I.
INTRODUCTION
L’éthique et la déontologie constituent deux piliers fondamentaux de toute administration publique
responsable et crédible. L’éthique se rapporte à l’ensemble des valeurs morales et sociales qui orientent
le comportement des individus dans la société, tandis que la déontologie renvoie à l’ensemble des règles
et devoirs spécifiques liés à l’exercice d’une fonction ou d’une profession.
En République Démocratique du Congo, le Gouvernement a adopté le décret-loi n°017/2002 du 3
octobre 2002 portant Code de bonne conduite de l’agent public de l’État. Ce texte a pour objectif de
promouvoir l’intégrité, la discipline, la transparence et l’efficacité dans la gestion des affaires publiques,
tout en luttant contre les antivaleurs telles que la corruption, la fraude ou l’abus de pouvoir.
Ce travail se propose de lire et d’analyser ce Code de bonne conduite afin de ressortir les valeurs
indispensables et les comportements à proscrire pour un professionnel de l’État.
II. DÉVELOPPEMENT
1. Présentation du Code de bonne conduite
Le Code de bonne conduite de l’agent public de l’État s’applique à toutes les catégories d’agents : du
Président de la République jusqu’aux fonctionnaires de base, en passant par les magistrats, les policiers,
les militaires et les agents des entreprises publiques.
Ses objectifs sont clairs :
Renforcer l’intégrité morale des agents publics ;
Promouvoir une administration efficace et proche du citoyen ;
Restaurer la confiance du peuple dans ses institutions ;
Lutter contre la corruption et autres comportements déviants.
2. Les valeurs indispensables pour un professionnel
Intégrité et probité : honnêteté, rejet de la corruption et du détournement.
Responsabilité et transparence : rendre compte de ses actes, déclaration de patrimoine obligatoire.
Respect des lois et règlements : discipline et exemplarité.
Disponibilité et efficacité : assiduité, ponctualité et qualité du service public.
Neutralité et impartialité : objectivité, absence de favoritisme, éviter les conflits d’intérêts.
Respect de la dignité humaine : rejet du harcèlement, violences, injures ou intimidations.
Encadrement et esprit d’équipe : soutenir les collaborateurs, assurer la continuité du service public.
3. Comportements non indispensables et à proscrire
Le Code condamne un certain nombre d’attitudes qui nuisent à l’image et au bon fonctionnement de
l’administration publique, notamment :
La corruption, le détournement et la concussion ;
Le mensonge, la fraude et les falsifications ;
L’ivrognerie et les comportements immoraux ;
Le harcèlement et les violences verbales ou physiques ;
La négligence, l’absentéisme ou la paresse dans le travail ;
L’abus de fonction et le trafic d’influence ;
La politisation excessive des services publics.
4. Rôle de l’OSCEP
Le décret-loi n°017/2002 confie à l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique
Professionnelle (OSCEP) la mission de veiller à l’application de ce Code.
L’OSCEP est chargé de :
Promouvoir et vulgariser le Code de bonne conduite ;
Surveiller son respect par tous les agents publics ;
Proposer des mesures de prévention et de sanction contre les violations constatées ;
Publier chaque année un rapport sur l’état de la corruption et de l’éthique professionnelle en RDC.
Ainsi, l’OSCEP apparaît comme un organe clé dans la moralisation de la vie publique congolaise.
III. CONCLUSION
En définitive, le Code de bonne conduite de l’agent public de l’État en RDC est un instrument juridique
et moral visant à renforcer l’intégrité, la transparence et la discipline dans la gestion publique. Il établit
des valeurs indispensables telles que l’honnêteté, la responsabilité, le respect de la dignité humaine, la
neutralité et l’efficacité.
De même, il proscrit les comportements contraires à l’éthique tels que la corruption, la fraude,
l’immoralité ou la négligence. En s’engageant à respecter ces principes, l’agent public contribue à
restaurer la confiance entre l’État et les citoyens et participe activement au développement du pays.
Le respect rigoureux de ce Code est donc une exigence incontournable pour tout professionnel désireux
de servir loyalement la République.
IV. NOTES ET RÉFÉRENCES
1. Décret-loi n°017/2002 du 3 octobre 2002 portant Code de bonne conduite de l’agent public de l’État,
[Link]
2. Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle (OSCEP),
[Link]
V. BIBLIOGRAPHIE
Décret-loi n°017/2002 du 3 octobre 2002, Code de bonne conduite de l’agent public de l’État,
[Link].
OSCEP, Documentation officielle sur la promotion de l’éthique en RDC.
K. Mbayo, Éthique et gouvernance publique en République Démocratique du Congo, Éditions
universitaires africaines, 2015.