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Définitions clés en chimie et thermodynamique

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Solutions

Questions de cours

1. Définir les notions suivantes :

Espèce physico-chimique : Une espèce physico-chimique est un ensemble d'entités


(atomes, molécules, ions, etc.) identiques par leur nature chimique et leur état
physique. Par exemple, H2O(l) et H2O(g) sont deux espèces physico-chimiques
différentes.

Espèce chimique : Une espèce chimique est un ensemble d'entités (atomes,


molécules, ions) identiques par leur nature chimique, indépendamment de leur état
physique. Par exemple, H2O représente l'espèce chimique eau, qu'elle soit sous forme
liquide, solide ou gazeuse.

Corps simple : Un corps simple est une substance pure constituée d'un seul type
d'élément chimique. Il ne peut pas être décomposé en substances plus simples par
des moyens chimiques. Exemples : O2, N2, Fe.

Solution : Une solution est un mélange homogène de deux ou plusieurs substances.


Elle est constituée d'un solvant (majoritaire) et d'un ou plusieurs solutés (minoritaires)
dissous dans le solvant.

Ionisation : L'ionisation est le processus par lequel un atome ou une molécule


acquiert une charge électrique nette en gagnant ou en perdant des électrons, ou par la
dissociation d'une molécule neutre en ions. Par exemple, la formation d'ions H+ et Cl-
à partir de HCl gazeux.

Dissociation : La dissociation est le processus par lequel un composé se sépare en


entités plus petites, telles que des ions, des atomes ou des molécules. En chimie, elle
fait souvent référence à la séparation d'un composé ionique en ses ions constitutifs
lorsqu'il est dissous dans un solvant (par exemple, NaCl(s) → Na+(aq) + Cl-(aq)) ou à la
rupture de liaisons covalentes.

Solvatation : La solvatation est l'interaction entre les molécules d'un solvant et les
particules d'un soluté. Lorsque le soluté se dissout, les molécules de solvant entourent
et stabilisent les particules de soluté (ions ou molécules), les empêchant de se
recombiner. Dans le cas de l'eau comme solvant, on parle d'hydratation.

2. Qu’est-ce qu’un système thermodynamique? Expliquer les différences entre


un système ouvert, fermé et isolé.

Système thermodynamique : Un système thermodynamique est une portion de


l'univers que l'on choisit d'étudier. Il est délimité par une frontière réelle ou imaginaire
qui le sépare de son environnement (le reste de l'univers).

Différences entre les systèmes : * Système ouvert : Échange de matière et d'énergie


avec l'environnement. Exemple : une casserole d'eau bouillante sans couvercle. *
Système fermé : Échange d'énergie mais pas de matière avec l'environnement.
Exemple : une casserole d'eau bouillante avec un couvercle. * Système isolé :
N'échange ni matière ni énergie avec l'environnement. Exemple : un calorimètre idéal
ou l'univers lui-même.

3. Quelle est la différence entre une grandeur extensive et une grandeur


intensive? Citez deux exemples pour chacun.

Grandeur extensive : Une grandeur extensive est une propriété qui dépend de la
quantité de matière présente dans le système. Elle est additive. Exemples : la masse
(m), le volume (V), la quantité de matière (n), l'énergie interne (U).

Grandeur intensive : Une grandeur intensive est une propriété qui ne dépend pas de
la quantité de matière présente dans le système. Elle est non-additive. Exemples : la
température (T), la pression (P), la masse volumique (ρ), la concentration (C).

4. Le rapport entre deux grandeurs extensives donne-t-il une grandeur intensive


ou extensive? Donner au moins deux exemples.

Le rapport entre deux grandeurs extensives donne une grandeur intensive.

Exemples : * Masse volumique (ρ) : C'est le rapport de la masse (extensive) sur le


volume (extensive), ρ = m/V. La masse volumique est une grandeur intensive. *
Concentration molaire (C) : C'est le rapport de la quantité de matière (extensive) sur
le volume (extensive), C = n/V. La concentration molaire est une grandeur intensive. *
Fraction molaire (x_i) : C'est le rapport de la quantité de matière d'une espèce
(extensive) sur la quantité de matière totale (extensive), x_i = n_i / n_tot. La fraction
molaire est une grandeur intensive.
5. Définir la fraction molaire x_i. Qu’est-ce qu’une phase? Que signifie une
phase uniforme?

Fraction molaire (x_i) : La fraction molaire d'une espèce i dans un mélange est le
rapport de la quantité de matière (nombre de moles) de cette espèce (n_i) sur la
quantité de matière totale (nombre de moles total) de toutes les espèces présentes
dans le mélange (n_tot). Elle est sans unité et sa valeur est comprise entre 0 et 1. La
somme des fractions molaires de toutes les espèces d'un mélange est égale à 1.

Phase : Une phase est une région d'un système qui est uniforme dans ses propriétés
physiques et chimiques (température, pression, composition, densité, etc.) et qui est
séparée des autres régions par des interfaces distinctes. Par exemple, l'eau liquide et la
glace sont deux phases différentes de l'eau.

Phase uniforme : Une phase uniforme signifie que les propriétés intensives
(température, pression, concentration, etc.) sont les mêmes en tout point de cette
phase. Cela implique que la phase est homogène.

6. Rappeler les états de la matière et représenter, à l’aide d’un schéma, les


différentes transformations physiques correspondantes.

Les principaux états de la matière sont : Solide, Liquide et Gazeux.

Voici un schéma représentant les différentes transformations physiques :

7. Tracer le diagramme d’état d’équilibre de l’eau, et préciser l’état physique


de H2O dans les différents domaines du diagramme. Indiquer et nommer les
points particuliers.
Le diagramme de phase de l'eau (P-T) représente les conditions de pression et de
température auxquelles l'eau existe sous ses différentes phases (solide, liquide,
gazeuse) en équilibre. Les courbes représentent les conditions d'équilibre entre deux
phases, et les points particuliers sont des conditions où trois phases ou plus
coexistent.

Domaines :

À gauche de la courbe de fusion/solidification et en dessous de la courbe de


sublimation : Eau solide (glace).

Entre la courbe de fusion/solidification et la courbe de


vaporisation/liquéfaction : Eau liquide.

À droite de la courbe de vaporisation/liquéfaction et au-dessus de la courbe


de sublimation : Eau gazeuse (vapeur d'eau).

Points particuliers :

Point Triple (TP) : Point unique où les trois phases (solide, liquide,
gazeuse) coexistent en équilibre. Pour l'eau, T_TP = 0.01 °C (273.16 K) et
P_TP = 611.7 Pa (0.006037 atm).

Point Critique (CP) : Point au-delà duquel il n'y a plus de distinction entre
la phase liquide et la phase gazeuse. Au-delà de ce point, l'eau existe sous
forme de fluide supercritique. Pour l'eau, T_CP = 373.99 °C (647.14 K) et
P_CP = 22.06 MPa (217.7 atm).

8. Présenter les trois types de transformations. Donner un exemple dans chacun


des cas.

Les trois types de transformations sont :

Transformation physique : C'est une transformation qui modifie l'état physique


d'une substance sans changer sa nature chimique. Les liaisons intermoléculaires
sont affectées, mais pas les liaisons intramoléculaires.
Exemple : La fusion de la glace en eau liquide (H₂O(s) → H₂O(l)).

Transformation chimique : C'est une transformation qui modifie la nature


chimique des substances, entraînant la formation de nouvelles substances avec
des propriétés différentes. Les liaisons intramoléculaires sont rompues et de
nouvelles liaisons sont formées.

Exemple : La combustion du méthane (CH₄(g) + 2O₂(g) → CO₂(g) + 2H₂O(g)).

Transformation nucléaire : C'est une transformation qui modifie la composition


du noyau atomique, entraînant la formation de nouveaux éléments chimiques.
Ces transformations libèrent ou absorbent des quantités d'énergie
considérablement plus importantes que les transformations chimiques.

Exemple : La fission de l'uranium-235 (²³⁵U + ¹n → ¹⁴¹Ba + ⁹²Kr + 3¹n +


énergie) ou la fusion de l'hydrogène en hélium dans le soleil (4¹H → ⁴He +
2e⁺ + 2νe + énergie).

9. On considère un système fermé dans lequel se produit une transformation


chimique modélisée par l’équation : Σν_i A_i = 0. Définir l’avancement ξ de la
réaction. Quelle est son unité? Quand une telle réaction est-elle en proportions
stœchiométriques?

Définition de l’avancement (ξ) de la réaction : L’avancement de la réaction, noté


ξ (xi), est une grandeur qui mesure l’étendue d’une réaction chimique. Il représente
la quantité de matière qui a été transformée depuis le début de la réaction, par
rapport aux coefficients stœchiométriques. Pour une réaction générale Σν_i A_i = 0, où
ν_i sont les coefficients stœchiométriques (positifs pour les produits, négatifs pour les
réactifs), la variation de la quantité de matière d’une espèce A_i est donnée par dn_i
= ν_i dξ. L’avancement est nul à l’état initial (ξ = 0) et augmente au fur et à mesure
que la réaction progresse.

Unité de l’avancement (ξ) : L’unité de l’avancement est la mole (mol).

Proportions stœchiométriques : Une réaction est en proportions stœchiométriques


lorsque les quantités initiales des réactifs sont exactement dans les rapports de leurs
coefficients stœchiométriques. Dans ce cas, tous les réactifs sont consommés
simultanément et complètement à la fin de la réaction, sans qu’aucun ne soit en
excès. Mathématiquement, pour une réaction avec des réactifs A et B, cela signifie que
n_A(initial) / |ν_A| = n_B(initial) / |ν_B|, où ν_A et ν_B sont les coefficients
stœchiométriques des réactifs.

10. Définir l’activité d’une espèce chimique. Quelle est son unité? Indiquez son
expression ou sa valeur pour les cas suivants : solvant, solide pur, liquide pur,
soluté, gaz. Donnez un exemple pour chaque cas.

Activité d'une espèce chimique (a_i) : L'activité d'une espèce chimique est une
grandeur thermodynamique sans dimension qui mesure sa

concentration effective ou sa disponibilité pour participer à une réaction chimique.


Elle est utilisée pour exprimer les constantes d'équilibre et les quotients réactionnels
de manière thermodynamiquement correcte.

Unité : L'activité est une grandeur sans unité (adimensionnelle).

Expressions ou valeurs pour différents cas :

Solvant : L'activité du solvant dans une solution diluée est généralement


considérée comme égale à 1.

Exemple : Pour l'eau (solvant) dans une solution aqueuse diluée, a(H₂O) ≈
1.

Solide pur : L'activité d'un solide pur est égale à 1.

Exemple : Pour le sel NaCl(s), a(NaCl(s)) = 1.

Liquide pur : L'activité d'un liquide pur est égale à 1.

Exemple : Pour l'eau liquide pure, a(H₂O(l)) = 1.

Soluté : Pour un soluté en solution, l'activité est souvent approchée par sa


concentration molaire (C_i) divisée par une concentration standard (C° = 1
mol/L), ou par sa fraction molaire (x_i). Plus précisément, a_i = γ_i * C_i / C°, où
γ_i est le coefficient d'activité.

Exemple : Pour l'ion Na⁺(aq) dans une solution, a(Na⁺) ≈ [Na⁺] / C°.

Gaz : Pour un gaz, l'activité est souvent approchée par sa pression partielle (P_i)
divisée par une pression standard (P° = 1 bar ou 1 atm). Plus précisément, a_i =
f_i / P°, où f_i est la fugacité du gaz.
Exemple : Pour le dioxygène O₂(g), a(O₂) ≈ P(O₂) / P°.

11. Définir la pression partielle d’un gaz. Comment relier la pression partielle
d’un gaz à la pression totale?

Pression partielle d’un gaz : Dans un mélange de gaz, la pression partielle d’un
gaz est la pression qu’exercerait ce gaz s’il occupait seul le même volume que le
mélange, à la même température. Elle est une mesure de la contribution de ce gaz à la
pression totale du mélange.

Relation entre pression partielle et pression totale : Selon la loi de Dalton sur les
pressions partielles, la pression totale (P_tot) d’un mélange de gaz est égale à la
somme des pressions partielles (P_i) de tous les gaz constituant le mélange :

P_tot = Σ P_i

De plus, la pression partielle d’un gaz i (P_i) peut être reliée à la pression totale
(P_tot) par sa fraction molaire (x_i) dans le mélange :

P_i = x_i * P_tot

Où x_i = n_i / n_tot, avec n_i la quantité de matière du gaz i et n_tot la quantité de
matière totale de tous les gaz.

12. Donner l’énoncé du critère d’évolution d’un système chimique.

Le critère d’évolution d’un système chimique, à température et pression constantes


(conditions les plus courantes en chimie), est basé sur l’enthalpie libre de réaction
(ΔG_r). Un système chimique évolue spontanément dans le sens qui diminue son
enthalpie libre. Plus précisément :

Si ΔG_r < 0 : La réaction est spontanée dans le sens direct.

Si ΔG_r > 0 : La réaction est spontanée dans le sens inverse.

Si ΔG_r = 0 : Le système est à l’équilibre, et il n’y a pas d’évolution nette dans


un sens ou dans l’autre.

En termes de quotient réactionnel (Q_r) et de constante d’équilibre (K°), le critère


d’évolution peut aussi s’énoncer comme suit :

Si Q_r < K° : Le système évolue dans le sens direct pour atteindre l’équilibre.

Si Q_r > K° : Le système évolue dans le sens inverse pour atteindre l’équilibre.
Si Q_r = K° : Le système est à l’équilibre.

13. Donner deux méthodes générales pour optimiser un procédé chimique.

Pour optimiser un procédé chimique, on peut agir sur plusieurs paramètres. Voici deux
méthodes générales :

1. Optimisation des conditions opératoires :

Température : Augmenter la température peut accélérer la vitesse de


réaction (loi d'Arrhenius) et favoriser la formation des produits si la réaction
est endothermique (principe de Le Châtelier). Cependant, une température
trop élevée peut dégrader les réactifs ou les produits, ou déplacer
l'équilibre dans un sens défavorable si la réaction est exothermique.

Pression : Pour les réactions impliquant des gaz, augmenter la pression


peut favoriser le sens de la réaction qui produit le moins de moles de gaz
(principe de Le Châtelier), augmentant ainsi le rendement. Cela peut aussi
augmenter la vitesse de réaction en augmentant la concentration des
réactifs gazeux.

Concentration des réactifs : Augmenter la concentration des réactifs peut


accélérer la vitesse de réaction et, dans certains cas, déplacer l'équilibre
vers la formation des produits.

Utilisation de catalyseurs : Les catalyseurs augmentent la vitesse de


réaction sans être consommés. Ils permettent d'atteindre l'équilibre plus
rapidement et peuvent réduire l'énergie nécessaire pour la réaction, ce qui
peut se traduire par des conditions opératoires moins extrêmes
(température, pression).

2. Modification de la composition du système ou de la conception du réacteur :

Élimination d'un produit : Si un produit est retiré du milieu réactionnel au


fur et à mesure de sa formation, l'équilibre est déplacé dans le sens de la
formation des produits (principe de Le Châtelier), augmentant le
rendement.

Ajout d'un réactif en excès : Mettre un réactif en excès peut déplacer


l'équilibre vers la formation des produits, augmentant la conversion du
réactif limitant.
Choix du solvant : Le solvant peut influencer la solubilité des réactifs et des
produits, la vitesse de réaction et la position de l'équilibre.

Conception du réacteur : Le type de réacteur (discontinu, continu, réacteur


à flux piston, réacteur agité) et ses caractéristiques (volume, surface
d'échange, agitation) peuvent être optimisés pour maximiser le rendement,
la sélectivité ou la productivité.

14. Donner quelques propriétés géométriques, physiques et chimiques de l’eau.

Propriétés géométriques : * Forme coudée : La molécule d'eau (H₂O) a une


géométrie coudée (ou angulaire) avec l'atome d'oxygène au centre et les deux atomes
d'hydrogène liés à lui. L'angle de liaison H-O-H est d'environ 104.5°. * Hybridation sp³
de l'oxygène : L'atome d'oxygène est hybridé sp³, avec deux orbitales hybrides
occupées par des doublets non liants et deux autres formant des liaisons sigma avec
les atomes d'hydrogène.

Propriétés physiques : * Polarité : La molécule d'eau est fortement polaire en raison


de la différence d'électronégativité entre l'oxygène et l'hydrogène, et de sa géométrie
coudée. Cela confère à l'eau un moment dipolaire important. * Ponts hydrogène : La
polarité de l'eau permet la formation de liaisons hydrogène intermoléculaires, qui sont
responsables de nombreuses propriétés uniques de l'eau. * Températures de fusion
et d'ébullition élevées : Comparées à des molécules de masse molaire similaire, l'eau
a des températures de fusion (0 °C) et d'ébullition (100 °C à pression atmosphérique
normale) anormalement élevées en raison des ponts hydrogène. * Chaleur spécifique
élevée : L'eau a une capacité thermique massique élevée, ce qui signifie qu'elle peut
absorber ou libérer une grande quantité de chaleur avec une faible variation de
température. Cela joue un rôle crucial dans la régulation thermique. * Densité
anormale : L'eau liquide est plus dense que la glace (densité maximale à 4 °C). C'est
pourquoi la glace flotte sur l'eau. * Excellent solvant : Grâce à sa polarité, l'eau est un
excellent solvant pour de nombreuses substances ioniques et polaires (hydrophiles).

Propriétés chimiques : * Amphotère : L'eau peut agir à la fois comme un acide


(donneur de proton) et comme une base (accepteur de proton) selon la théorie de
Brønsted-Lowry. Elle peut s'autoprotolyser (2H₂O ⇌ H₃O⁺ + OH⁻). * Réactivité : L'eau
participe à de nombreuses réactions chimiques, notamment l'hydrolyse, l'hydratation,
et est un réactif ou un produit dans de nombreuses réactions acido-basiques et redox.
* Formation d'hydrates : L'eau peut former des hydrates avec de nombreux sels, où
les molécules d'eau sont incorporées dans la structure cristalline. * Faible
conductivité électrique : L'eau pure est un mauvais conducteur d'électricité, mais sa
conductivité augmente considérablement en présence d'ions dissous.

15. Pour chaque proposition suivante, indiquer si elle est vraie ou fausse :

15.a) Cl₂(g) est un constituant physico-chimique.

Vrai. Cl₂(g) représente le dichlore à l'état gazeux. C'est une espèce chimique
(dichlore) dans un état physique défini (gazeux), ce qui correspond à la définition
d'une espèce physico-chimique.

15.b) MnO₂ est un corps simple.

Faux. MnO₂ est le dioxyde de manganèse. C'est un composé chimique car il est
constitué de deux éléments chimiques différents (Manganèse et Oxygène). Un
corps simple est constitué d'un seul type d'élément chimique (ex: O₂, Fe).

15.c) Deux liquides forment une seule phase lorsqu’ils sont parfaitement
miscibles.

Vrai. Si deux liquides sont parfaitement miscibles, ils se mélangent intimement


pour former un mélange homogène, c'est-à-dire une seule phase liquide.

15.d) 2SO₂(g) + O₂(g) → 2SO₃(g) est une transformation physique.

Faux. Il s'agit d'une transformation chimique car les réactifs (SO₂ et O₂) sont
transformés en une nouvelle substance (SO₃) avec des liaisons chimiques
différentes. Une transformation physique ne change pas la nature des substances
(ex: changement d'état).

15.e) ¹H → ⁴He + 2⁰e⁺ + 2γ est une transformation nucléaire.

Vrai. Cette équation représente la fusion de l'hydrogène en hélium, avec


émission de positrons et de rayons gamma. Il s'agit d'une transformation qui
modifie les noyaux atomiques, c'est donc une transformation nucléaire.

15.f) Hg²⁺(aq) + Hg(l) → Hg₂²⁺(aq) est une transformation chimique.

Vrai. Cette réaction implique un changement dans l'état d'oxydation du mercure


et la formation d'une nouvelle espèce ionique (dimère de mercure). Il s'agit bien
d'une transformation chimique.

15.g) CO₂(s) → CO₂(g) est une transformation physique.


Vrai. Il s'agit de la sublimation du dioxyde de carbone solide (glace sèche) en
dioxyde de carbone gazeux. La nature chimique de la substance (CO₂) ne change
pas, seul son état physique est modifié. C'est donc une transformation physique.

15.h) C(graphite) → C(diamant) est une transformation chimique.

Faux. Bien que le graphite et le diamant soient des allotropes du carbone avec
des structures cristallines différentes, ils sont tous deux constitués uniquement
d'atomes de carbone. Il s'agit d'une transformation allotropique, qui est une
forme de transformation physique (changement de structure cristalline sans
changement de composition chimique).

15.i) La constante d’équilibre thermodynamique associée à une réaction ne


dépend que des conditions initiales. Le quotient réactionnel associé à une
réaction dépend uniquement de la température.

Faux.
La constante d’équilibre thermodynamique (K°) d’une réaction ne
dépend pas des conditions initiales, mais uniquement de la température
et de la nature de la réaction. Elle est une mesure de la position de
l’équilibre à une température donnée.

Le quotient réactionnel (Q_r) dépend des concentrations ou pressions


partielles des espèces à un instant donné, et donc des conditions initiales
et de l’avancement de la réaction. Il ne dépend pas uniquement de la
température; il dépend des valeurs instantanées des activités des réactifs
et des produits.

Exercice 0.1: Fractions molaire et massique

Énoncé : En considérant que l’air n’est constitué que de dioxygène (O₂) et de


diazote (N₂), déterminer, à 0°C sous 101.3kPa, les fractions molaires, puis les fractions
massiques de ces deux gaz dans l’air. À 0°C sous 101.3kPa, la masse volumique de
l’air sera prise égale à 1.29gL⁻¹.

Solution :

On considère l'air comme un mélange idéal de gaz parfaits. La masse volumique de


l'air est ρ_air = 1.29 g/L à 0°C (273.15 K) et P = 101.3 kPa.
Nous allons d'abord déterminer la masse molaire moyenne de l'air (M_air) en utilisant
la loi des gaz parfaits. Pour 1 litre d'air :

P * V = n_air * R * T

Où : * P = 101.3 kPa = 101300 Pa * V = 1 L = 0.001 m³ * R = 8.314 J/(mol·K) (constante


des gaz parfaits) * T = 0°C = 273.15 K

Calculons la quantité de matière d'air (n_air) dans 1 L : n_air = (P * V) / (R * T) = (101300


Pa * 0.001 m³) / (8.314 J/(mol·K) * 273.15 K)

n_air = 0.0446 mol

La masse d'un litre d'air est m_air = ρ_air * V = 1.29 g/L * 1 L = 1.29 g.

La masse molaire moyenne de l'air (M_air) est : M_air = m_air / n_air = 1.29 g / 0.0446
mol

M_air = 28.92 g/mol

Masses molaires : M(O₂) = 2 * 16 = 32 g/mol, M(N₂) = 2 * 14 = 28 g/mol.

Soit x_O₂ la fraction molaire de O₂ et x_N₂ la fraction molaire de N₂. Nous avons : 1.
x_O₂ + x_N₂ = 1 2. M_air = x_O₂ * M_O₂ + x_N₂ * M_N₂

Substituons la première équation dans la seconde : M_air = x_O₂ * M_O₂ + (1 - x_O₂) *


M_N₂ M_air = x_O₂ * M_O₂ + M_N₂ - x_O₂ * M_N₂ M_air - M_N₂ = x_O₂ * (M_O₂ - M_N₂)
x_O₂ = (M_air - M_N₂) / (M_O₂ - M_N₂)

x_O₂ = (28.92 - 28) / (32 - 28) x_O₂ = 0.92 / 4

x_O₂ = 0.23

Alors, x_N₂ = 1 - x_O₂ = 1 - 0.23 = 0.77

Fractions molaires : * Fraction molaire de O₂ (x_O₂) = 0.23 * Fraction molaire de N₂


(x_N₂) = 0.77

Maintenant, calculons les fractions massiques (w_i). La fraction massique de l'espèce i


est donnée par : w_i = (x_i * M_i) / M_air

Fraction massique de O₂ (w_O₂) : w_O₂ = (0.23 * 32) / 28.92

w_O₂ = 0.254
Fraction massique de N₂ (w_N₂) : w_N₂ = (0.77 * 28) / 28.92

w_N₂ = 0.746

Fractions massiques : * Fraction massique de O₂ (w_O₂) = 0.254 * Fraction massique


de N₂ (w_N₂) = 0.746

Vérification : 0.254 + 0.746 = 1.000

Exercice 0.2: Équilibre d’estérification – Acide propanoïque et alcool


propylique

Énoncé : Soit l’équilibre homogène en phase liquide à une température T :


C₂H₅COOH + C₃H₇OH ⇌ C₂H₅COOC₃H₇ + H₂O On part d’un mélange de 2 moles
d’alcool et de 3 moles d’acide. À l’équilibre, 78% de l’alcool a été estérifié.

1. Déterminer la constante d’équilibre K associée à cette réaction.

Solution :

La réaction est : Acide propanoïque (A) + Alcool propylique (B) ⇌ Propanoate de


propyle (E) + Eau (W)

Tableau d'avancement :

Espèce État initial (mol) Variation (mol) État d'équilibre (mol)

A 3 -ξ_eq 3 - ξ_eq

B 2 -ξ_eq 2 - ξ_eq

E 0 +ξ_eq ξ_eq

W 0 +ξ_eq ξ_eq

On nous dit que 78% de l'alcool a été estérifié à l'équilibre. L'alcool est le réactif
limitant potentiel car il y a moins de moles initialement (2 mol) que d'acide (3 mol) et
les coefficients stœchiométriques sont de 1 pour 1.

Quantité d'alcool consommée = 0.78 * n_B(initial) = 0.78 * 2 mol = 1.56 mol

Donc, l'avancement à l'équilibre ξ_eq = 1.56 mol.


Calcul des quantités de matière à l'équilibre : * n_A(eq) = 3 - 1.56 = 1.44 mol * n_B(eq) =
2 - 1.56 = 0.44 mol * n_E(eq) = 1.56 mol * n_W(eq) = 1.56 mol

La constante d'équilibre K pour cette réaction en phase liquide est donnée par les
concentrations (ou quantités de matière si le volume est constant et s'annule) :

K = ([E] * [W]) / ([A] * [B]) = (n_E * n_W) / (n_A * n_B) (car le volume V se simplifie)

K = (1.56 * 1.56) / (1.44 * 0.44)

K = 3.84

2. Calculer les pourcentages d’acide estérifié si l’on utilise :

— 2 moles d’alcool pour 2 moles d’acide;

Initialement : n_A = 2 mol, n_B = 2 mol

Tableau d'avancement :

Espèce État initial (mol) Variation (mol) État d'équilibre (mol)

A 2 -ξ_eq 2 - ξ_eq

B 2 -ξ_eq 2 - ξ_eq

E 0 +ξ_eq ξ_eq

W 0 +ξ_eq ξ_eq

K = (ξ_eq * ξ_eq) / ((2 - ξ_eq) * (2 - ξ_eq)) K = (ξ_eq / (2 - ξ_eq))² √K = ξ_eq / (2 - ξ_eq)


√3.84 = ξ_eq / (2 - ξ_eq) 1.96 = ξ_eq / (2 - ξ_eq) 1.96 * (2 - ξ_eq) = ξ_eq 3.92 - 1.96 *
ξ_eq = ξ_eq 3.92 = 2.96 * ξ_eq ξ_eq = 3.92 / 2.96

ξ_eq = 1.324 mol

Pourcentage d’acide estérifié = (ξ_eq / n_A(initial)) * 100 = (1.324 / 2) * 100 = 66.2%

— 10 moles d’alcool pour 2 moles d’acide.

Initialement : n_A = 2 mol, n_B = 10 mol

Tableau d'avancement :
Espèce État initial (mol) Variation (mol) État d'équilibre (mol)

A 2 -ξ_eq 2 - ξ_eq

B 10 -ξ_eq 10 - ξ_eq

E 0 +ξ_eq ξ_eq

W 0 +ξ_eq ξ_eq

K = (ξ_eq * ξ_eq) / ((2 - ξ_eq) * (10 - ξ_eq)) 3.84 = ξ_eq² / (20 - 2ξ_eq - 10ξ_eq + ξ_eq²)
3.84 = ξ_eq² / (20 - 12ξ_eq + ξ_eq²) 3.84 * (20 - 12ξ_eq + ξ_eq²) = ξ_eq² 76.8 - 46.08ξ_eq
+ 3.84ξ_eq² = ξ_eq² 2.84ξ_eq² - 46.08ξ_eq + 76.8 = 0

Résolvons cette équation quadratique (ax² + bx + c = 0) pour ξ_eq : a = 2.84, b = -46.08,


c = 76.8

Δ = b² - 4ac = (-46.08)² - 4 * 2.84 * 76.8

Δ = 1250.9184 √Δ = 35.368

ξ_eq = (46.08 ± 35.368) / (2 * 2.84) ξ_eq1 = (46.08 - 35.368) / 5.68 = 10.712 / 5.68 = 1.886
ξ_eq2 = (46.08 + 35.368) / 5.68 = 81.448 / 5.68 = 14.339

Since ξ_eq cannot be greater than the initial moles of the limiting reactant (2 mol of
acid), we choose ξ_eq = 1.886 mol.

Pourcentage d’acide estérifié = (ξ_eq / n_A(initial)) * 100 = (1.886 / 2) * 100 = 94.3%

3. Quelle quantité d’alcool doit-on ajouter à 2 moles d’acide pour que celui-ci
soit estérifié à 99%?

Soit n_B(initial) la quantité d'alcool à ajouter. n_A(initial) = 2 mol.

Si l'acide est estérifié à 99%, alors ξ_eq = 0.99 * n_A(initial) = 0.99 * 2 = 1.98 mol.

Tableau d'avancement :
Espèce État initial (mol) Variation (mol) État d'équilibre (mol)

A 2 -1.98 2 - 1.98 = 0.02

B n_B(initial) -1.98 n_B(initial) - 1.98

E 0 +1.98 1.98

W 0 +1.98 1.98

K = (n_E * n_W) / (n_A * n_B) 3.84 = (1.98 * 1.98) / (0.02 * (n_B(initial) - 1.98)) 3.84 * 0.02
* (n_B(initial) - 1.98) = 1.98 * 1.98 0.0768 * (n_B(initial) - 1.98) = 3.9204 n_B(initial) - 1.98
= 3.9204 / 0.0768

n_B(initial) - 1.98 = 51.046875 n_B(initial) = 51.046875 + 1.98

n_B(initial) = 53.03 mol

Il faut ajouter 53.03 moles d’alcool à 2 moles d’acide pour que celui-ci soit estérifié
à 99%.

4. Proposer une autre méthode permettant d’augmenter ce pourcentage à


l’échelle du laboratoire.

Pour augmenter le pourcentage d’estérification (le rendement de la réaction), on


peut appliquer le principe de Le Châtelier :

Élimination de l’eau (produit) : L’estérification est une réaction équilibrée.


En éliminant l’eau formée au fur et à mesure de la réaction (par distillation
azéotropique avec un solvant comme le toluène, ou par l’utilisation d’un
agent déshydratant), l’équilibre est déplacé vers la droite, favorisant la
formation de l’ester et augmentant le rendement.

Utilisation d’un catalyseur : L’ajout d’un catalyseur (généralement un


acide fort comme H₂SO₄) augmente la vitesse de la réaction dans les deux sens,
permettant d’atteindre l’équilibre plus rapidement, mais ne modifie pas la
constante d’équilibre ni le rendement final à l’équilibre. Cependant, en
pratique, cela permet d’obtenir le rendement maximal en un temps
raisonnable.

Augmentation de la température : Si la réaction est endothermique, une


augmentation de la température peut déplacer l’équilibre vers la formation des
produits. Cependant, l’estérification est souvent légèrement exothermique ou
athermique, donc l’effet de la température sur l’équilibre n’est pas toujours
favorable, mais elle augmente la vitesse de réaction.

La méthode la plus couramment utilisée pour augmenter le rendement d'une


estérification est l'élimination de l'eau formée. L'ajout d'un catalyseur permet
d'accélérer la réaction mais ne modifie pas le rendement à l'équilibre.

Exercice 0.3: Équilibre acido-basique – Acide méthanoïque

Énoncé : On considère une solution aqueuse d’acide méthanoïque de concentration


C = 1,0×10⁻¹ molL⁻¹. Cette solution est le siège de la réaction d’équation :
HCOOH(aq) + H₂O(l) ⇌ HCOO⁻(aq) + H₃O⁺(aq) La constante d’acidité associée à cette
réaction est K° = 10⁻³⁸ à 25°C.

1. Dresser le tableau d’avancement de la réaction.

Solution :

La réaction est : HCOOH(aq) + H₂O(l) ⇌ HCOO⁻(aq) + H₃O⁺(aq)

Espèce État initial (mol) Variation (mol) État d’équilibre (mol)

HCOOH C*V -ξ_eq C * V - ξ_eq

H₂O Solvant - Solvant

HCOO⁻ 0 +ξ_eq ξ_eq

H₃O⁺ 0 +ξ_eq ξ_eq

En termes de concentrations, si V est le volume de la solution :

Espèce État initial (mol/L) Variation (mol/L) État d’équilibre (mol/L)

HCOOH C -x C-x

H₂O Solvant - Solvant

HCOO⁻ 0 +x x

H₃O⁺ 0 +x x

Où x = ξ_eq / V est l'avancement volumique ou la concentration en H₃O⁺ à l'équilibre.


2. Déterminer la composition du système à l’équilibre.

La constante d’acidité K° est donnée par : K° = ([HCOO⁻] * [H₃O⁺]) / [HCOOH]

À l'équilibre, nous avons : [HCOO⁻] = x [H₃O⁺] = x [HCOOH] = C - x

Donc, K° = x² / (C - x)

Nous avons C = 1.0 × 10⁻¹ mol/L et K° = 10⁻³⁸.

10⁻³⁸ = x² / (0.1 - x)

x² = 10⁻³⁸ * (0.1 - x) x² = 0.1 * 10⁻³⁸ - x * 10⁻³⁸ x² + x * 10⁻³⁸ - 0.1 * 10⁻³⁸ = 0

C'est une équation quadratique de la forme ax² + bx + c = 0, avec a = 1, b = 10⁻³⁸, c = -0.1


* 10⁻³⁸.

Comme K° est très petit (10⁻³⁸), on peut faire l'approximation que x << C, donc C - x ≈
C.

Alors, K° ≈ x² / C x² ≈ K° * C x² ≈ 10⁻³⁸ * 0.1 x² ≈ 10⁻⁴⁸ x ≈ √(10⁻⁴⁸) x ≈ 10⁻²⁴ mol/L

Cette valeur de x est très petite par rapport à C (0.1 mol/L), donc l'approximation est
valide.

Composition du système à l’équilibre :

[H₃O⁺] = x = 10⁻²⁴ mol/L

[HCOO⁻] = x = 10⁻²⁴ mol/L

[HCOOH] = C - x ≈ C = 0.1 mol/L

[H₂O] ≈ constante (solvant)

Le pH de la solution est : pH = -log[H₃O⁺] = -log(10⁻²⁴) = 24.

Note : Il semble y avoir une erreur dans la valeur de K° fournie dans l'énoncé (10⁻³⁸).
Une constante d'acidité pour l'acide méthanoïque est généralement de l'ordre de 10⁻⁴
(pKa ≈ 3.75). Si K° était 10⁻³⁸, cela signifierait que l'acide méthanoïque est un acide
extrêmement faible, presque non dissocié, ce qui n'est pas le cas. En supposant que K°
= 10⁻³⁸ est une erreur de frappe et que la valeur correcte est 10⁻³⁸, le calcul ci-dessus
est correct. Si la valeur était 10⁻³⁸, le pH serait 24, ce qui est chimiquement irréaliste
pour une solution aqueuse. Je vais procéder avec la valeur donnée, mais il est
important de noter cette incohérence.
Si on utilise la valeur correcte de K° pour l'acide méthanoïque, qui est d'environ 1.78 ×
10⁻⁴ (soit 10⁻³⁷⁵) :

K° = x² / (C - x) 1.78 × 10⁻⁴ = x² / (0.1 - x) x² + 1.78 × 10⁻⁴ x - 1.78 × 10⁻⁵ = 0

Résolvons cette équation quadratique : Δ = b² - 4ac = (1.78 × 10⁻⁴)² - 4 * 1 * (-1.78 ×


10⁻⁵) Δ = 3.1684 × 10⁻⁸ + 7.12 × 10⁻⁵ ≈ 7.12 × 10⁻⁵ √Δ ≈ 0.008438

x = (-b ± √Δ) / 2a x = (-1.78 × 10⁻⁴ ± 0.008438) / 2

Comme x doit être positif : x = (-1.78 × 10⁻⁴ + 0.008438) / 2 x = 0.00826 / 2 x = 0.00413


mol/L

Composition du système à l’équilibre (avec K° = 1.78 × 10⁻⁴) :

[H₃O⁺] = x = 0.00413 mol/L

[HCOO⁻] = x = 0.00413 mol/L

[HCOOH] = C - x = 0.1 - 0.00413 = 0.09587 mol/L

pH = -log(0.00413) ≈ 2.38

Je vais utiliser la valeur de K° = 10⁻³⁸ comme indiqué dans l'énoncé, mais je souligne
l'anomalie. Si l'utilisateur souhaite que je refasse le calcul avec une valeur plus
réaliste, il devra me le préciser. Pour l'instant, je m'en tiens à l'énoncé.

Exercice 0.4: Réaction entre le fer Fe et le dioxygène O₂

Énoncé : On considère la réaction entre le fer Fe et le dioxygène O₂, il se forme du


dioxyde de fer de formule Fe₃O₄. On fait réagir 223,2 g de fer et 128 g de O₂. On donne :
M(Fe)=55,8 g/mol M(O)=16 g/mol.

1. Ecrire l’équation de la réaction.

Solution :

La réaction est entre le fer (Fe) et le dioxygène (O₂) pour former de l'oxyde de fer
(Fe₃O₄).

Fe + O₂ → Fe₃O₄

Pour équilibrer l'équation : * Équilibrer le fer : 3Fe + O₂ → Fe₃O₄ * Équilibrer l'oxygène :


3Fe + 2O₂ → Fe₃O₄ (Ceci n'est pas correct, car il y a 4 atomes d'oxygène dans Fe₃O₄ et 4
atomes d'oxygène dans 2O₂. Donc, il faut 4 atomes d'oxygène à droite, ce qui signifie 2
molécules de O₂ à gauche. Mais il faut 3 atomes de fer à droite, donc 3 atomes de fer à
gauche. Donc, l'équation est 3Fe + 2O₂ → Fe₃O₄. Vérifions les atomes: Fe: 3 à gauche, 3
à droite. O: 4 à gauche, 4 à droite. L'équation est équilibrée.)

L'équation équilibrée est : 3Fe(s) + 2O₂(g) → Fe₃O₄(s)

2. Déterminer les quantités de matière initiales des réactifs.

Données : m(Fe) = 223.2 g, m(O₂) = 128 g M(Fe) = 55.8 g/mol, M(O) = 16 g/mol => M(O₂) =
2 * 16 = 32 g/mol

Quantité de matière initiale de Fe : n_Fe(initial) = m(Fe) / M(Fe) n_Fe(initial) = 223.2 g /


55.8 g/mol

n_Fe(initial) = 4.0 mol

Quantité de matière initiale de O₂ : n_O₂(initial) = m(O₂) / M(O₂) n_O₂(initial) = 128 g /


32 g/mol

n_O₂(initial) = 4.0 mol

3. Faire le tableau d’avancement de la réaction.

Réaction : 3Fe(s) + 2O₂(g) → Fe₃O₄(s)

Espèce État initial (mol) Variation (mol) État final (mol)

Fe 4.0 -3ξ 4.0 - 3ξ

O₂ 4.0 -2ξ 4.0 - 2ξ

Fe₃O₄ 0 +ξ ξ

4. Déterminer xmax et le réactif limitant.

Pour déterminer le réactif limitant, on calcule l’avancement maximal pour chaque


réactif :

Si Fe est le réactif limitant : 4.0 - 3ξ_max = 0 => ξ_max = 4.0 / 3 = 1.33 mol

Si O₂ est le réactif limitant : 4.0 - 2ξ_max = 0 => ξ_max = 4.0 / 2 = 2.00 mol
Le réactif limitant est celui qui donne la plus petite valeur de ξ_max. Donc, Fe est le
réactif limitant et ξ_max = 1.33 mol.

5. Faire le bilan de matière à la fin de la réaction.

À la fin de la réaction (ξ = ξ_max = 1.33 mol) :

n_Fe(final) = 4.0 - 3 * 1.33 = 4.0 - 3.99 = 0.01 mol (pratiquement 0, dû à l'arrondi)

n_O₂(final) = 4.0 - 2 * 1.33 = 4.0 - 2.66 = 1.34 mol

n_Fe₃O₄(final) = 1.33 mol

Bilan de matière à la fin de la réaction : * Fe : 0.01 mol * O₂ : 1.34 mol * Fe₃O₄ : 1.33
mol

6. Calculer la masse du dioxygène restante et celle d’oxyde de fer formée.

Masse de dioxygène restante : m_O₂(restant) = n_O₂(final) * M(O₂) m_O₂(restant) =


1.34 mol * 32 g/mol

m_O₂(restant) = 42.88 g

Masse d’oxyde de fer formée : m_Fe₃O₄(formée) = n_Fe₃O₄(final) * M(Fe₃O₄)


M(Fe₃O₄) = 3 * M(Fe) + 4 * M(O) = 3 * 55.8 + 4 * 16 = 167.4 + 64 = 231.4 g/mol
m_Fe₃O₄(formée) = 1.33 mol * 231.4 g/mol

m_Fe₃O₄(formée) = 307.76 g

7. Est –on dans les proportions stœchiométriques? Justifier.

Pour être dans les proportions stœchiométriques, le rapport des quantités de matière
initiales divisé par les coefficients stœchiométriques doit être égal pour tous les
réactifs.

n_Fe(initial) / 3 = 4.0 / 3 = 1.33 n_O₂(initial) / 2 = 4.0 / 2 = 2.00

Comme 1.33 ≠ 2.00, le système n'est pas dans les proportions stœchiométriques. Le
fer est le réactif limitant car il est consommé en premier.
Exercice 0.5: Réaction entre le diiode I₂(aq) et les ions thiosulfate
S₂O₃²⁻(aq)

Énoncé : Le diiode I₂(aq) réagit avec des ions thiosulfate S₂O₃²⁻(aq) pour former des
ions iodures I⁻(aq) et des ions tétrathionate S₄O₆²⁻(aq) selon l’équation : I₂(aq) +
2S₂O₃²⁻(aq) → 2I⁻(aq) + S₄O₆²⁻(aq) La seule espèce colorée est le diiode I₂(aq).
Initialement le système chimique contient 3,0 mol de diiode et 5,0 mol d’ions
thiosulfate.

1. Construire le tableau d’avancement de la réaction.

Solution :

Réaction : I₂(aq) + 2S₂O₃²⁻(aq) → 2I⁻(aq) + S₄O₆²⁻(aq)

Espèce État initial (mol) Variation (mol) État final (mol)

I₂ 3.0 -ξ 3.0 - ξ

S₂O₃²⁻ 5.0 -2ξ 5.0 - 2ξ

I⁻ 0 +2ξ 2ξ

S₄O₆²⁻ 0 +ξ ξ

2. Déterminer le réactif limitant et la valeur de l’avancement maximal xmax.

Pour déterminer le réactif limitant, on calcule l’avancement maximal pour chaque


réactif :

Si I₂ est le réactif limitant : 3.0 - ξ_max = 0 => ξ_max = 3.0 mol

Si S₂O₃²⁻ est le réactif limitant : 5.0 - 2ξ_max = 0 => ξ_max = 5.0 / 2 = 2.5 mol

Le réactif limitant est celui qui donne la plus petite valeur de ξ_max. Donc, S₂O₃²⁻ est
le réactif limitant et ξ_max = 2.5 mol.

3. Quelle sera la composition du système à l’état final?

À l’état final (ξ = ξ_max = 2.5 mol) :

n_I₂(final) = 3.0 - 2.5 = 0.5 mol

n_S₂O₃²⁻(final) = 5.0 - 2 * 2.5 = 5.0 - 5.0 = 0 mol


n_I⁻(final) = 2 * 2.5 = 5.0 mol

n_S₄O₆²⁻(final) = 2.5 mol

Composition du système à l’état final : * I₂ : 0.5 mol * S₂O₃²⁻ : 0 mol * I⁻ : 5.0 mol *
S₄O₆²⁻ : 2.5 mol

4. Le mélange final sera-t-il coloré? Justifier.

Oui, le mélange final sera coloré. La seule espèce colorée est le diiode I₂(aq). Comme il
reste 0.5 mol de I₂ à la fin de la réaction, la solution restera colorée (jaune-brun).

5. Calculer la concentration finale en ions I⁻(aq) dans le mélange si le volume total


à la fin de la réaction est de 50 mL.

Volume total V = 50 mL = 0.050 L Quantité de matière finale en ions I⁻ : n_I⁻(final) = 5.0


mol

Concentration finale en ions I⁻ : [I⁻] = n_I⁻(final) / V [I⁻] = 5.0 mol / 0.050 L

[I⁻] = 100 mol/L

Exercice 0.6: Équilibre de Deacon – Influence de la température sur le


sens d’évolution

Énoncé : On considère la réaction suivante (équilibre de Deacon), en phase gazeuse :


4HCl(g) + O₂(g) ⇌ 2H₂O(g) + 2Cl₂(g) La constante d’équilibre K° dépend de la
température T (en Kelvin), selon la relation : lnK° = -13880/T - 15.7 Un mélange initial
contient : n₁ = 1 mol (HCl), n₂ = 1 mol (O₂), n₃ = 0.5 mol (H₂O), n₄ = 0.5 mol (Cl₂) Le tout
est placé dans un réacteur à pression totale constante P_tot = 1 bar, et température T₁
= 800 K.

1. Écrire l’expression du quotient de réaction initial Q_r,i, puis calculer sa valeur.

Solution :

La réaction est : 4HCl(g) + O₂(g) ⇌ 2H₂O(g) + 2Cl₂(g)

L'expression du quotient de réaction Q_r est donnée par : Q_r = (a(H₂O)² * a(Cl₂)²) /
(a(HCl)⁴ * a(O₂))

Pour les gaz, l'activité a_i est approximée par P_i / P°, où P_i est la pression partielle
du gaz et P° est la pression standard (1 bar).
Q_r = ((P(H₂O)/P°)² * (P(Cl₂)/P°)²) / ((P(HCl)/P°)⁴ * (P(O₂)/P°)) Q_r = (P(H₂O)² * P(Cl₂)²) /
(P(HCl)⁴ * P(O₂)) * (P°⁻¹)⁽²⁺²⁻⁴⁻¹⁾ = (P(H₂O)² * P(Cl₂)²) / (P(HCl)⁴ * P(O₂)) * P°

Les pressions partielles peuvent être exprimées en fonction des fractions molaires (x_i)
et de la pression totale (P_tot) : P_i = x_i * P_tot.

Q_r = ((x(H₂O) * P_tot)² * (x(Cl₂) * P_tot)²) / ((x(HCl) * P_tot)⁴ * (x(O₂) * P_tot)) * P° Q_r =
(x(H₂O)² * x(Cl₂)²) / (x(HCl)⁴ * x(O₂)) * (P_tot)⁽²⁺²⁻⁴⁻¹⁾ * P° Q_r = (x(H₂O)² * x(Cl₂)²) /
(x(HCl)⁴ * x(O₂)) * (P_tot)⁻¹ * P°

Calculons les quantités de matière initiales : n(HCl) = 1 mol n(O₂) = 1 mol n(H₂O) = 0.5
mol n(Cl₂) = 0.5 mol

Quantité de matière totale initiale : n_tot,i = 1 + 1 + 0.5 + 0.5 = 3 mol

Fractions molaires initiales : x(HCl) = 1/3 x(O₂) = 1/3 x(H₂O) = 0.5/3 = 1/6 x(Cl₂) = 0.5/3 =
1/6

P_tot = 1 bar, P° = 1 bar

Q_r,i = ((1/6)² * (1/6)²) / ((1/3)⁴ * (1/3)) * (1 bar)⁻¹ * (1 bar) Q_r,i = (1/36 * 1/36) / (1/81 *
1/3) Q_r,i = (1/1296) / (1/243) Q_r,i = 243 / 1296

Q_r,i = 0.1875

2. En déduire le sens d’évolution spontané du système à la température T₁ = 800


K.

Calculons la constante d’équilibre K° à T₁ = 800 K : lnK° = -13880/T - 15.7 lnK° =


-13880/800 - 15.7 lnK° = -17.35 - 15.7 lnK° = -33.05 K° = e^(-33.05)

K°(800K) = 4.43 × 10⁻¹⁵

Comparons Q_r,i et K°(800K) : Q_r,i = 0.1875 K°(800K) = 4.43 × 10⁻¹⁵

Puisque Q_r,i > K°(800K), le système va évoluer dans le sens inverse (de droite à
gauche) pour atteindre l’équilibre.

3. Déterminer le sens d’évolution du système à T₂ = 1260 K, et conclure.

Calculons la constante d’équilibre K° à T₂ = 1260 K : lnK° = -13880/T - 15.7 lnK° =


-13880/1260 - 15.7 lnK° = -11.01587 - 15.7 lnK° = -26.71587 K° = e^(-26.71587)
K°(1260K) = 2.50 × 10⁻¹²

Comparons Q_r,i et K°(1260K) : Q_r,i = 0.1875 K°(1260K) = 2.50 × 10⁻¹²

Puisque Q_r,i > K°(1260K), le système va évoluer dans le sens inverse (de droite à
gauche) pour atteindre l’équilibre.

Conclusion : Dans les deux cas (T₁ = 800 K et T₂ = 1260 K), le système évolue dans le
sens inverse. Cependant, la valeur de K° est plus grande à 1260 K qu'à 800 K. Cela
signifie que l'équilibre est plus déplacé vers les produits (H₂O et Cl₂) à 1260 K qu'à 800
K. Bien que le système initial évolue dans le sens inverse dans les deux cas, la
température plus élevée favorise la formation des produits.

4. Parmi ces deux températures, laquelle doit-on privilégier pour optimiser la


formation de Cl₂(g)?

Pour optimiser la formation de Cl₂(g), il faut privilégier la température à laquelle la


constante d’équilibre K° est la plus élevée, car une K° plus grande signifie que
l’équilibre est davantage déplacé vers les produits.

Nous avons calculé : K°(800K) = 4.43 × 10⁻¹⁵ K°(1260K) = 2.50 × 10⁻¹²

Puisque K°(1260K) > K°(800K), la température de 1260 K doit être privilégiée pour
optimiser la formation de Cl₂(g).

Exercice 0.7: Polarité de la molécule d’eau et dissolution d’un


solide ionique

Énoncé : 1. Expliquer pourquoi la molécule d’eau est polaire. (Faire un schéma


représentant la géométrie de la molécule.) 2. Définir les termes ionisant et dispersant,
et citer les grandeurs physiques qui leur sont associées. 3. Schématiser les vecteurs
des moments dipolaires des liaisons O–H dans la molécule d’eau. 4. Calculer le
pourcentage de caractère ionique δ de la liaison O–H. Conclure. 5. En déduire la charge
partielle portée par chaque atome de la liaison O–H. 6. Exprimer le moment dipolaire
de la molécule d’eau en fonction de µ_OH et de l’angle α, puis calculer sa valeur. 7.
Quelles sont les trois étapes qui interviennent lors de la dissolution d’un composé
ionique solide dans l’eau (on pourra raisonner sur le chlorure de sodium NaCl(s)).
Faire un schéma illustrant l’organisation des molécules d’eau autour des ions à
chaque étape.
Données : — Moment dipolaire d’une liaison O–H : µ_OH = 1,51 D — Angle de la
molécule d’eau : α = 104,5° — Longueur de la liaison O–H : d = 96 pm (1 pm = 10⁻¹² m)

Solution :

1. Expliquer pourquoi la molécule d’eau est polaire. (Faire un schéma


représentant la géométrie de la molécule.)

La molécule d’eau (H₂O) est polaire pour deux raisons principales :

Différence d’électronégativité : L’oxygène est beaucoup plus électronégatif


que l’hydrogène. Cela signifie que l’oxygène attire plus fortement les
électrons des liaisons O-H vers lui, créant des charges partielles négatives (δ⁻) sur
l’oxygène et des charges partielles positives (δ⁺) sur les hydrogènes.

Géométrie coudée (non linéaire) : La molécule d’eau a une géométrie coudée


due à la présence de deux doublets non liants sur l’atome d’oxygène, qui
repoussent les liaisons O-H. Cette géométrie asymétrique empêche les moments
dipolaires des deux liaisons O-H de s’annuler mutuellement. Au lieu de cela, ils
s’additionnent pour donner un moment dipolaire net non nul pour la molécule
entière.

Schéma de la molécule d’eau :

2. Définir les termes ionisant et dispersant, et citer les grandeurs physiques qui
leur sont associées.

Pouvoir ionisant : Le pouvoir ionisant d’un solvant est sa capacité à séparer les
ions d’un composé ionique (par exemple, un sel) et à les maintenir en solution.
Il est directement lié à la constante diélectrique (ε_r) du solvant. Un solvant
avec une constante diélectrique élevée a un fort pouvoir ionisant, car il peut
réduire efficacement les forces d’attraction électrostatiques entre les ions,
facilitant ainsi leur séparation. L’eau a une constante diélectrique très élevée
(environ 80 à 25°C), ce qui en fait un excellent solvant ionisant.

Pouvoir dispersant (ou solvatant) : Le pouvoir dispersant d’un solvant est sa


capacité à entourer et à stabiliser les ions ou les molécules de soluté une fois
qu’ils sont séparés. Ce pouvoir est lié à la polarité du solvant et à sa capacité à
former des liaisons avec le soluté (par exemple, des liaisons hydrogène ou des
interactions dipôle-dipôle). Le pouvoir dispersant est souvent caractérisé par le
moment dipolaire (µ) du solvant. L’eau, étant une molécule très polaire avec
un moment dipolaire élevé, a un fort pouvoir dispersant, formant des couches de
solvatation autour des ions.

3. Schématiser les vecteurs des moments dipolaires des liaisons O–H dans la
molécule d’eau.

(Schéma illustrant les vecteurs des moments dipolaires des liaisons O-H et le moment
dipolaire net de la molécule d'eau, orienté le long de la bissectrice de l'angle H-O-H,
pointant vers l'oxygène.)

Les vecteurs des moments dipolaires des liaisons O-H pointent de l’atome
d’hydrogène (partiellement positif) vers l’atome d’oxygène (partiellement
négatif). En raison de la géométrie coudée de la molécule, ces deux vecteurs ne
s’annulent pas et leur somme vectorielle donne un moment dipolaire net pour la
molécule d’eau, orienté le long de la bissectrice de l’angle H-O-H, pointant vers
l’oxygène.

4. Calculer le pourcentage de caractère ionique δ de la liaison O–H. Conclure.

Le moment dipolaire d’une liaison est donné par µ = q * d, où q est la charge et d est
la distance.

Le moment dipolaire d’une liaison O-H est µ_OH = 1.51 D (Debye). La longueur de la
liaison O-H est d = 96 pm = 96 × 10⁻¹² m.

Convertissons µ_OH en C·m : 1 D = 3.33564 × 10⁻³⁰ C·m µ_OH = 1.51 D * (3.33564 ×


10⁻³⁰ C·m / D) = 5.036 × 10⁻³⁰ C·m

La charge d’un électron (charge élémentaire) est e = 1.602 × 10⁻¹⁹ C.

Si la liaison était 100% ionique, la charge q serait égale à e. Le moment dipolaire


théorique pour une liaison 100% ionique serait : µ_ionique = e * d = (1.602 × 10⁻¹⁹ C) *
(96 × 10⁻¹² m) = 1.53792 × 10⁻²⁹ C·m

Le pourcentage de caractère ionique δ est : δ = (µ_expérimental / µ_ionique) * 100 δ =


(5.036 × 10⁻³⁰ C·m / 1.53792 × 10⁻²⁹ C·m) * 100

δ = 32.75%

Conclusion : La liaison O-H a un caractère ionique d’environ 32.75%. Cela signifie


qu’elle est fortement polarisée, mais pas entièrement ionique. Le reste (environ
67.25%) est de caractère covalent. Cette forte polarité est essentielle pour les
propriétés de l’eau, notamment sa capacité à former des liaisons hydrogène et à
dissoudre des composés ioniques.

5. En déduire la charge partielle portée par chaque atome de la liaison O–H.

La charge partielle (q_partielle) peut être calculée à partir du moment dipolaire de la


liaison et de la longueur de la liaison, en utilisant le pourcentage de caractère ionique.

q_partielle = δ * e = 0.3275 * (1.602 × 10⁻¹⁹ C)

q_partielle = 5.24655 × 10⁻²⁰ C

Pour convertir cette charge en unités de charge élémentaire (e) : Charge partielle en e =
q_partielle / e = (5.24655 × 10⁻²⁰ C) / (1.602 × 10⁻¹⁹ C) = 0.3275 e

Donc, chaque atome d’hydrogène porte une charge partielle de +0.3275e (δ⁺ =
+0.3275), et l’atome d’oxygène porte une charge partielle de -0.655e (δ⁻ = -0.655)
(car il y a deux liaisons O-H).

6. Exprimer le moment dipolaire de la molécule d’eau en fonction de µ_OH et de


l’angle α, puis calculer sa valeur.

Le moment dipolaire total de la molécule d’eau (µ_H₂O) est la somme vectorielle des
moments dipolaires des deux liaisons O-H (µ_OH). En raison de la symétrie de la
molécule, le moment dipolaire net est orienté le long de la bissectrice de l’angle H-O-
H. L’angle entre les deux liaisons O-H est α = 104.5°.

La formule pour la somme vectorielle de deux vecteurs de même magnitude (µ_OH)


avec un angle α entre eux est : µ_H₂O = 2 * µ_OH * cos(α/2)

Données : µ_OH = 1.51 D α = 104.5° α/2 = 104.5° / 2 = 52.25° cos(52.25°) ≈ 0.6123

µ_H₂O = 2 * 1.51 D * cos(52.25°) µ_H₂O = 2 * 1.51 * 0.6123


µ_H₂O = 1.85 D

7. Quelles sont les trois étapes qui interviennent lors de la dissolution d’un
composé ionique solide dans l’eau (on pourra raisonner sur le chlorure de
sodium NaCl(s)). Faire un schéma illustrant l’organisation des molécules d’eau
autour des ions à chaque étape.

La dissolution d’un composé ionique solide comme le chlorure de sodium (NaCl(s))


dans l’eau se déroule en trois étapes principales :

1. Dissociation du réseau cristallin (Étape endothermique) :

Les ions Na⁺ et Cl⁻ sont maintenus ensemble dans le cristal par de fortes
forces électrostatiques (énergie réticulaire). Pour que la dissolution ait lieu,
ces liaisons ioniques doivent être rompues. Cette étape nécessite de
l’énergie (énergie de réseau ou énergie réticulaire), elle est donc
endothermique.

NaCl(s) → Na⁺(g) + Cl⁻(g)

2. Hydratation des ions (Étape exothermique) :

Une fois les ions séparés, les molécules d’eau polaires entourent les ions.
Les atomes d’oxygène (partiellement négatifs) des molécules d’eau
s’orientent vers les cations Na⁺, tandis que les atomes d’hydrogène
(partiellement positifs) s’orientent vers les anions Cl⁻. Cette interaction
entre les ions et les molécules d’eau est appelée hydratation (ou
solvatation en général).

La formation de ces liaisons ion-dipôle libère de l’énergie (énergie


d’hydratation), rendant cette étape exothermique. L’énergie
d’hydratation est d’autant plus grande que les ions sont petits et
fortement chargés.

Na⁺(g) + nH₂O → Na⁺(aq)

Cl⁻(g) + mH₂O → Cl⁻(aq)

3. Dispersion des ions hydratés dans la solution :

Les ions hydratés (entourés de molécules d’eau) se dispersent


uniformément dans la solution, formant un mélange homogène. Les
interactions ion-dipôle sont suffisamment fortes pour empêcher les ions de
se recombiner et de reformer le solide.

Schéma illustrant l’organisation des molécules d’eau autour des ions :

(Schéma illustrant les trois étapes de la dissolution de NaCl dans l'eau : 1. Séparation
des ions Na⁺ et Cl⁻ du réseau cristallin. 2. Hydratation des ions par les molécules d'eau
(les atomes d'oxygène de l'eau s'orientent vers Na⁺, les atomes d'hydrogène vers Cl⁻).
3. Dispersion des ions hydratés dans la solution.)

Note : Le schéma Mermaid pour la question 1 est une représentation simplifiée. Pour
une représentation plus précise de la géométrie coudée et des moments dipolaires, un
outil de dessin chimique serait plus approprié. Le schéma pour la question 7 est
également une illustration conceptuelle.

Exercice : Équilibres simultanés (CCP)

Énoncé : Nous étudions dans cet exercice la décomposition thermique du gypse


(sulfate de calcium CaSO₄(s)) en présence de sable (constitué de silice SiO₂(s))
conduisant au silicate de calcium CaSiO₃(s). Le ciment (dit PORTLAND) est obtenu par
cette voie en chauffant le mélange précédent en présence de charbon et d’argile.

Ce procédé met en jeu les deux équilibres simultanés suivants respectivement notés
(1) et (2) :

(1) CaSO₄(s) + SiO₂(s) ⇌ CaSiO₃(s) + SO₃(g) (2) 2SO₃(g) ⇌ 2SO₂(g) + O₂(g)

À T = 1400K les constantes des équilibres (1) et (2) sont respectivement : K₁° = 0.950 K₂°
= 400

1. Nous supposons initialement que le milieu contient uniquement CaSO₄(s) et


SiO₂(s). Exprimer les constantes d’équilibre K₁° et K₂° en fonction des seules
pressions partielles p_SO₃ et p_O₂ à l’équilibre et de la pression standard p°.

Solution :

Pour l'équilibre (1) : CaSO₄(s) + SiO₂(s) ⇌ CaSiO₃(s) + SO₃(g) Les solides purs (CaSO₄,
SiO₂, CaSiO₃) ont une activité égale à 1. La constante d'équilibre K₁° est donc exprimée
en fonction de l'activité du SO₃(g) : K₁° = a(SO₃) = P(SO₃) / P° Donc, K₁° = P(SO₃) / P°
Pour l'équilibre (2) : 2SO₃(g) ⇌ 2SO₂(g) + O₂(g) La constante d'équilibre K₂° est
exprimée en fonction des activités des gaz : K₂° = (a(SO₂)²) * a(O₂) / (a(SO₃)²) K₂° =
((P(SO₂)/P°)² * (P(O₂)/P°)) / ((P(SO₃)/P°)²) K₂° = (P(SO₂)²) * P(O₂) / (P(SO₃)²) * (P°⁻¹)⁽²⁺¹⁻²⁾ =
(P(SO₂)²) * P(O₂) / (P(SO₃)²) * P°⁻¹ Donc, K₂° = (P(SO₂)²) * P(O₂) / (P(SO₃)²) * (1/P°)

2. En déduire alors les valeurs des pressions p_SO₃, p_O₂ et p_SO₂ à l’équilibre à
1400K.

De l'expression de K₁° : P(SO₃) = K₁° * P° Avec K₁° = 0.950 et P° = 1 bar (pression


standard) P(SO₃) = 0.950 bar

Pour l'équilibre (2), nous avons : 2SO₃(g) ⇌ 2SO₂(g) + O₂(g)

Soit ξ₂ l'avancement de la réaction (2). Si nous partons d'une certaine quantité de SO₃,
à l'équilibre, la variation des pressions partielles sera :

Espèce Pression initiale Variation Pression à l'équilibre

SO₃ P(SO₃) -2x P(SO₃) - 2x

SO₂ 0 +2x 2x

O₂ 0 +x x

Où x est la pression partielle de O₂ formée par la réaction (2).

Donc, à l'équilibre de la réaction (2) : P(SO₃)_eq = P(SO₃) - 2x P(SO₂)_eq = 2x P(O₂)_eq =


x

Nous savons que K₂° = (P(SO₂)_eq)² * P(O₂)_eq / (P(SO₃)_eq)² * (1/P°) K₂° = (2x)² * x /
(P(SO₃) - 2x)² * (1/P°) K₂° = 4x³ / (P(SO₃) - 2x)² * (1/P°)

Nous avons K₂° = 400 et P(SO₃) = 0.950 bar, P° = 1 bar. 400 = 4x³ / (0.950 - 2x)² * 1 100 =
x³ / (0.950 - 2x)²

Cette équation est difficile à résoudre directement. Il faut considérer que la réaction (1)
produit SO₃, et la réaction (2) consomme SO₃ et produit SO₂ et O₂. Les deux équilibres
sont simultanés.

Considérons les pressions partielles à l'équilibre global :

De l'équilibre (1), nous avons P(SO₃) = K₁° * P° = 0.950 bar.


Maintenant, utilisons cette valeur dans l'expression de K₂° : K₂° = (P(SO₂)²) * P(O₂) /
(P(SO₃)²) * (1/P°) 400 = (P(SO₂)²) * P(O₂) / (0.950)² * (1/1) 400 = (P(SO₂)²) * P(O₂) / 0.9025
(P(SO₂)²) * P(O₂) = 400 * 0.9025 = 361

De la stœchiométrie de la réaction (2), pour chaque mole de O₂ formée, 2 moles de SO₂


sont formées. Donc, P(SO₂) = 2 * P(O₂).

Substituons P(SO₂) = 2 * P(O₂) dans l'équation : (2 * P(O₂))² * P(O₂) = 361 4 * P(O₂)² *


P(O₂) = 361 4 * P(O₂)³ = 361 P(O₂)³ = 361 / 4 = 90.25 P(O₂) = (90.25)^(1/3)

P(O₂) = 4.486 bar

Alors, P(SO₂) = 2 * P(O₂) = 2 * 4.486 = 8.972 bar

Vérification : K₂° = (P(SO₂)²) * P(O₂) / (P(SO₃)²) * (1/P°) K₂° = (8.972²) * 4.486 / (0.950²) *
(1/1) K₂° = (80.496784 * 4.486) / 0.9025 K₂° = 361.16 / 0.9025 = 400.17 ≈ 400. C'est
correct.

Valeurs des pressions partielles à l’équilibre à 1400K : * P(SO₃) = 0.950 bar * P(O₂)
= 4.486 bar * P(SO₂) = 8.972 bar

3. Dans un récipient de volume fixé V = 10,0L initialement vide on introduit


1,00mol de CaSO₄(s) et 1,00mol de SiO₂(s) à la température T = 1400K maintenue
constante. On constate que les deux solides CaSO₄(s) et SiO₂(s) sont présents à
l’équilibre. Calculer à l’équilibre les avancements respectifs ξ₁ et ξ₂ des
réactions (1) et (2). En déduire les quantités de matière de CaSO₄(s) et de SiO₂(s)
présentes à l’équilibre.

Données : V = 10.0 L, T = 1400 K, R = 8.31 J·K⁻¹·mol⁻¹ Initialement : n(CaSO₄) = 1.00


mol, n(SiO₂) = 1.00 mol

Les pressions partielles à l’équilibre sont les mêmes que celles calculées
précédemment, car elles ne dépendent que de la température et des constantes
d’équilibre (et non des quantités initiales des solides tant qu’ils sont présents).

P(SO₃) = 0.950 bar = 0.950 × 10⁵ Pa P(O₂) = 4.486 bar = 4.486 × 10⁵ Pa P(SO₂) = 8.972
bar = 8.972 × 10⁵ Pa

Utilisons la loi des gaz parfaits pour trouver les quantités de matière des gaz à
l’équilibre : n_i = (P_i * V) / (R * T)
Quantité de matière de SO₃ à l’équilibre : n(SO₃)_eq = (P(SO₃) * V) / (R * T)
n(SO₃)_eq = (0.950 × 10⁵ Pa * 10.0 × 10⁻³ m³) / (8.31 J·K⁻¹·mol⁻¹ * 1400 K)

n(SO₃)_eq = 0.0817 mol

Quantité de matière de O₂ à l’équilibre : n(O₂)_eq = (P(O₂) * V) / (R * T) n(O₂)_eq


= (4.486 × 10⁵ Pa * 10.0 × 10⁻³ m³) / (8.31 J·K⁻¹·mol⁻¹ * 1400 K)

n(O₂)_eq = 0.3856 mol

Quantité de matière de SO₂ à l’équilibre : n(SO₂)_eq = (P(SO₂) * V) / (R * T)


n(SO₂)_eq = (8.972 × 10⁵ Pa * 10.0 × 10⁻³ m³) / (8.31 J·K⁻¹·mol⁻¹ * 1400 K)

n(SO₂)_eq = 0.7712 mol

Maintenant, nous allons déterminer les avancements ξ₁ et ξ₂.

De la réaction (2) : 2SO₃(g) ⇌ 2SO₂(g) + O₂(g) À l’équilibre, n(O₂)_eq = ξ₂. Donc, ξ₂ =


0.3856 mol. Et n(SO₂)_eq = 2ξ₂. Vérifions : 2 * 0.3856 = 0.7712 mol, ce qui correspond à
notre calcul.

De la réaction (1) : CaSO₄(s) + SiO₂(s) ⇌ CaSiO₃(s) + SO₃(g) La quantité de SO₃ produite


par la réaction (1) est ξ₁. La quantité de SO₃ consommée par la réaction (2) est 2ξ₂.

Donc, la quantité nette de SO₃ à l’équilibre est : n(SO₃)_eq = ξ₁ - 2ξ₂ 0.0817 = ξ₁ - 2 *


0.3856 0.0817 = ξ₁ - 0.7712 ξ₁ = 0.0817 + 0.7712 ξ₁ = 0.8529 mol

Maintenant, calculons les quantités de matière de CaSO₄(s) et de SiO₂(s) présentes à


l’équilibre. Initialement, n(CaSO₄) = 1.00 mol et n(SiO₂) = 1.00 mol.

Pour la réaction (1), 1 mole de CaSO₄ et 1 mole de SiO₂ sont consommées pour chaque
mole de SO₃ produite (c'est-à-dire pour chaque avancement ξ₁).

Quantité de matière de CaSO₄(s) à l’équilibre : n(CaSO₄)_eq = n(CaSO₄)_initial -


ξ₁ n(CaSO₄)_eq = 1.00 - 0.8529 = 0.1471 mol

Quantité de matière de SiO₂(s) à l’équilibre : n(SiO₂)_eq = n(SiO₂)_initial - ξ₁


n(SiO₂)_eq = 1.00 - 0.8529 = 0.1471 mol

Quantités de matière à l’équilibre : * Avancement ξ₁ = 0.8529 mol * Avancement


ξ₂ = 0.3856 mol * n(CaSO₄)_eq = 0.1471 mol * n(SiO₂)_eq = 0.1471 mol
Les deux solides CaSO₄(s) et SiO₂(s) sont bien présents à l’équilibre, ce qui est
cohérent avec l'énoncé. La quantité de CaSiO₃(s) formée est égale à ξ₁ = 0.8529 mol.

Exercice : Constante d’équilibre en phase gaz (d’après Agro-Véto)

Énoncé : On étudie dans cet exercice l’équilibre de dimérisation du chlorure


d’hydrogène décrit par l’équation-bilan : 2HCl(g) ⇌ (HCl)₂(g) La constante
d’équilibre à la température T est notée K₁°.

1. Rappeler à la température T le lien entre les pressions partielles à l’équilibre,


p° et la constante d’équilibre K₁°.

Solution :

La réaction est : 2HCl(g) ⇌ (HCl)₂(g)

La constante d’équilibre K₁° est exprimée en fonction des activités des espèces
gazeuses. Pour un gaz, l’activité a_i est donnée par P_i / P°, où P_i est la pression
partielle du gaz à l’équilibre et P° est la pression standard (généralement 1 bar ou 1
atm).

K₁° = a((HCl)₂) / a(HCl)² K₁° = (P((HCl)₂) / P°) / (P(HCl) / P°)² K₁° = (P((HCl)₂) / P°) * (P°² /
P(HCl)²) K₁° = P((HCl)₂) * P° / P(HCl)²

2. Dans l’hypothèse où les gaz sont parfaits, établir le lien entre la pression
partielle et la concentration d’un constituant gazeux. En déduire l’expression
de la concentration en dimère (HCl)₂ en phase gazeuse, notée [(HCl)₂], en fonction
de la concentration de HCl en phase gazeuse, notée [HCl], R (constante des gaz
parfaits), T, p° et K₁°.

Lien entre pression partielle et concentration pour un gaz parfait : Selon la loi des
gaz parfaits, P_i * V = n_i * R * T. Où P_i est la pression partielle, V est le volume, n_i est
la quantité de matière, R est la constante des gaz parfaits et T est la température.

La concentration molaire [i] est définie comme n_i / V. Donc, P_i = (n_i / V) * R * T = [i] *
R * T.

Expression de [(HCl)₂] : Nous avons K₁° = P((HCl)₂) * P° / P(HCl)².

Substituons les pressions partielles par leurs expressions en fonction des


concentrations : P((HCl)₂) = [(HCl)₂] * R * T P(HCl) = [HCl] * R * T
K₁° = ([(HCl)₂] * R * T) * P° / (([HCl] * R * T)²) K₁° = ([(HCl)₂] * R * T * P°) / ([HCl]² * (R * T)²)
K₁° = ([(HCl)₂] * P°) / ([HCl]² * R * T)

Réarrangeons pour exprimer [(HCl)₂] : [(HCl)₂] = K₁° * [HCl]² * R * T / P°

Cette expression relie la concentration du dimère à la concentration du monomère, à


la constante d'équilibre, à la température et aux constantes fondamentales R et P°.

Exercice : Fluoration du dioxyde d’uranium (Centrale-Supélec)

Énoncé : On considère la réaction : UO₂(s) + 4HF(g) ⇌ UF₄(s) + 2H₂O(g) On maintient la


température égale à 700K et la pression totale à 1bar. La constante d’équilibre à 700K
est égale à K° = 6.8 × 10⁴. Chaque solide constitue une phase solide pure.

1. Si on part de 1.0 mol de dioxyde d’uranium UO₂ et de 1.0 mol de fluorure


d’hydrogène HF, quelle sera la composition finale du système?

Solution :

Réaction : UO₂(s) + 4HF(g) ⇌ UF₄(s) + 2H₂O(g)

Initialement : n(UO₂) = 1.0 mol, n(HF) = 1.0 mol, n(UF₄) = 0, n(H₂O) = 0.

Les solides purs (UO₂ et UF₄) ont une activité égale à 1. La constante d’équilibre K° est
donnée par : K° = a(UF₄) * a(H₂O)² / (a(UO₂) * a(HF)⁴) K° = (P(H₂O)/P°)² / (P(HF)/P°)⁴ =
P(H₂O)² / P(HF)⁴ * P°²

Pour déterminer le réactif limitant, on compare les rapports des quantités initiales aux
coefficients stœchiométriques : * Pour UO₂ : 1.0 mol / 1 = 1.0 * Pour HF : 1.0 mol / 4 =
0.25

Le réactif limitant est HF. L’avancement maximal ξ_max est déterminé par la
consommation totale de HF. 1.0 - 4ξ_max = 0 => ξ_max = 1.0 / 4 = 0.25 mol.

Tableau d’avancement :
Espèce État initial (mol) Variation (mol) État final (mol)

UO₂ 1.0 -ξ 1.0 - ξ

HF 1.0 -4ξ 1.0 - 4ξ

UF₄ 0 +ξ ξ

H₂O 0 +2ξ 2ξ

À l’équilibre, la réaction est complète car K° est très grand (6.8 × 10⁴), ce qui indique
que la réaction est fortement déplacée vers la droite. Donc, nous pouvons considérer
que la réaction va jusqu'à l'avancement maximal.

Composition finale du système (à ξ_max = 0.25 mol) : * n(UO₂)_final = 1.0 - 0.25 = 0.75
mol * n(HF)_final = 1.0 - 4 * 0.25 = 1.0 - 1.0 = 0 mol * n(UF₄)_final = 0.25 mol *
n(H₂O)_final = 2 * 0.25 = 0.50 mol

Composition finale du système : * UO₂ : 0.75 mol * HF : 0 mol * UF₄ : 0.25 mol * H₂O
: 0.50 mol

2. Même question en partant de 0.10 mol de dioxyde d’uranium UO₂ et de 1.0


mol de fluorure d’hydrogène HF. Que remarque-t-on dans ce cas?

Initialement : n(UO₂) = 0.10 mol, n(HF) = 1.0 mol.

Déterminons le réactif limitant : * Pour UO₂ : 0.10 mol / 1 = 0.10 * Pour HF : 1.0 mol / 4 =
0.25

Le réactif limitant est UO₂. L’avancement maximal ξ_max est déterminé par la
consommation totale de UO₂. 0.10 - ξ_max = 0 => ξ_max = 0.10 mol.

Tableau d’avancement :

Espèce État initial (mol) Variation (mol) État final (mol)

UO₂ 0.10 -ξ 0.10 - ξ

HF 1.0 -4ξ 1.0 - 4ξ

UF₄ 0 +ξ ξ

H₂O 0 +2ξ 2ξ
Composition finale du système (à ξ_max = 0.10 mol) : * n(UO₂)_final = 0.10 - 0.10 = 0
mol * n(HF)_final = 1.0 - 4 * 0.10 = 1.0 - 0.40 = 0.60 mol * n(UF₄)_final = 0.10 mol *
n(H₂O)_final = 2 * 0.10 = 0.20 mol

Composition finale du système : * UO₂ : 0 mol * HF : 0.60 mol * UF₄ : 0.10 mol * H₂O
: 0.20 mol

Remarque : Dans ce cas, le réactif limitant est le dioxyde d’uranium (UO₂). La


réaction est toujours considérée comme totale en raison de la grande valeur de K°. On
remarque que la quantité de HF restante est significative (0.60 mol), alors que dans le
premier cas, HF était entièrement consommé. Le réactif limitant a changé, ce qui
modifie la composition finale du système.

Exercice : Dimérisation du perchlorure de fer (Centrale-Supélec)

Énoncé : On étudie en phase gazeuse l’équilibre de dimérisation de FeCl₃, de


constante d’équilibre K°(T) à une température T donnée : 2FeCl₃(g) ⇌ Fe₂Cl₆(g) La
réaction se déroule sous une pression constante P_tot = 2P° = 2 bar. À la température
T₁ = 750K, la constante d’équilibre vaut K°(T₁) = 20.8. Le système est maintenu à la
température T₁ = 750K. Initialement, le système contient n₁ mol de FeCl₃ et n₂ mol de
Fe₂Cl₆. Soit n_tot la quantité de matière totale d’espèces dans le système.

1. Donner l’expression littérale de la constante d’équilibre en fonction des


pressions partielles des constituants à l’équilibre et de P° = 1 bar.

Solution :

Réaction : 2FeCl₃(g) ⇌ Fe₂Cl₆(g)

La constante d’équilibre K° est exprimée en fonction des activités des espèces


gazeuses. Pour un gaz, l’activité a_i est donnée par P_i / P°, où P_i est la pression
partielle du gaz à l’équilibre et P° est la pression standard (1 bar).

K° = a(Fe₂Cl₆) / a(FeCl₃)² K° = (P(Fe₂Cl₆) / P°) / (P(FeCl₃) / P°)² K° = (P(Fe₂Cl₆) / P°) * (P°² /


P(FeCl₃)²) K° = P(Fe₂Cl₆) * P° / P(FeCl₃)²

2. Exprimer le quotient de réaction Q en fonction de la quantité de matière de


chacun des constituants, de la pression totale P_tot, de P° et de n_tot. Déterminer
la valeur initiale Q₀ du quotient de réaction.

Expression du quotient de réaction Q :


Nous avons P_i = x_i * P_tot, où x_i = n_i / n_tot.

Q = P(Fe₂Cl₆) * P° / P(FeCl₃)² Q = (n(Fe₂Cl₆) / n_tot * P_tot) * P° / ((n(FeCl₃) / n_tot *


P_tot)²) Q = (n(Fe₂Cl₆) * P_tot * P° * n_tot²) / (n_tot * n(FeCl₃)² * P_tot²) Q = n(Fe₂Cl₆) *
n_tot * P° / (n(FeCl₃)² * P_tot)

Détermination de la valeur initiale Q₀ du quotient de réaction :

Initialement, le système contient n₁ mol de FeCl₃ et n₂ mol de Fe₂Cl₆. Donc,


n(FeCl₃)_initial = n₁ et n(Fe₂Cl₆)_initial = n₂. La quantité de matière totale initiale est
n_tot,0 = n₁ + n₂. La pression totale P_tot = 2 bar, et P° = 1 bar.

Q₀ = n₂ * (n₁ + n₂) * 1 / (n₁² * 2) Q₀ = n₂ * (n₁ + n₂) / (2 * n₁²)

3. Le système est-il initialement à l’équilibre? Justifier la réponse. Si ce n’est


pas le cas, donner en le justifiant le sens d’évolution du système.

Pour savoir si le système est à l’équilibre, nous devons comparer Q₀ à K°(T₁).

K°(T₁) = 20.8 Q₀ = n₂ * (n₁ + n₂) / (2 * n₁²)

Sans les valeurs numériques de n₁ et n₂, nous ne pouvons pas calculer Q₀ et donc pas
comparer directement. Cependant, l'énoncé demande de justifier la réponse si ce n'est
pas le cas, ce qui implique que nous devons discuter des conditions d'équilibre.

Le système est à l’équilibre si Q₀ = K°(T₁).

Si Q₀ < K°(T₁), le système évoluera dans le sens direct (formation de Fe₂Cl₆) pour
atteindre l’équilibre.

Si Q₀ > K°(T₁), le système évoluera dans le sens inverse (formation de FeCl₃) pour
atteindre l’équilibre.

Si Q₀ = K°(T₁), le système est à l’équilibre et n’évolue pas.

L'énoncé ne donne pas les valeurs de n1 et n2, donc je ne peux pas calculer Q0. Je vais
supposer que l'énoncé attend une réponse générale sur la condition d'équilibre.

4. On considère désormais une enceinte indéformable, thermostatée à T₁ = 750K,


initialement vide. On y introduit une quantité n de chlorure de fer(III) gazeux et
on laisse le système évoluer de telle sorte que la pression soit maintenue
constante et égale à P_tot = 2P° = 2 bar. On désigne par ξ l’avancement de la
réaction. Calculer à l’équilibre la valeur du rapport ξ/n.
Initialement : n(FeCl₃) = n, n(Fe₂Cl₆) = 0.

Réaction : 2FeCl₃(g) ⇌ Fe₂Cl₆(g)

Tableau d’avancement :

Espèce État initial (mol) Variation (mol) État d’équilibre (mol)

FeCl₃ n -2ξ n - 2ξ

Fe₂Cl₆ 0 +ξ ξ

Quantité de matière totale à l’équilibre : n_tot = (n - 2ξ) + ξ = n - ξ.

La constante d’équilibre K° = P(Fe₂Cl₆) * P° / P(FeCl₃)².

Exprimons les pressions partielles en fonction des quantités de matière et de la


pression totale : P(FeCl₃) = (n - 2ξ) / (n - ξ) * P_tot P(Fe₂Cl₆) = ξ / (n - ξ) * P_tot

Substituons dans l’expression de K° : K° = (ξ / (n - ξ) * P_tot) * P° / (((n - 2ξ) / (n - ξ) *


P_tot)²) K° = (ξ * P_tot * P° * (n - ξ)²) / ((n - ξ) * (n - 2ξ)² * P_tot²) K° = ξ * P° * (n - ξ) / ((n -
2ξ)² * P_tot)

Nous avons K° = 20.8, P° = 1 bar, P_tot = 2 bar.

20.8 = ξ * 1 * (n - ξ) / ((n - 2ξ)² * 2) 41.6 = ξ * (n - ξ) / (n - 2ξ)²

Divisons le numérateur et le dénominateur par n² : 41.6 = (ξ/n) * (1 - ξ/n) / (1 - 2ξ/n)²

Soit y = ξ/n. 41.6 = y * (1 - y) / (1 - 2y)² 41.6 * (1 - 2y)² = y - y² 41.6 * (1 - 4y + 4y²) = y - y²


41.6 - 166.4y + 166.4y² = y - y² 167.4y² - 167.4y + 41.6 = 0

Résolvons cette équation quadratique pour y : a = 167.4, b = -167.4, c = 41.6

Δ = b² - 4ac = (-167.4)² - 4 * 167.4 * 41.6

Δ = 167.4 √Δ = 12.938

y = (167.4 ± 12.938) / (2 * 167.4) y1 = (167.4 - 12.938) / 334.8 = 154.462 / 334.8 = 0.4613


y2 = (167.4 + 12.938) / 334.8 = 180.338 / 334.8 = 0.5386

L'avancement ξ doit être inférieur à n/2 pour que n - 2ξ soit positif (FeCl₃ ne peut pas
être négatif). Donc y = ξ/n doit être inférieur à 0.5.
Par conséquent, ξ/n = 0.4613.

Exercice : Stockage et capture du dioxyde de carbone (Part 1.1)

Énoncé : Les grands réservoirs naturels (océans et forêts) ne suffisent plus pour piéger
le dioxyde de carbone. On étudie ici des méthodes de stockage à l’étude pour ce gaz.

1.1 Stockage géologique du dioxyde de carbone Le projet CarbFix implanté en


Islande consiste à injecter les fumées riches en dioxyde de carbone CO₂ dans des
roches basaltiques. La centrale géothermique de Hellisheioi, le site original du projet
CarbFix Dans cette partie, on modélise la roche basaltique par la forstérite Mg₂SiO₄. La
réaction (1) est : Mg₂SiO₄(s) + 2CO₂(g) → 2MgCO₃(s) + SiO₂(s) Les solides ne sont pas
miscibles. La température est 80°C, avec K = 3.79.

1. Montrer que la pression partielle initiale en CO₂ doit être supérieure à une
pression P_crit (dont on précisera la valeur) pour que la fixation du CO₂ puisse se
faire.

Solution :

La réaction est : Mg₂SiO₄(s) + 2CO₂(g) → 2MgCO₃(s) + SiO₂(s)

La constante d’équilibre K est donnée par les activités des produits et des réactifs.
Les solides purs ont une activité de 1.

K = a(MgCO₃)² * a(SiO₂) / (a(Mg₂SiO₄) * a(CO₂)²) = 1 * 1 / (1 * a(CO₂)²) = 1 / a(CO₂)².

Pour un gaz, l’activité est a(CO₂) = P(CO₂) / P°, où P° = 1 bar.

Donc, K = 1 / (P(CO₂) / P°)² = P°² / P(CO₂)²

Nous avons K = 3.79. Donc, 3.79 = (1 bar)² / P(CO₂)² P(CO₂)² = 1 / 3.79 P(CO₂) = √(1 /
3.79)

P(CO₂) = 0.5137 bar

Pour que la réaction se produise dans le sens direct (fixation du CO₂), le quotient
réactionnel Q_r doit être inférieur à K. Initialement, si nous n'avons que les réactifs
solides et du CO₂, Q_r = 1 / (P(CO₂)_initial / P°)².

Pour que la réaction ait lieu, Q_r < K. Cela signifie que 1 / (P(CO₂)_initial / P°)² < K.
(P(CO₂)_initial / P°)² > 1 / K P(CO₂)_initial / P° > √(1 / K) P(CO₂)_initial > P° * √(1 / K)
Donc, la pression partielle initiale en CO₂ doit être supérieure à P_crit = P° * √(1 / K).
P_crit = 1 bar * 0.5137 = 0.5137 bar.

Conclusion : La pression partielle initiale en CO₂ doit être supérieure à 0.5137 bar pour
que la fixation du CO₂ puisse se faire.

2. On se place dans une enceinte fermée de volume V = 10L contenant n₀ = 5.0 mol
de forstérite et du CO₂ à P = 25 bar, T = 353 K.

(a) Qu’appelle-t-on un système fermé?

Un système fermé est un système qui peut échanger de l’énergie (sous forme de
chaleur ou de travail) avec son environnement, mais pas de matière. La quantité totale
de matière à l’intérieur du système reste constante.

(b) Calculer la quantité de matière de CO₂ introduite initialement.

Utilisons la loi des gaz parfaits : P * V = n * R * T

Données : P = 25 bar = 25 × 10⁵ Pa, V = 10 L = 0.01 m³, T = 353 K, R = 8.314


J·K⁻¹·mol⁻¹.

n(CO₂)_initial = (P * V) / (R * T) n(CO₂)_initial = (25 × 10⁵ Pa * 0.01 m³) / (8.314


J·K⁻¹·mol⁻¹ * 353 K)

n(CO₂)_initial = 8.518 mol

(c) Qu’appelle-t-on l’état final d’un système?

L’état final d’un système est l’état d’équilibre vers lequel le système évolue
spontanément. À l’état final, les propriétés macroscopiques du système ne changent
plus avec le temps, et le quotient réactionnel est égal à la constante d’équilibre (Q_r
= K).

(d) Calculer le rendement de la transformation à l’état final. Commenter.

Réaction : Mg₂SiO₄(s) + 2CO₂(g) → 2MgCO₃(s) + SiO₂(s)

Initialement : n(Mg₂SiO₄) = 5.0 mol, n(CO₂) = 8.518 mol.

Le réactif limitant est Mg₂SiO₄ (5.0 mol / 1 = 5.0) ou CO₂ (8.518 mol / 2 = 4.259). Donc,
CO₂ est le réactif limitant si la réaction était totale.
Cependant, la réaction est un équilibre. La pression partielle de CO₂ à l’équilibre est
P(CO₂)_eq. Nous avons K = P°² / P(CO₂)_eq². Donc, P(CO₂)_eq = P° / √K = 1 bar / √3.79
= 0.5137 bar.

La quantité de matière de CO₂ à l’équilibre est : n(CO₂)_eq = (P(CO₂)_eq * V) / (R * T)


n(CO₂)_eq = (0.5137 × 10⁵ Pa * 0.01 m³) / (8.314 J·K⁻¹·mol⁻¹ * 353 K)

n(CO₂)_eq = 0.175 mol

La quantité de CO₂ consommée est : n(CO₂)_consommé = n(CO₂)_initial - n(CO₂)_eq


n(CO₂)_consommé = 8.518 - 0.175 = 8.343 mol

L’avancement de la réaction à l’équilibre est ξ_eq. De la stœchiométrie, 2 moles de


CO₂ sont consommées pour un avancement de 1 mol. Donc, n(CO₂)_consommé = 2 *
ξ_eq ξ_eq = n(CO₂)_consommé / 2 = 8.343 / 2 = 4.1715 mol

Le rendement (τ) est le rapport de l’avancement réel à l’avancement maximal


théorique si la réaction était totale.

Le réactif limitant est Mg₂SiO₄ (5.0 mol) ou CO₂ (8.518 mol). Si la réaction était totale,
l’avancement maximal serait limité par Mg₂SiO₄, car 5.0 mol de Mg₂SiO₄
consommeraient 10 mol de CO₂. Or, nous n’avons que 8.518 mol de CO₂. Donc, le CO₂
est le réactif limitant si la réaction était totale.

ξ_max (théorique si totale) = n(CO₂)_initial / 2 = 8.518 / 2 = 4.259 mol

Rendement = (ξ_eq / ξ_max) * 100 Rendement = (4.1715 / 4.259) * 100

Rendement = 97.95%

Commentaire : Le rendement de la transformation est très élevé (environ 97.95%).


Cela signifie que la quasi-totalité du CO₂ initialement introduit est convertie en
MgCO₃(s) et SiO₂(s) à l’équilibre. Ce procédé est donc très efficace pour la fixation du
dioxyde de carbone.

6. L’injection et le stockage du CO₂ dans le charbon semblent-ils intéressants au


vu des isothermes d’adsorption (figure 1)? Quel gaz risquerait de remonter?
Discuter.

Pour répondre à cette question, il faudrait analyser la


figure 1. Malheureusement, je ne peux pas directement interpréter le contenu d'une
image pour extraire des données de graphiques. Cependant, je peux discuter des
principes généraux des isothermes d'adsorption et de leur implication pour le
stockage du CO₂ dans le charbon.

Discussion générale sur l’injection et le stockage du CO₂ dans le charbon :

Les isothermes d’adsorption montrent la quantité de gaz adsorbée par un matériau


(ici le charbon) en fonction de la pression, à température constante. Pour le stockage
du CO₂ dans le charbon, plusieurs points sont cruciaux :

Capacité d’adsorption du CO₂ : Si l’isotherme d’adsorption du CO₂ sur le


charbon montre une capacité d’adsorption élevée à des pressions et
températures données (comme 100 bars et 40 °C mentionnées dans l’énoncé),
cela indique que le charbon peut piéger une quantité significative de CO₂.

Compétition avec d’autres gaz : Le charbon contient déjà d’autres gaz


adsorbés, notamment le méthane (CH₄) et le diazote (N₂). Le CO₂ a généralement
une affinité plus forte pour le charbon que le méthane et le diazote. Si
l’isotherme du CO₂ est au-dessus de celles du CH₄ et du N₂, cela signifie que le
CO₂ peut déplacer ces gaz déjà adsorbés.

Gaz risquant de remonter : Si le CO₂ injecté déplace le méthane et le diazote


adsorbés, ces gaz risquent de remonter. La remontée de méthane est
particulièrement préoccupante car c’est un puissant gaz à effet de serre et une
ressource énergétique potentielle. La remontée de diazote est moins
problématique environnementalement mais peut indiquer une inefficacité du
stockage.

Intérêt du stockage : L’injection de CO₂ dans les veines de charbon


inexploitées peut être intéressante si elle permet à la fois de stocker le CO₂ et de
récupérer du méthane (Enhanced Coal Bed Methane Recovery - ECBM). Cela
transforme un problème environnemental en une opportunité économique.
Cependant, il faut s’assurer de l’intégrité géologique du site pour éviter les
fuites de CO₂ ou de méthane.

Sans l’analyse directe de la figure 1, je ne peux pas donner de conclusion


quantitative, mais qualitativement, l’intérêt dépendra de la capacité d’adsorption
du CO₂ et de son efficacité à déplacer le méthane et le diazote. Si le CO₂ est fortement
adsorbé et déplace efficacement le méthane, le procédé est intéressant. Si la figure 1
montre que le CO₂ est beaucoup plus adsorbé que le méthane et le diazote, alors le
stockage est intéressant, et le méthane (CH₄) risquerait de remonter. Le diazote (N₂)
risquerait également de remonter, mais avec moins d'impact environnemental que le
méthane.

Exercice : Stockage et capture du dioxyde de carbone (Part 1.2)

Énoncé : 1.2 Capture du dioxyde de carbone par une solution d’éthanolamine La


transformation chimique ayant lieu lors de la mise en contact du dioxyde de carbone
et de l’éthanolamine (notée EA) en solution aqueuse est une transformation
complexe. Pour la modéliser de manière simple, lorsque CO₂ est en défaut, il est
communément admis que le système évolue pour conduire à la formation d’un
carbamate (noté C). Ce qui peut être modélisé par la réaction d’équation (2) suivante
: La réaction simplifiée est : 2EA(aq) + CO₂(g) → A(aq) + C(aq) (2)

7. Donner l’expression du quotient réactionnel associé à l’équation (2).

Solution :

La réaction est : 2EA(aq) + CO₂(g) → A(aq) + C(aq)

Le quotient réactionnel Q_r est donné par le rapport des activités des produits sur les
activités des réactifs, élevées à la puissance de leurs coefficients stœchiométriques.

Pour les espèces en solution aqueuse, l’activité est approximée par la concentration
molaire divisée par la concentration standard (C° = 1 mol/L). Pour un gaz, l’activité
est approximée par la pression partielle divisée par la pression standard (P° = 1 bar).

Q_r = (a(A) * a(C)) / (a(EA)² * a(CO₂)) Q_r = (([A]/C°) * ([C]/C°)) / (([EA]/C°)² * (P(CO₂)/P°))
Q_r = ([A] * [C] * C°²) / ([EA]² * P(CO₂) * C°² / P°) Q_r = ([A] * [C] * P°) / ([EA]² * P(CO₂))

8. Expliquer comment préparer 200 mL de solution aqueuse d’éthanolamine de


concentration C₀, à partir d’éthanolamine pure. Indiquer la verrerie utilisée.

Pour préparer 200 mL d’une solution aqueuse d’éthanolamine de concentration C₀


= 0.500 mol·L⁻¹ à partir d’éthanolamine pure, il faut suivre les étapes suivantes :

Matériel nécessaire : * Éthanolamine pure (liquide ou solide, selon sa forme à


température ambiante) * Balance de précision (si l’éthanolamine est solide) ou
pipette graduée/jaugée (si liquide) * Fiole jaugée de 200 mL * Bécher * Pissette d’eau
distillée * Spatule (si solide) * Agitateur magnétique et barreau aimanté (facultatif,
pour homogénéiser)

Procédure : 1. Calcul de la masse ou du volume d’éthanolamine nécessaire : * Si


l’éthanolamine est solide : Calculer la masse m = C₀ * V * M, où M est la masse molaire
de l’éthanolamine (HO-CH₂-CH₂-NH₂, M = 61.08 g/mol). * Si l’éthanolamine est
liquide : Calculer le volume V_EA = (C₀ * V * M) / ρ, où ρ est la masse volumique de
l’éthanolamine. 2. Pesée ou prélèvement : * Si solide : Peser précisément la masse
calculée d’éthanolamine dans un bécher à l’aide de la balance de précision. * Si
liquide : Prélever précisément le volume calculé d’éthanolamine à l’aide d’une
pipette graduée ou jaugée et le verser dans un bécher. 3. Dissolution : Ajouter une
petite quantité d’eau distillée dans le bécher contenant l’éthanolamine et agiter
pour dissoudre complètement (si solide) ou mélanger (si liquide). 4. Transfert dans la
fiole jaugée : Transférer quantitativement la solution du bécher dans une fiole jaugée
de 200 mL. Rincer le bécher plusieurs fois avec de l’eau distillée et ajouter les eaux de
rinçage à la fiole jaugée pour s’assurer que toute l’éthanolamine est transférée. 5.
Ajustement du volume : Compléter la fiole jaugée avec de l’eau distillée jusqu’au
trait de jauge. S’assurer que le bas du ménisque est tangent au trait de jauge. 6.
Homogénéisation : Boucher la fiole jaugée et l’agiter par retournements successifs
pour homogénéiser la solution.

9. Déterminer n_CO₂ initial dans la seringue et n_air initial dans l’erlenmeyer.

Données : * Volume de l’erlenmeyer V_erlen = 360 mL = 0.360 L * Volume de la


solution d’éthanolamine V_sol = 100.0 mL = 0.100 L * Volume de gaz dans
l’erlenmeyer V_gaz_erlen = V_erlen - V_sol = 360 mL - 100 mL = 260 mL = 0.260 L *
Pression initiale dans l’erlenmeyer P_initial = 1005 hPa = 100500 Pa * Température
non spécifiée, nous allons supposer une température ambiante de 25°C = 298.15 K
(valeur standard si non donnée). * R = 8.314 J·K⁻¹·mol⁻¹

Calcul de n_air initial dans l’erlenmeyer : L’erlenmeyer contient initialement de


l’air. La pression initiale P_initial est la pression de l’air.

n_air_initial = (P_initial * V_gaz_erlen) / (R * T) n_air_initial = (100500 Pa * 0.260 × 10⁻³


m³) / (8.314 J·K⁻¹·mol⁻¹ * 298.15 K)

n_air_initial = 0.0105 mol

Pour déterminer n_CO₂ initial dans la seringue, l'énoncé ne fournit pas de volume ou
de pression pour la seringue. Il est probable que cette information soit donnée dans
une partie ultérieure du problème ou qu'elle soit implicite. Sans ces données, il est
impossible de calculer n_CO₂ initial dans la seringue. Je vais devoir faire une
hypothèse ou demander des précisions à l'utilisateur.

Hypothèse : Je vais supposer que la quantité de CO₂ introduite est celle qui réagit, ou
qu'elle est donnée dans une question ultérieure. En l'absence de données spécifiques
pour la seringue, je ne peux pas calculer n_CO₂ initial. Je vais continuer en supposant
que les questions suivantes fourniront les informations nécessaires ou que je devrai
travailler avec des variables.

Note : Il manque des informations pour calculer n_CO₂ initial dans la seringue. Je vais
devoir attendre les questions suivantes pour voir si ces informations sont fournies ou
si je dois utiliser une approche différente.

10. Établir un tableau d’avancement pour (2).

Réaction : 2EA(aq) + CO₂(g) → A(aq) + C(aq)

Espèce État initial (mol) Variation (mol) État final (mol)

EA n_EA,initial -2ξ n_EA,initial - 2ξ

CO₂ n_CO₂,initial -ξ n_CO₂,initial - ξ

A 0 +ξ ξ

C 0 +ξ ξ

Où n_EA,initial est la quantité initiale d'éthanolamine dans la solution. n_EA,initial =


C_EA * V_sol = 0.500 mol/L * 0.100 L = 0.050 mol.

Donc le tableau devient :

Espèce État initial (mol) Variation (mol) État final (mol)

EA 0.050 -2ξ 0.050 - 2ξ

CO₂ n_CO₂,initial -ξ n_CO₂,initial - ξ

A 0 +ξ ξ

C 0 +ξ ξ
11. Déterminer le pourcentage de CO₂ capté par la solution à l’équilibre.

Pour déterminer le pourcentage de CO₂ capté, il faut connaître la quantité initiale de


CO₂ introduite et la quantité de CO₂ restante à l'équilibre. Comme n_CO₂ initial n'est
pas donné, je ne peux pas calculer ce pourcentage directement. Je vais devoir attendre
les informations manquantes.

12. Déterminer la valeur du quotient réactionnel Q_r à l’état final. Peut-on en


déduire K? Justifier.

Pour déterminer Q_r à l'état final, nous avons besoin des concentrations des espèces à
l'équilibre et de la pression partielle de CO₂ à l'équilibre. Sans n_CO₂ initial, nous ne
pouvons pas déterminer l'avancement à l'équilibre ni les quantités de matière finales.

Cependant, à l'état final (l'équilibre), le quotient réactionnel Q_r est égal à la constante
d'équilibre K. Donc, si nous pouvions déterminer Q_r à l'équilibre, nous aurions la
valeur de K. Mais comme nous ne pouvons pas calculer Q_r sans les données initiales
de CO₂, nous ne pouvons pas en déduire K.

Justification : On ne peut pas en déduire K car les données initiales de CO₂ (volume et
pression dans la seringue) sont manquantes, ce qui empêche le calcul des quantités
de matière à l'équilibre et donc du quotient réactionnel Q_r à l'état final. À l'équilibre,
Q_r = K, mais sans les valeurs numériques, K ne peut pas être déterminé.

Schémas et Figures

Figure 1: Diagramme d'état d'équilibre de l'eau

Figure 2: Géométrie de la molécule d'eau et charges partielles

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