BJB
Au début de l'année 1994, l'installation du gouvernement transitoire à base élargie (GTBE), prévue
par les accords d'Arusha, est reportée semaine après semaine, malgré plusieurs tentatives
d'intronisation. Ce report augmente la méfiance de chaque partie et recule la démobilisation des
forces armées. Des machettes sont importées par l'entourage du président Habyarimana, tandis que
le FPR renforce son armement5 et la tension monte à partir de fin janvier 1994. Les attentats à la
grenade et les assassinats6 se multiplient. De nombreuses caches d'armes sont mises en place, et
l'intention génocidaire est avérée7[source insuffisante]. Fin mars 1994, alors qu'une dernière
tentative d'installation du GTBE échoue, la MINUAR observe que le FPR viole à plusieurs reprises les
accords de cessez-le-feu au nord du pays, et que les FAR recrutent des jeunes gens parmi les réfugiés
Hutus ayant fui le BurundI
Recherche dessus
le camp militaire de Kanombe ou depuis la colline de Masaka,
Un missile surface-air, ou missile anti-aérien, est un missile destiné à atteindre une cible aérienne en
étant tiré depuis le sol (missiles sol-air) ou la mer (missiles mer-air), essentiellement dans un but de
défense antiaérienne. Techniquement, les missiles mer-air et les missiles sol-air ont connu de telles
évolutions convergentes que désormais ils ne forment quasiment plus qu'une seule et même classe.
Intro :
Les deux hypothèses les plus plausibles accusent l’une les extrémistes hutus, inquiets de l'évolution
des négociations avec le Front patriotique rwandais (FPR), et l’autre le FPR, adversaire politique et
militaire du régime en place. Dans les deux cas des aides étrangères ont parfois été évoquées.
Devant le Sénat de Belgique, la personne mandatée par l'ONU pour conduire cette enquête, Degni-
Segui11, déclarera n'avoir pu obtenir, ni de la France, ni des FAR (armée du gouvernement
intérimaire qui menait le génocide), les éléments nécessaires à ce travail. D'autre part l'ex-capitaine
français Paul Barril prétendit à la télévision française détenir la boîte noire de l'avion, dont le
constructeur Dassault fit des déclarations contradictoires. D'après des témoins tels que le Général
Roméo Dallaire et le rapport de la mission d'information parlementaire sur le Rwanda des députés
français, des militaires français s'étaient rendus sur le lieu du crash13 aussitôt après l'attentat, bien
qu'officiellement seule la garde présidentielle y ait eu accès14. La complexité juridique et politique
de cette affaire exigeant de nommer une commission d'enquête, l'ONU refusera « faute de budget ».
Une enquête a dû être ouverte en France par le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière, quatre ans
après les faits, à la suite de la plainte déposée par la famille du personnel français pilotant l'avion. Il a
recommandé des poursuites devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda contre le
président rwandais Paul Kagamé pour participation à l'attentat contre son prédécesseur Juvénal
Habyarimana et a également requis 9 mandats d'arrêts internationaux contre des personnes proches
du président Kagamé15. En 2007, le juge Bruguière prit sa retraite et son successeur le juge Marc
Trévidic a repris l'enquête à zéro à la suite de la mise en examen de Rose Kabuye, l'une des accusées
du juge Bruguière.
Abdoul Ruzibiza, principal témoin de l'enquête Bruguière, dont le témoignage fut révélé par le
journal Le Monde en mars 2004, avait relancé la polémique entre la France et le Rwanda en octobre
2005 en publiant un livre, Rwanda - L'histoire secrète, dans lequel il affirmait être témoin de cet
attentat en tant qu'officier du FPR. Son témoignage était une des principales sources de la thèse qui
accuse le FPR d'être l'auteur de l'attentat. Il s'est depuis rétracté sur plusieurs points et a reconnu
notamment qu'il aurait inventé avoir fait partie d'un "Network commando", avoir été sur le lieu de
l'attentat et vu les tireurs. Le 15 juin 2010, il est entendu à Oslo par les juges Trévidic et Poux. Il
revient sur sa précédente rétractation et maintient l'ensemble de ses accusations initiales contre des
membres de la DMI (Directorate of Military Intelligence), le service de renseignement de l'APR,
donnant des détails sur les missiles utilisés, le nom des tireurs, l'identification de l'avion présidentiel,
le lieu de l'attentat et le véhicule utilisé. Il indique ne pas avoir été présent sur les lieux, mais s'être
attribué le rôle de l'un des participants afin de le protéger. Il explique enfin sa rétractation par des
raisons liées à sa sécurité personnelle et celle de certains témoins. Il décède en Norvège en
septembre 2010. Sa mort est présentée comme liée à un cancer du foie.