Applications linéaires en mathématiques
Applications linéaires en mathématiques
Tearii CRIDLAND
Objectif : Connaître et utiliser les dénitions et les propriétés de base sur les applications linéaires.
Durée estimative : 17 heures.
1 Dénitions de base
Définition 1.1: Une application f de E vers F est dite linéaire si ∀λ ∈ K, ∀(x, y) ∈ E , f (λ.x + y) =
2
λ.f (x) + f (y). On note L (E, F ) l'ensemble des applications linéaires de E vers F .
Remarque 1.1: Il est nécessaire que E soit un espace vectoriel pour donner un sens au vecteur
f (λ.x + y) et il est
nécessaire que F soit un espace vectoriel pour donner un sens au vecteur λ.f (x) +
f (y). La dénition
d'une application linéaire n'a de sens que pour des applications entre deux espaces
vectoriels.
Remarque 1.2: Dans le cas particulier où E = F une application linéaire de E vers E est appelée
un endomorphisme de E et on note plus simplement L (E) l'ensemble des endomorphismes de E .
Remarque 1.3: Dans le cas particulier où F = K une application linéaire de E vers K est appelée
une forme linéaire sur E et on note plus simplement E ∗ l'ensemble des formes linéaires sur E .
Remarque 1.4: Si f est une application linéaire de E vers F alors on a f (0E ) = 0F , en eet on
sait que f (0E ) = f (0E + 0E ) = f (0E ) + f (0E ) puis il sut de soustraire f (0E ).
Remarque 1.6: On peut vérier de manière immédiate que la composée de deux applications linéaires
est une application linéaire.
Exemple 1.1: Soit f une application linéaire de R vers R, on a ∀λ ∈ R, f (λ) = f (λ.1) = λ.f (1) donc
en notant a = f (1) on remarque que l'application f est de la forme x 7→ a.x ce qui concorde avec la
dénition introduite dans l'enseignement secondaire.
Remarque 1.7: On rencontre des applications linéaires en analyse lorsque l'on étude la dérivation
et l'intégration comme le montre l'exemple ci-dessous.
1
Exemple 1.2: Considérons S un segment de R et C (S, R) l'ensemble des applications de S vers
R continues ainsi que D(S, R) l'ensemble des applications de RS vers R dérivables, on remarque que
C (S, R) et D(S, R) sont des sous-espaces de R , de plus f 7→ S f est une forme linéaire sur C (S, R)
et f 7→ f est une application linéaire de D(S, R) vers R .
0 S
S
Remarque 1.8: Il est facile de construire des applications linéaires entre deux espaces vectoriels
de dimension nie en utilisant des combinaisons linéaires des coordonnées, on peut le constater dans
l'exemple ci-dessous.
[Voir le détail]
Remarque 1.9: On rappelle que si X est un ensemble non vide alors on dénit des lois de composition
sur E X en posant ∀(λ, f, g) ∈ K × E X × E X , ∀x ∈ X, (f + g)(x) = f (x) + g(x) et (λ.f )(x) = λ.f (x)
et que (E X , +, .) est un espace vectoriel sur K.
rapport λ.
E
Exemple 1.5: Si on considère g l'application (x, y) 7→ (x, y, y) de R vers R qui est linéaire et si 2 3
(voir l'exemple 1.3) et utiliser le fait que G est l'image de cette application linéaire.
Propriété 1.3: ∀f ∈ L (E, F ), f surjective ⇐⇒ Im f = F .
[Voir le détail]
Propriété 1.4: ∀f ∈ L (E, F ), si G est un sous-espace de F alors f (G) est un sous-espace de E. −1
[Voir le détail]
Définition 1.3: ∀f ∈ L (E, F ), f ({0 }) est un sous-espace de E appelé le noyau de f et noté
−1
Ker f .
F
vérier on peut remarquer que l'application (x, y, z) 7→ 3x − 2y + z est un forme linéaire sur R et 3
[Voir le détail]
2
Définition 1.4: Un isomorphisme est une application linéaire et bijective.
Remarque 1.10: S'il s'agit d'un isomorphisme de E vers E on parle plutôt d'automorphisme de E .
[Voir le détail]
Exercice 1.2: Soit (E, F, G) des espaces vectoriels sur K et (f, g) ∈ L (E, F ) × L (F, G).
1. Montrer que Ker(g ◦ f ) = f (Ker g).
−1
[Voir le détail]
3
Exercice 1.6: Soit E un espace vectoriel sur K et F un sous-espace strict de E.
1. Montrer que F ⊂ Vect(E \ F ).
2. Déterminer une expression simple de Vect(E \ F ).
3. Déterminer tous les endomorphismes de E nuls sur E \ F .
[Voir le détail]
Exercice 1.7: Soit E un espace vectoriel sur K et f ∈ L (E). On note f = f ◦ f , montrer que :
2
[Voir le détail]
Exercice 1.8: Soit E un espace vectoriel sur K et f ∈ L (E) tel que ∀x ∈ E, (x, f (x)) liée. Montrer
que f est une homothétie.
[Voir le détail]
2 Image d'une famille de vecteurs
Définition 2.1: Soit u une famille d'éléments de E indexée dans un ensemble I non vide notée (u )
et f ∈ L (E, F ), l'image de u par f est la famille (f (u )) d'éléments de F indexée dans I que l'on
i i∈I
Exemple 2.1: On considère f l'application x 7→ (x, 2x) de R vers R qui est linéaire, si on note
2
∀n ∈ N, u = n alors on dénit une famille u de R indexée dans N, la famille f (u) désigne alors la
2
Remarque 2.1: Rappelons que si (ui )i∈I est une famille d'éléments de E indexée dans un ensemble I
non vide on peut considérer u(I) = {ui |i ∈ I} ainsi que Vect(u(I)) le sous-espace engendré par (ui )i∈I ,
en notant plus simplement ce sous-espace Vect(u) on peut énoncer la propriété ci-dessous.
Propriété 2.1: Si u est une famille d'éléments de E indexée dans un ensemble I non vide et si
f ∈ L (E, F ) alors Vect(f (u)) = f (Vect(u)).
[Voir le détail]
Remarque 2.2: On a étudié dans un chapitre précédent certaines propriétés des familles de vecteurs
(elles peuvent être par exemple libres ou génératrices), la propriété ci-dessous nous montre comment
ces propriétés peuvent se transmettre par des applications linéaires.
Propriété 2.2: Si est une famille d'éléments de E indexée dans un ensemble I non vide et si
u
f ∈ L (E, F ) alors on a les implications suivantes :
liée
u =⇒ f (u) liée.
génératrice et surjective) =⇒ f (u) génératrice.
(u f
libre et injective) =⇒ f (u) libre.
(u f
[Voir le détail]
Exemple 2.2: Soit n ∈ N , l'application P 7→ P de R [X] vers R [X] est linéaire et surjective, on
∗ 0
sait que (X , X , . . . , X ) est génératrice de R [X] et en utilisant la propriété 2.2 on peut remarquer
n n−1
0 1 n
Exemple 2.3: Si (u, v) ∈ R est une famille libre alors (u + v, u − v) est aussi une famille libre, pour
2
vérier cela on peut utiliser la propriété 2.2 en remarquant que l'application (x, y) 7→ (x + y, x − y) de
R vers R est linéaire et injective (son noyau est nul).
2 2
4
Propriété 2.3: Si u est une base de E indexée dans un ensemble I non vide et si f ∈ L (E, F ) est
un isomorphisme alors f (u) est une base de F .
[Voir le détail]
Définition 2.2: Deux espaces vectoriels E et F sont dits isomorphes s'il existe un isomorphisme
de E vers F .
Remarque 2.3: S'il existe un isomorphisme f de E vers F alors il existe un isomorphisme de F
vers E (il s'agit de f −1 ) ce qui justie la symétrie de cette relation et le vocabulaire choisi.
Remarque 2.4: La propriété ci-dessous nous permet de déterminer tous les espaces vectoriels iso-
morphes à un espace vectoriel de dimension nie, c'est une conséquence de la propriété 2.3.
[Voir le détail]
Exemple 2.4: Tout K espace vectoriel de dimension n ∈ N est isomorphe à K , par exemple R [X]
∗ n
isomorphisme. La propriété 2.4 fonctionne seulement lorsque les espaces vectoriels sont tous les deux
1 n k=0 k+1
sur R ou tous les deux sur C car les dimensions peuvent varier sinon, la dimension de C est n en tant
n
que C espace vectoriel tandis que la dimension de C est 2n en tant que R espace vectoriel, les espaces
n
vectoriels C et R ne sont pas isomorphes d'après la propriété 2.4 car ils doivent être considérés
n n
[Voir le détail]
Exercice 2.3: Soit (a, b, c, d) ∈ K et ϕ l'application (x, y) 7→ (ax + by, cx + dy) de K vers K .
4 2 2
[Voir le détail]
Exercice 2.6: Soit E et F deux espaces vectoriels sur K. Montrer que si u ∈ L (E, F ) est bijective
alors u est une application linéaire.
−1
[Voir le détail]
Exercice 2.7: Soit E et F deux espaces vectoriels sur K avec E de dimension nie et f ∈ L (E, F ).
Montrer que si l'image d'une base de E par f est une base de F alors f est un isomorphisme.
[Voir le détail]
Exercice 2.8: On note b = (b , b , b ) la base canonique de R et on considère f un endomorphisme
3
Remarque 3.1: Attention le rang est déni seulement pour des familles nies de vecteurs, en eet si
u est nie alors u est une famille nie génératrice de Vect(u) ce qui entraine par dénition que Vect(u)
est de dimension nie.
Propriété 3.1: Le rang d'une famille nie de vecteurs u non nulle est égal au cardinal de sa plus
grande sous-famille libre.
[Voir le détail]
Remarque 3.2: Le rang d'une famille nulle est nul donc une conséquence de la propriété 3.1 est que
le rang d'une famille nie de vecteurs u est toujours inférieur ou égal au cardinal de u.
Exemple 3.1: On cherche le rang de la famille ((1, 2), (0, 1), (−1, 3)) dans R , l'espace vectoriel engen-
2
dré par cette famille est un sous-espace de R donc sa dimension est dans J0, 2K, comme cette famille
2
est non nulle son rang est dans {1, 2}, les deux premiers vecteurs de cette famille n'étant pas colinéaires
on déduit nalement que cette famille est de rang 2 d'après la propriété 3.1.
Définition 3.2: Soit f ∈ L (E, F ), si le sous-espace Im f est de dimension nie alors l'entier naturel
dim(Im f )) est appelé le rang de f et il est noté rg(f ).
Propriété 3.2: Si E est de dimension nie et si f ∈ L (E, F ) alors Im f est de dimension nie et
pour toute base b de E on a rg(f ) = rg(f (b)).
[Voir le détail]
6
Remarque 3.3: On peut toujours parler du rang d'une famille nie de vecteurs mais il convient de
vérier que Im f est de dimension nie avant de parler du rang de f , le rang de f existe en particulier
lorsque E ou F est de dimension nie, la propriété ci-dessous détaille ce résultat.
Propriété 3.3:
∀f ∈ L (E, F ), (E de dimension nie =⇒ rg(f ) ≤ dim(E)) et (F de dimension nie
=⇒ rg(f ) ≤ dim(F )) .
[Voir le détail]
Remarque 3.4: Si E et F sont de dimensions nies on a alors rg(f ) ≤ min{dim(E), dim(F )}.
Exemple 3.2: Considérons l'application (x, y) 7→ (x, y, x+y) de R vers R notée f qui est linéaire, on
2 3
cherche à déterminer le rang de f , si b désigne la base canonique de R alors f (b) est ((1, 0, 1), (0, 1, 1)),
2
le rang de f (b) est 2 car ses deux vecteurs ne sont pas colinéaires ainsi le rang de f est aussi 2 compte
tenu de la propriété 3.2.
Théorème 3.1: (Théorème du rang) Si E est de dimension nie alors ∀f ∈ L (E, F ), Im f est de
dimension nie et on a dim(Im f ) + dim(Ker f ) = dim(E).
[Voir le détail]
Remarque 3.5: Le théorème du rang s'écrit aussi rg(f ) + dim(Ker f ) = dim(E) et il permet de relier
par cette égalité les dimensions de l'image et du noyau d'une application linéaire.
linéaire, on cherche à déterminer le rang de f et pour cela on peut étudier son noyau, si u ∈ Ker f est
noté (x, y, z) alors on a x = −y = z donc u = x.(1, −1, 1), ainsi Ker f est une droite vectorielle puis
rg(f ) = 3 − 1 = 2 d'après le théorème du rang.
Remarque 3.6: La propriété ci-dessous est un corollaire important du théorème du rang qui permet
sous certaines hypothèses de faciliter le travail lorsque l'on souhaite montrer qu'une application est
bijective.
f n'est pas injective puisque le polynôme constant 1 est un élément non nul de Ker f , il n'y a pas de
contradiction avec la propriété 3.4 car K[X] est un espace vectoriel de dimension innie.
Exemple 3.5: Soit n ∈ N et (a , . . . , a ) ∈ R , l'application P 7→ P (a ), . . . , P (a ) de R [X]
∗ n
vers R est bijective, pour montrer cela on constate qu'elle est linéaire et injective (si un polynôme de
1 n 1 n n−1
n
degré inférieur à n−1 admet n racines alors il est nul) entre deux espaces vectoriels de même dimension
puis on utilise la propriété 3.4.
Remarque 3.7: D'après l'exemple 3.5 si l'on considère n points d'un plan ane euclidien il existe
un unique polynôme de degré inférieur à n − 1 qui possède un graphe contenant ces n points (la courbe
représentative du polynôme passe par ces n points), ce polynôme est appelé le polynôme d'interpolation
de Lagrange.
7
Exercice 3.1: Existe-t-il des applications linéaires de R vers R qui ont pour noyau le sous-espace
4 2
{(x, y, z, t) ∈ R |x = y = z = t} ?
4
[Voir le détail]
Exercice 3.2:
1. Montrer que si ϕ est une forme linéaire sur R alors il existe (a, b, c) ∈ R tel que ∀(x, y, z) ∈
3 3
R , ϕ(x, y, z) = ax + by + cz .
3
[Voir le détail]
Exercice 3.3: Soit E un K espace vectoriel de dimension nie ainsi que (E , E ) deux sous-espaces
de E. On considère l'application (x , x ) 7→ x + x de E × E vers E notée f .
1 2
1 2 1 2 1 2
1. Montrer que E × E peut être muni d'une structure d'espace vectoriel.
1 2
2. Montrer que f est linéaire.
3. Montrer que rg(f ) = dim(E ) + dim(E ) − dim(E ∩ E ).
1 2 1 2
4. Montrer que dim(Ker f ) = dim(E ∩ E ). 1 2
5. Si on suppose que E × E est de dimension nie quelle est alors sa dimension?
1 2
[Voir le détail]
Exercice 3.4: Pour n ∈ N on note f l'application P 7→ P + (1 − X)P de R [X] vers R [X].
0
n n
1. Montrer que f est linéaire.
2. Déterminer une base de Ker f .
3. Déterminer le rang de f .
4. Déterminer une base de Im f .
[Voir le détail]
Exercice 3.5: Soit E un K espace vectoriel de dimension nie, pour f ∈ L (E) et p ∈ N on note ∗
et I = Im(f ).
E p
p
p
1. Montrer que dim(I ) est décroissante.
p p∈N
2. Montrer que dim(K ) est croissante.
p p∈N
3. Montrer que dim(I ) et dim(K ) sont constantes à partir d'un certain rang.
p p∈N p p∈N
[Voir le détail]
Exercice 3.6: Soit E un K espace vectoriel et F un sous-espace de E, on considère u ∈ L (E) de
rang 1, montrer que :
u(F ) ⊂ F ⇐⇒ (Im u ⊂ F ou F ⊂ Ker u)
[Voir le détail]
Remarque 3.8: Un sous-espace F de E est dit stable par u ∈ L (E) lorsque u(F ) ⊂ F .
Exercice 3.7: Soit (E, F, G) des espaces vectoriels sur K et (u, v) ∈ L (E, F ) × L (F, G). Montrer
que si Im u et Im v sont de dimensions nies alors alors Im(v ◦ u) est de dimension nie et rg(v ◦ u) ≤
min{rg v, rg u}.
[Voir le détail]
8
Exercice 3.8: Soit (E, F, G) des K espaces vectoriels de dimensions nies et (u, v) ∈ L (E, F ) ×
L (F, G). Montrer que :
1. rg(v ◦ u) = rg(u) − dim(Im u ∩ Ker v).
Indication : On pourra considérer la restriction de v à Im u.
2. rg(v ◦ u) ≥ rg(v) + rg(u) − dim(F ).
3. dim(Ker(v ◦ u)) ≤ dim(Ker v) + dim(Ker u).
[Voir le détail]
4 Projecteurs et symétries
Définition 4.1: On appelle projecteur de E un endomorphisme p ∈ L (E) tel que p ◦ p = p.
Exemple 4.1: Considérons C en tant que R espace vectoriel, l'application z 7→ <(z) est alors un
endomorphisme de C noté p, on a en eet ∀λ ∈ R, ∀z ∈ C, p(λ.z) = λ.p(z), il est facile de vérier que
p ◦ p = p ainsi p est un projecteur de C.
Exemple 4.2: On note P l'ensemble des applications paires de R vers R et I l'ensemble des applications
impaires de R vers R, on avait montré dans un chapitre précédent que R = P ⊕ I , l'application
R
f 7→ (f +f ◦(−Id ))/2 de R vers P est un projecteur sur P noté p , l'application f 7→ (f −f ◦(−Id ))/2
R
de R vers I est de même un projecteur sur I noté p , on peut vérier que p + p = Id ainsi les
R 1 R
R
[Voir le détail]
Définition 4.3: On appelle symétrie de E un endomorphisme s ∈ L (E) tel que s ◦ s = Id . E
Remarque 4.2: Une symétrie s est donc en particulier bijective et sa bijection réciproque est s, il
s'agit d'un automorphisme de E .
Exemple 4.3: Considérons C en tant que R espace vectoriel, l'application z 7→ z est alors un en-
domorphisme de C noté s, on a en eet ∀λ ∈ R, ∀z ∈ C, s(λ.z) = λ.s(z), il est facile de vérier que
s ◦ s = Id ainsi s est une symétrie de C.
[Voir le détail]
Définition 4.4: On dit que la symétrie s et le projecteur .(s + Id ) sont associés.
1
2 E
Remarque 4.3: Pour p ∈ L (E) on peut appliquer la propriété 4.4 à l'endomorphisme 2.p − IdE et
on obtient aussi (p projecteur ⇐⇒ 2.p − IdE symétrie).
9
Exemple 4.4: On reprend les notations de l'exemple 4.2 et on cherche à déterminer la symétrie
associée au projecteur p de l'espace vectoriel R , d'après la remarque 4.3 il s'agit de l'application
R
f 7→ f ◦ (−Id ) de R vers R notée s , il est facile de vérier que s est linéaire et que s ◦ s = Id
1
R R
donc il s'agit bien d'une symétrie, de plus on constate que la symétrie associée à p est s = −s .
R 1 1 1 1
2 2 1
[Voir le détail]
Remarque 4.4: On dit que s est une symétrie par rapport à Ker(s − IdE ) car Ker(s − IdE ) est
l'ensemble des vecteurs invariants par s.
parallèlement à B , sa symétrie associée a pour image A et elle est appelée la symétrie par rapport
à A parallèlement à B .
Remarque 4.5: On peut constater que le vocabulaire est bien choisi, en eet si on note p le projecteur
sur A parallèlement à B alors sa symétrie associée est (2.p − IdE ) d'après la remarque 4.3 et il s'agit
d'une symétrie par rapport à Ker(2.p − [Link] ) = Ker(p − IdE ) = Ker(IdE − p) = Im p d'après la
remarque 4.4 et la propriété 4.3.
par (e , e ) noté P et la droite vectorielle engendrée par e notée D, il est clair que R = P ⊕ D,
1 2 3
3
la symétrie par rapport à D notée s est telle que Ker(s − Id) = P , il s'agit de l'automorphisme
1 2 3
(x, y, z) 7→ (x, y, −z) de R puisqu'il vérie bien cette dernière égalité, on peut vérier de même que
D D
3
Exercice 4.1: Soit E un K espace vectoriel et (F, G) des sous-espaces supplémentaires dans E. On
rappelle que ∀x ∈ E, ∃!(x , x ) ∈ F × G tel que x = x + x et on note p l'application x 7→ x de
E vers F ainsi que p l'application x 7→ x de E vers G.
F G F G F F
G G
1. Montrer que p et p sont linéaires.
F G
2. Que peut-on dire de p ◦ p et de p ◦ p ?
F F G G
3. Que peut-on dire de p et de p ? F G
[Voir le détail]
Exercice 4.2: Soit E un K espace vectoriel et (F, G) des sous-espaces supplémentaires dans E. On
note p le projecteur sur F parallèlement à G et p le projecteur sur G parallèlement à F .
F G
1. Montrer que les applications s = 2.p − Id et s = 2.p − Id sont linéaires.
F F E G G E
2. Que peut-on dire de s ◦ s et de s ◦ s ?
F F G G
3. Montrer que s ◦ s = s ◦ s .
F G G F
[Voir le détail]
Exercice 4.3: Soit p l'application (x, y, z) 7→ (2x + y + 2z, y, −x − y − z) de R vers R . 3 3
[Voir le détail]
10
Exercice 4.4: Soit E un K espace vectoriel et (p, q) deux projecteurs de E sur un même sous-espace
F . Pour λ ∈ R on considère u = λ.p + (1 − λ).q , montrer que :
1. p ◦ q = q et q ◦ p = p.
2. Im u = F .
3. u est un projecteur sur F .
[Voir le détail]
Exercice 4.5: Soit E un K espace vectoriel et (p, q) deux projecteurs de E. Montrer que si p◦q = q ◦p
alors Ker(p + q) = Ker p ∩ Ker q.
[Voir le détail]
Exercice 4.6: Soit E un K espace vectoriel et (f, p) ∈ L (E) .
2
[Voir le détail]
Exercice 4.8: Soit E un K espace vectoriel de dimension nie ainsi que (u, v) ∈ L (E) tel que
2
11
Preuves et solutions.
Preuve - Propriété 1.1 : [Voir l'énoncé] Soit (λ, f, g) ∈ K × L (E, F ) , il s'agit de montrer que 2
λ.f + g est linéaire, pour (µ, x, y) ∈ K × E on a (λ.f + g)(µ.x + y) = λ.f (µ.x + y) + g(µ.x + y) =
2
λ.(µ.f (x) + f (y)) + µ.g(x) + g(y) = µ.(λ.f (x) + g(x)) + (λ.f (y) + g(y)) = µ.(λ.f + g)(x) + (λ.f + g)(y)
ce qui permet de conclure.
Preuve - Propriété 1.2 : [Voir l'énoncé] Soit (λ, y, y ) ∈ R × f (G) , on peut noter (x, x ) ∈ G tel
0 2 0 2
que (y, y ) = (f (x), f (x )) et puisque f est linéaire on a λ.y + y = f (λ.x + x ), de plus G est un
0 0 0 0
Preuve - Propriété 1.3 : [Voir l'énoncé] Par dénition Im f = f (E) = {f (x)|x ∈ E} ⊂ F donc
Im f = F ⇐⇒ F ⊂ f (E) ⇐⇒ ∀y ∈ F, y ∈ f (E) ⇐⇒ ∀y ∈ F, ∃x ∈ E, y = f (x) ⇐⇒ f surjective.
Preuve - Propriété 1.4 : [Voir l'énoncé] Soit (λ, x, x ) ∈ R × f (G) , on peut noter (y, y ) =
0 −1 2 0
Preuve - Propriété 1.5 : [Voir l'énoncé] (⇐) Soit (x, y) ∈ E tel que f (x) = f (y), comme f est
2
tel que x = x + x , on déduit que y = f (x ) ∈ Im f ainsi f est surjective, il est facile de vérier
S 0
que f est injective en utilisant la propriété 1.5, en eet on a Ker f = Ker f ∩ S = {0 } car les
S 0 S S S
surjective en déterminant un vecteur qui n'est pas dans Im f , par exemple le vecteur (1, 0) n'est
pas dans Im f car sinon on aurait x − y = 1 et x = y ce qui est absurde.
Solution - Exercice 1.5 : [Voir l'énoncé]
1. ∀x ∈ E, on a x ∈ u (u(F )) ⇐⇒ u(x) ∈ u(F ) ⇐⇒ ∃y ∈ F, u(x) = u(y) ⇐⇒ ∃y ∈
−1
(⇐) Il est clair que Ker f ⊂ Ker(f ) et il reste à montrer l'inclusion réciproque, si x ∈ Ker(f ) alors
E
2 2
Solution - Exercice 1.8 : [Voir l'énoncé] Si E = {0 } alors tout endomorphisme de E est nul et
l'endomorphisme nul est un cas particulier d'homothétie, on suppose ainsi dans la suite E 6= {0 }
E
et on xe x ∈ E \ {0 }, par hypothèse (x , f (x )) est liée donc ∃(α, β) ∈ K \ {(0, 0)} tel que
E
2
est liée alors comme précédemment en utilisant le fait que x est non nul on sait que ∃µ ∈ K tel que
0 0 0 0 0
sait que (x, f (x)) est liée et que x est non nul donc comme précédemment ∃λ ∈ K tel que f (x) = λ.x,
0 0 0 0 0 0 0 0 0
on sait que (x + x , f (x + x )) est liée et que x + x est non nul donc comme précédemment ∃µ ∈ K
tel que f (x + x ) = µ.(x + x ), on constate alors que µ.x + µ.x = f (x) + f (x ) = λ.x + λ .x et par
0 0 0
13
Preuve - Propriété 2.1 : [Voir l'énoncé] Si y ∈ f (Vect(u)) alors ∃x ∈ Vect(u) tel que y = f (x) et x
est par dénition une combinaison linéaire d'éléments de {u |i ∈ I} donc il existe J une partie nie et
non vide de I et il existe (λ ) Pune famille de scalaires indexée dans J tels que x = P λ .u , comme
i
f est linéaire on a y = f (x) = λ .f (u ) ∈ Vect(f (u)) ce qui prouve que f (Vect(u)) ⊂ Vect(f (u))
i i∈J i∈J i i
cette dernière égalité montre que la famille (f (u )) est liée puisque (λ ) est non nulle, ainsi la
i∈J i i E i∈J i i E F
famille f (u) admet une sous-famille nie liée ce qui prouve que f (u) est liée.
i i∈J i i∈J
est injective son noyau est nul d'après la propriété 1.4 ainsi P λ .u = 0 , de plus u est libre donc
i∈J i i F i∈J i i
Preuve - Propriété 2.3 : [Voir l'énoncé] C'est une conséquence directe de la propriété 2.2, en eet
u est génératrice et f surjective donc f (u) est génératrice, de plus u est libre et f injective donc f (u)
est libre, puisque f (u) est libre et génératrice il s'agit d'une base.
Preuve - Propriété 2.4 : [Voir l'énoncé] (⇒) Comme E est de dimension nie on peut noter
n = dim(E) et b = (b , . . . , b ) une base de E , puisque b est libre ses éléments sont deux à deux
distincts et n est le cardinal de b, d'après la propriété 2.3 la famille f (b) = (f (b ), . . . , f (b )) est une
1 n
base de F , ainsi F admet une famille nie génératrice donc F est de dimension nie, de plus f est
1 n
injective donc les éléments de f (b) sont deux à deux distincts puis le cardinal de f (b) qui correspond
à la dimension de F est n.
(⇐) On peut noter b = (b , . . . , b ) une base de E et b = (b , . . . , b ) une base de F , considérons f
0 0 0
dans b alors f (λ.x + y) est le vecteur de F de coordonnées (λ.x + y , . . . , λ.x + y ) dans b c'est à
1 n 1 n
0
dire λ.f (x) + f (y), ainsi l'application f est linéaire et on montre de même que l'application g qui au
1 1 n n
s'agit d'isomorphismes.
F E
dans le sous-espace engendré par la famille u = ((1, 0, 1), (0, 1, 1)), de plus si on note
(e , e , e , e ) la base canonique de R alors u est l'image par f de la famille (e , e ), les
4
vecteurs de u sont bien dans Im f et ne sont pas colinéaires ainsi u est une base de Im f .
1 2 3 4 1 3
14
Solution - Exercice 2.2 : [Voir l'énoncé]
1. Les applications composantes de f sont des combinaisons linéaires des formes coordonnées
donc f est une application linéaire.
2. Si (x, y, z, t) ∈ Ker f alors
(x, y, z, t) = (2y, y, z, x − y − z) = (2y, y, z, y − z) = y.(2, 1, 0, 1) + z.(0, 0, 1, −1) est dans le
sous-espace engendré par la famille ((2, 1, 0, 1), (0, 0, 1, −1)), de plus les vecteurs de cette
famille sont bien dans Ker f et ne sont pas colinéaires, il s'agit ainsi d'une base de Ker f .
3. ∀(x, y, z, t) ∈ R le vecteur (x, y, z, t) = (x − 2y).(1, −1, 0, 0) + (x − y − z − t).(0, 0, 0, 1) est
4
dans le sous-espace engendré par la famille u = (u , u ) = ((1, −1, 0, 0), (0, 0, 0, 1)), on note
(e , e , e , e ) la base canonique de R et on a f (e ) = f (e ) = −u puis u = f (−e ), on a
1 2
4
4. Ces sous-espaces peuvent être supplémentaires compte tenu de leurs dimensions calculées dans
les questions précédentes, il reste à vérier s'ils sont en somme directe et à examiner ainsi si
Ker f ∩ Im f est nul, en notant v = (v , v ) = ((2, 1, 0, 1), (0, 0, 1, −1)) cela revient à se
demander si la famille obtenue par réunion de u et de v est libre, pour cela on considère
1 2
(a, b, c, d) ∈ R tel que a.u + b.u + c.v + d.v = (0, 0, 0, 0), cette dernière égalité donne
4
Solution - Exercice 2.3 : [Voir l'énoncé] On remarque que ϕ est linéaire et on considère ainsi
(x, y) ∈ Ker ϕ, on a ax + by = 0 et cx + dy = 0, en cherchant à éliminer la variable x on trouve
(bc − ad)y = 0 et en cherchant à éliminer la variable y on trouve (ad − bc)x = 0, puisque ad − bc 6= 0
on déduit que (x, y) = (0, 0) ce qui prouve que ϕ est injective d'après la propriété 1.5.
Solution - Exercice 2.4 : [Voir l'énoncé] L'application ϕ est linéaire et on considère f ∈ Ker ϕ, on
remarque que si a 6= 0 alors f est solution d'une équation diérentielle linéaire du second ordre à
coecients constants, on sait que ce type d'équation diérentielle admet une solution non nulle, si
a = 0 alors b 6= 0 et f est cette fois solution d'une équation diérentielle linéaire du premier ordre, ce
type d'équation admet aussi une solution non nulle, le noyau de ϕ est donc non nul et ainsi ϕ est non
injective d'après la propriété 1.5.
Solution - Exercice 2.5 : [Voir l'énoncé]
1. Notons f l'application à étudier, si (x, y) ∈ Ker f alors on a x = y et 2x + y = 3x = 0 donc
(x, y) = (0, 0), l'application f est donc injective, notons b = (b , b ) la base canonique de R , 2
l'image de cette base est f (b) = (2.b + b , b − b ) et cette famille est libre puis constitue ainsi
1 2
une base de R , le fait que f (b) est une base de R entraine que f est surjective.
1 2 2 1
2 2
2. Notons f l'application à étudier, on remarque que (−1, 1, 1) est un vecteur non nul de Ker f
donc f n'est pas injective, notons b = (b , b , b ) la base canonique de C , l'image de cette base 3
est f (b) = ((2, 0, 1), (1, 1, 1), (1, −1, 0)) et cette famille est liée puisque f (b ) + f (b ) = f (b ),
1 2 3
on déduit que f (b) n'est pas génératrice (sinon étant de cardinal 3 elle serait une base de C )
2 3 1
3
puis que C \ Vect(f (b)) 6= ∅, ce dernier ensemble non vide s'identie à C \ Im f d'après la
3 3
f (b) = ((1, 1, 1), (−1, 0, 1), (1, 0, 1)) est libre, on peut en eet vérier que pour (x, y, z) ∈ C on 3
a (x − y + z, x, x + y + z) = (0, 0, 0) =⇒ (x, y, z) = (0, 0, 0), on déduit que f (b) est une base
de C puis que f est surjective (on peut trouver un antécédent par f dans C [X]).
3
2
15
Solution - Exercice 2.6 : [Voir l'énoncé] Soit (λ, x, y) ∈ K × F , en utilisant la linéarité de u on a
2
u(u−1 (λ.x + y) − λ.u−1 (x) − u−1 (y)) = λ.x + y − λ.x − y = 0 et en utilisant l'injectivité de u on
déduit que le vecteur u (λ.x + y) − λ.u (x) − u (y) qui est dans Ker u est nul d'où le résultat.
F
−1 −1 −1
surjective,
P de plus si z ∈ Ker f a pour coordonnées (z , . . . , z ) dans la base b alors on obtient
i=1 i i i=1 i i
z .f (b ) = 0 , la liberté de f (b) entraine que les coordonnées de z sont nulles puis que
1 n
n
f (z) =
z = 0 ainsi f est injective.
i=1 i i F
E
3. On a montré que f (b) est libre dans la question précédente et comme cette famille est de
cardinal 3 on déduit qu'il s'agit d'une base de R , on peut conclure en utilisant le résultat de
3
non vide, cet ensemble est de plus majoré par |I| donc il admet un plus grand élément noté
i i∈J
r ∈ J1, |I|K, par construction (u ) est libre et toute sur-famille stricte de cette famille n'est pas
libre, on peut conclure que (u ) est une base de G puis que rg(u) = dim(G) = r.
i i∈J
i i∈J
Preuve - Propriété 3.2 : [Voir l'énoncé] On a Im f = f (E) = f (Vect(b)) = Vect f (b) d'après la
propriété 2.1, ainsi Im f admet une famille nie génératrice et possède une dimension nie, l'égalité
Im f = Vect f (b) donne rg(f ) = rg f (b) en considérant les dimensions.
Preuve - Propriété 3.3 : [Voir l'énoncé] • Si F est de dimension nie alors Im f en tant que
sous-espace de F est de dimension nie avec rg(f ) = dim(Im f ) ≤ dim(F ).
• Si E est de dimension nie alors on peut noter b une base de E et on a rg(f ) = rg f (b) d'après la
propriété 3.2, le cardinal de f (b) est inférieur ou égal à celui de b et comme le cardinal de b est
dim(E) on obtient rg(f ) ≤ dim(E) compte tenu de la remarque 3.2.
Preuve - Théorème 3.1 : [Voir l'énoncé] Puisque E est de dimension nie Ker f admet un
supplémentaire que l'on note S, d'après le théorème noyau-image la restriction de f à S induit un
isomorphisme de S vers Im f et on sait ainsi que dim(S) = rg(f ) d'après la propriété 2.4, de plus
comme E = S ⊕ Ker f on a dim(S) = dim(E) − dim(Ker f ) = rg(f ).
Preuve - Propriété 3.4 : [Voir l'énoncé] • Si f est injective alors Ker f est nul d'après la propriété
1.5 donc rg(f ) = dim(E) − dim(Ker f ) = dim(E) = dim(F ), ainsi Im f est un sous-espace de F de
dimension dim(F ) donc Im f = F , ceci prouve que f est surjective donc bijective.
• Si f est surjective alors Im f = F donc rg(f ) = dim(F ) puis en utilisant le théorème du rang il
vient dim(Ker f ) = dim(E) − dim(F ) = 0 , ceci prouve que Ker f est nul puis que f est injective
d'après la propriété 1.5 donc bijective.
Solution - Exercice 3.1 : [Voir l'énoncé] Si une telle application linéaire existe alors son noyau est
une droite vectorielle engendrée par le vecteur (1, 1, 1, 1), son rang est ensuite 4 − 1 = 3 d'après le
théorème du rang, c'est absurde car ce rang doit être dans {0, 1, 2} d'après la propriété 3.3, cela
signie que des applications linéaires de ce type n'existe pas.
16
Solution - Exercice 3.2 : [Voir l'énoncé]
1. Il sut de poser (a, b, c) = (ϕ(1, 0, 0), ϕ(0, 1, 0), ϕ(0, 0, 1)) et d'utiliser la linéarité de ϕ.
2. Supposons que f soit un endomorphisme de R tel que Ker f = Vect{(2, 0, 0), (0, 1, 1)}, comme 3
Ker f est de dimension 2 on a rg(f ) = 1 d'après le théorème du rang, puisque Im f est une
droite vectorielle on peut considérer (α, β, γ) un vecteur non nul de Im f et ϕ une forme
linéaire sur R tels que ∀(x, y, z) ∈ R , f (x, y, z) = ϕ(x, y, z).(α, β, γ), d'après la question
3 3
précédente on peut noter (a, b, c) ∈ R tel que ϕ(x, y, z) = ax + by + cz, en utilisant le fait que
3
(ϕ(2, 0, 0), ϕ(0, 1, 1)) = (0, 0) on obtient a = 0 et b + c = 0, ces conditions peuvent être
vériées par plusieurs endomorphismes diérents, on peut choisir par exemple dans la suite
b = 1 et (α, β, γ) = (1, 0, 0), on vérie que l'endomorphisme (x, y, z) 7→ (y − z, 0, 0) noté g est
bien de rang 1, de plus g(2, 0, 0) = g(0, 1, 1) = 0 donc Ker g = Vect{(2, 0, 0), (0, 1, 1)}.
Solution - Exercice 3.3 : [Voir l'énoncé]
1. On pose ∀λ ∈ K, ∀(x , x ) ∈ E × E , λ.(x , x ) = (λ.x , λ.x ) et on dénit ainsi une loi de
composition externe (.), on pose ∀(y , y ) ∈ E × E , (x , x ) + (y , y ) = (x + y , x + y ) et
1 2 1 2 1 2 1 2
on dénit ainsi une loi de composition interne (+), on vérie ensuite sans dicultés que
1 2 1 2 1 2 1 2 1 1 2 2
E × E muni de ces lois de composition est un espace vectoriel sur K (on dit qu'il s'agit d'un
produit d'espaces vectoriels).
1 2
elle est injective de manière évidente il s'agit d'un isomorphisme, en utilisant la propriété 2.4
1 1 2 1 2
2. Si P ∈ Ker f alors son application polynôme Pb est solution de l'équation diérentielle linéaire
du premier ordre y + 1/(1 − x)yb= 0 qui est homogène, la fonction x 7→ 1/(1 − x) admet pour
0
17
compte du fait que u = min(u(N)) on obtient aussi u ≤ u , ceci montre que u est
constante à partir du rang N , la suite dim(I ) en tant que suite d'entiers naturels
N N N +k
décroissante est de même que u constante à partir d'un certain rang, le théorème du rang qui
p p∈N
permet d'écrire ∀p ∈ N, dim(K ) = dim(E) − dim(I ) montre ensuite que dim(K ) est
aussi constante à partir du même rang.
p p p p∈N
alors un vecteur non nul de Im u, puisque u est de rang 1 on obtient Im u = Vect(u(x)), de plus
u(x) ∈ F car F est stable par u donc Im u ⊂ F .
Solution - Exercice 3.7 : [Voir l'énoncé] On remarque que Im(v ◦ u) = v(u(E)) ⊂ v(F ) = Im v et
comme Im v est de dimension nie on obtient Im(v ◦ u) de dimension nie avec rg(v ◦ u) ≤ rg(v), il
reste à montrer que rg(v ◦ u) ≤ rg(u), pour cela on peut constater que v ◦ u est la restriction de v à
Im u qui est de dimension nie donc on a rg(v ◦ u) ≤ dim(Im u) = rg(u) d'après la propriété 3.3.
directe car si x ∈ Ker p ∩ Im p alors ∃x ∈ E tel que x = p(x) puis il vient p(x ) = p(x) puisque p est
0 0
0 0 0
Preuve - Propriété 4.2 : [Voir l'énoncé] La composition des endomorphismes de L (E) est
distributive par rapport à l'addition, cela signie que pour (λ, f, g, h) ∈ K × L (E) on a 3
Im p = Ker(Id − p), de plus on sait d'après la propriété 4.2 que Id − p est un projecteur et en
appliquant le résultat que l'on vient d'obtenir à Id − p on déduit que Im(Id − p) = Ker p.
E E
E E
Preuve - Propriété 4.4 : [Voir l'énoncé] On va à nouveau utiliser la structure d'algèbre de L (E),
on a .(s + Id ) ◦ .(s + Id ) = .(s + Id ) = .(s + Id + 2.s), on déduit que .(s + Id ) est un
1 1 1 2 1 2 1
Preuve - Propriété 4.5 : [Voir l'énoncé] (⇒) ∀x ∈ E, ∃(x , x ) ∈ Ker(s + Id ) × Ker(s − Id ) tel
que x = x + x , il vient s (x) = s (x ) + s (x ) = s(−x ) + s(x ) = x + x = x donc s = Id .
1 2 E E
2 2 2 2
1 2 1 2 1 2 1 2 E
18
(⇐) Pour x ∈ E on note x = .(x − s(x)) et x = .(x + s(x)), on vérie facilement que x = x + x
1 1
cette somme est directe car si y ∈ Ker(s + Id ) ∩ Ker(s − Id ) alors on a s(y) = y = −y puis y = 0 .
1 2 E E E E
E E E
ainsi (s , s ) ∈ L (E) .
E
2
F G
2. On a s ◦ s = (2.p − Id ) = 4.p ◦ p + Id ◦ Id − 4.p ◦ Id = Id puisque p est un
2
p ◦ p(e ) = p(1, 1, −1) = (1, 1, −1) = p(e ) puis p ◦ p(e ) = p(2, 0, −1) = (2, 0, −1) = p(e ), la
1 2 3 1 1
2. On a Im p ⊂ Vect({(2, 0, −1), (1, 1, −1), (2, 0, −1)}) ⊂ Vect({(2, 0, −1), (1, 1, −1)}), de plus
p (e ) = (2, 0, −1) et p (e ) = (1, 1, −1) donc la famille ((2, 0, −1), (1, 1, −1)) est génératrice
2 2
de Im p, comme cette famille est libre il s'agit d'une base de Im p, d'après le théorème du rang
1 2
on sait que Ker p est une droite vectorielle, tout vecteur non nul de Ker p constitue donc une
base de Ker p, le vecteur (1, 0, −1) convient par exemple.
3. D'après la question précédente on a dim(R ) = dim(Ker p) + dim(Im p) et il reste ainsi à 3
les dimensions, si x ∈ Ker p ∩ Im p alors x ∈ Ker(Id − p) ∩ Ker p d'après la propriété 4.3 puis
p(x) = x = 0 . E
première question donc u est un projecteur sur F compte tenu de la question précédente.
19
Solution - Exercice 4.5 : [Voir l'énoncé] Il est évident que Ker p ∩ Ker ⊂ Ker(p + q) et il reste à
montrer l'inclusion réciproque, on remarque que (p + q) = p + q + p ◦ q + q ◦ p = p + q + 2.p ◦ q
2 2 2 2 2
en utilisant le fait que p et q commutent, si x ∈ Ker(p + q) alors l'égalité précédente montre que
p ◦ q(x) = 0 , comme on a de plus q(x) = −p(x) on déduit que p (x) = 0 = p(x) = q(x) et ainsi
2
x ∈ Ker p ∩ Ker q .
E E
que f (y) = p(x) puis on obtient p ◦ f (y) = p (x) = p(x) = f (y) = f ◦ p(y).
2
Solution - Exercice 4.7 : [Voir l'énoncé] (⇐) Si x ∈ Ker p alors on a q ◦ p(x) = 0 = q(x) donc
x ∈ Ker q , de plus si x ∈ Ker q alors on a p ◦ q(x) = 0 = p(x) donc x ∈ Ker q .
E
(⇒) D'après la propriété 4.1 on a E = Ker p ⊕ Im p et par linéarité de p et de q on peut ainsi vérier
E
p(z) = p(x) + p(y) = p(y), on vient de montrer que p ◦ q = p mais il vient aussi q ◦ p = q par symétrie
de l'hypothèse.
Solution - Exercice 4.8 : [Voir l'énoncé]
1. Il est clair que Im(u + v) ⊂ Im u + Im v et comme Im(u + v) = Im(Id ) = E on obtient
ensuite E = Im u + Im v, en utilisant la formule de Grassmann on remarque de plus que
E
v ◦ u = (Id − u) ◦ u = u − u = 0.
E
2
E
20