m=
∑ x ∑ y − n ∑ xy et b=
∑ y − m∑ x = ∑ x ∑ xy − ∑ x ∑ y 2
( ∑ x ) − n∑ x ( ∑ x ) − n∑ x
2 2
2 n 2
La dispersion de y est une mesure de la corrélation : si la dispersion est faible l’analyse
de régression est adaptée pour décrire la variation de y et si la dispersion est élevée
l’analyse de régression n’est pas adaptée.
n − 1 ⎣⎡ y ⎦⎤ − m [ xy ]
2
Le coefficient de corrélation ρ = 1 − 2
n−2 ⎡⎣ y 2 ⎤⎦
avec :
(∑ y) ( x )( y )
[ xy] = ∑ xy − ∑ ∑
2
⎡⎣ y ⎤⎦ = ∑ y
2 2
− et
n n
Si ρ2 = 1 , x et y sont parfaitement corrélés et si ρ2 = 0 , x et y ne sont pas corrélés.
2.5 FIDELITE, JUSTESSE ET PRECISION
La fidélité : elle caractérise un appareil de mesure dont les erreurs aléatoires sont
faibles, ce qui se traduit par des résultats de mesure groupés autour de leur valeur
moyenne. L’écart type, dont l’importance reflète la dispersion des résultats est souvent
considéré comme l’erreur de fidélité et en permet une appréciation quantitative.
La justesse : elle caractérise un appareil de mesure dont les erreurs systématiques sont
faibles. La valeur la plus probable du mesurande déterminée par un tel appareil de
mesure est très proche de la vraie valeur.
La précision : elle caractérise un appareil de mesure qui est tel que chaque mesure
soit très proche de la valeur vraie du mesurande, un appareil précis est donc à la fois
juste et fidèle. La précision peut être spécifiée numériquement comme l’intervalle
autour de la valeur mesurée, à l’intérieur duquel on est assuré de trouver la valeur
vraie.
Fidélité + Justesse ⇔ Précision
26
p(x)
p(x)
valeur vraie x x x x
valeur vraie
Erreurs systématiques importantes et Erreurs systématiques faibles et erreurs
erreurs aléatoires faibles : aléatoires faibles :
appareil fidèle mais pas juste appareil juste mais pas fidèle
p(x)
p(x)
valeur vraie x x x x
valeur vraie
Erreurs systématiques et aléatoires élevées : Erreurs systématiques et aléatoires faibles :
appareil ni juste ni fidèle appareil juste et fidèle donc PRECIS
27
L’avantage de ces thermomètres est qu’ils sont très sensibles, l’inconvénient est que la
position de la sonde par rapport au capteur peut influencer la mesure.
4.4.2 Liquides de remplissage et domaines d’utilisation
Ils sont rassemblés dans le tableau suivant :
Liquide Domaine d’utilisation
Température (°C) Pression (bars)
Ammoniac -20 à +60 2 à 25
Propane 0 à 100 5 à 45
Butane +20 à +140 2 à 30
Chlorure d’éthyle +30 à +180 2 à 50
Alcool méthylique +60 à +220 1 à 53
Benzène +80 à +280 1 à 43
4.5 LE THERMOMETRE A DILATATION DE SOLIDE
4.5.1 Principe
Lorsqu’une tige métallique est soumise à une variation de température, sa longueur
varie. Cette loi de variation s’écrit sous la forme : L = L0 (1 + αT ) , avec :
- L la longueur de la tige à la température T (°C)
- L 0 la longueur de la tige à 0°C
- α le coefficient de dilatation linéaire du métal (°C-1)
La dilatation linéaire du métal peut donc servir de grandeur thermométrique, c’est le
principe sur lequel reposent les thermomètres à dilatation de solide. Les métaux les
plus utilisés sont le platine ( α =9.10-6 °C-1), le Zinc ( α =30.10-6 °C-1) et l’Invar qui est
un alliage de Fer et de Nickel ( α =2.10-6 °C-1).
45
4.5.2 Le bilame (bi-metallic-strip thermometer)
Le thermomètre bilame est constitué de deux bandes de métaux dont les coefficients
de dilatation sont très différents, soudés à plat sur toute leur surface. La soudure des
deux constituants doit être réalisée de manière à ce que le contact soit parfait et que la
zone de jonction soit mécaniquement aussi résistante que chacune des deux lames.
Lorsque le bilame est soumis à une variation de température, les dilatations des deux
lames provoquent des tensions, il en résulte une incurvation de l’ensemble.
Si on note h1 l’épaisseur de la lame de coefficient de dilatation élevé α1 , et h2
l’épaisseur de la lame de coefficient de dilatation faible α 2 , le rayon de courbure du
bilame d’épaisseur h ( h = h1 + h 2 ) a pour expression :
⎛ ⎛ 1 ⎞⎞
h. ⎜ 3 (1 + rh ) + (1 + rh re ) ⎜ re2 −
2
⎟⎟
⎝ ⎝ rh re ⎠ ⎠
ρ=
6 ( α1 − α 2 )(1 + rh ) ∆T
avec :
h2
rh = le rapport des épaisseurs
h1
E2
re = le rapport des modules d’élasticité
E1
La sensibilité des bilames est améliorée en minimisant l’épaisseur h et en augmentant
l’écart entre α1 et α 2 , ce qui revient à prendre des métaux dont les coefficients de
dilatation sont les plus différents possibles.
Les bilames sont très utilisés comme thermostats : lorsque la température souhaitée est
atteinte, le contact fixe touche le contact mobile qui joue alors le rôle d’un interrupteur
de courant. C’est le cas, par exemple, du thermostat du fer à repasser.
46
CHAPITRE 5 : LES THERMOMETRES ELECTRIQUES
5.1 INTRODUCTION
Les thermomètres électriques présentent l’avantage d’une grande souplesse d’emploi
et d’exploitation (le signal électrique délivré est transmissible et enregistrable), tout en
étant suffisamment précis, aussi bien pour des utilisations industrielles qu’en
laboratoire.
Leur fonctionnement est basé sur la variation de la résistance d’un métal ou d’un semi-
conducteur en fonction de la température. Les lois de variation étant très régulières, il
est possible de les utiliser pour déterminer les températures par des mesures de
résistance. Cependant, ces lois étant très différentes selon qu’il s’agisse d’un métal ou
d’un semi-conducteur, deux types de capteurs ont été distingués selon les appellations
respectives de thermomètre à résistance (Resistance Temperature Detector RTD) d’une
part, et de thermistance (Thermistor) d’autre part.
5.2 LES THERMOMETRES A RESISTANCE
5.2.1 Principe
La résistance électrique d’un conducteur métallique augmente avec la température.
Cette variation étant parfaitement réversible, on peut établir une relation R=f(T) entre
la résistance R et la température T(°C) sous la forme :
R = R 0 (1 + aT + bT 2 + cT 3 )
avec :
- R0 la résistance à 0°C
- a, b et c des coefficients de température positifs, spécifiques au métal considéré.
Les coefficients a, b et c de la loi de variation de R ayant été préalablement déterminés
par un ensemble de mesures à températures connues, la mesure de R permet de déduire
la température.
Pour de petites variations ∆T autour de la température T, la loi de variation de la
température peut être linéarisée :
dR R(T + ∆T) − R(T)
En écrivant = , on obtient R(T + ∆T) = R(T). (1 + α R ∆T )
dT ∆T
1 dR
avec α R = la sensibilité thermique du capteur à la température T.
R(T) dT
47
5.2.2 Critères de choix du métal
Selon le domaine d’application et les qualités particulières recherchées, les résistances
sont réalisées en platine, en nickel, et plus rarement en cuivre ou en tungstène :
Le platine peut être obtenu avec une très grande pureté (99.999%), ce qui lui
confère des propriétés mécaniques et électriques très stables.
Le nickel possède une sensibilité thermique élevée mais ses propriétés
électriques et mécaniques beaucoup moins stables limitent son utilisation à des
températures inférieures à 250°C.
L’avantage du cuivre est la linéarité de la loi de variation de la résistance, mais
il ne peut pas être employé au delà de 180°C pour des raisons de stabilité.
La sensibilité thermique du tungstène est supérieure à celle du platine au dessus
de 100K et il est utilisable à des températures plus élevées que le platine avec
une linéarité supérieure, mais sa stabilité est inférieure à celle du platine.
Métal Résistivité à 0°C (µΩ.cm) Point de fusion (°C) Domaine d’application
Cuivre 7 1083 -190 à +150°C
Nickel 6.38 1453 -60 à +180°C
Platine 9.81 1769 -250 à +1100°C
Tungstène 1.72 3380 -269 à +27°C
Le matériau le plus utilisé est le platine,qui est généralement encapsulé avec de la
céramique et placé dans une gaine d’acier étanche. La résistance est de 100Ω à 0°C,
ces thermomètres sont donc généralement appelés des sondes Pt 100.
48
5.3 LES THERMISTANCES
5.3.1 Principe
Les thermistances sont des capteurs de température dont la sensibilité thermique est
très élevée,de l’ordre de 10 fois celle des capteurs à résistance. Leurs coefficients de
température sont généralement négatifs et dépendent fortement de la température.
Elles sont constitués à partir de mélanges d’oxydes métalliques semi-conducteurs tels
que les oxydes de Nickel, de Cobalt ou de Manganèse. Contrairement aux métaux, la
résistance des semi-conducteurs diminue lorsque la température augmente.
Les thermistances sont disponibles sous des formes variées : disques, petits cylindres,
anneaux, perles, l’élément sensible pouvant être ou non protégé par enrobage ou
encapsulage. Les valeurs élevées de la résistivité des matériaux employés permettent
d’obtenir des résistances de valeurs appropriées avec de faibles quantités de matière et
donc des dimensions réduites (de l’ordre du mm). Il en résulte un faible encombrement
permettant la mesure quasi-ponctuelle de la température.
5.3.2 Relation résistance-température
La résistance d’une thermistance en fonction de la température s’écrit :
⎛ ⎛ 1 1 ⎞⎞
R(T) = R 0 exp ⎜⎜ β ⎜ − ⎟ ⎟⎟
⎝ ⎝ T T0 ⎠ ⎠
avec :
- R 0 la résistance à la température T0
- β un coefficient qui dépend de la température, compris généralement entre 3000 et
5000 K.
β
La sensibilité thermique a pour expression : α R = − 2
T
Les figures suivantes présentent la variation en fonction de la température de la
résistance et de la sensibilité thermique d’une thermistance, sur une échelle semi-
logarithmique. Elles montrent que la résistance et la sensibilité thermique varient de
manière inversement proportionnelle à la température. La sensibilité des thermistances
est très importante pour les basses températures et elles sont particulièrement adaptées
à la détection et la mesure des très faibles variations de température (de 10-4 à 10-3 K).
Elles peuvent être utilisées sans problèmes majeurs de stabilité jusqu’à environ 200°C,
au delà il faut utiliser des matériaux spéciaux tel que le carbure de silice. Les
variations de la résistance en fonction de la température étant très importantes, on
utilise une thermistance donnée pour un intervalle de mesure de 50 à 100°C. Lorsque
l’intervalle de mesure est plus étendu, il faut utiliser successivement des thermistances
différentes dont les résistances sont convenablement choisies.
49
50