1
UNIVERSITE OFFICIELLE DE MBUJIMAYI
FACULTE DE SANTE PUBLIQUE
Mention : Epidémiologie
CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES DES HABITANTS DE
LA ZONE DE SANTE DE DIULU SUR L’UTILISATION DES MILDA
Travail de fin de cycle présenté et défendu en vue de l’obtention
du grade de bachelier en Santé Publique, mention :
Epidémiologie.
Par : Chadrack KALENGAYI MUKENDI
Année Académique 2024-2025
2
DISCOURS DE SOUTENANCE
Monsieur le Président du Jury,
Messieurs les Membres de la Composition du Jury,
Le paludisme demeure un fléau majeur de santé publique en République
Démocratique du Congo, et particulièrement à Mbujimayi, où il continue de faire des
ravages malgré la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées qui est considérée
comme une des efficaces mesures de lutte.
Face à ce paradoxe, une question s’impose :
« Pourquoi, malgré la disponibilité des MILDA, la morbidité liée au paludisme reste-t-
elle encore aussi élevée ? »
C’est dans cet esprit que j’ai entrepris ce travail de recherche intitulé :
« Connaissances, attitudes et pratiques des habitants de la zone de santé de Diulu sur
l’utilisation des MILDA »
Cette recherche a pour objectif d’évaluer les connaissances, attitudes et pratiques
des habitants de DIULU vis-à-vis de l’utilisation des MILDA.
Bien avant de baigner dans le vif de la recherche, permettez-moi de définir
brièvement les concepts principaux qui soutiennent cette recherche :
✓ Connaissance : c’est l’ensemble de ce que les habitants savent sur le paludisme et
sur les moustiquaires imprégnées.
✓ Attitude : c’est la disposition d’esprit, l’opinion ou la perception qu’ils ont à
l’égard de leur utilisation.
✓ Pratique : c’est l’action concrète, le comportement adopté dans la vie quotidienne
concernant l’usage des moustiquaires.
✓ MILDA : les moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action
constituent une barrière physique et chimique qui protège contre les piqûres des
moustiques.
3
Méthodologiquement, cette étude est de type descriptif et transversal. Elle a été
conduite du 8 juin au 8 septembre 2025, auprès de 422 habitants âgés de 18 ans et plus,
dans la zone de santé de DIULU.
L’échantillonnage a été réalisé à plusieurs degrés, garantissant la représentativité
des ménages.
Cette étude est dite descriptive, parce qu’elle se limite à observer et décrire les
faits tels qu’ils se présentent ; et transversale, parce qu’elle capture la réalité à un moment
donné, sans établir de relation de cause à effet.
Après une analyse statistique à l’aide du logiciel SPSS 20, les résultats se présentent de la
manière comme suit :
1. 100 % des habitants connaissaient le paludisme et savaient qu’il est transmis par les
piqûres de moustiques ;
2. La majorité, soit 93,8 %, identifiait la fièvre comme symptôme principal, et 93,4 %
mentionnaient les maux de tête ;
3. 98 % savaient que la moustiquaire protège contre les piqûres de moustiques ;
4. 100 % jugeaient utile de dormir sous une MILDA, et 71 % estimaient que les
femmes enceintes devaient en être les premières bénéficiaires ;
5. Cependant, même si 94,8 % déclaraient utiliser une moustiquaire, l’usage restait
parfois irrégulier, et l’entretien, souvent inadéquat.
Ainsi, la connaissance et l’attitude sont bonnes, mais la pratique demeure encore
fragile.
Monsieur le Président du Jury, Messieurs les Membres du Jury,
Au regard de ces constats, nous avons formulé quelques suggestions importantes :
1. Au Ministère de la Santé Publique : renforcer la formation communautaire, instituer
un suivi post-distribution des MILDA et rendre leur renouvellement plus régulier ;
3. À l’équipe cadre de la zone de santé de DIULU : multiplier les séances d’éducation
sanitaire et contrôler l’usage réel des moustiquaires dans les ménages ;
4
4. Et enfin, à la population : faire de la moustiquaire un réflexe de vie, un geste
quotidien, non un luxe ou une contrainte.
Monsieur le Président du Jury, Messieurs les Membres du Jury,
Cette recherche montre aussi que la santé publique n’est pas seulement l’art de
soigner les malades, mais aussi l’art de prévenir les dangers invisibles.
Et je retiens cette vérité :
« Une moustiquaire suspendue chaque nuit, c’est une vie sauvée quelque part. »
Pour finir, je soumets humblement ce travail à votre appréciation bienveillante pour la
continuité de ma formation.
Je vous remercie.