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Introduction à l'automatisme industriel

Le document présente le cours d'automatisme pour le niveau 1, avec un volume horaire de 60 heures, et décrit les objectifs généraux tels que la définition des bases en automatisme et l'utilisation d'outils d'analyse comme le GRAFCET. Il aborde également les composants d'un système automatisé de production (SAP), les capteurs, et les logiques de traitement des données. Enfin, il détaille les différentes parties d'un SAP, y compris la partie opérative, la partie commande et la partie dialogue.

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Introduction à l'automatisme industriel

Le document présente le cours d'automatisme pour le niveau 1, avec un volume horaire de 60 heures, et décrit les objectifs généraux tels que la définition des bases en automatisme et l'utilisation d'outils d'analyse comme le GRAFCET. Il aborde également les composants d'un système automatisé de production (SAP), les capteurs, et les logiques de traitement des données. Enfin, il détaille les différentes parties d'un SAP, y compris la partie opérative, la partie commande et la partie dialogue.

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UE GEII23: AUTOMATISME ET INFORMATIQUE

INDUSTRIELLE
EC GEII233: AUTOMATISME

AUTOMATISME

NIVEAU 1
CLASSE: GEII 1
SEMESTRE 2
VOLUME HORAIRE: 60 heures

EQUIPE PEDAGOGIQUE:
Dr PERABI NGOFFE STEVE, CM 20 h, TD 00 h, TPE 00 h
NDI FRANCELIN, CM 00 h, TD 12 h, TPE 00 h
NGOCK ROMEO, CM 00 h, TD 00 h, TP 16 h

1
OBJECTIFS GENERAUX

 Définir la notion de base en automatisme ;


 Donner les outils d’analyse tel que le GRAFCET ;
 Comprendre le principe régissant l’automatisme;

2
SOURCES DOCUMENTAIRES

1- Cours Electrotechnique. J. M. Dutertre. 2009;

3
Table des matières
CHAPITRE I : Généralité sur les systèmes automatisés de production .................................................. 5
Objectif : identifier les constituants d’un SAP et leur fonction .................................................... 5
1.1 Généralités .................................................................................................................................... 5
1.2 Structure d’un système Automatisé de production .................................................................... 5
1.2.1 Système automatisé de production (SAP) ............................................................................ 5
1.2.2 Analyse fonctionnelle d’un SAP ............................................................................................ 9
CHAPITRE II : Composants d’automatisation associés aux fonctions................................................. 11
Objectifs : réaliser un système automatisé .................................................................................... 11
2.1 Les capteurs ..................................................................................................................................... 11
2.1.1 Les capteurs TOR.................................................................................................................. 11
2.1.2 Choix d’un capteur ............................................................................................................... 14
2.1.3 Câblage des capteurs ........................................................................................................... 15
2.2 Traitement des données ............................................................................................................. 16
2.2.1 Etude comparative entre la logique câblée et la logique programmée ............................ 17
2.2.2 Automate et caractéristiques .............................................................................................. 20
2.2.3 Synoptique de l’installation d’un système automatisé en logique programmée ............. 21
2.3 Automatisme câblé ..................................................................................................................... 22
2.3.1 Eléments de base de la logique câblée ............................................................................... 23
2.3.2 Fonctionnement, Mise en équation et câblage ........................................................... 25
2.4 Distribution de l’énergie dans un SAP ....................................................................................... 28
2.4.1 Pré actionneur pneumatique .............................................................................................. 30
2.4.2 Pré actionneur électrique ............................................................................................. 33
CHAPITRE III : LES MODES DE MARCHE ET D’ARRETS........................................................... 36
Objectif : Utiliser un GEMMA ...................................................................................................... 36
3.1 Les Modes de Marches et d’Arrêts (MMA) ...................................................................... 36
3.2 Le GEMMA : Guide d’Etude des Modes de Marche et d’Arrêts ................................... 38
3.2.1 Les familles du GEMMA ....................................................................................................... 40
3.2.2 Principes de base de fonctionnement d’Un GEMMA ......................................................... 40
3.3 d’un GEMMA............................................................................................................................... 42
3.3.1 Traduction du GEMMA EN GRAFCET .................................................................................. 42

4
CHAPITRE I : Généralité sur les systèmes automatisés de production
Objectif : identifier les constituants d’un SAP et leur fonction
L'exécution des travaux manuels fait exclusivement appel à deux qualités différentes de
l'opérateur: sa force et sa sensibilité.
Le développement scientifique et technique a permit une simplification, une
amélioration du travail de l'homme. Le rôle des sens a été réduit par l'utilisation
d'appareils de mesure et de contrôle, tandis que les possibilités d'action sur la matière
ont été considérablement augmentées par la mise en oeuvre de sources d'énergies
importantes (pneumatique, hydraulique, électrique, etc...).
L'intervention humaine au sein de la fabrication a donc régresser au profit de systèmes
permettant une fabrication ainsi qu'un contrôle automatique: c'est l'automatisation.
1.1 Généralités
Chaque processus industriel de transformation ou de fabrication est constitué d'un
ensemble de machines qui associé réalise le travail voulu.
Chaque machine ou partie opérative, comprend un ensemble de moteurs, vérins,
vannes et autres dispositifs qui lui permet de fonctionner: ce sont les actionneurs.
Ils sont pilotés par un automate ou partie commande. Cette partie commande
élabore des ordres transmis aux actionneurs à partir d'informations fournies par la
machine au moyen d'interrupteurs de position, de thermostats et autres dispositifs
appelés capteurs.
Entre la partie commande et l'homme se trouve la partie dialogue. Elle permet à
l'utilisateur de transmettre des informations au moyen de dispositifs adaptés ( boutons
poussoirs, commutateurs, etc...). De même la partie dialogue retourne vers l'homme
des informations sur l'état du système sous des formes compréhensible par lui (
voyant, afficheur, cadrant, etc...).
1.2 Structure d’un système Automatisé de production
1.2.1 Système automatisé de production (SAP)
Système Automatisé de Production (SAP) est un système autonome de création de
valeur ajoutée. Sous des impératifs de sécurité, productivité, adaptabilité…

Figure 1 : Fonction d’un SAP

5
La figure suivante présente quelques exemples de transformation de la matière
d’œuvre par les SAP.

Figure 2 : Exemples de SAP

[Link] La partie opérative.


Elle se compose de trois ensembles :
- L'unité de production, dont la fonction est de réaliser la fabrication ou la
transformation.

Figure 2 : Exemples de SAP


- Les actionneurs, ils fournissent l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'unité
de production. Ils peuvent aussi servir de freins ou de protections.

Figure 3 : Exemples d’actionneurs

6
- Les capteurs, ils fournissent les divers états ou stades de l'unité de production à
l'unité de traitement.

Figure 4 : Exemples de capteurs


[Link] La partie commande.
Elle se compose de 4 parties :
- Les interfaces d'entrée transforment les informations issues des capteurs de la
partie opérative ou de la partie dialogue, en informations de nature ou d'amplitude
compatibles avec les caractéristiques technologiques de l'unité de traitement.
- Les interfaces de sorties transforment les informations émises par l'unité de
traitement en informations de nature ou d'amplitude compatibles avec les
caractéristiques technologiques des pré-actionneurs d'une part, et des
visualisations et avertisseurs d'autre part.

Figure 5 : Exemples d’interface d’entrée


- Les pré-actionneurs dépendent directement des actionneurs et sont nécessaires à
leur fonctionnement (démarreur pour moteurs, distributeurs pour vérins, etc...)

Figure 6 : Exemples pré-actionneurs

7
- L'unité de traitement élabore les ordres destinés aux actionneurs en fonction des
informations reçues des différents capteurs et du fonctionnement à réaliser.

Figure 7 : Exemples d’unité de traitement


[Link] La partie dialogue.
Elle se compose de deux éléments :
- Les visualisations et avertisseurs qui transforment les informations fournies par
l'automate en informations perceptibles par l'homme.
- Les capteurs, qui transforment les informations de l'homme en informations
exploitables par l'automate.
La figure suivante présente une chaine de palettisation qui est un SAP

Figure 8 : Exemple de SAP : Chaine de palettisation

8
1.2.2 Analyse fonctionnelle d’un SAP
Les fonctions d’un SAP sont résumées dans le diagramme suivant :

Figure 9 : analyse fonctionnelle d’un SAP


De cette figure, il ressort qu’un automatisme a quatre principales fonctions qui sont assurés
par quatre familles de composants :

9
Afin d’assurer sa mission dans un SAP, l’automatisme se subdivise en quatre grands
Niveaux selon le l’architecture CIM (computer Integrated Manufacturing) :

Dans ce cours, nous nous limiterons aux niveaux 0 et 1.

10
CHAPITRE II : Composants d’automatisation associés aux fonctions
Objectifs : réaliser un système automatisé

2.1 Les capteurs


Le capteur fournit à la PC, des comptes rendus sur l’état du système.
Il convertit les informations physiques de la PO en grandeurs électriques exploitables
par la PC. On distingue 3 grandes familles de capteurs :
- TOR : Ce sont les capteurs les plus répandus en automatisation de manière
courante on retrouve sur le marché : les capteurs à contacts mécaniques,
détecteurs de proximité, détecteur à distance ..., Ils délivrent un signal 0 ou 1 dit
tout ou rien. On parle de détecteurs
- Analogique : Les capteurs analogiques traduisent des valeurs de positions, de
pressions, de températures ... sous forme d'un signal (tension ou courant)
évoluant continûment entre deux valeurs limites.
- Numérique : transmettent des valeurs numériques précisant des positions, des
pressions…, pouvant être lus sur 8, 16,32 bits :
 Soit en parallèle sur plusieurs conducteurs
 Soit en série sur un seul conducteur.
On parle de codeurs
2.1.1 Les capteurs TOR
[Link] Les détecteurs de positions
Encore appelés détecteurs de positions ou fin de course, ils détectent la présence d’un
objet solide. Ses différents avantages sont :
- sécurité de fonctionnement élevée
- fiabilité des contacts et manœuvre positive d'ouverture
- bonne fidélité sur les points d'enclenchement (jusqu'à 0,01 mm)
- bonne aptitude à commuter les courants
- faibles combinée à une grande endurance électrique
- tension d'emploi élevée
- mise en œuvre simple, fonctionnement visualisé
- grande résistance aux ambiances industrielles

11
[Link] Détecteurs de proximités inductifs
Le détecteur de proximité, a un principe de fonctionnement basé sur la variation d’un
champ magnétique à l’approche d’un objet conducteur du courant électrique.

Ce type de capteur est réservée à la détection sans contact d'objets métalliques


L'objet est donc à proximité du capteur mais pas en contact contrairement à un
détecteur de position. Ses avantages sont :

12
- Pas de contact physique avec l’objet détecté.
- Pas d’usure ; possibilité de détecter des objets fragiles, fraîchement peints…
- Durée de vie indépendante du nombre de manoeuvres.
- Produit entièrement encapsulé dans la résine donc étanche.
- Très bonne tenue à l’environnement industriel : atmosphère polluante

[Link] Détecteurs de proximités capacitifs


Son principe est basé sur la variation d’un champ électrique à l’approche d’un objet
quelconque.

Il est utilisé pour la Détection à courte distance d’objets métalliques ou non. Contrôle de
niveau de liquide et de poudre dans trémies. Il a les mêmes avantages que ceux d’un détecteur
inductif. Cependant il est plus couteux et n’est pas constitué des pièces mobiles.

[Link] Détecteur de proximité photoélectrique


Les détecteurs photoélectriques se composent essentiellement d'un émetteur de lumière associé à
un récepteur photosensible. Ils sont utilisés pour détecter tout objet opaque. Comme avantage on
peut citer :

- Pas de contact physique avec l’objet détecté.


- Pas d’usure ; possibilité de détecter des objets fragiles, fraîchement peints…
- Détection sur de grande distance.
- Généralement en lumière infrarouge invisible, indépendante des conditions
d'environnement
- Très bonne tenue à l’environnement industriel : atmosphère polluante

13
Les différents types de détecteurs photo-électriques sont consignés dans le tableau :

2.1.2 Choix d’un capteur


Le choix d’un capteur doit se baser sur les critères suivants :

- L’Ambiance industrielle (Poussiéreuse, humide, explosive…)


- Nature de la détection
- Nombre de cycle de manœuvre.
- Nombre et nature des contacts requis
- Place disponible….

La figure suivante présente une méthodologie pour le choix d’un capteur

14
2.1.3 Câblage des capteurs
De manière générale, les capteurs sont constitués des bornes d’alimentations et des bornes des
contacts qui peuvent être :

- « NO » : normally open c'est-à-dire un contact à fermeture


- « NC » normally close c'est-à-dire un contact à ouverture

Les connexions peuvent se faire selon les figure ci-dessous, selon qu’on est un détecteur deux fils ou
trois :

15
Pour des détecteurs ayant à la fois une un « NO » et un « NC » on a la configuration de câblage
suivante :

2.2 Traitement des données


Les données sont échangées dans un SAP entre l’opérateur et la partie opérative, via la partie
commande. Cette commande peut se faire à travers une logique câblée (relais de commande et
auxiliaires) ou une logique programmée (API).

16
2.2.1 Etude comparative entre la logique câblée et la logique programmée
Chacune de ces logiques regorgent plusieurs avantages et inconvénients qui sont présentés dans le
tableau suivant :

Toutefois la différence se trouve au niveau de la connectique.

Dans la logique câblée, les relais et la signalisation de la partie commande sont reliées aux contacts
de commandes via des fonctions logiques établies entre ces contacts. Comme le présente cette
figure

Alors qu’en logique programmée, ces éléments sont reliés à travers API programmé comme le
présente la figure ci-dessous

17
Application
On désire commander deux pompes de remplissage comme le présente la figure ci-dessous :

Le cahier de charge est le suivant :


 Quand la cuve est pleine (Sh=1 et Sb=1), aucune pompe ne fonctionne.
 Quand la cuve est vide (Sh=0 et Sb=0), les 2 pompes fonctionnent
 Quand le cuve est à moitié vide (ou pleine..) (Sh=0 et Sb=1), une seule pompe
fonctionne. Le choix se fait à l’aide d’un commutateur C=1 alors la pompe M1
fonctionne.
Si ces deux pompes sont commandées directement via les contacteurs KM1 et KM2 on a de manière
intuitive

 Le moteur M1 est en marche lorsque Sh=0 et (* : et logique) Sb=0 ( ) ou (+ : ou

logique) quand la cuve est à moitié vide ou pleine Sh=0 et C=1( ) on a


l’équation suivante :

 Le moteur M2 est en marche lorsque Sh=0 et (* : et logique) Sb=0 ( ) ou (+ : ou

logique) quand la cuve est à moitié vide ou pleine Sh=0 et C=0( ) on a


l’équation suivante :

En factorisant ces deux équations, on a le système suivant

18
Ainsi en logique câblée, nous avons la connectique suivante au niveau de la commande :

Et en logique programmée la loi de commande est programmée dans l’ API

19
2.2.2 Automate et caractéristiques
Le temps de cycle et la réponse de l’automate font parties des éléments qui caractérisent un API

Le cycle d’un automate est l’ensemble d’étapes allant de l’acquisition des entrées à la mise à jour
des sorties.

Le temps de cycle est la durée d’un cycle d’un automate, c'est-à-dire celle allant de l’acquisition des
entrées à la mise à jour des sorties.

Le temps de réponse par contre est la durée qui sépare, la scrutation d’une entrée par le programme
dans un cycle, à la mise à jour de sa sortie au prochain cycle. Les figures suivantes illustrent ces deux
concepts

L’activité d’un automate se fait à travers

 Un traitement préliminaire qui consiste à l’acquisition des entrées et à l’exploitation des bit
systèmes
 Un traitement séquentiel qui se fait à travers un GRAFCET
 Un traitement postérieur qui consiste à faire une affectation des sorties

20
2.2.3 Synoptique de l’installation d’un système automatisé en logique programmée

21
L’automate qui représente la partie commande est constitué de :

- Une alimentation comme source d’énergie


- Un une unité centrale constituée d’un microprocesseur et une zone mémoire
- Une interface de d’entrées/sorties

Cette partie commande communique avec un opérateur à travers un pupitre sur lequel on peut
retrouver :

- Des boutons poussoirs arrêt et marche


- Un arrêt d’urgence
- La signalisation

Elle communique aussi avec la partie opérative bâtie autour des actionneurs

2.3 Automatisme câblé


Bien que le numérique a conquis l’industrie, l’automatisme câblé occupe encore une bonne place. De
manière prépondérante, on l’utilise pour la commande des moteurs asynchrones. Un exemple est

22
présenté à la figure ci-dessus

2.3.1 Eléments de base de la logique câblée


Les éléments les plus utilisés sont présentés dans la figure ci-dessous

23
 Le contacteur

C’est un appareil électromécanique de connexion ayant une seule position capable d’établir,
de supporter et d’interrompre des courants dans des conditions normales du circuit, y compris
les conditions de surcharge en service
 Principe de fonctionnement
Le contacteur est constitué d’une bobine, placé dans l'armature d'un circuit magnétique.
Pour faire passer le courant, on commande la bobine ce qui ferme le circuit magnétique qui
positionne les contacts mobiles sur les contacts fixes.

 Blocs auxiliaires instantanés


Il est possible que suivant le dispositif de commande du contacteur, le seul contact normalement
ouvert auxiliaire ne suffise pas. C’est pour cela qu’il existe des blocs auxiliaires instantanés

24
additifs qui regroupent 2 ou 4 contacts en général (2 normalement fermés et 2 normalement
ouvert) utilisables dans les circuits de commande.

 Les blocs auxiliaires temporisés


Il contient des contacts auxiliaires temporisés. Ils ouvrent ou ils ferment un ou plusieurs
contacts avec un retard

2.3.2 Fonctionnement, Mise en équation et câblage


Le fonctionnement souhaité de l’installation d’un SAP peut être traduit par des équations
booléennes. La mise en équation est basée sur les principes suivants :

 Les équations combinatoires se réalisent en langages à contact câblés


 Les équations séquentielles se réalisent à partir du schéma classique de la mémoire à relais
 Les temporisations se réalisent à l’aide de relais temporisés
a) Langage à contact
 Opérateur logique ET

25
 Opérateur logique Non ET

 Opérateur logique OU

 Opérateur logique inhibition

b) Application à la commande d’un contacteur (à retenir)


 Principe de fonctionnement

Le relais KA1:
1°) « colle » par appui sur le BP NO S2.
2°) s’auto-maintient.
3°) « décolle » par appui sur le BP NF S1

26
c) Démarrage étoile triangle
 Circuit de puissance

 Principe de fonctionnement

• Fermeture de Q1 (Manuel)

•Action sur BP S1 (Démarrage)

•Fermeture de KM1 (Couplage Y )

27
•Fermeture de KM2 (Alimentation)

•Ouverture de KM1 (Après temporisation)

•Fermeture de KM3 (Couplage Δ)

• Un BP Arrêt S2 ou défaut moteur (Relais thermique F2) doit provoquer l’arrêt du moteur).

•Un voyant H2 indiquera que le démarrage est terminé.

 Equations

L’étude du principe de fonctionnement permet la mise en équation suivante :

 Schéma d’automatisme

2.4 Distribution de l’énergie dans un SAP


En fonction de la source d’énergie, on distingue 3 types de technologie

Le tableau si dessous présente le type d’action possible pour chaque technologie :

28
Quel que soit le type de technologie la chaine de distribution de l’énergie dans un SAP se présente de
la manière suivante :

Pour les systèmes électriques, il se présente de la manière suivante :

Les avantages de cette technologie sont :


•Mise à disposition généralisée.
•Source autonome et secourue.
•SAP « tout électrique »
•Silencieux
Pour les systèmes pneumatiques, la chaine de distribution est la suivante :

29
Ses avantages sont les suivantes :

•Puissance développée élevée.


•Énergie propre de mise en œuvre aisée
•Sécurité de fonctionnement
•Grande vitesse de déplacement des vérins
•Utilisation conjointe d’outillage pneumatique
2.4.1 Pré actionneur pneumatique
Le pré actionneur en pneumatique c’est le distributeur dont le rôle est de distribuer l’énergie au
vérin qui est l’actionneur. Le principe de fonctionnement est résumé sur la figure suivante :

30
 Symboles et conventions

 Désignation des distributeurs

On désigne un distributeur avec deux chiffres :

Il existe deux types de distributeurs :

 Distributeur monostable : le tiroir est rappelé à sa position initiale dès la disparition du signal
de pilotage par un ressort.
 Distributeur bistable : le tiroir garde sa position en l’absence de signal de pilotage

31
 Exemple de schéma de distribution d’énergie pneumatique

32
2.4.2 Pré actionneur électrique
Les pré actionneurs électriques sont les contacteurs qui sont chargés de distribuer l’énergie
électrique. L’analyse fonctionnel du contacteur est résumée sur la figure suivante :

 Symbole

 Schéma de puissance d’un actionneur électrique

33
 Réalisation d’un système automatisé

La description d’un automatisme correspond à la donnée de 2 schémas de câblages :

- Le schéma de puissance : qui transcrit le raccordement des pré-actionneurs et actionneurs au


réseau d’énergie.
- Le schéma de commande : qui retranscrit la logique d’alimentation des bobines des pré-
actionneurs à partir des sorties automates, des organes de sécurité, du mode de marche
sélectionné

34
35
CHAPITRE III : LES MODES DE MARCHE ET D’ARRETS
Objectif : Utiliser un GEMMA
Le fonctionnement normal d’un système étant connu, il est nécessaire d’étudier les
procédures de :
 Mise en route
 Mise au point
 Mise au point
Ces procédures sont définies par les Modes de Marches et d’Arrêts (MMA)
3.1 Les Modes de Marches et d’Arrêts (MMA)
Elles traduisent :
 Les modes de production d’un système constituées du :
• Fonctionnement automatique continu
• Cycle à cycle
• Les marches préparatoires et de clôtures
• Fonctionnement semi-auto….
 L'exploitation du système par un opérateur (fonction DIALOGUE) qui se
traduit par :
• La conception du pupitre de commande de l’opérateur.
• Les informations relatives à la PO à signaler….

 Les procédures de mise en sécurité pendant :


• Arrêt normal.
• Arrêt dans un état déterminé
• Traitement de l’arrêt d’urgence….
Pour un SAP, elles doivent répondre aux questions suivantes :

36
Comment peut-on Lorsque l’opérateur pilote le Quelles sont les modes de
mettre en Marche et système, comment suivre son fonctionnement disponibles
arrêter le évolution en temps réel ? sur le système ?
fonctionnement ?

Peut-on prévoir
Quelles seront les
des modes de
conséquences de la
marches
mise « EN /
spécifiques
HORS ÉNERGIE »
pour procéder à
sur le système ?
des réglages ou
Peut-on prévoir un la maintenance
mode de marche ?
permettant de Quels critères doit-
mettre le système en on prendre en
situation de repli compte pour
en fin de journée assurer la sécurité
pour assurer la des personnes et
sécurité ? des biens ?

Après un Arrêt d’Urgence


dans quelles conditions Quelles seront les
peut-on remettre le système conséquences d’un Arrêt
en production normale ? d’Urgence pour les
personnes et le système ?
37
3.2 Le GEMMA : Guide d’Etude des Modes de Marche et d’Arrêts
C’est un outil graphique qui permet de :

 Guider dans le choix des MMA


 Décrire les différents États du système
 Définir le Dialogue Homme – Machine
 Préparer la Réalisation

Sa représentation générale est présentée à la figure ci-dessous

Ses objectifs sont les suivants :

 Aider aux choix des MMA


 Décrire toutes les procédures de MMA
 Définir les différents états de la P.O
 Faciliter le dialogue entre techniciens
 Guider les intervenants sur le système (mise au point, conduite, maintenance)

38
GEM Guide d'étude des Modes de Marches et d'Arret
MA
A PROCEDURES D'ARRET ET DE MISE EN ROUTE F PROCEDURES DE FONCTIONNEMENT
Rectangle définissant
PC HORS
ENERGIE

PZ F4 <Marches
l’état de la partie
A6 <Mise PO dans
A1 <Arret dans état de vérification
état initial>
initial> dans le

opérative
désordre>
F2 <Marches F3
de <Marches
A4 <Arrêt préparation> de cloture>

Zone à l’intérieur de A7 <Mise PO dans état


obtenu>

déterminé>

laquelle le système est Production

en production F5 <Marches
A2 <Arret A3 <Arret de vérification
A5 <Préparation pour demandé en demandé
F1 dans l'ordre>
remise en route après fin de cycle> dans état
défaillance> déterminé>
<Production normale>

D2 <Diagnostique D3 <Production tout de


et/ou traitement de même>
la défaillance>
F6 <Marches
de test>

D1 <Marche ou arrêt en vue d'assurer la sécurité> Pendant tout


état GEMMA

PC HORS
ENERGIE

D PROCEDURES EN DEFAILLANCE DE LA PO F PROCEDURES DE FONCTIONNEMENT

39
3.2.1 Les familles du GEMMA

PZ A

PROCEDURES D'ARRETS
DE MISES
ET EN ROUTE F
PC
HORS
PROCEDURES
ENERGIE
DE
FONCTIONNEMENT

PROCEDURES
DE DE LA PO
DEFAILLANCE

On distingue 4 grandes familles dans un GEMMA :

 La famille F : des procédures de fonctionnement


 La famille A : des procédures d’arrêts et de mises en route
 La famille D : des procédures de défaillances de la partie opérative
 La famille PZ : des procédures de mises sous tension

3.2.2 Principes de base de fonctionnement d’Un GEMMA


 Chacune des zones se compose de plusieurs RECTANGLES ETATS modélisant des
modes de Marches ou d’Arrêts types
 Pour définir les modes de fonctionnements, (conformément au cahier des charges) il
s’agira d’élaborer un «PARCOURS GEMMA » ou « BOUCLE » en choisissant ou non
de transiter par les rectangles états de son choix.
 Les évolutions entre chaque rectangle état seront réalisées en installant les
CONDITIONS LOGIQUES nécessaires aux évolutions d’un rectangle état à l’autre.

Ces principes sont illustrés dans le schéma suivant :

40
Auto et Init

F PROCEDURES DE FONCTIONNEMENT
Conditions
A6 <Mise PO dans Initiales A1 <Arret dans état
Manu
état initial> F4 <Marches
initial> de vérification
(CI) dans le
désordre>

Auto et Dcy
Rectangle
état « A2 » Fin de cycle
Init Production
F1
A2 <Arret <Production normale>
A5 <Préparation pour demandé en
remise en route après fin de cycle> /Auto
défaillance>

A PROCEDURES D'ARRET ET DE MISE EN ROUTE

Rectangle
état « F1 »

41
3.3 d’un GEMMA
Les spécifications décrites dans le GEMMA peuvent être réalisées par :

 Le choix des composants (préactionneurs monostables, bloqueurs, vérin simple effet,


sectionneur...)

 En technologie câblée ( circuit de sécurité, marche manuelle...)

 En technologie câblée ( circuit de sécurité, marche manuelle...)

3.3.1 Traduction du GEMMA EN GRAFCET

42
GRAFCET DE SECURITE
Le GEMMA - des personnes
conduira à - des biens
l’élaboration d’une
STRUCTURE
GRAFCET DE
MULTI-GRAFCET CONDUITE (GC)
GRAFCET
ou
HIERARCHISES DE PRODUCTION
GRAFCET DES MODES
NORMALE (GPN)
Le GRAFCET DE DE MARCHES (GMM)

SURETE est
hiérarchiquement GRAFCETS DE
supérieur TACHES

GRAFCETS DE TACHES
Le dialogue inter- SPECIFIQUES
GRAFCET est réalisé GRAFCETS ou
procédures "sous
par les mémoires programmes"
d’étapes

43
 Elaboration du GRAFCET de conduite

GEMMA

A6 A1 Allumer Mode GRAFCET DE CONDUITE


A6 A1
C.I. voyant V REF Auto et Dcy
Mettre en Cs
référence A5 0 br
Cs
bs
Init
Mise Initialisation Fin de cycle F1
F1
sous
tension A5
A5 A2A2
Finir le
Fonctionnement A6 1 c- c+ p-Ah t- r-
Diagnostique
cycle suivant GPN
après Conditions Initiales
en cours Arrêt
défaillance

A1 2 V Ref

En suivant l’évolution dans le GEMMA : Auto et Départ cycle

Rectangle état = Étape + Action F1 3 Lance le GPN

Condition logique = Transition + Réceptivité Arrêt

A2 4
L’étape 3 lance l’exécution du Grafcet de Indique la "Fin de cycle
X30 du GPN"
Production Normale (GPN)
X30 correspond à la dernière étape du GPN
44
Le modèle général du GEMMA est le suivant :

45
Réfe r e n ce s d e l'éq u ip e m e n t

GEMMA Guide d'Etude des Modes de Marches et d'Arrêt


P.C. HORS
ENERGIE
A PROCEDURES D'ARRET et DE REMISE EN ROUTE F PROCEDURES DE FONCTIONNEMENT
remise en route Arrêt Mis e e n ou hor s s e r v ic e E s s a i s e t v é r i fi c a ti o n
Fonc tionne m e nt nor m a l

A1 <Arrêt dans état initial> F4 < Marche de véri-


PZ A6 <mise P.O. dans état initial> -fication dans le
désordre >
mise en
énergie

de P.C.

A7 <mise P.O. dans état A4 <Arrêt obtenu> F2 < Marche de F3 < Marche de
déterminé> préparation > clôture >

PRODUCTION F5 < Marche de véri-


-fication dans
mise hors l'ordre >
énergie
A5 < Préparation pour remise en A2 <Arrêt A3 <Arrêt de-
route après défaillance> demandé -mandé dans
de P.C.
en fin de cycle> état déterminé>
F1 < Production Normale >

mise en
énergie
D2 < Diagnostique et/ou D3 < Production tout de même >
de P.C. traitement de défaillance> F6 < Marche de test >

D1 < Marche ou Arrêt en vue d'assurer la sécurité >


mise hors
énergie Depuis tous les états

de P.C.

Fonctionnement normal Essais et vérification

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P.C. HORS
ENERGIE D PROCEDURES en DEFAILLANCE de la Partie Opérativ e F PROCEDURES DE FONCTIONNEMENT

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