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Dimensionnement du Coupe-Branche Autonome

Le document décrit l'implantation et le dimensionnement d'engrenages coniques et droits pour un Coupe-Branche Autonome, en fournissant des spécifications techniques détaillées. Il aborde également le guidage en rotation des roues, les contraintes sur l'arbre, et propose des solutions pour le choix des coussinets. Enfin, il évalue la durée de vie des composants en fonction des efforts appliqués et des dimensions choisies.

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Le Coupe-Branche Autonome

Implantation de l’engrenage droit et de l’engrenage conique


On propose de travailler à partir du schéma-bloc présenté en Figure 1.

Figure 1. Schéma-boc du CBA

Après quelques tâtonnements, on choisit :

 Pour l’engrenage conique :


o R = 2,9 ; C1 = 7,43 N.m ; C2 = 21,12 N.m
o Z1 = 11 et Z2 = 32
o k = 8 ; m = 1,375 mm ; b = 11 mm
o delta1 = 19 ° ; delta 2 = 71 °
o Roue n° 1 :
 dp1 = 15,125 mm ; b1 = 10,4 mm ; D1 = 18,7 mm ; d1 = 11,55 mm
 Ft = 982,5 N ; Fa = 116,3 N ; Fr = 338,2 N
o Roue n° 2 :
 dp2 = 44 mm ; b2 = 3,6 mm ; D2 = 54,4 mm ; d2 = 33,6 mm
 Ft = 982,5 N ; Fa = 338,2 N ; Fr = 116,3 N

 Pour l’engrenage droit :


o R = 1,2 ; C1 = 21,12 N.m ; C2 = 24,84 N.m
o Z1 = 10 et Z2 = 12
o k = 7 ; m = 2 mm ; b = 14 mm
o Roue 1 : d1 = 20 mm ; Ft = 2112 N ; Fr = 768,7 N
o Roue 2 : d2 = 24 mm ; Ft = 2112 N ; Fr = 753,4 N

L’implantation dans la poignée est fournie en Figure 2 où on constate qu’il n’y a pas de problème
d’encombrement à ce stade.
Figure 2. Implantation du SMR associé aux engrenages droit et conique dans la poignée

Validité R40
Moment de flexion max pour le R40 : 600N * 8 mm = 4,8 N.m

L’effort de denture ramené sur l’axe moteur représente un effort radial de :

√982,52 + 338,22 = 1090 𝑁.

Moment de flexion : 1090*d = 4.8 soit : d = 4,4 mm

Place disponible : 10,4/2 = 5,2 mm > 4,4 mm ; de plus les efforts sont répartis et dont donc moins
critiques qu’un effort ponctuel.

Enfin l’effort axial est de 116,3 N << 400 N

L’arbre du R40 peut supporter la petite roue de l’EC.

La liaison arbre-moyeu sera réalisée par une liaison clavette ; la clavette aura pour dimensions 2 mm
x 2 mm x 9 mm ; la longueur de 9 mm est déterminée par la pression de matage admissible imposée à
60 MPA.

Enfin, l’arrêt axial sera effectué par un circlip car l’effort axial pousse la roue en direction du moteur.

Guidage en rotation des roues menée de l’EC et menante de l’ED


1) Proposition d’implantation et dimensionnement de l’arbre

On propose l’implantation illustrée en Figure 3.

On fait apparaître les points O, A et B où OA = 2,5 mm et OB = 10,6 mm.

La partie OA de l’arbre est sollicitée en cisaillement par T = TA + TB et en compression par NA avec :

NA = 338,2 N

TA = (982,5^2+116,3^2)^0,5 = 989,4 N

TB = (2212^2+768,7^2)^0,5 = 2247,5 N

La partie OB de l’arbre est sollicité en traction par NA = 338,2 N, en cisaillement par TB = 2247,5 N et
en torsion par CB = 24,84 N.
Figure 3. Guidage en rotation des roues menée et menante

Pour la partie OA :
𝜎 0 𝜏1
−𝑁
Le tenseur des contraintes a la forme : 𝜎 = ( 0 0 0 ) où 𝜎 = 𝐴2 la contrainte de compression,
𝜋𝑟
𝜏1 𝜏2 0
𝑇
𝜏1 = 2 la contrainte de cisaillement.
𝜋𝑟

La condition de résistance s’écrit :

𝜎 = √𝜎 3 + 3 × 𝜏12 < 𝜎𝑌

L’équation ci-dessus peut être résolue graphiquement, comme le montre la Figure 4 (a), en traçant la
fonction :

338,2 2 3237 2
𝑓(𝑟) = √( 𝜋 𝑟2 ) + 3 × ( 𝜋 𝑟2 )

On trouve alors un rayon minimal de 1,6 mm (ou un diamètre de 3,2 mm).


(a) (b)
Figure 4. Résolution graphique de la condition de résistance pour la partie OA de l’arbre (a) et de la partie AB de l’arbre

Pour la partie AB :
𝜎 0 𝜏1
𝑁
Le tenseur des contraintes a la forme : 𝜎 = ( 0 0 𝜏2 ) où 𝜎 = 𝐴2 la contrainte de compression,
𝜋𝑟
𝜏1 𝜏2 0
𝑇 4𝐶
𝜏1 = 2 la contrainte de cisaillement et 𝜏2 = 3 .
𝜋𝑟 𝜋𝑟

𝜎 = √𝜎 3 + 3 × (𝜏12 + 𝜏22 ) < 𝜎𝑌

L’équation ci-dessus peut être résolue graphiquement en traçant la fonction :

338,2 2 2247,5 2 4𝐶 2
𝑓(𝑟) = √( 𝜋 𝑟2 ) + 3 × [( 𝜋 𝑟2
) + (𝜋 𝑟3 ) ]

La résolution graphique est visible en Figure 4 (b) où on trouve un rayon minimal de 1,2 mm (ou un
diamètre de 2,4 mm).

Remarque 1 :

A ce stade, on aura un arbre étagé avec un diamètre de 1,6 mm de 0 à A, puis de 1,2 mm de A à B.

Remarque 2 :

Ces diamètres sont les diamètres minimaux qui permettent de tenir aux efforts présents dans le
mécanisme. Ils pourront être augmentés afin d’être compatible avec un coussinet par exemple ou
accueillir une liaison arbre-moyeu pour la transmission des couples.

2) Recherche du coussinet

On souhaite réaliser la liaison guidage en rotation à l’aide d’un coussinet. Comme nous souhaitons un
montage compact, on choisit un coussinet avec collerette ; ceci permet de gérer le jeu entre le bâti et
la roue menée de l’engrenage conique ; ainsi, cette dernière peut tourner sans risque de frottement
sur le bâti.
Les dimensions pour les coussinets à collerette sont disponibles à partir de la page 65 et montrent
qu’ils n’existent que pour des diamètres d’arbre de 6 mm au minimum.

Pour un tel diamètre, les dimensions sont celles reportés dans le Tableau 1.

On calcule également, et on reporte leur valeur dans le Tableau 2, la vitesse de glissement 𝑉 (𝑚/𝑠)
et la pression diamétrale 𝑝 (𝑀𝑃𝑎) :

𝑉 =𝑅×Ω
𝐹
𝑝=𝐷 𝐵
𝑜

Tableau 1. Dimensions des paliers lisses Permaglide® pour un arbre de diamètre 6 mm associées aux évaluations de 𝑽 et 𝒑
considérant les valeurs suivantes : 𝑭 = 𝑻𝑨 + 𝑻𝑩 =3237 N et 𝜴 = 𝟑𝟓 𝒓𝒑𝒎.

𝐷𝑜 (𝑚𝑚) 𝐷𝑖 (𝑚𝑚) 𝐵 (𝑚𝑚) 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 (𝑔) 𝑉 (𝑚/𝑠) 𝑝 (𝑀𝑃𝑎) 𝑝𝑉


6 8 4 135 1,5
6 8 7 0,0111 77 0,86
6 8 8 67 0,74

Ensuite, on suit le guide de choix disponible en page 21. Notre choix est résumé ci-dessous :

On souhaite un coussinet sans entretien, pour une température de service comprise entre -10°C et
+40°C, sans plomb dans le matériau constitutif et une protection à la corrosion améliorée. La vitesse
étant bien inférieure à 0,8 m/s et le produit 𝑝𝑉 doit être au maximum égal à 1,4 MPa.m/s.

Le matériau P147 est éligible pour des coussinets de longueur (B) de 7 ou 8 mm renseignés dans le
Tableau 2. Mais le graphe en page 35 montre qu’il est conseillé de ne pas dépasser 40 MPa pour la
charge spécifique (𝑝). Testons alors des coussinets pour un diamètre d’arbre supérieur (8 mm et plus
si besoin) et reportons ses dimensions et les évaluations pour 𝑉, 𝑝 et 𝑝𝑉 dans le Tableau 2 ci-dessous.
Tableau 2. Dimensions des paliers lisses Permaglide® pour un arbre de diamètre 8 mm et 10 mm associées aux
évaluations de 𝑽 et 𝒑 considérant les valeurs suivantes : 𝑭 = 𝑻𝑨 + 𝑻𝑩 =3237 N et 𝜴 = 𝟑𝟓 𝒓𝒑𝒎.

𝐷𝑜 (𝑚𝑚) 𝐷𝑖 (𝑚𝑚) 𝐵 (𝑚𝑚) 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 (𝑔) 𝑉 (𝑚/𝑠) 𝑝 (𝑀𝑃𝑎) 𝑝𝑉


8 10 5,5 74 1,10
8 10 7,5 0,0148 54 0,80
8 10 9,5 43 0,64
10 12 7 46 0,85
10 12 9 36 0,67
0,0185
10 12 12 27 0,50
10 12 17 19 0,35

Les solutions à explorer sont celles en gras dans le Tableau 2. Evaluons leur durée de vie sachant que
celle du CBA est égale à :

2 ans x 6 mois/an x 22 jours/mois x 8 heures x 60 branches/h x 2 secondes = 253440 secondes = 71 h

On récupère les coefficients 𝑓𝑖 dans les pages 33 à 39 et on les consigne dans le Tableau 3 dans lequel
on évalue également le durée de vie à partir de la relation suivante :
400
𝐿𝐻 = (𝑝𝑉)1,2 × 𝑓𝐴 × 𝑓𝑝 × 𝑓𝑉 × 𝑓𝑇 × 𝑓𝑤 × 𝑓𝑅

Tableau 3. Evaluation de la durée de vie des coussinets retenus où 𝑫𝒐 , 𝑫𝒊 , 𝑩 sont en mm, 𝑽en m/s,

𝒑 en MPa , 𝒇𝒊 des coefficients multiplicateurs et 𝑳𝑯 la durée de vie en heures.

𝐷𝑜 𝐷𝑖 𝐵 𝑉 𝑝 𝑝𝑉 𝑓𝐴 𝑓𝑝 𝑓𝑉 𝑓𝑇 𝑓𝑤 𝑓𝑅 𝐿𝐻
10 12 9 36 0,67 1 0,25 1 1 1 0,2 32
10 12 12 0.0185 27 0,50 1 0,35 1 1 1 0,2 64
10 12 17 19 0,35 1 0,5 1 1 1 0,2 140

L’arbre passera à un diamètre de 10 mm associé à un coussinet à collerette en matériau P147 de


longueur 17 mm ; il présentera une durée de vie de 140 h soit le double de celle imposée par la
garantie.

Cet arbre peut être accueilli sans problème par la grande roue de l’EC (diamètre minimal de 33,6 mm)
et la petite roue de l’ED (diamètre de 20 mm).

Par contre, il n’y a pas la place pour accueillir une liaison pivot de longueur 17 mm. On a au maximum
15 mm de part et d’autre des deux roues comme l’illustre la Figure 5.

Figure 5. Espace disponible pour le guidage en rotation de la grande roue de l’EC et de la petite roue de l’ED

Supposons que l’arbre soit étagé et traversant pour être guidé à gauche et à droite ; les efforts à
considérer à gauche seront de 2248 N et ceux à droite de 990 N.

On considérera que l’arbre possède un diamètre de 10 mm à gauche et de 6 mm à droite.

Calculons les coussinets possibles à gauche dans le Tableau 4 et ceux possibles à droite dans le Tableau
5.
Tableau 4. Coussinets à gauche. Effort : 2248 N ; diamètre de l’arbre : 10 mm

𝐷𝑜 𝐷𝑖 𝐵 𝑉 𝑝 𝑝𝑉 𝑓𝐴 𝑓𝑝 𝑓𝑉 𝑓𝑇 𝑓𝑤 𝑓𝑅 𝐿𝐻
10 12 9 25 0,46 1 0,4 1 1 1 0,2 81
10 12 12 0.0185 19 0,35 1 0,5 1 1 1 0,2 140
10 12 17

Tableau 5. Coussinets à droite. Effort : 990 N ; diamètre de l’arbre : 6 mm

𝐷𝑜 𝐷𝑖 𝐵 𝑉 𝑝 𝑝𝑉 𝑓𝐴 𝑓𝑝 𝑓𝑉 𝑓𝑇 𝑓𝑤 𝑓𝑅 𝐿𝐻
6 8 4 41 0,46 1 1 1 1 0,2
6 8 7 0.0111 24 0,27 1 0,36 1 1 1 0,2 138
6 8 8 21 0,24 1 0,42 1 1 1 0,2 186

Cela mène au schéma de la Figure 6.

Figure 6. Guidage en rotation des roues de sortie de l’EC et d’entrée de l’ED


Transmission de couple
La roue menée de l’EC doit transmettre un couple de 21,12 N.m à l’arbre, qui doit le transmettre à la
roue menante de l’ED.

Pour la roue conique, de faible épaisseur, on va privilégier les cannelures.

Pour la roue droite, on commencera par étudier la possibilité de transmettre le couple par une clavette.

1) Transmission de couple de la roue conique à l’arbre

La roue conique transmet un couple 𝐶 = 21,12 𝑁. 𝑚 ; son épaisseur est de 3,6 mm et le diamètre de
l’arbre est de 6 mm.

On s’oriente alors vers des cannelures en développante de cercle :


8𝐶
𝐿≥
𝑍 (𝑑22 −𝑑12 )𝑝𝑎𝑠𝑚

Pour un arbre de diamètre 6 mm, on :

𝐷 = 6 𝑚𝑚
𝐴 = 8 𝑚𝑚
𝑍=6
𝑚=1
On a donc :

𝑑1 = 5,6 𝑚𝑚
𝑑2 = 7,8 𝑚𝑚
Et :

𝑝𝑎𝑑𝑚 = 200 𝑀𝑃𝑎


On trouve alors que la longueur des cannelures doit être de 5 mm.

Cela implique une légère modification de la géométrie de la roue conique comme le montre la Figure
7.

Figure 7. Nouvelle géométrie de la roue conique permettant d’accueillir les cannelures de 5 mm de longueur.
2) Transmission de couple de l’arbre à la roue droite

La transmission par clavette nécessite trop d’espace.

Comme le diamètre de l’arbre est de 10 mm, on va se tourner également vers des cannelures en
développante avec les caractéristiques suivantes :

𝐷 = 10 𝑚𝑚
𝐴 = 12 𝑚𝑚
𝑍 = 10
𝑚=1
On a donc :

𝑑1 = 9,6 𝑚𝑚
𝑑2 = 11,8 𝑚𝑚
On trouve alors une longueur de cannelure de : 2 mm.

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