LES INSTITUTIONS ( pouvoirs publics en France) ET LEUR(S) RÔLE(S)
Pour commencer il convient de connaître un principe FONDATEUR : La Séparations
des Pouvoirs...
La théorie classique de la séparation des pouvoirs distingue trois
fonctions principales au sein des différents régimes politiques :
•la fonction d’exécution de ces règles relève de la fonction exécutive ( cf pouvoir
exécutif) ;
•la fonction d’édiction des règles générales constitue la fonction législative ( cf
pouvoir législatif) ;
•la fonction de règlement des litiges constitue la fonction juridictionnelle ( fera l
l'objet du 3 ème cours, cf 3 ème section de ce cours).
I/ LE POUVOIR EXECUTIF...L'on parle de bicéphalisme( " 2 têtes")
A/ LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Les pouvoirs propres du président de la République
Au nombre des pouvoirs propres, dans l'exercice desquels la formalité du contreseing
n'est pas requise, le président de la République peut :
• nommer le Premier ministre ;
• dissoudre l’Assemblée nationale ;
• recourir au référendum ;
• saisir le Conseil constitutionnel et nommer trois de ses neuf membres, dont son
président.
Comme chef des armées, il est le seul détenteur du "feu nucléaire".
Enfin, si des conditions très spécifiques sont réunies, il peut mettre en œuvre
des pouvoirs exceptionnels, définis par l'article 16 de la Constitution. Il s'agit d'un
pouvoir propre du Président, qui n'a pas été employé depuis le putsch des généraux en
Algérie, en 1961.
Les pouvoirs partagés nécessitant un contreseing ministériel
Parmi les pouvoirs partagés du Président, dont l’exercice nécessite la signature,
ou contreseing, du Premier ministre ou des ministres concernés par la décision, on
compte la nomination aux emplois civils et militaires de l’État (ex. : préfets) et celle des
ministres, la signature des ordonnances et décrets délibérés en Conseil des ministres, le
droit de grâce (article 17 de la Constitution).
Le pouvoir de nomination du Président (article 13 de la Constitution)
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"Il nomme aux emplois civils et militaires de l'État.
Les conseillers d'État, le grand chancelier de la Légion d'honneur, les ambassadeurs et
envoyés extraordinaires, les conseillers maîtres à la Cour des comptes, les préfets, les
représentants de l'État dans les collectivités d'outre-mer régies par l'article 74 et en
Nouvelle-Calédonie, les officiers généraux, les recteurs des académies, les directeurs
des administrations centrales sont nommés en conseil des ministres.
Une loi organique détermine les autres emplois auxquels il est pourvu en conseil des
ministres ainsi que les conditions dans lesquelles le pouvoir de nomination du Président
de la République peut être par lui délégué pour être exercé en son nom.
Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au
troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits
et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du
Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente
compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une
nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au
moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi
détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions
concernés".
B/ LE GOUVERNEMENT
Le terme de Gouvernement désigne l’organe collégial et solidaire composé de ministres
placés sous l’autorité du Premier ministre et qui a en charge le pouvoir exécutif.
Conduire la politique de la Nation
Le régime parlementaire fonde l’autorité politique sur le principe de la responsabilité : le
Gouvernement détient l’autorité politique, car il est responsable devant le Parlement,
tandis que le chef de l’État, qui est politiquement irresponsable, assure une fonction
d’arbitre et de garant de la continuité des institutions.
Cependant, la Ve République n’est pas un régime parlementaire classique. Selon l’article
20 de la Constitution, le Gouvernement "détermine et conduit la politique de la Nation".
En réalité, cette mission se répartit entre le Gouvernement et le président de la
République qui, en France, se partagent le pouvoir exécutif.
À plusieurs reprises, le général de Gaulle, fondateur de la Ve République, a précisé que
le Gouvernement devait prendre en charge les "contingences" (politique économique,
conflits sociaux, fonctionnement des services publics, etc.), le Président étant
responsable de la place de la France sur la scène internationale, de sa défense, et plus
largement des choix essentiels engageant son avenir. Cette conception du partage des
rôles dans le binôme exécutif n’a pas été démentie par ses successeurs. En effet, hors
périodes de cohabitation, les présidents de la République successifs ont eu tendance à
empiéter sur le travail gouvernemental.
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À la tête de l’exécutif, le partage du pouvoir réglementaire est la règle.
•Sous la Ve République, le président de la République ne détient le pouvoir
réglementaire que pour les textes les plus importants, c’est-à-dire les décrets
délibérés en Conseil des ministres (art. 13 de la Constitution).
•Le Premier ministre dispose du pouvoir réglementaire de droit commun :
"Sous réserve des dispositions de l’article 13, [le Premier ministre] exerce le
pouvoir réglementaire" (art. 21).
•En revanche, les ministres ne disposent pas du pouvoir réglementaire en vertu du
texte constitutionnel. Il est toutefois possible au Premier ministre de déléguer le
pouvoir réglementaire aux ministres.
•En outre, les autorités administratives indépendantes (AAI) disposent
également d’un pouvoir réglementaire afin de mener à bien leur mission. C’est le
cas, par exemple, de la Commission nationale de l’informatique et des
libertés (CNIL) ou du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).
•Enfin, la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 a reconnu que
les collectivités territoriales disposent d’un "pouvoir réglementaire pour
l’exercice de leurs compétences" (art. 72, alinéa 3).
II/ LE POUVOIR LEGISLATIF ET LE PARLEMENT
Constitué des représentants de la Nation, le Parlement vote la loi, expression de la
volonté générale, et contrôle le Gouvernement. Sous la Ve République, qui s'inscrit là
dans dans une tradition séculaire, il est composé de deux chambres, l'Assemblée
nationale et le Sénat : on parle de bicaméralisme (ou bicamérisme).
A/ Définition du Parlement
Le Parlement rassemble des élus qui représentent les citoyens, légifèrent (c’est-à-dire
votent les lois) et contrôlent le Gouvernement.
Le Parlement représente les citoyens. Il est souvent composé de deux chambres
(bicaméralisme). La chambre dite "basse" est désignée au suffrage universel direct, selon
un mode de scrutin variable en fonction des États.
Il n’existe pas systématiquement de seconde chambre. Dans un État fédéral, une des
chambres peut représenter les entités fédérées qui le composent. En Allemagne, par
exemple, le Bundesrat représente les Länder.
Le Parlement français est composé de deux chambres :
• l’Assemblée nationale, élue directement par les citoyens, siège au Palais
Bourbon ;
• le Sénat, élu au suffrage indirect, siège au Palais du Luxembourg.
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B/ FONCTIONS
Le Parlement légifère : il délibère puis vote la loi. Le Gouvernement, qui a pu participer
à son élaboration, l’exécute.
Parallèlement, le Parlement contrôle l’action du Gouvernement, en ayant la possibilité
de le renverser, en le questionnant ou en procédant à des enquêtes, en votant le budget, et
en contrôlant son exécution.
ET, ces testes adoptés se voient attribués une valeur juridique particulière . Cet ensemble
de normes est pésentée sous le terme Hiérarchie des normes...
EN COMPLEMENT...
PRESENTATION DES DIFFERENTS TEXTES QUI COMPOSENT LE
DROIT ou présentation de la hiérarchie des normes...
BLOC CONSTITUTIONNEL
Ensemble des principes et dispositions que doivent respecter les lois (le bloc de
constitutionnalité comprend la Constitution de 1958, Préambule de la Constitution de
1946, Déclaration des droits de l’Homme de 1789, charte de l’environnement)
BLOC CONVENTIONNEL
Traités, Conventions internationales, Droit européen et Droit communautaire
BLOC LEGISLATIF
Lois organiques, lois ordinaires, ordonnances
PRINCIPES GENERAUX DU DROIT
Règles non écrites de portée générale
BLOC REGLEMENTAIRE
Décrets, arrêtés, circulaires