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Écoguide pour un tourisme durable en Auvergne

L'Écoguide 2007 est un manuel de gestion environnementale destiné aux acteurs du secteur touristique en Auvergne, visant à promouvoir des pratiques durables. Il propose une méthode pour intégrer des actions environnementales dans les établissements d'hébergement, tout en soulignant l'importance de la préservation de l'environnement pour le développement du tourisme. Le guide inclut des conseils pratiques, des exemples d'initiatives et des contacts utiles pour accompagner les professionnels dans leur démarche de durabilité.

Transféré par

Bertin NIAMIEN
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Écoguide pour un tourisme durable en Auvergne

L'Écoguide 2007 est un manuel de gestion environnementale destiné aux acteurs du secteur touristique en Auvergne, visant à promouvoir des pratiques durables. Il propose une méthode pour intégrer des actions environnementales dans les établissements d'hébergement, tout en soulignant l'importance de la préservation de l'environnement pour le développement du tourisme. Le guide inclut des conseils pratiques, des exemples d'initiatives et des contacts utiles pour accompagner les professionnels dans leur démarche de durabilité.

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ÉCOGUIDE 2007

Hôtellerie - Restauration - Hôtellerie de plein air - Chambres d’hôtes, gîtes et meublés - Structures d’accueil touristique

Manuel de Gestion
Environnementale

[Link]
ÉCOGUIDE 2007

Sommaire

Édito 3 Entretien et gestion des bâtiments 50


Intégration paysagère 50
Les enjeux 5 Assainissement des eaux usées 51
Les attentes environnementales Éclairage 53
des clientèles en trois tendances 5 Gestion des consommations 54
Chauffage et climatisation des locaux 55
La démarche de gestion Équipements sanitaires 56
environnementale 6
Blanchisserie 58
Un cercle vertueux 6 Froid et environnement 59
1re étape : mobiliser son equipe 6 Eau chaude sanitaire 61
2e étape : planifier 7
Espaces verts 68
3e étape : AGIR 8
4e étape : ÉVALUER 8 Construction & rénovation de bâtiments 71
Auto-évaluation 9 Vers une démarche
de Haute Qualité Environnementale 71
Les acteurs de la démarche 11
Le chef d’établissement et son équipe 11 Piscine 75
Les clients 12 Exploitation et conception 75
Les fournisseurs (de biens et de services) 13 Accueil en camping 77
Appui technique 13 Gestion des déchets 77
Libre service, épicerie 79
Indicateurs de suivi et de mesure des résultats 15
Sanitaires collectifs 80
Les actions environnementales Accueil en hébergement locatif 82
dans l’entreprise 19 Aménagement paysager général du camping 83

Direction 20 Accueil en résidence de tourisme 84


Gestion des déchets 20 Gestion des déchets 84
Réduction des nuisances 23
La valorisation et le développement
Cuisine 27 de la démarche 86
Économat 27
Production culinaire 35 Communiquer envers sa clientèle
Plonge 38 et ses partenaires commerciaux 86
Quel contenu donner à sa communication
Salle de restaurant & bar 39 environnementale ? 86
Tous services 39 Vers qui communiquer ? 86
Service en salle 41
Bar 41 Faire reconnaître ses efforts 88

Étages & chambres 42 Valoriser le patrimoine naturel 90


Activité de gouvernante 42
Mettre son énergie au service
Entretien des chambres et appartements 46 d’actions locales de préservation
Lingerie 47 de l’environnement 92
Réception & administration 48 Vers un tourisme durable 93
Réception de clients 48
Administration 48 Contacts utiles 94


ÉCOGUIDE 2007

Édito

L
a notion de tourisme durable et les bonnes pratiques de gestion environnementale ont pour en-
jeu le développement pérenne du territoire. Elles garantissent le respect des équilibres environ-
nementaux, sociaux et économiques, et permettent de proposer des séjours de qualité aux tou-
ristes, des retombées économiques aux gestionnaires des structures touristiques et aux populations
locales, tout en préservant l’environnement naturel.
L’Auvergne a tous les atouts pour devenir une région leader du tourisme vert en France et en Europe.
Ainsi, la qualité du séjour et l’image de notre territoire sont fortement liées à la qualité de préservation
de l’environnement.
Les collectivités locales ont vocation à insuffler la prise en compte de ces équilibres et doivent fournir des
outils et des solutions aux gestionnaires touristiques publics et privés.
Consciente de ces enjeux, et en complément de sa politique d’intervention financière dans le domaine
environnemental, la Région a inscrit un Programme “Tourisme Durable” au Schéma Régional de Déve-
loppement du Tourisme et des Loisirs d’Auvergne ayant pour objectif la sensibilisation à la gestion dura-
ble des entreprises auprès des acteurs du tourisme. À l’heure où le Conseil régional d’Auvergne s’engage
dans la rédaction d’un Agenda 21, conformément aux engagements issus des Assises territoriales de
2005, le Comité Régional de Développement Touristique s’est vu confier la mission de mettre en œuvre
une démarche informative auprès des professionnels du tourisme notamment par l’édition d’un guide
méthodologique.
La concrétisation de nos ambitions ne peut se faire que par une implication forte des acteurs concernés.
Cet Écoguide est gratuit et à la disposition de tous car nous devons œuvrer ensemble, dès aujourd’hui,
pour préserver le devenir de notre région.
René Souchon, Président du Conseil régional d’Auvergne.

L
e management environnemental au sein des entreprises touristiques fait partie intégrante des
nouvelles préoccupations des professionnels du tourisme.
Cet Écoguide a pour objet de proposer une méthode de travail pour guider et soutenir une démar-
che environnementale dans un hôtel, un restaurant, un camping, un gîte, une résidence de tourisme ou
une autre structure d’accueil touristique. Il se présente comme
Editeur : Comité Régional de “une boîte à outils” recensant les bonnes pratiques, les gestes
Développement Touristique d’Auvergne,
simples et les méthodes d’organisation quotidienne.
avec l’aimable autorisation de la Chambre
Régionale de Commerce et d’Industrie Il permet de gérer et de préserver l’environnement, de faire
de Provence - Alpes - Côte d’Azur Corse. des économies qui peuvent être très significatives, de motiver
Coordination éditoriale : Comité Régional
son équipe autour d’un projet et d’améliorer la satisfaction de
de Développement Touristique d’Auvergne, sa clientèle.
Chambre Régionale de Commerce et d’In-
dustrie d’Auvergne. C’est un outil professionnel essentiel pour s’ouvrir au dévelop-
pement durable et anticiper l’évolution de la demande touris-
Auteurs et concepteurs :
Yohann ROBERT, Philippe FRANÇOIS, tique pour les prochaines années.
Guillaume BEREAU (cabinet-conseil Afin de faciliter son application, le réseau des Conseillers
FRANÇOIS-TOURISME-CONSULTANTS - Tourisme et Environnement des CCI d’Auvergne est compé-
contact@[Link]) tent pour accompagner les entreprises dans leur démarche
Création graphique et Impression : environnementale, que ce soit la réalisation de prédiagnos-
F9684 - Tél. 04 73 73 25 25 tics, la préconisation d’expertises ou le montage des dossiers
Imprimé par une entreprise labélisée
“Imprim’Vert” sur du papier dont la de financement public pour les investissements.
cellulose provient exclusivement d’ex-
ploitations forestières gérées durablement André Marcon, Président de la Chambre Régionale
(labelisées PEFC).
Imprimé avec des pigments de charge
de Commerce et d’Industrie d’Auvergne.
et de couchage composés de produits naturels
(carbonate de calcium et kaolin). Remerciements
Nous tenons particulièrement à remercier M. Dominique POGGI, Président de
L’Écoguide est téléchargeable gratuitement la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie Provence Alpes Côte d’Azur
sur [Link] dans l’Espace Corse pour son consentement à la réactualisation, pour notre région, de l’Éco-
Partenaires sous la rubrique Documentation. guide P.A.C.A.C. réalisé à sa demande en Janvier 2004.


ÉCOGUIDE 2007

Guide de l’utilisateur

A quoi sert cet Écoguide ?


Cet ouvrage est un manuel de gestion environnementale. Il présente :
• La méthode à suivre pour démarrer, mettre en œuvre et pérenniser une démarche environnementale
dans un hôtel, un restaurant, un camping, une résidence de tourisme ou une structure d’accueil touris-
tique en général.
• Les actions possibles, les gestes simples, les conseils et les exemples pour mieux préserver l’environne-
ment, tout en faisant des économies, en motivant son équipe et en améliorant la satisfaction de sa clien-
tèle.
A qui est destiné cet Écoguide ?
Il est d’abord destiné au chef d’établissement, mais il ne doit pas en être le seul lecteur.
Cet ouvrage a été conçu pour circuler et être utilisé par les différentes équipes de l’établissement : cuisine,
étages, maintenance… Chaque membre de l’entreprise y trouvera les actions qu’il peut mener dans sa
propre activité : les conseils et préconisations sont ciblés.
Le chef d’établissement pourra “distribuer” les différentes parties aux personnes concernées, ce qui facili-
tera la diffusion des informations (et des bonnes pratiques à appliquer) au sein des équipes.
Que contient cet Écoguide ?
Dans chacune de ces parties, vous trouverez des réponses aux questions suivantes :
Partie I – Les enjeux n Pourquoi est-il aujourd’hui important
d’adopter une démarche visant à préserver
et valoriser l’environnement ?
Partie II - La démarche de gestion environnementale n Comment s’organise cette démarche ?
n Comment évaluer les progrès accomplis ?
Partie III - Les actions environnementales dans l’entreprise n Que puis-je faire concrètement dans mon
entreprise ?
Partie IV - La valorisation et le développement de la démarche n Comment doper l’image de son entre-
prise grâce à ses initiatives environ-
nementales ?
n Que faire “en dehors” de son établisse-
ment, sur son territoire ?
Partie V - Contacts utiles n Quelles sont les sources d’information
utiles et les organismes compétents ?
Comment s’y retrouver entre hôtel, restaurant, camping, résidence et maison d’hôte ?
En matière de gestion environnementale, il apparaît plus de points communs que de différences entre ces
différentes entreprises et activités. Cependant les spécificités environnementales du camping et des rési-
dences de tourisme ont fait l’objet de chapitres complémentaires. Les gestionnaires de maisons d’hôtes
trouveront dans chacune des parties les informations correspondant aux différentes facettes de leur mé-
tier. Pour la gestion des petits déjeuners dans un hôtel sans restaurant, il est conseillé de consulter les par-
ties Service en salle et Économat. Pour le nettoyage des sanitaires de campings et des résidences mobiles,
c’est dans la partie Étages et Chambres qu’il convient de se reporter.
Comment utiliser l’Écoguide ?
“J’ai décidé de travailler sur deux domaines prioritaires, l’énergie et le paysage.”
Pour chaque service, métier ou activité, les conseils et idées d’actions sont regroupés par domaine. Il suffit
de consulter les rubriques “énergie” et “paysage” où vous puiserez les éléments pour construire votre plan
d’actions environnemental.
Signification des pictogrammes
Boite à idées : Des exemples variés parfois S’orienter : Des informations pour mieux s’y
astucieux pour enrichir son plan d’actions. retrouver : des définitions, des contacts utiles,
Points de vigilance : Points sur lesquels une des sources d’approfondissement.
attention très particulière devra être portée. Témoignage : Des professionnels nous font
Réglementation : Synthèse des exigences partager leur expérience.
légales et informations générales d’ordre
réglementaire en rapport avec la préservation de
l’environnement.


ÉCOGUIDE 2007

AGE
TÉMOIGN
e en
Les enjeux Une enqu
ête mené
par le
Allemagne le Tourisme et
C ercle
our
d’Études p
ré vé lé que :
D é ve lo p­ pement a interrogées
“une
le
79 % d es personnes cts su r le lieu
n pour viro n nem ent inta s-
nature et un
en pour la tisa
7 bonnes raisons d’engager des initiatives r so n t tr ès importants n ce s”
de séjou rme de vaca
en faveur de l’environnement dans son nnelle en te t perdu
établissement : faction perso u x de va cances qui on ruc-
“les lie nst
n p our 74 % e originel à cause de co .
1/ Réduire ses coûts d’exploitation et leur cara ctèr repouss t”
a n
uva g es ont un effet
mieux maîtriser ses charges tions sa ment
ur de l’Environne
En s’efforçant de réduire ses factures de consom- LER, Directe Touristik.
M. MUESE m an d LT U
e al le
mation de ressources naturelles (d’eau et d’éner- du voyagist
gie), en réduisant ses déchets, par exemple.
2/ Améliorer la satisfaction
de ses clients Les attentes environnementales
L’environnement figure parmi les facteurs des clientèles en trois tendances
de satisfaction importants de la clientèle.
3/ Doper l’image de l’entreprise Qualité et esthétique du cadre de vie : exi-
auprès de la clientèle gence de propreté des lieux et des espaces,
La gestion environnementale permet de gagner grande sensibilité aux nuisances visuelles.
des points supplémentaires dans la considé­ Bien-être et santé : hypersensibilité néga-
ration et la reconnaissance des clients. tive à tout ce qui nuit au bien-être (bruit, mau-
4/ Mobiliser et former son personnel vaises odeurs, pollutions visibles, mauvaise
autour d’un projet nouveau qualité des eaux de baignade,…), sensibilité
et fédérateur alimentaire (mode de production, terroirs…)
L’expérience l’a montré : l’environnement inté- Naturalité : envie de contact avec la nature,
resse les salariés. Tous sont prêts à contri- intérêt pour ce ou ceux qui accompagnent et
buer à la préservation de l’environnement et expliquent la nature, sensibilité aux conditions
s’estiment plutôt fiers de travailler dans une d’accessibilité au milieu naturel.
entreprise plus citoyenne. Projet d’entreprise
motivant, la démarche environnementale peut
S’ORIENTER
également contribuer à fidéliser le personnel.
5/ Anticiper l’application de la Aborder la gestion environnementale
réglementation environnementale dans l’hôtellerie – restauration par activités ou
Ne vaut-il pas mieux s’assurer volontairement métiers, en regroupant ainsi l’hôtellerie tradition-
que son entreprise est bien conforme à la régle- nelle et l’hôtellerie de plein air, est une approche
mentation sur la protection de l’environnement ? inédite en France. Cependant, les documents sui-
6/ Préserver l’une des forces vants, conçus par thématiques environnementales
d’attraction importante (déchets, air, paysage,…) apporteront de multiples
des territoires touristiques informations complémentaires à cet Écoguide :
La richesse du patrimoine naturel, la qualité de Guide environnemental à l’usage des Hôteliers
vie et la beauté des paysages sont des atouts Restaurateurs de Bourgogne - Chambre régionale
majeurs pour le tourisme en Auvergne. de commerce et d’industrie de Bourgogne
7/ Se démarquer par rapport [Link]
aux entreprises et destinations Mon Hôtel & l’Environnement - Conseil régional
concurrentes d’Aquitaine, ADEME Aquitaine, FRANCOIS-TOURISME-
Disposer d’un environnement exceptionnel CONSULTANTS. Téléchargeable intégralement sur
est un atout mais montrer que l’on est actif et [Link]/aquitaine (rubrique Publications)
volontaire dans sa protection est une attitude ou sur [Link]
nouvelle que peu d’entreprises et de territoires Le fil d’Ariane de la gestion environnementale -
touristiques ont adoptée. Cévennes Écotourisme. [Link]


ÉCOGUIDE 2007

Passer à l’action en matière d’environnement demande


un minimum de méthode. Une telle démarche est un projet
La démarche collectif qui doit mobiliser le personnel et impliquer
les partenaires de l’entreprise. Son efficacité peut être
de gestion améliorée en sollicitant le soutien de différents organismes
et en suivant, grâce à des indicateurs, l’évolution
environnementale de la situation environnementale.

Un cercle vertueux 1ère étape : mobiliser


son équipe
Faire évoluer son entreprise vers un plus
grand respect de l’environnement néces- Comment bien démarrer sa démarche
site de suivre une méthode, quelle que environnementale ?
soit l’envergure que l’on compte donner à n Le chef d’établissement doit montrer
sa démarche et quelle que soit la taille de clairement son engagement à toute son
son établissement. Cette méthode est un gage équipe et montrer l’exemple. Il est le véri-
de réussite et de pérennisation de la démarche table élément moteur de la démarche :
environnementale. il la lance, la dirige et impulse une dynamique
nouvelle à son entreprise. Il recueille dès le
Bien entendu rien ne sert d’aller trop vite, début l’avis de ses collaborateurs sur le projet
il n’y a pas de rythme imposé pour passer et leurs premières idées “vertes”. Chaque
d’une étape à l’autre, adaptez “votre démar- membre de l’équipe doit savoir que ce projet
che” au temps dont vous et vos collaborateurs démarre et comprendre son déroulement.
(permanents et saisonniers) disposez. n Organiser une première réunion avec
Le schéma ci-dessous illus- toute l’équipe visant à présenter l’intérêt de
tre les quatre gran- la démarche (pour l’entreprise, l’environ-
des étapes d’une nement, la satisfaction de la clientèle) et son
démarche envi­ déroulement.
MOBILISER
ron­nementale : SON EQUIPE n Créer un Comité Environnement
• Informer et motiver le personnel autour du chef d’établissement, avec un
• Identifier un animateur environnement représentant de chaque service (nommé
• Créer un “Comité Environnement”
“Correspondant Environnement”).
n Nommer un “animateur environ­
nement” interne à l’entreprise si la
taille de l’entreprise le permet. Sa mis-
sion : mettre en œuvre et coordonner la
démarche. Son profil : il n’y a pas de véri-
table exigence (restauration, administration,
entretien, etc.) Le plus important est
qu’il ou elle soit volontaire.
n En saison, associer, si
PLANIFIER
cela est possible, les
• Dresser l’état des lieux
• Fixer des objectifs nouveaux effectifs à
• Préparer un plan d’actions la démarche.

AGIR
EVALUER
• Établir des plans d’actions personnalisés
• Mesurer les résultats
• Suivre l’avancement des actions
• Communiquer les résultats
• Accompagner, soutenir, sensibiliser
• Récompenser et valoriser


ÉCOGUIDE 2007

2e étape : planifier S’ORIENTER

Dresser l’état des lieux Il est conseillé d’établir le diagnostic avec


Il s’agit de connaître la situation environ- l’appui d’un intervenant spécialisé. Vous pouvez
nementale de départ, de prendre en quel- par exemple solliciter votre Chambre de Commerce
que sorte une photographie instantanée de et d’Industrie ou un cabinet-conseil. Les informa-
l’entreprise. tions utiles à ce diagnostic sont collectées par une
visite complète et quelques entretiens. Toutes les
Pourquoi dresser un état des lieux ?
pratiques et caractéristiques de l’entreprise sont
n Pour connaître les points forts et les points
observées afin d’évaluer leurs effets potentiels sur
faibles de l’entreprise.
l’environnement. Toutes les thématiques sont trai-
n Pour analyser la situation par rapport à la tées : gestion des déchets, de l’eau et de l’énergie,
réglemen­tation environnementale. intégration paysagère, air, bruit, politique d’achats,
n Pour identifier les domaines à améliorer en transports, etc. Un bilan des consommations est
priorité. également dressé. Cette visite dure une journée pour
n Pour savoir tout simplement par où com- la plupart des entreprises touristiques.
mencer car le champ des actions possibles
peut être vaste.
Fixer des objectifs
Comment dresser un état des lieux ? Quels buts voulez-vous atteindre précisé-
n Remplir le quiz d’auto-évaluation (voir page 9) ment ? En fonction des résultats de l’état des
n Solliciter un intervenant spécialisé (voir page 14). lieux, fixez-vous des objectifs quantifiés, mesu-
Il portera un regard neuf et averti sur votre rables et en nombre raisonnable.
entreprise.
n Impliquer toute l’équipe dès le début,
et surtout les membres du Comité POINTS DE VIGILANCE
Environnement.
n Encourager le personnel à fournir toute Dans la mesure du possible essayez
information pendant ce diagnostic initial. de fixer des objectifs à chacune de vos équipes
n Présenter les résultats à toute l’équipe (c’est ou chaque service : le personnel se sentira plus
une excellente mission pour l’Animateur ou impliqué. Soyez modeste au départ car s’ils sont
le Comité Environnement). trop ambitieux vous prenez le risque de ne pas les
n Continuer à associer le personnel et le comité atteindre, un tel échec serait décourageant pour
à la suite des travaux de planification, c’est toute l’équipe. Les premiers pas de la démarche
l’un des meilleurs moyens pour s’assurer doivent plutôt vous donner satisfaction.
l’adhésion à la démarche (ex. : pendant la
réflexion sur les objectifs à atteindre et les
améliorations possibles). Établir le plan d’actions environnementales
C’est le cœur de votre démarche. Il sert à attein­
dre les objectifs fixés. Pour l’établir, suivez
ÉES
BOÎTE À ID méthodiquement le processus suivant :
réduire n Lister les idées émises par le Comité
’objectifs :
Exemple d ’eau
nergie ou d s Environnement et le personnel volontaire.
co n so m mation d’é r 5 0 % de n Examiner les préconisations remises par l’in-
de 5 % la lorise
e donnée, va d’écoproduits
n e p é ri o d tervenant qui a dressé votre état des lieux.
sur u r 1/4
rts, utilise duire de n Sélectionner les actions à entreprendre en
déchets ve u it s d ’e ntretien, ré régle-
ro d
parmi le s p onform és irs”
it premier (découpez-les éventuellement en
m b re de non-c no
30 % le n o des “points différentes étapes).
n ta ir e s, é liminer 1/3
me
, etc.
paysagers


ÉCOGUIDE 2007

n Définir les moyens à déployer dre éventuellement, les résultats atteints,…


(budget et matériel éventuels, temps, n Communiquer l’état d’avancement de la
formation…) démarche à l’ensemble du personnel (par
n Répartir les rôles et les responsabilités. exemple par affichage ou oralement lors de
n Fixer un planning et des échéances pour réali- courtes réunions).
ser ces actions.
Actions à privilégier : POINTS DE VIGILANCE
• Les actions de mise en conformité Chaque membre de l’équipe doit savoir
réglementaire. clairement ce qu’il a à faire et comprendre que les
• Les améliorations les plus visibles pour la actions environnementales font partie intégrante
clientèle. de ses attributions.
• Celles qui améliorent la qualité et l’esthéti-
que du cadre de vie, qui contribuent au bien
être des clients ou qui répondent à la recher- ÉES
che de “naturalité” de la clientèle. BOÎTE À ID
, solli­
• Celles qui réduiront les plus importantes d’efficacité eur
Pour plus extéri
sources de pollution ou de consom­­mation. n conseil
• Les actions les plus simples et les moins r é ve n tu ellement u 14 )
cite r (voi r pa ge
n formateu
techniques. ou l’aide d’u
• Celles générant des économies et dont le
retour sur investissement est rapide.
4e étape : ÉVALUER
Après avoir agi, place au bilan. “On ne gère que
POINTS DE VIGILANCE
ce que l’on peut mesurer.”
Éviter de concentrer les actions sur une n Créer des outils de suivi et de mesure des
ou deux personnes seulement (suivant la taille de résultats grâce à des indicateurs chiffrés
l’entreprise). (voir page 15).
n Communiquer périodiquement ces données
et les résultats à l’ensemble du personnel.
3e étape : AGIR n Récompenser les auteurs des bonnes idées
C’est la phase de réalisation : les projets vont environnementales.
maintenant devenir réalité. n Valoriser les initiatives exemplaires auprès
n Décliner le plan d’actions de l’établissement de la clientèle, de la presse professionnelle,
en check-lists personnalisées ou par des partenaires commerciaux (voyagistes
service reprenant le travail attendu pour par exemple), etc.
chacune des personnes impliquées. n Une fois le premier plan d’actions mené à
n Réaliser les actions prévues. son terme, réexaminer la situation afin de
n S’assurer que les personnes en charge d’une fixer de nouvelles priorités.
ou de plusieurs actions disposent des infor- n Développer un second plan d’actions
mations et compétences nécessaires environnementales en suivant de nouveau
(Écoguide, brochures, formation, sensibili- le cycle “Planifier - Agir – Évaluer”.
sation à l’environnement…)
n Réunir périodiquement le Comité Le cycle “Planifier - Agir – Évaluer” est un pro-
Environ­nement pour faire le point sur la cessus d’amélioration continue. C’est l’un
réalisation des actions planifiées, les difficul- des principes fondamentaux de la démarche
tés, les mesures d’accompagnement à pren- environnementale.


ÉCOGUIDE 2007

Auto-évaluation
Que ce soit avant, pendant ou après vos premiers
pas dans votre démarche environnementale,
servez-vous de ce questionnaire pour évaluer
rapidement votre “niveau de bonnes prati-
ques”. C’est un quiz simple à uti­liser : plus vous
répondrez par “oui”, meilleur vous deviendrez
en gestion environnementale.
Pour en savoir plus, voir page : O N
ÉNERGIE
1. Connaissez-vous précisément la consommation totale de votre établissement et celle de chacun de vos
15
postes de consommation (hébergement, restauration, sanitaires, piscine, emplacements,…) ?
2. Savez-vous combien vos clients consomment ? 15

3. Utilisez-vous des ampoules économes en énergie ? 53

4. Assurez-vous un entretien annuel de vos équipements de production d’eau chaude sanitaire


61
(détartrage notamment) ?
5. Utilisez-vous des détecteurs de présence ou des minuteries dans les locaux techniques peu fréquentés ? 61

6. Les femmes de chambres coupent-elles les veilles des téléviseurs ? 46

7. Toutes vos canalisations d’eau chaude sont-elles entièrement isolées ? 61

DÉCHETS
1. Connaissez-vous le coût réel de l’élimination des déchets pour votre entreprise ? 20

2. Vos clients peuvent-ils valoriser certains de leurs déchets grâce à l’organisation que vous leur proposez ? 20

3. Triez-vous et valorisez-vous les déchets d’emballage ? 20

4. Confiez-vous vos cartouches d’imprimantes à un prestataire qui les recycle ou les élimine proprement ? 48

5. Les huiles de cuisine vont-elles ailleurs que dans la nature, les égouts ou les poubelles ? 27

6. Vos déchets verts sont-ils compostés (ou broyés pour protéger le sol des espaces verts) ? 68

7. Conservez-vous les feuilles imprimées au recto pour le brouillon ? 49

ACHATS
1. Utilisez-vous (ou vendez-vous) des produits dont les qualités environnementales sont attestées
38
par un écolabel officiel ?
2. Tous les documents visibles et remis à la clientèle sont-ils en papier recyclé (brochures, lettres,
38
cartes de restaurant, livrets d’accueil, …) ou à base de fibres provenant de forêts gérées durablement ?
3. Utilisez-vous des lessives sans phosphates ? 42

4. Connaissez-vous les produits dangereux que vous utilisez ? 42

5. Réduisez-vous l’utilisation de produits chimiques sur les espaces verts ? 68

6. Évitez-vous le mobilier en bois tropical ou privilégiez-vous le bois issu de forêts gérées durablement ? 40

7. Utilisez-vous des produits vendus plutôt en recharges ? 42

QUALITE DE L’AIR
1. Utilisez-vous des désodorisants naturels (ex. : huiles essentielles) ? 42

2. L’étanchéité des circuits des réfrigérateurs et installations frigorifiques est-elle vérifiée régulièrement ? 60

3. La cuisine est-elle maintenue en permanence en dépression par rapport à la salle de restaurant ? 39

4. Assurez-vous un entretien régulier des systèmes de climatisation, de traitement d’air (tours aéro-réfrigé-
55
rantes notamment) et des réseaux d’eau chaude afin d’éviter la prolifération des légionelles ?


ÉCOGUIDE 2007

Pour en savoir plus, voir page : O N


EAU
1. Connaissez-vous précisément la consommation totale de votre établissement et celle de chacun de vos
15
grands postes de consommation ?
2. Votre arrosage est-il automatisé et/ou effectué avec de l’eau ne provenant pas du réseau public d’eau pota-
15
ble ? Le sol est-il protégé pour limiter l’évaporation ?
3. Le réseau d’évacuation des eaux pluviales est-il bien séparé de celui de l’assainissement ? 51

4. Votre robinetterie est-elle équipée de réducteurs de débit ou autre système économiseur ? 56

5. Les cuisines sont-elle dotées d’un bac dégraisseur régulièrement vidangé et savez-vous où sont éliminées
27
les matières de vidange ?
6. Proposez-vous à vos clients de garder, s’ils le souhaitent bien sûr, leurs serviettes pour leur deuxième nuit ? 42

7. Êtes-vous sûr que votre assainissement est conforme à la réglementation ? 51

PAYSAGE
1. Tous les équipements techniques sont-ils dissimulés (citernes, conteneurs et locaux à déchets,…) ? 50

2. Favorisez-vous la pierre, les matériaux naturels et locaux dans les aménagements ? 50

3. Dans certaines parties de votre propriété, les voitures sont-elles cachées à la vue ? 50

4. Les façades de vos bâtiments sont-elles en bon état ? 50

5. Vos enseignes et pré-enseignes sont-elles de taille raisonnable et dans des coloris sobres ? 50

6. Les limites de votre propriété les plus visibles sont-elles habillées de plantations et en bon état ? 50

7. Indiquez-vous le nom des essences d’arbres à vos clients ? 68

TRANSPORTS
1. Vos clients peuvent-ils disposer d’un bon service de prêt ou de location de vélos ou de deux roues électriques
48
pour une course ou une balade ?
2. Si des transports collectifs sont disponibles, les horaires et aspects d’organisation sont-ils à disposition
48
des clients ?
3. Vos clients peuvent-ils venir sans trop de difficulté sans voiture jusqu’à votre établissement ? 20

4. Connaissez-vous les modes de transports qu’utilise votre personnel pour venir travailler ? 20

5. Incitez-vous vos équipiers à utiliser les transports en commun, pratiquer le co-voiturage ou utiliser
20
des transports moins polluants (ex. : le vélo) ?
6. Parmi les produits de consommation courante, notamment pour la restauration, connaissez-vous la part
27
que représente ceux produits localement ou dans votre région ?
7. Pouvez-vous renseigner vos clients sur les moyens de se déplacer dans la région autres que la voiture ? 48

BRUIT
1. Savez-vous si vos clients sont gênés par du bruit ? 20
2. Les livreurs ou autocaristes coupent-ils leurs moteurs à l’arrêt dans votre établissement ? 38
3. Connaissez-vous le niveau sonore de la musique que vous diffusez en soirée ? 41

Nombre de “Oui” :
0 à 5 : Cet Écoguide va vous aider à améliorer votre score en vous montrant les bonnes pratiques environnementales les plus
simples à appliquer. Pour démarrer, n’hésitez pas à solliciter un accompagnement (voir page 14).
5 à 10 : C’est un bon début ! Vous pouvez lancer votre démarche dans les domaines où votre score est le plus faible ou dans les
domaines qui vous sont les plus familiers.
10 à 20 : Vous êtes habitué à gérer certaines questions environnementales dans votre entreprise. Avec quelques nouvelles initia-
tives vous devriez atteindre rapidement un excellent niveau de gestion environnementale.
Plus de 20 : Vous êtes en bonne voie pour être candidat à un écolabel ! Pour en savoir plus, consultez la page 88.

10
ÉCOGUIDE 2007

Les acteurs n FORMER ses collaborateurs aux problémati-


ques de la gestion environnementale (géné-
de la démarche rales et thématiques, régionales ou locales)
La gestion environnementale est une démar- et à la connaissance des richesses naturelles
che globale qui s’appuie sur l’implication régionales qui attirent les clients.
de plusieurs acteurs : le chef d’établissement,
le personnel, les clients et les fournisseurs. n FORMALISER éventuellement la participa-
tion à la démarche dans les fiches de poste
ou les consignes de travail.
Le chef d’établissement
et son équipe
Sans l’engagement du chef d’établissement, la À savoir
démarche environnementale ne peut démar- Aujourd’hui on ne compte plus le nombre
rer ni perdurer. Sans le personnel elle ne peut “d’établissements en verdissement” qui à tra-
ni vivre, ni apporter de changements significa- vers le monde mobilisent leur personnel pour
tifs dans l’établissement. L’environnement, des actions de protection de l’environnement :
c’est surtout “l’affaire de chacun” car nettoyage d’espaces naturels, sensibilisa-
chaque geste compte pour l’environnement. tion des enfants, plantations d’arbres, parti-
Le recrutement du personnel saisonnier est cipation à des concours de bonnes pratiques
un challenge, chaque année. Mais le carac- environnementales, découverte du territoire
tère saisonnier des entreprises touristiques avec des naturalistes, participation à des opé-
est une source d’opportunités : les nouveaux rations locales organisées par des associa-
venus peuvent apporter des idées nouvelles à tions ou des collectivités, etc.
la démarche et profiter des formations.

Quelques clés pour impliquer son


personnel
n INFORMER toute l’équipe, quel que soit le AGE
TÉMOIGN
niveau hiérarchique, de l’avancement de la s’est
démarche, des priorités, des résultats (déjà “Mon assistante pour
lontair e
en parler lors du recrutement). portée vo dès la fin du
he et
tre démarc aturellement for-
n SENSIBILISER aux grands enjeux (pour animer no vo n s n
nous a Comité
l’image de l’entreprise, la satisfaction de la diagnostic p e d e travail en
n o tr e g ro u
o u ve rnante,
clientèle, pour préserver l’attractivité tou- malisé
n t a ve c notre g iers
Environne
m e nos cuisin
ristique du territoire,…)
d ’e n tr e ti en, un de m e il le ure
l’homme ous, la
ôtel. Chez n récompensée
a ît re d ’h
n SOLLICITERl’avis, les idées. et le m le est
nnementa idement
idée enviro erte de 100 €. Rap rgé.
n ÉCOUTER les propositions et étudier avec m e V s ont éme
par la Pri ’id ées géniale ple et facile
leurs auteurs les bénéfices possibles, la a in e d
une diz été sim
en place a vie de les
faisabilité. Leur mise a u te u rs avaient en
u rs
puisque le
n ASSOCIER les volontaires (définition des
réaliser. ” de Fran ce -
objectifs, réalisation des actions…) UOT, Logis
Mme JACQ – Hyères.
ière s
n RÉCOMPENSER les initiatives, la participa- Les Printan
tion, les idées fructueuses ou astucieuses…

11
ÉCOGUIDE 2007

n Décliner les messages sous plusieurs


AGE formes.
TÉMOIGN
n Associer éventuellement les clients aux
évoqué
avons actions environnementales “extérieu-
“Nous en viron­­
litique
notre po e n t e t pris res” (ex. : en cas de participation à des
recrutem opérations locales de préservation de
ne­mentale
d è s le can ats.
d id
l’i n térêt des es ori-
l’environnement).
en com p te
é té d é çu s car les idé
Nous n’avo
ns p a s u un excel-
s a n im a teurs ont e
ginales de
n o ientèle.”
a u p rè s de notre cl
lent impa ct
reen - Fréjus
. ÉES
oliday G BOÎTE À ID
amping H
. DAMIA, C estion-
M
on des g
L’associati e s a créé
d e s Hautes-Alp
fu g e s ilisation
naires de re brochure de sensib n
et diffusé
u n e ’énergie e
n o m ie s d’eau et d b a la d e
sur les é co d échets e n
n d e s
Les clients altitude, la
gest io gne p r o u
à a d o p te r en monta
e
Les clients ont bien évidemment une influence et l’attitud ent.
nvironnem bon en
sur les performances environnementales des préserver l’e es Gorges du Cham
m p in g L e so n t four-
entreprises touristiques car ils vivent dans les Au ca a cs e n plastiqu ts.
Charente,
de s b urs déche
établissements qui les accueillent et produi- ie n ts p o ur trier le e l’e n vi-
nis aux cl veur d
sent donc eux-mêmes une pollution (consom-
e g e st e p ositif en fa r un “ point
Chaqu pensé pa
mations, déchets, etc.). Il est donc essentiel de t est récom consom-
les associer à la démarche environnementale. ronnemen e ” a ve c à la clé une e la
V e rt membre d
famille Clé si chaque
Les messages qui leur sont adressés doi- o ff e rt e
mation point.
vent cependant suivre certaines règles : les mporté un remon-
famille a re ires de nombreuses riers
clients sont peu réceptifs aux leçons de morale n n a t des cend
Les gestio e s fournissen
environnementale ! ca n iq u
tées mé
ux skieurs.
Quelques clés pour faire évoluer de poche a
le comportement des clients
n Toujours dire pourquoi un changement de
comportement est attendu : pour vous aider
AGE
à moins polluer, préserver les ressources en TÉMOIGN
eau, faciliter la gestion des déchets… ? un jeu
s le tri est
n Toujours expliquer d’une façon simple “Chez nou a u co u p les
be
mais précise et éventuellement technique qui amuse llé de grands
ns insta
le bénéfice pour l’environnement du r nous avo ues pan-
enfants ca 3 ) sous quelq
nouveau comportement attendu. (e n vi ro n 2m e r les bou-
filets ts p o u r collect s
n Dire clairement et simplement ce que l’on neaux de
ba sk e croyable, il
st iq u e s à recycler. In
attend du client. teilles pla ire le tri !”
lent pour fa
n Privilégier l’approche pédagogique et sur- se chamail ping Nautic Intern
ational -
tout ludique FAIX, Cam
M. PORTE rm or.
d’A
n Communiquer sur le lieu et au moment où Caurel, Côtes
l’on attend un changement de compor­tement.
n Les consulter pour anticiper leurs besoins.

12
ÉCOGUIDE 2007

Les fournisseurs
(de biens et de services)
Appui technique
Solliciter des appuis, des conseils et des com-
Les produits, techniques et services des four- pétences extérieures à l’entreprise est un
nisseurs ont souvent une influence sur les per- atout supplémentaire pour réussir, pérenniser
formances environnementales de l’entreprise. et enrichir votre démarche.
Parfois, le simple changement d’un produit ou
la modification de quelques habitudes avec les
Quel est l’intérêt d’un
fournisseurs conduiront à des résultats béné-
accompagnement
fiques au sein même de l’établissement (ex. :
par un intervenant extérieur ?
modalités de livraison, nature des produits
n Un regard neuf : pour dresser l’état des
d’entretien, etc.)
lieux, voir les points faibles que l’on peut
Quelques clés pour verdir son ne plus voir par habitude (nombre de chefs
établissement avec ses fournisseurs d’établissements reconnaissent avoir “redé-
n Identifier les impacts sur l’environne- couvert” leur établissement)
ment liés à l’utilisation de leurs produits et n Des compétences spécialisées dont on ne
services. dispose pas forcément en interne.
n Leur communiquer les priorités environ- n Un appui et une médiation auprès des col-
nementales de l’établissement. lectivités locales et les administrations.
n Les inviter à proposer une offre plus respec- n Des conseils : pour trouver des solutions
tueuse de l’environnement (justifiée tech- personnalisées, améliorer l’efficacité des
niquement) ou réfléchir en commun sur de actions et l’organisation de la démarche,
nouvelles pratiques (pour mieux gérer ou communiquer vers la clientèle, trouver les
réduire les déchets, moins polluer, réduire bonnes sources d’information, identifier
le bruit, etc.) les sources d’économies possibles et les
mesurer…
AGEs
TÉMOIGN
reneur
n entrep arc.
“C’est u p
ent notre
qui entreti s nos déchets
lait tou
sent il brû semble.
Jusqu’à pré en avons parlé en bacs
s ux
verts. Nou installé de
n o u s a finalement r su r p lace la
Il
st p o u r valorise
à comp o
ndue.”
pelouse to d’Or - Montig
leil
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ER, Le So
M. BRENN
Dordogne.
us
locaux no
e n o s fo urnisseurs in e d e p u is
“Cinq d rs fo is p ar sema p ro -
sie u notre
livrent plu u s a vo ns réduit sa n t
N o en réu ti li
longtemps. e ts de 30 % o n s
d e d é ch li vr a is
duction
la st iq u e s pour les .”
des caisse
sp n bois
cagettes e
li e u d e s h abituelles
au otel -
Y, Martin H
M. BRIDLE Galles.
P ay s de
Cardiff,

13
ÉCOGUIDE 2007

S’ORIENTER
L’AGENCE DE L’ENVIRONNEMENT LES PARCS NATURELS RÉGIONAUX
ET DE LA MAITRISE DE L’ÉNERGIE (ADEME) (LIVRADOIS-FOREZ ET VOLCANS D’AU­
est un établissement public de l’État interve- VERGNE) ont pour mission de sensibiliser, pro-
nant notamment auprès des entreprises dans mouvoir, informer et conseiller les particuliers,
les domaines de la gestion des déchets, la maî- les professionnels et les collectivités sur les
trise de l’énergie, les énergies renouvelables et démarches environnementales.
le management environnemental. Elle anime les
Espaces Info-Énergie de la région qui sont vos
relais d’information et de communication sur la LES CHAMBRES DE COMMERCE
maîtrise de la consommation d’énergie. ET D’INDUSTRIE
Les Conseillers Environnement et les Conseillers
LA RÉGION, LES DÉPARTEMENTS sont des Tourisme de votre CCI sont à votre service pour :
partenaires actifs dans toutes les démarches n vous conseiller techniquement et vous aider
collectives. Contactez-les pour connaître leur dans le montage de vos projets,
poli­tique d’intervention par rapport à vos pro- n organiser des actions collectives,
jets. Ils peuvent vous soutenir dans vos actions n vous orienter vers les organismes et les inter-
collectives. venants spécialisés et vous informer (thémati-
ques environnementales, aides financières…)
n assurer une médiation auprès des collectivités
LES COMMUNES ET GROUPEMENTS DE locales (en tant qu’organe de représentation).
COMMUNES (syndicats intercommunaux,
commu­nautés d’agglomération...) sont locale­
LES CONSULTANTS, LES SOCIÉTÉS DE
ment vos interlocuteurs privilégiés puisqu’ils
CONSEILS ET LES BUREAUX D’Études
sont notamment responsables de la gestion de
Des consultants spécialisés en environnement
l’eau, des déchets et de l’urbanisme. Dans les
connaissant les problématiques des héberge-
domaines de l’assainissement et de l’intégra-
ments touristiques peuvent vous accompagner
tion paysagère, il peut être intéressant de s’as-
dans votre démarche : diagnostic environne-
socier avec eux dans des actions collectives et
ment, élaboration et appui à la réalisation d’un
ainsi bénéficier d’aides publiques.
plan d’actions opérationnel, labélisation et cer-
tification, sensibilisation et formation du per-
L’AGENCE DE L’EAU (ADOUR-GARONNE sonnel… Des formateurs spécialisés peuvent
OU LOIRE-BRETAGNE) peut appuyer techni­ également vous accompagner en interne ou
quement et financièrement des projets collectifs dans le cadre d’un groupement (association ou
touchant à la gestion de l’eau et l’assainissement, syndicat professionnel par exemple).
la protection des ressources en eau, la dépollu- Les bureaux d’études techniques fournissent
tion et la préservation de l’équilibre des milieux une expertise pointue dans des domaines variés :
aquatiques. l’énergie, l’assainissement, le bruit, etc.
(voir contacts utiles page 94)

LA DIRECTION RÉGIONALE DE L’ENVIRON­


NEMENT (DIREN) a pour mission de contribuer
à la connaissance, à la gestion et à la valorisation
de l’environnement. Elle est une source d’infor-
mation très pointue sur toutes les richesses de
l’environnement régional.

14
ÉCOGUIDE 2007

Indicateurs de suivi et n Quantité de produits d’entretien utilisés


portant un sigle de danger
de mesure des résultats n Quantité de produits jetables
Comme le dit si bien le vieil adage, “On ne n Nombre de produits contenant des matières
gère que ce que l’on mesure”. Les indicateurs recyclées / nombre total des produits
environnementaux sont les données chiffrées n Nombre de fournisseurs possédant une
servant à suivre l’évolution de la situation certi­fication environnementale / nombre
environnementale de l’établissement. total de fournisseurs
n Valeur des produits d’origine locale / valeur
Bien souvent, il s’agira simplement de quantités totale des produits achetés
(d’eau, d’énergie, etc.) et dans d’autres cas de
ratios rapportant une information particulière à Transports
la fréquentation (voir les exemples présentés). n Nombre de clients ou d’employés venant en
voiture, en train… / nombre total

Indicateurs
Dans les exemples d’indicateurs ci-dessous la fré- Autres
quentation peut être exprimée en : nuitée, cham- n Contribution financière en soutien à des
bre louée, empla­cement, repas servi… projets de préservation de l’environnement
/ Chiffre d’affaires
Déchets n Nombre de clients exprimant leur gêne à
n Quantité de déchets (totale et par type de cause du bruit (par enquête).
déchets triés)
n Quantité de déchets / fréquentation (sur
une période donnée)
n Quantité d’emballages recyclés / produc-
tion annuelle (on obtient un pourcentage)
n Quantité de piles collectées / an Pourquoi s’efforcer de recueillir des
n Quantité de déchets verts compostés / données chiffrées pour élaborer des
quantité totale de déchets ou de déchets indicateurs environnementaux ?
verts n Cela permet de se fixer des objectifs d’amé-
lioration quantifiés.
Eau n Cela permet de mesurer les résultats des
n Consommation d’eau totale (puis par source actions entreprises et de les comparer aux
et par usage) objectifs.
n Consommation d’eau / fréquentation n C’est une exigence de la plupart des
n Consommation d’eau / m² arrosé écolabels.
n Cela permet de communiquer sur la situa-
Énergie
tion environnementale de l’établissement
n Consommation d’énergie (totale et par type (envers le personnel et les partenaires de
d’énergie) / fréquentation l’entreprise)
n Consommation d’énergie de source renou- n Cela permet de se comparer aux plus perfor-
velable / consommation d’énergie totale mants (benchmarking)
Achat & produits
n Nombre de produits écolabellisés / nombre
total de produits

15
ÉCOGUIDE 2007

POINTS DE VIGILANCE
Il existe un grand nombre d’indicateurs environnementaux possibles et il est souvent nécessaire de créer ses pro-
pres indicateurs en fonction des actions prévues et de leur contexte. Les indicateurs à utiliser (et peut-être à créer) en priorité
sont ceux qui permettent de suivre les effets de vos actions et de connaître précisément les niveaux de consommation d’eau
et d’énergie (utiliser pour cela les fiches fournies ci-après).
INCORRECT CORRECT
> Diviser la consommation d’eau totale d’un hôtel-restaurant > Séparément (grâce à des compteurs divisionnaires), diviser
par le nombre de nuitées, ou le nombre de repas servis. la consommation de l’hébergement par le nombre de nuitées et
celle de la restauration par le nombre de couverts servis.
> Si l’on cherche une moyenne de consommation par sanitaire, > Mesurer la consommation des sanitaires grâce à des comp-
diviser la consommation d’eau totale d’un camping par le nombre teurs internes.
de sanitaires alors qu’il existe d’autres points de consommation
comme un restaurant ou une piscine par exemple.

FICHE DE SUIVI DES CONSOMMATIONS D’EAU


Établissement : Source : Réseau public, forage, …
Auteur : Usage ou poste : Total, sanitaires, étages, cuisines,
Année ou période : appartements, gîte…

Consommation
Période % du total Coût Commentaires
(m3)
Part de cette
consommation
Mois, semaine Consommation d’eau Ex : Valeur
par rapport à la
ou du … au … mesurée des indicateurs
consommation
totale

TOTAL

16
ÉCOGUIDE 2007

FICHE DE SUIVI DES CONSOMMATIONS D’ÉNERGIE(S)


Établissement :
Source : Electricité, gaz de ville, propane…
Auteur :
Usage ou poste (1) :
Année :
DATE (2) RELEVÉ COMPTEUR Consommation (3) % du total (4) Coût Commentaires

TOTAL (5)
Du …………… au ………………
(1) : Remplissez une fiche par service ou poste de consommation. Ensuite pour chacun, remplissez une fiche par source d’énergie utilisée.
(2) : Effectuez un relevé mensuel par exemple.
(3) : Utilisez les unités des compteurs. Calculez la consommation par différence avec le relevé précédent.
(4) : Pour l’énergie mesurée, indiquez la part que représente la consommation de ce service dans la consommation totale de l’établissement.
(5) : Vous obtenez une consommation pour un type d’énergie. Pour calculer la consommation totale de l’établissement, faites le total
de toutes vos fiches après avoir converti toutes les énergies dans la même unité, le kilowattheure (kWh).

Conversion des consommations en kWh :


Gaz naturel :
1 m3 de gaz naturel = 11,63 kWh
Butane – Propane :
1 tonne de butane – propane = 12730,00 kWh
Fioul domestique :
1 litre de fioul domestique = 9,85 kWh
Exemples de ratios clés pour
des campings aquitains
Consommation moyenne d’énergie :
6,4 kWh/nuitée (2,5 à 9,3)
Consommation moyenne d’eau potable :
183 L/nuitée (72 à 288)
Production moyenne de déchets banals :
1,1 kg/nuitée (0,4 à 1,8)
Source : Enquête DEBAT/FRAHPA, mai 2001.

17
ÉCOGUIDE 2007

CONSOMMATIONS D’EAU ET D’ÉNERGIE : STANDARDS DE PERFORMANCE INTERNATIONAUX


Hôtel sans lingerie ni piscine mais avec chauffage et quelques espaces climatisés.
4 à 50 chambres Bon Moyen Mauvais Très Mauvais
Consommation d’eau
< 120 120-140 140-160 > 160
(m3/chambre/an)
Consommation d’énergie cumulée
< 240 240-290 290-340 > 340
(kWh/m²/an)
50 à 150 chambres Bon Moyen Mauvais Très Mauvais
Consommation d’eau
< 160 160-185 185-220 > 220
(m3/chambre/an)
Consommation d’énergie cumulée
< 260 260-320 320-380 > 380
(kWh/m²/an)
Pour aller plus loin : programme de comparaison en ligne des performances aux standards de la profession hôtelière
internationale [Link]
Source : IHEI. Ces données doivent être utilisées avec précaution puisqu’elles peuvent ne pas être applicables à votre situation.

TOURBENCH : système d’évaluation environnementale dans l’hébergement


touristique en Europe
TourBench est un instrument de calcul gratuit permettant d’avoir une vision précise des impacts et
coûts environnementaux d’un hébergement touristique. À partir de la saisie des consommations (et des
coûts) d’énergie, d’eau, de produits chimiques et de la production de déchets, TourBench compare les
impacts annuels de l’entreprise touristique avec ceux d’autres établissements similaires en France et
dans l’Europe entière. Les données saisies et la comparaison sont totalement confidentielles. TourBench
apporte des informations permettant de déterminer les investissements les plus profitables.
Pour en savoir plus, consulter : [Link]

NIVEAU DE PERFORMANCE DU PROGRAMME INTERNATIONAL GREEN GLOBE


Consommation d’énergie Consommation d’eau
Niveau Standard Performant Standard Performant
Restaurant 0,94 kWh / repas 0,42 kWh / repas 35 L / repas 24 L / repas
Hôtel (affaire, tourisme) 97,2 kWh / nuitée 44,4 kWh / nuitée 700 L / nuitée 500 L / nuitée
Motel 48,6 kWh / nuitée 22,2 kWh / nuitée 250 L / nuitée 150 L / nuitée
Chambre d’hôte 69,4 kWh / nuitée 31,9 kWh / nuitée 300 L / nuitée 200 L / nuitée
Source : Best Practice benchmarks - earthcheck™ - [Link]

PRODUCTION DE DÉCHETS DE LA RESTAURATION FRANÇAISE


Nb. de repas / jour Déchets Ratio moyen par repas
Secteur (fourchette pour les alimentaires Emballages Total Huiles alimentaires
établissements étudiés) putrescibles (g)
(g) (g) usagées (ml)
Hôtel - restaurant 70 – 200 330 520 850 30
Restauration 10 – 100 230 270 500 30
traditionnelle
Restauration 10 – 400 175 155 330 80
rapide
Source : Les déchets de la restauration en France : État des lieux. ADEME/COSTIC, 2000.

18
ÉCOGUIDE 2007

Cette partie est le cœur opérationnel de l’Écoguide :


elle présente un ensemble d’actions concrètes et d’initiatives
Les actions possibles, des plus simples aux plus élaborées, agrémentées
d’exemples et de témoignages français
environnementales ou étrangers. Elles sont classées de façon à faciliter
leur transmission aux personnes concernées,
dans l’entreprise directement sur leur poste de travail.

Direction 20
Gestion des déchets 20
Réduction des nuisances 23
Cuisine 27
Économat 27
Production culinaire 35
Plonge 38
Salle de restaurant & bar 39
Tous services 39
Service en salle 41
Bar 41
Étages & chambres 42
Activité de gouvernante 42
Entretien des chambres et appartements 46
Lingerie 47
Réception & administration 48
Réception de clients 48
Administration 48
Entretien et gestion des bâtiments 50
Intégration paysagère 50
Assainissement des eaux usées 51
Éclairage 53
Gestion des consommations 54
Chauffage et climatisation des locaux 55
Équipements sanitaires 56
Blanchisserie 58
Froid et environnement 59
Eau chaude sanitaire 61
Espaces verts 68
Construction & rénovation de bâtiments 71
Vers une démarche
de Haute Qualité Environnementale 71
Piscine 75
Exploitation et conception 75
Accueil en camping 77
Gestion des déchets 77
Libre service, épicerie 79
Sanitaires collectifs 80
Accueil en hébergement locatif 82
Aménagement paysager général du camping 83
Accueil en résidence de tourisme 84
Gestion des déchets 84

19
ÉCOGUIDE 2007

Direction

Direction RÉGLEMENTATION
Les collectivités locales et les déchets
Qu’il soit hôtelier, restaurateur, exploitant d’un
camping, d’une résidence de tourisme, d’une des entreprises
En matière de gestion des déchets, les obligations
Gestion des déchets

maison d’hôte ou d’une structure d’accueil, le


dirigeant trouvera ici l’essentiel des initiatives légales des collectivités sont :
environnementales qu’il peut prendre à son n Assurer l’élimination des déchets des ménages
niveau. Certaines actions environnementales (pas d’obligation concernant ceux des
affectent en effet la gestion de l’établissement entre­prises).
dans son ensemble et nécessitent une prise de n Faire payer les entreprises en fonction du
décision par la Direction. service rendu grâce à une redevance spéciale
dont le montant dépend de la quantité et de la
nature des déchets collectés.
Gestion des déchets n Éliminer les déchets dans de meilleures condi-
tions pour l’environnement.
DÉCHETS
Les déchets des hôtels, restaurants, campings Conséquences de la mise en place de la redevance
et résidences de tourisme sont : spéciale pour les entreprises commerciales :
n qualifiés de déchets “industriels”, car pro- n À l’avenir, forte augmentation des coûts d’élimi-
duits par une entreprise (par opposition nation des déchets à prévoir.
aux ménages), n Le prix de l’élimination des DIB non triés sera
largement supérieur à celui des déchets recycla-
n dits “banals” (DIB) car assimilables aux bles triés à la source en vue d’une valorisation.
déchets ménagers. Ils contiennent les n La collectivité est à considérer comme un
mêmes composants que les déchets pro- prestataire de service, comparable à un opé­
duits par les ménages, dans des propor- rateur privé.
tions toutefois différentes, et peuvent ainsi
entrer dans le même dispositif ou “filière” Trier ses déchets aujourd’hui, c’est payer
d’élimination. moins cher l’élimination de ses déchets
demain.
Certaines activités génèrent des déchets spéci­
fiques parfois classés dangereux et souvent en
petites quantités (voir par exemple pages 49 ; 53 ; 68 ; 75). RÉGLEMENTATION
Principes fondamentaux du dispositif
législatif français depuis 1992
n Réduction de la production à la source.
n Accroissement de la valorisation.
n Responsabilité du producteur de déchets
(financière notamment), en application du
principe “pollueur – payeur”.
Premier objectif réglementaire : fermeture des
décharges traditionnelles et mise en décharge
limitée aux seuls déchets “ultimes” (qui ne peu-
vent plus être ni recyclés, ni traités - ex. : résidus
d’incinération).

20
ÉCOGUIDE 2007

Direction
RÉGLEMENTATION Mise en place d’une politique de tri et
de valorisation des déchets : méthode
Obligations générales des entreprises
générale
Tout producteur de déchets est :
n Responsable de l’élimination de ses déchets. Identifier le gisement

Gestion des déchets


n Obligé d’assurer ou de faire assurer cette Essayer de connaître au mieux la production
élimination en évitant des nuisances sur de déchets :
l’environnement. • Quelle est la nature des déchets produits ?
n Obligé de valoriser les déchets qui peuvent • Quelles sont les quantités en jeu (totales et
l’être. par types de déchets) ?
n Soumis à l’obligation de tri et de valorisation des Déterminer les filières de valorisation
déchets d’emballage dès que la production heb- Qui peut assurer la valorisation des déchets de
domadaire dépasse 1 100 litres. l’établissement ?
Solutions : n Quels sont les services proposés par la collec-
n Recourir au dispositif de collecte séparative tivité (mairie, syndicat intercommunal…) ?
et de recyclage mis en place par la collectivité Quelles sont les possibilités de mise à disposi-
(mairie ou communauté d’agglomération par tion de matériels de collecte séparative ? Quelles
exemple). sont les possibilités si des entreprises voisines
n Recourir aux services d’un opérateur privé. se regroupaient ? Quels sont les services aux
Un contrat écrit est alors obligatoire, professionnels au niveau de la déchetterie ?
ainsi que l’enregistrement de la nature n Quels sont les services proposés par les
et des quantités des déchets collectés, prestataires privés de collecte des DIB ?
de façon à faciliter les contrôles. Quels déchets peuvent-ils faire recycler, valori-
ser ou traiter convenablement ? Quels matériels
proposent-ils (bacs, bennes, compacteurs…) ?
n Comparer les offres et les différentes
S’ORIENTER options. Solliciter éventuellement un appui
Quelques définitions : extérieur. (Voir page 14)
n Valorisation : le réemploi, le recyclage ou toute Installer les équipements de collecte
autre action visant à obtenir des matériaux réu- séparative convenant ou mis à disposition
tilisables ou de l’énergie. (location, vente, prêt) par le collecteur (public
n Élimination : ensemble des opérations de col- ou privé).
lecte, transport, regroupement, tri, valorisation, Implanter des équipements de tri sur
traitement, stockage des déchets ultimes (qui chaque point de production de déchets
ne peuvent être ni recyclés ni traités). (cuisine, étages, bar, snack, libre service…).
n Traitement : réduction dans des conditions n L’organisation interne du tri est indissocia-
contrôlées du potentiel polluant initial des ble des modalités de collecte des déchets.
déchets et/ou du flux de déchets à mettre en Ne trier uniquement que les déchets collec-
décharge. tés séparément.
n Choisir les matériels de tri avec le personnel
concerné.
Informer intensivement le personnel
n Créer une signalétique et utiliser des outils d’in-
formation visuelle (sacs et poubelles de couleur,
affichettes, autocollants, guide de tri…).
n Former le personnel aux consignes de tri (au
lancement et à chaque recrutement).

21
ÉCOGUIDE 2007

Direction

POINTS DE VIGILANCE ÉES


BOÎTE À ID
Vérifiez que les déchets confiés à des col- DEME,
riat avec l’A des
lecteurs sont bel et bien traités efficacement dans En partena
Techniq e u
tifique et
Gestion des déchets

un centre agréé. Pour les déchets banals, un simple é S ci e n un pro-


le Com it
IC ) a développé
contrat indiquant les lieux et modes d’élimination
Industries
(CO S T es déchets
m postage d
suffit. Pour les autres types de déchets (huiles ali- d e co système
cédé pilote e restauration. Un
mentaires usagées, résidus de bacs dégraisseurs, ir e s d e n té avec
matière de vidanges des systèmes d’assainisse- alimenta a é té expérim es
de pré-co
llect e s de Genn
ment autonome, déchets dangereux…) et à chaque L y cé e P ierre Gille a u ra nt
succès au au Rest
intervention ou enlèvement, exigez l’utilisation 0 0 0 re p a s / jour) et d e D ig ne
(700 à 1 1 0 0 re pas/jour)
d’un bordereau de suivi des déchets (formulaire
La Brasseri
e (7 0 à est e c-
ff e
CERFA n° 12571*01) qui en assure la traçabilité. le s d e u x cas le tri s’ y-
les Bains. D
a n s ditions d’h
Conservez précieusement ce document. d e tr è s b onnes con l’a ct iv it é
tué dans n trainte à
se r d e co
ns po
giène et sa tion.
Références réglementaires : it u e ll e de restaura sur le compos-
hab p lu s
n Décret n° 2005-635 du 30 mai 2005 relatif au savoir ’accueil
Pour en c h e ts : Centre d
contrôle des circuits de traitement des déchets. d e s b io -d é it é (Digne
tage d e proxim
n Arrêté du 29 juillet 2005 fixant le formulaire
du comp
ost a g e vence) géré
du bordereau de suivi des déchets dangereux e s d e Haute Pro de
les Bains,
A lp (GEStion
mentionné à l’article 4 du décret n° 2005-635 ss o ci a ti o n GESPER e n R é g io n).
du 30 mai 2005.
par l’a
l’E n vi ro n nement
de
Proximité .fr
[Link] rganiques
déchets o
h tt p: // co m
o s ,
Pour aller plus loin :
Pour v a lo ri s e r v c l’ADEME
n Direction Régionale de l’Industrie, de la ti o n : é tudiez ave e C C I
de restau
ra votr
Recherche et de l’Environnement Auvergne r E n vi ro n nement de ts l’o p -
e
le conseille r actuel de vos déch te ll e
[Link] ll e ct e u n t u n e
et le co li se r co ll e ctiveme
n “Entreprises : comment bien gérer vos déchets” ’uti
portunité d
- collection “Connaître pour agir”, ADEME, ch n iq u e .
te
octobre 2004. [Link]

S’ORIENTER
Le site Internet de l’ADEME [Link] regorge d’informations précises sur la réglementation
et les aspects techniques ou économiques de la gestion des déchets. La base de données nationale “déchets” de
l’ADEME est consultable en ligne sur [Link] Elle recense au plan national et régional les différents
acteurs : collecteurs et prestataires, centres d’élimination, etc.
Pour toute question sur la gestion des déchets prenez également contact avec le Conseiller Environnement de
votre Chambre de Commerce et d’Industrie. [Link]

Qui peut soutenir les initiatives des entreprises ?


Les opérations collectives de gestion des déchets des entreprises, par métier ou par proximité géographique
peuvent être proposées à l’ADEME et la Région pour un éventuel soutien technique ou financier. Prendre contact
avec les collectivités locales concernées (communes ou groupements de communes, départements) et votre
CCI.

De nombreuses informations simples et utiles sur le tri des déchets : [Link]

22
ÉCOGUIDE 2007

Direction
Réduction des nuisances S’ORIENTER

AIR Principales substances polluantes


Tous les lieux de vie clos ou semi-clos sont recensées dans l’air intérieur des bâtiments :

Réduction des nuisances


concernés par la pollution de l’air intérieur. n Le monoxyde de carbone (CO).
Elle se caractérise par un ensemble de pol- n La fumée de tabac (tabagisme passif).
luants de nature chimique ou biologique. L’air
n Les moisissures (microorganismes).
extérieur, avec lequel sont ventilés les locaux,
est aussi une source de pollution. Des études n Les endotoxines (composés chimiques produits
ont d’ailleurs montré que les quantités et les par des microorganismes).
concentrations de polluants sont souvent plus n Les acariens.
élevées à l’intérieur qu’à l’extérieur car ils peu- n Les allergènes d’animaux domestiques.
vent être produits directement dans les locaux
n Les fibres minérales artificielles (provenant des
par les occupants et leurs activités (en fonc-
isolants en laine minérale).
tion de leurs modes de vie et d’occupation), ou
par le bâtiment et ses équipements. n Les composés organiques volatils (peintures,
Les pollutions extérieure et intérieure peu- vernis, colles, nettoyants, désodorisants…).
vent ainsi s’ajouter, mais aussi interagir, en n L es oxydes d’azote (NOx, produits lors des réac-
créant d’autres polluants tels certains compo- tions de combustion).
sés organiques volatils, très présents dans les
habitations. Pour en savoir plus : Observatoire de la qualité de
l’air intérieur - [Link]
La fumée de tabac est un des facteurs cou-
rants de dégradation de la qualité de l’air des
espaces intérieurs. Inciter la clientèle à ne pas
fumer et faire appliquer les dispositions de la
loi Evin est une tâche délicate. Comme pour AGE
TÉMOIGN
les autres “consignes” environnementales,
de nos
le plus efficace semble d’expliquer de façon bien-être
“Pour le in vi tons à
s vous
claire et courtoise les raisons concrètes de hôtes, nou oins à vous
cette restriction (respect des autres clients, ir d e fu m er ou au m l’impré-
n
lutte contre les odeurs persistantes, qualité de vous abste en raison d
e
la terrasse les tissus
l’air intérieur). mettre sur d e ta b a c d a n s
gnation de
s od e u rs age nous
s.” “A ve c ce mess isants.
b re satisfa
des cham s résultats
n u d e ré que
avons o b te
ch a m b re s ont mesu t
Nos femm
es d e ment plutô
su r 1 0 le s clients fu .
dans 9 cas res”
BOÎTE À ID
ÉES les chamb
n que dans
VMC sur le balco Les Pri nt an iè re s -
des UOT, hôtel
Installer lé e ) e t les Mme JACQ miers, Var.
ca n iq u e Contrô it Hyères-Les-
Pal
n M é fficacité so
(Ventilatio u r q ue leur e
p o
entretenir ps.
dans le tem
maintenue
nt.
Aérer souve

23
ÉCOGUIDE 2007

Direction

À savoir
TRANSPORTS
La consommation d’énergie fossile dégage entre
Les déplacements du personnel entre le domi-
autres du dioxyde de carbone (CO2) dans l’at-
cile et le lieu de travail participent à la problé-
mosphère ce qui accroît l’effet de serre et contri-
matique des transports : cela consomme de
Réduction des nuisances

bue au réchauffement climatique. Par exemple,


l’énergie, génère de la pollution et contribue
l’hôtel Hilton de Trafalgare est devenu “Neutre
ainsi au changement climatique.
en Carbone” (Carbon Neutral) en participant à un
Pistes de solutions programme de plantation d’arbres qui capteront
n Pratiquer le co-voiturage (action très durant leur croissance une quantité équivalente
concrète créant rapidement des échanges à ses rejets de CO2. Une grande société française
entre les salariés.) de location de véhicules propose également cette
n Utiliser les transports en commun, le vélo ou option à sa clientèle. [Link]
la marche à pied. (Exemple de moyen d’inci-
tation : créer un garage à vélos ou soutenir
un abonnement de transports collectifs).
Économies
Les encombrements routiers en haute saison
L’achat de véhicules propres et alternatifs peut
conduisent à la saturation de certains sites
faire l’objet d’aides à l’investissement sous cer-
ou destinations. Développer les trans-
taines conditions : renseignez-vous auprès de
ports collectifs pour les touristes, c’est aussi
l’ADEME. De même, diverses dispositions fis-
permettre un développement de la fré-
cales incitatives sont prises chaque année afin
quentation et de l’attractivité des sites.
d’alléger le prix d’achat des véhicules économes
La clientèle particulièrement visée est une
et moins polluants (fonctionnant au moyen de
clientèle d’agrément recherchant une rupture
l’énergie électrique, du gaz naturel véhicules, du
avec son quotidien pour qui le fait de ne pas se
gaz de pétrole liquéfié, de biocarburants,…)
servir de la voiture (et de ne pas la voir) sur le
Pour en savoir plus : [Link]
lieu de vacances est très appréciable. (La moti- Rubrique Les énergies > Les économie d’énergies > Textes
vation pour des vacances “sans sa voiture” est de référence > Les véhicules utilisant l’électricité, le gaz
en plein développement.) naturel ou le GPL
Rubrique Les énergies > Les énergies renouvelables > Textes
Développer une offre de transports collectifs pour de référence > Biocarburants
les touristes nécessite de développer une chaîne
complète, du transport du lieu de résidence vers
le lieu de séjour, puis sur le lieu de séjour. Le rap-
prochement avec les collectivités locales peut S’ORIENTER
être nécessaire dans ce domaine, pour étudier
les dessertes en bus, les alternatives possibles… Les projets relatifs à la mobilité touris-
tique “douce” peuvent être étudiés par l’ADEME et
la Région en vue d’un éventuel soutien financier.
ÉES Exemples de projets à concevoir collectivement ou
BOÎTE À ID dans le cadre d’une action public - privé :
ue a
r britanniq ” : n Études pour la recherche de solutions territo-
Un hôtelie vo iture
ces sans riales, communication et sensibilisation (des
u n pa ck age “vacan éfici en t d’une entreprises et des visiteurs).
créé
rriv an t en train bén u r arri-
les clients a leurs chambres. À le eillir n Opérations autour du développement du vélo,
su r s a cc u
réduction ôtel vient le sement de la marche à pied, du co-voiturage, du trans-
ployé de l’h lis
vée, un em s de l’étab port à la demande, les navettes de proximité et
ga re ave c le minibu uéfi é (G PL). Tout les “plans de mobilité”.
en
z d e Pét role Liq une
équipé au G a r a recensé n Études pour l’achat de véhicules propres.
g du sé jour, l’hôtelie voiture a été
au lon où la
e d’activités le vélo.
large palett en t pa r
notamm
remplacée

24
ÉCOGUIDE 2007

Direction
n Classer les problèmes par ordre de priorité
BRUIT
et sélectionner ou étudier les solutions à
La lutte contre les problèmes de bruit se
mettre en place.
décompose en trois temps :
n Éviter d’investir dans des solutions ina-

Réduction des nuisances


Connaître les nuisances sonores daptées pouvant être finalement trop
éventuellement perçues par la clientèle coûteuses.
Les clients recherchent le calme et la tran-
quillité. Leur sensibilité est très forte face S’ORIENTER
à toutes sortes de bruits et de nuisances.
Il s’agit donc de veiller à la qualité du cadre Centre d’Information et de Documen­
de vie offert à la clientèle. tation sur le Bruit : [Link]
-> Evaluez la gêne éventuellement perçue (Consulter notamment le n°113 de mars 2006
sur place par les clients (utiliser le ques- intitulé “Gestion de l’environnement sonore dans
tionnaire fourni ci-après). les sites touristiques et de loisirs. Actes des 1res ren-
contres de Périgueux)
Connaître les nuisances sonores
Pour dresser un diagnostic acoustique et étudier
éventuellement perçues par le voisinage
des solutions adaptées à votre situation, contac-
Les établissements insérés dans des zones
tez les professionnels membres du Groupement de
habitées sont les plus concernés par ce sujet.
l’Ingénierie Acoustique (GIAC) [Link]
Cette démarche peut paraître délicate mais
si vous faites le premier pas en ouvrant le
dialogue, votre attitude constructive sera
reconnue.
-> Allez à la rencontre des riverains en leur
expliquant votre démarche, inspirez-vous
du questionnaire clientèle.
Apporter une réponse technique AGE
L’amélioration du confort acoustique et la TÉMOIGN
reuse-
lutte contre le bruit est une question com- ns malheu
“Nous avo b ru y ante à
plexe sur le plan technique mais essentielle route
ment une ressé à un
pour le bien-être de la clientèle. Les actions
te l. Je me suis ad
e l’h ô d’abord
à entreprendre risquent d’impliquer la réa- proximité d es acoustiques qui a
d ’é tu d d if férents
lisation de travaux. Pensez-y lors de la pro- bureau u x d e bruit en
mesuré le
s niv e a ster sur un
chaine rénovation.
ô te l p o u r ensuite te ssibles.
Face à des problèmes de bruit, seule une points de l’h que les solutions po pro-
é ri
approche personnalisée est efficace (en modèle n u m ionné ne u
a vo n s e n suite sélect en prenan
t
particulier pour des sources ponctuelles de Nous
li sé e p ré cisément, m a té -
tection loca ût des
bruit). Dans tous les cas, hôtels, résidences,
e n t e n co mpte le co is se m e n t
campings ou restaurants, un diagnostic notamm e tc . N o tr e invest
uteu r,
acoustique doit être mené par un spécialiste riaux, la ha é.”
pour : té vr a im ent optimis
aé France.
du sud de la
n Valider, évaluer ou identifier les sources Un hôtelier
de bruit.
n Identifier les voies de transmission du
bruit dans la structure des bâtiments.
n Évaluer l'impact sonore de votre établisse-
ment sur le voisinage.

25
ÉCOGUIDE 2007

AGE
TÉMOIGN
Direction
rvenir
ns fait inte
“ Nous avo dès le début de
ien
un acoustic ermal
tr e ét ab lissement th
la rénovatio
n de n o s thermes).
en an t de u x hôtels et de :
pr ons
intégré (com d’améliorati
es exemples éplacement de cer-
Voici quelqu ,d
des thermes térieur vers
POINTS DE VIGILANCE • Au niveau y antes en ex
p es b ru d’entre
n Ne pas traiter avec un professionnel taines pom ux isolées. Certaines s.
des zones
m ie nd des cuve
ne s’engageant pas contractuellement sur des t ét é im m ergées au fo ie n : ch oix
elles o n e l’acoust ic
il s d
résultats sonores mesurables après réalisation se s à d ble
Réduction des nuisances

co n o u
•G râce aux è le de fenêtre
des travaux. n m o d
d’un bo
n Éviter les vendeurs de fenêtre à isolation acous- ustique. rant les
vitrage aco e s cl o isons sépa es
tique offrant un conseil gratuit mais intéressé. La on d s clients d
technique qu’ils vous vendent n’est peut-être pas • Modificati u r p rotéger le is i-
s p o de bain s vo
chambre n s les salles u -
la solution à votre problème. é m is d a n s le s d o
n Choisir plutôt un acousticien totalement indé-
bruits
l’e a u q u i coule da
de le).
nes (bruit par exemp
pendant vis à vis des solutions préconisées. asse d’eau nseur qui
ches ou ch oteurs d’u n a sc e
d e s m ”
• Isolati o n p bruya ts n
ie n t a u p aravant tro
éta P aix, Dax.
, Hôtel de la )
M. BROUX ôtel & l’Environnement”
on H
(Source “M

QUESTIONNAIRE CLIENTÈLE SUR LE BRUIT


Diffusion : à déposer dans les chambres, les appartements ou remis personnellement à l’arrivée, pen-
dant ou à la fin du séjour accompagné d’une rapide explication.
Chère Cliente, cher Client,
Nous nous sommes engagés dans une démarche de gestion environnementale et souhaitons à ce
titre évaluer le confort acoustique de notre établissement. Vous pouvez nous aider à lutter contre le
bruit en répondant aux quelques questions suivantes :
Votre tranquillité a-t-elle été perturbée par du bruit ?
Hôtels & Résidences : Oui Non
En provenance des couloirs (grincement et claquement de portes, activité de notre personnel,
conversations…) ?
Émis par des équipements de votre chambre ou appartement ? (chasse d’eau, ventilation…) ?
Provenant des chambres ou des pièces voisines (télévision, bruit de pas…) ?
Lié au trafic automobile ?
Produit par des équipements techniques (ascenseurs, chasse d’eau, vibration de tuyauteries…) ?
Des bruits particuliers ailleurs que dans les chambres ou les appartements ?
Provenant de l’extérieur ?
Campings : Oui Non
Venant de la route ?
Émis par nos activités durant la journée ou en soirée ?
Émis par nos animations ?
Provenant des aires de jeux ou d’autres équipements ludiques (piscine, tennis…) ?
Provenant d’équipements des sanitaires ou d’autres bâtiments ?
Émis par des équipements de votre chalet ou mobile home (chasse d’eau, réfrigérateur…) ?
Merci de votre aimable contribution.
M/Mme … (directeur, propriétaire,…)

26
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine
Cuisine POINTS DE VIGILANCE
n Concernant le recyclage des déchets
Les opportunités d’améliorations environ-
nementales sont nombreuses au niveau des d’emballage issus du déconditionnement, ne prenez
pas le problème à l’envers, ne triez que ce que

Éconamat
cuisines. Tous les domaines et tous les métiers
sont concernés. Dès le choix et la réception l’on peut vous collecter séparément en vue d’un
des produits, jusqu’à la plonge, un très large recyclage. Identifiez d’abord le prestataire de col-
éventail de possibilités s’ouvre à toute l’équipe. lecte (public ou privé) avant de définir l’organisation
La plupart sont des gestes simples. interne du tri et de choisir les matériels nécessaires.
n Si vous participez à la collecte sélective des car-
tons organisée par la collectivité, il est important
Économat de toujours présenter les cartons aplatis pour
en faciliter la collecte et pour l’aspect visuel des
DÉCHETS points de collecte.
Déconditionner, trier, recycler !
Le déconditionnement des livraisons génère
beaucoup de déchets (dont la plupart sont des
cartons de produits pour la cuisine). À la récep-
tion des marchandises vous pouvez très facile- Économies
ment effectuer un tri des déchets recyclables. Les déchets de cartons ont une valeur mar-
Voici les solutions les plus courantes : chande car ils peuvent devenir une matière
n de simples rolls, dans lesquels vous empilez première grâce aux industries du recyclage.
par exemple les cartons aplatis ; Avec les collectivités, leur collecte est bien
n des conteneurs ou bennes spécifiques (si souvent gratuite. Avec un prestataire privé, ils
vous travaillez avec un prestataire privé, réduisent la facture globale.
utilisez un contenant différent par matériau En application du principe “pollueur payeur”
différent car sinon il vous facturera le tri). dans les textes réglementaires, le coût de
n des compacteurs qu’il est conseillé de louer l’élimination des déchets sera calculé en
au prestataire de collecte. Avantages : fonction des quantités produites. Tous les
réduction du nombre de passages du collec- emballages que vous n’achèterez pas seront
teur, de la facture et de la pollution liée au autant de déchets dont vous ne paierez pas
transport. l’élimination.
En définitive, il n’y pas de règle imposée sur les
matériels à utiliser, l’essentiel étant de sépa-
rer les déchets recyclables de ceux qui ne le
sont pas, à vous ensuite de choisir l’organisa-
À savoir
tion la plus pratique en fonction des modalités
Expérimentée avec succès par exemple avec les
de collecte.
fournisseurs de fruits et légumes, et dans certains
établissements hôteliers, l’utilisation d’emballa-
ges réutilisables effectuant un aller-retour entre
le fournisseur et l’acheteur permet de réduire
significativement la production de déchets de
cartonnage. Vous pouvez développer ce genre
d’actions collectivement avec un groupement
professionnel, vos confrères locaux, etc. L’ADEME
et le Conseiller Environnement de votre CCI peu-
vent vous aider dans cette démarche.

27
ÉCOGUIDE 2007

AGE
Cuisine
TÉMOIGN
s foies
ple, pour le
“Par exem certaines
illes et
gras, vola urnisseurs
u s a vo n s choisi les fo allages
viandes, no ns emb
re n t le s produits sa alimen-
Acheter différemment pour produire qui nous liv
u n sim ple papier
plastiques
horm is nt évités.”
moins de déchets u ta nt d e déchets qui so
a
“Réduire à la source ” est le premier principe taire. C’est Le Moulin du
Gapeau -
restaurant
à suivre pour bien gérer ses déchets. Trier et M. MARI ,
Var.
déchets
Économat

Belgent ie r,
recycler c’est bien, ne pas produire ou pro-
duire moins de déchets c’est mieux !
Privilégier le rechargeable
Privilégiez les bouteilles consignées.
Gestion des

Remplacez les aérosols en flacons métalliques


Privilégiez le verre plutôt que le plastique (le
par des pulvérisateurs manuels rechargeables.
verre est recyclable à l’infini pour un même
Les centrales de distribution à dosage auto-
usage tandis que le plastique recyclé ne peut
matique présentent des avantages économi-
être réutilisé pour un usage alimentaire).
ques et environne­mentaux :
Utilisez des bacs ou paniers réutilisables
• meilleure maîtrise des doses (moins de pol-
à la place des cartons ou cagettes pour les
lution, moins de consommation).
livraisons de produits de consommation
• moins d’emballages de produits dilués prêts
courante de la restauration. Le fournisseur
à l’emploi grâce aux recharges de produits
livre ainsi ses produits dans ces bacs et
concentrés (à acheter en gros).
reprend en retour les bacs vides de la livrai-
Acheter en gros son précédente.
Pour les petits déjeuners, évitez les condition- D’une façon générale, persuadez vos four-
nements et portions individuels et remplacez- nisseurs de réduire leurs emballages, de les
les par des produits sans emballage achetés reprendre pour les réemployer ou d’adopter
“en gros” ou en vrac. Par exemple, mettez la des emballages réutilisables.
confiture en raviers, le lait en pots, le beurre
Privilégier les produits frais
en beurriers, les céréales en saladiers, utilisez
Travailler avec des produits frais génère
des sucriers à becs verseurs, etc.
moins de déchets d’emballage.
Éviter le jetable
Essayez d’éviter tout ce qui est nappes et Économies
sets de tables en papier ainsi que gobelets, D’après de nombreux hôteliers, les portions
couverts, et assiettes en plastique. Si vous emballées individuellement reviennent plus
ne pouvez pas faire autrement, remplacez cher que la présentation individuelle de produits
systématiquement le plastique et le polys- achetés en gros. Ils ont constaté que ce surcoût
tyrène par le carton (recyclé de préférence) reste supérieur aux pertes liées aux restes non
ou toute autre matière biodégradable. consommés par les clients. De plus, leur clien-
Les produits jetables conduisent à de gros- tèle met rarement en doute les conditions d’hy-
ses quantités de déchets (bien souvent giène des produits présentés au buffet.
non valorisables) et derrière ces objets se
cachent d’autres inconvénients : pensez à
toute cette énergie et cette pollution pour S’ORIENTER
les fabriquer et les transporter, toutes ces
ressources naturelles consommées, pour Le Réseau Recycleries & Ressourceries a
une seule utilisation… initié la “Semaine de Réduction des Déchets” coor-
donnée par l’ADEME et les partenaires de la cam-
Réutiliser pagne “Réduisons vite nos déchets, ça déborde”.
Utilisez des chiffons et des accessoires en Pour en savoir plus :
tissu (ex. linge de table usé) plutôt que des [Link]
essuie-tout ou des serviettes en papier. [Link]

28
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine
n Revoyez la gestion de vos achats pour mini-
BRUIT
miser le nombre de livraisons : achetez en
Les livraisons, notamment tôt le matin, peuvent
gros, planifiez précisément vos besoins,…
occasionner du bruit gênant pour le voisinage ou
n Demandez à vos transporteurs s’ils ont une
la clientèle (si le restaurant fait partie d’un hôtel,

Économat
Politique Environnementale et les mesu-
d’un camping ou d’une résidence) :
res qu’ils ont prises, ou comptent prendre,
n Demandez aux livreurs de couper le moteur
pour limiter la pollution atmosphérique,
de leur camion (pour moins de bruit).
par exemple en utilisant des carburants
n Si possible et s’ils sont bruyants, deman-
plus propres (GNV, GPL, électricité,…). C’est
dez-leur de couper les compresseurs sur les
à partir de nouvelles exigences clients
camions frigorifiques.
qu’on évolue vers de meilleures pratiques
n Si possible, décalez les horaires de livraisons.
environnementales !
n Préférez les produits régionaux (pour tous
TRANSPORTS types de produits) et de saison en évitant,
Les transports représentent presque le tiers de dans la mesure du possible, les denrées qui
la consommation énergétique de la France. Ils viennent par avion ou de loin par la route.
consomment des ressources non renouvelables Bien entendu il n’y a pas d’alternatives pour
et produisent de nombreuses émissions pol- certains produits : il s’agit de penser tout
luantes (contenues dans les gaz d’échappe- simplement à la distance parcourue lors du
ment) qui génèrent des effets nocifs sur la choix d’un produit.
santé. De plus, la combustion de ressources
fossiles libère du CO2 dans l’atmosphère, ce qui
accentue l’effet de serre et provoque le réchauf-
fement du climat de notre planète.
En tant qu’acheteur vous pouvez avoir une
influence sur ces problèmes car derrière les
produits que vous choisissez se cachent de
nombreux kilomètres parcourus.
n Dans un souci de réduction des pollutions
également, il est intéressant de deman-
der au livreur de couper le moteur de son
véhicule.

S’ORIENTER
Depuis mai 2006 l’étiquette énergie est désormais obliga-
toire pour les voitures neuves à la vente. Bien connue pour l’électro-
ménager ou l’éclairage, l’étiquette permet de repérer les modèles les
plus économes et ceux produisant le moins de gaz carbonique (CO2 ).
L’ADEME édite le guide annuel des consommations de carburant et des
émissions de CO2 des voitures particulières neuves mises en vente en
France. 42 % des véhicules vendus en 2005 appartiennent aux classes
“vertes” A, B et C de l’étiquette énergie/CO2 (produisant moins de 140 g
de CO2 /km).

29
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine

ACHATS
Le cycle de vie des produits :
des impacts environnementaux
déchets
Économat

à toutes les étapes


Depuis l’extraction des matériaux
qui servent à sa fabrication
Distribution
jusqu’à son élimination
Gestion des

finale en fin de vie,


un produit traverse
de nombreuses
étapes : Fabrication Utilisation

La vie
d’un produit

Matière première
Élimination
+ ÉNERGIE

Valorisation Mise en décharge

POINTS DE VIGILANCE
 ttention au déplacement
A
de pollution
À tous les stades de son cycle de vie un produit L’amélioration environnementale apportée sur une
(ou un service) génère des impacts négatifs étape du cycle de vie d’un produit ne doit pas être
sur l’environnement : épuisement des ressour- contrebalancée par des impacts plus grands à une
ces naturelles (minérales, végétales ou ani- autre étape. Par exemple, il n’est pas forcément
males), consommation d’énergie, pollutions judicieux de choisir des produits fabriqués plus
dues aux rejets dans l’eau, l’air ou les sols,… loin voire à l’étranger (pollution liée au transport)
En effet, tout produit a besoin de matières et juste parce qu’ils arborent un écolabel alors qu’un
d’énergie pour être fabriqué, doit être emballé fabricant produit les mêmes dans votre région.
et transporté, et finalement deviendra un jour Achats de proximité
un déchet. Afin de privilégier l’approvisionnement de proxi-
S’il n’existe aucun produit sans impact mité, vous trouverez sur le site du Comité Régional
sur l’environnement, certains se démar- de Développement Touristique d’Auvergne des
quent malgré tout par des impacts moins liens utiles pour les achats de produits régionaux.
importants à différents stades de leur cycle Site : [Link]
de vie et conservent plus longtemps leurs La filière Biologique régionale : Auvergne Biolo­
performances. gique, [Link]@[Link]

30
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine
L’aide-mémoire environnemental de l’acheteur

Qualités recherchées Questions à se poser

Économat
Puis-je trouver un produit qui me rende le
Contenu en matières recyclées même service mais qui contienne des matières
recyclées ?

Le mode de production de ce produit est-il moins


Économe en ressources
gourmand en ressources naturelles ?

Le fabricant met-il en avant la réduction


de déchets qu’il a réalisée durant la fabrication
du produit ?
Réduction des déchets -
Ce produit me permet-il de produire moins
Quantité d’emballages réduite
de déchets (car il a par exemple moins d’embal­
lages ou de parties inutiles qui devront être
jetées après usage) ?

En l’utilisant, ce produit ou cet équipement


Consommation énergétique réduite
permet-il de consommer moins d’énergie ?

En l’utilisant, ce produit ou cet équipement


Économe en eau
permet-il de consommer moins d’eau ?

Ce produit est-il fiable pour longtemps


Longue durée de vie
ou va-t-il vite devenir un déchet ?

Peut-on utiliser des recharges pour produire


Réutilisable ou re-remplissable
moins de déchets ?

Le ou les matériaux qui composent ce produit


Recyclable permettent-ils de le recycler ? L’emballage est-il
en matériaux recyclables ?

Cet équipement a-t-il été volontairement conçu


pour qu’une fois arrivé en fin de vie, ses com-
Conçu pour le désassemblage
posants puissent être facilement séparés puis
valorisés ou traités séparément ?

Ce produit ou son emballage peut-il se dégrader


Compostable naturellement par compostage ? (Ex. : le carton
plutôt que le plastique)

Comment a-t-il été transporté ?


Distance parcourue
Est-il produit au plus proche du lieu d’utilisation ?

31
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine

Comment verdir sa politique POINTS DE VIGILANCE


d’achats ?
Comprendre les logos
Choisir des produits portant un écolabel
Attention à ne pas se méprendre sur la significa-
officiel
tion de certains logos ou pictogrammes portés par
déchets
Économat

Face à la profusion de messages exprimés par


certains produits. Ils ne garantissent pas la qualité
les fabricants sur les propriétés écologiques
écologique des produits mais apportent seulement
de leurs produits, les autorités publiques de
une information :
nombreux pays ont mis en place des marques
Gestion des

Le point vert “éco-emballage” signi-


de reconnaissance officielles : les écolabels. Ils
fie que le producteur contribue finan-
garantissent la qualité d’usage d’un produit
cièrement à un dispositif aidant les
(s’il dure longtemps, il deviendra moins vite un
communes à développer des collectes
déchet) et la limitation des impacts sur l’en-
sélectives des déchets d’emballages afin de
vironnement aux différentes étapes du cycle
la valoriser.
de vie. [Link]
Choisir des produits bénéficiant d’un
label privé certifié
Vous pouvez également choisir des produits
bénéficiant d’un label privé collectif, certi-
fié par un organisme indépendant. Pour être
Ce sont des symboles d’identification des
autorisé à utiliser ce type de label sur ses pro-
matériaux (qui servent lors du tri des produits et
duits, le fabricant doit respecter un cahier des
emballages usagés pour faciliter leur recyclage).
charges précis spécifique au produit et identi-
que pour tous. La “boucle de Möbius” signifie
Examiner soi-même ses achats sur la généralement que le produit ou
base d’un ensemble de critères l’emballage est recyclable. Il s’agit
Il n’existe pas encore d’écolabel pour les là d’une caractéristique technique
produits que vous utilisez ? Pour comparer du matériau. Ceci ne veut pas forcément dire que
différents produits, appuyez-vous sur les cri- le produit sera effectivement recyclé, tout dépend
tères présentés dans “l’aide-mémoire environ- de ce que le détenteur en fait…
nemental de l’acheteur” de cette rubrique.

S’ORIENTER POINTS DE VIGILANCE


ECORISMO : forum-salon annuel sur
®
Les labels privés individuels
les écoproduits et les solutions environ­nemen­ À côté des écolabels officiels, il existe aussi des
tales pour l’hôtellerie, la restauration, le camping labels privés créés par certains fabricants ou
et le tourisme. [Link] distributeurs. Soyez très prudent car les critè-
res environnementaux utilisés et leur respect ne
sont ni officiels ni soumis à des contrôles exter-
nes indépendants. Bien souvent ils sont vagues
et imprécis.

32
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine
S’ORIENTER
Écolabels officiels
Voici les logos des écolabels officiels les plus répandus en France et les plus utiles pour vous.
Progressivement, adoptez les produits arborant ces logos car leurs qualités d’usage et environnementales

Économat
sont officiellement reconnues comme meilleures que ceux ne disposant pas d’écolabel.

Dès à présent vous pouvez adopter les produits labellisés dans les catégories suivantes :

n Peintures, vernis et produits connexes.


n Balles de lavage.
n Sacs poubelle.
n Filtres à café.
Écolabel français : n Composteur de jardins.
Marque NF Environnement n Mobilier de bureau.
[Link]

n Papier absorbant (constitué à 100% de fibres recyclées).


n Produits textiles (draps et serviettes éponges).
n Matelas.
n Papier à copier.
Écolabel européen n Amendement pour sol.
[Link]
environment/écolabel

Écolabel allemand Écolabel nordique


(ange bleu) (cygne blanc)

Produits alimentaires
La restauration est un gros consommateur de denrées alimentaires. Dans les
faits, l’agriculture biologique et les produits qui en sont issus sont ceux qui
garantissent des modes de production plus respectueux de l’environnement.
Par exemple, la non-utilisation de pesticides et d’engrais chimiques en agricul-
ture biologique évite la détérioration des sols arables et la pollution des eaux
souterraines et des rivières.
Pour en savoir plus :
• Centre National de Ressources en Agriculture Biologique (Clermont-
Ferrand) : [Link]
• Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture
Biologique : [Link]
• Syndicat National des Transformateurs de Produits Naturels et de Culture
Biologique : [Link]

33
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine

L’agriculture bio-dynamique se base sur une profonde compréhension des lois du


vivant acquise par une vision globale de la nature. Elle redonne au sol sa vitalité
féconde indispensable à la santé des plantes, des animaux et des hommes grâce
à des procédés thérapeutiques naturels. Les produits labélisés Demeter satisfont
déchets
Économat

aux exigences du règlement européen sur l’agriculture biologique et, en plus,


répondent au cahier des charges spécifique de l’agriculture bio-dynamique.
Pour en savoir plus sur l’agriculture biodynamique : [Link]
Gestion des

NATURE & PROGRES est une fédération internationale rassemblant des


agriculteurs, des transformateurs, des fournisseurs, des distributeurs et des
consommateurs de produits issus de l’agriculture biologique. Les signatai-
res de la charte s’engagent sur des pratiques répondant aux enjeux environ-
nementaux, socio-économiques et humains.
Pour en savoir plus : [Link]
Commerce équitable
Deux milliards et demi d’habitants des pays en voie de développement dépendent de l’agriculture pour vivre.
Le commerce équitable est centré sur le versement d’une plus “juste” rémunération du travail des producteurs
et des artisans les plus défavorisés, leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires. Il cherche aussi à
privilégier des relations commerciales durables et permet aux consommateurs d’accompagner les producteurs
dans leur développement.
Les associations les plus connues que sont Max Havelaar, Bio Equitable, Alter Eco et Artisans du Monde, propo-
sent des cafés, des thés, du cacao et du sucre issus du commerce équitable, mais il en existe d’autres.
Pour en savoir plus : [Link]
[Link]
[Link]
[Link]

Pour aller plus loin : “Devenir éco-consommateur : acheter et consommer mieux”.Guide gratuit de l’ADEME
(réf. 3739) disponible sur commande au 0810 060 050 ou en téléchargement sur le site [Link]
rubrique publications.

34
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine
Production culinaire
DÉCHETS

Production culinaire
Quels types de déchets produit-on ? Quelles pistes d’amélioration ?
Des emballages classés suivant
les matériaux :
n cartons : caisses, boîtes de conditionnement…
n plastiques : emballages des produits de
Ces déchets sont Pour organiser leur
nettoyage…
recyclables valorisation, avec
n métaux : boîtes de conserves, cannettes
de boissons… le chef d’établis-
n verre : bouteilles, bocaux… sement, suivez la
n bois : cagettes essentiellement méthode proposée
page 20.
Des déchets fermentescibles ou organiques
Ces déchets peuvent
biodégradables (déchets alimentaires prove-
être valorisés par
nant de la préparation chaude et froide et des
compostage
retours de salle, épluchures, …)
Des huiles alimentaires usagées (fritures)
Des résidus de bacs dégraisseurs : ce sont
les matières de vidange extraites périodique- Ces déchets doivent être traités dans
ment des bacs séparateurs à graisse qui assu- des centres agréés, conformément
rent un prétraitement des eaux usées. Même si à la réglementation.
ces matières sont liquides, elles sont considérées
comme des déchets.

AGE
S’ORIENTER TÉMOIGN
les
Les déchets de l’ensemble de la respectons tra-
“Nous s
restau­ration française représentent 10 % de la que nou
produits t que
production de déchets ménagers, soit 2,5 millions e ts ” va lent autan
vaillons. L
es “d é ch nalement,
de tonnes par an.
s p lu s nobles. Fi stu-
(Source ADEME, 2000)
les partie
s le utilisant a
ait an t d e A à Z, en n o s pro-
en les tr u m a ximum
t e t a déchets.
cieusemen d u is ons nos rs
duits no
u s ré eaux entie
p le su r d es pigeonn s “s u p rê -
Par exem a s se u lement le
nous n’utili
son s p r créer s d e
a rd o n s le s abats pou es.”
g farc
mes”, nous sauces ou
ouche, des
mises en b M oulin du G ap eau -
staurant Le
M. MARI, re
Var.
Belgentier,

35
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine

POINTS DE VIGILANCE
EAU
Limiter la consommation d’eau Les eaux usées produites en cuisine
n Inciter l’ensemble du personnel à ne pas sont particulièrement chargées en graisses
n En se refroidissant celles-ci se solidifient et col-
déchets
Gestion desculinaire

laisser couler inutilement les robinets.


n Pour nettoyer quelques ustensiles ainsi que matent les canalisations, en plus d’être ensuite
les fruits et légumes, utiliser un récipient très difficiles à traiter en station d’épuration.
plutôt que de les laver sous le robinet ouvert. Les huiles de fritures usagées posent les mêmes
problèmes si elles sont jetées à l’égout.
Production

n Regarder si l’eau utilisée peut servir à arro-


ser certaines plantes à l’extérieur. n Dès qu’il est plein, le séparateur à graisse ne
n Ne jamais décongeler à l’eau (chaude ou joue plus son rôle. Les problèmes de canalisa-
froide), laissez la température ambiante tions bouchées, les mauvais écoulements peu-
faire effet. vent alors réapparaître.
n L’eau chaude est un très bon désher- Élimination des rési­dus de bacs dégraisseurs :
bant (ce qui évite l’utilisation de produits comment ne pas payer pour rien ?
chimiques). Coûts de traitement invisibles sur la facture de
n Vérifier tous les points d’eau à la recherche de votre vidangeur ? Aucun borde­reau attestant le
la moindre fuite, pour en avertir au plus vite la traitement dans un centre agréé ? Ce prestataire
personne chargée de la maintenance. élimine peut-être les résidus des bacs dégraisseurs
par une voie non conforme à la réglementation (et
vous êtes responsable des conséquences !) ni res-
pectueuse de l’environnement. Exigez une preuve
pour être sûr que le prestataire ne se débarrasse
RÉGLEMENTATION des matières dans un fossé, un champ ou une
bouche d’égout…
Pas de graisses ni d’huiles de fritures
usagées dans les égouts
n Il est interdit de rejeter des produits suscepti-
bles de causer des dégradations aux réseaux et
ouvrages d’assainissement collectifs publiques. AGE
n Il est également impératif d’être équipé d’un TÉMOIGN
raie
séparateur ou bac à graisses en sortie de Histoire v nçais
cuisine. re st a u rateur fra ge
Un n e tt o ya
Comment respecter ces obligations ? ger le
l’h a b it u d e de négli jo u r, à quel-
n Confier les huiles alimentaires usagées à un avait ra is se ur. Un t,
de son ba
c d é g bliss ene m
prestataire agréé qui en assurera l’élimination,
e s e n a va l de son éta d ’a ss a i-
et peut-être la valorisation. ques mè tr au publi c
u ré se
les canalisa
tio n s d cause s d e
n Installer un bac dégraisseur sur l’évacuation des t é té b o uchées à use
nissement
o n au graisse
eaux usées de cuisine.
q u ’il re je tait. De l’e e la ro ute
graisses sol d
n Faire vidanger, nettoyer puis remettre en eau
lo rs ré p a ndue sur le n t le s ca na-
très régulièrement. La fréquence de vidange s’est a
u s la q u e lle passaie u é un
nationale,
so t provoq
dépend directement du niveau d’activité en res-
ce q u i a rapidemen vi ct im e.
tauration (nombre de couverts par jours). Par lisations, m e n t, aucune
eure u se entiè - re
exemple, pour 30 repas par jour en moyenne, accident. H ra te u r a été tenu fer-
st a u bjet d’une
avec un bac de 900 litres il faut vidanger 5 fois Mais le re b le et a fait l’o
o n sa
par an. Avec un bac de 500 litres, il faut passer ment resp .
ministrative
à 10 fois par an. meture ad

36
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine
consommation d’énergie. Nettoyer chaque
ÉNERGIE
mois les joints des portes, s’assurer qu’elles
Réduire la consommation ferment correctement (le remplacement
À l’achat, pensez à la consommation énergéti- d’un joint est rapidement amorti par le

Production culinaire
que des appareils électroménagers (attention gaspillage et l’usure prématurée du maté-
ceci ne vaut que pour les appareils électromé- riel ainsi évitée) et s’assurer que chaque
nagers domestiques et non professionnels). employé les ferme systématiquement.
Suite à différentes directives européennes n Si possible trier les plats et ustensiles par
(92/75/CEE, 94/2/CE, 95/12/CE, 96/89/CE,
niveau de salissures de sorte qu’ils puissent
2003/66/CE ...), les appareils électroménagers
être passés à la machine à la plus basse
doivent avoir une étiquette-énergie. Cette éti-
température possible.
quette mentionne l’efficacité énergétique
n Fermer les portes de la pièce lorsque les
sous des classes notées de A à G. La classe A
étant celle de la consommation optimum et G extracteurs et hottes aspirantes sont en
de la moins efficace. Les appareils de classe F marche, sinon elles sont moins efficaces et
consomment souvent le double d’un appareil de doivent fonctionner plus longtemps.
classe A. D’autres informations sont présentées, n Certains aliments peuvent-ils être cuisi-
comme la consommation annuelle moyenne nés à plus faible température mais sur une
basée sur une utilisation standard (en multi- période plus longue ? Si oui, cela économi-
pliant ce chiffre par le prix courant du KWh EDF sera certainement de l’énergie.
on obtient une idée du budget d’utilisation), des
informations de volume utile liées au type d’ap- Économies
pareil et des informations sur le bruit produit Les petites attentions comptent .
par l’appareil en utilisation. Pour économiser l’énergie, ne gaspillez pas
En cuisine, les économies d’énergie passent l’eau chaude : Évitez de rincer ou de nettoyer
d’abord par des gestes simples au quotidien : des plats ou des ustensiles directement sous
n Informer chacun des membres de l’équipe sur le robinet d’eau chaude (c’est une méthode de
les durées exactes de préchauffage des fours lavage qui gaspille beaucoup d’eau).
et des équipements de cuisson (généralement Le couvercle : le meilleur geste d’économie !
moins de 10 minutes pour la plupart des fours, Pour maintenir 1,5 litres d’eau en ébullition sans
grills et plaques chauffantes et 20 minutes au couvercle il faut une puissance de 720 watts
maximum pour les plus gros équipements). alors que 190 watts suffisent avec un couvercle
Ne pas allumer systématiquement ces der- (soit une économie d’énergie de 75 % à la clé.)
niers dès le début du service. Inciter le person- Pour aller plus loin : exposition “La maison des
nel à d’abord évaluer les besoins. [néga]watts” [Link]
n Inciter chaque employé à limiter l’ouverture des
réfrigérateurs, armoires et chambres froides. La consommation des armoires froides et réfri-
n Utiliser simplement de l’eau froide, par gérateurs peut doubler si les grilles situées à
exemple, pour toutes les opérations de l’arrière sont mal ventilées (ou recouvertes
nettoyage. Utilisez pour cela des produits d’un carton ou de poussière …) .
Une augmentation de 5° C de la tempé­
actifs, ayant un impact réduit sur l’environ-
rature ambiante augmente d’environ 30 %
nement, à basse température.
la consommation des réfrigérateurs.
n Dégivrer fréquemment les armoires froides,
S’il fonctionne 1° C trop froid, un réfrigérateur
dès que la couche de givre dépasse 3 mm.
Au-delà, le givre crée une couche isolante et consomme 5 % de plus.
l’appareil consomme alors plus d’électricité POINTS DE VIGILANCE
pour maintenir la bonne température.
n Si les portes des armoires et chambres Veillez à ne pas utiliser les équipements
froides ne sont pas étanches, il y a sur- de cuisine pour chauffer la pièce.

37
ÉCOGUIDE 2007

Cuisine

poste à séparer les restes de nourriture des


PAYSAGE
autres déchets. Équipez-vous alors, si possi-
ble, d’une poubelle supplémentaire et spécifi-
POINTS DE VIGILANCE
que à utiliser avec des sacs biodégradables (en
Production culinaire - Plonge

Attention aux points de dépôt des papier ou mieux en “plastique” biodégradable


déchets labélisé NF Environnement fabriqué à base de
Les points de dépôt et de collecte des déchets figu- cellulose) qui s’autodétruisent naturellement
rent malheureusement au palmarès des nuisances et proprement.
visuelles les plus souvent citées par les habitants
ou les touristes.
EAU & ÉNERGIE
n Ne sortir les bacs à déchets qu’au moment le
plus proche de la collecte. Des conseils
n Les maintenir dans un endroit discret et tou- n Sur toutes les machines à laver, assurez-
jours en très bon état de propreté. vous du bon réglage de la température de
n Éviter les bacs débordants. Éviter de laisser des l’eau de lavage.
déchets sur le sol. S’équiper plutôt de conte- n Éliminez les restes de repas en frottant les
neurs supplémentaires. couverts plutôt qu’à la douchette d’eau
n Réfléchir avec le chef d’établissement à la possi- chaude. Pour les salissures les plus récalci-
bilité de créer un local à déchets, fermé, ventilé, trantes, évitez de les passer d’abord sous le
carrelé, équipé d’un point d’eau et d’un collec- robinet d’eau chaude et trempez-les.
teur au sol pour les eaux de ruissellement. n Lancez les cycles de lavage seulement lors-
n Si un point de regroupement est utilisé, étudier avec que les paniers sont entièrement pleins.
les autres utilisateurs et la collectivité l’opportunité
de créer un local fermé (dans le style architectural BRUIT
local). Pour cela, solliciter éventuellement l’aide de Préserver son environnement c’est aussi
l’ADEME, du Conseil général ou du Conseil régional. améliorer son cadre de vie, et notamment
celui du personnel dans l’entreprise. Or, la
BRUIT plonge est souvent une zone bruyante. Il est
reconnu que l’ambiance sonore d’un lieu de
POINTS DE VIGILANCE travail peut contribuer à la fatigue nerveuse
du personnel. Un cadre plus calme améliore
Le système d’extraction d’air peut être en revanche l’efficacité de tous ainsi que l’am-
une source de bruit gênante pour les clients (dans biance de travail.
le cas où le restaurant fait par exemple partie d’un
hôtel, d’un camping ou d’une résidence) ou le voi-
sinage. Évaluez cette nuisance, éventuellement en
consultant vos clients : vous ferez ainsi une opéra- S’ORIENTER
tion commerciale et environnementale à la fois.
Il existe des brochures et des vidéos
sur le thème de la réduction du bruit au travail
Plonge disponibles auprès de votre Caisse régionale
d’assurance maladie.
DÉCHETS Pour en savoir plus : [Link]
Si le tri des déchets est mis en place en cui-
Un guide pratique a été édité par l’Institut natio-
sine, suivez les consignes de tri. Si en particu-
nal de recherche et de sécurité (“Réduire le bruit
lier, il est possible d’effectuer le compostage
dans l’entreprise” – ED 208). Pour en savoir plus :
des déchets organiques, vous aurez sur votre
[Link]

38
ÉCOGUIDE 2007

Restaurant & bar


Salle de restaurant BRUIT
& bar RÉGLEMENTATION
Ici, toute l’équipe assurant le service en salle et

Tous services
au bar trouvera matière à développer son plan En application de la Loi sur le bruit de 1992,
d’actions environnementales. Qu’il s’agisse le décret n° 98-1143 du 15 décembre 1998 édicte
des déchets, de l’eau et de l’énergie ou de l’am- des prescriptions applicables aux établissements et
biance sonore et des achats, les initiatives à locaux recevant du public qui diffusent de la musique
prendre concernent tous les postes. amplifiée.
Qui est concerné ?
Tous services Tous les établissements ou locaux recevant du
public, qui diffusent de la musique amplifiée à titre
DÉCHETS habituel, c’est-à-dire selon un rythme mensuel ou
Trier les déchets valorisables saisonnier (notamment les lieux d’animation des
Lorsque des filières de valorisation des centres de vacances et des campings)
déchets recyclables auront été identi- À quoi sert cette réglementation ?
fiées pour l’ensemble de l’établissement n À protéger la santé auditive du public, par
(voir page 20), participez à l’organisation du tri la limitation du niveau sonore à l’intérieur des
dans le service (choix des poubelles de tri par établissements.
exemple). Où séparer les déchets sans perdre n À préserver l’environnement et la qualité du
de temps ? Souvent à proximité du point où cadre de vie, par l’exigence d’un isolement acousti-
vous déposez les couverts sales et sous le que minimum entre ces établissements et les locaux
comptoir du bar. d’habitation voisins.
La réalisation d’une étude de l’impact des nui-
sances sonores est obligatoire.
POINTS DE VIGILANCE
Comment faire le point sur la situation de
Le verre trié au bar ou en retour de salle mon établissement ?
est souvent manipulé une seconde fois pour être Vous devez faire appel à un bureau d’études tech-
déposé dans un conteneur de collecte plus grand où niques électro-acoustique : les prestataires pou-
il faut introduire une à une les bouteilles à la main. vant répondre à votre besoin sont notamment les
Pendant le service, ne pas utiliser un récipient trop membres du Groupement de l’ingénierie acousti-
haut et veiller à ne pas casser les bouteilles. que (GIAC) présent au sein de la Chambre des ingé-
nieurs conseil de France (CICF) [Link]
Pour aller plus loin :
EAU Texte complet sur [Link]
n Si vous êtes amené à nettoyer une terrasse Guide méthodologique des lieux diffusant de
extérieure, évitez de mettre un produit la musique amplifiée, GIAC, Ministère de l’Environ-
de nettoyage, car tout finira directement nement, 2000. [Link]
dans la nature. Si cela est vraiment néces- Centre d’information et de documentation sur
saire, choisissez un produit bénéficiant d’un le bruit : [Link] ou [Link]
écolabel officiel (voir page 40 rubrique Achats).
n Lors du nettoyage des sols et du mobilier, S’ORIENTER
respectez les doses. Mettre plus de produit 85 dB(A) c’est une voiture qui passe à
est moins efficace que de laisser le produit côté de vous, 105 dB(A) c’est le bruit d’un marteau
agir 1 minute de plus. piqueur.

39
ÉCOGUIDE 2007

Restaurant & bar

RÉGLEMENTATION Pour les recommandations d’achat sur les pro-


duits d’entretien et les désodorisants, voir page 42.
Le bruit est une nuisance qui a un impact
sur la santé. Vous travaillez dans une ambiance Mobilier extérieur : Préférez celui
musicale ? Sachez que vous pouvez vous exposer à produit avec du bois local
Tous services

des risques de perte progressive de l’audition. ou labélisé FSC.


n Pour la clientèle, la réglementation interdit d’al- Au prochain renouvellement du mobilier de
ler au-delà de 105 dB(A). terrasse, évitez le mobilier en bois exo-
n Pour les travailleurs, exposés plus fréquem- tique (sauf s’il s’agit d’une forêt cultivée de
ment, il est reconnu qu’une exposition régulière façon responsable). Par exemple, le teck est
au bruit à des niveaux supérieurs à 85 dB(A) très esthétique, présente un certain cachet
provoque progressivement une perte d’audition “nature”, mais il provient des forêts vierges qui
irréversible, dont on ne se rend pas compte car sont, maintenant, en danger :
elle est indolore. n Pour un arbre intéressant, il faut en couper de
Pour le personnel qui travaille dans une ambiance nombreux autres qui ne seront pas utilisés.
musicale, si l’on se réfère au Code du travail, à n Les pratiques d’exploitation produisent de
partir de 85 dB(A) il est nécessaire de porter des graves problèmes d’érosion des sols et la
protections. forêt tropicale ne joue plus son rôle tampon
face aux inondations.

ACHATS S’ORIENTER
La carte : Le Forest Stewardship Council est
une différence visible en un clin d’œil une organisation non gouvernementale interna­
Présentez votre carte sur papier recyclé ou tionale. Des organismes certifi­
sur papier dont les fibres proviennent de cateurs indépendants délivrent
forêts gérées durablement (labélisées FSC son label “FSC” aux bois et produits
ou PEFC), elle gagnera ainsi en originalité et à base de bois provenant de forêts
c’est un bon moyen de montrer votre choix gérées durablement conformément
“environnemental” à vos clients (n’oubliez pas aux critères FSC. Ces critères portent sur la limi-
la mention “imprimé sur papier recyclé” ou tation des impacts environnementaux et la conser­
“papier provenant de forêts gérées durable- vation des forêts naturelles. Pour en savoir plus :
ment”). En terme de qualité, l’éventail est très [Link]
large. Le papier recyclé n’est pas obligatoire-
Le Programme Européen des Forêts
ment gris et rugueux.
Certifiées est porté par l’association
du même nom dont les membres
POINTS DE VIGILANCE
fondateurs sont des structures natio-
Éviter le jetable nales de 12 pays. Le dispositif PEFC
Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas : s’appuie sur une certification faisant appel à des
sollicitez l’économe pour étudier avec lui les possi- tiers indépendants bénéficiant eux-mêmes d’une
bilités d’acheter différemment afin de réduire à accréditation. Le logo PEFC atteste que le bois a été
la source la production de déchets. Essayez récolté dans des forêts dont les propriétaires se sont
d’abandonner tout ce qui est jetable (nappes, engagés à respecter les règles de gestion durable.
serviettes, etc.) en le remplaçant par un modèle Il garantit également que les industriels qui les
réutilisable (ex. : sets de table). À défaut, rempla- ont transformés ont satisfait aux obligations de
cez le plastique par le carton ou par le “plastique” la chaîne de contrôle PEFC. Pour en savoir plus :
biodégradable. [Link]

40
ÉCOGUIDE 2007

Restaurant & bar


Service en salle Bar
Votre bar est unique par sa taille, son agencement,
ÉNERGIE
son offre, son contexte, etc. Mais, en ce qui concerne
Chasse aux oublis, chasse au gaspi ! la gestion environnementale, tous les bars ont

Service en salle - Bar


L’éclairage est l’un des principaux postes de cependant des problématiques communes.
consommation d’énergie d’une salle de restau-
rant. Vous pouvez participer à la réduction des DÉCHETS
consommations en évitant les gaspillages, en
ne laissant pas l’éclairage allumé inutilement. Économies
C’est surtout en soirée que l’éclairage joue Moins de déchets c’est à terme plus d’économies
(voir page 20) : utiliser au maximum les boissons en
réellement un rôle dans l’ambiance, l’atmos-
phère de la salle et la valorisation de la déco- bouteilles consignées et privilégier celles vendues
ration. En journée, il ne devrait être utilisé que en fûts sous pression si l’activité du bar le permet.
pour les zones sombres de la salle. Des conseils
n Examinez d’abord votre salle toutes lampes n Privilégier toujours des contenants recycla-
éteintes. Où l’éclairage est-il vraiment bles, en choisissant le verre par rapport au
nécessaire ? plastique.
n En journée, éteignez systématiquement les n Le plus gros gisement de déchets que vous
points d’éclairage qui n’apportent pas de pouvez trier est avant tout le verre. Pour
luminosité vraiment supplémentaire à la savoir comment l’orienter vers une filière
lumière du jour. de recyclage, se reporter à la fiche “Mise en
Après chaque service, faites systématique- place d’une politique de tri et de valorisation
ment le tour de toute la salle pour ne pas des déchets : méthode générale” (voir page 20).
oublier une lampe allumée.
(Les questions d’énergie liées à la climatisation relèvent de la EAU
maintenance des bâtiments : voir page 55. De même pour les
éclairages les plus économes voir page 53) Économies
Économies n Vous pouvez faire des économies d’eau en
Il existe des ampoules 4 fois plus économes installant des économiseurs sur vos robi-
en énergie et dont la durée de vie est 10 fois nets (voir page 57).
supérieure aux ampoules traditionnelles à n Pour laver quelques couverts, utiliser un
incandescence (ampoules fluocompactes récipient plutôt que de les laver sous le
fonctionnant sur le même principe que les robinet.
“tubes néon”) (voir page 53). n Attention à ne pas laisser les robinets couler
longtemps inutilement dans les bacs.
ACHATS
ÉNERGIE
POINTS DE VIGILANCE Économies
n Tenter de réduire l’utilisation des n Si vous disposez d’un lave-verre, d’un lave-
conditionnements individuels pour le buffet du vaisselle, lancez un cycle de lavage seule-
petit-déjeuner. Les remplacer par exemple par des ment lorsque le panier est plein.
sucriers à bec verseur, du lait en pot, du beurre n La machine à glaçons est-elle le plus loin
dans des beurriers, de la confiture dans un ravier, possible de toute source de chaleur ?
des céréales en saladiers… n S’assurer que sa porte est bien étanche et
n Si le(s) cuisinier(s) travaille(nt) des produits ne pas la laisser ouverte pendant le service.
choisis pour leurs avantages environnementaux n De même pour les meubles bas réfrigérés,
(produits locaux, frais et sans emballage, biolo- vérifier le bon état des joints et les net-
giques…), expliquer ces propriétés aux clients, toyer régulièrement pour qu’ils restent bien
notamment les avantages pour leur santé. étanches.

41
ÉCOGUIDE 2007

Étages & chambres

AGE
TÉMOIGN
mbre,
aque cha les
“Dans ch eil
ns des corb la
nous utiliso t
s faci n
Étages & chambres li te
rt im e n té e s qui nou rs d é ch ets
compa p osent le u
Sans que cela implique des techniques com- ien ts y d é in s de
vie : les cl a mo
pliquées, il est possible de changer quelques s e t fi n a lement il y te ls q ue
recyclable asser,
lés à ram  Nous avons
Activité de gouvernante

habitudes au niveau de la gestion des cham- é p a rp il


déchets uteilles.
bres et appartements comme du nettoyage x ou les bo aspect
les journau èles très esthétiques, que
des locaux, au plus grand bénéfice de l’envi- o d ti
choisi des
m ne sign lé a
ronnement. Ici aussi, certains petits détails a tu re ll e , et placé u
fibre n
rendront la démarche environnementale Pacific Hotel
,
discrète.” nante du Pan
concrètement visible pour les clients. LAN, gouver
Mme CATA ada.
C an
Vancouver,
Activité de gouvernante
DÉCHETS POINTS DE VIGILANCE
Trier pour recycler n Avant de trier les déchets recyclables,
n En étroite collaboration avec les femmes de il faut trouver un moyen de les collecter sépa­
chambre, aménager les chariots où placer rément et de les orienter vers un dispositif de
soit des petits bacs supplémentaires soit recyclage (méthode générale : voir page 20). Ensuite
des sacs de couleur. seulement, mettre en place des poubelles de tri
n Parmi les déchets du service, un grand supplémentaires.
nombre est recyclable : les cartons, les fla-
n Tri des déchets des clients : bien entendu il ne
connages plastiques, etc.
s’agit pas de demander aux femmes de chambre
n Trier aussi le verre des minibars.
de séparer elles-mêmes les déchets, ce n’est
n Pour les clients, placer une seconde cor-
pas envisageable pour des raisons évidentes
beille (voire plus si nécessaire) dans les
d’hygiène et de sécurité.
chambres et appartements ainsi qu’une
note rappelant les consignes de tri dans le n La formation des femmes de chambre est
livret d’accueil. essentielle : chaque nouvelle employée doit
recevoir un guide de tri et se faire expliquer les
Les clients, notamment étrangers, devraient consignes de tri. Au démarrage, organiser une
avoir la possibilité de trier leurs déchets recy- courte séance d’information avec un Ambassadeur
clables. Encore rares en France, les corbeilles du tri ou un représentant du prestataire de collecte
de tri sont depuis longtemps présentes dans des déchets.
les chambres d’hôtels ou les appartements
de résidences scandinaves, américaines ou AGE
TÉMOIGN
indiennes par exemple. quons
nous man
“Puisque bres,
ns les cham ès
de place da d e tr
s placé
e é ta g e , nous avon s d ’u n p etit
à chaqu o si e r assortie
belles corb
eille s e n uloir os
. N
in st ra té gique du co ur-
mot dans u
n co urs vieux jo .
e u ve n t y déposer le s d e ve rr e
clients p e ll e s bouteille
éve n tu exem lep
naux et les ients déposent par ce
En été, no
s cl maine, et
0 kg d e p apier par se
plus de 1 nnée.”
première a
n’est que la s Goé lands,
RD, hôtel Le Clef Verte.
M. BERNA z, la bé lisé
e- Lu
Saint-Jean-d

42
ÉCOGUIDE 2007

Étages & chambres


Réduire à la source
EAU
n Utiliser des piles rechargeables.
n Utiliser des produits concentrés à diluer Hôtels : prolonger la durée
fournis en recharges. d’utilisation des serviettes de toilette

Activité de gouvernante
n Utiliser des verres à dents en verre (réutilisa- Le lavage du linge de toilette consomme de
bles) plutôt qu’en plastique (éventuellement l’eau, de l’énergie, des produits lessiviels et
emballés dans du papier très fin). génère des eaux usées. Bien souvent, les clients
n Faire pression sur les fournisseurs pour leur restant plus d’une nuit peuvent réutiliser leurs
retourner les bidons de produits vides. serviettes ce qui réduit ainsi la quantité de
linge à laver. Pour introduire cette nouvelle
Vous faites appel à une blanchisserie pratique très courante partout en Europe et
extérieure ? dans le monde la méthode est simple :
n Demander la suppression de l’embal-
n Disposer une affichette ou une carte à proxi-
lage du linge par films plastiques. Chercher
mité des serviettes propres (traduire ce
à produire moins de déchets : par exemple,
message dans les principales langues de la
grâce à des caisses ou paniers réutilisables
clientèle).
qui feront l’aller-retour à chaque livraison.
n À défaut, demander l’utilisation d’embal­ n Si de la place est disponible, disposer un
lages recyclables ou biodégradables panier à linge dans les salles de bains (en
(carton, papier). matériaux naturels de préférence). Le travail
des femmes de chambres en sera facilité.
Vous travaillez avec un pressing ?
n Former et suivre les femmes de chambres.
n Choisir un pressing labélisé “pressing vert”
ou “pressing propre” qui gère convena-
POINTS DE VIGILANCE
blement ses déchets toxiques (liste dispo-
nible auprès de la Chambre régionale des Si le client participe mais ne retrouve
métiers). pas sa serviette il s’apercevra vite que cette
n Retourner les cintres au pressing. bonne pratique n’est qu’une façade, ce qui est du
n Demander l’abandon des sacs ou sachets plus mauvais effet. Les femmes de chambre sont
plastiques jetables au profit de protec- les principales garantes du bon fonctionnement
tions en papier (recyclé si possible), voire en du système et doivent toutes appliquer la règle
tissus réutilisables. établie.
n Présenter simplement le linge en paniers
au client.

AGE
TÉMOIGN
frois-
o u s a vi o ns peur de nt,
“N me
nts. Finale
TÉMOIGN
AGE ser nos clie part très bien
r la p lu
posi- pris et pou posée,
a été très ils l’ont com une règle qui est pro
“La réponse ts participent . C ’e st
ien accepté
tive. Nos cl mble e.”
a vo n s é q uipé l’ense pas imposé
N o u s varois.
bien au tri. ” Un hôtelier
s 1 2 3 chambres. t,
d e n o
Hotel, Ke nnebunkpor
The Colony
M. BYRD,
États-U ni s.

43
ÉCOGUIDE 2007

Étages & chambres

Économies Polluer moins


Dans le cadre du programme “Conserving n Pour utiliser la juste quantité de produits
For Tomorrow”, opérationnel dans 1100 éta- lessiviels, et ainsi moins polluer, ajuster le
blissements, le groupe Six Continents Hotels dosage à la dureté de l’eau. Si l’établisse-
Activité de gouvernante

(Holiday Inn, Crowne Plaza, InterContinental) ment est équipé d’un adoucisseur, la personne
a diminué ses rejets mensuels de détergents chargée de la maintenance doit pouvoir l’indi-
de 200 m3 et ses consommations de 4 500 m3 quer. Sinon, la demander au service de l’eau
en passant le lavage des draps et des serviet- de la commune ou effectuer un test rapide à
tes à un jour sur trois. l’aide de bandelettes réactives. Demander
ensuite au fournisseur le dosage exact de les-
sive correspondant à la dureté mesurée.
n Choisir des lessives sans phosphates ni
AGE EDTA. Ces substances causent de graves
TÉMOIGN
i nous déséquilibres dans les lacs et les rivières.
s clients qu et-
“Ce sont no n Réduire au minimum l’utilisation d’eau de
de leur rm p e
ont suggéré es et d’instal- Javel qui contient du chlore.
serviett
liser leurs ment des
tre de réuti te u rs e n remplace sieurs
tr ib u Plu AGE
ler des dis dividuels. TÉMOIGN
’accueil in t très cou-
produits d m a in te n a n
tre group
ement
it que c’est le monde. c n o
nous ont d n E u ro pe et dans ent,
“A ve
s sommes
équi-
rant ailleu
rs e contentem . nous nou automa sé ti es
vo n s e u aucun mé b li g a to ire e dosage s
Nous n’a n’est o ti o n s d su r le
tr a ir e , p u isque rien sa vo n n e tt es pés de st a
s lessiviels
, à la fo is
la
au con jo u rs des pour le s p ro d u it n iv e a u d e
no n s to u
iten t.” nge et au
Nous don ui le souha à laver le li gramme
es à ceux q ontmirail –
machines sa ge car le pro duits.
individuell restaura nt Le M
plonge. Fin
i le su rd o
le de pro
T – Hôtel – u a n tité optima la pollution
M. NICOLE introdu it la q
la réduit
Gigondas. mique et ce
C’est écono ”
ux usées. , Var.
dans les ea L’Orée du bois - Le Muy
OU - Hôtel
M. BENICH

BOÎTE À IDÉES
Chère Cliente, cher Client,

L’eau est une ressource naturelle précieuse qu’il convient d’économiser et de préserver, en rédui-
sant notamment la pollution engendrée par l’usage de lessive.
Grâce à votre contribution, en utilisant votre serviette plus d’une fois, vous pouvez participer à la
protection de l’environ­nement :
n Serviettes posées sur le porte-serviettes signifie “Ne changez pas les serviettes, je les utilise
encore un jour”.
n Serviettes au sol, dans la baignoire ou dans le panier à linge signifie “Changez mes serviettes
s’il vous plaît”.

Merci de votre participation.

44
ÉCOGUIDE 2007

Étages & chambres


Économies
ACHATS
Les adoucisseurs sont maintenant bien
connus pour les économies de produits lessi- Privilégier le rechargeable
viels qu’ils permettent de réaliser. Les produits n Utiliser les centrales de distribution à

Activité de gouvernante
sont plus efficaces en l’absence de calcaire. dosage automatique : meilleure maî-
De même, l’injection d’ozone dans l’eau de trise des doses (moins de pollution, moins
lavage permet de réduire considérablement la de consommation, plus d’économies), et
quantité de produit nécessaire. Cette nouvelle moins d’emballages grâce aux recharges de
technologie présente bien d’autres avantages produits concentrés achetées en gros.
(voir page 57) n Pour les produits d’accueil individuels
(ex. : savon, gel douche, shampoing), uti­liser
des distributeurs automatiques rechar-
AGE
TÉMOIGN geables : c’est plus pratique pour le client,
us uti- plus économique et cela produit nettement
gtemps no
“Depuis lon rtrant à base moins de déchets.
éta
lisons du d parmi
q u i fi g u re en fait Des conseils
re b la n c t. C e pro-
de vinaig g ra n d fabrican n Remplacer les aérosols par des pulvérisa-
l’offre “vert
e” d ’u n rhydrique
e n t p a s d ’acide chlo ronne- teurs manuels rechargeables.
ti vi
duit ne con oins nocif pour l’en n Acheter du papier toilettes à base de fibres
n c il e st m
d o nel.” recyclées (et/ou non blanchi au chlore ou à
tre person
ment et no er cure - Dragu
ignan base de papier dont les fibres proviennent
IN – Hôtel M
M. GUERR de forêts gérées durablement) : il est main-
tenant de toute aussi bonne qualité que le
papier à base de fibres vierges.
n Éviter les produits contenant du chlore :
ÉNERGIE il existe des produits tout aussi désinfec-
Une bonne idée tants et détartrants sans javel ni acide
Encourager les clients à éteindre complète- chlorhydrique.
ment les téléviseurs au lieu de les laisser en n Privilégier les produits biodégradables à
mode veille avec la télécommande. plus de 95 % et dont les principes actifs
sont d’origine naturelle (enzymes, acides
organiques…).
AIR n Essayer les chiffons en microfibres : le net-
toyage manuel est plus efficace et nécessite
moins d’eau.
n Offrir aux clients des savons et shampoings
ÉES
BOÎTE À ID à base de produits naturels (plantes, huiles,
one de
ence Arist etc.).
À la résid ésodorisés
rt e m e nts sont d un
Milan, les
a p p a mplement
m e n t e n utilisant si e s e ss e n-
naturell e é es, d’hu il
u rs sé ch S’ORIENTER
e fle s.
mélange d x de citron
e s, d ’e a u et de peau n te d ’un hôtel
tie ll gouvern a Consultez également la rubrique Achats
m p s, la essage
Au printe is p o se un petit m de l’économat (voir page 30).
squ e d our leur
du pays Ba ouveaux arrivants p ter
sur le lit d
es n et de profi
r d ’o u vr ir la fenêtre
conseille n fleur.
du tilleul e
de l’odeur

45
ÉCOGUIDE 2007

Étages & chambres

POINTS DE VIGILANCE Entretien des chambres


Même s’ils sont utilisés couramment, les et appartements
produits lessiviels sont des produits dangereux pour
la santé et l’environnement. Ceux portant les sym- DÉCHETS
Activité de gouvernante
Entretien des chambres et appartements

boles suivants doivent faire l’objet de quelques pré-


cautions qui sont souvent indiquées sur l’étiquette. POINTS DE VIGILANCE
Conserver soigneusement les piles usa-
gées : ce sont des déchets contenant des matières
XN T T+ C XI N toxiques à traiter dans des installations spéciali-
sées. Les regrouper avec celles déposées par les
Nocif Toxique Très toxique Corrosif Irritant Dangereux pour
l'environnement

n Placer ces produits dans un endroit où le risque clients (voir page 48) et les déposer régulièrement
d’incendie est faible à la déchetterie municipale, dans une grande
n Si le contenant fuit, le contenu ne doit pas surface ou chez un photographe, par exemple.
s’écouler sur d’autres produits ou dans Sinon, consulter le Conseiller Environnement
l’environnement. de la Chambre de Commerce et d’Industrie ou le
n Faire l’inventaire des produits portant ces sym- SCRELEC : [Link]
boles puis réduire la variété de produits utili-
sés et rechercher les mêmes services sans la À savoir
dangerosité. n Si vous ramassez des médicaments oubliés
Indicateur environnement pour suivre vos progrès : par les clients, rapportez-les à un phar-
nombre de catégories de produits “siglés” par rap- macien. Il utilisera le dispositif national
port au nombre total de catégories de produits. CYCLAMED pour assurer leur élimination.
n Utilisez plutôt des chiffons que du papier
AGE absorbant, vous produirez moins de déchets
TÉMOIGN (en réutilisant par exemple des draps, ser-
s’est
uvernante viettes ou vêtements usagés).
“Notre go e nous
mpte qu
rendu co it s d a nge-
m b re ux produ s EAU
utilisions
de n o ues po r leu
n n é g li g e ant les risq n e m e n t.
reux tout e a m bres et l’e
nviron
p le
Économies
d e ch tr è s si m n Vérifier que les robinets et pommes de dou-
femmes tit manuel
créé un pe ivre pour
les
Elle a donc ro cé d re à su
u m i-
ches ne gouttent pas et ne fuient pas.
la p miner e n li
indiquant li se r et les éli o n .”
Si tel est le cas, avertir systématiquement
le s u ti p o ll u ti et rapidement la personne en charge de la
stocker, ent et de
ues d’accid
tant les risq maintenance.
auvergnat. n Éviter de rincer vos chiffons de nettoyage
Un hôtelier
sous le robinet, utiliser plutôt un récipient (à
vider de temps en temps bien entendu).
AGE
TÉMOIGN n Éviter de laisser couler l’eau pendant le
porté
ent y avoir lavage des sanitaires.
“Sans vraim us utilisions
no
attention, clas-
e le ss iv e qui était
se n t u n se pour
jusqu’à pré toxique et dangereu ngé !
sée irrita n te , ns vite cha
n­ n em en t. Nous en avo nvénients. ”
l’enviro s ces inco
n’a plus tou ble
La nouvelle en t mptable
co
et responsa
LINIER, ag urisme
Mme. MO llerie et de to
em en t du lycée d’hôte ou se .
environn 1400, Toul
certifié - ISO
d’Occitanie

46
ÉCOGUIDE 2007

Étages & chambres


POINTS DE VIGILANCE Lingerie
ÉNERGIE
Des conseils

Literie
Entretien des chambres et appartements
n Si l’abonnement EDF distingue heures creu-
XN T T+ C XI N
Nocif Toxique Très toxique Corrosif Irritant Dangereux pour
l'environnement
ses – heures pleines, étudier un changement
S’il y a l’un de ces symboles sur les produits que d’organisation pour faire fonctionner cer-
vous utilisez, lire l’étiquette sécurité, respecter tains équipements aux heures creuses.
scrupuleusement les doses (trop de produit, n Laver à la température la plus basse possi-
plus de pollution) et rechercher, avec la gouver- ble (et qui bien entendu garantit une bonne
nante, des produits non dangereux. efficacité de lavage).
n Faire toujours fonctionner les machines
en pleine charge. Plier rapidement le linge,
ÉNERGIE car s’il est introduit en vrac la machine n’est
Des conseils pas complètement remplie (en poids).
n En été, durant la matinée, fermer les rideaux n Fermer immédiatement les hublots des
des chambres et des pièces climatisées sèche-linge après les avoir vidés pour rete-
exposées au soleil. Durant l’après-midi et nir la chaleur à l’intérieur.
en l’absence des clients, s’assurer qu’ils res- n Éteindre tous les équipements après usage
tent également fermés. En hiver, les laisser (dont l’éclairage et éventuel­lement la pro-
ouverts, le soleil réchauffera la pièce. duction de vapeur).
n Éteindre systématiquement et complète- n Faire fonctionner les calandreuses à
ment les téléviseurs. la vitesse qui vous permet de passer
n Lorsque la chambre ou l’appartement n’est les draps bout à bout.
pas réservé, dès le départ du client, baisser
le chauffage au minimum (ou couper ou
bien réduire la climatisation).

POINTS DE VIGILANCE
En France, l’énergie consommée par
les modes “veille” des équipements
ménagers est supérieure à la production annuelle
d’électricité d’une centrale nucléaire. Dans une
chambre d’hôtel, un téléviseur laissé en mode veille
entre chaque utilisation consomme finalement
plus que lorsque les clients la regardent pendant
trois heures.

AIR
À savoir
Même en hiver, ouvrir en grand les fenêtres
des espaces nettoyés pendant 10 minutes.
Contrairement aux idées reçues, l’air est sou-
vent plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur.

47
ÉCOGUIDE 2007

& administration
Réception

Réception ÉES
& administration BOÎTE À ID
u golf
En matière d’environnement, l’équipe chargée de l’hôtel d los
Les clients s vé
Réception de clients
Administration

profiter d e
de la réception et de la gestion administrative
sc u re (V a r) peuvent p ti o n (g râce
de l’établissement peut aussi “apporter de de Vale p o sé s à la réce u
qui leur so
nt p ro rsonne . A l)
l’eau au moulin”. Les améliorations possibles
’u n m e m bre du pe s cl ie n ts
portent sur des gestes simples concernant par à l’idée d d’Hendaye
le
es Acacias u camping
exemple la gestion des déchets et de l’énergie Camping L n a ve tt e d
liser le bus as de souci
ou l’information de la clientèle. peuvent uti la g e o u en ville, p !
p
pour aller à
la g pour eux
u te il la g e ni de parkin
d’embo
Réception de clients
DÉCHETS
n Proposer de récupérer les piles, en plaçant Administration
une borne à la réception ou à l’accueil par
exemple, est un petit service concret que DÉCHETS
vos clients apprécieront. Apportez-les à la Lorsque des filières de valorisation des
déchetterie municipale, chez un photogra- déchets auront été identifiées pour valoriser
phe, dans une grande surface, ou confiez-les les déchets de l’ensemble de votre établisse-
à un prestataire de collecte spécialisé. ment (voir page 20), participez à la nouvelle poli-
n Récupérer les journaux mis à disposition tique de gestion des déchets. Triez les papiers,
des clients, ils peuvent être recyclés, tout ils constituent l’essentiel de ce qui est recycla-
comme les brochures touristiques périmées. ble dans votre poubelle.
Une bonne idée
Lorsqu’ils partent en excursion, en visite, en Conseils
balade ou en déplacement pendant la journée, n Réduire la consommation de papier et
offrez à vos clients fumeurs un cendrier de poche, ainsi la production de déchets en conser-
c’est un bon outil de prévention et vous leur sim- vant les feuilles imprimées au recto pour
plifierez la vie. Ces petites boîtes métalliques réutiliser aussi le verso (comme brouillon,
peuvent porter vos messages et logos. De nom- bloc notes…)
breuses destinations l’ont adopté (Barcelonnette, n Essayer de photocopier au maximum en
Les Orres, Cassis, Cavalaire, Cap d’Ail…) recto-verso.

TRANSPORTS
AGE
Un séjour sans voiture TÉMOIGN
de
n Proposez à vos clients des alternatives au ns réduit
“Nous avo nsommation
transport individuel en voiture : des vélos en e co
moitié notr . Tout
prêt ou en location, des scooters ou vélos élec- p ie r e n ramette
de pa pri-
triques (rapprochez-vous des loueurs ou créez feuilles im
e n t e n g ardant nos s je te r en
des partenariats événementiels en saison). simplem b o ît e a u lieu de le
une s”
n Mettez à disposition de la clientèle les horai- mées dans versos encore vierge
res et itinéraires des transports en commun ti li sa n t le s t Je an de Luz
réu Les Goéland
s, Sa in
RD, hôtel
(TER, bus, tramway…). M. BERNA
C le f Verte).
(labélisé

48
ÉCOGUIDE 2007

& administration
Réception
POINTS DE VIGILANCE n Un télécopieur avec une puissance
en veille de 15 W peut consommer 130 kWh
Gérer soigneusement les déchets
par an uniquement pour attendre des fax.
dangereux.
Les cartouches d’impression (fax et imprimantes),

Administration
les toners et bidons de photocopieur contiennent ACHATS
des produits toxiques et sont à ce titre classés n Pour tous les documents destinés à la clien-
parmi les déchets dangereux. tèle et aux partenaires commerciaux (bro-
n Ne pas jeter les cartouches et toner avec les chures, lettres, tarifs, devis, enquêtes de
déchets courants (dits banals). satisfaction, livrets d’accueil...), privilégiez
n Contactez le fournisseur de cartouches et toners le papier recyclé : originalité, visibilité de
neufs (ou interrogez le technicien lors de son pas- l’engagement. Toutes les qualités et gram-
sage) : peut-il reprendre les cartouches et toners mages sont disponibles.
usagés ou peut-il vous conseiller un collecteur n Demandez à votre imprimeur d’utiliser des
agréé ? encres à base de solvants végétaux.
n Triez soigneusement ces déchets et confiez-les à un n Indiquez discrètement ces propriétés
collecteur agréé : utilisez par exemple le dispositif environnementales sur vos documents.
national CONIBI [Link] (mis en place par
les fabricants) ou participez à l’opération Cartouches POINTS DE VIGILANCE
Solidaires ([Link]
n Suivant les quantités enlevées, exigez un bordereau
La Marque Retour a été créée par
de suivi des déchets dangereux dont un volet vous
l’ADEME et indique la possibilité de
reviendra tamponné par le centre de traitement.
reprise des produits usagés par leur
Ce document attestera de la bonne gestion du
fabricant et leur traitement ou recy-
déchet par les prestataires auxquels il a été confié.
clage en respectant l’environnement. Elle concerne
en particulier les consommables informatiques et
ÉNERGIE bureautiques.
n Recherchez des équipements basculant
rapidement en veille et dont la puissance Logo du programme
en veille est faible (ex. : inférieure à 2 W). ENERGY STAR de la
Les ordinateurs portables sont particulière- Commission européenne :
ment économes en énergie. il est attribué à des maté-
n Lors d’une pause prolongée ou d’une riels de bureautique qui consomment moins
absence, éteignez complètement vos ordi- d’énergie. Vous retrouverez ce logo en particulier
nateurs, imprimantes et photocopieurs. sur les copieurs, les ordinateurs, les imprimantes…
n Si l’ordinateur doit “travailler” seul sans les plus économes en consommation électrique.
opérateur, éteignez au moins l’écran. Pour en savoir plus : [Link]

Économies
Finalement, c’est souvent pendant la veille ou
l’attente entre deux utilisations qu’a lieu la
plus forte consommation d’énergie des équi-
pements de bureaux.
n Un ordinateur mis en mode veille (par l’uti-
lisateur ou le logiciel système) consomme
encore 20 à 60 W.

49
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien

Entretien et gestion ressemble à un autre, que ce soit par ses


caractéristiques propres ou son contexte.
des bâtiments n L’approche doit être globale : évitez les
Une structure touristique comporte différents
interventions ponctuelles, successives et
Intégration paysagère

espaces de vie intérieure matérialisés par


séparées sur différents “petits” problèmes
des bâtiments. L’exploitation de ces locaux
(un pignon, puis une allée, puis un massif, …)
et de leurs équipements regorge d’oppor-
Sans logique d’ensemble, l’intégration pay-
tunités pour améliorer la gestion environ-
sagère est moins réussie.
nementale. La plupart sont d’ordre technique
et les sources d’économies sont très nom-
breuses. L’homme d’entretien ou le responsa-
ÉES
ble de la maintenance n’aura que l’embarras BOÎTE À ID
du choix pour construire son plan d’actions gional
P a rc naturel ré e
environnementales ! L e laboré un
s d ’A u ve rgne a é m é li o -
des Volca
n nt à a
e si g n a lé tique visa lè ve m e n t
charte d e n t, par l’en
Intégration paysagère rer l’envi
ronn e m afficha s g e
co n fo rmité des és
ou la mis
e e n les activit
PAYSAGE e s e t à valo­riser o n g ra -
publicitair onisa ti
L’intégration du patrimoine bâti sur le plan g râ ce à une harm m e n ta ir es
locales, aux rég le
paysager concerne les qualités architectura- es panne n savoir p
lus :
les, l’aspect des constructions et l’aspect des phique d o ir e our e
. P
te rr it m
aménagements et équipements extérieurs. sur son s-auvergn
[Link]
.parc-volcan
Les objectifs recherchés sont : [Link]

n Le respect du style architectural local


POINTS DE VIGILANCE
(ou traditionnel).
n La cohérence avec les bâtiments voisins. Il est essentiel de faire appel à un archi-
tecte paysagiste ou un conseiller afin de dresser en
n La cohérence avec les abords et l’environne-
premier lieu un diagnostic paysager. C’est une
ment immédiat.
analyse préliminaire de la réalité du site qui
n La cohérence avec le milieu à des échelles ouvre ensuite, en fonction des forces et faiblesses
plus larges (quartier, bourg, rue, ville, site…). observées, sur différentes options d’aménage-
n La mise en valeur de la spécificité des lieux ments paysagers et architecturaux parmi lesquel-
(par la valorisation des ressources, des maté- les le chef d’établissement sera libre de choisir
riaux et des savoir-faire locaux, la restaura- ses actions.
tion et la valorisation du patrimoine…).
n La réduction des éléments visuels
disgracieux. ÉES
BOÎTE À ID
e de
Ile Rouss
L’ensemble doit par ailleurs créer un cadre de À l’hôtel ie u se ment
s o n t été judic
vie esthétique et de qualité pour les clients.
Bandol les
to it u re dre erçu
p
Pour réussir à atteindre ces objectifs il n’y a p o u r e m bellir le ca ont été
exploitées l : elles
pas de solution miracle (technique notam- le s b a lc o ns de l’hôte dissimulant
depuis tées en
ment) mais plutôt deux principes à suivre : es et plan
végétalisé ts techniques.
n L’approche doit nécessairement être in si le s é q uipemen
a
personnalisée : aucun établissement ne

50
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien
S’ORIENTER Assainissement des eaux usées
Les Conseils d’Architecture d’Urbanisme
et d’Environnement (CAUE) sont des organismes
EAU
départementaux qui proposent :

Assainissement des eaux usées


Intégration paysagère
POINT DE VIGILANCE
n Une expertise sur la prise en compte de l’envi-
ronnement et du paysage dans les techniques Pour modifier une installation, il est
de construction. déconseillé de s’adresser directement à des
n Une orientation vers des architectes paysa­gistes vendeurs de matériels sans l’avis d’un interve-
fournissant un conseil individualisé. nant indépendant (bureaux d’études, sociétés
Des projets concernant l’intégration paysagère de conseils).
peuvent parfois être créés avec l’appui des CAUE Sites Utiles : [Link]
sur des territoires précis et en coopération avec [Link]
des collectivités locales (Grands Sites, Parcs
Naturels Régionaux...).

RÉGLEMENTATION
AGE
Les pré-enseignes des établissements tou- TÉMOIGN
de
en cas
ristiques sont “dérogatoires” car elles signalent une À savoir du système
n
activité particulièrement utile pour les personnes en rénovatio
déplacement. Dimensions maximales : hauteur 1 m, t a u to nome…
sem e n cace,
largeur 1,50 m. 4 pré-enseignes maximum par éta- d’assainis st iq u e mais effi
ru pté
Une solu
ti o n ntes, a o d
blissement. Les pré-enseignes doivent obligatoire-
m e n t p a r les pla s ru ra les,
ment être installées sur le domaine privé (à plus de le traite mune
petites com os sur auto-
m b re d e
5 mètres du bord de la chaussée) et dans un rayon par no es de rep
isirs et air sorbent
de 5 km au maximum du lieu où s’exerce l’activité. bases de lo ). Ces systèmes ab n.
 A S F équen tio
ta
Textes de référence : Décret n° 82-211 du 24 route (ex. ri ations de fr ent s’appuie
n le s va
février 1982. Règlement Spécial de Publicité édicté très bie inissem
ème d’assa écolo-
par certaines communes. (Texte complet sur http:// “Notre syst n té d e ro seaux. C’est tout
p la n e t
[Link]) sur un filtre e à la réglementatio st un
n fo rm m e n t e
gique, co n . L’ in vestisse
AGE fonctionne
trè s b ie xploit tion
a
TÉMOIGN a u d é part mais l’e use
peu plus lo
u rd peu coûte
nous so
mmes e n t si m ple et très q u a si m ent
“Comme s 500 m est vraim d e b oues et
dans le péri
mètr e d e
puisqu’il n
’y a p a s ricité. Pour
ques, la pro
-
m m a tion d’élect upe
nts histori pas de co
n so stème occ
de plusieu
rs b â tim e o in e e st ce ments le sy
t du patrim s. La nos 200 e m p la
paysage e té d’hectare e
nviron.”
tection du nos priori à peine ¼
llem en t l’une de e n é ta it noir- int Avit Loisirs,
natu re ment an ci , camping Sa e.
n o tr e b â ti
n des ign p ons M. CAFFY dogn
façade de e n droits et l’u faibles sont Saint-Avit-V
ia la rd , D or
sie u rs
cie à plu Ces points
uvais état. diagnostic
était en ma o rt is de notre éjà
nettement
re ss s y avions d
e m e n t. M ême si nou la ré n o va-
environ n dé à lance r
d é ci
pensé, cela
no u s a bâtim nt. e
rt ie ex térieure du el-
tion de cett
e p a ipé à l’emb
n s n e tt e ment partic ge et notre
Nous avo notre villa
u centre de .”
lissement d nettement améliorée
ag e e st tr ès el ai s
im restaurant Le
R
ER, hôtel-
M. BRENN ontignac, Dordogne.
d’ O r, M
du Soleil
51
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien

RÉGLEMENTATION
ÉES
Obligations applicables aux héberge- BOÎTE À ID
ments touristiques Lucie,
de Sainte
Sur l’île es
Assainissement des eaux usées

n Interdiction de déverser les eaux de pluie dans s eaux usé


ce L e S p o rt traite se x a q u a-
le réseau public d’assainissement (cela perturbe la résiden végétau
les stations d’épuration). g u n a g e avec des n fe ct é e p ar
par la e st e n su ite dési rr o-
tiques. L’e
au e pour l’a 3
n Présence obligatoire d’un bac dégraisseur en
ra vi o le ts et réutilisé 3 8 0 0 m
sortie de cuisines, régulièrement vidangé. rayons ult Résultats :
aces verts. année
n Interdiction de déverser des matières suscepti- sage des esp isés dès la première
om
bles de dégrader ou perturber le bon fonction- d’eau écon es
lo it a ti on. e récupéré
nement des ouvrages publics d’assainissement d ’exp
d e p lu ie peuvent êtr
Les eau x
rdins.
et de traitement : peintures, diluants, produits sage des ja
phytosanitaires, … pour l’arro
n Interdiction de déverser les eaux usées dans le
milieu naturel sans traitement préalable.
RÉGLEMENTATION
Des obligations différentes selon la zone
d’implantation. Les campings équipés d’un système d’as-
Les communes ont la responsabilité de définir, sainissement autonome qui modifieraient leurs
après étude, deux types de zones : installations ou qui feraient évoluer leur capacité
d’hébergement devront effectuer une déclaration
n Des zones où le raccord au réseau communal de ou un demande d’autorisation au titre de la loi
collecte des eaux usées est obligatoire. sur l’eau n° 92-3 du 3 janvier 1992, notamment
Texte à respecter : le Règlement d’Assainisse- s’ils sont équipés d’une station d’épuration avec
ment établi par l’exploitant du réseau (collecti- rejet dans le milieu naturel. (Texte complet sur
vité ou société privée). [Link]
n Des zones où l’assainissement autonome est Contact : Agences de l’eau Adour-Garonne
obligatoire. ou Loire-Bretagne selon votre localisation.
Texte à respecter : arrêté du 6 mai 1996 fixant [Link]
les prescriptions techniques applicables aux sys-
tèmes d’assainissement non collectif. Ce texte
établit un ensemble d’exigences sur la concep-
tion, l’entretien et l’exploitation de l’installation. ÉES
BOÎTE À ID
Le système ne peut être conçu par l’exploitant
s-Alpes,
s Haute
seul, une étude par un cabinet spécialisé doit Dans le nne
ple de bo
la
être effectuée. Certaines structures intercom-
sm e d é p e nd par exem qui est utili-
munales assurent le contrôle de ces équipe- le touri e rivière
l’Ubaye, un ux vives. Les ges-
ments par un Service Public d’Assainissement qualité de s d ’ea
s sport munes
Collectif (SPANC). sée pour le campings et les com ion-
ir e s d e e s g est
tionna e d’autr
tt e va ll é e, ainsi qu ’é p u ra ti on, se
de ce
p e ti te s st ations d e n place
naires de u pés pour m
ettre
sées
n c re g ro e a u x u
sont do b io lo g iq ue des
en t
le traitem ents.
a n s le u rs établissem
d

52
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien
Éclairage Comment éviter les oublis
n Les détecteurs de présence permettent
DÉCHETS d’éteindre les lampes dès que la pièce ou le
lieu est inoccupé.

Éclairage
n L’interrupteur des pièces peu visitées peut
POINTS DE VIGILANCE
aussi être couplé avec l’ouverture et la fer-
Les ampoules et tubes fluorescents meture de la porte. Pour un investissement
usagés sont des déchets qui contiennent des encore plus léger, il reste aussi la solution
matières toxiques, ils sont classés comme déchets des interrupteurs avec lampes témoin.
dangereux. n Coupler les éclairages allumés de nuit
n Collecter séparément les ampoules et tubes en permanence (ex. : bornes des allées
usagés. Ne pas les mélanger avec les déchets de camping) à une cellule photoé-
banals. lectrique (arrêt automatique au lever
n Les confier ensuite soit à la déchetterie muni- du jour).
cipale, soit à un prestataire privé (consulter le n S’équiper d’éclairage extérieur autonome
Conseiller Environnement de la Chambre de avec capteur photovoltaïque intégré pour le
Commerce et d’Industrie ou la base de données balisage de certaines zones.
“déchets” de l’ADEME [Link]
-> Pour réduire les coûts de collecte, l’ADEME peut
vous aider à mettre en place une gestion collective POINTS DE VIGILANCE
avec d’autres entreprises voisines.
n Orientez-vous plutôt sur les distri­
buteurs de matériels électriques pour pro-
ÉNERGIE fessionnels (plus longue durée de vie que le
Les éclairages économes matériel grand public) et exigez des mar-
Pour l’éclairage extérieur (parcs et espaces ques nationales reconnues. Liens Internet :
[Link]
verts, terrasses, terrains de jeux…), l’installa-
tion d’ampoules à vapeur de mercure (fais- n Ne pas installer de détecteur de présence ou de
ceau blanc) ou à vapeur de sodium (orangé) minuterie sur les lampes à mercure, à sodium
est recommandée. Elles consomment jusqu’à ou fluocompactes, elles sont conçues pour fonc-
5 fois moins d’électricité que les ampoules tionner en continu.
halogènes (à production lumineuse égale) et
leur durée de vie dépasse les dix ans. Des sys-
tèmes à Diodes Électro Luminescentes (LEDs)
ÉES
arrivent aussi sur le marché et battent tous BOÎTE À ID
les records de longévité et d’économie (vous d’abon-
de changer
pouvez trouver différents coloris). Pour éviter sf or mateur,
ch et er un tran
nement ED
F et d ’a té, la puis-
Pour l’éclairage intérieur, il est conseillé de u g m en ta ti on de capaci Verdon
après une a du
ing Les Lacs uite en
généraliser les ampoules fluocompactes et les ée du camp réd
sance appel par exem p le ét é
tubes fluorescents à ballast électronique nou-
(Régu ss e, V a r) a p a r des modè-
velle génération, les chiffres sont éloquents ! u s le s p ro jecteurs r le
remplaçant
to amment su
u re s m ét a lliques, not en t a été
les à iod n que. L’invest
issem
d e p ét a
terrain s.
deux saison
rentabilisé en

53
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien

Économies
Comparatif entre 5 types de lampes fournissant chacune 900 lumens
Incandescence Fluorescence
Lampe Lampe halogène
Lampe à Tube Lampe
halogène très basse
incandescence fluorescent fluocompacte
“crayon” tension (12 V)
Puissance 75 W 60 W 50 W 15 W 15 W
Durée de vie en heures 1000 h 2000 h 3000 h 9000 h 12000 h
Prix moyen d’achat (€) 0,60 à 1,20 ¤ 4,50 à 9 ¤ 2à4¤ 2,50 € à 4,50 ¤ 10,50 à 15 ¤
Durée d’éclairage
Éclairage
Gestion des consommations

13 heures 17 heures 20 heures 66 heures 66 heures


pour 1 kWh facturé
Source : Agence Méditerranéenne de l’Environnement

Économies
AGE
Les avantages des am­poules fluo-­­­ TÉMOIGN
com­pac­tes alle-
voyagistes us
n Moins de temps et de frais de main­ “Plusieurs a ve s n o
andin
tenance : elles durent au minimum 10 fois mands et sc bli une politi-
vons éta
plus longtemps t si nous a exemple de
demanden ta le. Voici un
n Moins de charges d’exploitation : n n e m e n iquons :
que envi ro
u e n o us leur ind
une consommation 3 à 5 fois moins impor-
bonne pra
tiqu e q l’alimenta-
u re s à cartes, -
tante, comparée à l’incandescence, à lumi-
grâce à de
s se rr et des télé
nosité égale. ri q u e d e l’éclairage q u e m e n t
tion élect ti
n un faible dégagement de chaleur (moins de co u p é e automa ambre.
st
viseurs e nt leur ch
besoins de climatisation ou de ventilation)
n d le s cl ients quitte ges, gains
sur
qu a
: m o in s de gaspilla in s d ’a m-
Résultats (b e a u co up mo
nance
la mainte
Des exemples u le s à ch anger).”
po Splendid, N
ice.
NN, hôtel le
n L’hôtel Nikko a mesuré une économie M. TSCHA
d’électricité de 0,30 € par nuitée grâce aux
serrures à cartes. À 21 € par unité, l’inves-
tissement a été rentabilisé en 70 jours.
n En couplant détecteurs de présence et ser- Gestion des consommations
rures à carte, la consommation des étages
au Benjamin Hotel de Manhattan a diminué ÉNERGIE
de 20 %.
n Pour éclairer 10 000 h, il faut une seule
ampoule fluocompacte et 20 € au total,
ÉES
contre 10 ampoules à incandescence pour BOÎTE À ID
55 €. nova-­­
n d’une ré
À l’occasio a été installé
GTB
stème de Vienne
tion, un sy tercontinental de 00 €
à l’Hôtel
In nnée, 0 4 0
e ). D è s la première a a rr iv é e ou
(Autric h À chaque
is é s. n
ont été éco
n o m limentatio
te m p é ra ture et l’a ent ajus-
départ, la tomatique
m
res sont au puissance
des chamb g è re a u ss i la
stè m e épasse-
tées. Le sy elée et limite les d
a p p très cher.
électrique te nt souvent
q u i co û
ments

54
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien
ÉES
BOÎTE À ID
e : la
automatisé de
La gestion vo y a rd À savoir
gis Sa
e n ce h ô te lière Le Lo te – S a voie) Se protéger du rayonnement solaire
Résid s- B a in s (Hau n
Saint-Gerv
a is -l e de G tioe s en été coûte moins cher que de produire
e d ’u n système du froid :
s’est do té
ent (GTB).

Chauffage et climatisation des locaux


Gestion des consommations
e du Bâtim s princi- n Des masques architecturaux offrent toute
Techniqu in a te ur pilote le
Principe :
U n o rd nt : chauf- une gamme de protections solaires fixes :
e m e n ts du bâtime s,… auvent, loggia, brise soleil, débord de toit.
paux éq u ip on, alarme
a u ch a u d e, ventilati n Les protections mobiles extérieures sont
fage, e
Résultats : l’établisse- aussi efficaces (stores, persiennes, volets
m a ti o n globale de n heures extérieurs horizontaux…)
n Consom (-35 % e
ite de 10 % n Les protections végétales (tonnelles, pergo-
ment rédu e u re s creuses).
e s, + 2 2 % en h ment infé- las, trilles, …) occultent aussi les rayons du
p le in
re to u r su r investisse soleil et rafraîchissent naturellement l’air
e
n Temps d
s. ambiant.
rieur à 3 an

Chauffage et climatisation BOÎTE À ID


ÉES
des locaux gerie),
antal (Lavi
Dans le C ipé le îte
G de
ÉNERGIE IO T ont équ ue
m e P E T u to m a ti q
Économies M. et M n e ch a udière a m e
d ’u ois co m
n Différentes énergies sont possibles pour la la Boudio p la q u ettes de b rg ie
e s é n e
chaudière, dont le bois. utilisant d tion de ce
tte
le. L’utilisa tée plus en détail
combustib n
n Penser à réguler la chaudière en fonction le est prése u chaude
de la température extérieure notamment renouvelab co n sa crée à l’ea
rt ie
par une programmation jour/nuit. Réguler dans la pa ge 61).
oir pa org
sanitaire (v [Link].
aussi les radiateurs par l’installation de
e n sa vo ir plus : http://
robinets thermostatiques Pour
n Isoler le réseau de distribution.
n Pour éviter les gaspillages, il est possible de
coupler la climatisation et le chauffage des
chambres et appartements à l’ouverture
des fenêtres.
n Les thermostats individuels permettent de
régler la température des chambres inoccu-
pées de façon ciblée.
n Chauffer un bâtiment mal isolé gaspille beau-
coup d’énergie. Selon le niveau d‘isolation,
le coût de chauffage peut fortement varier.
n Par rapport à un simple vitrage, un double
vitrage diminue les pertes de chaleur de 40 %.
n Les vitrages à isolation renforcée (VIR)
contiennent une couche réfléchissant les
rayons infra rouges, améliorant ainsi de
30 % le pouvoir isolant du double vitrage
classique, pour un surcoût de 15%.

55
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien

AIR Équipements sanitaires

POINTS DE VIGILANCE EAU


Chasser et éviter les fuites
Équipements sanitaires
Chauffage et climatisation des locaux

Prévention des risques de


légionellose n Meilleures mesures de prévention : détar-
Les légionelles peuvent proliférer dans les conden- trer, nettoyer et changer fréquemment les
sas des tours aéro-réfrigérantes ainsi que dans les joints.
systèmes de traitement d’air et de climatisation en n Impliquer l’ensemble du personnel
général (voir aussi page 61). dans la surveillance des fuites et réagir
n L a prévention efficace contre un risque de rapidement.
contamination s’appuie sur un entretien
régulier et scrupuleux en suivant les consi-
gnes du guide ou de la notice remise par le RÉGLEMENTATION
constructeur et l’installateur.
n L e plus simple reste de passer un contrat Obligations pour les établisse-
d’entretien, avec l’installateur par exemple, ments s’approvisionnant en eau destinée
qui comprendra les opérations de prévention à la consommation humaine à partir d’un
contre la légionellose. forage :
nD  éclaration obligatoire à la DDASS.
Autres opérations possibles, pour les petites n L ’eau doit être potable et toutes les précautions
installations entretenues par un salarié de doivent être prises pour mettre l’eau à l’abri de
l’établissement : toutes contaminations.
n P lacer des filtres de 0,4 µm sur le circuit d’eau n L ’installation doit être équipée d’un compteur.
d’humidification. n F aire analyser l’eau au moins une fois par an
nV  érifier tous les 3 mois le bon écoulement par un laboratoire agréé et adresser la copie
de l’eau et l’absence de dépôts sur les parois des résultats à l’autorité sanitaire.
(qui doivent être lisses, inoxydables et faciles Textes de référence : Règlements sanitaires départe-
à nettoyer). mentaux. Loi sur l’eau n° 92-3, du 3 janvier 1992
nN  ettoyer et désinfecter périodiquement les (texte complet sur [Link]
équipements avec les produits indiqués dans
les notices d’entretien de ces matériels.
POINTS DE VIGILANCE
n E n cas d’arrêt de l’humidificateur pendant une
période prolongée, vidanger le bac, et maintenir Privilégier les accessoires en matière
les siphons remplis. plastique pour éviter l’entartrage.
Les petites fuites font les grandes rivières
Fuite : Pertes :
Robinet qui suinte 0,1 litre / h 1 m3 / an
S’ORIENTER Petit goutte à 0,5 litre / h 5 m3 / an
goutte
Guide des bonnes pratiques : Legionella Robinet qui goutte 1,5 litre / h 15 m3 / an
et tours aéro-réfrigérantes. Document élaboré par Fuite légère de
les ministères en charge de la Santé, de l’Industrie 3 litres / h 30 m3 / an
chasse d’eau
et de l’Environnement. Téléchargeable gratuite- Filet d’eau au 10 litres / h 90 m3 / an
ment sur le site du Ministère de la Santé. http:// robinet
[Link] (taper le nom de l’ouvrage dans Chasse d’eau qui 30 litres / h 250 m3 / an
la recherche rapide du site). coule

56
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien
ÉES
BOÎTE À ID
ctivité,
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AGE Pour élarg cidé de créer
TÉMOIGN ont dé
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“En chang a n t to u quelque s e m p la
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nous avon uelle”. (Égliseneu
ve au
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les fuites, ti o n a nn e d e s é co u
mma Pour fair es sèches
q
notre conso nerie de Ber
nas, Gard.
des toilett rès de leurs
ER, La Mag
na construit u e a u p

Équipements sanitaires
g iq
Mme KELL le pédago
aussi un rô [Link]
tt p: //[Link]
clients. h

Installer des matériels économiseurs soit des réducteurs de pression (si celle-ci
n Pour les espaces publics : généraliser les est supérieure à 3 bars) voire des brise jets.
robinets à poussoirs, voire à déclenche- Economie : 30 % d’eau.
ment par cellule infrarouge (robinets et n Installer des pommes de douches à
urinoirs). Régler et vérifier très régulière- turbulence. Avantage : leur débit est de
ment la temporisation. 8 litres par minute au maximum (en fonction
n Pour les chasses d’eau à pression : régler de la pression). Résultats : Réduction de 40 à
le débit et le temps de fonctionnement de 50 % de la consommation d’eau chaude sani-
façon à réduire le volume de chasse par taire (économie d’eau et d’énergie), réduction
utilisation. de l’entartrage et en tenant compte de l’éco-
n Sur l’ensemble de la robinetterie : placer nomie d’énergie, le retour sur investissement
soit des limiteurs-régulateurs de débit, est souvent inférieur à 1 an.

TÉMOIGNAGEs
“30 000 m au lieu de 12 000 habituellement ! La facture est plutôt salée ! Une
3

énorme fuite sur notre réseau est passée inaperçue... On ne nous y reprendra plus
car nous venons d’installer des compteurs divisionnaires pour suivre tous nos postes de consom-
mation. Maintenant nous sommes vigilants et relevons nos compteurs très fréquemment.”
M. KUSTERS, camping Le Paradis, Saint-Léon-sur-Vézère, Dordogne.

“ L’installation de douches à faible débit, de chasses d’eau à volume réduit et quelques bouteilles
pleines d’eau dans les réservoirs des autres toilettes nous a permis d’économiser 154 m3, soit
environ 400 €, dès la première année”.
M. ASTON, hôtelier indépendant (70 ch.) en Grande Bretagne.
Lauréat du prix Green Hotelier & Restaurateur Environmental Award de l’IH&RA en 1995.

“Nous avons investi 3 000 € pour équiper toutes nos 148 chambres en matériels économes sur
les douches, robinets et WC. Les économies réalisées ont permis de couvrir l’investissement dès
la première année ! Nous avons réduit notre consommation de 30 % alors que nous avons fait plus
de 10 % de nuitées supplémentaires.”
M. LEMENUEL, Riviera Beach Club, Presqu’île de Giens, Var.

“En hiver, tous nos clients prennent leur douche à peu près en même temps, vers 17 h après le
ski et la chaudière ne fournissait parfois pas assez. Grâce aux pommes de douches à turbulence
le débit d’eau chaude nécessaire est nettement moins élevé : notre chaudière peut répondre aux
besoins de toute la clientèle. C’est quand même plus simple que de changer toute l’installation !”
Mme AMIEUX, hôtel – restaurant Le Faranchin, Villar d’Arène, Hautes Alpes.

57
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien

Blanchisserie n À l’achat, penser à la consommation énergéti-


que des appareils électroménagers (attention
EAU cette classification énergétique n’existe que
Économies pour les appareils électroménagers domes-
Blanchisserie

n Pesage du linge : Parmi les nouvelles techno- tiques, il n’existe pas d’équivalent pour les
logies à exiger sur vos prochains équipements, appareils professionnels). Privilégier les appa-
celle-ci permet de réduire la quantité d’eau au reils d’efficacité énergétique de classe A.
juste nécessaire pour un résultat optimal. Les appareils de classe F consomment sou-
n Recyclage des eaux de rinçage : vent le double d’un appareil de classe A.
Les eaux des derniers rinçages peu-
vent être stockées temporairement dans Exemple, pour le lavage, l’échelle d’efficacité
des réservoirs tampons où elles sont fil- énergétique est calculée pour une lessive sur
trées et réinjectées (et ainsi recyclées) le cycle “blanc” à 60° C et est ramenée à 1 kg
pour le prélavage et le lavage d’un cycle de linge. L’unité est donc kWh/kg de linge.
suivant. Résultat : une économie de
A B C D E F G
près de 40 % d’eau. Des fabricants
français réputés proposent à cet effet
< 0,19 < 0,23 < 0,27 < 0,31 < 0,35 < 0,39 > 0,39
des kits spécifiques.
Pour le séchage, l’échelle d’efficacité énergéti-
ÉNERGIE que est calculée sur le cycle “blanc sec” et est
Éviter les petits gaspillages grâce ramenée à 1 kg de linge. L’unité est donc kWh/
à une maintenance scrupuleuse kg de linge.
n Vérifier régulièrement le bon fonction-
A B C D E F G
nement des thermostats et capteurs de
température.
n Vérifier la bonne isolation thermique des < 0,5 < 0,6 < 0,7 < 0,8 < 0,9 < 1,0 > 1,0
sèches-linge (réduction des pertes de
chaleur)
n Sur les hublots des sèches-linge : vérifier Économies
régulièrement l’étanchéité des joints et Améliorer les équipements existants
l’absence de fuites laissant la chaleur n Les détecteurs d’humidité arrêtent automa-
s’échapper. tiquement le séchage dès que le linge est effec-
tivement sec (au lieu de continuer jusqu’à la fin
Renouvellement de matériels :
du temps programmé). Ces systèmes peuvent
comparer aussi les données s’installer sur des équipements existants (temps
environnementales de retour sur investissement : 6 à 7 mois)
Examiner les performances environnemen­ n Par expérience, effectuer le dernier rinçage
tales lorsque l’on prévoit de changer ses équi- à l’eau tiède permet ensuite de réduire les
pements. Rechercher le meilleur compromis temps de séchage (les tissus retiennent moins
entre ces trois critères interdépendants : l’eau chaude).
n Pourquoi fait-il chaud dans une buanderie ? Parce
n Efficacité du lavage et du séchage.
que les sécheurs dissipent inutilement de l’éner-
n Capacité. gie. Installer des capots d’isolation thermi-
n Consommation d’énergie, d’eau et de déter- que et chasser les fuites d’air chaud permet
gents par cycle de lavage (comparer la d’améliorer le confort de l’espace de travail et
consommation par kg de linge traité). d’accroître l’efficacité énergétique du séchage.

58
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


AGE

Entretien
TÉMOIGN
sieurs
hôtels et plu
“Dans nos e n ts de
blissem
autres éta a vo n s ins-
ct iv es, nous
s re sp e ne pour
nos chaîne mes d’injection d’ozo es.
tallé des sy
st è des m chin
a
À savoir ffi ca ci té de lavage
doper l’e €
Une blanchisserie économe grâce à
Résultats : uits à 230
l’ozone ts d ’e xp lo itation réd ch (s y s-
n Des coû l’hôtel Jum
eïra Bea
En Amérique du Nord, de plus en plus d’hôte- inves-
par jour à is pour un

Froid et environnement
Blanchisserie
i e n 1 6 m o
liers, d’hôpitaux et de blanchisseries se dotent rt
tème amo €).
de systèmes de lavage à l’ozone (adaptables de 75 000 : le linge
tissement e il le u re qualité
sur l’existant ou lors d’un renouvellement). il d e m sente
nU  n tr a va cher e pré
t
L’ozone est une forme d’oxygène utilisée pour p lu s d o ux au tou fraîcheur. Les
est de
ses excellentes propriétés désinfectantes et ble odeur ins du
une agréa ff re n t aussi mo
oxydantes. Atouts de ces nouveaux systèmes : s so u .”
emplo y é s lessiv lsie
n Fonctionnement à basse température ta ct a ve c les produit C enter
con des Charlot
te C ity
(eau froide ou tiède) : économies d’éner- s techniques eïra Beach
gie de 80 % par rapport aux systèmes Responsable SA) et Forte Grand Jum
el (U
Mariott Hot Unis)
conventionnels. irats Arabes
(Dubai, Em
n Le procédé facilite le recyclage par filtra-
tion des eaux de lavage : réduction de la
consommation d’eau de 60 à 75 % (et Froid et environnement
autant pour les volumes d’eaux usées).
n Il n’y a pratiquement plus besoin de ÉNERGIE
détergents : économies importantes de
produits lessiviels, forte réduction de la POINTS DE VIGILANCE
charge polluante des eaux usées. n Évitez de placer les appareils produi-
n La durée du lavage est réduite d’envi- sant du froid dans des pièces chaudes ou
ron 30 % et les temps de rinçage sont plus près d’appareils produisant de la chaleur.
courts. n En cuisine, si possible, essayez de séparer les
n La durée de vie du linge est nettement allon- réfrigérateurs et armoires froides de la zone de
gée (jusqu’à 50 %). préparation chaude.
n Les retours sur investissement sont assez n Les grilles situées à l’arrière doivent être bien
courts, généralement de l’ordre de 2 à ventilées, régulièrement nettoyées, sinon la
3 années. consommation peut doubler.
Pour les réfrigérateurs :
Température ambiante à 5°C de plus, consom­
Économies mation supérieure de 30%.
n Choisissez des machines à super esso- Fonctionnement à 1° C trop froid, consommation
rage (>1000 tours / min). Avantages : supérieure de 5 %.
réduction de l’humidité résiduelle du linge.
Résultat : réduction du temps de séchage et AGE
TÉMOIGN
de la consommation d’énergie. elle se
dans laqu
n Les sécheurs axiaux à tambours au gaz sont “La pièce e est
ambre froid
les plus économes. Éviter les modèles élec- trouve la ch e de la cuisine
triques et les plus gros systèmes à échan- s chaud
la zone plu atique-
geur de chaleur vapeur/air. séparée de qui se referme autom c’est
par une po
rte he et
n Pour les équipements domestiques installés st plus fraîc
e n t. L’ a m biance y e q u e o u verture de
dans un gîte ou l’appartement d’une rési- m
s d e p e rt e à cha
donc mo in
dence de tourisme par exemple, choisissez froide.”
la chambre du Gapeau,
des modèles de classe A (étiquette énergie). aura nt Le Moulin
ARI, rest
M. Alain M
Va r.
Belgentier,

59
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien

AIR POINTS DE VIGILANCE


n Faire appel à un frigoriste profession-
RÉGLEMENTATION nel pour l’entretien des appareils produisant du
froid.
des déchets
et environnement

Maintenance des équipements conte-


nant des fluides frigorigènes n L’utilisation en maintenance de CFC est inter-
Les réfrigérateurs, climatiseurs, vitrines réfrigérées, dite, donc les installations qui en contiennent
etc., produisent du froid en utilisant des fluides frigo- ne pourront plus être utilisées lorsque leur fonc-
rigènes. Contenant du chlore et du fluor, ils ont des tionnement nécessitera un appoint. Ces instal-
effets dommageables pour l’environnement s’ils sont lations devront être modifiées (remplacement
Gestion

rejetés dans l’atmosphère : ils détruisent la couche du CFC par du HFC ou autre fluide autorisé) ou
d’ozone (gaz CFC et HCFC) et contribuent à l’accrois- remplacées. En 2015, c’est l’utilisation des gaz
HCFC qui sera ensuite interdite.
Froid

sement de l’effet de serre (gaz CFC, HCFC et HFC).


Si la charge en fluide dépasse 2 kg : n La température n’est pas assez basse ? Les com-
n Il est interdit de laisser les fluides frigorigènes presseurs fonctionnent longtemps ? Il y a peut-
s’évaporer dans l’atmosphère. Leur récupéra- être une fuite sur le circuit de réfrigération. Faire
tion est obligatoire lors des interventions sur les vite tester l’étanchéité de l’équipement.
équipements.
n Pour chaque opération d’entretien, une fiche
d’intervention doit être établie conjointement S’ORIENTER
par l’opérateur et l’exploitant de l’appareil. Il est préconisé de recourir aux entreprises
n Les entreprises intervenant sur les installations possédant l’agrément préfectoral et possédant la
doivent être déclarées en préfecture. qualification QUALICUISINES ([Link]
n L’étanchéité des circuits contenant les fluides QUALICLIMAFROID ([Link]
frigorigènes doit être contrôlée une fois par an, ou QUALIBAT 541/542/552/553/554/555.
et les fuites réparées rapidement. ([Link]
À titre de bonne pratique environnementale, portez Pour en savoir plus : Sur Internet :
la même attention aux petites installations. [Link]
Installations Classées pour la Protection de Publication : “How the Hotel & Tourism Industry can
l’Environnement (rubrique 2920) protect the ozone layer” [Link]
Les installations de réfrigération ou de compres-
sion fonctionnant à des pressions effectives supé-
rieures à 1 bar et utilisant des fluides qui ne sont ni
inflammables ni toxiques sont :
n Soumises à autorisation si la puissance absor-
bée est supérieure à 500 kW.
n Soumises à déclaration si la puissance absorbée
est comprise entre 50 kW et 500 kW.
-> Comptabilisez tous les équipements de l’éta-
blissement : chambres et armoires froides,
climatiseurs…
Pour en savoir plus : consulter le Conseiller
Environnement de votre CCI. Consulter également
le site Internet de la Direction régionale de l’Indus-
trie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE -
[Link]

60
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien
Eau chaude sanitaire RÉGLEMENTATION
Il est préconisé d’évaluer la qualité de
EAU l’entretien des réseaux d’eau chaude sanitaire au
Entre Air et Eau, moins une fois par an en faisant analyser l’eau

Eau chaude sanitaire


attention aux légionelles pour la recherche de légionelles.
La légionellose est une infection pulmonaire Texte de référence : circulaire de la Direction Générale
causée par une bactérie qui se développe dans de la Santé n° 98-771 du 31 décembre 1998.
l’eau, communément appelée “légionelle”. Selon les caractéristiques du réseau de distri-
En 2001, 807 cas ont été déclarés à l’Institut bution de l’eau chaude sanitaire (notamment le
de Veille Sanitaire. Pour 11 % des malades volume d’eau entre le point de mise en distribution
(88 cas), le lieu d’exposition mis en cause était et le point de puisage le plus éloigné), la tempéra-
un hôtel ou un camping. L’exposition contami- ture minimale de l’eau doit être de 50 ° C ou de 55 °
nante est effectuée par inhalation d’aérosols C. Dans les équipements de stockage d’un volume
véhiculant les germes (ex. : les fines gouttelet- supérieur à 400 litres (à l’exclusion des ballons de
tes d’eau en suspension dégagées pendant la préchauffage), la température de l’eau doit être de
douche). 55° C minimum.
Conditions qualitatives d’apparition Texte de référence : arrêté du 30 novembre 2005
de légionelles modifiant l’arrêté du 23 juin 1978 relatif aux ins-
n Milieu aqueux (dans l’eau). tallations fixes destinées au chauffage et à l’ali-
n Température de 20 à 45° C, quelques nutri- mentation en eau chaude sanitaire des bâtiments
ments, débit faible. d’habitation, des locaux de travail ou des locaux
Principales sources connues recevant du public (JO du 15 décembre 2005).
d’exposition aux légionelles
Les systèmes de production et de distribution S’ORIENTER
d’eau chaude sanitaire : Le Centre Scientifique et Technique du
n les ballons, présentant des zones de sta- Bâtiment a mis en place une certification CSTBat
gnation et de stratification thermique Service “Désinfection des réseaux“. Elle rassemble
favorables au développement bactérien les meilleurs savoir-faire dans un domaine nais-
(répartition inégale de la température). sant. Pour en savoir plus : [Link]
n les réseaux de distribution d’Eau Chaude Pour aller plus loin : “Comment gérer le risque lié
Sanitaire dans leur ensemble, sur les aux légionelles ?” Guide technique, Ministère de la
parois desquels se développe un film bac- santé, juin 2002. Disponible auprès des Directions
térien (grâce au tartre notamment et à la Départementales de l’Action Sanitaire et Sociale.
corrosion). Voir aussi [Link]
D’autres sources de diffusion d’aérosols
comme les fontaines, les bains bouillonnants, POINTS DE VIGILANCE
les spas et les systèmes de production de froid
par évaporation (tours aéroréfrigérantes et n Un soutirage d’eau est nécessaire lors-
climatiseurs à eau). que les chambres restent inoccupées pendant
plusieurs jours et tout particulièrement avant la
mise à disposition à un nouvel occupant.
n Avant la réouverture des établissements
saison­niers, il est important de procéder à un
nettoyage complet des réservoirs et de la robi-
netterie (détartrage/désinfection), suivi d’un
écoulement prolongé à tous les points d’usage.

61
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien

Moyens d’actions et de prévention des risques de légionellose


En cas d’analyses positives dans l’eau chaude sanitaire, un traitement choc d’éradication réglera
seulement temporairement le problème (en cas d’urgence par exemple) sans en éliminer les causes.
Il est peu efficace d’appliquer ce type de traitement ponctuellement ou en permanence dans un
Eau chaude sanitaire

réseau insuffisamment entretenu ou qui présente des problèmes de conception. Il est donc primor-
dial d’assurer régulièrement de bonnes pratiques d’entretien et éventuellement de faire diagnosti-
quer précisément son installation
Conception Entretien
n Le mitigeage de l’eau doit se faire au plus n Détartrer et désinfecter plusieurs fois par an
près possible du point d’usage (robinets les appareils de robinetteries (têtes de robi-
thermostatiques). nets, flexibles, pommes de douches)
n Éviter les mousseurs métalliques, préférer les n Entretien des mitigeurs : démonter et détartrer
brises jets et réducteurs de débit moins sujets régulièrement la chambre de mélange et rem-
à l’entartrage. placer la cartouche de mélange.
n Vérifier que les ballons utilisés possèdent une n Effectuer un rinçage et si possible une désinfec-
purge haute et une chasse basse. tion après tous travaux sur le réseau.
n Vérifier le bon fonctionnement des clapets n Procéder à des chasses des canalisations aux
anti-retour sur l’alimentation du ballon. extrémités des réseaux, sur tous les points
Prévoir également des clapets anti-retour au d’usage à faible utilisation (ex. au dernier étage
plus près du point d’usage. d’un bâtiment s’il n’y a pas de bouclage).
n Vérifier qu’aucune canalisation en cuivre n’est n Une fois par mois au minimum, effectuer une
placée en amont de canalisation ou d’appa- chasse au point bas des ballons et des pots à
reillages en acier galvanisé pour éviter les boues. S’il existe un traitement par anode alu-
phénomènes de corrosion. minium, effectuer cette chasse chaque semaine
(vérifier chaque année l’état des anodes sacrifi-
n Supprimer les zones de stagnation, réduire
cielles sur ces systèmes).
les pertes de chaleur, choisir les matériaux évi-
tant l’entartrage et le développement de bio- n Soumettre périodiquement le réseau de dis-
films (fine couche de microorganismes). tribution de l’eau chaude sanitaire à un choc
thermique (élévation de la température de
l’eau à 70° C en sortie de tous les robinets pen-
dant plus de 30 minutes).
Une fois par an :
n Vérifier le bon fonctionnement des thermomè-
tres, des purgeurs et des clapets anti-retour.
n Vidanger, nettoyer, détartrer, désinfecter et
observer (si possible) l’état de la surface inté-
rieure du ballon.
n Consigner les opérations d’entretien et de suivi
dans un carnet sanitaire complet et mis à jour.

62
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien
ÉNERGIE ÉES
BOÎTE À ID
de 6 %
RÉGLEMENTATION ko a réduit
L’Hôtel Nik 9%

Eau chaude sanitaire


cité et de
Installations Classées pour la Protec­ m m a ti o n d’électri a n te s:
sa conso s suiv
tion de l’Environnement (rubrique 2910) o u l g râ ce aux action a u lieu
celle de fi e à 55 ° C
Les installations qui consomment exclusivement, e sa n it a ir
ud
seuls ou en mélange, du gaz naturel, des gaz de n Eau cha
de 60° C. 1 h et 5 h
pétrole liquéfiés, du fioul domestique, du charbon, iè re s é te intes entre 0° C l’été,
des fiouls lourds ou de la biomasse sont : nC  hau d
re s m a in tenues à 2
nT  empératu
n Soumises à autorisation si la puissance ther- iver. eaux
21-22° C l’h r des pann
mique maximale de l’installation est supérieure io n d ’e a u chaude pa n E C S) à
à 20 MWth. Product iq u e s (p roductio
erm e.
solaires th une énergie classiqu
n Soumises à déclaration si la puissance absor-
m p lé te r par a ti o n p a r un sys-
co nsomm
bée est comprise entre 2 MWth et 20 MWth. n d e la co a u chaude
Équipements visés : chaufferies, production d’Eau Réductio g e d u ré seau d’e
ucl a nuit).
Chaude Sanitaire,… tème de bo per” le circulateur la
o u
Le Conseiller Environnement de votre CCI peut (penser à “c
vous informer et vous aider à constituer les
dossiers nécessaires, destinés au bureau des
Installations Classées de la Préfecture départe- POINTS DE VIGILANCE
mentale ou à la Direction Régionale de l’Industrie, 6 mm de calcaire sur la résistance
de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE - d’un ballon électrique = 40% de consommation
[Link] d’électricité en plus.

Des gestes simples, Produire du froid c’est évacuer


des économies faciles de la chaleur, pourquoi ne pas la
n Isoler toutes les canalisations distribuant réutiliser pour l’eau chaude sanitaire ?
l’eau chaude, la consommation peut être Étudiez la récupération de la chaleur produite
réduite de 5 %. par les condenseurs des groupes frigorifiques,
n Installer un compteur sur l’alimentation en celle des rejets d’eau chaude de la buanderie ou
eau froide du système pour connaître ses celle évacuée sur les pompes à chaleur de cli-
consommations d’eau chaude. Utilité ? Cela matisation en vue de préchauffer l’eau chaude
permet le calcul des indicateurs environ- sanitaire. Ces opportunités sont à étudier par
nementaux et un meilleur dimensionne- un “diagnostic énergie”. L’ADEME peut soutenir
ment des futurs équipements. financièrement l’intervention d’un spécialiste
n Détartrer au moins tous les ans les ballons dans votre établissement. Le spécialiste aura
et préparateurs d’eau chaude. pour mission d’établir un bilan exhaustif de la
n Mitiger l’eau chaude et l’eau froide au plus situation de l’établissement (consommations,
proche du point de distribution. coûts et performance), d’identifier et quan-
n Bien régler c’est économiser : vérifier la tifier l’ensemble des gisements d’économies
présence de thermomètres au minimum d’énergie potentiels, et de définir et chiffrer
au départ du circuit d’eau chaude sanitaire. les moyens nécessaires à la réalisation de ces
Connaître les températures permet d’affiner gains par la proposition d’un plan d’actions
les réglages et de constater immédiatement hiérarchisé (consulter l’ADEME pour mieux
des dérives de fonctionnement. connaître le contenu de ce type d’étude).

63
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien

avec des tuyaux de cuivre. Ces plaques sont


AGE
TÉMOIGN sous vitrage, pour bénéficier d’un effet de serre.
aleur
% de la ch Un fluide caloporteur circule dans les tuyaux
Plus de 50 la production puis dans des canalisations isolées jusqu’à un
à
nécessaire
Eau chaude sanitaire

r les
a ir e e st ré cupérée su échangeur qui transmet la chaleur récupérée
d e sa n it vé h icu-
d’eau chau ri fiques : le se
rpentin
llon
à un ballon de stockage d’eau chaude. Quelle
e s fr ig o e u n b a que soit l’installation, une énergie d’appoint
armoir ri fi q u e travers r
lant le gaz
fr ig o r cédé pa e
e à 1 4 ° C . La chaleu e r ce tt e
est toujours nécessaire pour pallier aux aléas
d’eau froid g a z permet de
port
o s-
climatiques. La répartition entre l’énergie
te d u e th e rm
la déten , une vann solaire et celle fournie par l’appoint varie au
C. Au-delà le gaz vers
eau à 35° e n ch e et oriente air fil des saisons, mais durant la période estivale,
tatique se
d é cl issement à
e sy st è m e de refroid é co n o m ies la production solaire couvre généralement
un autr t e n plus les la quasi-totalité des besoins d’eau chaude
m p ta n ucl de
e
forcé. En co s en fermant la bo été sanitaire.
sé e allation a
d’eau réali t, notre inst
se m e n .” - Quels bénéfices ?
refroidis ée suivante
e dès l’ann
rentabilisé Châ teau du Gra
nd Barail, n Coûts d’exploitation réduits : l’énergie
RGHAUS, solaire est gratuite et renouvelable.
M. FREIBU
on .
Saint-Émili n Simplicité de la maintenance.
n Réduction des émissions polluantes des
chaudières à combustible (notamment les
gaz à effet de serre).
n Soulagement des chaudières et par consé-
quent allongement de leur durée de vie.
ÉES
BOÎTE À ID n Engagement très concret et valorisant
issima auprès de la clientèle.
club Fram
À l’hôtel stallé juste
a n g eur a été in ur N’est-ce pas risqué ?
d’Agadir u
n é ch pes à chale
s a é ra te u rs des pom r ré cu p é- Les chauffe-eau solaires peuvent s’installer
avant le L a chale u
o n . dans n’importe quel type d’établissement,
de la clim
ati sa ti nitair n
e e
ff e l’e a u chaude sa petit ou grand. Les matériels sont agréés par
u
rée précha itement.
20° C gratu le Centre Scientifique et Technique du
apportant Bâtiment ([Link] De plus, le dis-
positif de soutien financier mis en place par
l’ADEME, la Région et les départements s’ap-
puie sur la “garantie de résultat solaire”
Le solaire thermique : (GRS) qui vous protège de toute décon-
une technologie éprouvée venue : le fabricant, l’installateur, le bureau
La région Auvergne dispose d’un ensoleille- d’études technique (et l’exploitant s’il y a
ment permettant d’exploiter l’énergie solaire. lieu) s’engagent par contrat sur une quantité
La période maximale d’ensoleillement coïn- d’énergie fournie par l’installation solaire. Un
cide d’ailleurs parfaitement avec le pic de fré- système de télésurveillance comptabilise
quentation estivale.
d’ailleurs l’énergie solaire produite par l’ins-
Comment ça marche ? tallation. Si la productivité est inférieure à
C’est simple : les capteurs solaires sont consti- celle prévue, vous êtes dédommagé (rembour-
tués de plaques noires absorbantes en contact sement ou remise à niveau de l’installation).

64
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien
S’ORIENTER

Les énergies renouvelables Le solaire thermique : une opportunité à


Les énergies dites “renouvelables” sont celles qui saisir

Eau chaude sanitaire


se substituent aux sources d’énergies “fossiles” et Avant de s’équiper il est nécessaire de conduire une
“fissiles” dont les stocks sont limités (pétrole, gaz, étude de faisabilité. Dans le cadre du programme
charbon). Elles sont moins polluantes, utilisent des “Plan Soleil Auvergne” soutenu et financé en par-
sources dont les “stocks” se régénèrent naturelle- tenariat par l’ADEME, le Conseil régional d’Auver-
ment : le vent, le soleil, la matière végétale, le mou- gne et les quatre Conseils généraux, cette étude
vement de l’eau… réalisée par un bureau d’étude spécialisé, peut
Pour aller plus loin : être en partie subventionnée. L’investissement
[Link] peut être aidé par la suite.
[Link] Pour en savoir plus : ADEME Délégation Auvergne -
[Link] [Link]

BOÎTE À IDÉES
Dans le Puy de Dôme, l’Hôtel - restaurant “Au Pont de Raffiny” a remporté l’Éco-
trophée du Parc Naturel Régional du Livradois Forez en 2005 pour l’installation d’un système de
production d’eau chaude sanitaire solaire (12 m2 de capteurs pour 11 chambres classées 2 étoiles
et un restaurant d’une capacité de 100 couverts).

Le centre hélio-marin de Vallauris dans les Alpes Maritimes (275 lits), ouvert toute l’année, s’est
équipé en 1995 de 246 m² de capteurs solaires qui assurent la production d’eau chaude pour
l’usage sanitaire et la cuisine. Sur 65 mois de mesure, l’installation solaire fournit 55 % de l’éner-
gie nécessaire.

Dans le Cantal, la Maison de Site du Pas de Peyrol est autonome au plan énergétique grâce à
l’énergie solaire (thermique et photovoltaïque). Pour en savoir plus : [Link]

La résidence hôtelière “Les Girelles”, implantée à Saint-Pierre-La-Mer dans l’Aude, dispose de


42 m2 de capteurs solaires et d’un ballon de stockage de l’eau chaude de 3 000 L pour 11 cham-
bres et 12 appartements. L’installation fournit 36 000 kWh sur les 52 000 consommés sur la
période d’ouverture (de février à décembre avec une forte saisonnalité). 10,5 T de rejet de CO2
sont évitées chaque année.

Le gîte de M. et Mme HEBERT dans le Cantal (Le Puy Basset) est labélisé Gîte Panda notamment grâce à
son système de production solaire d’eau chaude sanitaire.

65
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien

AGE
ÉES TEMOIGN
BOÎTE À ID font
al de ts ne me
g municip es- “Mes clien r l’es-
Eau chaude sanitaire

Le campin marque su
s Bouch pas de re r le
le s dans le ir e s su
-l e s- A lp il
ents) s’est
doté eaux sola
Maussane 5 emplacem laire
e s p a n n
thétique d aire, ils sont très
cu eux :
ri
e (1 4 d e so
du-Rhô n
’e a u chau co n tr n ique et
alla ti o n d
sanit ires
a toit, au p a rl ons tech
d’une inst a n s le s deux blocs ffe-eau rapidemen
t n o u s
1 . D u
depuis 200 ntés, un des deux cha ro n n e m ent.”
nt Logis de
France
les plus fré
que n b a ll on solaire envi l-restaura
p a r u ELLOT, hôte
té remplacé couverture solaire Jacques B aratier, Hautes Alpes.
au fuel a é u x de rs, B
e s. L e ta
15 octobre
est Les Peuplie
de 1000 litr u 1 5 mars au sur
ri o d e d 0 kW h
sur la pé in s (s oit 21 90
de 87 % d
es b e so € pa anr
n o m ie de 1400 de
25 000), e
t l’é co es de rejet
o rt a u fu el. 12 tonn 4 0 0 0 d es
par rapp a q u e année. 2
CO 2 sont é
vitée s ch s mun i-ic
u r le s camping Quand le bois devient énergie
0 % p o écessai-
30 000 € (8 0 % pour les PME) n La région Auvergne dispose d’une ressource
e 7 rge par
paux con tr
n t é té pris en cha en bois importante. L’utilisation du bois en
res à l’opé
ratio n o nement et
io n a l p o u r l’Environ tant que source d’énergie se développe forte-
ég
le Fonds R ment car :
n e rg ie (F REE).
l’É n Cette énergie est renouvelable.
n La filière bois-énergie contribue à l’entre-
tien des espaces et des massifs forestiers et
permet une valorisation des déchets issus
de la seconde transformation (scierie…).
ÉES
BOÎTE À ID n Cette filière crée des emplois locaux
opte
ACCOR ad durables.
Le groupe la ir e th er-
l’é n ergie so t Comment ça marche ?
progressiv
em e n t pteurs n so
0 m de ca Sous forme de granulés ou déchiqueté (en
2
s d e 1 6 0 e d ’é ta -
mique. Plu p lu s d’une do
uzain
m 2 “plaquettes”), le bois est valorisé dans des
s d a n s m p le 7 5
installé g ro u p e . Par exe d e s chaufferies entièrement automatiques à ali-
ts d u t 50 %
blissemen la ir e s couvren ô te l mentation régulée, ce qui assure une grande
rs so n h
de capteu ls d’eau chau
de d’u
h ia souplesse d’utilisation. Les fumées sont fil-
a n n u e te l S o p
besoins n. Le Novo trées et grâce à une combustion complète du
à Perpigna nnes de
Formule 1 e q u a n t à lui 11 to cture bois les rendements sont importants.
je tt fa
Antipolis re chaque année et sa
m o in s . E n Corse, Qui peut s’équiper ?
CO 2 en u té d e 3 050 €
énergétiqu
ea ch iccio et le Quasiment toutes les puissances sont dis-
lu b M a ri n a Viva Port quipés
le Coralia
C té ponibles aujourd’hui en ce qui concerne les
t égalemen
iccio se son
Sofitel Port chaudières automatiques au bois (modèles
en 2001. domestiques inférieurs à 70 kW et plus et
modèles industriels de plus fortes puissances).
Les périodes de retour sur investissement
sont les plus courtes pour les établissements
occupés sur une période assez large (centres

66
ÉCOGUIDE 2007

& gestion des bâtiments


Entretien
de vacances, résidences de tourisme, notam-
ment en montagne et à l’intérieur des terres). AGE
TÉMOIGN
De nombreux gîtes se sont déjà équipés. itude,
500 m d’alt
Pour en savoir plus : “Situés à 1 vo n s réa-

Eau chaude sanitaire


e nous a
Institut des bioénergies - [Link] voici ce qu énergétiqu
e
li se r u n e ressource
Flamme Verte (label de qualité et de perfor- ti
lisé pour u
tomati-
mance environnementale des appareils de locale : d ’u n e ch audière au
on .
chauffage au bois) - [Link] n Installati déchiqueté de 100 kW ans
que au bois le (c o n vo yé d
ustib
e du comb s un silo
n Stockag u n e vi s sa ns fin) dan
r
le foyer pa
35 m . .
3
enterré de t : 75 000 €
t d e l’i n ve stissemen
Économies nM  onta n
Résultats : lacées par
L’utilisation de 4 m3 de bois-énergie permet
d e fi o u l p ar an remp
d’économiser 1 tonne de pétrole et d’éviter  0 tonnes stières.
n2
n e s d e p la quettes fore vestisse-
en moyenne l’émission de 2,5 tonnes de CO2. 60 ton sur in
de retour e du
Le bois est un combustible compétitif. nU  n temps s et demi (après aid
a n
Son prix est moins soumis aux fluctuations du ment de 3
NERGIE). té aussi
cours international des carburants. Le coût de plan Bois-É n ce m e nt n’a pas é
Il est vrai q
ue le la dière au
revient du kWh se situe entre 1,5 et 2,1 centi-
c u n e si mple chau nos
mes d’euros, contre 2,7 pour le gaz naturel. simple qu
’ave qualité de
m a in te n ant que la ss u ré e et
fioul. Mais s bien a
si o n n e m ents est trè o u s so m m es
approvi n t a u point, n s
que les rég
lag e s so de que e lq u
d e s p io n n iers auprès
fiers d’être otre région

munes de n du Logis
autres com aire et ex pl oi ta nt
RE, propriét igueres,
E M. PICHEY yre (1*, 18 Ch.), Form
TÉ MOIGNAG de Fr an ce P iche
rientales.
lteur, Pyrénées O
ami agricu
Avec un té u n d échi-
s ache
nous avon produ pa it r
o u r va lo ri ser le bois to ir e d e
quetteur p le défrichage
obliga
iè re
e n e t ch a u d
l’entreti e nouvelle S’ORIENTER
t dans notr s ballons
notre forê vo n s a b andonné le et Des aides disponibles pour accélé-
à bois. No
u s a sanitaires
u e s d e n os 2 blocs u ff e r n o tr e rer les retours sur investissements
électriq in te n ant cha
nous pouvo
ns m a té, n e o tr L’investissement dans les matériels de production
ra p p o rt à l’électrici ié. Sur de chaleur au bois est soutenu par le programme
r it
piscine. Pa lle est réduite de mo
a n n u e 0 0 € nous “Plan bois-énergie et développement local” qui est
facture t to ta l de 83 0
sem e n (ADEME conduit et financé en partenariat par l’ADEME, le
un investis é d’une aide de 30 %
fici Conseil régional d’Auvergne et les quatre Conseils
avons béné
généraux (aides financières pour la conduite des
et Région).” campi ng Le Haut
GONTIER, anconnet,
études préliminaires et la réalisation).
Mme BOIS em pl ac ements), Bri
nd el al ar (75
Cha
mes.
Alpes-Mariti

67
ÉCOGUIDE 2007

Espaces verts

Espaces verts n Réduction des charges d’exploitation :


moins d’engrais à acheter, remplacé par un
L’entretien des espaces verts revêt plusieurs engrais naturel.
aspects importants pour la bonne gestion n Renforcement du stock d’humus du sol, ali-
Entretien des espaces verts

environnementale d’un établissement. La ges- mentation des plantes de façon continue,


tion des déchets et de l’eau sont deux domai- amélioration des propriétés physiques du
nes où les premières améliorations seront sol (meilleure circulation de l’air et conser-
spontanément les plus évidentes. Soigner les vation de l’eau).
aspects paysagers permettra ensuite de créer n Technique à l’image très écologique valori-
un cadre de vie plus agréable et de meilleure sante auprès de la clientèle.
qualité pour la clientèle. Principe
Le compostage consiste à accompagner le pro-
DÉCHETS cessus de dégradation naturel des matières
organiques en maîtrisant trois paramètres:
n l’aération,
POINTS DE VIGILANCE n l’humidification,
n Mélangez des produits très ligneux n le rapport carbone/azote.
(branches broyées) et des produits plus fermen- Méthode
tescibles (feuilles et tontes). n Broyer systématiquement les branches et
n Le compostage n’est pas réservé aux campings les tailles courtes.
ou aux établissements disposant d’un vaste n Aménager une aire où seront déposés les
parc. Les silos à compost ou “composteurs indi- déchets verts après broyage (de préférence
viduels” s’installent n’importe où, même en ville, bitumée avec une récupération des jus de
et s’intègrent facilement dans un jardin. Préférez ruissellement ou les écoulements pendant
les modèles labellisés NF Environnement. les pluies, sinon, étaler une épaisse couche
de branches broyées sur le sol).
n Déposer les tontes de gazon, les feuilles
AGE
TÉMOIGN mortes, les végétaux broyés.
plate- n Retourner régulièrement le ou les tas (aération
s créé une
Nous avon : non pendant la phase de fermentation active).
mpostage
forme de co nos déchets n Arroser régulièrement les tas durant 3 à
risons
nous valo râce au 4 mois pour assurer une bonne humidité
seulement l g a in de temps g pendant la fermentation.
sq u e ir et de
mais en plu besoin d’aller et ven n Laisser maturer le compost pendant 6 à
lu s volume
broyeur ! P u. Nous réduisons le 8 mois.
r le fe te rrain et
surveille e ct e m e n t sur le
ts dir is !”
des déche ropre engra EAU
s p ro d u is ons notre p t- Lé on-
nou ng Le Parad
is, Sa in
n Utilisez les systèmes d’arrosage automa-
RS, campi
M. KUSTE tisés, souvent appelés “systèmes d’arrosage
re , Dordogne.
sur-Vézè intégrés” : les programmateurs permettent
d’éviter les oublis et de distribuer l’eau à la
Économies juste quantité et au bon moment (le soir ou le
Valoriser les déchets verts par compos- matin pour limiter l’évaporation).
tage : les avantages n Les réseaux de tuyaux avec goutte-à-goutte
n Valorisation des déchets verts produits par ou micro-aspergeurs acheminent l’eau seu-
l’entretien des espaces verts (jardin, parc, lement là ou elle est nécessaire (et non pas
terrain de camping). sur les allées par exemple).

68
ÉCOGUIDE 2007

Espaces verts
TÉMOIGNAGEs
“Nous couvrons le sol des surfaces à arroser avec des écorces et des déchets verts
broyés. Cela limite l’évaporation de l’eau à la surface du sol et réduit le développe-
ment des mauvaises herbes (et donc les traitements.)”
Mme OLIVIER, camping Les Cigales, Le Muy, Var.

Entretien des espaces verts


“Dans notre parc nous avons la chance d’avoir une petite source qui coule modérément mais réguliè-
rement et toute l’année. Depuis longtemps nous avions construit une retenue pour créer un bassin.
Nous avons installé une pompe alimentant maintenant le système d’arrosage de nos massifs, le tout
en goutte à goutte bien sûr. Finalement, nous avons économisé 1 500 € en un an sur notre facture
d’eau.”
M. BRENNER, Relais du Soleil d’Or, Montignac, Dordogne.
“ Lorsque nous avons été raccordés au tout à l’égout, nous avons conservé notre fosse septique
pour en faire un réservoir d’eau de pluie qui nous est très utile au jardin. ”
Mme KELLER, La Magnanerie de Bernas, Gard.
“L’eau de pluie est récupérée en toiture pour alimenter un petit étang où nous puisons l’eau pour
l’arrosage des jardins. Il est aussi alimenté par un puits tout juste rénové. Avec un cycle d’arro-
sage de 36 m3 d’avril à septembre, nos 1 550 € d’investissement ont été rentabilisés dès l’année
suivante.”
M. FREIBURGHAUS- Château du Grand Barail, Saint-Émilion.

S’ORIENTER Économies
Systèmes d’arrosage automatisés 30 à 50 %
Les professionnels de l’arrosage
d’économie.
intégré sont regroupés au sein du Syndicat
National de l’Arrosage Automatique (SYNAA -
[Link] et certains PAYSAGE
possèdent une qualification “QUALIPAYSAGE”.
[Link] POINTS DE VIGILANCE

Une bonne idée n Préférer des matériaux naturels


Choisissez de préférence des espèces loca- et régionaux pour les aménagements exté-
les, adaptées au climat local. Leurs besoins rieurs (voies d’accès, abords de l’établissement,
en eau seront satisfaits en grande partie parkings)
naturellement. n Choisir des matériaux minéraux en rapport avec
la nature géologique du site (couleurs proches).
Enrocher de préférence avec des pierres carac-
téristiques du lieu.
POINTS DE VIGILANCE
n Conserver des surfaces perméables sur les
Arroser avec de l’eau potable est parkings et limiter l’utilisation du bitume et du
un luxe inutile. Pour fournir une eau potable il béton pour les surfaces d’accès et de circulation.
faut dépenser de l’énergie (pompage, transport, L’asphalte, le bitume, le goudron, le ciment, etc.
traitement) et bien souvent utiliser des produits imperméabilisent le sol et réduisent les surfaces
chimiques. disponibles pour l’infiltration naturelle de l’eau
n Placez un compteur pour tout prélèvement dans de pluie.
le milieu naturel. n Dissimuler le parking et les véhicules en station-
n Privilégiez les sources d’eau disponibles sur nement soit en l’implantant dans une zone dis-
place : eau de pluie, source, forage… crète du site, soit à l’aide des plantations.

69
ÉCOGUIDE 2007

Espaces verts

AGE
TÉMOIGN ÉES
de l’un BOÎTE À ID
0 Ha libres n des
“Sur les 20 r Parcs e protectio
Entretien des espaces verts

tes Cen te
de nos si La Ligue d aider à créer
la nature se vous
lo n tairement rt PO) peut aix pour
nous laisso
n s vo de notre pa oiseaux (L n havre de p
tervention e ro p ri é té u olignac
développ e r sa n s in
fl u ence sur la fa u n sur votre p La forteresse de e P fuge
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er n o tr e isson s le les oise a u x. 10 00 “r
0
le, nous la appa- a été le plus :
la fl o re . Par exemp n s la ré (Hau te -L o ir e )
. Pour en sa vo ir
et voriso F ra n ce
et nous fa atraciens LPO” créé
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bois mort è ce s d e b
iverses esp er. Bien [Link]
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rition de d ts pourront observ e la
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ie n sécurité d
n o u s ve illons à la d ro it s et
entendu si ses
a n a tu re reprend ain espace qua-
forêt. L rés d’un
sont entou
nos clients is sécurisé.”
m e n t sa u vage ma ces verts Fr
ance
si onsable espa
ANT, resp
M. TOURN e et Vacances.
pe P ierr
du grou
S’ORIENTER
Pour aller plus loin : Ouvrages de l’as-
sociation Terre Vivante et sa revue “les Quatre
BIODIVERSITÉ
Saisons du Jardinage” traitant régulièrement du
“jardinage biologique”. [Link]
POINTS DE VIGILANCE Par ailleurs, ces mots clés vous permettront d’ac-
Les produits phytosanitaires (fongi­ céder à de nombreux sites Internet à partir des
cides, insecticides, herbicides) contiennent des moteurs de recherche les plus connus.
produits chimiques de synthèse qui en font des
produits dangereux et potentiellement polluants
pour le sol et l’eau (ils peuvent aussi être persis-
tants et se retrouver dans la chaîne alimentaire).
n Si vous ne pouvez les éviter, respectez scrupu-
leusement les doses prescrites. AGE
TÉMOIGN
n Utilisez de préférence des produits acceptés en ique
rbage therm us
agriculture biologique. “ Le déshe u e n o
nique q
n Ne traitez pas avant une pluie (consultez les est une tech llées, les ter-
prévisions météo) ni sur les dallages, car les pro- r les a
dopter pou cine par exemple.
duits ruisselleront rapidement dans la nature. venons d’a e pis
s plages d es très
n Mieux vaut prévenir que guérir : limiter l’appari- rasses et le
s h e rb e s sont exposé mais
va is e vi ve
tion des ravageurs et des maladies est le meilleur Les mau de chaleur
t à un flash étabolisme étant
moyen d’éviter les pesticides. Informez-vous et brièvemen r m
t pas. Leu ent. C’est
appliquez toutes les techniques préventives ne brûlen m e u re n t rapidem
e ll e s ollua t.”
n
n Tirez profit des défenses naturelles : au lieu de perturbé lu ment non p
e t a b so Muy, Var.
s’attaquer aux ravageurs, on peut favoriser la simple ng Le s Cigales, Le
IER, campi
présence de leurs prédateurs ou des plantes qui Mme OLIV
les éloignent.

70
ÉCOGUIDE 2007

Construction
& rénovation
Construction C’est à ce moment là, entre l’avant-projet
sommaire qui fixe les principes de la rénova-
& rénovation tion (surfaces, volumes, orientations, usages)
de bâtiments et l’avant-projet définitif, qu’il faut se poser

de Haute Qualité Environnementale


Vers une démarche
Les gestionnaires d’activités touristiques doi- les questions liées aux besoins thermiques
vent entreprendre en permanence des travaux (chaud/froid, eau chaude sanitaire), électricité
afin de maintenir leurs installations en excel- spécifique et autres usages : cuisine, piscine...
lent état ou de les agrandir. Qu’il s’agisse de
constructions neuves, d’extensions ou de réha-
ÉES
bilitations, il existe aujourd’hui une démarche BOÎTE À ID
intégrant à la fois les impacts sur l’environne- mporte
ruction re
ment et les éléments de confort et de santé : la L’écoconst aisons d’h
ô-
démarche de Haute Qualité Environnementale c su cc è s dans les m -de-Dôme
un fran y
ans le Pu
(HQE) des bâtiments. xemple, d ont utilisé
de
tes. Par e t M m e G AI D IE R
a te
. e rg n
(Vareille), M race de mouton auve gîte
d ’u n e le u r
Vers une démarche la laine tion de
pour l’isola anda) et enduit
de Haute Qualité ancestrale G ît e P
(labélisé chan-
Environnementale de groupe u n m é la nge chaux- me
a ve c . e t M
les murs ntal (Salhil
es), M
Conseils et méthodologie a n s le C a le ch a nvre
vre. D a le m ent utilisé à
pour entreprendre des travaux
CIVIALE on
t é g cologiq es u
Pour rester en phase avec l’évolution de la ss i d e s p eintures é ss i la b é li -
mais au re ls (s tr u cture au
demande des clientèles, les entreprises touristi- natu
pigments
ques sont amenées à réfléchir régulièrement aux G ît e P a nda).
sée
nécessaires adaptations de leur outil de travail.
Lorsque les travaux envisagés dépassent le
simple entretien et touchent à la structure des Le diagnostic énergétique et l’étude
bâtiments (agrandissements, réseaux, décloi- de faisabilité énergétique
sonnements), il convient de prendre du recul Lors d’une extension ou d’une rénovation,
et d’en profiter pour réaliser un diagnos- il est intéressant de faire réaliser un diagnos-
tic complet de l‘établissement avec l‘aide tic énergétique de l’établissement. Cette étude
d’un architecte : audit concernant l’état des est une réflexion globale qui permet :
locaux (vétusté, adéquation aux normes, n d’établir un bilan critique de l’existant à
degré de fonctionnalité) et élaboration d’un partir des données fournies par le maître
programme de travaux qui peut être phasé sur d’ouvrage sur l’état des installations et les
plusieurs années. consommations
Une expertise projet, confiée à un cabinet n d’identifier les gisements d’économies
spécialisé en études économiques et en déve- potentiels, intégrant par exemple l’analyse
loppement touristique, vient confirmer la fai- comparée de plusieurs solutions énergé-
sabilité de l’investissement après l’avoir inscrit tiques dont au moins une valorisant une
dans une stratégie de développement à moyen énergie renouvelable (solaire thermique,
terme en accord avec l’exploitant et en lien avec bois énergie...) en complément ou non d’une
l’architecte. Ces études peuvent être financées énergie conventionnelle en fonction de
par le Conseil régional et par certains Conseils l’adaptation envisagée
généraux et sont obligatoires pour que les tra- n de définir les actions nécessaires à la réali-
vaux puissent être subventionnés. sation de ces gains (descriptifs techniques,

71
ÉCOGUIDE 2007
Construction
& rénovation

coûts d’investissement, charges d’exploita- La démarche HQE


tion annuelles) et d’établir un programme C’est une démarche globale et volontaire de
hiérarchisé. management du projet de construction ou de
Cette étude peut être financée par l’ADEME, le rénovation visant à minimiser l’impact d’un
Vers une démarche
de Haute Qualité Environnementale

Conseil régional et certains Conseils généraux. bâtiment et de sa parcelle sur son environne-
ment, durant l’ensemble de son cycle de vie.
Les conclusions du Bureau d’Études Elle porte sur 14 cibles et se donne pour objec-
Techniques (BET) permettront à l’exploitant tifs de :
de faire un choix éclairé, dont les incidences n réduire la pollution du sol, de l’air et de
techniques seront intégrées par l’architecte l’eau,
au niveau de l’Avant-Projet Détaillé (APD), n réduire la production de déchets ultimes,
et les incidences financières répercutées par n créer une relation d’équilibre entre le bâti-
le cabinet d’études économiques en matière ment et son environnement immédiat,
d’investissement, de charges d’exploitation et n créer des ambiances de qualité pour la santé
de subventions. et le confort,
n économiser les ressources naturelles.
Lors d’une construction, il est souhaitable Pour en savoir plus : [Link]
de réaliser en amont du projet, une étude de [Link]
faisabilité énergétique visant une solution et
un équipement de qualité environnementale ÉCO-CONSTRUCTION
avérée du type énergie renouvelable (solaire Relation harmonieuse du bâtiment
Cible 1 :
thermique, bois énergie...). Cette étude peut avec son environnement immédiat
être financée par l’ADEME, le Conseil régional et Choix intégré des procédés
Cible 2 :
certains Conseils généraux. et produits de construction
Cible 3 : Chantiers à faibles nuisances
ÉCO-GESTION
ÉES
BOÎTE À ID Cible 4 : Gestion de l’énergie
s nou- Cible 5 : Gestion de l’eau
tériaux de
n Les ma S ca n dic en Cible 6 : Gestion des déchets d’activités
s d e s hôtels -
velles cha
m b re tre recycla Cible 7 : Entretien et maintenance
so n t co n çus pour ê à O sl o CONFORT
Norvège re a ouve rt
. La premiè Cible 8 : Confort hygrothermique
bles à 97 %
en 1997. n de l’Habi- Cible 9 : Confort acoustique
rr a n d, la Maiso i- Cible 10 : Confort visuel
n À Clerm
o n t- F e anent d’In
si q u e le Centre Perm de Theix Cible 11 : Confort olfactif
tat ain nnemen t
ur l’Enviro lisés en SANTÉ
tiatives po ô m e ) o nt été réa Cible 12 : Conditions sanitaires
t - D
(Clermon e HQE.
la démarch alais, Cible 13 : Qualité de l’air
appliquant ly cé e s français (C vel
bre u x nou Cible 14 : Qualité de l’eau
n De nom lanquefort,…) et le ant
Limoges,
B és en iv su
l d ’A lè s o nt été édifi
hôpita POINTS DE VIGILANCE
he HQE. “ECO-
une démarc du projet Européen s
n Dans le
ca d re gs aq itain
u La HQE n’est pas un style
”, p lu si e u rs campin urs amé-
CAMPS nts et le d’architecture.
es bâtime arche
ont créé d n suivant la dém C’est une démarche pour prendre en compte
nagements
e d’hé erge-
b les questions d’environnement dans l’acte de
D e u x co nstructeurs t travaillé construire.
HQE. alemen
tifs ont ég home
ments loca ption d’un mobile s:
n ce savoir plu
sur l’écoco t. Pour en
ch a le
et d’un [Link]
[Link]
[Link]
72
ÉCOGUIDE 2007

Construction
& rénovation
TÉMOIGNAGEs
“Nous avons déplacé l’entrée de notre camping et créé un nouveau bâtiment d’ac-
cueil. Nous avons volontairement centré notre démarche sur l’intégration et la

de Haute Qualité Environnementale


Vers une démarche
préservation du site ainsi que sur le choix des matériaux. Nous avons retenu un bois non traité
de couleur rouge afin de rester dans les tons du sol. Nous avons aussi préservé la végétation exis-
tante et construit sur pilotis. La toiture est également végétalisée.”
Mme OLIVIER, camping Les Cigales, Le Muy, Var.

“ Nous avons rénové et agrandi notre salle à manger panoramique, avec terrasse de toit, en la
dotant d’une surélévation et d’une couverture pour y créer cinq nouvelles chambres. Nous avons
retenu quelques options plus respectueuses de l’environnement, telles que :
n Construction d’une toiture inclinée à 45°, dont le style est caractéristique des fermes
vosgiennes.
n Préférence pour le bois : bardages extérieurs en mélèze et finitions intérieures en pin.
n Traitement des poutres à l’huile de lin chaude, produit non polluant et naturel.
n Isolation des cloisonnements en cellulose plutôt qu’en laine de verre.
Ceci est le fruit d’une étroite collaboration avec un architecte maîtrisant la démarche de Haute
Qualité Environnementale qui nous a accompagnés dès la naissance du projet.”
M. DEGOUY, témoignant dans le guide “Mon Hôtel et l’Environnement” – Les Alisiers (2 étoiles) - Labélisé Hôtel au
Naturel – Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges.

“Le massif du Puy Mary est protégé au titre de la préservation des paysages. Nous avons conçu
la Maison de Site, située au Pas de Peyrol, au cœur du site classé, avec un souci d’insertion
optimale dans son environnement géologique et paysager (en nous appuyant sur les cibles de
la démarche HQE). Ceci nous a conduits à retenir un parti pris architectural très original imitant
les éperons rocheux environnants (en pierre de basalte, bâtiment à moitié enterré…).”
“La Maison de Site du Pas de Peyrol est autonome au plan énergétique grâce à l’énergie solaire
(équipement photovoltaïque) et un chauffage principal assuré par un poêle à bois.”
“Protéger et restaurer les paysages emblématiques, en maîtriser la fréquentation pour permet-
tre aux visiteurs (touristes et locaux) d’en découvrir toutes les richesses et enfin organiser des
retombées économiques positives pour le tissu local, telles sont les ambitions du projet Grand
Site “ Puy Mary - Volcan du Cantal ”. Un de nos axes stratégiques d’action est dédié à l’organi-
sation de la découverte du volcan cantalien. Pour cela nous créons des centres d’interprétation
dans des bâtisses de caractère représentatives de l’identité locale. Naturellement, les opérations
de rénovation et de construction sont menées en adéquation avec la démarche HQE.”
Bertrand GAUVRIT, chef de projet de l’opération Grand Site Puy Mary, syndicat Mixte de Puy Mary, Cantal.
Pour en savoir plus : [Link]

S’ORIENTER
Pour mener une démarche HQE
Lors de vos prochains travaux (neuf ou rénovation) : contactez le Comité Régional de Développement Touristique
d’Auvergne ou l’ADEME. Pour la partie conception, une aide à la décision peut être envisagée pour couvrir par
exemple l’assistance au maître d’ouvrage relative à la conduite de la démarche environnementale.
Pour en savoir plus : Bâtiment et Environnement - Guide à l’intention des Maîtres d’Ouvrage (ADEME Éditions,
2001, réf. 3182.)

73
ÉCOGUIDE 2007
Construction
& rénovation

VRAI - FAUX S’ORIENTER


“Construire HQE c’est utiliser des maté-
Le Parc Naturel Régional des Volcans
riaux naturels.”
d’Auvergne a édité un guide pratique intitulé
VRAI : Construire HQE c’est avant tout défi-
“Construire ou restaurer sa maison sur les secteurs
Vers une démarche
de Haute Qualité Environnementale

nir les moyens d’obtenir la qualité environ-


de la Chaîne des Puys, du bassin de Rochefort, du
nementale sur une ou plusieurs des 14 cibles.
massif des Monts Dore”. Il apporte des informations
Les matériaux sont notamment sélectionnés
utiles sur les questions paysagères, patrimoniales
en fonction de leur écobilan. Les matériaux
et environnementales à tous ceux qui préparent un
naturels présentent souvent un écobilan favo-
projet de construction respectant l’authenticité de
rable. Ce bilan comptabilise l’ensemble des
ces territoires. Disponible auprès du Parc et dans
impacts environnementaux tout au long du
toutes les mairies du territoire.
cycle de vie du matériau, en particulier :
n la dépense énergétique (pendant l’ex-
traction, la fabrication, le transport au
ÉES
chantier…), BOÎTE À ID
n la pollution (pendant la fabrication, la pose dans
Montagne
et l’utilisation), A Chatel- un gîte
n les conditions d’élimination en fin de vie. NN E PIN a construit plu-
l’Allier, M.
S E onnes et
Cependant, il n’y a pas que les matériaux qui
ca p a ci té de 20 pers e n ro n dins
font la qualité environnementale d’un bâti- d’une lu s p e tite taille
sieurs autr
es d e p est a uré
ss
ment, la démarche porte sur 14 cibles au il é s. L e chauffage e.
de bois em
p othermiqu
total. p o m p e à chaleur gé
par une
“Construire HQE ça coûte plus cher !”
FAUX : Le principe fondamental d’une démar-
che HQE étant la durée, on raisonne en coût
ÉES
global, à long terme. Par exemple en cherchant BOÎTE À ID
à optimiser dès la conception les consomma- Hotel
use Square lé-
tions, les charges d’exploitation et de mainte- Le Ritenho p ri vi
elphie a
nance seront réduites pendant la durée de vie de Philad le ch o ix de
e s o cc u p a nts par
du bâtiment. d
gié la santé nts :
Cependant, il faut prendre plus de temps a u x non pollua peints et
m a té ri
tu re s, papiers
pour réfléchir à la prise en compte des
n Toute s le s p e in e produits
so n t e xe mpts d
facteurs environnementaux à cha- moquettes
nt à
cune des étapes du projet, le gérer diffé- toxiques. lement so
remment et investir dans de meilleures le s ti ss u s d’ameub g ri cu lture
nT  ous n is su de l’a
co to
techniques. Selon les choix, on peut arriver à 100 % en
nt
un investissement initial plus élevé de l’ordre biologique
. en laine, so
de 10 à 20 %. a te la s, e n coton et iq u e .
n L es m ent chim
ns traitem mbou
fabriqués sa ll sont tapissés de ba
d u h a recy é.cl
n L es murs % en granit
e st à 9 3 ar une
et le so l
iu m e st oxygéné p très
l’atr nte
n L ’air de ambou (pla
antité de b ambres
grande qu xy gène) e t le s ch
iv e e n o ré 24 h /
product p a r d e l’air filt
lé e s
sont venti
2 4 h .

74
ÉCOGUIDE 2007

Piscine
Piscine n La quantité de chlore est très importante
dans les bains bouillonnants, spas et
La piscine s’est imposée comme un élément jacuzzis.
de confort dans de nombreux établissements.
Les solutions : dosage automatique,

Exploitation et conception
Des alternatives existent pour l’exploiter
(voir la créer) dans un plus grand respect de ozone, ultraviolets.
l’environnement. n Réduire l’usage du chlore au strict néces-
saire : les systèmes à dosage électronique
sont à privilégier, l’intervention manuelle
Exploitation et conception conduisant souvent à des surdosages inuti-
les et néfastes.
DÉCHETS n Utiliser un système désinfectant par lampes
à ultraviolets (UV C) ou par l’ozone : la
POINTS DE VIGILANCE
consommation de chlore reste nécessaire
Les bidons de produits de traitement de mais elle est globalement très réduite.
l’eau de piscine sont potentiellement des déchets
toxiques puisqu’ils ont contenu un produit dange- RÉGLEMENTATION
reux. Une fois vides, rincez-les activement plusieurs
Les analyses de la qualité de l’eau doivent
fois avec l’eau de piscine avant de les mélanger
être affichées de manière visible pour les usagers
avec les autres emballages recyclables (s’ils sont
de la piscine.
triés). S’ils ne le sont pas, ils doivent être confiés à
Textes de référence : Code de la santé publique
un collecteur agréé qui les éliminera dans un centre
(nouvelle partie réglementaire), section 1 : Normes
agréé. Consulter pour cela la base de données natio-
d’hygiène et de sécurité applicables aux piscines et
nale “déchets” de l’ADEME ([Link]
baignades aménagées. Arrêtés préfectoraux pris
ou le Conseiller Environnement de la Chambre de
en application de l’article D1332-14 fixant la
Commerce et d’Industrie.
nature et la fréquence des analyses de surveillance
de la qualité des eaux. Textes complets sur
EAU [Link]
Traitement de l’eau de piscine au
chlore, les inconvénients pour
l’environnement et la santé
ÉES
n Utilisation d’un produit chimique dangereux BOÎTE À ID
rendant l’eau irritante. de
du Poète
n Plus il y a de baigneurs, plus on consomme À l’hôtel le tra it e m e nt
de produit (incidence sur les coûts d u V a u cl use, c’est e s cl ie n ts
Fontaine adopté. L
d’exploitation). i a é té
par ultravi
olets q u r une u e a
n La rencontre du chlore et des éléments n t su rp ri s de trouve dorante.
sont souve o
te et peu
apportés par les baigneurs (peaux mortes, non irritan nts de la clientèle,
agréable, m e
sueur, salive, urine,…) produit des chlorami- des compli produits à
Résultats : n ce , moins de
nes (gaz qui se forme dans l’eau et stagne rv e il la tion des
moins de su ocker, moins d’altéra
juste au-dessus de la surface) responsables t à st m mation
de l’odeur d’eau de Javel, des irritations des acheter e rd u re s, u ne conso
et bo
yeux, du nez... margelles
a u ré d u ite.
n Consommation d’eau de renouvellement d’e
souvent supérieure au seuil réglementaire
de 30 l/jour/baigneur.

75
ÉCOGUIDE 2007

Piscine

ÉES
BOÎTE À ID
ue ?
e écologiq
Une piscin (Savoie) s’est
bloux
ne de Com de com- Une énergie d’appoint est toujours néces-
La Commu d ’e a u de baigna
d ’u n p la n se lon un saire : privilégiez le gaz naturel par rapport à
dotée lo g iq u e , conçu cle l’électricité.
plètement
é co ne en bou
b re ve té . Il fonction n p h y si- Les chaufferies bois peuvent aussi être uti-
système puratio
déchets
conception

e t a ss u re une auto é u e n o ta m - lisées pour chauffer une piscine et répon-


fermée
u e e t b a ctériologiq e s. L e dre aux autres besoins thermiques d’un
iq qu
que, biolog des végétaux aquati re l. établissement.
à n a tu
ment grâce ble à un plan d’eau ’e a u
ss e m li té d Économies
etdes

bassin re t une qu a
n tr e n
s m o me i-n ta
Les analyse x exigences régle le
La facture énergétique d’une piscine chauffée
u vis favorab
Gestion

a
supérieure ue a reçu l’a de France
peut être réduite de 40 à 60% sur une saison
Exploitation

e te ch n iq grâce à l’usage systématique d’une couver-


res. Cett d’hygiène
supérieur n France
du conseil iè re a p plication e ord
ture isotherme pendant le chauffage initial et
pour sa p
re m urope du N durant la nuit.
’e ll e e st u tilisée en E
(alors qu x. Éclairage des abords des piscines
ans). [Link]
depuis 20 ir p lu s : [Link] Rappel : Utilisez des lampes à iodures métalli-
vo
Pour en sa planeau.h tm ques (blanc) ou à vapeur de mercure (orangé).
com/fr/ete/ Pour les autres points d’éclairage, utilisez les
lampes fluocompactes (voir page 53).

ÉES
BOÎTE À ID
uetière PAYSAGE
de la Marg
L’Auberge n ce situé n Soignez les éventuelles clôtures entou-
t L o g is de Fra e rant la piscine : les barrières en bois ou les
(hôtel-rest
aura n est équipé
ch e d a n s l’Allier) : a sp e ct ferronneries sont plus esthétiques qu’un
à Andelaro naturelle. Résultat simple grillage galvanisé.
ne produit
d’une pisci u a b le , a u cu n
n Préférez les bois non traités ou le bois réti-
paysager
rem a rq d’énergie,
co n o m ie d’eau et culé qui n’ont pas besoin d’être peints.
é
chimique, ts…
n des clien n Agrémentez le pourtour de végétation en
satisfactio créant des écrans dissimulant les équipe-
ments techniques.
ÉNERGIE À savoir
L’aménagement des abords et l’intégration
Chauffage de l’eau de piscine paysagère des piscines peuvent être traités
L’énergie solaire, gratuite et non polluante, avec un architecte paysagiste (concepteur).
trouve une application efficace dans le Une approche personnalisée et adaptée au
chauffage de l’eau de piscine grâce à deux site est sur ce point incontournable.
techniques :
n La moquette solaire: il s’agit d’un faisceau
de tubes juxtaposés en caoutchouc synthé-
ACHATS
tique pouvant être posé à plat soit sur une
toiture (terrasse ou pente) soit sur le sol.
POINTS DE VIGILANCE
n Le capteur de plage intégré : les tubes
sont posés dans la chape de béton qui capte Privilégiez le mobilier d’extérieur en fer
la chaleur des plages (ou d’autres surfaces forgé. Pour le mobilier en bois, privilégiez le bois
voisines) réchauffées par le rayonnement français et éviter le bois exotique, à moins qu’il ne
solaire. soit labélisé FSC ou PEFC (voir page 40).

76
ÉCOGUIDE 2007

Accueil en camping
Accueil en camping POINTS DE VIGILANCE
Ne triez que les déchets qui peuvent être
D’un point de vue environnemental, les cam-
pings présentent des spécificités par rapport collectés séparément et orientés vers un centre de
aux autres types d’hébergements touristi- valorisation. En priorité, les emballages (verre, car-

Gestion des déchets


ques. La gestion des déchets, la gestion des tons, métaux, flaconnages plastiques), les papiers,
commerces et des sanitaires collectifs ainsi journaux et magazines.
que les hébergements locatifs peuvent faire
l’objet de nombreuses initiatives. Le volet pay-
sager est un domaine particulièrement sensi- S’ORIENTER
ble dans l’hôtellerie de plein air. Que faire des “encombrants” et
des déchets particuliers ?
Gestion des déchets Les chaises en plastique cassées, les réfrigéra-
teurs, pneus et autres gros déchets peuvent être
La gestion des déchets dans un camping com-
apportés à la déchetterie municipale, si celle-ci est
porte une spécificité importante : l’essentiel
accessible aux professionnels. Pour tout déchet
des déchets est produit et, en partie, géré par
particulier, consultez le Conseiller Environnement
la clientèle. La méthode de mise en place du tri
de votre chambre de Commerce et d’Industrie ou la
dans les campings comporte trois points sup-
base de données “déchets” de l’ADEME ([Link]
plémentaires par rapport à la méthode géné-
[Link]).
rale applicable à l’hôtellerie traditionnelle et la
restauration.
Méthode générale (voir page 20) Etapes supplémentaires pour les campings
1) Identifier le gisement.
2bis) Créer une zone unique de dépôt et de col-
2) Déterminer les filières de valorisation.
lecte des déchets.
3) Installer les équipements de collecte sépara-
tive mis à disposition par le collecteur.
4) Implanter des équipements de tri sur chaque 4bis) Confier des équipements de tri individuels
point de production de déchets (cuisine, aux clients sur leurs emplacements (tente,
étages, bar, snack, libre service…). caravane, locatif, résidentiel…).
5) Informer activement le personnel. 5bis) Informer activement la clientèle.

Transport des déchets


Vous assurez le transport de vos déchets
banals par vos propres moyens ? Vous trans-
RÉGLEMENTATION portez une quantité supérieure à 0,5 tonne
de déchets non dangereux par chargement ?
Rappel Si oui, vous devez déclarer cette activité.
La valorisation des déchets d’emballage est obli- Contact : service Environnement de la préfec-
gatoire, même pour ceux de la clientèle des cam- ture de votre département ou la DDE.
pings (voir page 20). Texte de référence : Décret n° 98-679 du 30 juillet
1998, relatif au transport par route, au négoce
et au courtage de déchets. Texte complet sur
[Link] .

77
ÉCOGUIDE 2007

Accueil en camping

Création d’une zone unique de dépôt


AGE
et de collecte des déchets TÉMOIGN
Pour gérer plusieurs catégories de déchets, avons
que nous
créer un point unique est la solution la plus “C’est lors e r com-
aménag
Gestion des déchets

couramment utilisée et la plus satisfaisante prévu de ré ée que nous


d’entr
du point de vue de nombreux gestionnaires de notre zone s avons
plètement in t d é chets. Nou
campings. Tous les points de collecte à l’inté- u n p o l’ont
avons pré vu ères q i u
rieur du terrain sont ainsi éliminés. é p lu si e urs confr n ch a nge-
consult n tr e eux n’e
Les avantages de l’élimination des points de cu n d ’e da tent
p
collecte répartis à l’intérieur du terrain sont adopté, au ui ! Les clients s’y a n-
rait aujou
rd ’h tant que l’e
principalement : m e n t tr è s bien, d’au a b le . L es
apparem a ss a g e in contourn u rs
n La réduction du temps consacré à la gestion n p ir trier le
trée est u t ra vi s de pouvo ucoup de
interne et externe des déchets. so n a
étrangers ns aussi be
n L’élimination des nuisances liées au ramas- ous gagno tournée de
déchets. N p lu s d e
sage des déchets à l’intérieur du terrain. qu’il n’y a
temps puis r du terrain
.”
m a ss a g e à l’intérieu u’ île de Giens,
ra ng de La Pre
sq
POINTS DE VIGILANCE MB, campi
M. COULO
Hyères, Va r.
La zone de dépôt doit :
n Être située à proximité de l’entrée du terrain
(accès des clients lors des entrées - sorties du AGE
terrain). TÉMOIGN
oivent
n Être fermée sur tous les côtés (pour dissimuler clients d
“Certains ts à plus
l’intérieur). urs déche
déposer le m a is cela
n Disposer d’un point d’eau et d’un siphon de sol
r e m p lacement t
de 500 m
de le u ’ils passen
raccordé au réseau de collecte des eaux usées
d e p ro b lè me puisqu a in .”
s terr
(espace à nettoyer fréquemment). ne pose pa sortent du
é dès qu’ils
n Présenter un sol imperméable. à proximit s Vig
Le ne s, Li t-et-Mixe,
n Être un espace aussi soigné sur le plan esthé- NT, camping
M. GAGNA C le f Ve rt e) .
lisé
tique et paysager que les autres éléments de Landes (labé
l’entrée.
Matériels et contraintes de collecte
AGE
TÉMOIGN Les conteneurs enterrés dont seule une partie
ce de émerge du sol (tel un iceberg) sont de plus
mise en pla
Lors de la par le en plus utilisés sur les autoroutes, les bases
ce spéciale
la redevan us avo s n vite de loisirs, dans les centres-villes et les cam-
in te rc o m munal, no ie n t fac- pings (ex. : Avignon, Annecy, Périgueux, …).
syndica t clables é ta
ts re cy s
vu que les
déch e Nous a n vo Avantages :
s ch e r q u e le reste. p a r n o s n Fréquence de collecte diminuée grâce à des
turés moin le tri
t in té rê t à favoriser ca is se tt e s volumes de 5 m3.
donc tou n s a ch eté des
clients. No
us a vo c lesq l- u e n Possibilité de vider le conteneur avec un
ja u n e co n signées ave r leurs simple camion muni d’un bras de levage.
e su
en plastiqu urs déchets ite au
nts trient le nsu n Fermentation et mauvaises odeurs empêchées
les nos clie s vi d e n t e
ents. Ils le épôt et de par la fraîcheur naturelle du sol.
emplacem e zo n e u nique de d ien, n Meilleure intégration visuelle.
niveau de
no tr rche très b
é e d u te rr ain. Ca ma li té s.”
tri à l’entr a
s les nation
ment toute t-Léon-sur-
avec quasi Le Par ad is , Sa in
RS, camping lef Verte).
M. KUSTE e (la bé lisé C
do gn
Vézère, Dor

78
ÉCOGUIDE 2007

Accueil en camping
Faciliter la vie des clients
n Mettez à disposition de vos clients des cais- ÉES
settes en plastique ou des sacs de tri trans- BOÎTE À ID
Green
parents : ils n’ont pas toujours ce qu’il faut g Holiday
Au campin es

Libre service, épicerie


Gestion des déchets
imaginé d
en vacances pour trier leurs déchets, vous
s a n im a teurs ont th è m e
leur simplifierez ainsi la vie. (Fréjus), le le Kid’s Club
sur le
o n t
p o u r n fa n ts
n Faites de même pour les clients activités d é ch e ts . Les e
du recycla
ge d e s ême e u n
résidentiels.
n e sé ri e d ’objets et m t d’un
ainsi créé
u l’obje
” qui a fait
te couture ut l’été !
POINTS DE VIGILANCE ligne “hau di soir pe n d a n t to
le ve n d re
défilé
En matière de tri des déchets, l’informa-
tion de la clientèle est primordiale. Les
consignes de tri doivent être rappelées, en plu-
sieurs langues : S’ORIENTER
n À l’arrivée : en quelques mots pendant l’accom- Réseaux pour l’éducation à l’environne-
pagnement vers l’emplacement (par exemple) ment : [Link] et
ou lors de la remise des documents d’accueil [Link]
(glisser un guide de tri avec les informations sur Informations simples pour la sensibilisation au tri
la vie du terrain). des déchets : [Link]
n Sur les équipements de tri mis à disposition Campagne Vacances Propres étendue au tri des
sur l’emplacement (symboles, autocollants). déchets : [Link]
n Sur le lieu de dépôt des déchets : par un affi-
chage et une signalétique sur les matériels de
collecte.
Demander des documents explicatifs au presta-
taire de collecte (collectivité, société privée). Libre service, épicerie
DÉCHETS
Sensibiliser grâce à l’animation L’essentiel des déchets produits par les com-
Pensez à intégrer la sensibilisation au tri et merces de détail installés dans les cam-
à l’environnement dans les programmes pings est constitué de déchets d’emballages
d’animation. Dès le début de saison, consul- recyclables :
tez les animateurs, ils auront très certaine- n Les cartons, utilisés pour le conditionne-
ment de nombreuses idées. ment des produits.
n Les cagettes et palettes bois, utilisées pour
le conditionnement et les livraisons.
ÉES
BOÎTE À ID n Les films plastiques étirables (en polyéthy-
Vignes lène basse densité).
ing Les
Au camp fants e d 7 à
ix , L a n d es) les en a tu re p our Pistes de solutions pour une meilleure
(Lit-et-M d ’u n e sortie n
12 ans ont
pro fité t et ramas- gestion des déchets
n ce s de la forê
s e ss e trouvés.
découvrir le échets qu’ils y ont 1) Réduire la production à la source :
u e s d u r chaque
ser quelq fr e sq u e où, po Demandez aux fournisseurs de reprendre
it u n e mps de
Ils en ont fa t, était indiqué le te les emballages (palettes notamment) ou de
ch e
type de dé e chacun. mettre en place des contenants réutilisables
nd
dégradatio faisant l’aller – retour.

79
ÉCOGUIDE 2007

Accueil en camping

2) Trier pour valoriser :


ACHATS
n Identifiez d’abord l’organisme qui peut collec-
ter séparément et valoriser les déchets. Pour
cela, contactez le collecteur actuel (public ou
Libre service, épicerie
Sanitaires collectifs

privé) en l’interrogeant sur les services qu’il ÉES


BOÎTE À ID
propose. Contactez les prestataires locaux ue vous
produits q
(consulter le Conseiller Environnement de Parmi les evraient a
u
la Chambre de Commerce et d’Industrie ou ve n te , vo s clients d s a rb o -
mettez en produit
la base de données “déchets” de l’ADEME - o u vo ir tr ouver des s is su s d e
[Link] moins p d e s produit
rant un é
cola b e l, comm e e rc
n Si la production est trop faible, regroupez- b io lo g iq ue ou du
re
vous éventuellement avec des confrères l’agricultu ).
oir page 33
ou des entreprises voisines. L’ADEME et le équitable (v
Conseiller Environnement de votre CCI peu-
vent contribuer à ces démarches.
Sanitaires collectifs
-> Voir aussi les rubriques “Déchets” dans les EAU
parties “Économat” (voir page 27) et “Direction”
On ne gère que ce que l’on mesure
(voir page 20).
n Equipez chaque bloc sanitaire d’un sous-
compteur pour connaître la consommation
d’eau et repérer facilement les fuites.
RÉGLEMENTATION
n Calculez les indicateurs eau : en fin de
Collecte et valorisation des piles saison ou chaque année, totaliser la consom­
usagées mation sur le poste “sanitaire(s)” puis divi-
Si vous vendez des piles, en tant que distribu- ser le volume mesuré par la fréquen­tation
teur vous avez l’obligation de reprendre gratuite- du terrain (en nuitées par exemple).
ment les piles rapportées par les ménages (ici les
clients). Les fabricants sont eux aussi obligés de Installer des matériels économiseurs
récupérer les piles usagées collectées par les dis- n Généralisez les robinets à poussoirs, voire
tributeurs ou les communes. à déclenchement par cellule photosensi-
Que faire des piles usagées rapportées par les ble. Réglez soigneusement la tempori­
clients ? sation (sur les douches et sur les robinets)
n Demander un bac de collecte au SCRELEC (orga- en fonction de la pression afin d’obte-
nisme de collecte des piles usagées auquel adhè- nir le meilleur compromis entre confort
rent les fabricants - [Link] d’utilisation/débit/consommation.
n ou les rapporter dans une déchetterie . n Réglez précisément le débit des chasses
Texte de référence : Décret n° 99-374 du 12 mai d’eau à pression et le temps de fonction-
1999 relatif à la mise sur le marché des piles et nement de façon à réduire le volume de
accumulateurs et à leur élimination. Texte com- chasse par utilisation.
plet sur [Link] n Installez des pommes de douches fixes
à turbulence (modèles anti-vol) dans tous
les sanitaires.

80
ÉCOGUIDE 2007

Accueil en camping
Des conseils n Équipez les portes de systèmes de fermeture
n Utilisez de l’eau potable est un luxe inutile automatique (ex. : bras mécanique ou porte
pour les chasses d’eau. Si une autre source coulissante - à vérifier fréquemment).
d’eau est présente localement, étudiez Voir également : page 61 (production et

Sanitaires collectifs
la possibilité de l’utiliser pour les toilet- distribution de l’eau chaude sanitaire).
tes. Cette mesure devra faire l’objet d’une
concertation avec les autorités sanitaires.
ÉES
n Évitez de laver l’extérieur des blocs sanitai- BOÎTE À ID
res à grandes eaux ou utilisez, le moins sou- s (Les
g les Pin
vent possible, des nettoyeurs à pression. Le Campin amping du Col
r) et le C
Verdon, Va chnique
Salles-sur- a y e) o nt utilisé la te re
AGE d’Ibardin (H
en d ser la lumiè
TÉMOIGN e lu m ière ” pour diffu faire de
es et du “puits d sanitaire e
t ainsi
s les douch llé par le ce n tr e d u
ies d’électri cité .
“Sur toute s in sta lles économ
us avon substantie
robinets no so m m ation
rs . N otre con -
des écono
m is e u e fréquenta
st a b le a lo rs que notr PAYSAGE
est restée
enté.” Au même titre que les autres bâtiments du
tion a augm Le Paradis,
Saint-Léon-
RS, camping camping, les sanitaires seront d’autant mieux
M. KUSTE intégrés sur le plan paysager que leurs carac-
Dordogne.
sur-Vézère,
téristiques seront fidèles à l’identité et au
style architectural locaux :
n Privilégier des couleurs typiques et proches
Voir aussi : du cadre naturel, notamment celles du sol.
Page 56 : pour les bonnes pratiques d’entretien n Utiliser des matériaux locaux, habituel-
des équipements sanitaires. lement employés dans les habitations
Page 46 : pour les opérations de nettoyage des traditionnelles.
locaux et des sanitaires. n Construire et rénover dans le style régional
est une clé de réussite pour la satisfaction
ÉNERGIE de la clientèle.
n Mettre en valeur les abords par des planta-
Économies
tions d’espèces locales.
Vos sanitaires doivent être éclairés même
en pleine journée ?
Pour l’aménagement de l’ensemble du terrain,
n Utilisez des lampes fluocompactes ou des
voir page 83.
tubes fluorescents à ballasts électroniques.
Pour la construction et la rénovation de
n Si la toiture le permet, installez quelques
bâtiments, voir page 71.
tuiles translucides ou un puits de lumière
vitré : l’apport de lumière naturelle permettra
de réduire les besoins en éclairage artificiel. ÉES
BOÎTE À ID
Vos sanitaires sont chauffés (ex. zes de
g Les Mélè
caravaneige) ? Au Campin ti o n s aux
circula
n Vérifiez l’isolation de l’ensemble du bâti- (H a u te s- Alpes) les p ie rr e locale
Ceillac a ir e s sont en s
ment (surtout de la toiture).
abords des
sa n it aspect trè
n Placez le thermostat dans un endroit à ri se q u i donne un o n ta g n e .
l’écart des entrées d’air extérieur. couleur g e nnes ferme
s de m
m -
d e s a n ci b re u x ca
proche a n ti q u e , de nom ie u -
a tl nt jud ic
Sur la côte o u la ndais utilise nant une
u e s n
pings basq naux en do
styles régio ments.
sement les le u rs b â ti
elle forte à
identité visu
81
ÉCOGUIDE 2007

Accueil en camping

Accueil en hébergement locatif des qualités esthétiques du cadre de vie,


n édictant des règles de conduite précises
EAU dans le domaine paysager,
Économies n définissant les règles d’aménagement des
Accueil en hébergement locatif

n Même dans les résidences mobiles et habita- zones maîtrisées par le gestionnaire du
tions légères de loisir, installez les matériels terrain,
écono­miseurs présentés page 56 – Équipements n permettant de conserver une cohérence
sanitaires.
d’ensemble au fil du temps.
n Si vous disposez d’une eau agricole, mettez-
la à disposition des clients résidentiels pour
ÉES
l’arrosage et éventuellement pour les chasses BOÎTE À ID
charte
d’eau . squels une
n Encouragez vos clients à signaler la moin- Points sur le exigences :
ler des
peut formu s, abris
dre fuite : ne tardez pas à intervenir (voir les paysagère (t e rr a ss e s, jardinière
ier
pertes possibles page 56) n Le mobil uleur d’auve
nt).
re et
de jardin, co t de terrasse (natu
te m e n
ÉNERGIE n L e revê s
couleur). (décrire le
Économies ts d e so u tènement
n L es mure ndues).
Sur tous les points d’éclairage, installez des qualités att
e dence
pe) de rési
lampes fluocompactes ou des tubes fluores- co u le u r (voire le ty
n L a ces
cents nouvelle génération : 40 % d’économie mobile. es résiden
par rapport à l’incandescence et réduction de la g e d u dessous d
n L ’habil
la puissance appelée. Pour plus d’informations mobiles. dences de
d e s p u b licités (rési
sur les éclairages économes voir page 53. se
n L a maîtri po-
.
voyagistes) ières (ou im
p p re ss io n des goutt
Boîte à idées n L a su à
Hormis pour les campings de montagne où le ser un type
). végétaux
g é ta u x (lister les
début de saison est parfois très frais, coupez la n L es vé
possibilité d’utiliser le chauffage électrique en utiliser). bolique.
ty p e d ’a n tenne para
juillet - août pour éviter les abus. n L e

PAYSAGE
La charte paysagère :
un outil de maîtrise Soigner l’implantation
Vos clientèles résidentielles aménagent leurs Respecter le site est l’une des clés pour réussir
emplacements ? Ces “débordements” sont à créer un cadre de vie esthétique, agréable à
quelque peu disgracieux ? Des voyagistes vivre pour les clients et proche de la nature.
ou des comités d’entreprises implantent des n Imaginer ce que verront les futurs occu-
résidences mobiles décevantes sur le plan pants. Réduire autant que possible la vue
esthétique ? sur les voitures et les autres emplacements.
L’implantation en quinconce ou décalée peut
La charte paysagère est une piste de solution. permettre d’éviter les vis-à-vis. Si possible,
C’est un outil : offrir un point de vue remarquable sur chaque
n d’encadrement au service de l’amélioration parcelle. L’idéal est de créer des emplacements
uniques, différents les uns des autres.

82
ÉCOGUIDE 2007

Accueil en camping
n Aérer. Viser une occupation moins dense de n Imperméabiliser le sol au minimum.
l’espace en séparant les emplacements. Les
Réduire les nuisances visuelles
espaces ainsi dégagés permettront de créer des
perçues depuis l’extérieur.
ambiances privatives grâce à la végétation.
n Traiter soigneusement les limites de pro-

Aménagement paysager général du camping


Accueil en hébergement locatif
priété (état, esthétique, capacité à créer des
POINTS de VIGILANCE
écrans pour préserver la vue de l’intérieur…).
Type d’aménagements n Dissimuler les aspects techniques et nui-
n Privilégiez les matériaux naturels pour les sances visuelles (fils électriques, citernes,
aménagements extérieurs. zones techniques,…).
n Gardez une certaine continuité lors des renou- n Intégrer les zones de stationnement des
vellements ou acquisitions. véhicules.
n Visez des styles et couleurs rappelant les habi-
Améliorer les qualités esthétiques du
tats traditionnels régionaux ou les couleurs
cadre de vie offert à la clientèle.
du cadre naturel local.
n Utiliser des matériaux naturels (bois sous
n Dissimulez les dessous des résidences mobiles
forme brute ou travaillée, pierre locale…).
grâce à des jupes de bois horizontales, même
n Éliminer les “taches” sur le décor intérieur.
légèrement écartées.
n Mettre en scène les richesses naturelles du
site : points de vue, pièces d’eau…
ÉES
BOÎTE À ID POINTS DE VIGILANCE
e est
le collectiv
La parabo multiplication Les réponses à ces grandes lignes directri-
à la
alternatif ces sont différentes d’un camping à l’autre, d’un site
un service u e ll e s. à l’autre, d’un écosystème à l’autre. Il n’y a donc pas
individ
d’antennes de solution standard, de technique efficace ni d’es-
pèce végétale idéale pour tout le monde.

S’ORIENTER

Aménagement paysager général Votre établissement est unique. Pour


du camping appliquer ces quelques recommandations, il peut
être efficace de se faire conseiller par un archi-
Il ne s’agit pas ici de décrire la méthode d’amé-
tecte paysagiste, notamment lors des phases de
nagement d’un terrain de camping mais plutôt
modification du terrain ou de création de nouvelles
de dresser quelques recommandations pour
zones. Il pourra également dresser un diagnostic
effectuer cet aménagement dans un souci de
de votre site et améliorer la composition et l’orga-
préservation de l’environnement. Cela repose
nisation du terrain.
sur trois grands principes.
Aménager en respectant le site, en
ÉES
modifiant au minimum ses caracté- BOÎTE À ID
ristiques naturelles et en tirant plutôt pour-
dre de la
profit de ses particularités. Dans le ca lioration de la
e d’amé
n Terrasser au minimum (s’adapter au relief).
ite de leur démarch rs camping
s des
n Planter les espèces qui poussent naturelle- su
de se rv ice, plusieu fait appel à un
qualité nce ont
ment sur le territoire et épargner au maxi- aute-Prove avec l’ap-
mum la végétation naturelle existante. Alpes-de-H sa g iste sélectionné
pa y
architecte
I.
pui de la CC

83
ÉCOGUIDE 2007
Accueil en résidence
de tourisme

Accueil en résidence POINTS DE VIGILANCE


n Le tri des déchets ne doit pas impli-
de tourisme quer de déplacements plus longs pour
Dans les résidences de tourisme, plusieurs
le client, qui naturellement choisira l’option la
Gestion des déchets

points méritent une attention particulière car


plus simple.
l’accueil en appartement relève plus du foyer
n Pour accroître la part de déchets triés, mener
domestique que de la chambre d’hôtel. Cette
éventuellement une enquête de satisfaction.
spécificité a ainsi des répercussions sur la ges-
L’objectif est de faciliter la vie du client et de
tion environnementale de l’établissement.
lever ainsi les points faibles ou dissuadants (pro-
preté, volume de contenants mis à disposition,
Gestion des déchets emplacement des points de dépôt, etc.).

DÉCHETS Les consignes de tri doivent être rappelées :


n Dans l’appartement : par une affichette cou-
Comment réussir la mise en place
leur (en plusieurs langues) à proximité des
du tri des déchets ?
poubelles de tri, des autocollants avec picto-
La gestion des déchets dans les résidences
grammes, un guide de tri à placer avec les docu-
de tourisme, comme dans les campings, doit
ments d’accueil…
prendre en compte les déchets des clients (ils
n Sur le lieu de dépôt des déchets : par un affi-
préparent leurs propres repas). La méthode de
chage et une signalétique sur les bacs ou maté-
mise en place du tri dans les résidences com-
riels de collecte (colonnes, conteneurs…).
porte trois points supplémentaires par rapport
à la méthode générale (voir page 20).

Méthode générale (voir page 20) Etapes supplémentaires pour les résidences
1) Identifier le gisement.
2bis) Créer un ou plusieurs points où les clients
2) Déterminer les filières de valorisation. déposeront, au même endroit, leurs déchets
ménagers et leurs déchets recyclables.
3) Installer les équipements de collecte sépa­
rative mis à disposition par le collecteur.
4) Implanter des équipements de tri sur chaque 4bis) Implanter des poubelles de tri dans chaque
point de production de déchets. appartement.
5bis) Informer activement la clientèle (par écrit
5) Informer activement le personnel. et oralement lors de l’accueil, lors des ani-
mations, etc.).

RÉGLEMENTATION
La valorisation des déchets d’emballa-
ges est obligatoire dès que la production
hebdomadaire dépasse un volume de 1 100 litres.
Cette exigence s’applique aussi aux emballages de
la clientèle.

84
ÉCOGUIDE 2007

Accueil en résidence
de tourisme
n Choisir les équipements les moins consom-
AGE mateurs (lave linge, lave vaisselle, etc.).
TÉMOIGN
quipés n Placer des compteurs divisionnaires
ges sont é our
“Les cotta d e tr ip pour chaque bâtiment, chaque étage, et, si

Gestion des déchets


odule s
de trois m a p ie rs – car- possible, chaque appartement (en fonction,
p
le ve rre et les leurs bien entendu, de la taille de l’établissement)
le plastiq u e , ux-mê s m e
o s cl ie n ts déposent e te s- fo rmes afin de détecter plus facilement les fuites
tons. N b le s su r des pla s sur le réseau et suivre les consommations
déchets re
cy cl a urs ordure
o rt e n t é g alement le ie n ts a u précisément.
où ils app p articipatio
n des cl
ri se r
è re s. L a d e va lo
ménag e t n o u s permet e tt e
ne échets. C
tri est bon g is e ment de d
o tr e r.” ÉNERGIE
15 % de n r à augmen
te
it continue
part devra nsable En vi ro nn ement de n Lors du renouvellement des matériels équi-
RT – Respo pant les appartements, consulter l’étiquette
M. GAMBA
Center Parcs énergie et choisir ceux de classe A (réfrigé-
rateurs, lave vaisselle, lave linge, etc.).
n Pour les pièces à vivre qui sont suscepti-
bles d’être éclairées plusieurs heures par
S’ORIENTER jour, installer des lampes fluocompactes
(voir page 53).
Informations simples et utiles sur
le tri et le recyclage des déchets : n Suivre toutes les préconisations formulées
[Link] pour les chambres d’hôtels, elles restent
valables pour les appartements des rési-
dences de tourisme.
À savoir
La sensibilisation des enfants est un autre
moyen de faire entrer le geste de tri dans les AIR
habitudes, même pendant les vacances : se Les systèmes de refroidissement des réfri-
reporter à ce point détaillé pour les campings gérateurs contiennent des gaz composés
(voir page 77).
notamment de chlore et de fluor nocifs pour
la couche d’ozone s’ils sont libérés dans l’at-
mosphère. À l’avenir, recherchez des modèles
EAU sans gaz “CFC” ou “HCFC”, préférez plutôt des
Économies modèles à l’amoniaque, aux hydrocarbures ou
Les moyens permettant de maîtriser et réduire fonctionnant au gaz “HFC”.
la consommation d’eau au niveau des apparte-
ments sont les mêmes que pour les hôtels (voir POINTS DE VIGILANCE
page 56) : régulateurs de débit, réducteurs de Les réfrigérateurs individuels ne doivent
pression, pommes de douches à turbulence, pas libérer de gaz frigorigène dans l’atmosphère :
chasses d’eau 3 / 6 litres, robinets thermosta- si les performances de l’appareil diminuent (moins
tiques et mitigeurs. de froid, plus de consommation), faites-le véri-
n Inciter les clients à informer rapidement fier par une entreprise qualifiée QUALICUISINE
le personnel de la présence de fuites sur la ([Link] ou QUALICLIMAFROID
robinetterie des appartements. ([Link]

85
ÉCOGUIDE 2007

La valorisation et le développement
de la démarche

La démarche environnementale est valorisable Vers qui communiquer ?


sur le plan commercial. Il a été confirmé
qu’une partie de votre clientèle est sensible Viser les clients (sur place et à distance), les
aux efforts que vous mettez en œuvre pour partenaires institutionnels locaux (OTSI,
l’environnement. Sachez utiliser ce nouvel CDT,…), les guides, les voyagistes, les collecti-
argument, invitez votre client à participer à vités locales, les fournisseurs…
l’action, montrez lui que votre établissement
“va plus loin” dans son service.

ÉES
Communiquer BOÎTE À ID
liaison,
envers sa clientèle journal de
Dans son ients
tous se cl ens
et ses partenaires é ré g u li è rement à o li d a y G re
envoy ping H
es, le Cam p ériodi-
commerciaux et p a rt e n a ir
e) co n sa cr e
sé Clef Vert l’avan-
(Var, labéli u plusieurs encarts à tale.
Quel contenu donner quement u
no
environnem
en
à sa communication e n t d e sa démarche r p a p ie r recy-
environnementale ? cem
e st im primé su ent
Le docum e n t st é lemg a
p a g e In ternet y e
n Communiquer sur des réalisations et des clé. Un e
.
faits. consacrée
n Expliquer d’une façon simple mais précise et
éventuellement technique.
n Donner des résultats tangibles et À savoir
quantifiés. À l’étranger, la plupart des établissements
n Qualifier le bénéfice pour l’environnement. travaillant à l’amélioration de leurs pratiques
environnementales présentent l’engagement
n Pratiquer la transparence : si des problèmes personnel des dirigeants et leurs actions dans
subsistent (des pollutions notamment), les leurs brochures commerciales.
mentionner en expliquant qu’un plan de
résorption est en cours.
n Mentionner les partenariats privés, profes-
sionnels (avec des confrères ou des entre-
prises voisines) ou institutionnels. POINTS DE VIGILANCE
n Montrer l’implication de l’entreprise et de Rester crédible en évitant la simple
son personnel dans des actions locales et “douche verte”
dans la démarche. L’effort de protection de l’environnement apparaît
n Expliquer aux clients les actions qui lui comme un “plus” valorisant vis-à-vis de la clientèle
sont invisibles ou imperceptibles : gestion touristique. Cependant, verdir seulement son dis-
technique de l’établissement, réductions cours marketing et trop légèrement ses pratiques
de pollutions, maîtrise de l’énergie, utilisa- de fonctionnement est à proscrire (risque de perte
tion d’énergies renouvelables, gestion des de crédibilité). Communiquer en priorité sur des
déchets et des eaux usées, utilisation de actions accomplies et dont les bénéfices pour l’en-
produits locaux… vironnement sont véritables et significatifs.

86
ÉCOGUIDE 2007

Comment montrer simplement


son action environnementale
ÉES
BOÎTE À ID à ses clients ?
d’Or Montrez leur vos différences par rapport aux
du Soleil
Au Relais e s é ta blis- produits qui leur sont habituellement propo-
s la p lupart d
(Dordogne
) et d a n politique sés :
is sement”, la
n ve rd vironne- n Documents imprimés sur papier recyclé et
sements “e tale et la “charte en
e m e n ll d’entrée non blanchi au chlore ou sur du papier issu
environn é e s d a ns le ha
ment” son
t affi ch lupart des de forêts gérées durablement (PEFC) (bloc
le s ch a mbres. La p u- note, livret d’accueil, menus, programmes
ainsi que d
a n s ales comm
ch a în e s internation ntèle pen- d’ani­mations, etc.),
grandes rs leur clie
alement ve exemple n Offre d’écoproduits labelisés au libre service
niquent ég ur, en affichant par
jo rs et les des campings,
dant leur sé nt dans les ascenseu n Serviettes de toilette écolabelisées ou en
g e m e
leur enga
minaires. coton biologique, etc.
salles de sé

Boîte à idées
GE Participer à des concours et prix est un chal-
TÉMOIGNA
lenge motivant pour le personnel et valorisant
ilisé à
té sensib
“J’avais é ma pour l’entreprise. Quelques prix à connaître : Le
ment dès
l’environne u n e des Trophée Environnement Entreprise (ACFCI), le
nac. L’
o n à l’É co le de Savig co n sa cr ée Green Hotelier & Restaurateur Environmental
formati te In te rnet est r Award (IH&RA), Prix Auvergne de l’Environne-
pages de n
otr e si s en fa u ve
sa ti o n s e t initiative e s vi si- ment pour le Développement Durable (Conseil
à nos réali ment. Plus de 10 % d
n e Régional d’Auvergne)…
ro n !”
de l’envi nsultent
tre site la co
teurs de no s Goélands,
RD, hôtel Le lef Verte).
M. BERNA z (la bélisé C
de Lu
Saint Jean

87
ÉCOGUIDE 2007

Faire reconnaître
ses efforts
Il existe aujourd’hui plus d’une trentaine d’éco-
labels applicables aux entreprises et territoires
touristiques à travers le monde. Ces dispositifs
permettent d’attester les efforts consentis en
faveur de la préservation de l’environnement,
de faire reconnaître les bonnes pratiques en
place et ainsi de renforcer la démarche de
communication environnementale.

Les écolabels accessibles aux


hébergements touristiques français
Champs d’application : Hôtellerie traditionnelle et de Plein Air. Maisons d’hôtes.
Structure : 3 familles de critères (impératifs, guides, idéaux).
Domaines concernés : Gestion environnementale/ Déchets/Eau/Énergie/
Sensibilisation clients.
Attribution annuelle : par l’office français de la Fédération d’Éducation
La Clef Verte à l’Environnement (FEE).
[Link]
Champs d’application : hébergement “Gîtes de France” (gîte, chambre d’hôtes)
situé dans la majorité des cas dans un Parc Naturel Régional ou national.
Domaines concernés : Les critères sont 1/ Être situé dans un environnement
naturel de qualité 2/ Comporter un équipement d’observation de la nature et
des documents d’information spécifiques 3/ Être géré par des propriétaires
(ou responsables) soucieux de la préservation de l’environnement.
Gîtes Pandas Attribution : par WWF - Organisation mondiale de protection de la nature.
Champs d’application : Toutes entreprises touristiques (hôtels, campings, rési-
dences, activités de pleine nature, golfs,…) et toutes collectivités publiques
de territoire touristique du monde entier (seul dispositif international).
Structure : Critères de performances assortis d’exigences organi-
sationnelles. Processus en 3 étapes (ABC) : Affiliation (membres) -
Benchmarking (comparaison d’indicateurs à des niveaux de performance
minimaux) - Certification.
Green Globe Domaines concernés : Tous.
[Link] Attribution : par un organisme certificateur indépendant et agréé, après
audit. Dispositif créé par le WTTC (représentant les entreprises au sein de
l’Organisation Mondiale du Tourisme).
Champs d’application : Hébergements touristiques.
Structure : Critères de performance technique pondérés (obligatoires et
optionnels).
Domaines concernés : énergie, eau, déchets, produits chimiques, communi-
cation, sensibilisation.
Écolabel européen Attribution : par l’Agence Française de Normalisation (AFNOR) après audit
[Link] de l’entreprise.
Champs d’application : Hôtels traditionnels implantés dans un Parc Naturel
Régional.
Domaines concernés : Accueil. Relation au territoire et aux terroirs. Gestion
environnementale.
Attribution : par l’association Hôtels au Naturel et les Parcs Naturels
[Link] Régionaux.

88
ÉCOGUIDE 2007

Les autres standards accessibles aux


hébergements touristiques français
C’est “LA” norme internationale de la démarche environnementale.
Champs d’application : Applicable à tous types d’activités (productions de
biens et de services), petites ou grandes structures.
Contenu : Norme fixant des exigences d’organisation et de fonctionnement
d’un Système de Management Environnemental, basée sur le principe de
l’amélioration continue des performances environnementales.
ISO 14 001 Attribution : démarche certifiée par un organisme certificateur indépendant
[Link] et agréé, après audit.
[Link] Pour en savoir plus : [Link]
managementenvironnemental/[Link]

L’EMAS est le système communautaire européen de management environ-


nemental, basé sur l’ISO 14001 mais plus approfondi sur le plan de la per-
formance et de la transparence.
Pour en savoir plus : [Link]
Eco-Management
and Audit Scheme

S’ORIENTER
La Charte Européenne du Tourisme Durable :
Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne ou
Les deux Parcs Naturels Régionaux auvergnats du Parc Naturel Régional du Livradois-Forez.
sont engagés dans la mise en œuvre de la “charte
européenne du tourisme durable”, en association Deux écolabels officiels - NF Environnement et
avec les dix parcs du Massif central (association l’Écolabel européen - sont attribués aux produits qui
IPAMAC). Les objectifs de cette charte sont la garantissent aux consommateurs à la fois l’effica-
protection et la mise en valeur du patrimoine, le cité attendue et la limitation des impacts environ-
développement économique et social, la préserva- nementaux, notamment en termes de déchets. Les
tion et l’amélioration de la qualité de vie des habi- exigences imposées par ces labels portent sur l’en-
tants, la maîtrise de la fréquentation touristique et semble du cycle de vie des produits, depuis l’extrac-
l’amélioration de la qualité de l’offre touristique. tion des matières premières jusqu’à la fin de vie des
D’une façon plus générale, l’objectif principal produits, par élimination ou recyclage. Plusieurs
est de développer une offre identitaire qui ren- catégories de produits sont certifiés éco-produits
force et donne du sens à la destination “Parc”. parmi lesquels des téléviseurs, des lave-linges,
Une stratégie de territoire est élaborée et un des lave-vaisselles, des aspirateurs, du textile, du
accompagnement dans une démarche de pro- papier, des revêtements de sol, de l’ameublement,
grès est notamment fourni aux entreprises tou- des cartouches d’encre, des enveloppes, des sacs
ristiques concernées. Toute entreprise volontaire poubelles…
peut s’inscrire dans ce processus. Pour en savoir Pour en savoir plus :
plus : prendre contact avec le service tourisme du [Link]

89
ÉCOGUIDE 2007

ÉES Valoriser le patrimoine


BOÎTE À ID naturel
mands,
ings alle
47 camp ns ont engagé Les visiteurs de la région Auvergne viennent
trichie apprécier et découvrir les multiples facettes
isses et au nagement
italiens, su ll e ct ive de ma - et richesses de la région : gastronomie, culture
une déma
rc h e co projet euro
e m e n ta l grâce à un o n st a n ce . et traditions, histoire et vestiges du passé…
environn n d a ti o n d u Lac C n u Le patrimoine naturel local figure également
Fo t obte
péen de la petites structures on parmi les atouts à valoriser auprès des clien-
m e le s p lu s e t so n t enregis-
Mê IS O 14001 tèles touristiques. Aux côtés des activités de
ti o n net
la certifica p://www.e
cocamping. loisirs habituellement proposées, la démar-
M A S . h tt
trées E use est ce
rtifié che environnementale peut être étendue en
e H ô te li er de Toulo a démarche encourageant les clients à découvrir tant phy-
Le Lycé 2001. L
depuis juin u développement siquement qu’intellectuellement le patrimoine
ISO 14001 re a u d
r un “bu s profes- naturel de votre territoire.
s’appuie su upant des élèves, de
” re g ro u e s.
durable ls techniq
s personne POINTS DE VIGILANCE
seurs et de tion des
p lu s su r la certifica n-
Pour en sa
voir de l’Enviro La nature à l’état brut est de plus en plus
d e M a n agement .fr (s it e
Systèmes .[Link] difficile à décoder pour des populations majoritai-
(S M E ) : [Link] h a m b re s rement citadines. Les vacances deviennent alors
nement lé e des C
ss e m b ).
e l’A rie
Internet d Commerce et d’Indust un moment privilégié de redécouverte.
n ça is e s d e
Fra

AGE
TÉMOIGN
AGE tion de
TEMOIGN ne associa
és par “Grâce à u ts peu-
s sont guid nos clien
“Nos effort entale Bayonne, e s o is eaux
nvironnem p assage d
la Charte e ssée obse rv e r le
reviennent
r qui e ast p vent aller de l’été. Ils
u g roupe Acco p rati- à la fi n appré-
de l’hô te li e r d
e nts de b o n n e s migrateurs ’ailleurs la plupart
a g e m nt D ation
de 15 à 65
e n g urs, e ta n tous ravi s. ’une in fo rm
co n cr e ts . Par aille s n o tr e u ss i d e disposer d su r le s mul-
ques trè s cturon cient a t pointue
is nous stru e n ta l ie , va ri é e e
natu l etre
qu’hôte l Ib
s enviro n n e m approfond patrimoine
e p ro g rè o rm e tt e s d u ping de
démarche
d
rtifier selo
n la n tiples face surtout dans un cam
la faire ce nt tous les l lo ca l, p a r exemple
en vue de actions to u ch e culture ts . N o u s avons s
1 . N o s nt et cette 50 emplace
m e n s fleurs, le
ISO 14 0 0
e l’e
e
nvironnem concep- rs su r la géologie, le anse, les
d des dossie d
domaines alement la s oiseaux, la
ncerne ég extension.” balades, le reux autre
s
exi o n co sentiers et e n o m b
ré fl
m e n ts de notre ba sq u e s e t d
s ouvr a g e s
tion de s b â ti
cteur de l’hôt
el Ibis traditions a vo n s aussi de o u s
re o u s a r n
ERITIER, di thèmes. N anes (c
Laurent H e t le s é glises rom e n t in sc ri t
d’Issoire. sur l’art e s d ’u n monum
ro ch CO).”
sommes p l de l’UNES
u p a tr im o ine mondia t d’Abense,
a mping du P on
ARQUE, ca
Mme LAM A tla nt iques.
énées-
Tardets, Pyr

90
ÉCOGUIDE 2007

Pour répondre à cette recherche de naturalité


des clientèles, il n’y a pas de solution unique : ÉES
c’est à chacun de créer son offre d’information et BOÎTE À ID
nnaire
d’activités. Les réponses sont aussi variées que HN, gestio
n Mme KU e su r son
rganis
les richesses naturelles de votre territoire. Leur
m p in g à Valensole o n iq u e s qui
forme dépend de votre créativité et de celle des de ca
p ro m e n a des bota
acteurs locaux capables de faire découvrir sous terrain des ccès.
t un franc su es panonceaux
de multiples formes ce patrimoine naturel. remporten nt d
rs dispose ences
nD es hôtelie ant les noms des ess
en bois ind
iq u tes de leurs
Comment valoriser le patrimoine rb re s et des plan nt
au pied d e s a cient souve
naturel auprès de sa clientèle ? L e u rs cl ients appré
parcs. e.
édagogiqu e), une
Constituer un fond de ressources cet effort p a S e rre (Arièg
g L en-
n Connaître les richesses de son terri-
n Au cam
p in ire” agrém
toire : disposer d’un fond documentaire e n a tu re lle volonta rt e a été
“réserv écouve
varié (romans, cartes, ouvrages botaniques, d e p a rc ours de d p a rt e n a riat
tée e en
est animé locale.
guides de randonnée, etc.) et répertorier les créée. Elle a ti o n n aturaliste
espaces naturels sensibles proches (parcs, n e a ss o ci
avec u
réserves naturelles…).
[Link]
[Link] Mettre l’information à disposition
[Link] de la clientèle
n Connaître les richesses de sa propriété : n Mettre la documentation collectée à dispo-
répertorier les espèces végétales et anima- sition (prêt ou consultation).
les vivant sur son site. n Créer si besoin ses propres documents
n Connaître les acteurs pouvant faire (listes, descriptifs…).
découvrir ces richesses à vos clients : n Pour ce qui concerne votre propriété : placer
répertorier les associations et organis- des panonceaux indiquant les noms d’espè-
mes proposant des activités de découverte ces, créer une documentation spécifique,
du milieu naturel. Adressez-vous à votre un parcours de découverte pouvant être
Conseil général, aux Offices de Tourisme et accompagné par un animateur…
Syndicats d’Initiatives (O.T.S.I.), aux Centres
Permanents d’Initiation à l’Environnement
(CPIE). Invitez vos clients à faire partager
leurs découvertes pour étendre peu à peu
AGE
votre inventaire. TÉMOIGN
pas-
rdinier est vec
“Notre ja iq u e . A
botan
sionné de u site
s cr é é u n nouvea -
lui, nous
a vo n tre si com
te
n co m p lé ment de no u te s le s
Internet e se ntons to
p ré
mercial, o
ù n o u s ain et d s a n
se n te s su r notre terr
espèces pré
s”
les environ Le Par adis, Saint-
Léon-
RS, camping
M. KUSTE gn e.
Dor do
sur-Vézère,

91
ÉCOGUIDE 2007

Mettre son énergie


au service d’actions BOÎTE À ID
ÉES
locales de préservation ples d’éta
blis-
de l’environnement Les exem qués dans la
impli
uristiques breux.
Le patrimoine naturel d’un territoire est l’une sements to la nature sont nom ap-
protection
d e risé en s’
des grandes forces d’attraction touristique.
is l’e ff o rt est valo uipes
Améliorer les pratiques au sein de son établis- À chaque
fo hies des éq
t su r d e s photograp
sement est un premier pas vers la préservation puyan fia
en action. rincesa So
de cette richesse. Le second niveau d’engage-
In te rc o n tinental P in tr o d u c-
ment consiste à s’impliquer “à l’extérieur”, n L’hôtel e participe à
la ré
ée
a rc e lo n s d é ci m
localement, dans des actions de protection de de B rapace
espèce de t été
la nature, en partenariat avec des associations tion d’une ti o n . D e s nichoirs on nt
a n is a e ti ts o
ou des collectivités locales. par l’urb eurs p
toit et plusi ersonnel.
ll é s su r le
insta par le p
té adoptés nels du
Conseils d’ailleurs é e s, le s profession
ra ïb ons
nD  ans le s C a s asso ati
ci
n Mobiliser toute son équipe pour le nettoyage
sm e so u tiennent le arines avec
touri ues m
d’un site naturel remarquable. ion des tort xcursions d’ob-
de protect t d e s e
n Participer à la sensibilisation des enfants anisen
d’une école voisine (plantation d’arbres, qui ils org le u r cl ie n tèle.
our ar)
servation p ta n iè re s (Hyères, V
exposition nature…). Les P ri n cales nt d o
n Faire participer des employés aux événe- n L ’hôtel u x a ss ociations lo arin
d e u milieu m
ments de célébration de la Journée de la adhère à rotection d
t e st la p e s n a tu rel-
Terre, de la semaine du développement l’obje o n d e s richess
rv a ti
et la prése iens.
durable, de la semaine de la mobilité, etc. squ’île de G de la
les de la Pre a in e C a nadienne
n Soutenir une organisation ou relayer une t la S e m C a n adian
nD  uran e m p lo yés des
campagne d’information nationale ou
Terre plusi
e u rs ont parti-
régionale… d e Vancouver l
Pacific H o te ls ace nature
u n e tt o y a ge d’un esp
cipé a
la ville.
proche de

S’ORIENTER
Pour en savoir plus sur le développement
durable du tourisme, consultez le site Internet de
l’Organisation Mondiale du Tourisme
[Link] et le Code mondial
d’éthique du tourisme.

92
ÉCOGUIDE 2007

Vers un tourisme Que ce soit pour une entreprise, un territoire,


un pays, il s’agit de trouver un équilibre entre
durable la recherche de progrès social et le déve-
La préservation de son environnement est loppement économique tout en préservant
l’une des trois dimensions à prendre volon- intelligemment les milieux et les ressources
tairement en compte dans une stratégie de naturelles.
développement durable. Il s’agit d’un mode
de développement qui répond aux besoins des Pour aller plus loin : Afin de suivre les
générations actuelles tout en permettant aux évolutions et les nouveautés en matière
générations futures de répondre aux leurs. de bonne gestion environnementale et de
développement durable, vous pourrez trou-
Ce concept fait son chemin depuis plus d’une ver des informations utiles et actualisées
trentaine d’années après avoir émergé au sein sur le site internet du Comité Régional de
même des Nations Unies lorsque Développement Touristique d’Auvergne :
[Link]
les conséquences du déve-
loppement industriel ont
commencé à appa-
raître à l’échelle ■ Valorisation des produits et des savoir-faire locaux
■ Sécurité des biens et des personnes
planétaire. ■ Préservation et valorisation des traditions et des richesses culturelles
■ Création d'emplois

SOCIAL
homme

CULTURE
SÉCURITÉ
L ÉC
TA e re
ON tabilité

VIVABLE ÉQUITABLE
r
N
NNEME

n
u

OM
nat

DURABLE
IQUE

PATRIMOINE QUALITÉ
VIABLE
VIRO
N

E
■ Préservation du patrimoine ■ Amélioration de la satisfaction de la clientèle
■ Préservation des ressources naturelles ■ Équilibre des rapports clients fournisseurs
■ Protection des écosystèmes locaux ■ Amélioration de la qualité de service
■ Réduction des pollutions ■ Pérennisation de l'activité
■ Amélioration de la qualité de vie… ■ Développement de la rentabilité
■ Création d'offres innovantes
■ Partenariats…

93
ÉCOGUIDE 2007

Contacts utiles

FRANCE
Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie Aéroport - B.P. 25 Tél. 04 73 60 46 46
d’Auvergne [Link] 63510 AULNAT Fax 04 73 90 89 22
Chambre de Commerce et d’Industrie 17 Cours Jean Jaurès - B.P. 1729 Tél. 04 70 35 40 00
de Moulins-Vichy [Link] 03017 MOULINS Cedex Fax 04 70 35 40 99
Chambre de Commerce et d’Industrie de Montluçon 15 Boulevard Carnot - B.P. 3248 Tél. 04 70 02 50 00
[Link] 03106 MONTLUÇON Cedex Fax 04 70 05 50 59
Chambre de Commerce et d’Industrie d’Aurillac 44 Boulevard du Pont Rouge Tél. 04 71 45 40 40
[Link] 15013 AURILLAC Cedex Fax 04 71 48 48 12
Chambre de Commerce et d’Industrie 16 Boulevard Bertrand - B.P. 127 Tél. 04 71 09 90 00
du Puy-en-Velay [Link] 43004 LE PUY EN VELAY Cedex Fax 04 71 02 77 58
Chambre de Commerce et d’Industrie de Brioude Place de la Résistance - B.P. 30 Tél. 04 71 50 05 36
[Link] 43101 BRIOUDE Cedex Fax 04 71 50 43 43
148 Boulevard Lavoisier
Chambre de Commerce et d’Industrie de Clermont- Tél. 04 73 43.43.43
63037 CLERMONT FERRAND
Ferrand/Issoire [Link] Fax 04 [Link]
Cedex 01
16 Rue du Commerce - B.P. 7 Tél. 04 73 33 74 74
Chambre de Commerce et d’Industrie de Riom
63201 RIOM Cedex Fax 04 73 63 09 33
Chambre de Commerce et d’Industrie de Thiers 47 Avenue Général de Gaulle - B.P. 90 Tél. 04 73 51 66 50
[Link] 63307 THIERS Cedex Fax 04 73 80 78 81
Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ambert 4 Place de l’Hôtel de Ville - B.P. 69 Tél. 04 73 82 01 55
[Link] 63600 AMBERT Fax 04 73 82 44 00
Agence Départementale de Développement Place de la Bourse
Touristique du Puy-De-Dôme 63038 CLERMONT-FERRAND Tél. 04 73 42 22 50
[Link] CEDEX 1
Pavillon des Marronniers
Comité Départemental du Tourisme de l’Allier
Parc de Bellevue - BP 65 Tél. 04 70 46 81 50
[Link]
03402 YZEURE
Cantal Tourisme 36, rue de Sistrières
Tél. 04 71 63 85 00
[Link] 15000 AURILLAC
Comité Départemental du Tourisme de Haute Loire 1 place Monseigneur de Galard
Tél. 04 [Link]
[Link] 43000 LE PUY EN VELAY
Conseil régional d’Auvergne
13/15, avenue de Fontmaure - BP 60 Tél. 04 73 31 85 85
[Link]
63402 CHAMALIERES Cedex Fax 04 73 36 73 45
Service Environnement
Hôtel du département
Conseil général du Puy de Dôme 24, rue Saint-Esprit
Tél. 04 73 42 20.20
[Link] 63033 CLERMONT-FERRAND
CEDEX 1
Conseil général de l’Allier 1, avenue Victor Hugo
Tél. 04 70 34 14 26
[Link] 03016 MOULINS CEDEX
Hôtel du Département
Conseil général du Cantal
28, avenue Gambetta Tél. 04 71 46 20 90
[Link]
15015 AURILLAC CEDEX
1, place Monseigneur de Galard
Conseil général de la Haute Loire
BP 310 Tél. 04 71 07 43 69
[Link]
43011 LE PUY-EN-VELAY
Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne Château de Montlosier Tél. 04 73 65 64 00
[Link] 63970 Aydat Fax 04 73 65 66 78
Parc Naturel Régional Livradois-Forez Maison du Parc Tél. 04 73 95 57 57
[Link] 63880 ST-GERVAIS-SOUS-MEYMONT Fax 04 73 95 57 84
Agence De L’Environnement
et de la Maîtrise de l’énergie (ADEME)
Site national [Link]

94
ÉCOGUIDE 2007

Espace Info-Énergie/ADIL Puy-de-Dôme courriel : 129 Avenue de la République Tél. 0 800 503 893
adil63@[Link] 63100 Clermont Ferrand Numéro Vert

Espace Info-Énergie/ADUHME
129, avenue de la République Tél. 04 73 42 30 90
Agence Locale des Énergies
63100 CLERMONT-FERRAND Fax 04 73 92 78 21
[Link]
Espace Info-ÉNERGIE/PACT ARIM de l’Allier 4 Quai Turgot Tél. 0 800 503 893
courriel : [Link]@[Link] 03100 Montluçon Numéro Vert

Espace Info-ÉNERGIE/PACT ARIM du Cantal 9, avenue Aristide Briand Tél. 0 800 503 893
courriel :espace-info-energie-pact15@[Link] 15000 Aurillac Numéro Vert

Hôtel du Département - BP 310


Espace Info-ÉNERGIE /CAUE 43 Tél. 0 800 503 893
Rue Grasmanent
courriel : espace-info-energie43@[Link] Numéro Vert
43000 Le Puy en Velay
AFNOR certification [Link]
n Liste des produits et services ayant reçu
les écolabels officiels : NF Environnement 11, avenue Francis de Pressensé Tél. 01 41 62 80 00
([Link] 93 571 St Denis de la Plaine Cedex Fax 01 49 17 90 00
et Écolabel Européen
([Link]
Agence de l’eau Adour-Garonne 90, rue du Férétra Tél. 05 61 36 37 38
[Link] 31078 TOULOUSE CEDEX Fax 05 61 36 37 28
Agence de l’eau Loire-Bretagne Avenue de Buffon - B.P. 6339 Tél. 02 38 51 73 73
[Link] 45063 ORLEANS CEDEX 2 Fax 02 38 51 74 74
Agence française pour le developpement et la promo-
6 rue Lavoisier Tél. 01 48 70 48 30
tion de l’agriculture biologique
93100 MONTREUIL-SOUS-BOIS Fax 01 48 70 48 45
[Link]
83, boulevard Mac Donald
Association HQE [Link] Tél. 01 42 05 45 24
75019 PARIS
Centre d’information et de documentation sur le bruit 12, rue Jules Bourdais Tél. 01 47 64 64 64
(CIDB) [Link] 75 017 PARIS Fax 01 47 64 64 63
Centre d’information, de documentation et de forma-
tion sur les énergies renouvelables (CIDFER) Observ’ER
Tél. 01 44 18 00 80
[Link] 146, rue de l’Université
Fax 01 44 18 00 36
n Informations complètes sur les énergies 75007 PARIS
renouvelables et l’habitat bioclimatique
Comité de liaison énergies renouvelables [Link]
[Link] 2B, rue Jules Ferry Tél. 01 55 86 80 00
n Centre de documentation important notamment 93100 MONTREUIL Fax 01 55 86 80 01
sur le thème de l’énergie et de l’habitat,
CONIBI [Link] 47, Allée des Impressionnistes
Consortium Industriel Bureautique Informatique “Le Gauguin” ZI Paris Nord 2 Tel. 01 48 63 94 94
n Collecte gratuite des cartouches et toners BP 50 418 – Villepinte Fax 01 48 63 94 95
des grandes marques 95 944 ROISSY CDG Cedex
Allier Tél. 04 70 20 11 00
Conseils en Architecture Urbanisme Cantal Tél. 04 71 48 50 22
et Environnement [Link] Haute Loire Tél. 04 71 07 41 76
Puy-de-Dôme Tél. 04 73 42 21 20
Direction regionale de l’environnement Auvergne
(DIREN)
65, boulevard François Mitterrand
[Link] Tél. 04 73 17 37 37
BP163
n La DIREN a pour mission de contribuer Fax 04 73 17 37 38
63004 Clermont-Ferrand Cedex 1
à la connaissance, à la gestion et à la valorisation
de l’environnement

95
ÉCOGUIDE 2007

ECORISMO : forum-salon annuel sur les ecoproduits


et les solutions environnementales pour l’hôtellerie,
la restauration, le camping et le tourisme
[Link]
ECO-CAMPS : projet européen dédié à l’éco-concep-
tion des bâtiments, aménagements et hébergements
locatifs dans les campings
[Link]
URCPIE Auvergne : Réseau d’éducation Le Riou Tél. 04 71 03 08 17
à l’environnement [Link]@[Link] 43700 CHASPINHAC Fax 04 71 03 08 02
Ministère de l’écologie et du développement durable 20, avenue de Ségur
Tél. 01 42 19 20 21
[Link] 75302 PARIS 07 SP
QUALICLIMAFROID [Link]
n Qualification et Classification Techniques
BP 65 Tél. 01 58 05 11 00
des entreprises d’installation de matériel
94 802 VILLEJUIF cedex Fax 01 46 45 60 64
frigorifique, de ventilation, de climatisation
et de traitement de l’air.
QUALICUISINE [Link]
n Qualification et Classification Techniques 6, rue de Montenotte Tél. 01 58 05 11 00
des entreprises d’installation de matériel 75 017 PARIS Fax 01 58 05 11 02
pour cuisines professionnelles
QUALIPAYSAGE [Link]
44, rue d’Alésia Tél. 01 43 27 34 18
Organisme professionnel de qualification des entre-
75682 PARIS Cedex 14 Fax 01 43 27 34 19
prises de paysage
SCRELEC [Link]
11/17, rue Hamelin
Organisme de collecte et de recyclage Tél. 08 25 82 82 82
75783 PARIS cedex 16
des équipements électriques et électroniques
Syndicat de l’éclairage
17, rue Hamelin Tél. 01 45 05 72 72
[Link]
75783 PARIS Cedex 16 Fax 01 45 05 72 73
Organisation professionnelle des fabricants
Syndicat national des transformateurs de produits natu- 65, rue de Meslay Tél. 01 48 04 01 49
rels et de culture biologique [Link] 75003 PARIS Fax 01 48 04 01 64
TERRE VIVANTE [Link]
n Centre de découverte de l’écologie pratique Domaine de Raud Tél. 04 76 34 80 80
n Ouvrages sur le jardinage biologique, 38170 MENS Fax 04 76 34 84 02
habitat écologique, l’environnement.

INTERNATIONAL
Tourism partnership
[Link]
Association Internationale dédiée au tourisme responsable
n Publication d’un magazine spécialisé “Green Hotelier”
n Multiples publications sur l’environnement dans l’hôtellerie et le tourisme
n Programme de comparaison des performances aux standards de le profession hôtelière sur
[Link]
International Hotel & Restaurant Association (IH&RA) [Link]
n Prix international : Green Hotelier & Restaurateur Environmental Award
([Link]
n Publications sur l’environnement dans l’hôtellerie et le tourisme

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ÉCOGUIDE 2007

ÉCOLABELS POUR LES HÉBERGEMENTS TOURISTIQUES


LA CLEF VERTE [Link]
6, avenue du Maine Tél. 01 45 49 40 50
Office français de la Fondation pour l’Éducation
75015 PARIS Fax 01 45 49 27 69
à l’Environnement [Link]
GREEN GLOBE 21 [Link]
Green Globe Asia Pacific Pty Ltd
Certification en Environnement et Tourisme Durable Tél. +61 2 6257 9102
GPO Box 371
pour les entreprises et les collectivités de territoires Fax +61 2 6257 9103
Canberra 2601 - AUSTRALIE
touristiques
ÉCOLABEL EUROPEEN AFNOR CERTIFICATION
Site d’information spécifique pour la catégorie 11, avenue Francis de Pressensé Tél. 01 41 62 80 00
“hébergements touristiques” 93 571 ST DENIS DE LA PLAINE Fax 01 49 17 90 00
[Link] Cedex
HOTELS AU NATUREL Fédération des Parcs naturels
[Link] régionaux de France Tél. 01 44 90 86 20
Uniquement pour les hôtels-restaurants implantés 4, rue de Stockholm Fax 01 45 22 70 78
dans un Parc Naturel Régional 75008 PARIS

PLUS SPÉCIALEMENT SUR INTERNET


COMITÉ 21
[Link]
Comité français pour l’environnement et le développement durable
Site francophone du développement durable htttp://[Link]
Annuaire des produits recyclés [Link]
ECOCAMPING INTERNATIONAL
Projet européen de management environnemental [Link]
des campings
ECOTRANS : base de données sur des expériences concrètes euro-
[Link]
péenne en Tourisme & Environnement
Organisation Mondiale du Tourisme (rubrique Développement dura-
[Link]
ble du tourisme)
Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE)
Nombreuses publications spécifiques sur le thème Tourisme &
[Link]
Environnement
Caribean Alliance for Sustainable Tourism (CAST) [Link]
Syndicats professionnels
Arrosage Intégré [Link]
Espaces Verts [Link]
Architectes paysagistes [Link]

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ÉCOGUIDE 2007

PUBLICATIONS UTILES
Déchets en restau- Edition BPI Ref. 1144
Les quatre saisons Terre vivante
ration – traitement [Link]
du jardinage (magazine) (voir rubrique France)
et valorisation [Link]
TOURISM ADEME Editions -
Les déchets de la
Green Hotelier (magazine) PARTNERSHIP Coll. : Connaître
restauration en
Environmental Action Pack (voir rubrique pour Agir - 2000
France
International) Réf. 3418
SYSTÈMES
Systèmes Solaires
SOLAIRES IHRA / PNUE /
(magazine)
146, rue de EUHOFA. (voir rubrique
[Link]
l’Université International)
[Link]
75007 PARIS
PNUE (voir rubrique
ADEME Délégation
Mon Hôtel & l’Environ- International) – Tour
Régionale Aquitaine Tél. 05 56 33 80 00
nement (guide pratique Operator Initiative
6, Quai Paludate Fax 05 56 33 80 26
gratuit sur demande) [Link]
33000 BORDEAUX
org
Organisation
Vitoires Editions
Environnement Magazine Mondiale du
38, rue Croix-des- Tél. 01 53 45 89 00
[Link] Tourisme, 1997.
Petits-Champs, Fax 01 53 45 89 11
[Link] [Link]
75001 PARIS
[Link]

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ÉCOGUIDE 2007

Ce guide a été réalisé avec l’aimable autorisation


de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie de Provence Alpes Côte d’Azur Corse
et rédigé en collaboration avec :

Nous remercions particulièrement l’A.D.D.T. du Puy-de-Dôme pour son soutien lors de cette rédaction.

Pour télécharger gratuitement cet Écoguide, rendez-vous dans l’espace “Partenaires”


sous la rubrique “documentation” sur [Link]

Ce guide pratique a été rédigé par :

[Link]

Imprimé par une entreprise labélisée “Imprim’Vert” sur du papier dont la cellulose provient exclusivement
d’exploitations forestières gérées durablement (labélisées PEFC). Imprimé avec des pigments de charge et de couchage
composés de produits naturels (carbonate de calcium et kaolin).

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