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Introduction à la civilisation chinoise

Le cours sur la civilisation chinoise aborde la complexité de la Chine en tant qu'État-continent, sa diversité ethnique et linguistique, ainsi que son histoire unique qui ne doit pas être comparée à celle de l'Occident. Il explore les permanences culturelles et institutionnelles de la Chine à travers les âges, notamment l'importance de l'écriture, des innovations technologiques et des structures sociales comme les guildes de marchands. Enfin, il souligne le rôle des croyances religieuses et du culte des ancêtres dans la formation de l'identité chinoise.

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Introduction à la civilisation chinoise

Le cours sur la civilisation chinoise aborde la complexité de la Chine en tant qu'État-continent, sa diversité ethnique et linguistique, ainsi que son histoire unique qui ne doit pas être comparée à celle de l'Occident. Il explore les permanences culturelles et institutionnelles de la Chine à travers les âges, notamment l'importance de l'écriture, des innovations technologiques et des structures sociales comme les guildes de marchands. Enfin, il souligne le rôle des croyances religieuses et du culte des ancêtres dans la formation de l'identité chinoise.

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Cours 1 – civilisation chinoise

La Chine, grammaire d’une civilisation

 Aspects pratiques :
- 5 cours de 2h
- Mr Pattus – intéressé à la Chine par la géopolitique

 Grammaire des civilisations : Historien Fernand BRAUDEL

 La Chine :
- Etat-continent, vaste Etat = superficie : 9,597 millions km²
- Elle a toujours eu un idéal d’unité (dirigeants, peuples)
- 56 ethnies + 1 ethnie majoritaire : Han (92%) mais certains nombres de
divisions linguistiques, culturelles
- 1,4 milliard d’habitants = gérer une population aussi nombreuse et diverse
- Difficultés supplémentaires + implique un sentiment assez prononcé de
globalité
- Elle se conçoit comme un monde en lui-même

 Il ne faut pas comparer l’histoire de la Chine à l’histoire occidentale


- La population de la Chine a doublé au moment de son industrialisation, en 1949
 La population avait déjà doublé au XVIIIème siècle mais on ne sait pas pourquoi
pas
- On parle de lumière chinoise mais pas le même chose que notre siècle des
lumières pendant la dynastie Qing
- On compare la révolution chinoise avec la révolution française ou russe, mais
la révolution chinoise n’a jamais essayé de s’exporter au-delà de ses frontières
- Comparaison révolution communiste chinoise ≠ russe = révolution de paysans
- Corruption en Occident d’un fonctionnaire qui s’enrichit en dehors des canaux
institutionnels = pas le cas en Chine impériale
- Les luttes partisanes / luttes idéologiques = nationalistes vs. Communistes =
luttes personnelles plutôt que des luttes idéologiques, avec des visions du
monde pas forcément différentes

 S’intéresser aux permanences :


- « Les civilisations sont assurément des personnages dont la longévité dépasse
l’entendement. Fabuleusement vieilles, elles persistent à vivre dans chacun
d’entre nous. » (Fernand Braudel)
 Il ne faut pas oublier les structures civilisationnelles

 Qu’est-ce que c’est qu’une civilisation ?


- André Malraux : nature d’une civilisation c’est ce qui s’agrège autour d’une
religion
- Samuel Huntington, Le choc des Civilisations : une culture au sens large. Elle
se définit par des valeurs, des idéaux, des caractéristiques intellectuels mais
aussi morales d’une société. Dans une large mesure, les principales
civilisations se sont identifiées dans l’histoire avec les grandes religions du
monde.
- Adda Bruemmer-bozeman : les valeurs, les normes, les institutions et les
modes de pensée auxquels les générations successives ont, dans une société
donnée, attaché une importance cruciale (leur ont survécu, les gens ne se
rendent pas forcément compte que ca conditionne leurs décisions communes
ou personnelles, remet presque en cause le libre-arbitre)
- Raymond Aron : Les hommes font l’histoire mais ne savent pas l’histoire qu’ils
font

 Il y a des permanences dans l’histoire chinoise, qui ont survécu à la révolution


communiste
- Ex : Xi Jinping a réactivé les routes de la soie = reprend la politique des premiers
empereurs Han
- Mao, Deng Xiaoping, Xi Jinping… = Empereurs rouges

I. La Chine impériale, matrice de la Chine contemporaine

1. Une tyrannie hydraulique

 Le fleuve : point de départ d’une civilisation


- La Chine au départ est potamique :
 Chine parcouru par 2 grands fleuves : fleuve jaune (黄河) = Nord + fleuve bleu
(扬子江) = Sud
 + Le grand canal qui permet d’approvisionner Pékin (voie de communication
nord/sud)

 Les cultures sont ≠ en fonction régions :


- Chine du Nord : climat continental (les régions plus au N correspondent au S
de l’Europe) explique les cultures de carottes, navets, choux…Chinois du N
mangent beaucoup de blé
- Chine du Sud : climat tropical : cultures de riz, fruits, légumes…

 Main d’œuvre très importante = On n’utilise pas le cheval comme en Occident


- 150 millions en 1750, plus de 300 millions en 1850 = développement très rapide
de la population
La Dynastie Qing (1644-1911)
 Dernière dynastie impériale chinoise + dynastie Mandchoue
- Mécanisation très lente
- Ordre pyramidal :
 Etat au sommet (Empereur)
 Lettrés (mandarins) / propriétaires
 Paysans tout en bas
 Toute remise en cause de cet ordre peut signifier chaos et famine

 Zones de libre-échange avant l’heure :


- Spécialisation des régions : sud = riz ≠ nord = cotons
- Spécialisation régional artisanale : soie (Hangzhou) / porcelaine (Jingdezhen)
 Régions s’échangent leurs productions agricoles ou artisanales
 Lainages à Canton, qui reçoit du coton de la part du Sichuan (échanges
commerciaux)
 Du Sichuan, parvenait également du bois mais aussi de l’opium
 Les fleuves servent de canaux de distribution (d’ouest en est) + le grand canal
(du nord vers le sud)
 Ex : 3 localités qui se regroupent dans le Hubei = Hankou + Wuchang +
Hanyang = forment la localité de Wuhan aujourd’hui  se situent à la
confluence du Yangzi + un de ses affluents = plaque tournante du commerce
en Chine à cette époque
- Par la côte jusqu’à l’intérieur des terres : des marchandises acheminées
 Marchandises qui viennent du sud = fruits / marchandises qui viennent du nord
= fourrures  par les fleuves
 Plus de tonnages en 1840 à Shanghai qu’à Londres (fief du commerce
occidental)
 Bien souvent la production reste locale : il y a ces spécifications que pour
certaines denrées
 Sel, riz, thé = denrées essentielles en Chine

 Existence de marchants monopoleurs (Kang ?) :


- Ils vendent leurs produits à des marchands distributeurs  amènent les
produits à des dépôts régionaux  s’occupent de distribuer localement
- Les Qing ont hérité du mécanisme des Ming consistant à utiliser l'argent pour
les transactions importantes.
 Le fait de transporter de grandes quantités de monnaie au cours de longs
voyages exposait les marchands au risque de vol et d'attaques en tout genre.
 C'est ainsi qu'apparurent les piaoshao, des banques où les gains pouvaient être
déposés dans une ville + encaissés dans une autre avec un billet d'une banque.
 Permis de réduire le risque lié au transport de l'argent, qui était lourd et
encombrant, de diminuer le coût des transactions et d'améliorer la circulation
des biens et de l'argent.
 Avant-gardiste dans le domaine bancaire (prêt bancaires, billets de banque) =
se met en place dès la dynastie Song (960 – 1279)
- Lettré Wei Yuan, XIXème siècle = système de ticket (piaoshao) pour les
marchands privés qui voulaient s’intégrer dans le commerce
- Fait penser à aujourd’hui, la dualité privé/public en chine
 1ère monnaie imprimée sur papier au monde (billet) = dynastie Song : Jiaozi

 2 types d’institutions bancaires :


- Piaoshao : type de banque qui existaient en Chine durant la dynastie Qing
(dans le Nord de la Chine majoritairement)
- Qianzhuang : locale + indépendantes banques chinoises (dans le Nord de la
Chine majoritairement)

 Les marchands s’organisent rapidement + deviennent une institution non-


officielle mais très importante
- Deviennent personnes puissantes dans certaines villes
- Création des guildes = associations de marchands, qui s’organisent en comtés
+ permettent aux marchands de trouver des auberges pour loger pendant
voyages, lieux de réunions + ajoutent un sentiment d’appartenance à un groupe
- Se chargent d’arbitrer les litiges commerciaux entre marchands, facilitent
l’acheminement des marchandises,
- Marchands ont des salles pour préparer les examens (devenir fonctionnaires,
lettrés…) = très compliqué de réussir examens + ascension sociale vertigineuse
 Intérêt : recherche d’un patronage illustre
- Guildes aussi des fonctions religieuses : temple qui se fait en fonction de la
divinité protectrice, la guilde hui-chou par ex à Hankou = emblème : philosophe
de la dynastie Song
- Guildes financées par cotisations de marchands qui achètent des biens
immobiliers (deviennent promoteurs immobiliers) + sorte de mécénat qui se met
en place, au service de la communauté dans lesquelles elles se sont installées
(activités « philanthropiques »)
 Guildes tellement puissantes : finissent par s’abroger des règles des
fonctionnaires = ne surveillent plus la qualité des produits
 Etat chinois incapables de contrôler + d’avoir des règles de qualité des produits
= Passe à cote du partenariat commercial avec la compagnie des indes  c’est
l’Inde (et le Japon un peu) qui en profite

 Résumé : syndicat, conseil municipal, tribunal des prud’hommes, auberge de


jeunesse, service de sécurité, restos du cœur, diocèse  incarne l’esprit
communautaire confucéen
- Ex : Beijing plus de 200 consortiums commerciaux spécialisées dans différents
types de marchandises. Leurs guildes n'étaient pas seulement des lieux
d'affaires et des hôtels, mais aussi des restaurants et des théâtres pour les
habitants de la même ville ou de la même province, des lieux de rencontre qui
permettaient aux étudiants, aux fonctionnaires, aux marchands et aux
banquiers de tisser des liens. Ils diffusaient la cuisine et la culture de leurs
provinces dans la capitale et faisaient la publicité des nouvelles modes dans
leurs villes et provinces d'origine.

 La chine a très rapidement innové : 4 grandes inventions chinoises


- Papier
- Imprimerie
- Boussole
- Poudre à canon

 Pourquoi autant d’innovations ?


- High-level equilibrium trap (John Keen/Mark Elvin) = ce haut niveau de
technologie empêchait l’investissement dans le développement industriel 
immense réservoir de force musculaire (main -d’œuvre très importante) qui rend
inutile l’utilisation des machines
- Entraine haut degré d’homéostasie : Claude BERNARD
- Peut expliquer également pourquoi la Chine ne va pas vers la mer = regarde
vers l’intérieur mais pas vers l’extérieur
 Quelques expéditions de pêcheurs
 Explorateur eunuque Zheng He sous dynastie Ming (1368-1644)
 Chine a installé une base militaire à Djibouti
- « Tyrannie hydraulique » (Fernand Braudel) a rendu si difficile l’instauration du
chemin de fer
 Shen Baozhen : gouverneur général de Shanghai sous les Qing a racheté 1
ligne de chemin de fer + a décidé de la détruire immédiatement
 La Chine doit essayer à elle-seule de faire sa propre modernisation

 L’écriture
- Agriculture + commerce sans doute favorisé l’écriture = permet de compter
récoltes + marchands de faire des contrats de vente + proprio de fixer le prix
des loyers ou de vente mais aussi de mieux administrer
- Permet au souverain de conter son historiographie, sa légende
- Ecriture intimement lié au sacré et à la domination (empereurs s’emparent de
l’écriture)
- L’écriture concerne surtout l’élite (prêtre-militaire)
 Ecriture idéographique = liée aux idées
- Ecriture chinoise apparaît au XIIIè siècle avant J-C (1200 environ) sous
dynastie Shang : écriture sur carapaces et os = baptisée Jiǎgǔwén 甲骨文→ à
retenir (Jiǎ : carapace + Gǔ : os + Wén : écrire)
 En français, terme ‘ossécaille’ utilisé pour désigner ces écritures.
- Elle aurait été apportée par un perso mythologique = Cang Jie (仓颉), scribe
divin légendaire du mythique empereur Jaune (Huangdi, unificateur de la Chine)
 S'inspire tantôt des empreintes des pattes d'oiseaux et des animaux sauvages
(divers « motifs » représentant différentes réalités), tantôt de l'observation des
craquelures de carapaces de tortues + des constellations
- Ecrit très important en Chine : très vieux + permet communique avec esprit =
inscriptions oraculaires  caractère sacré écriture resté dans la manière
moderne dont les Chinois perçoivent l’écrit
 Ex : on trouve en Chine des milliers de textes sacrés (Bouddhistes notamment)
appelés 经 Jing
- Le chamane = fait la liaison entre le ciel et les hommes + fait des sacrifices
animaux
- Empereur : homme d’église + homme d’Etat (fils du ciel, fait la liaison entre
entre ciel et hommes)
 Ecriture liée à religion

 Chine : jamais rompu avec son système d’écriture = pictogrammes /


idéogrammes
- Ecriture n’a pas changé = nombre caractères très important + demande
mémorisation très importante
- Système éducatif qui se base sur la reproduction des caractères
- Ensemble de la société : Chine est une nation qui reproduit énormément (chine,
atelier du monde)
- L’enfant chinois qui apprend cette écriture, écrit la même chose qu’écrivaient
des Chinois plusieurs milliers d’années avant lui  s’inscrit dans les pas de ses
ancêtres + rend conception du temps particulière
 Pas de conjugaison : présent est une prolongation du passé (conception du
temps différente)  on peut y voir une matrice du conservatisme chinois = les
anciens ne sont pas si loin
 Le sens d’une phrase se comprend 1 fois que tous les caractères sont alignés
= phrase équilibrée  chaque individu dans la société reste à sa place
(hiérarchie très prononcée)
 Notion d’équilibre liée à l’écriture

2. Une civilisation multireligieuse

i. Le culte du ciel et de la terre

 Religion originelle / religion « primitive » (sinologue)


 Forme d’animisme : toute chose/tout phénomène est habité par un esprit +
repose sur le culte des ancêtres = individus qui ont par leur courage et leur
ingéniosité réussit à maitriser les éléments de la nature
 2 types d’ancêtres
- Familiaux = cellule familiale qui voue un culte à ces ancêtres
- Collectifs/communs également = 3 augustes + 5 empereurs qui auraient
précédés la 1ère dynastie Xia

 Selon ce culte :
- Le monde serait né d’un œuf : l’œuf éclot = ciel de forme ronde + terre carrée,
le géant Pangu, un dragon (père de tous les dragons), un phénix, une licorne,
+ une tortue
 Cang Jie : écriture en lien direct avec religion primitive, culte du ciel et de la
terre

 Dragon :
- Morphologie particulière = queue de poisson, écailles d’une carpe, cou d’un
serpent, ventre d’une palourde, tête d’un chameau, griffes d’un aigle, pattes
d’un tigre, oreille d’une vache, yeux d’un démon, barbe d’une chèvre, cornes
d’un cerf
- Peut voler + tire son immense pouvoir d’une perle au fond de sa gorge = perle
offre sagesse, bonheur si on arrive à la voler au dragon

 Les 9 fils du dragon


- Bixi (hybride dragon/tortue) : réputé pour sa grande force = on l’observe à
proximité des tombeaux, cimetières + porte des tombeaux
- Bi’an (hybride dragon/tigre) : garant de la sécurité et de la justice = représenter
à proximité prisons ou palais de justice
- Chiwen (hybride dragon/poisson) : mange les mauvais esprits pour protéger les
esprits + on le retrouve sur toits des maisons et palais impériaux
- Pulao (hybride chien/dragon) : son cri très puissant permet d’avertir les
habitants des catastrophes  souvent représenter au-dessus des cloches
- Qiuniu : (hybride vache/dragon) : maitrise l’art de la musique, on le retrouve très
souvent sur des instruments de musique chinois (luths chinois)
- Taotie (hybride loup/dragon) : gardien de la richesse, véritable gourmand =
représenté sur vase en bronze + instruments de cuisine
- Suanni (hybride lion/dragon) : gardien du savoir et de la connaissance = adore
s’asseoir en tailleur + inhaler de l’encens toute la journée  on le retrouve dans
les temples bouddhistes
- Yazi (hybride chacal/dragon) : dieu dragon de la guerre = excelle dans l’art du
combat  on le retrouve sur les armes offensives
- Baxia (hybride serpent/dragon) = dieu dragon de l’eau  statue allongée près
des cours d’eau

 Couleur des dragons : bleu, jaune, noir, rouge et blanc


- Selon les dynasties, couleur privilégiée pour représenter le dragon
- Souvent, les dynasties choisissent le jaune (richesse et pouvoir)
 Couleur noir (vengeance, favorise survenue catastrophes naturelles) + blanc
(deuil) = on évite ces couleurs
 Dragons rouges : bonne fortune, réussite, chance
Pouvoir : faire tomber pluies, diriger les fleuves + génère mélange d’admiration
et de crainte
Dans certaines régions : jusqu’à 14 dragons

 Phénix :
- Fenghuang : né du croisement entre une espèce male (feng) + espèce femelle
(huang) = leur mélange aurait abouti à une créature hybride
- Symbolise pureté, innocence et paix + harmonie parfaite = signe de bons
présages et annonce une sortie de crise, jours meilleurs
- Dans le taoïsme : harmonie parfaite
- Fenghuang est progressivement féminisé, on lui associe de plus en plus le
dragon pour rétablir l’équilibre

 Géant Pangu :
- Dès qu’il sort de l’œuf : meurt
- De ses yeux serait né soleil et lune + de son sang : fleuves, mers et rivières +
L’écho de sa voix : tonnerre + ses veines : routes + ses cheveux et sa barbe :
étoiles + ses 4 membres et son corps : 5 hautes montagnes + ses muscles :
champs fertiles + poils de sa peau : prairies et forets + sa sueur : rosée et pluie
+ ses dents, os, moelle : perles, jade, minéraux précieux
- Rempli de parasites : origine des humains (ancêtres des êtres humains)

 Les 3 ancêtres (augustes) au pouvoir surnaturel


- Fuxi + Nuwa : jumeaux + époux = têtes humaines + queues de serpent
 Fuxi : censé avoir inventé fondements de l’écriture chinoise, le calendrier,
l’utilisation des métaux + c’est lui qui aurait permis la chasse, la pêche… 
homme
 Nuwa : a réparé le ciel après guerre assez violente entre Gonggong (dieu de
l’eau et Zhurong (dieu du feu)  femme
 Ils tiennent un compas et une équerre : symbole du ciel et de la terre
 Opposition/équilibre = éléments du yin et du yang  on se demande si le
taoïsme n’a pas remodelé la religion primitive
 Equerre et compas : aussi symbole dans la franc-maçonnerie
- Shennong :
 Divin laboureur : aurait inventé l’agriculture + la charrue + plantes médicinales
y compris thé
 Représenté avec buste transparent : quand il teste drogues, poisons, plantes
médicinales = il peut voir l’effet que ça fait + il en aurait gouté 70 espèces
 Saint patron des pharmaciens, médecins + aussi dans milieu agraire
 Vénéré dans le temple du ciel, construit sous dynastie Ming (1368-1644)
o Temple représente le ciel (on est au contact des 3 augustes)

 5 empereurs :
- Huangdi : empereur jaune = empereur dynastie Qin + administre et réunifie la
Chine en -221 + poursuit l’écriture + créateur acuponcture
- Yandi/Chidi : empereur rouge = considéré soit comme double de Shennong soit
Shennong est son ancêtre  pas toujours considéré comme l’1 des 5
empereurs
 Viennent surement de 2 endroits en Chine : Baoji et Yeshan
- Yao + Shun : 2 souverains légendaires juste avant 1ère dynastie + figures
héroïques = êtres moraux irréprochables.
- Diku
- Zhuanxu

 Tradition culte des ancêtres se poursuit :


- Les gens ont tendance à reconnaitre leurs propres ancêtres
- Les Chinois connaissent encore les 3 augustes + 5 empereurs mais ne leur
accordent peut-être plus le caractère divin qu’ils pouvaient avoir autrefois

Philosophie et religion à la fois : Confucianisme + Taoïsme et Bouddhisme qui


arrive ensuite

ii. Le Taoisme

a. Laozi 老子
- Selon la légende, il a vécu à l’époque des Printemps et Automnes et donc il était
(plus ou moins) un contemporain de Confucius (551-479 av. J-C), mais en
réalité, on ne sait pas s’il a existé pour de vrai, s’il y avait un personnage qui
s’appelait Laozi. Il occupait le poste d’archiviste à la cour des Zhou. Il y a une
anecdote comme quoi Confucius serait venu lui poser des questions sur les
rites. Cela peut expliquer sa divinisation (aura, légende autour de lui). La
légende raconte qu’en constatant le déclin des Zhou, il aurait abandonné son
poste et se serait retiré du monde. Il serait parti au nord-ouest, régions réputées
pour les immortels s’y trouvant. Au moment de partir, le douanier lui aurait
demandé de mettre par écrit sa pensée. C’est à ce moment-là qu’il aurait écrit
son livre.
- On lui attribue un livre qui s’appelle Daode jing 道德经 (le Livre de la Voie et de
sa vertu) = on appelle aussi le livre par le nom de son auteur (le Laozi)
 jing 经 : le classique, le canon
 dao 道 : la voie
 de 德 : la vertu = ce n’est pas la vertu au sens confucéen, d’être vertu/moral,
c’est la vertu au sens du pouvoir/de la puissance/de l’efficacité de quelque
chose  ex : les vertus d’une plante (son efficacité à soigner)
 Que veut dire Laozi : le vieil enfant OU le vieux maître = Le sage c’est l’enfant
chez Laozi car le vieil enfant est la forme parfaite de la sagesse.

 Voie de la sagesse préconisée par Laozi :


- Yin et yang = 2 essences, 2 forces contraires et qui se complètent (lumière et
nuit / chaud / froid : ciel et terre / phénix / féminin et masculin / le vide et le plein
/ la faiblesse et la force / défaite et victoire / beauté et laideur…)
 Des opposés dans un subtil équilibre
 On retrouve ce principe dans la santé du corps : Equilibre à la fois entre
l’intérieur et l’extérieur = Recette de l’immortalité :
o Equilibre extérieur : gym + diététique
o Equilibre intérieur : méditation + concentration

 Attitude de passivité : citations de Laozi


- « Le sage peut découvrir le monde sans franchir sa porte. Il voit sans regarder,
accomplit sans agir »
- « Celui qui se conduit vraiment en chef, ne prend pas part à l’action »
- « Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de
la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre ».

b. La pensée de Laozi
 Quel est le 1er sens du terme Dao ?
- Un chemin, une route, une voie
- Par extension, le terme dao désigne un cheminement de pensée / une manière
de cheminer, de procéder, de penser, de se conduire / un ordre de penser, une
logique de penser
- Cela peut aussi vouloir dire l’art, la manière authentique / correcte / parfaite /
naturelle de se rapporter à un objet = équivalent en français à l’art ou la voie de
quelque chose  ex : l’art du thé, l’art d’un instrument / le judo, c’est la voie de
la souplesse
- Sens plus philosophique : un art de penser, une manière de penser, un chemin
de pensée = le chemin ou la voie que ma pensée empreinte / ma méthode, ma
manière de penser / mon approche de quelque chose
- Pour un maître le Dao a aussi pris le sens de doctrine : la pensée d’un maître
 Dao a le sens de doctrine, d’un enseignement
 Cela est aussi rattaché au fait que le Dao a le sens de parler : ce que dit /
qu’énonce un maître de pensée
 Le Dao est la notion éponyme du Taoïsme : Pourquoi ?
- Car Laozi, le 1er qui en a parlé, en fait la notion centrale de sa pensée, il donne
son nom à cette notion ainsi qu’à son livre (Livre de la voie et de la pensée). En
un mot, le Dao est tout ce qui existe, est la source de tout ce qui existe, une
sorte d’absolue, Dieu, l’infini. Paradoxalement, on peut dire que le Dao, ce n’est
rien : on ne peut pas en parler, on ne peut pas le voir, le toucher, le saisir, le
nommer on ne sait pas où il est. On ne peut en parler qu’approximativement.
On peut dire ce qu’il n’est pas.
- Laozi invoque une notion plus ancienne et plus puissante que le Ciel Shangdi
上 帝, ou le Grand Ancêtre qui est le Dao. Le Dao existe de façon
inconditionnelle et non-créé. Il ne dépend de rien. C’est l’origine de toutes les
choses. Il est le principe de la naissance, du devenir (transformation) et de la
mort de toutes les réalités. C’est la mère des dix mille êtres/créatures : figure
féminine car figure d’engendrement, c’est la mère qui accouche, enfante. Autre
expression pour désigner le Dao : la racine du ciel et de la terre. Il est à la fois
un principe d’origine et de processus, origine du monde. C’est à la fois la source,
l’origine, mais aussi le mouvement de l’existence des choses. La réalité est
animée donc le Dao est un principe dynamique. La figuration par excellence du
Dao est l’eau (car elle peut passer par différents stades, elle se transforme). Le
Dao est au-dessus de tout, au-delà des êtres (chaque être est identifié, a sa
singularité et est individualisé) Le Dao est une entité qui englobe tout avant que
les choses ne se définissent, il existe avant la multiplicité des phénomènes et
objets. Il est une totalité et il s’apparente à rien : 无 (il n’y a rien, non-être, le
vide) par opposition au 有 (il y a des choses, de l’existence). Le Dao s’apparente
à une espèce de vide. C’est une espèce de virtualité infinie, il peut tout être car
il n’est rien. La conséquence est qu’on ne peut pas le nommer, le saisir. Le Dao
que l’on peut voir et nommer n’est pas le vrai Dao
- Pour les Taoïstes : le 有 vient du non-être, du 无
- Jeu de mot sur le Dao qu’on essaye de parler et le Dao de « dire »
- On ne peut le nommer que par défaut, de façon inadéquate mais on peut faire
des tentatives. On ne peut pas le définir par la parole car cela établit des
distinctions figées
- Comment saisir le Dao si le langage est un outil inadéquat ?  Trouver une
autre parole (parole pleine de paradoxe) en juxtaposant 2 notions
contradictoires, antagonistes et de les réunir, cela un crée un paradoxe, une
langue qui permet d’appréhender le Dao en entier
- L’art peut être une voie intermédiaire pour parler du Dao (peinture, musique)
OU faire des expériences qu’on ne peut pas expliquer et enseigner pour
atteindre cette réalité-là  apologie du silence, l’expérience faite est silencieuse
(celui qui sait, qui a compris, se tait) = critique de la parole, du langage (dirigé
contre les confucéens), apologie de la non-connaissance, anti-intellectualisme
= NESCIENCE (fait de ne pas savoir)
- L’homme s’est éloigné du Dao, a perdu cette manière spontanée d’exister, a
perdu ce mode naturel de fonctionnement  tout ce qui est érigé par les
confucéens (institutions), tout qui est construit pour comprendre le monde (par
ex, le langage qui émet des distinctions entre les choses, de hiérarchiser les
choses et les gens) = pour les taoïstes, tous ces progrès sont une perte du Dao
(vertu, morale, éducation…) : critique des rites, des vertus, des institutions, du
langage, de toutes les valeurs importantes pour les Confucéens, et même de la
conscience car perte progressive du Dao (qui fait corps avec les autres et les
objets, pas de « je » dans le Dao)
- Idée qu’il faut se couper de la civilisation, se recentrer sur le Dao qui est en
nous et donc toutes les vertus, la beauté, l’intelligence sont une perte du Dao
 idée du retour : 归 et 反, de revenir à ce fonctionnement authentique, premier,
primitif, à un état de nature, l’état originel de l’humain
- Laozi nous invite à revenir à notre état originel mais ne nous dit pas comment
faire = injonction à revenir à cet état d’enfance (nourrisson)  il représente
l’aspect primitif de l’homme qui n’a pas encore conscience du monde, n’a pas
acquis le langage, n’a pas de connaissance (le nouveau-né = le sage, se
retrouve dans de nombreux textes de Laozi)
 Ex de métaphore : bois brut qui n’a pas encore était travaillé
- Avant l’organisation de la société sociale, il y avait des petites sociétés
primitives où chacun pouvait spontanément satisfaire ses désirs, où il n’y a pas
de relation de domination entre les hommes et ils vivent en harmonie
- La sagesse est un mouvement régressif, une forme de désapprentissage, il faut
perdre toutes nos capacités. Il faut aller vers l’inverse/à rebours pour progresser
vers la sagesse (régresser). Apprendre au sens confucéen, c’est s’accroitre de
jour en jour. Pratiquer le Dao, c’est décroitre de jour en jour jusqu’à atteindre la
non-connaissance
- Comment revenir à cet état primitif ? Motif du non-agir 无为 = on ne fait pas 
Conscience intentionnelle (conscience orientée vers des objectifs et tout mettre
en œuvre pour les atteindre) : il faut ne plus faire, ne plus vouloir faire, c’est une
décision de ne plus faire
 Le fait de non-agir, ce n’est pas rien faire mais s’abstenir de faire quelque chose,
ne pas entreprendre une action volontaire, intentionnelle + ne pas mettre en
œuvre une action pour atteindre un objectif. Il faut laisser se déployer le cours
des choses, le laisser être, laisser se déployer le Dao, arrêter de vouloir changer
le cours des choses = métaphore du cours d’eau et du mouvement de l’eau : il
faut suivre le mouvement de l’eau sans intervenir
- L’action suprême, la plus efficace est la non-action, qui n’intervient pas dans le
cours des choses. La meilleure action est donc l’action du sage car il ne fait pas.
C’est en contradiction avec les Confucéens.
- Le non-agir a une application politique très importante (domaine d’excellence
du non-agir est la politique) = assimilation du sage et du souverain car le
souverain est le sage mais il ne fait rien, il laisse les choses suivre son cours et
tout est harmonieux. En ne faisant rien, toutes les choses se font par elles-
mêmes.

 Laozi dirige, comme ses contemporains, sa réflexion vers des idées politiques :
quel est le souverain idéal ?
 Il formule à sa façon un art du gouvernement : c’est une théorie particulière mais
une théorie quand même. Le souverain est lointain, inaccessible (comme le
dao), il n’entreprend rien.

c. Zhuangzi 庄子
- Il aurait vécu plus tard, sous les Royaumes Combattants, au IVème siècle av.
J-C : 369/370-286/280 av. J-C (dates approximatives) = 1 siècle ½ après
Confucius
- On lui attribue un ouvrage qui s’appelle « Zhuangzi » (les écrits de maître
Zhuang)
- Traditionnellement, on considère que Zhuangzi vient après Laozi. Il serait une
espèce de successeur, de continuateur de Laozi. Cette vision traditionnelle est
remise en cause par de sinologues qui s’appuient sur la lecture des textes pour
faire l’hypothèse que l’ouvrage de Laozi n’est pas attesté avant 250 av. J-C (pas
de preuves que l’ouvrage existait avant cette date). Cela permet à certains de
penser que le Laozi est plus tardif, qu’il aurait été écrit sous les Royaumes
Combattants. Les réflexions politiques sont beaucoup plus présentes chez
Laozi, et cela reflèterait les préoccupations de l’époque des Royaumes
Combattants. Le Zhuangzi a une tonalité beaucoup plus contemplative,
spéculative, et plus poétique. Cela amène à penser qu’il était moins préoccupé
par les enjeux politiques.

- A la différence de Confucius il a réellement existé. Les traces que nous avons


de sa vie sont écrites par Sima Qian. Il a vécu un siècle après Confucius, c’était
apparemment un gardien de parc. Il a fini par se retirer du monde pour devenir
un ermite pour vivre une vie éternelle. Deux émissaires viennent lui proposer
un poste de ministre pour le roi du royaume de Zhu. Il était pauvre mais n’a
jamais voulu changer de statut.
- Il comparait les hommes de pouvoirs à des rats crevés, il les compare à des «
suceurs d’hémorroïdes », il était très franc et choquant dans ses propos mais
ce n’était pas sans raison.

- Les œuvres de Zhuang Zi étaient et sont étudiées en Chine mais plutôt en cours
de littérature qu’en cours de philosophie.
- Son style d’écriture peut faire penser au style baroque. Son style était
contrairement à celui de Lao Zi, très complexe et pas du tout épuré. Il va donner
un autre nom au 道 et va le nommer la Nature, capacité de production et de
génération.
- Dans ses textes il y a au total beaucoup de personnages, des personnages
réelles et historiques ou légendaire comme des personnages mythiques et
aussi des personnages fictifs. Ils viennent tous de mondes et d’époques
différentes. Une centaine, et tous ces personnages finissent par se rencontrer
dans l’un de ses ouvrages.
- L’un de ses livres est très intéressant.
- Il faut prendre ces personnages dans le sens contraires de ce qu’ils sont.
- Confucius est le personnage le plus présent, c’est une espèce de loser mais
aussi un personnage très attachant et important. Zhuang Zi réinvente le
personnage de Confucius. Zhuang Zi apparaît également dans son ouvrage et
est souvent mis en scène ainsi que Lao Zi.
- Ces personnages sages sont souvent de conditions modestes, éclopés, des
ermites, débraillés, etc. Mais s’adressent à des personnages avec des rangs
plus élevés et souvent cela avec mépris., ils leurs apprennent la sagesse.
- Il y a souvent aussi l’utilisation des animaux, des morts, etc …
- Tous ces personnages sont hostiles et ont des noms, comme : débraillé,
personne, stupide, etc.…
 Dans la pensée de Zhuangzi il n’y a pas de doctrine, pas de volonté d’instruire,
de se positionner dans une position de supériorité ou de sagesse pour donner
une sorte de définition au 道.
- Toutes cette vérité sur le 道 est très rarement édicté comme une leçon.
- Il critique beaucoup la morale et les vertus.
- A l’origine de toutes les réflexions de Zhuang Zi, il y a la question de la cause
des origines des êtres, du cosmos, etc. Qu’est-ce qui est à l’origine de cette
source ?
 C’est le 道.

d. La pensée de 莊子 Zhuang Zi
 Laozi a été le premier à dire que c’est à l’origine de tout, et Zhuangzi va dire la
même chose mais ne va pas le décrire comme quelque chose de sacré et va
user de pleins d’autres mots pour le nommer. Il va parler de la racine 本, le
maître primordial, l’ancêtre (ce sont des synonymes de ce principe).
- La voie 道 est éternelle et ne se détruit pas, elle est au-delà des formes, elle va
transcender les formes, l’espace, … elle n’a ni début, ni fin. Elle ne va pas
disparaître, elle existe depuis toujours et pour toujours, elle n’appartient pas à
un monde au-dessus des formes, elle est dans tout et dans toutes les formes.
- Ce qui le distingue d’un Dieu c’est qu’il n’a pas d’intention, pas de projet, il agit
de manière spontanée, sans intention. Il agit sur le mode du non-agir. Il a
beaucoup de réflexion de conscience du projet, il n’est pas moral.
 L’idéal pour Zhuang Zi c’est que les Hommes agissent, vivent sous le modèle
du 道.
- Unité qui embrasse et englobe les différences.
- Dans le livre il y a l’image des flûtes célestes.
- Il existe d’autres termes que le Dao pour définir cette entité
 la notion de nature 自然 : tout se fait de soi-même, de façon spontanée, mode
d’activité même d’existence, qualités qu’on a reçu du ciel en naissant, idée que
l’individu va trouver sa satisfaction tant qu’il ne s’éloigne pas de la nature et de
ses facultés naturelles. Il y a une opposition entre cet état de nature et l’état
artificiel (état artificiel qu’on rencontre chez les Confucéens, qui ont perdu le
dao en voulant transformer la nature, l’améliorer, perte de l’état primitif, état de
nature. Les sages rois de l’antiquité qui sont à l’origine de toutes ces grandes
inventions qui selon eux, ont amélioré l’humanité et la société vers la moralité,
la civilisation, pour Zhuangzi, il s’agit de la cause de toutes les distorsions, les
conflits, les doutes des hommes à cette époque car selon lui, on a perdu
l’harmonie naturelle entre les individus à cause des pensées confucéennes
(bonté, vertus, justice confucéennes). Chez les confucéens, les Hommes sont
dans un état de pauvreté, alors qu’en allant vers la civilisation, l’homme gagne
des connaissances et cela entraine son aliénation. Alors que chez les taoïstes,
c’est le contraire = critique permanente de cette prétention à toujours vouloir
améliorer la nature = ex : vouloir rallonger les pattes d’un canard  vouloir
intervenir sur les choses est une sorte de mutilation et de souffrance
 Le Zhangzi est une critique de la dénaturation / l’artificialisation de la nature et
de tout ce qui vient dénaturer la vie (rationalité, connaissances...) + sacralisation
de la nature. Il y a le désir de faire revenir l’Homme à son état d’origine.
 天 ciel / à opposé à l’homme 人 = Il va utiliser une métaphore animale (chevaux
et buffles ont 4 pattes : c’est le ciel, ce que l’on reçoit à la naissance mais le fait
de passer une bride au cheval et de percer le nez du buffle : c’est l’humain et
ses interventions. Les animaux et l’humain dans son état primitif fonctionne sur
le modèle du Ciel (sans intervention ni artifices) = ils vivent à l’état naturel, ils
mangent à même le sol, dorment dehors, etc… A l’origine, l’humain vivait de la
même manière. Le ciel est un mode d’activité supérieur que chacun peut
retrouver en ne faisant rien = c’est le principe du non-agir !

Les taoïstes ne nous disent pas qu’il faut chercher le Dao, mais qu’il y a beaucoup de
mauvaises manières de le trouver.

 Comment est-ce que je nomme la réalité du Dao, comment l’apprendre et


comment l’enseigner ?
- En tant qu’origine de tout ce qui existe. Il va y avoir chez Zhuangzi, une critique
de la raison, à appréhender le réel. Tout ce qu’on va dire est inadéquat, le
langage est incapable de saisir le réel. Aucun jugement formulé ne peut
prétendre à saisir le réel. Les catégories du langage ont le défaut de figer le réel
alors que le Dao peut évoluer à chaque instant, perpétuelle évolution. Aucune
catégorie du langage ne peut définir le monde. Incapacité constitutive du
langage à nommer le réel.
- Critique du langage oral mais aussi du langage écrit (livres = langage enfermé
sur un support, les livres ne sont que des traces, des empreintes, des déjections
de la pensée du sage, livres sont détachés de la pensée vivante)

 Il faut trouver d’autres voix de connaissances :


- Forme de divagation, de délire
- Le silence = opposé à la parole
- Les gestes, une parole du corps

 Une connaissance qui ne prétend pas connaître, qui ne connaît pas.


 Enseignement du sage : enseignement sans parole
 La Nescience = le non-savoir
 La connaissance suprême : connaissance du Dao = reconnaître que le dao est
infini

- Connaissance qui mériterait de s’appeler une expérience : ne nécessite pas


l’intervention de l’intelligence = expérience immédiate, pas analytique mais
passe par l’expérience du corps (sensations)  se débarrasser de ses facultés
intellectuelles, et mettre en pratique une connaissance plus empirique =
acquisition par assimilation du geste, apprentissage par le geste, le corps (ex
personnages dans le livre : artisan, bouchers, nageurs, conducteurs de barque
gens dans l’action, détiennent du savoir-faire, une maitrise parfaite de leur art
fondée sur le geste, le corps = ils ont compris le fonctionnement du cours des
choses, du dao et ils s’adaptent au développement des choses (ressemble
presque à de l’instinct) + savoir comment les choses fonctionnent = ce savoir
s’apparente à un non-savoir car ce n’est pas une connaissance rationnelle,
raisonnable = on ne peut pas acquérir par les mots ni transmettre par les mots
- Ce qui joue un rôle essentiel, ce n’est pas la raison ni l’esprit, c’est le corps
- Nécessité des mouvements de l’eau = une fois qu’on a intégré cette nécessité,
on adapte les mouvements de notre corps à ces mouvements
- L’homme doit nager comme les poissons
 Bancs de poissons = espèce de figure idéale de la société = mouvements
fluides, ne se rentrent pas les uns dans les autres (image idéale de ce que serait
la société des hommes)  chacun suit son mode de fonctionnement spontané
sans rentrer en conflit avec les autres
 Dysfonctionnement : image de mare asséchée avec les poissons qui s’étouffent

 Analyse d’un texte du Zhuangzi :


- La pleine réalisation des virtualités propre à un être = état semi conscient qui
permet de se reconnecter à son instinct animal
- « Seuls les animaux savent véritablement agir en animaux, seuls les animaux
savent agir selon le ciel »
- « L’homme peut acquérir des aptitudes nouvelles et devenir un animal dans le
domaine qui lui plaira. Dieu crée les animaux, l’homme crée lui-même »
- Une attitude de grandeur, de maitrise et de noblesse dans la vie et dans la
pensée
- Confucius mis en déroute = ses connaissances et sa science ne sont pas
capables de comprendre ce qu’il se passe
- Confucius est seul ALORS QUE généralement il est accompagné de ses
disciples
- Il croit que le nageur est en détresse

1ère des religions institutionnalisées

iii. Le Confucianisme (551 av. J-C)

- Premier penseur : Confucius : 551- 479, né dans principauté de Lu, dans la


ville de Qufu au sud-ouest du Royaume de Qi = vit sous période Printemps et
Automnes + influence extrêmement importante
- Pendant période Printemps et Automne (570 à ??) = période de divisions avec
plusieurs royaumes
- Confucius a consacré sa vie à formuler une sagesse pour contrer le chaos
- Mode d’emploi pour améliorer, harmoniser de manière optimale une société
- Quelques frictions entre Taoïsme et Confucianisme mais ça va relativement
bien entre les 2 religions = Principe fondamental du taoïsme a sans doute rendu
plus facile l’acceptation du Confucianisme  2 opposés qui se complètent
- Retour au Confucianisme qui restera la doctrine d’Etat (philosophie)

 Se définit par 2 vertus cardinales :


- Ren : vertus d’humanités (donne un sens à la vie et du relief à son humanité) =
moralité (morale)  homme bon, correct doit développer 2 vertus d’humanité :
loyauté envers soi et les autres (Zhong) + fidélité à la parole donnée (Xin)
 Vertu vers laquelle l’être humain doit tendre tout au long de sa vie
 2 qualités que l’on peut ajouter et qui favorise une sage prise de décision (dans
toutes les couches de la société : discernement (Zhi) + courage (Yong)
- Le Li : rite ou rituels = automatismes de sociabilité  politesse, la fidélité, la
piété familiale + représente 2 choses
 Rituel très formel auquel on se livre dans les temples et notamment dans les
temples au culte des ancêtres.
 Attaché à un cérémonial social qui porte toujours le nom Li et qui est un rituel
s’adressant aux vivants : il s’agit en français des codes sociaux, des codes de
politesse dans un pays = Ces codes ont une grande importance chez Confucius
 L’offre mutuel de cadeaux (réunions familiales, diplomatiques et réunions
d’affaire)
o Liwu : cadeaux 礼物
 On retrouve le discernement dans des extrait des analectes :
- « Le maître dit : dans les affaires du monde, l’homme de bien n’a pas une
attitude rigide de refus ou d’acceptation. Le juste est sa seule règle. »
- « Le maitre dit : si tu rencontres un homme de valeur, cherche à lui ressembler.
Si tu rencontres un homme médiocre, cherche ses défauts en toi-même. »

 La tradition nous dit qu’il a compilé un certain nombre de textes qui nous sont
parvenus dans le Shang Shu mais en réalité il n’en est rien. Nous n’avons rien
de la main de Confucius lui-même. Mais 2 générations de ses disciples ont mis
par écrit les paroles importantes de Confucius
 3000 disciples + 72 disciples d’élites qui approfondissent sa pensée :
 3 ouvrages : la Grande Etude + le Juste Milieu + Les Entretiens (les analectes)
= compilation de paroles, de discours de Confucius mais aussi de certains de
ses disciples

Dimension politique très présente chez Confucius


Le confucianisme devient religion d’Etat (141 av J.C à 87 av. JC) = dynastie des
Han (202 av. JC - 220 de notre ère)
iv. Le Bouddhisme
- Le bouddhisme : entre 1er et 2ème siècle ap. J-C (dynastie Han)
- Arrive depuis l’Inde mais va se siniser
- S’éloigne du bouddhisme traditionnel indien = évolution avec le Confucianisme
- Enseigne amour, tolérance (faire un pas vers l’autre) + préconise méditation sur
l’origine de la vie
- C’est celui qui cherche la voie de Bouddha = un état de plénitude de l’individu
(qui dépasse tout sentiment humain, on dépasse la souffrance)  nirvana :
stade de sainteté, ne peut être atteint qu’après avoir terminé son cycle de
réincarnation (plante, animal)
 Quand on devient bouddha en quelque sorte, c’est à la fin du cycle de
réincarnation
 On a plusieurs vies antérieures
 Notion de cycles : passé est très présent (sagesse du passé dans le présent) =
passé/présent lié
- Comparaison : Religion barbare (étrangère) = tout comme le christianisme qui
arrive en même temps dans empire romain
 Devient officiel au 4ème siècle = tout comme christianisme  rapports
compliqués avec l’Etat
- Autorités religieuses bouddhistes = mal à accepter autorité de l’Etat
- Plusieurs branches du bouddhisme
- Age d’or du Bouddhisme : Sous dynastie Tang (618-907)
 2 principaux sites du bouddhisme :
- Grottes de Longmen : province du Henan
 Capitale du Henan d’où partait les routes de la soie (dynastie des Han) :
Luoyang (autrefois Chengzhou)
 Environ 110 000 statues : De la période des Wei du Nord jusqu’à dynastie des
Tang (entre 316 - 907) on en découvre encore
 On retrouve dans cet art une influence indienne mais aussi grecque = Alexandre
le Grand entame sa conquête de l’Asie  Les généraux d’Alexandre le Grand
se divisent l’empire à sa mort
o Royaume gréco-bactrien qui perdure tout au long de l’Antiquité = menacé à fin
Antiquité  s’est déporté vers le sud et l’Inde car attaqué par les Huns
o Représentations gréco-bouddhiques se sont diffusées vers l'est le long de la
Route de la Soie, atteignant la Chine où elles ont influencé l'iconographie
bouddhique locale, expliquant ainsi la présence de Bouddhas à inspiration
grecque en Chine.
 Représentation du Bouddha : L’homme saint mais pas encore au nirvana car
ne s’est pas dépouillé de toute ses richesses (notamment boucles d’oreille)
 Stupa : pagodes chinoises qui se sont inspirées des stupas indiens

- 2ème site : Grand Bouddha de Leshan : 71m de haut


 Mont Lingyun : Situé au confluent de la rivière Min (affluent du Yangzi) de la
rivière Qingyi et de la rivière Dadu = province du Sichuan
 Erigé au VIIIème siècle = pendant Dynastie Tang  démarra en 713 sous règne
de Xuanzong (712-756) + se termina en 803 sous règne de Dezong (779-805)
 Eloigné du style indien

 Bouddha chinois :
- Forme sinisée : corps mince + vêtement moins transparent = mais tissu lourd,
plus épais

 Conclusion : Confucianisme, Taoïsme, Bouddhisme


- Qu’est-ce qui reste aujourd’hui des pratiques religieuses en Chine ?
 Chinois pratiquent culte des ancêtres mais plutôt ancêtres familiaux
 On peut pratiquer les 3 religions / sagesses en même temps = pas forcément
d’exclusivité + les mettent sur pied d’égalité  Ces 3 enseignements :
cheminement possible pour chaque individu dans société
 Chinois s’intéressent religion quand problèmes dans leur vie = Dicton chinois :
« ne brule pas d’encens quant tout va bien mais étreint les pieds du bouddha
quand tu es en détresse »
v. Huanglao
- Courant de pensée politico-religieux
- Huang = vient de Huangdi (Empereur Jaune) + lao = vient de Laozi
(maitre/professeur)  Littéralement « l’Empereur Jaune, ancien maître »
- S’inspire du Taoïsme
- Philosophie politique qui recommande gouvernement fort + s’impose à tous afin
de garantir l’ordre à la société

vi. Les autres religions en Chine

a. Le Christianisme

- Christianisme : arrive en Chine grâce aux missionnaires protestants anglo-


saxons par Hong-Kong = essayent de convertir chinois
- Révolte Taiping : milieu XIXème siècle = Révolte populaire mais aussi
mouvement sectaire : christianisme radicalisé
 Fondateur : Hong Xiuquan = mystique + peut le catégoriser comme déséquilibré
 il a des visions, qu’il essaye d’expliquer
 Dieu, le père l’a appelé pour sauver l’humanité + la Chine des esprits
diaboliques incarnés par dynastie Qing et Jésus est son frère ainé
 Constitua son propre royaume dans Chine impériale + Mars 1853 : Taiping
comptaient 2 millions de disciples = s'emparèrent de Nankin
o Chute de cette cité majeure porta un coup magistral à autorité des Qing =
Confrontés à l'émergence d'un État rebelle, les Qing tentèrent par tous les
moyens de l'écraser.

 Pourquoi Révolte des Taiping + Christianisme en lui-même n’est pas


devenu religion officielle de la Chine :
- Pas de Soutien étranger (des Britanniques notamment) = jugé trop
blasphématoire, trop éloigné du dogme
- Pas de soutien des sociétés secrètes (pas de convergence des buts)
- Pouvoir : écriture = il aurait fallu que fonctionnaires lettrés soient séduits par
cette doctrine mais c’est trop fanatique donc fondateur n’arrive pas à séduire
les mandarins

b. L’Islam

- Arrive sous dynastie Tang = marchands arabes musulmans quittent péninsule


arabique + finissent par arriver jusqu’en Chine par la mer
- Investissent carrefours commerciaux + arrivent à Canton mais contacts limités
- Véritable arrivée de l’Islam se fait par l’Ouest
- Dynastie Yuan (1271-1368) : très ouvert aux cultures étrangères = cas de
l’Islam  vaste Empire + au contact péninsule arabique
 Yuan intègre marchands arabes dans monopoles commerciaux (statut qui se
transmet de père en fils aux marchands qui les possèdent)
- Dynasties suivantes : manque de tolérance = entraine radicalisme des
musulmans installés en Chine
 Révoltes populaires qui deviennent des sectes religieuses
 Sectes islamiques prônent la guerre sainte = chinois fondamentalistes
 Sous dynastie Qing : Afaq Kojak déclenche une guerre sainte pour établir l’islam
en territoire chinois  les Qing intègre chef de cette secte islamique à la
structure du pouvoir = donne pouvoirs locaux de manière à le contrôler (content
car se trouve renforcé dans son pouvoir)

3. Une société conservatrice, hiérarchisée et disciplinée

- Quand Confucianisme s’impose : préconise ordre par le bas = famille : cellule


de base de la société  On se réfère à sa famille en 1er
- Chaine d’obligations éthiques : respect au père = de façon hiérarchisée  Père
de famille (structure familiale) / père des Chinois : empereur
- Famille : hiérarchisée = A l’intérieur de la famille, fidèle serviteur conscient de la
parenté
- Hiérarchie / différences entre générations mais aussi entre sexe
 Père
 Fils au même niveau que la mère = construisent une famille à l’extérieur de la
famille
 Filles

 De génération en génération : filles se marient et doivent partir de la famille +


partent dans la famille de leurs époux
 Fils ramènent au sein de la cellule familiale, leur épouse
 A la mort du père : héritage divisé égalitaire entre les fils (filles généralement
exclues de l’héritage)
 Famille communautaire exogame patrilinéaire
 Communautaire : on ramène quelqu’un de l’étranger dans la famille
 Exogame = filles sont cherchées à l’extérieur de la famille
 Patrilinéaire : patriarche au sommet hiérarchie
 Système familial : on retrouve le même modèle en Russie ou ex-Yougoslavie
 Autres civilisations : arabo-musulmanes mais endogames car il faut garder les
biens dans la famille
 En France : familles nucléaires égalitaires (sud de la France) ou inégalitaires
 (Bassin parisien)
 Idéologie communautaire et patrilinéaire aurait favorisé le communisme / culte
du communisme qu’on retrouve où = Russie, chine, ex-Yougoslavie
 Chercheurs pensent que système des familles nucléaires égalitaires aurait
favorisé la démocratie
 Rôle de l’empereur :
- Faire fonctionner la bureaucratie + bureaucratie extrêmement lourde en chine
= vrai sous le système impérial mais aussi sous la Chine communiste
 Choisir, faire une sélection des fonctionnaires + les promouvoir, les châtier
 Lorsqu’un Etat a une grosse administration, bureaucratie : certains
fonctionnaires passent sous les lignes du radar  stratégie de gouvernement
 Rôle sacré
 Bon empereur : imprévisible et impitoyable = se doit de l’être même si
naturellement ne l’est pas

 Fonctionnaire :
- Apparait dans l’antiquité sous dynastie Han qui met en place une importante
bureaucratie en Chine
- Sélection des fonctionnaires va se préciser sous dynastie Tang
- Recrutement : système d’examen qui permettrait de sélectionner des
fonctionnaires parfaitement serviles, lettrés et qui seraient les meilleurs relais
de l’Empereur

 Système d’examens : 12 obstacles


- Entre 20 et 30 ans à traverser ce système d’examen
 Au bout de cette période : érudit = fin connaisseur de l’orthodoxie
confucéenne + littérature classique + certain nombre de documents qui
précisent le rôle des fonctionnaires :

 De 7 à 13 ans : apprentissage par cœur des 4 livres et 5 classiques

 4 plus longs livres de la Chine ancienne


- Les 3 royaumes : roman historique rédigé par Luo Guanzhong au XIVème
siècle selon œuvre de Chen Shou = relations entre 3 royaumes (Wei, Wu,
Shu) qui se disputent la Chine pendant période de trouble (chute du dernier
empereur Han)
- Au bord de l’eau : rédigé au XIVème siècle = ton épique + raconte exploits de
108 bandits qui se révoltent contre corruption du gouvernement (magie,
fantômes apparaissent mais contexte bien réel)  précurseur du style
fantaisie historique
- Pérégrination vers l’ouest : rédigé au 14 siècle = voyage spirituel d’un moine
Bouddhiste XuanZhang sur les contreforts de l’Himalaya + tout au long de son
parcours en lutte contre des forces maléfiques (chaire moine bouddhiste
rajoute 10 000 années à celui qui la mange) – sorte d’odyssey terrestre
chinoise
- Fleurs et fioles d’or : roman sur mode érotique = vie d’un marchand qui va
progressivement devenir un lettré (mandarin) + centré sur les relations qu’il
entretient avec ses femmes, concubines et maîtresses
 Sous dernière dynastie Qing : Fleurs et fioles d’or changé par Le Rêve dans
le pavillon rouge
 Intrigue se déroulant au sein famille aristocratique mandchoue Jia : amour
entre jeune héros Jia Jade et sa cousine Lin Jade = Jia Jade a un caractère
rayonnant ≠ sa cousine est un personnage sombre  amour contrarié par la
mort de Lin Jade : sa mort semble scellée car déjà morte dans une vie
antérieure
 On voit l’influence du bouddhisme + taoïsme (équilibre, femme et homme,
rayonnant et sombre…)

 Liste établie au XVIIè siècle : sous dynastie Ming

 5 classiques :
- Livre des odes : 305 poèmes répartis en 4 catégories = rappellent la
structure pyramidale + hiérarchique de la société chinoise (chansons
populaires, odes mineures, odes majeures, odes religieuses)
- Livres des documents : recueil de documents = discours, conseils, décrets
qui concernent les 1ers empereurs chinois de l’antiquité  ils auraient été
compilé par Confucius
- Livre des mutations (classique des changements) : interprétations,
commentaires sur des tirages divinatoires à partir de tige et de … 1000 feuilles
+ repose sur interprétations des lignes brisées et celles qui ne le sont pas (cf.
Taoïsme)
- Livre des rites : compilation de plusieurs ouvrages attribués à des auteurs
Zhou + compilés par des Confucéens = sorte de programme pour la
structuration de la société de la base jusqu’à son sommet + rites cérémoniels
- Les Annales des Printemps et Automnes : chronique historique de ces
évènements troubles de -722 à -481 mais vu à partir de la dynastie Lu = on
suit 12 princes Lu  évènements politiques, militaires, diplomatiques + parle
aussi des éclipses, des tremblements de terre, des inondations
 Surement œuvre de plusieurs auteurs
 Couvre également évènements États de Qi, Jin, Qin et Chu

 Ensemble de ces ouvrages : enfants doivent être capable de les apprendre


par cœur (de la première à la dernière ligne) = 6 ans pour apprendre ces
romans

 Après ces 6 ans : l’enfant passe l’examen du comté qui vérifie ses
connaissances = s’il réussit : passe l’examen préfectoral
- Examen préfectoral dure 3 jours
 La réussite de l’examen permet de se présenter à un examen de qualification
de 4 jours
 Règles très strictes : on ne peut se rendre aux toilettes qu’une seule fois =
prendre avec soi un pot de chambre
o Permet d’obtenir un diplôme de 1erdegré = donne accès aux examens du
lettré : 3 niveaux
- 1er niveau : examen de la province + examinateurs délégués par l’empereur =
a lieu pendant 1 mois tous les 3 ans + chaque cession dure 3 jours
 Chaque candidat a un numéro + les copies sont copiées par des copistes de
manière à ne pas pouvoir identifier l’écriture
 Composition pour ces épreuves : 8 parties équilibrées qui doivent faire
chacune environ 700 caractères = connaissance précise du contexte
historique de chaque époque
 Sur 10 000 candidats : 100 réussissent (estimations)
- 2ème niveau : examen de la capitale (à Beijing)
- 3ème niveau : examen dans le palais impérial

 A l’arrivée : vous devenez fonctionnaire = vie beaucoup plus agréable +


niveau de vie tellement meilleur que la base  ascension sociale incroyable
- Caractère élitiste : famille de lettrés = connaissances + temps à consacrer
- Ouvert à tous les hommes

 Censeurs : sillonnent les provinces + collectent et vérifient les rumeurs


- Ex : fonctionnaire qui ne fait pas ce qu’il devrait faire (réparation d’une route…
se met l’argent dans la poche) = rapports qu’ils font remonter à l’Etat central

 Gouverneurs de provinces mais aussi gouverneurs généraux à la tête de 2


provinces
- Le gouverneur de province doit régulièrement faire rapports + doit l’envoyer en
même temps que gouverneur général = surveillance mutuelle + doivent
s’accorder l’un et l’autre

 Empereur : également recours aux mémoires de palais : correspondance


directe entre empereur + fonctionnaires de 2nd ordre (petit fonctionnaires
locaux) = dénoncent les agissements des fonctionnaires au dessus d’eux afin
de gravir les échelons

 Au sommet de l’Etat : Demi-12aine de conseillers = grand conseil


- Empereur gouverne avec ses proches conseillers mais organe non-
protocolaire
 Fait partie de la cour intérieure : cour la plus proche de l’empereur = détient
suprématie sur cour extérieure formée de 2 institutions :
- Chefs du grand secrétariat
- 6 ministères (date de la dynastie Tang) : ministre des personnels, ministre des
revenus, ministre des cérémonies, ministre de la guerre, ministre des
châtiments, ministre des travaux publics
 Manière pour l’empereur de gagner du temps de consulter le grand conseil =
pour prise de décisions rapides, contourner lourde bureaucratie

 Garde le modèle du cheval et des chevaux de poste : mis en place par les
Tang + perfectionné sous dynastie Yuan
- L’empire dispose de 2000 chevaux sous dynastie Qing
 On pouvait parcourir 450km par jour = traverser la chine en moins de 6
semaines

 Fonctionnaires locaux : construction de digues, réparation des temps,


entretien des monuments locaux, fourniture des provisions… = guildes vont se
substituer à ces petits fonctionnaires locaux

 Carré mandarin :
- La grue : le plus haut grade sous Ming + Qing (fonctionnaire civil)
- Passer de l’un à l’autre : fonctionnaire militaire ou civil
- 9 grades

 Autre devoir de l’empereur : Perpétuer sa dynastie par la procréation


- Harem
 Tous les jours, l’empereur se voit proposer un plateau avec des plaques sur
lesquelles sont inscrits le nom de ses concubines au moment du repas
 Concubine lavée, massée avec de l’huile parfumée + enveloppée nue dans un
drap blanc et transportée sur le dos par un eunuque
 Descendance assurée
o Ex : Qing : 20 fils et 8 filles qui parviennent tous à l’âge adule
 Recourt aux eunuques : pour s’assurer que l’enfant est bien celui de
l’empereur
 Impératrice accompagnée par des eunuques aussi
 Relation amoureuse entre impératrice et eunuques mais pas de relation
charnelle

 Les eunuques :
- 1er réf aux eunuques : dès les Printemps et Automnes : seuls les proches de
l’empereur sont castrés
- Petit à petit : vont avoir des influences politiques à la cour + parfois influence
beaucoup plus importante que les lettrés
- On leur demande parfois de surveiller des fonctionnaires lettrés
- Les eunuques vont acquérir de plus en plus de pouvoir = atteint son
paroxysme sous dynastie Ming
- 70 000 individus sous les Ming
 Ex : Eunuque Wei Zhongxian : acquis une telle ampleur auprès empereur
Ming Tianqi dynastie Ming, a fini par régner à sa place
o Vulgaire voleur, joueur + entré au palais pour échapper à ses créanciers
o Décide lui-même des promotions, exécutions, de la politique de l’empire
 Influence démesurée qui attise la méfiance des Qing qui réduit leur nombre :
on passe à 2000, fin dynastie 1500 de manière qu’ils n’aient plus l’influence
qu’ils avaient sous dynasties précédentes

 Eunuque : veulent échapper à la misère, attirer par l’argent et le pouvoir mais


que quelques uns à arriver à la cour impériale
- Certains se castrent eux-mêmes : Xiao ? = va lui-même se trancher la verge +
ensuite s’est présenté au bureau des recrutements
 Enfants capturés par des réseaux de trafiquants ou victimes de leurs parents

 Généralement : castrateurs de cour = réduit les chances de mourir


- Bi le 5ème + Liu la fine lame
 Yu Shun he : mémoire d’un eunuque dans la cité interdite = opéré dans la rue
Nangshang à Pékin par Bi le 5ème
- Le castrateur fait l’avance de la tenue, des soins post-op = il faut ensuite
rembourser sa dette aux castrateurs
- Enfants capturés deviennent la propriété des castrateurs : doivent leur donner
intégralement leur salaire
- Castrateurs conservent les parties génitales : eunuques les récupèrent
quelques années plus tard pour faire une cérémonie mortuaire = lié à la
réincarnation
- Derniers eunuques : ont vécu jusque dans les années 60

 Inégalité des hommes et des femmes : profondément ancrée


- Représentation yin : sombre, passif, dominée = femme
- Représentation yang : le soleil, la chaleur, l’action = homme

 Pratiques inégalitaires :
- Femme choisie par son mari = déflorer le jour-même de son mariage avec un
individu qu’elle n’avait jamais rencontré avant parfois, sans son contentement
- Bandage des pieds : pratiques très aristocratiques = pieds bandés doivent
assurer un bon mariage dans l’aristocratie
 Garantie la chasteté des femmes
 Handicap pour les femmes victimes de cette pratique
 Poèmes, essais, manuels érotiques qui expliquent comment ??? = fétichisme
 Censé donner aux femmes un vagin plus étroit et musclé
 Esthétiquement beau = les rendre beau  juger comme le summum de
l’esthétisme féminine
 Aussi appelé : Lotus doré, lis doré, petit pied
- Petit à petit : se répand dans les masses
 Paralyse la femme dans son travail agricole
 Dynastie Qing va essayer de lutter contre cette pratique qu’elle juge barbare =
plusieurs décrets qi visent à faire disparaitre cette pratique
 1ers mouvements d’opposition : 1890 = elle disparait progressivement
jusqu’aux années 1920

 La chute de la dynastie Qing


- Contradiction entre l’infrastructure et la superstructure : masses ont continué à
s’accroitre en Chine = de plus en plus de personnes pouvant accéder aux
examens et à la bureaucratie mais processus ne change pas  génère
frustration mais aussi corruption qui atteint l’idéal confucéen : aboutit à la
pratique d’activité moralement réprimées auparavant (vol, prostitution,
violence…) = effondrement de la morale confucéenne et par répercussion
effondrement de l’Etat associé à cette morale confucéenne
- Difficultés à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat
- La justice

 Dans ce contexte naissent 2 idées, conceptions nouvelles :


- Nationalisme : s’attaquer à la dynastie étrangère Mandchoue (accepter un
certain nombre de pratiques, soumis aux puissances étrangères, opium)
- Egalitarisme : critique la domination des lettrés = origine communisme
 Trouvent leur expression dans la révolte chrétienne des Taiping + voit leur
origine dans révolte des Taiping
II. L’avènement de la révolution : entre continuité, rupture et renouvellement

Est-ce que le communisme a rompu les liens avec les pratiques impériales ?
Qu’en est-il aujourd’hui ?

 Guerre civile : nationalistes (Guomindang) ≠ communistes depuis 1927


- Interruption combats + alliance pour lutter contre ennemi commun : Japon
- En 1945 : de nouveau affrontement avec victoire des Communistes en 1949
 Communiste chinois : très nationaliste (beaucoup plus que communiste
URSS)
 Chez nationaliste : dimension sociale

1. Une révolution de tradition chinoise

 1ère comparaison avec Dynastie Qing manchoue : manière dont sont arrivés
au pouvoir communistes + mandchou = minoritaires
- Qing avait déjà installé un royaume en Manchourie du Sud
 Pour pouvoir s’imposer, ils cooptent un certain nombre de lettrés chinois pour
arriver au pouvoir
- PCC commence à créer gouvernement en Chine du Nord et Nord-Est =
coïncide avec région par laquelle mandchous ont commencé à prendre le
pouvoir  superposition
 Communistes s’attendaient à être rejetés par la population = sont surpris par
l’accueil des populations rurales comme urbaines
o Aussi le cas lors de l’arrivée mandchoue = harmonie sociale, ordre  il vaut
mieux accepter docilement pour éviter que chaos et désordre règnent
 Société disciplinée

 Fin dynastie Qing inaugure période de désordre


- Retour d’un pouvoir fort rétablit cet ordre  renouveau, nouvel ordre après
déclin des valeurs confucéennes même si rejection du confucianisme par PCC
 Ce nouvel ordre entraine la disparition des fléaux de la société
 Développement de l’opium, associé à la chute des valeurs confucéennes
 Mendicité développée avec développement grandes villes
 Prostitution
 Prédation
 Communisme cherche à arrêter ça = leur développement se substitue à
l’ordre impérial, même s’il n’est pas de la même nature

 Qing : pensent que étrangers ne doivent pas intervenir dans affaires internes
de l’empire = communisme a les mêmes idéaux.
- Communisme : insiste sur abolition privilèges étrangers + diminution
corruption
 Collectivisation des campagnes : prend en considérations les réalités
paysannes chinoises = plus douces en Chine qu’en URSS
- Communisme se développe d’abord dans campagnes contrairement à URSS
(villes) = ne pas se mettre à dos les masses paysannes  collectivisation par
étapes, douce
 1ère étape : constitution d’équipes d’aide mutuelle = 30aine de personnes + 25
familles qu’on répartit en équipe
o Paysans mettent leur terre en commun mais ne reçoivent pas de revenus
identiques = paysans un peu plus riches vont pouvoir avoir un revenu
proportionnel à l’apport qu’ils ont offert à la collectivisation  paysans voient
leur position maintenue voire améliorée
 2nd temps : coopératives de producteurs agricoles vont véritablement mises en
place : construction de fermes collectives avec revenu unique, mais pas fait en
Chine de la même manière partout = prend du temps

 Structure économie rurale : repose sur équipes de production rassemblées en


brigades qui sont rassemblées en communes
- Dans chaque branche : producteurs locaux et provinciaux
 Organisés dans structure verticale qui aboutit au ministère de l’agriulture
supervisé par le Conseil des affaires de l’Etat + Premier ministre

 Identique à la structure impériale :


- Baojia : familles subdivisées en groupes de 5 ou 10 familles = a la base sert à
recenser les masses  implémenté sous la dynastie Song (960-1279)
- Li’chia : utilisé pour le recrutement de la main-d’œuvre
 Pas de changement

 L’Etat moderne communiste s’appuie sur une structure qui repose sur une
dichotomie :
- D’un côté : les masses paysannes
- De l’autre : Dirigeants, administrateurs et fonctionnaires de l’Etat
 Toujours distinction entre l’élite et les masses
 Sous communisme : renforcement hiérarchie + surveillance plus étroite
 D’une certaine manière : communisme essaye d’instituer au sein de ces
familles la surveillance mutuelle, pour qu’ils dénoncent ceux qui sortent de la
ligne du parti = rappelle le confucianisme

 Plus on grimpe dans hiérarchie du parti : plus on est cultivé = pas de


changement
 Tendance au sein des petits fonctionnaires locaux : beaucoup de zèle =
trafiquer les chiffres pour plaire ce qui peut aboutir à des situations de famine :
ministère mène des politiques qui s’appuie sur réalité du terrain faussée 
existe aussi déjà dans régime impérial
 Devant ce manque d’efficacité économique : parti communisme essaye de
revenir à système plus proche du système précédent
- A partir de 1976 : sous autorité de Deng Xiaoping : impulse nouveau système
« semi-privé » = intègre une sorte de marché libre en parallèle du marché
étatique
 Rappelle ce qui avait été mis en place sous les Qing avec les monopoles
d’Etats = petit à petit, on avait intégré des marchands privés

 John King Fairbank : « La révolution chinoise devait nécessairement se faire à


la manière chinoise. Elle accomplit d’énormes changements mais en suivant
des lignes qui offraient une certaine continuité avec le passé. »

 Industrialisation : système semi-privé


- Sort du système Mao : donne objectifs de production réalistes/réalisables par
ces unités de 25 familles
 Si atteint : on donne à l’Etat
 Si dépassé : familles peuvent récupérer le surplus et revendre la production
industrielle sur marchés locaux
 Intégration progressive d’un système semi-privé en Chine sous Deng

 Politique de la porte ouverte de Deng


- Inaugure cette politique car il pense que la Chine ne pourra progresser
qu’avec un apport de technologie et de capitaux qu’il ne pourra obtenir qu’en
s’ouvrant à l’étranger = transfert de technologie  révolutionnaire
 ≠ Politique de Mao : s’auto-suffisent = beaucoup plus proche des empereurs
chinois tandis que celle de Deng s’ouvre au reste du monde
 Véritable révolution de la chine que de s’ouvrir au monde = rupture avec
modèle soviétique traditionnel

 Communistes s’appuient sur fonctionnaires qui ont un bagage classique :


Bagage culturel hérité de la période nationaliste
- Depuis 1911 : nationalistes cherchent à s’inspirer du modèle libéral occidental
avec de nouvelles disciplines comme les maths, la bio, la chimie
- Mao veut s’appuyer sur les fonctionnaires mais fonctionnaires se retournent
contre lui
 Communistes n’arrivent pas à rallier les petits et hauts fonctionnaires

 Système qui se veut égalitaire mais dans structure verticale = permettre à des
enfants des masses d’obtenir postes clés dans gouvernement mais objectif
pas réussi
 3 grandes périodes pour religions

- 1949-1966 : période de surveillance des religions


 Parti communiste coupe toutes les Eglises étrangères (chrétiennes,
musulmanes, bouddhistes) de tout soutien étranger
 Arrestation de prêtres chinois jugés trop proches d’autorités étrangères
 Campagnes d’expulsion de 5000 missionnaires étrangers
 Nationalisation religion
 Activités religieuses doivent se limiter strictement au lieu de culte
 Religions associées à des associations d’Etat : 5
o Mouvement patriotique protestant triplement autonome de Chine : créé 1951
o Association bouddhiste de Chine : créé en 1953
o Association islamique de Chine : aussi 1953
o Association taoïste de Chine : 1957
o Association patriotique catholique de Chine : 1957 = pas de lien avec Vatican

Confucianisme trop lié à l’impérialisme : sous dynastie Han = devient religion


officielle, jusqu’à avènement communisme

- 1966-1971 : période de la persécution, chasse des religieux = coïncide avec


Révolution Culturelle
 1966- 1968 : où le parti communiste cherche à faire disparaitre les religions
 Déportation des croyants, lynchages de religieux, persécution...

- 1971-aujourd’hui :
 Assouplissement sous impulsion 1er ministre Zhou Enlai qui préconise à Mao
de rencontrer président US Nixon : commence à s’intéresser à l’étranger =
coïncide avec politique de porte ouverte
 Période toujours en cours aujourd’hui : regard plus souple sur religions = les
utilise à son profit pour exploiter masses
 Tolérance à géométrie variable
 On fait revenir comme éléments de fierté culturelle les 3 grandes religions
 Islam et christianisme beaucoup moins acceptées

2. Renouer avec le passé impérial

 Changement de cap s’opère fin années 70/années 80 = Empereur rouge :


Deng Xiaoping
- Politique amplifiée par Xi Jinping : il élabore ce qu’on pourrait appeler un
nationalisme chinois reposant sur passé impérial mais également sur
idéologie communiste
 Héritage d’une grande civilisation qu’on retrouve dans divers compartiments
de la société = Double héritage
 Politique patrimoniale : multiplication des demandes d’inscription des sites
millénaires chinois au patrimoine mondial de l’UNESCO
 Depuis années 80 : construction de musées à gloire de l’histoire chinoise, pas
uniquement communiste
 Histoire partiellement dépossédée de certaines périodes de l’histoire chinoise
jugées déshonorantes de la Chine
o Le PCC se reconnait dans certaines dynasties mais pas dans d’autres
o Dynastie Han mise en avant par autorités chinoises car elle met à l’honneur
l’ethnie Han qui est majoritaire
o Dynastie Tang mise en avant + renvoie à la période glorieuse de la route de la
soie
 Projet Nouvelle Route de la soie depuis 2013 : mondialisation alternative =
mondialisation terrestre qui exclut continent américain et les US, ennemi de la
Chine  « Rêve chinois » + Montre que la Chine est ouverte sur le Monde
 Cérémonie d’ouverture des JO de Pékin 2008

 Dynastie Qing : vue comme dynastie faible qui a plié face aux Occidentaux
avec notamment trafic Opium et contrats illégaux
 Musées ne montrent pas cultures régionales = montrent uniquement ethnie
Han et son histoire

 Rassembler les citoyens (surtout Han) autour d’un passé commun +


contribuer au soft power, faire rayonner la Chine

 55 biens culturels ou naturels ou les 2 qui sont inscrits au patrimoine mondial


de l’Unesco
- Grottes de Longmen + Grand Bouddha de Leshan par ex
- 1er site à UNESCO : Grande muraille de Chine = ouvrage défensif qui
symbolise la volonté des Chinois de se protéger des cultures étrangères et
notamment occidentales  Droits de l’homme

 Double héritage retrouvé dans discours de Xi Jinping : « harmonie sociale au


service du socialisme à caractéristique chinoise »
- Harmonie sociale : terme confucéen donc montre que confucianisme revient
en force MAIS largement troqué d’une partie de ses doctrines, pour rétablir un
ordre plus étroit dans société + aussi contre-modèle face aux valeurs
étrangères des droits de l’homme et de la démocratie

 Autoritarisme : continuum entre période impériale et période communiste


 Même phénomène en Russie : Poutine se convertit à religion orthodoxe pour
renouer avec historie millénaire de la Russie
- Poutine fait aussi lien entre communisme et Russie impériale : « qui ne
regrette pas l’Union soviétique n’a pas de cœur et qui souhaite son retour n’a
pas de tête »

 Anne Cheng : le retour de Confucius = conf 2012 Collège de France


- Retour de Confucius : phénomène massif en Chine = portrait de Confucius de
retour dans salles de classe alors que c’était interdit à l’époque
- Instituts Confucius dans le monde = aussi outil de propagande, de soft power
 Statut de Confucius que PCC inaugure : initialement inventé par jésuites
européens

 Concours : reste voie royale de la réussite sociale


- Le Gaokao : concours national instauré en 1977
 Supprimé auparavant sous révolution culturelle
 Concours : si on réussit, on peut intégrer universités plus ou moins
prestigieuses
 Quand on sort de ces université : on peut devenir fonctionnaires du parti
communiste + accéder protection sociale des fonctionnaires à vie
 Education : priorité pour familles chinoises

 Système ouvert à tous (taux de réussite plus élevé classes aisées)


- 2 épreuves : 1 écrit anonyme + Oral public devant un jury collégial composé
de spécialises
 Gaokao s’inspire des jésuites et de l’éducation telle que l’ont préconisé les
jésuites
 Permet d’intégrer l’université + dure 2 jours d’affilés où on évalue
connaissances dans 6 matières : littérature, mathématiques, langues
(anglais/chinois) + matières optionnelles (sciences politiques, histoire-
géographie, physique-chimie, biologie)
 Classement de ces lauréats = oriente ceux qui ont réussi le concours vers
universités plus ou moins prestigieuses

 Système inégalitaire : universités payantes depuis années 90


- Certains réussissent le concours mais ne peuvent pas payer l’université
 Souvent les parents s’endettent : potentiellement cours du soir, cours le week-
end pour réussir le concours

 Classement mondial des universités : celui de Shanghai


- Dans ce classement : pas étonnant que université de Pékin ou autres
universités soient bien classés
 Système Hukou montre système inégalitaire : système d’enregistrement des
résidences qui visait au départ à empêcher exode rurale
- Livret de résidence, qui portait le nom de la localité où le hukou avait été
enregistré + statut du hukou possédé : agricole ou non agricole
- Hukou divisait hiérarchiquement société chinoise en 2 : celle qui détenait un
hukou urbain (1/3 population) + autres
 Hukou urbain : droit de vivre « en ville » + d'acquérir logement à un prix
subventionné + d'envoyer ses enfants à l'école + de bénéficier d'une
assurance médicale + indemnité chômage en cas de licenciement.
 Hukou rural : droit de satisfaire ses besoins de consommation en grains
o Migrants ruraux installés en ville + dépourvus de hukou urbain souffraient de
conditions de vie discriminantes + pouvaient être expulsés par police lors des
contrôles.
 On ne peut avoir accès qu’a un certain nombre d’établissements en fonction
de là où on habite = carte scolaire
 Sorte de bourgeoisie de la classe moyenne qui se développe
 S’est assouplie dans années 90

 Intégration du taoïsme dans la stratégie militaire chinoise : Cf. Qiao Liang /


Wang Xiangsui, La guerre hors imites
- Préconisent préceptes à intégrer dans stratégie chinoise afin de pouvoir
vaincre grande puissance militaire que sont les USA
- Combinaison de force
 Règle du latéral frontal : présente dans taoisme mais aussi dans grammaire
chinoise (idéogrammes)
 Comme dans la grammaire chinoise : Adjectif : très important = signifie le
latéral, qui serait dominant par rapport au frontal
 Exemple : quand on veut vaincre l’armée adverse, rien ne sert de l’affronter
frontalement, mieux vaut la contourner pour prendre à revers l’ennemi
 Prends l’exemple d’un jeu de cheval : tactique d’un général de Qi qui gagne le
jeu en utilisant la règle du latéral-frontal, en faisant courir son cheval le plus
mauvais face au meilleur cheval du roi de Qi
 Simulation de la faiblesse pour gagner par la force ensuite
 Intégrer à une échelle stratégique : développer son armée (frontal) mais aussi
le latéral = son économie, diplomatie (soft power, culture), l’informatique,
biologique
 Développer un ensemble de levier qu’on va pouvoir développer en parallèle
du levier frontal afin de battre une puissance militaire telle que les USA
Conclusion :

- Civilisation des fleuves, développe agriculture, commerce qui permet écriture


qui construit administration
- Administration et religion incarnée par une même personne : le souverain
(chamane) qui est à la fois politique et religieux
 Aura toujours religieuse dans le PCC
 Caractéristiques chinoises encore présentes dans culture communiste

 On peut se poser question révolution, non pas comme société nouvelle mais
comme un retour en arrière, donc l’horizon indépassable du passé
- Etymologie de révolution : revolvere = révolution plus seulement pensée
comme une rupture avec le passé mais comme un retour à un âge d’or
lointain dans le passé
 Comparaison avec renaissance occidentale : pas révolution artistique mais
retour à l’âge d’or de l’antiquité = rompre avec passé qu’ils jugent dégradant +
faire un retour à un passé glorieux

 Peut-être que la révolution communiste chinoise qui se veut faire table-rase du


passé ne parvient pas à se débarrasser de la Chine millénaire

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