation d'amplitude puisqu'il comporte une
mise en forme préalable.
37
TRAVAUX PRATIQUES
Chapitre 4
4.1 Introduction
Le TP se déroule en 2 temps : une première partie sur l'analyse spectrale, une deuxième partie sur
la conception de ltre numérique. Le compte-rendu du TP est à rendre en n de séance.
Tous les chiers Matlab sont stockés sur le réseau (webcampus de l'université, Cours LicProEI,
UE.4, Module TS). Le programme d'initiation LPEI_TP1.M illustre ce qu'on peut faire : il est
conseillé de l'exécuter et l'éditer au début pour découvrir l'objet du TP.
4.1.1 Rappels préliminaires
Pour tout signal réel, le spectre est symétrique (même énergie du côté des fréquences négatives)
=> on n'observe le spectre que pour les fréquences positives.
Pour tout signal échantillonné (période Te ), le spectre est périodisé tous les Fe .
Le DSF d'un signal carré est du type (harmoniques impairs décroissant en 1/x) :
+∞
4A X sin [(2n + 1) ω0 t]
s(t) =
π 2n + 1
n=0
Figure 4.2 Filtre numérique : a) position des pôles et zéros ; b) courbes de Bode ; c) réponse
impulsionnelle.
Chapitre 5
5.3.1 Manipulation
Par défaut, on prendra une porteuse sinusoïdale : fp = 200kHz et Ap = 5Vpp et on utilisera
l'analyseur à FFT.
1. Eectuer une modulation de fréquence avec un signal modulant sinusoïdal de fréquence f = 5kHz
et de déviation crête ∆F = 5kHz. Calculer m. Visualiser le spectre initial. Mesurer les raies et
comparer à la théorie (cf. amplitude des fonctions de Bessel).
2. Augmenter l'amplitude de la déviation ∆F . Commenter l'évolution du spectre.
45
3. Etude spectrale pour f = 5kHz et m = 3 :
Ajuster la tension modulatrice (c-à-d la déviation) pour se mettre dans la condition requise. On
rappelle que m = |∆Ff | , où f est la fréquence de modulation, et ∆F la déviation de la porteuse.
Visualiser le spectre obtenu (en indiquant la valeur de la déviation). Mesurer la fréquence et
l'amplitude des raies principales. Comparer avec les spectres théoriques : nombre de raies si-
gnicatives ? Amplitude de celles-ci ? Largeur du spectre ? Comparer avec la formule approchée
(Eq. 3.5).
4. Spectre pour f = 10kHz et m = 1.5 puis m = 2 : même étude que ci-dessus. Amplitude des
raies ? Largeur des spectres ?
5. Conclusion : comparer AM et FM (notamment pour l'encombrement spectral).
MATLAB est un langage d'expression, i.e. interprété (pas de compilation nécessaire). Il interprète
et évalue en ligne les instructions tapées au clavier.
Une instruction peut être :
tapée directement dans la fenêtre de commande pour exécution en ligne.
insérée dans un programme exécutable (chier .M)
insérée dans une fonction externe (chier .M)
Une instruction est constituée de variables, nombres, opérateurs et fonctions. Elle est de la forme :
variable=expression;
ou simplement :
expression;
Séparateurs :
une instruction se termine par un point-virgule ( ;) sauf si l'on veut voir à l'écran tous les calculs
intermédiaires auquel cas on utilise à la place le simple retour chariot (<RET>) ou la virgule
(,).
% : séparateur qui annonce un commentaire dans un chier MATLAB.
[Link] Exemples d'instructions
formation d'un vecteur-ligne t contenant des instants d'échantillonnage espacés d'une période
Te :
t=0:Te:T; %vecteur-temps échantillonné
extraction des n premiers échantillons :
t(1:n);
génération d'un vecteur x contenant les échantillons d'une sinusoïde :
x=A*sin(2*pi*f*t);
A, π, f étant des scalaires, x
récupère la dimension de t (aucune déclaration de type ou de
dimension n'est nécessaire).
transposition pour former le vecteur colonne correspondant :
y=x';
formation d'une matrice M de taille 3 × 3 :
M=[a11 a12 a13 ; a21 a22 a23 ; a31 a32 a33];
extraction du premier coecient de la matrice :
coeff1=M(1,1);
+ - * / ^ '
.* ./ .^ .'
pi i j Inf NaN
55
[Link] Contrôle de ux de données
L'instruction function sert à dénir une nouvelle fonction externe qui étend ainsi le vocabulaire
de Matlab. Les instructions constituant la fonction sont écrites dans un chier d'extension .M et de
même nom que la fonction. La première ligne du chier contient la dénition de la syntaxe de la
fonction. Par exemple dans un chier newfun.m, la 1ère ligne :
function [out1, out2] = newfun(in1)
dénit une nouvelle fonction appelée newfun qui calcule à partir d'une matrice d'entrée in1, deux
matrices de sortie out1 et out2. L'appel à cette nouvelle fonction dans un autre programme se fait
par :
[z,y] = newfun(x);
abs : valeur absolue (resp. module) des éléments d'une matrice réelle (resp. complexe).
log(x), log10(x) : logarithme népérien ou à base 10 des éléments de x.
autres fonctions de base : sqrt, exp ...
[Link] Signaux de base
1. Générer le signal SIN1 ; calculer son spectre échantillonné avec une fenêtre rectangulaire (Porte)
de longueur 1024 points ; tracer le spectre en dB sur [0; Fe /2].
2. Idem pour SIN2.
3. Comparer et interpréter par rapport à la théorie.
4. Tracer le spectre échantillonné du signal CAR3. Calculer la décroissance des harmoniques. Inter-
préter en se reportant à la décomposition en série de Fourier d'un signal carré.
5. idem pour les signaux CAR1 et CAR2. Interpréter.
[Link] Inuence de la troncature temporelle
Calculer la TFDT (obtenue par FFT avec zero-padding sur 1024 points qui donne une approxima-
tion ne du spectre continu) du signal SIN1 pour une fenêtre temporelle Rectangulaire de 128 points
puis 64 points.
Etudier le spectre de SOM1. Quels commentaires peut-on faire à propos de la résolution fréquen-
tielle (c'est-à-dire la capacité à distinguer deux signaux de fréquences proches) et de la résolution
dynamique (c'est-à-dire la capacité à distinguer deux signaux d'amplitudes très diérentes) de la fe-
nêtre rectangulaire ?
[Link] Etude de l'écrêtage
Le programme tfd0 permet d'étudier l'inuence spectrale de l'écrêtage d'un signal en choisissant
un seuil s.
Générer un signal sinusoïdal tel que : A = 1, f = 10Hz, T = 1s, F e = 200Hz, s = 0.3. Interpréter
le spectre obtenu en comparant au spectre de la sinsuoïde pure.
8.2.3 Annexes
[Link] Signaux tests
t : calcul de la transfomée de Fourier discrète (TFD) avec l'algorithme rapide de FFT (Fast
Fourier Transform) si le nombre de points est une puissance de 2. Sinon, le calcul utilise un
algorithme plus lent de DFT (Discrete Fourier Transform). C'est pourquoi on a intérêt à choisir
un nombre N de points qui est une puissance de 2. Syntaxe :
z=fft(x,N);
où x est le vecteur contenant les échantillons du signal, N le nombre de points sur lequel on veut
calculer la FFT et z est le vecteur de sortie (a priori complexe) récupérant les échantillons de
la TFD. Signalons que N n'est pas nécessairement égal au nombre d'échantillons du signal. Si
N est supérieur au nombre d'échantillons de signal disponibles, le calcul de la TFD se fait après
l'ajout automatique du nombre nécessaire d'échantillons nuls en queue de signal pour compléter
les échantillons manquant et obtenir au total N points. Cet artice de calcul, qui s'appelle zero-
padding, est intéressant pour avoir un spectre discret (TFD) (évidemment, puisqu'on travaille sur
ordinateur !) qui est une approximation très ne du spectre continu (TFDT). Typiquement, on
prend N = 1024. Cela rajoute sur le spectre échantillonné d'origine des points intermédiaires qui
réalisent une interpolation en sinus cardinal (donc exacte) entre les points originels, au lieu de
l'interpolation linéaire (donc fausse) faite par l'÷il. On améliore ainsi la visualisation du spectre,
mais cela n'ajoute évidemment pas d'information utile d'un point de vue mathématique.
abs : calcul de la valeur absolue (resp. du module) des éléments d'une matrice réelle (resp.
complexe). Par exemple, si l'on veut le spectre Sxx du signal x, on prend le module au carré de
sa TFD z :
Sxx = abs(z).^2;
8.3 TP - Transformée en Z
8.3.1 Rappel sommaire
La TZ est l'équivalent de la TL pour des signaux échantillonnés : x(t) = x(kTe ) = x(k) = xk .
Elle s'obtient à partir de la TL par changement de variable complexe : z = exp (pTe ).
Elle est dénie par :
+∞
(8.3)
X
F (z) = f (k)z −k
k=0
On peut le caractériser par ses pôles pi = ri eiθ et zéros zj = rj eiθ , ceci à une constante multiplicative
i j
LaboREM : TP à distance
Chapitre 9
Réjecteur, Déphaseur 2 2
1 + j ωω0 1 − 2ζ j ωω0 + j ωω0
2 ; 2
1 + 2ζ j ωω0 + j ωω0 1 + 2ζ j ωω0 + j ωω0
Rappel des ltres du 1er ordre : PBas, PH et Réjecteur (on pose pour simplier : x = ωω 0
1 − jx
1
; jx
;
1 + jx 1 + jx 1 + jx
Figure 9.1 Courbes de Bode d'un système du 2e ordre canonique : a) Gain ; b) Phase. (où wn dénote
la pulsation propre du système et z le coecient d'amortissement).
66 [Link],2014
Chapitre 10
10.1 Principe
Un ltre actif d'ordre 2 est basé sur un AOP idéal et le choix de 2 quadripôles Q1 et Q2 faits de
R et C uniquement. Alimenté en tension (±VCC ), l'AOP fonctionne en mode linéaire (donc avec un
rebouclage de la sortie sur l'entrée −). Il permet ainsi, comme un ltre LC résonnant, une amplication
de l'entrée et une réponse pointue, mais sans usage de L. Ceci est souhaitable car une bobine a des
défauts notables : encombrante, chère, non idéale (résistance série, capacité distribuée dans le bobinage),
non-linéaire, sensible à l'induction magnétique.
Un autre avantage essentiel résulte de la grande impédance d'entrée de l'AOP, qui permet de
solutionner les problèmes de l'adaptation d'impédance.
Une limitation du fonctionnement linéaire résulte des saturations haute et basse liées aux tensions
d'alimentation.
Un ltre actif d'ordre 2n s'obtient en cascadant n ltres d'ordre 2.
Typ. on prend pour les résistances des valeurs de l'ordre de : Ri = 10kΩ et pour les condensateurs :
Ci = 10µF/f0 ⇒ C ≈ 10nF pour f0 = 1kHz. En posant p = jω , on trouve :
Vs (p) A.p
H(p) = = 2
Ve (p) B.p + C.p + D
A = R2 .R4 .C3
avec : B = R1 .R2 .R4 .C3 .C4
C = (R1 + R2 )R4 C4 + (R1 + R4 )R2 C3
D = R1 + R2
Rauch [10] : ce sont des ltres multiboucles avec 5Y (Fig. 10.3). On montre que leur fct de
transfert s'exprime par :
Vs Y1 Y2
=
Ve Y2 Y4 + Y5 (Y1 + Y2 + Y3 + Y4 )
Suivant les valeurs des admittances Yi (résistif ou capacitif), on obtient un passe-bas, passe-haut
ou passe-bande du 2e ordre.
Figure 10.4 Comparaison des ltres Butterworth, Bessel et Tchebychev : a) fonctions de transfert ;
b)réponses indicielles
Ie =
Ve
Z1
=−
Vs
Z2
(10.1)
T =
Vs
Ve
=−
Z2
Z1
(10.2)
70 [Link],2014
V2 Y21
T = =− 0
V1 Y21
Compte tenu de cette relation, et par un choix judicieux des quadripôles Q et Q', il est possible de
synthétiser une fonction de transfert.
10.4.3 Filtre passe-bas
Le schéma du ltre passe-bas est donné à la Fig. 10.8. On identie aisément les quadripôles Q et
Q'. Les caractéristiques de l'ampli. op. utilisé sont données en annexe 2.
Un calcul simple donne : Y21 = VI = − R(2+jωRC
2 1
0
Y21 = Y21 − jωC2
√ 2
Soit : 0
Y21 =
I20
V =−
1+2jωRC2 +(jωR C1 C2 )
[Link],2014 71
on obtient :
1 2
A
T = 2
ω
1 + 2jζ ωn + j ωωn
qui est bien l'expression générique d'un ltre passe-bas du deuxième ordre.
A est le gain du ltre, ωn la pulsation caractéristique et ζ le coecient d'amortissement.
Le facteur de surtension du ltre passe-bas du deuxième ordre vaut : Q = 2ζ √11−ζ 2
On veut : ζ = 0, 2 et fn = 3 kHz.
On prend : R = 10kΩ ; C1 = 22 nF ; C2 = 1 nF.
10.4.4 Filtre passe-bande
Le schéma du ltre passe-bande est donné à la Fig. 10.9. On identie aisément les quadripôles Q
et Q'.
R2 2jωR1 C
T = − √
2R1 1 + 2jωR1 C + jωC R1 R2 2
on obtient :
ω
2jζ ωn
T =A 2
1 + 2jζ ωωn + j ωωn
qui est bien l'expression générique d'un ltre passe-bande du deuxième ordre.
A est le gain du ltre, ωn la pulsation caractéristique et ζ le coecient d'amortissement.
La bande passante à -3 dB du ltre est donnée par : ∆F = 2ζ fn
Si fr est la fréquence de résonance, le facteur de qualité vaut : Q = ∆F
rf
On veut : ζ = 0, 2 et fn = 5 kHz.
On prend : R1 = 2, 7kΩ ; 2R1 = 5, 6kΩ ; R2 = 68kΩ ; C = 2, 2nF .
Chapitre 11
TD - Filtres Actifs
Donner son gain statique, sa constante de temps, sa fréquence propre et son coecient d'amortissement.
[Link] Correction
√
G0 = k ; τ = R1 R2 C1 C2 ; f0 = 2π√R 1C R C
A.N. R1 = R2 = 10kΩ, Ci = 10nF , R = 47kΩ , k = 2.
1 1 2 2
[Link] Correction
Hypothèse AOP idéal (i+ = i− = 0 ; ε ≈ 0), pont diviseur en sortie, ltre passe-haut en entrée
R2 C2 , n÷ud de courant en entrée, dénition de la fonction de transfert.
4 inconnues (V1 , U , VS , Ve ), 4 équations :
VS
U
=
kR
R
=k (11.1)
U
=
R2
(11.2)
V1 R2 + C12 p
V1 − VS
Ie = I1 + I2 ⇔ (Ve − V1 )C1 p = +
V1
(11.3)
R1 R2 + C12 p
H =
VS
Ve
(11.4)
A.N. R1 = R2 = 10kΩ, Ci = 10nF , R = 47kΩ , k = 2.
Voir courbe de gain g. 11.3.
R2 R3 C1 p
H(p) =
(R1 + R2 ) + [(R1 + R2 )R3 C2 + (R1 + R3 )R2 C1 ]p + R1 R2 R3 C1 C2 p2
A.N. R1 = R2 = 10kΩ, Ci = 15nF , R = 47kΩ , k = 2.
Voir courbe de gain g. 11.4.
Figure 12.1 a) Filtre de Wien passe-bande ; b) Double Té ponté (réjecteur) ; c) Circuit congurable
Figure 12.3 Courbes de Bode expérimentales des 4 ltres passifs ; de haut en bas et de gauche à
droite : passe-bas, passe-haut, Wien, double Té réjecteur
80 [Link],2014
Figure 12.4 Courbes de Bode expérimentales des 4 ltres actifs ; de haut en bas et de gauche à
droite : SallenKey passe-bas, SK passe-haut, passe-bande actif 2e ordre, SK passe-bande
Chapitre 13
TP - Manipulation à distance
Utiliser les curseurs pour mesurer précisément les paramètres caractéristiques des deux ltres :
fréquences de résonance, fréquences de coupure à -3 dB ...
bandes passantes, pentes, facteur de surtension,
valeurs de gain et de phase aux points intéressants ...
Faire des mesures en absolu, en relatif, zoomer, dilater, centrer les parties intéressantes ...
Déduire de ces mesures le facteur de qualité et le coecient d'amortissement.
Comparer tous les résultats à la théorie en justiant les écarts.
Lié au Gain
[Link] Décalage temporel
Lié au Déphasage
13.3.3 Non-linéarités
Saturation, distorsion harmonique :
Appliquer au ltre No.10 un signal sinusoïdal (f=1500Hz ; Vpp=10V). Observer le signal en sortie
du ltre et son spectre. Commenter.
[Link],2014 83
13.4 Application Audio (30mn)
On applique le ltre inconnu F? (PH ou Réject) de la question 13.1.2 à un signal audio, constitué
d'une fréquence de voyelle, entachée d'un bruit à 50 Hz.
13.4.1 Etude du spectre
Comparer les spectres du signal initial, bruité puis ltré. Commentaire. Mesurer la fréquence prin-
cipale de la voyelle.
13.4.2 Visualisation du signal
Observer le signal de parole.
13.4.3 Ecoute du son
Comparer le son pur, bruité et ltré.
BASES THEORIQUES
Chapitre 15
TRAITEMENT DE SIGNAL
ANALOGIQUE
15.1 Introduction
15.1.1 Dénitions
Un signal est le support physique (véhicule) de l'information (onde lumineuse, son, signal élec-
trique). Mathématiquement, on le représente par une fonction (du temps t, de l'espace) dont on étudie
les variations (dans le domaine temporel ou fréquentiel ν ). On s'intéresse ici au cas de signaux mono-
dimensionnels f (t) (une seule variable). Si la variable est continue, on parle de signal analogique.
Si la variable est échantillonnée (t = nTe ), on parle de signal discret. Si l'amplitude est également
discrète (pas de quantication q), on parle de signal numérique [13, 1].
Physiquement, on aura toujours aaire à de bonnes fonctions : bornée, à support borné, conti-
nue dérivable ou satisfaisant les conditions de Dirichlet (discontinuités de 1ère espèce uniquement),
intégrable, d'énergie nie ou de puissance moyenne nie, voire distributions tempérées (f (t) ∝ tn ).
15.1.2 Systèmes analogiques
Un système de communication consiste en la formation (émission), la transmission et la détec-
tion (réception) d'un signal. Ces trois étapes sont sujettes à des bruits. On caractérise un système par
le rapport signal sur bruit (SNR en anglais) et la bande passante BP (cf. caractéristiques en au-
tomatique : précision, vitesse et stablitié). On considèrera ici un sytème de traitement et transmission
d'information (ltre) qui est linéaire, continu, stationnaire :
a1 x1 (t) + a2 x2 (t) → a1 y1 (t) + a2 y2 (t) (15.1)
x(t) = lim xn (t) → y(t) = lim yn (t)
n→∞ n→∞
(15.2)
x(t − τ ) → y(t − τ ) (15.3)
On le caractérise au choix par :
sa réponse impulsionnelle h(t)
sa fonction de transfert de Laplace : H(p) = T L[h(t)]
sa fonction de transfert de Fourier : H(ν) = T F [h(t)]
sa réponse harmonique H(jω) avec p = jω = j2πν
e(t) → s(t) = h(t) ∗ e(t) (15.4)
δ(t) → s(t) = h(t) ∗ δ(t) = h(t) (15.5)
ejωt → s(t) = H(jω).ejωt (15.6)
E(p) → S(p) = H(p).E(p) (15.7)
E(ν) → S(ν) = H(ν).E(ν) (15.8)
En traitement du signal, on préfère la TF à la TL car :
90 [Link],2014
(15.10)
Z
E[f (x)] = f (x)p(x)dx
−∞
15.2.3 Corrélation
La corrélation mesure la ressemblance entre signaux : si ∀τ , γxy (τ ) = 0 alors les signaux x(t) et
y(t) sont non corrélés.
[Link],2014 91
[Link] Autocorrélation
Si énergie nie :
+∞
(15.16)
Z
cx (τ ) = x(t)x∗ (t − τ )dt
−∞
cx (−τ ) = c∗x (τ ) (15.17)
(15.18)
Z Z
|cx (τ )| ≤ cx (0) = |x(t)|2 dt = |X(ν)|2 dν = E
R R
T F [cx (τ )] = Cx (ν) = |X(ν)|2 (15.19)
L'Eq. (15.18) constitue le théorème de Parseval.
Si puissance moyenne nie, on utilise des moyennes temporelles :
γx (τ ) = x(t)x∗ (t − τ ) (15.20)
γx (−τ ) = γx∗ (τ ) (15.21)
(15.22)
Z
|γx (τ )| ≤ γx (0) = |x(t)|2 = Pmoy = Γx (ν)dν
R
|XT (ν)|2
T F [γx (τ )] = Γx (ν) = lim
T →∞ T
(15.23)
où XT (ν) dénote la TF du signal tronqué : xT (t) = x(t). uT (t).
Γx (ν) est la DSP moyenne (ne se calcule jamais directement mais par la TFD).
Si énergie nie :
+∞
(15.24)
Z
cxy (τ ) = x(t)y ∗ (t − τ )dt
−∞
cxy (−τ ) = c∗xy (τ ) (15.25)
T F [cxy (τ )] = X(ν)Y (ν) ∗
(15.26)
Si puissance moyenne nie :
(15.27)
Z
1
γxy (τ ) = lim x(t)y ∗ (t − τ )dt = x(t)y ∗ (t − τ )
T →∞ T [T ]
∗
γxy (−τ ) = γxy (τ ) (15.28)
XT (ν)YT∗ (ν)
T F [γxy (τ )] = Γxy (ν) = lim
T →∞ T
(15.29)
La correspondance temps-fréquence donnée par l'Eq. (15.29) constitue le théorème de Wiener-Khintchine.
Γxy (ν) est la DSP croisée.
alors toutes les dérivées du signal sont bornées (théorème de Bernstein) : |x(n) (t)| ≤ (2πFmax )n M .
On a la relation : Fu Tu ≥ 1
π
On montre qu'on peut écrire : x(t) = <[x+ (t)] = 12 [x+ (t) + x∗+ (t)]
x+ (t) = x0 (t)ej2πF t : signal analytique (HF)
0
La sortie s(t) d'un ltre est la convolution de l'entrée e(t) par la réponse impulsionnelle h(t) :
s(t) = h(t) ∗ e(t).
+∞
Un produit de convolution est une intégrale compliquée : x(t) ∗ y(t) = x(u)y(t − u)du.
R
−∞
Interprétation graphique : retournement et décalage d'une des fonctions, produit avec l'autre fonc-
tion et sommation des aires sous la courbe produit.
La transformée H(ν) de la réponse impulsionnelle s'appelle la fonction de transfert du ltre.
Intérêt principal : un produit de convolution se transforme en produit simple : S(ν) = H(ν).E(ν)
[Link] Chaînage de Filtres
La convolution est commutative donc l'ordre des ltres est indiérent, mais attention aux impé-
dances (solution : étages séparateurs ou même impédance caractéristique).
s(t) = [h1 (t) ∗ h2 (t) ∗ · · · ∗ hn (t)] ∗ e(t) = h(t) ∗ e(t) (15.34)
S(ν) = [H1 (ν).H2 (ν) · · · Hn (ν)]E(ν) = H(ν) · E(ν) (15.35)
Exemple : pour obtenir la réponse impulsionnelle h(t) d'un ltre, on peut mettre en entrée un
échelon (dit de Heaviside) e(t) = H(t) puis dériver la sortie :
s(t) = h(t) ∗ H(t) ⇒ s0 (t) = [h(t) ∗ H(t)] ∗δ 0 (t) = h(t) ∗ H 0 (t) = h(t) ∗ δ(t) = h(t)
| {z }
s(t)
si Φ(ν) 6= kν avec k =cte, on a distorsion de phase (÷il sensible à la distorsion de phase contrai-
rement à l'oreille).
ltre à phase minimum : ni pôle, ni zéro avec <(p) > 0
ltre sans distorsion linéaire si : e(t) −→ s(t) = Ae(t − τ ) = e(t) ∗ [Aδ(t − τ )].
Donc : h(t) = Aδ(t − τ ) ↔ H(ν) = Ae−j2πτ ν
[Link] Filtre réalisable
Toute Rentrée bornée doit donner une sortie bornée : |e(t)| < M ⇒ |s(t)| < M 0 .
CNS : R |h(t)|dt ∃ ⇒ |H(ν)| borné et |H(p)| borné avec pôles tels que <(p) < 0 (Fig. 15.4b).
On multiplie un signal à BE x(t) = <[x0 (t)ej2πF t ] avec un oscillateur local y(t) = cos(2πFL t).
0
Et : Z2 (ν) = α4 [X0 (ν − (F0 − FL )) + X0∗ (−ν − (F0 − FL ))] ↔ z2 (t) = α2 <[x0 (t)ej2π(F −F ) ]
0 L
Puis on ltre passe-bande centré sur F0 + FL . On obtient alors en sortie du ltre : w(t) = z1 (t).
96 [Link],2014
15.4 Applications
15.4.1 Filtrage
Intérêt : Débruitage, Extraction de signaux
[Link] Passe-bas (Intégrateur)
[Link] Passe-bande
15.4.2 Modulation
Les signaux qui transportent l'information ont un spectre limité : fmin < ν < fmax . Pour envoyer
plusieurs signaux dans la même direction (même câble ou radio), on rend les spectres disjoints en
faisant des signaux à BE concentrés autour de diérentes porteuses F0 fmax .
Intérêt : Porter de l'info.
Démonstration cf TD
[Link] Modulation de fréquence
m= ∆F
f est l'indice de modulation.
[Link].2 Spectre : Le spectre n'est pas borné, mais fait intervenir les fonctions de Bessel Jn (m).
(NB : n→∞
lim |Jn (m)| = 0)
∆ν = 2(fmax + ∆F )
On prend en général : mmin = f∆F > 2 (typ. mmin = 5).
Signal musical monophonique : 30Hz < f < 15kHz ⇒ ∆F = 75kHz. Donc ∆ν = 180kHz (prend
max
Extraire de l'info sur les fréquences (et les énergies correspondantes) présentes dans un signal.
[Link] Principe
Filtrer le signal à travers un ltre passe-bande très sélectif et accordable (i.e. dont on fait varier la
fréquence centrale).
Cas d'un ltre passe-bande idéal centré en F0 et de bande étroite ∆ν : H+ (ν) = u∆ν (ν − F0 ).
Des relations des ltres Eq. (15.39) et (15.42), on déduit que :
F0 +∆ν/2
∞
(15.45)
Z Z
Es = 2 |H(ν)|2 .|E(ν)|2 dν = 2 |E(ν)|2 dν
0
F0 −∆ν/2
15.6 Bruit
Bruit blanc, Bruit thermique, Facteur de bruit.
TRAITEMENT DE SIGNAL
NUMERIQUE
16.1 Introduction
16.1.1 Généralités
On s'intéresse au cas d'un signal numérique monodimensionnel et causal (suite numérique d'échan-
tillons x(nTe ) pour n ≥ 0). La variable temporelle est échantillonnée t = nTe (période d'échantillonnage
Te ) et l'amplitude est quantiée (avec un pas de quantication q ). Sans perte de généralité, on prend
souvent Te = 1 dans l'étude théorique pour normaliser les échelles. Evidemment, dans la pratique, la
valeur de Te est une caractéristique essentielle d'un système puisqu'elle dénit sa cadence de fonction-
nement. Entre deux instants d'échantillonnage, le signal n'est pas nul : il est non déni. On notera
indiéremment un signal numérique : x(t) = x(nTe ) = x(n) = xn .
On présente ici les opérations de base sur les signaux numériques, les outils d'analyse et de synthèse
des signaux et ltres numériques (TFDT, TFD, TZ et corrélation), les problèmes liés à l'arithmétique
utilisée (quantication et cycles limites), enn les systèmes de traitement et leurs applications (ltrage
et analyse spectrale) [13, 1, 14, 2, 3].
+1/2
(16.3)
Z
x(n) = X(ν) exp(+j2πνn)dν
−1/2
Si l'on prend en compte Te , alors l'intégration se fait sur la période principale : [−Fe /2, Fe /2]. On
appelle spectres d'amplitude, de phase et d'énergie resp. |X(ν)|, arg[X(ν)] et |X(ν)|2 .
102 [Link],2014
∞
(16.8)
X
H(z) = T Z[h(n)] = h(n)z −n
n=0
(16.13)
X X
φxy (k) ↔ Φxy (z) = x(n)z n ym z −m = X(1/z)Y (z)
n m
16.2.4 Echantillonnage
L'échantillonnée idéale à la fréquence Fe = 1/Te est donnée par :
+∞ +∞
(16.14)
X X
v(t) = x(t) δ(t − kTe ) = x(kTe )δ(t − kTe )
k=−∞ k=−∞
Le théorème de Shannon stipule qu'il faut respecter la condition : Fe > 2Fmax . On peut alors
reconstituer le signal x(t) par un ltrage passe-bas idéal de fréquence de coupure fc = Fe /2 (interpo-
lation). Dans le cas contraire, on a repliement de spectre (cf. TFD).
[Link] Echantillonnage naturel
+∞ +∞
" #
(16.15)
X X
w(t) = x(t) uτ (t − kTe ) = x(t). uτ (t) ∗ δ(t − kTe )
k=−∞ −∞
104 [Link],2014
+∞ +∞
(16.16)
X X
w(t) = x(kTe ) uτ (t − kTe ) = x(kTe ) uτ (t) ∗ δ(t − kTe ) = uτ (t) ∗ v(t)
k=−∞ k=−∞
16.2.5 Quantication
L'inuence de la quantication est modélisée par une source de bruit additif. On traite l'erreur
de quantication par arrondi comme une variable aléatoire de densité de probabilité uniforme 1/q sur
l'intervalle des erreurs possibles [−q/2, +q/2] :
x(n) = Q[x(n)] + b(n) (16.17)
µb = 0 (16.18)
q2
σb2 =
12
(16.19)
On dénit le rapport signal sur bruit de quantication :
Px2
ρ = 10 log10
σb2
Pour une quantication sur m bits, on montre que ρ ≈ 6m dB. On voit donc qu'avec un nombre de
bits susant, on peut négliger le bruit de quantication.
Par contre, le phénomène des cycles limites peut être très gênant : solution périodique en l'absence
de signal d'entrée, due notamment aux conditions initiales du ltre.
k
(16.20)
X
s(k) = e(n)h(k − n)
n=0
+∞
(16.21)
X
|h(n)| < ∞
n=0
cf. TD
[Link],2014 105
16.3.2 Système SLIT
Un système linéaire invariant dans le temps (SLIT) a pour fonction de transfert une fraction
rationnelle en z dont les pôles sont à l'intérieur du cercle unité :
M
bj z −j
P
H(z) =
B(z)
A(z)
j=0
= N (16.22)
z −i
P
ai
i=0
Il est donc régi dans le domaine temporel par une équation de récurrence linéaire (cf. théorème du
Un ltre causal et stable est déni par sa réponse impulsionnelle h(n) ou sa fonction de transfert en z
H(z) ou par sa TFD H(k) :
N −1
pour n ≥ N − 1 (16.24)
X
s(n) = e(k)h(n − k)
k=0
S(z) = H(z).E(z) (16.25)
S(k) = H(k).E(k) (16.26)
Les Eq. ci-dessus permettent de dénir trois méthodes diérentes de réalisation d'un ltre numérique :
structure récursive (Eq. 16.23), structure transversale (16.24) ou gabarit fréquentiel (16.26). Les circuits
comportent des sommateurs, des multiplieurs par une constante et des retards.
16.3.3 Synthèse d'un ltre RIF
Un ltre à Réponse Impulsionnelle Finie a pour fonction de transfert un simple polynôme : H(z) =
B(z). On utilise souvent la réalisation transversale (canonique directe) ou une structure en cascade
résultant de la factorisation de H(z) en polynômes de deuxième degré :
(N −1)/2
(16.27)
Y
1 + am1 z −1 + am2 z −2
H(z) =
m=1
synthèse par série de Fourier : calcul de h(n) à partir de H(ν) (cf. Eq. 16.3)
méthode d'échantillonnage en fréquence (emploi de la TFD, mais phénomène de Gibbs)
optimisation linéaire : algorithme de Remez (contraintes de degré minimal et de phase linéaire,
meilleure approximation au sens de Tchebyche)
Exigence de ltrage :
gabarit sur l'aaiblissement (ou le gain) : passe-bas, passe-bande, passe-haut, coupe-bande
déphasage linéaire : retard de groupe τ = dφ/dω = cte.
La fonction de transfert vérie :
H(ejω ) = G(ω)e−j[φ(0)+τ ω] (16.28)
H(z −1
) = ±z N −1
H(z) (16.29)
Donc les zéros apparaissent par paires complexes conjuguées : z0 , z0∗ , z0−1 , z0∗−1 .
16.3.4 Synthèse d'un ltre RII
1. Transposition analogique (TL) ↔ numérique (TZ) : correspondance z ↔ p
équivalence de la dérivation :
x(n) − x(n − 1)
y(n) =
Te
(16.30)
1−z −1
p =
Te
(16.31)
L'axe imaginaire p = jω se transforme en le cercle de centre z0 = 1/2 et de rayon R = 1/2.
L'équivalence n'est satisfaisante qu'au voisinage de z = 1 (suppose une valeur de Fe élevée).
équivalence de l'intégration (règle trapézoïdale) dite transformation bilinéaire :
x(n) + x(n − 1)
y(n) = y(n − 1) +
2
Te (16.32)
Te 1 + z −1
1
p
=
2 1 − z −1
(16.33)
fa =
1
πTe
tan(πfd Te ) (16.34)
L'image de l'axe imaginaire en p est le cercle unité en z (compatible avec l'échantillonnage,
mais loi non linéaire entre fréquence analogique fa et fréquence numérique fd ).
échantillonnage de la réponse impulsionnelle :
N N
X αj X αj
H(p) = ⇔ H(z) =
p − pj 1 − exp(pj Te )z −1
j=1 j=1
16.4 Filtrage
16.4.1 Linéaire
Exemple du ltre passe-bas moyenneur :
N −1
1 X
y(n) = x(n − k)
N
k=0
où med[...] représente le nombre qui se trouve au milieu après avoir ordonné les 2N + 1 valeurs par
ordre croissant.
Intérêt principal du ltrage non-linéaire : le ltrage par la valeur médiane élimine complètement
une impulsion unité et laisse passer un échelon sans modication.
En pratique, on combine souvent ltre médian et ltre linéaire pour proter des avantages des deux
types de ltres.
La fonction d'autocorrélation de la sortie d'un système est le produit de convolution des fonctions
d'autocorrélation de l'entrée et de la réponse impulsionnelle :
+∞
(16.36)
X
φs (n) = φe (n − k)φh (k)
k=−∞
1
Φs (z) = H(z)H( )Φe (z)
z
(16.37)
cf. TS analogique : Φs (ν) = |H(ν)|2 Φe (ν) (16.38)
La technique dite du corrélogramme est donc un moyen de calculer le spectre d'un signal.
16.5.2 Méthode non-paramétrique
Méthode du périodogramme moyenné : la DSE est approximée par
N −1 2
Φ̂(k) =
1 X
N
nk
x(n)e−j2π N (16.39)
n=0
On calcule donc le module au carré de la TFD du signal (avec l'algorithme rapide de FFT).
Attention :
troncature temporelle ↔ choix de fenêtres de pondération (Hanning, Hamming, Blackman) ↔
Limite de Résolution fréquentielle
Echantillonnage temporel ⇔ Périodisation du spectre ↔ Risque de repliement de spectre
16.5.3 Méthode paramétrique
On modélise le signal comme la sortie d'un ltre RII dont l'entrée est un bruit blanc de variance
σ 2 . On parle alors de processus ARMA (autoregressive - moving average) :
|B(ν)|2 2
Φ̂(ν) = σ
|A(ν)|2
Des algorithmes des moindres carrés permettent d'estimer les paramètres du modèles (coecients ai
et bj ). Le problème crucial est le choix de l'ordre du processus (degrés du numérateur B(z) et du
dénominateur A(z)).
Intérêt : Meilleure résolution fréquentielle.
108 [Link],2014
TRANSFORMEE DE FOURIER
DISCRETE
On peut écrire :
xe (t) = xa (t).e(t) (17.2)
où e(t) est le peigne de Dirac de période Te :
+∞
(17.3)
X
e(t) = δ(t − nTe )
n=−∞
Figure 17.1 Respect du théorème de Shannon : aucune distorsion dans la bande ] − Fe /2; Fe /2[.
Par contre, si Fe < 2Fm ou bien si le signal n'est pas à spectre borné, il y a recouvrement ou
repliement de spectre (Fig. 17.2) Les deux spectres Xe (f ) et Xa (f ) ne coïncident plus sur l'intervalle
] -Fe /2 ; Fe /2 [ : on a un rehaussement d'énergie en bouts de bande autour de ±Fe /2. La distorsion liée
à la périodisation spectrale est alors telle que l'analyse de Fourier du signal échantillonné ne permet
pas d'avoir une bonne description du spectre du signal analogique. On ne pourra pas reconstituer
correctement le signal analogique à partir de ses échantillons.
[Link],2014 111
Le signal xe (t) étant déni par une séquence discrète de valeurs xn dans le temps, Xe (f ) est appelée
Transformée de Fourier Discrète dans le Temps (TFDT) . Notons que dans cette expression,
le temps est discrétisé tandis que la fréquence reste continue. Si le signal xe (t) est causal, c'est-à-dire
que xn = 0 pour n < 0, alors l'expression de la TFDT se simplie :
+∞
(17.10)
X
Xe (f ) = xn exp(−j2πnf Te )
n=0
Nous supposerons dans la suite que nous traitons toujours un signal causal.
17.3.2 Troncature temporelle
Pour une fréquence f donnée, le calcul sur ordinateur de la TFDT ci-dessus est possible si le signal
est de durée nie (xn est nul à partir d'un certain indice n = N ). Par contre, si le signal est de durée
a priori innie, la TFDT n'est pas calculable sur ordinateur (somme innie). Pour y remédier, il faut
faire l'hypothèse qu'à partir d'un certain indice n = N , les échantillons xn sont négligeables. Alors,
l'expression de la TFDT Xe (f ) devient :
N −1
(17.11)
X
Xe (f ) = xn exp(−j2πnf Te )
n=0
Cette démarche consistant à assimiler un signal de durée innie à un signal de durée nie est appelée
troncature temporelle. Elle peut avoir des conséquences spectrales fâcheuses si l'hypothèse sur la
112 [Link],2014
faiblesse de l'amplitude des xn pour n ≥ N est fausse. Du point de vue mathématique, la troncature
revient à multiplier le signal xe (t) par une porte causale πT (t) de largeur T = [Link] , qu'on appelle
aussi fenêtre rectangulaire, dénie par :
πT (t) = 1 si t ∈ [0; (N − 1)Te ]
πT (t) = 0 sinon
(17.12)
En d'autres termes, on assimile le signal xe (t) à un signal xT (t) déni par :
xT (t) = xe (t).πT (t) (17.13)
Ceci revient à assimiler la TFDT Xe (f ) à la TFDT XT (f ), résultat de la convolution :
XT (f ) = Xe (f ) ∗ ΠT (f ) (17.14)
où ΠT (f ) est la transformée de Fourier de la porte de largeur T :
ΠT (f ) = T
sin(πf T )
πf T
exp(−jπf T ) (17.15)
N.B. L'exponentielle complexe exp(−jπf T ), terme de déphasage dû au fait que la porte est causale
centrée en T /2, ne modie en rien le module de la transformée de Fourier.
Cette convolution par un sinus cardinal induit des distorsions caractérisées par un élargissement
spectral et l'apparition d'ondulations dans le voisinage des zones de transition du spectre 1 (zones de
fréquences où est concentrée l'énergie) : c'est ce que l'on appelle le phénomène de Gibbs (Fig. 17.3).
Figure 17.3 Phénomène de Gibbs pour le spectre d'un sinus représenté sur l'intervalle [0; Fe /2].
L'intérêt de chaque pondération dépend à la fois des objectifs recherchés et du type de signal
analysé : signal à spectre continu, signal périodique, signal à large spectre, signal à spectre étroit ...
17.3.4 Echantillonnage fréquentiel - TFD
Pour une fréquence f donnée, on peut calculer la TFDT et contrôler dans une certaine mesure
les distorsions liées au phénomène de Gibbs grâce aux fenêtres de pondération. Mais le calcul sur
ordinateur de l'ensemble du spectre, autrement dit de la TFDT pour f ∈ [0, Fe /2], n'est évidemment
possible que pour un nombre ni de valeurs de la fréquence. Il faut donc échantillonner en fréquence
la TFDT sur cet intervalle.
Compte tenu du théorème de Shannon, la durée du signal temporel analysé étant égale 2 à T = [Link] ,
il sut d'échantillonner la TFDT à une "fréquence" égale à [Link] , ce qui revient à prendre un échantillon
spectral tous les Fe /N . Le spectre ainsi échantillonné, représentation spectrale discrète d'un signal
discret dans le temps, est appelé Transformée de Fourier Discrète (TFD). La TFD est alors
donnée par les valeurs Xk dénies par :
N −1
2πnk
(17.19)
X
Xk = xn exp(−j )
N
n=0
NB : Pour le calcul de la formule (17.19) sur ordinateur, il existe un algorithme rapide appelé FFT
(Fast Fourier Transform) : FFT 1-D pour les signaux et FFT 2-D pour les images.
2. N est le nombre d'échantillons du signal sans zero-padding (cf. commentaire sur la t en annexe).
114 [Link],2014
Notons que dans cette expression, le temps et la fréquence sont échantillonnés. Cet échantillonnage
fréquentiel peut avoir une inuence notable sur l'allure du spectre.
En eet, considérons le cas simple d'une cosinusoïde de fréquence f0 , échantillonnée à la fréquence
Fe et observée sur une fenêtre de durée T = [Link] , où N représente le nombre d'échantillons du signal.
Son spectre continu théorique sur [0; Fe /2] correspond à un sinus cardinal dont le maximum est centré
en f0 , et dont les zéros sont espacés de 1/T car :
2 2
sin π(f − f0 )T )
1
2
δ(f − f0 ) ∗ T
sin(πf T )
πf T
= K
π(f − f0 )T
(17.20)
Or on a justement : T1 = N1T = FN c'est-à-dire que l'espacement entre les zéros du sinc est le même
e
Ainsi, si f0 = [Link] /N (avec k entier), les échantillons du spectre tombent exactement sur les zéros
du sinc (Fig. 17.4a). Alors le phénomène de Gibbs, bien que présent, n'apparaît pas à la visualisation
du spectre échantillonné (raie spectrale ne). Il est masqué par l'échantillonnage fréquentiel.
Par contre, si f0 = (k + 1/2).Fe /N , les échantillons du spectre tombent sur les maxima des lobes
secondaires du sinc (Fig. 17.4b). Alors le phénomène de Gibbs est le plus apparent (raie spectrale très
large). L'échantillonnage fréquentiel révèle clairement le phénomène, dit de fuite d'énergie (leakage
en anglais), où l'amplitude de la raie fréquentielle est diminuée.
Figure 17.4 Inuence de l'échantillonnage fréquentiel : a) Echantillonnage passant par les zéros du
sinc ; b) Echantillonnage passant par les maxima du sinc.
On peut résumer cette discussion en calculant le rapport :
r=
f0
∆f
avec ∆f = FNe c'est-à-dire r = NFf0 = T f0 = TT (17.21)
e 0
où T0 représente la période du signal sinusoïdal. Selon la valeur de r, on sera dans un cas d'échan-
tillonnage fréquentiel induisant plus ou moins de fuite d'énergie, les cas extrêmes correspondant res-
pectivement à r demi-entier et r entier. Tous les cas intermédiaires sont bien sûr possibles. En pratique
évidemment, on ne peut pas maîtriser ce paramètre r sans connaissance a priori sur le signal (il faudrait
connaître f0 ... ce qui est justement le but de l'analyse spectrale !) Il faudra donc toujours se méer du
phénomène de fuite d'énergie éventuelle avant d'interpréter un spectre ...
Dans le cas d'une analyse avec une fenêtre rectangulaire, on peut aboutir à des représentations
spectrales très diérentes pour des signaux de même type (cf. Fig. 17.5 pour le cas d'une sinusoïde)
soit parce que l'on a modié légèrement la fréquence d'échantillonnage ou le nombre de points acquis,
soit parce que la fréquence du signal est légèrement diérente. Là encore, le recours aux pondérations
décrites au 17.3.3 peut s'avérer utile.
Signalons pour nir que l'on peut également interpréter ce phénomène de fuite d'énergie d'un point
de vue temporel. L'échantillonnage fréquentiel se traduit en eet par une périodisation temporelle
à la période T = [Link] du signal analogique original. Le spectre échantillonné de xe (t) correspond
donc en fait au spectre d'un signal périodique de période T , dont une période correspond aux N
premiers échantillons de xe (t). Si le rapport T /T0 n'est pas entier, le signal périodisé présentera des
discontinuités aux raccordements des tranches de signal, qui se traduiront par des distorsions spectrales
[Link],2014 115
plus ou moins importantes selon la nature de ces discontinuités. Comme T = [Link] , on comprend que
cette interprétation temporelle revient exactement à l'interprétation fréquentielle précédente où on
calculait le rapport :
r=
N f0
F
= T f0 =
T
T
. (17.22)
e 0
Figure 17.5 Spectres discrets (TFD sur [0; Fe /2]) de deux signaux sinusoïdaux de fréquences très
proches (64 Hz et 63.125 Hz) pour une même fréquence d'échantillonnage Fe = 256 Hz et un même
nombre d'échantillons N=64.
116 [Link],2014
Cinquième partie
ANNEXE MATHEMATIQUE
Chapitre 18
Z +∞
< δ, ϕ > = < Tδ , ϕ > = δ (t) ϕ (t) dt = ϕ (0)
−∞
∞
X ∞
X
f ∗ (t) = f (t) δ (t − nT ) = f (nT ) δ (t − nT )
n=0 n=0
+∞
Z +∞
Z
δ(x − u)f (u)du = δ(u)f (x − u)du = δ(x) ∗ f (x) = f (x)
−∞ −∞
+∞
R
δ(x)f (x)dx = f (0)
−∞
+∞
R
δ(x − a)f (x)dx = f (a)
−∞
Dérivée : f 0 (x) = f (x) ∗ δ0 (x)
Dérivée nième : f (x) ∗ δ(n) (x) = f (n) (x)
[Link],2014 121
18.2 Développement en Série de Fourier
Soit une fonction f (t) :
périodique de période T
dénie dans un intervalle [θ, θ + T ],
satisfaisant les conditions de Dirichlet (discontinuités de 1ère espèce).
Alors : ∞ X 2πkt 2πkt
f (t) = a0 + ak cos + bk sin
T T
k=1
avec : Z θ+T
1
a0 = f (t) dt
T θ
Z θ+T
2 2πkt
ak = f (t) cos dt
T θ T
Z θ+T
2 2πkt
bk = f (t) sin dt
T θ T
( q
a2k + b2k
On peut poser : ak
bk
=
=
Ak cos ϕk
Ak sin ϕk
⇒
Ak =
bk
ϕk = Arctg ak
∞
X 2π kt
⇒ f (t) = a0 + Ak cos − ϕk
T
k=1
Terminologie
a0 représente la composante continue
A1 représente l'amplitude du fondamental
Ak représente l'amplitude de l'harmonique de rang k
ϕk représente le déphasage
ν = 1/T représente la fréquence fondamentale
ω = 2πν = 2π/T représente la pulsation de base.
Formule de Bessel-Parseval
On a conservation de l'énergie :
Z θ+T ∞
1 2 1X 2
a20 ak + b2k
[f (t)] dt = +
T θ 2 | {z }
k=1
A2k
DSF Exponentiel
+∞ θ+T
avec ck = F (k) = T1
j2πkt
f (t) exp − j2πkt
P R
f (t) = ck exp T T dt
k=−∞ θ
Pour un signal réel, on a c∗k = ck d'où :
a0 = c0 (18.1)
ak = 2<[ck ] (18.2)
bk = −2=[ck ] (18.3)
122 [Link],2014
Domaine du temps t ∈ R TL
−→ Domaine de fréquence généralisée p ∈ C
où t > 0 T L−1
←− avec Re(p) = σ > σo
+∞
f (t)e−pt dt ⊂ f (t)
R
f (t) ⊃ F (p) =
0
df /dt ⊃ pF (p) − f (0+ )
f (t) ∗ g(t) ⊃ F (p).G(p)
f (0+ ) = lim pF (p)
p→∞
f (∞) = lim pF (p)
p→0
f (t − t0 ) ⊃ e−pt0 F (p)
e−at f (t) ⊃ F (p + a)
a.f (at) ⊃ F (p/a)
f (n) (t) ⊃ n
p F (p) − pn−1 f (0) − pn−2 f 0 (0) − ... − f (n−1) (0)
(−1)n tn f (t) ⊃ F (n) (p)
δ(t) ⊃ 1
(n)
δ (t) ⊃ pn
H(t) = 1t>0 ⊃ 1/p
t ⊃ 1/p2
tn /n! ⊃ 1/pn+1
e−at ⊃ 1/(p + a)
sin ωt ⊃ ω/(p2 + ω 2 )
cos ωt ⊃ p/(p2 + ω 2 )
a
sinh at ⊃ p2 −a2
p
cosh at ⊃ p2 −a2
−at
e tn /n! ⊃ 1/(p + a)n+1
e−at sin ωt ⊃ ω
(p+a)2 +ω 2
p+a
e−at cos ωt ⊃ (p+a)2 +ω 2
a
ebt sinh at ⊃ (p−b)2 −a2
p−b
ebt cosh at ⊃ (p−b)2 −a2
eat −ebt 1
a−b ⊃ (p−a)(p−b)
aeat −bebt p
a−b ⊃ (p−a)(p−b)
p+b
[(b − a)t + 1]e−at ⊃ (p+a)2
2ωp
t sin ωt ⊃ (p2 +ω 2 )2
p −ω 2
2
t cos ωt ⊃ (p2 +ω 2 )2
sin(ωt)−ωt cos ωt 1
2ω 3
⊃ (p2 +ω 2 )2
[Link],2014 123
18.4 Tableau récapitulatif de la TF
e−at cos ωt ↔ z(z − e−aTe cos ωTe )/(z 2 − 2ze−aTe cos ωTe + e−2aTe )
sinh ωt ↔ z sinh ωTe /(z 2 − 2z cosh ωTe + 1)
cosh ωt ↔ z(z − cosh ωTe )/(z 2 − 2z cosh ωTe + 1)
[Link],2014 125
18.6 Tableau synthétique des transformées
RAPPEL DE PREREQUIS
19.1 Trigonométrie
RELATION FONDAMENTALE : sin2 θ + cos2 θ = 1
sin (−θ) = − sin (θ)
PARITE :
cos (−θ) = cos (θ)
SYMETRIE :
ADDITION :
(
sin(a+b)
sin (a + b) = sin a cos b + cos a sin b tan a + tan b = cos a cos b
⇒ sin(a−b)
sin (a − b) = sin a cos b − cos a sin b tan a − tan b = cos a cos b
cos (a + b) = cos a cos b − sin a sin b
cos (a − b) = cos a cos b + sin a sin b
tan a+tan b tan a−tan b
tan (a + b) = 1−tan a tan b tan (a − b) = 1+tan a tan b
cot (a + b) = cot a cot b−1
cot a+cot b cot (a − b) = 1+cot a cot b
cot b−cot a
ANGLE DOUBLE :
SOMME-DIFFERENCE-PRODUIT :
sin a + sin b = 2 sin a+b a−b sin a sin b = 12 [cos (a − b) − cos (a + b)]
2 cos 2
sin a − sin b = 2 sin a−b a+b sin a cos b = 12 [sin (a + b) + sin (a − b)]
2 cos 2
cos a + cos b = 2 cos a+b cos a−b cos a cos b = 21 [cos (a − b) + cos (a + b)]
2 2
cos a − cos b = −2 sin a+b sin a−b cos a sin b = 12 [sin (a + b) − sin (a − b)]
2 2
sin (a + b) sin (a − b) = cos2 b − cos2 a tan a tan b = cos(a−b)−cos(a+b)
cos(a−b)+cos(a+b)
sin(a+b)+sin(a−b)
cos (a + b) cos (a − b) = cos2 b − sin2 a tan a
tan b = sin(a+b)−sin(a−b)
AUTRES RELATIONS :
128 [Link],2014
1 1
cos2 θ
= 1 + tan2 θ sin2 θ
= 1 + cot2 θ
ANGLES REMARQUABLES :
0 π/6
√
π/4
√
π/3 π/2
sin 0
√
1/2
√
2/2 3/2 1
cos 1
√
3/2 2/2 1/2
√
0
tan 0 1/ 3
√
1
√
3 + ∞
cot ∞ 3 1 1/ 3 0
1 π
arctan x + arctan =
x 2
DERIVEES :
+∞
sin x
et sin x π
R
lim =1 =
x→0 x 0
x 2
FORMULES D'EULER :
cos θ = exp(iθ)+exp(−iθ)
2 et sin θ = exp(iθ)−exp(−iθ)
2i
[Link],2014 129
19.2 Développements limités usuels au voisinage de zéro
lim ε (x) = 0
x→0
x x2 xn
ex = 1 + + + ··· + + xn ε (x)
1! 2! n!
x ln a (x ln a)2 (x ln a)n
ax = 1 +
1!
+
2!
+ ··· +
n!
+ xn ε (x) car ax = exp (x ln a)
rx r(r − 1)x2 r(r − 1) · · · (r − p + 1)xp r(r − 1) · · · (r − n + 1)xn
(1 + x)r = 1 + + + ··· + + ··· +
1! 2! p! n!
+xn ε (x)
1
= 1 − x + x2 − x3 + x4 − x5 · · · + (−1)n xn + xn ε (x)
1+x
1
= 1 + x + x2 + x3 + x4 + x5 · · · + xn + xn ε (x)
1−x
x2 x3 x4 xn
ln (1 + x) = x − + − · · · + (−1)n−1 + xn ε (x)
2 3 4 n
x2 x3 x4 xn
ln (1 − x) = −x − − − ··· − + xn ε (x)
2 3 4 n
x3 x5 x7 (−1)n x2n+1
sin x = x − + − + ··· + + x2n+2 ε (x)
3! 5! 7! (2n + 1)!
x3 x5 x7 x2n+1
sinh x = x + + + + ··· + + x2n+2 ε (x)
3! 5! 7! (2n + 1)!
x2 x4 x6 (−1)n x2n
cos x = 1 − + − + ··· + + x2n+1 ε (x)
2! 4! 6! (2n)!
x2 x4 x6 x2n
cosh x = 1 + + + + ··· + + x2n+1 ε (x)
2! 4! 6! (2n)!
x3 2x5 17x7
tan x = x + + + + x8 ε (x)
3 15 315
x3 2x5 17x7
tanh x = x − + − + x8 ε (x)
3 15 315
1 x x3
cot x = − − + x4 ε (x)
x 3 45
x3 x5 x7 (−1)n x2n+1
arctan x = x − + − + ··· + + x2n+2 ε (x)
3 5 7 2n + 1
x3 x5 x7 x2n+1
arg tanh x = x + + + + ··· + + x2n+2 ε (x)
3 5 7 2n + 1
1 x3 1 · 3 x5 1 · 3 · 5 x7 1 · 3 · 5 · · · · (2n − 1) x2n+1
arcsin x = x + · + · + · + ··· + + x2n+2 ε (x)
2 3 2·4 5 2·4·6 7 2 · 4 · · · · (2n) · (2n + 1)
1 x3 1 · 3 x5 1 · 3 · 5 x7 (−1)n · 1 · 3 · 5 · · · · (2n − 1) x2n+1
arg sinh x = x − · + · − · + ··· +
2 3 2·4 5 2·4·6 7 2 · 4 · · · · (2n) · (2n + 1)
+x2n+2 ε (x)
130 [Link],2014
Poser y = x − a → F = y Q (y) .
P (y)
k
1
1
On divise P1 (y) par Q1 (y) selon les puissances croissantes à l'ordre k − 1.
4. POLES COMPLEXES CONJUGUES :
p2 − 4q < 0
P (x)
F (x) = avec (a, a) ∈ C 2 racines de x2 + px + q
(x2 + p x + q)k Q (x)
Q (a) 6= 0
(a) k=1
On décompose dans C et on regroupeles 2 termes obtenus (car B = A)
Forme de la décomposition : F (x) = x−a
A B
+ x−a + · · · = xA +px+q
x+B
+ ··· 2
1 1
décroissantes). Et on recommence.
(c) k ≥ 2, Q moins simple
Forme de la décomposition :
A1 x + B1 A2 x + B 2 Ak x + Bk
F (x) = 2
+ 2 + ··· + + ···
x + px + q 2
(x + px + q) (x + px + q)k
2
On calcule :
k P (a)
x2 + px + q F (x) ⇒ Q(a) = Ak a + Bk ⇔ P (a) = Q(a) [Ak a + Bk ]
x=a
or a2 = −pa − q donc on remplace toutes les puissances de a par une combinaison linéaire de 1
et a.
On obtient : a×[expression n1 en Ak et Bk ] + 1×[ expression n2 en Ak et Bk ] = 0
expression ◦
Or 1 et a forment un système linéaire indépendant ⇒ expression nn◦ 12 =
=0
0
DERIVEES :
DEFINITIONS
EXPRESSIONS LOGARITHMIQUES
y = arg sinh x ⇔ x = sinh y √
x∈< y∈< ∀x ∈ <, arg sinh x = ln x + x + 1 2
DERIVEES
N.B :
√ 0
∀x ∈ ] −∞ ; −1 [ ∪ ] 1 ; +∞ [ , ln x + x2 − 1 = √x12 −1
0
1 1+x 1
∀x ∈ < , x 6= 1 , x 6= −1 , 2 ln 1−x = 1−x 2
132 [Link],2014
⇔ r2 = (p − e x)2
1 − e2 x2 + y 2 = p2 − 2p e x
⇔
1. si e = 1 : y 2 = p2 − 2p x parabole
2. si e 6= 1 :
2
pe p2 e2 p2
e2 +y 2 = p2 +
1− x+ 1−e2
= 1−e2
1 − e2
| {z }
X
p2 X2 y2
1 − e2 X 2 + y 2 =
1−e2
⇔ p2
+ p2
=1
(1−e2 )2 (1−e2 )
X2 y2
d'où : a2
+ b2
= 1 ellipse
X2 y2
d'où : a2
− b2
= 1 hyperbole
Bibliographie
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