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Code d'éthique IFAC pour comptables

L'IFAC a établi un code d'éthique pour les professionnels comptables, structuré en trois parties, qui définit sept principes fondamentaux tels que l'indépendance et l'intégrité. Ce code impose aux professionnels de respecter des normes éthiques strictes, en identifiant et en gérant les menaces à leur indépendance, notamment à travers des mesures de sauvegarde. La révision de 2001 a renforcé ces exigences, soulignant l'importance du jugement professionnel dans la gestion des conflits d'intérêts et des risques éthiques.

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Code d'éthique IFAC pour comptables

L'IFAC a établi un code d'éthique pour les professionnels comptables, structuré en trois parties, qui définit sept principes fondamentaux tels que l'indépendance et l'intégrité. Ce code impose aux professionnels de respecter des normes éthiques strictes, en identifiant et en gérant les menaces à leur indépendance, notamment à travers des mesures de sauvegarde. La révision de 2001 a renforcé ces exigences, soulignant l'importance du jugement professionnel dans la gestion des conflits d'intérêts et des risques éthiques.

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L’IFAC a publié début des années 1980 des recommandations sur l’éthique professionnelle.

Ces
recommandations sont structurées dans un code appelé code d’éthique de l’lFAC.

Selon ce code il y a 7 principes fondamentaux d’audit répartis en 3 parties :

PARTIE A PARTIE B PARTIE C


Principes applicables à Principes applicables Principes applicables aux
l’ensemble de la profession uniquement aux professionnels professionnels d’entreprise
comptable. comptables libéraux (offrant (comptables salariés, auditeurs
un service au public) internes)

La Partie A fixe les principes de


base de l’éthique
professionnelle des
professionnels comptables et
propose un cadre conceptuel
permettant l’application de ces
principes.
Le cadre conceptuel apporte
des indications sur les
principes d’éthique de base.
Les professionnels comptables
sont tenus d’appliquer ce cadre
conceptuel afin d’identifier les
menaces pesant sur la
conformité aux principes de
base, d’évaluer leur
importance et, si ces menaces
ne sont manifestement pas
peu significatives, d’appliquer
les sauvegardes permettant de
les éliminer ou de les réduire à
un niveau acceptable tel que la
conformité aux principes de
base n’est pas compromise.
• Les Parties B et C illustrent la façon dont il convient d’appliquer le cadre conceptuel à des
situations spécifiques.
• Les professionnels comptables exerçant à titre libéral peuvent s’apercevoir que les
recommandations figurant dans la Partie C s’appliquent également à leur situation
particulière.
• La mission de « l’international Federation of Accountants » (IFAC) : est de favoriser « le dév et
l’essor au niv mondial d’une profession comptable dotée de normes harmonisées qui soit en
mesure de proposer dans l’intérêt du public, des services uniformes et de haute qualité
• Dans l’exercice de cette mission, le Board (conseil) de l’IFAC a mis en place le comité Ethique
de l’IFAC chargé d’élaborer et de publier, sous sa propre autorité, des normes d’éthique et
d’autres prises de position de qualité élevée à l’usage des professionnels comptables du
monde entier.
• Le code d’éthique établit des règles d’éthique pour les professionnels comptables.
Le code rappelle qu’une des marques distinctives de la profession comptable est qu’elle assume la
responsabilité d’agir dans l’intérêt général. Donc, la responsabilité d’un professionnel comptable ne
se limite pas à satisfaire les besoins d’un client ou d’un employeur.

Pour agir dans l’intérêt général, le professionnel comptable doit observer et se conformer aux règles
d’éthique prescrites dans ce Code.

Le code donne la liste suivante des principes fondamentaux :

Indépendance

Intégrité

Objectivité

Compétences professionnelles , soins et diligences

Confidentialité

Comportements professionnelles

Selon la norme ISA 200, « l’auditeur doit conduire et réaliser un audit selon les normes
internationales, il doit respecter le code d’éthique professionnelle publié par l’IFAC ».

Le Conseil de l’IFAC a adopté en avril 2001, sur proposition de son Comité d’éthique, un projet
d’amendement du Code d’éthique de l’IFAC. La version révisée tient compte des nouvelles règles plus
strictes relatives à l’indépendance, adoptées aux USA.

Les nouveautés apportées par la version révisée du code :


La révision du code proposée par I’IFAC en matière d’indépendance permet de :

• Résoudre les problèmes pouvant menacer l'indépendance des auditeurs en déterminant les
mesures que ceux-ci peuvent prendre afin de réduire ces menaces et de conserver leur
indépendance
a) La définition d’une approche conceptuelle de l’indépendance (conceptuel framework) :
D’après cette approche le cabinet et l’équipe affectée à une mission d’assurance, ont l’obligation de :

• Identifier les circonstances et les relations qui risquent de porter atteinte à l‘indépendance
• Evaluer si ces risques sont non significatifs
• Si ce n’est pas le cas, identifier et appliquer les mesures de sauvegarde appropriées qui
permettent de réduire le risque d’atteinte à l’indépendance à un niveau acceptable.
Dans le cas ou des mesures de sauvegarde ne peuvent être appliquées ou ne permettent pas de
réduire le risque : solution est de renoncer aux intérêts qui portent atteinte à l’indépendance ou de
renoncer à la mission d’assurance.

Lorsqu’il y’a un conflit d’intérêts réel ou potentiel, le professionnel doit exercer son jugement
professionnel, décider s’il y a lieu d’éviter le conflit en refusant la mission ou si, au contraire, il est
possible de gérer le conflit.

Le processus de recherche et de gestion des conflits d’intérêts comprend ses étapes :

• Identifier les circonstances et les relations qui risquent de porter atteinte à l'ndépendance
• Le professionnel doit identifier les conflits d’intérêts réels ou potentiels quand il accepte ou
Etape 1 renouvelle une mission. Un conflit d’intérêts est un conflit entre les intérêts du client et les
obligations du professionnel.

• Evaluer si ces risques sont significatifs


• Une fois qu’il a repéré les conflits réels et potentiels, le professionnel doit décider si ces
conflits ne sont pas significatifs ou peuvent être gérés d’une manière efficace.
• Si le conflit ne peut pas être géré d’une manière efficace, le professionnel doit refuser la
Etape 2 mission.
• Une fois que le professionnel a constaté l’existence de conflits susceptibles d’être gérés, il lui
reste à définir les mesures de gestion des conflits.

• Identifier et appliquer les mesures de sauvegarde appropriées à l’effet de réduire le


risque d’atteinte à l’indépendance à un niveau acceptable
• Le professionnel doit examiner le plan de la mission dans son ensemble pour vérifier
s’il est applicable dans la pratique.
Etape 3 • Il est à rappeler qu’il incombera au professionnel de démontrer que les mécanismes
retenus par lui permettaient d’assurer une protection efficace,si le plan n'est pas
efficace le professionnel doit refuser la mission.

b) La définition d’une approche pratique :


Le code applique les principes conceptuels à une liste de situations pratiques étayées par des
exemples de risques et des mesures de sauvegarde correspondantes
c) Menaces et sauvegardes :

Les menaces liées à l’intérêt Les menaces liées à l’auto-révision Les menaces liées à la
personnel représentation
Peuvent survenir du fait des Risquent de survenir lorsqu’un Risquent de survenir lorsqu’un
intérêts financiers ou autres, précédent jugement doit être réévalué professionnel comptable plaide
détenus par un professionnel par le professionnel comptable en faveur d’une position ou
comptable ou un membre de responsable de ce jugement. d’un avis au point de risquer de
ses parents proches ou compromettre son objectivité
immédiats ultérieure
Exemples : Exemples : Exemples :
→ Une participation → La découverte d’une erreur → Promouvoir les actions
financière chez un client significative au cours de la d’une société cotée
ou la détention réévaluation des travaux du lorsque cette entité est
conjointe d’une professionnel comptable un client d’audit d’états
participation financière libéral financiers.
avec un client. → L’établissement d’un rapport → Agir en qualité de
→ Une dépendance sur le fonctionnement des représentant pour le
excessive à l’égard des systèmes financiers après être compte d’un client de
honoraires totaux intervenu dans leur mission d’expression
perçus auprès conception ou leur mise en d’assurance dans le
→ L’entretien d’une application. cadre de litiges ou de
relation d’affaire étroite → Le fait d’avoir préparé les procès avec des tiers.
avec un client. données initiales utilisées
→ L’inquiétude quant à pour produire les documents
l’éventualité de perdre qui font l’objet de la mission.
un client. → Le fait pour un membre de
→ L’embauche potentielle l’équipe chargée de la mission
chez un client. d’expression d’assurance
→ Les honoraires sous d’être, ou d’avoir récemment
condition de résultat été, administrateur ou cadre
relatifs à une mission dirigeant chez le client
d’expression → Le fait pour un membre de
d’assurance. l’équipe chargée de la mission
→ Un prêt ou un emprunt d’expression d’assurance
auprès d’un client de d’être, ou d’avoir récemment
mission d’expression été employé par le client à un
d’assurance ou d’un de poste lui permettant d’exercer
ses administrateurs ou une influence directe
cadres dirigeants. significative sur l’objet de la
mission.
→ La prestation d’un service
pour le compte du client qui
affecte directement l’objet de
la mission d’expression
d’assurance
Les menaces de familiarité Les menaces liées à l’intimidation
Risquent de survenir lorsque par suite de liens Risquent de survenir lorsqu’un professionnel
étroits, un professionnel comptable devient trop comptable peut être dissuadé d’agir avec objectivité,
complaisant à l’égard des intérêts de tiers du fait de menaces, réelles ou perçues.
Exemples : Exemples :
→ Le fait pour un membre de l’équipe chargée → Le fait d’être menacé de licenciement ou de
de la mission d’avoir un lien de famille remplacement en relation avec une mission
proche ou immédiat avec un administrateur chez un client.
ou un cadre dirigeant du client → Le fait d’être menacé de litiges.
→ Le fait pour un membre de l’équipe chargée → Le fait de subir des pressions en vue de
de la mission d’avoir un lien de famille réduire de façon indue le champ des travaux
proche ou immédiat avec un employé du exécutés afin de réduire les honoraires.
client qui est en mesure d’exercer une
influence directe et significative sur l’objet
de la mission.
→ Le fait pour un ancien associé du cabinet
d’être un administrateur ou un cadre
dirigeant du client ou un employé en mesure
d’exercer une influence directe et
significative sur l’objet de la mission
→ L’acceptation de cadeaux ou d’un traitement
préférentiel de la part d’un client, sauf à ce
que la valeur en soit manifestement
insignifiante
→ Une association ancienne des cadres
supérieurs du cabinet avec le client d’une
mission d’expression d’assurance

D’après le code, les sauvegardes qui peuvent éliminer ou réduire ces menaces à un niveau
acceptable se répartissent entre 2 catégories :

Les sauvegardes mises en place par la Les sauvegardes placées dans


profession, la législation ou la l’environnement de travail
réglementation
Ces sauvegardes comprennent, mais sans s’y Ces sauvegardes englobent les sauvegardes
limiter établies au niveau du cabinet et les sauvegardes
• Les conditions de formation théorique spécifiques à la mission.
et pratique et d’expériences préalables
à l’accès à la profession. Le professionnel comptable libéral doit utiliser
• Les obligations de développement son jugement pour gérer efficacement les
professionnel continu. menaces identifiées, en se posant la question
• Les règles de gouvernement de ce qu'un tiers raisonnable et informé,
d’entreprise. connaissant tous les éléments pertinents,
• Les normes professionnelles. considérerait comme acceptable.
• Les procédures de supervision et de
discipline prévues par la profession ou Certaines sauvegardes peuvent augmenter la
la réglementation. probabilité d'identifier ou de prévenir des
• Les revues externes par un tiers comportements contraires à l'éthique, qui sont
légalement habilité des rapports, mises en place par la profession comptable, la
déclarations, communications ou
informations produites par un législation, la réglementation ou l’entreprise
professionnel comptable. employeur comprennent, sans s’y limiter :
• Des dispositifs efficaces de
réclamations, établis par l’entreprise
employeur, la profession ou un
régulateur, permettent aux collègues,
aux employeurs et au public de signaler
des comportements non professionnels
ou contraires à l'éthique.
• Une obligation explicitement déclarée
de faire part des manquements aux
règles d’éthique
 La nature des sauvegardes à appliquer dépendent des circonstances. Le professionnel
comptable doit faire preuve de jugement et évaluer ce qu'un tiers informé considérerait
comme inacceptable, en tenant compte de l'importance de la menace et des mesures de
sauvegarde mises en place.

Résolution de conflits d’ordre éthique :


Le professionnel comptable, lors de l'évaluation de la conformité aux principes de base, peut être
amené à résoudre un conflit concernant l'application de ces principes.

En initiant une procédure formelle ou informelle de résolution de conflit, le professionnel comptable


doit, dans le cadre de cette procédure prendre en compte divers éléments, soit individuellement, soit
considérés avec d’autres :

▪ Les faits pertinents


▪ Les questions d’éthique impliquées
▪ Les principes de base liés au problème en cause
▪ Les procédures internes en place
▪ Et les autres voies d’actions possibles

Après avoir examiné les questions pertinentes, le professionnel comptable doit déterminer la voie
d’action appropriée qui soit compatible avec les principes de base identifiés.

Si le problème reste non résolu, le professionnel comptable doit demander conseil à d'autres
personnes compétentes au sein de son cabinet ou de son entreprise pour obtenir de l'aide à sa
résolution.

Lorsque le problème fait intervenir un conflit avec ou au sein d’une organisation, le professionnel
comptable doit consulter les responsables de la gouvernance (comme le conseil d’administration ou
le comité d’audit). Il est également dans son intérêt de documenter le problème, les discussions et les
décisions prises.

Lorsqu’un conflit important ne peut être résolu, le professionnel comptable peut consulter un
organisme professionnel ou des conseillers juridiques pour obtenir des conseils sur des questions
éthiques, tout en respectant la confidentialité.

EXPLE : un professionnel comptable peut avoir découvert une fraude, dont la révélation pourrait contrevenir à sa
responsabilité en matière de confidentialité. Le professionnel comptable doit envisager de prendre l’avis d’un juriste pour
déterminer s’il a une obligation d’en rendre compte.
Si un conflit éthique reste non résolu après avoir exploré toutes les possibilités applicables, le
professionnel comptable doit, si possible, se dissocier du problème. Cela peut inclure le retrait de
l'équipe de mission ou même quitter la mission, le cabinet ou l'organisation employeur.

Les limites de la nouvelle approche de l’lFAC en matière d’indépendance :


Le nouveau code diffère largement de l'ancien Code de déontologie, en mettant (-) l'accent sur l'audit
et l’accent n’est (+) sur l’audit plutôt sur une gamme variée de services d'attestation.

Le nouveau code privilégie l'utilisation du jugement professionnel pour gérer les risques d'atteinte à
l'indépendance par le biais de mesures de sauvegarde, plutôt que de spécifier les activités à éviter.

Cette approche présente des limites inhérentes à la subjectivité de l’évaluation (auto-évaluation), du


sérieux des risques, et de l’efficacité des mesures de sauvegarde qui ont été prises.

Cette approche ne repose que sur le jugement professionnel, mais ce jugement peut être contesté et
remis en cause par des organes de contrôle et de régulation.

Le nouveau Code de déontologie de I’IFAC contient des recommandations sur les types de risques et
sur les mesures de sauvegarde à prendre, mais l’indépendance demeure toujours la responsabilité du
professionnel, exception faite des situations ou renoncer à la mission d’assurance constitue la seule
mesure possible.

A- Indépendance : (partie B)
L’indépendance n’est exigée que dans les missions d’expression d’assurance.

D’après le code de I’ IFAC, les membres des équipes de missions d'expression d'assurance, ainsi que
les cabinets membres du réseau et le cas échéant doivent être indépendants des clients des missions
d'assurance.

Du moment que les missions d'expression d'assurance sont destinées à renforcer le degré de
confiance des utilisateurs quant aux résultats d'évaluation d'un objet Ainsi, les professionnels
impliqués doivent être et sembler être exempts de tout intérêt pouvant compromettre leur intégrité,
objectivité et indépendance.

Le paragraphe 290.2 du code souligne que l'indépendance est relative et non absolue : « L’utilisation
du terme ‘indépendance’ en lui m risque de créer des confusions. Le terme peut conduire les
observateurs à supposer qu’une personne exerçant son Jugement professionnel devrait être affranchi
de tout lien économique, financier... Ce qui est impossible, étant donné que chaque membre de la
société entretient des relations avec les autres. En conséquence, l’importance des liens économiques,
financiers et autres doit être appréciée en f de ce qu’une personne raisonnablement informée ayant
connaissance de toute l’info pertinente, tendrait raisonnablement à les considérer comme étant
inacceptables »

La présence de menaces à l’indépendance du professionnel ne signifie pas que l’indépendance


d’esprit est compromise (être). Donc, du point de vue des utilisateurs et des régulateurs il est
nécessaire que des mesures de protection soient en place afin de circonscrire les risques que
l’indépendance soit compromise.

L’indépendance d’esprit ne se constate pas concrètement, et l’utilisateur de l’information a besoin de


preuves concrètes. En fait, ce que l’utilisateur recherche, c’est l’indépendance apparente cad une
relation, entre professionnel comptable et client, structurée de façon que I’ indépendance d’esprit ne
soit pas compromise.
C’est sur cette apparence d’indépendance que portent les efforts du code et de la plupart des
autorités de réglementation.

L’indépendance est requise pour toutes les missions d’assurance.

Quelle est donc la nature des menaces pesant sur l’indépendance et les sauvegardes applicables
nécessaires pour éliminer les menaces ou les réduire à un niveau acceptable ?

Les menaces varient suivant les caractéristiques de chaque mission d’expression d’assurance selon
qu’il s’agit d’une mission d’audit d’états financiers ou d’un autre type de mission d’expression
d’assurance et dans ce dernier cas, suivant la finalité, l’information objet du rapport et les utilisateurs
prévus de ce rapport, le code distingue entre :

1. Mission d’audit des états financiers


2. Autres missions d’expression d’assurance basées sur des assertions
3. Missions d’expression d’assurance par appréciation directe

1. Missions d’audit des états financiers :

Les missions d’audit des états financiers sont pertinentes pour une large gamme d’utilisateurs
potentiels. Outre l’indépendance d’esprit, l’apparence d’indépendance a une importance particulière.

Les clients d’une mission d’audit d’états financiers, les membres de l’équipe chargée de la mission
d’expression d’assurance, le cabinet et les cabinets du réseau sont tenus d’être indépendants du
client d’une mission d’audit d’états financiers.

L’obligation d’indépendance recouvre les interdictions relatives à certaines relations entre les
membres de l’équipe chargés de la mission d’expression d’assurance et les administrateurs, les cadres
et les salariés du client en mesure d’exercer une influence directe et significative sur l’information
objet de la mission.

Il faut se demander si des menaces sur l’indépendance sont créées du fait des relations avec des
salariés du client qui sont en mesure d’exercer une influence directe et significative sur l’objet de la
mission.

2. Autres missions d’expression d’assurance basées sur des assertions :

Dans une mission d’expression d’assurance basée sur des assertions où le client n’est pas client d’une
mission d’audit d’états financiers, seuls les membres de l’équipe chargée de la mission et le cabinet
sont tenus d’être indépendants du client de la mission d’expression d’assurance.

Cette obligation d’indépendance comprend des interdictions concernant certaines relations entre les
membres de l’équipe chargée de la mission d’expression d’assurance et les administrateurs, les cadres
et les salariés du client en mesure d’exercer une influence directe significative sur l’information objet
de la mission.

Dans la majorité des missions d’expression d’assurance basées sur des assertions, qui ne sont pas des
missions d’audit d’états financiers, la partie responsable est responsable de l’information objet de la
mission

Dans certaines missions, la partie responsable peut ne pas être responsable de l’objet de la mission.
EXPLE : lorsqu’un professionnel comptable libéral est engagé pour effectuer une mission d’expression d’assurance sur un
rapport qu’un consultant environnemental a établi concernant les pratiques de développement durable d’une société, pour
être diffusé parmi des utilisateurs ciblés, le consultant environnemental est la partie responsable de l’information objet de
la mission mais la société est responsable de l’objet de la mission
3. Missions d’expression d’assurance par appréciation directe :

Dans une mission d’expression d’assurance par appréciation directe, seuls les membres de l’équipe
chargés de la mission d’expression d’assurance et le cabinet sont tenus d’être indépendants du client
de la mission d’expression d’assurance.

Le code définit :

▪ Participation financière : Participation détenue dans les capitaux propres ou dans d’autres
titres, obligations, instruments de créances ou d’emprunts d’une entité, y compris les droits
et obligations d’acquérir une telle participation et les dérives directement liés à cette
participation.
▪ Participation financière directe : Participation financière
directement détenue ou sous le contrôle d’un particulier ou d’une entité
détenue en qualité de propriétaire réel, via un vecteur de placement collectif, une succession,
un groupe de sociétés ou tout autre intermédiaire sur lequel ce particulier ou cette entité
exerce un contrôle.
▪ Participation financière indirecte : Participation financière détenue en qualité de propriétaire
réel, via un vecteur de placement collectif, une succession, un groupe de sociétés ou tout
autre intermédiaire sur lequel ce particulier ou cette entité n’exerce aucun contrôle.
▪ Cabinet du réseau : Entité placée sous le contrôle, la propriété ou la gestion en commun avec
le cabinet ou toute autre entité qu’un tiers raisonnable informé, ayant connaissance de
toutes les informations pertinentes, serait raisonnablement conduit à conclure qu’elle
appartient à ce cabinet au niveau national ou international.
▪ Equipe chargée de la mission : Tous les collaborateurs exécutant une mission, y compris les
experts engagés par contrat par le cabinet en relation avec cette mission.
Equipe chargée de la mission :
(a) Tous les membres composant l’équipe chargée de la mission d’expression d’assurance
(b) Toutes les autres personnes au sein du cabinet qui peuvent directement influencer le
résultat d’une mission d’assurance,
notamment :
(i) ceux qui recommandent la rémunération ou qui assurent la supervision,
l’encadrement ou toute autre surveillance directe de l’associé chargé de la mission
d’assurance. Pour l’objet de la mission d’audit d’états financiers, ils comprennent
toutes les personnes successivement placées hiérarchiquement au dessus de
l’associé chargé de la mission jusqu’au président directeur général
(ii) ceux qui donnent une consultation concernant des questions techniques ou
sectorielles spécifiques, des opérations ou de la mission événements relatives à la
mission d’assurance ;
(iii) ceux qui assurent le contrôle qualité de la mission d’expression d’assurance,
notamment ceux qui effectuent l’inspection de contrôle qualité de la mission
d’assurance (
(c) Pour l’objet de la mission d’audit d’états financiers, tous ceux qui au sein du cabinet d’un
réseau peuvent influencer directement le résultat de la mission d’audit d’états financiers.
▪ Famille immédiate : Conjoint ou personne à charge.
▪ Proche famille : Un parent, un enfant des deux mêmes parents ou d’un même parent
seulement, qui n’est pas membre de la famille immédiate.

Le code d’éthique de l’lFAC définit les situations qui risquent d’affecter l’indépendance des membres
des équipes chargées d’une mission d’expression d’assurance, des réseaux et des cabinets de réseaux.

Situation 1 : Liens financiers avec les clients dans une mission d’expression d’opinion
Situation 2 : Liens familiaux et personnels :

Une relation personnelle ou familiale influence l’approche et la conduite de l’audit, par conséquent
elle affecte l’indépendance. Les liens familiaux et personnels, entre un membre de l’équipe chargée
de la mission d’assurance et un membre du conseil d’administration, un cadre supérieur ou, suivant
leur fonction, certains salariés du client de la mission d’assurance, sont susceptibles de créer des
menaces liées à l’intérêt personnel ou des menaces de familiarité ou d’intimidation.

Selon le code de l’IFAC, il est impossible de codifier les règles selon lesquelles une relation
personnelle est acceptable. Leur importance dépendra d’un certain nombre de facteurs, notamment.
des responsabilités de cette personne dans la mission d’assurance de l’étroitesse des liens concernés
et du rôle du membre de la famille ou d’autres individus chez le client d’une mission d’assurance.

Lorsqu’un membre de la proche famille d’un collaborateur de l’équipe chargée de la mission


d’assurance est membre du conseil d’administration veut exercer une influence directe et notable sur
l’information objet de la mission d’expression d’assurance, des menaces dépendra

De facteurs tels que :

• La position occupée chez le client par ce membre de la proche famille


• Le rôle du professionnel au sein de l’équipe chargée de la mission.

Si la menace n’est manifestement pas peu significative, des sauvegardes doivent être envisagées et
appliquées le cas échéant afin de réduire cette menace à un niveau acceptable.

De telles sauvegardes pourraient consister à :

• Écarter l’individu concerné de l’équipe chargée de la mission


• Dans la mesure du possible, structurer les responsabilités de l’équipe chargée de la mission,
de façon que le professionnel concerné ne traite pas de sujets relevant de la responsabilité de
ce membre de la proche famille
• Mettre en place des politiques et procédures destinées à permettre les collaborateurs à
communiquer, aux niveaux hiérarchiques supérieurs du cabinet, toute question
d’indépendance et d’objectivité qui les concerne.

Concernant les relations familiales, le code ne prévoit aucun degré de relations personnelles ou
familiales incompatibles.
Aux termes de l'article 262 du code des sociétés commerciales «ne peuvent être choisis comme
commissaires aux comptes, les administrateurs ou les membres du directoire ou les apporteurs en
nature et tous leurs parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclusivement et les conjoints des
personnes visées ».

Les experts-comptables ne peuvent assurer professionnellement le contrôle des comptes des sociétés
dans lesquelles ils détiennent directement ou indirectement des participations de quelque nature
que ce soit. De même, aux termes de l'article 262 du code des sociétés commerciales «ne peuvent
être choisis comme CAC :

1) Les administrateurs ou les membres du directoire ou les apporteurs en nature et tous leurs parents
ou alliés, jusqu’au quatrième degré inclusivement.

2) Les personnes recevant sous une forme quelconque à raison de fonctions autres que celles des
commissaires, un salaire, ou une rémunération des administrateurs ou des membres du directoire ou
de la société, ou de toute entreprise possédant le dixième du capital de la société, ou dont la société
possède au moins le dixième du capital.

3) Les personnes auxquelles il est interdit d’être membre d’un conseil d’administration ou d’un
directoire ou qui sont déchues du droit d’exercer ces fonctions.

4) Les conjoints des personnes ci-dessus visées.

Situation 3 : Emplois chez des clients de missions d’assurance

L’indépendance d’un cabinet ou d’un memb de l’équipe chargée de la miss d’ass peut être menacée
lorsqu’un memb du conseil d’adm, un cadre supé ou un salarié du client de la miss d’ass, en mesure
d’exercer une influence directe et notable sur l’infirmation objet de la miss d’expression d’ass a été
memb de l’équipe chargée de la miss d’ass ou associé de ce cabinet.

L’importance des menaces liées à l’intérêt personnel, la familiarité ou l’intimidation créées dépendra
des facteurs :

(a) la position que cette personne occupe chez le client d’une mission d’assurance

(b) I ‘envergure de I’ implication que cette personne va avoir au sein de l’équipe chargée de la mission
d’assurance.

(c) la durée de temps qui s’est écoulée depuis l’époque où cette personne était membre de l’équipe
chargée de la mission d’assurance ou du cabinet.

(d) l’ancien poste occupé par cette personne au sein de l’équipe chargée de la mission d’assurance.
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Situation 4 : Récentes fonctions chez des clients de missions d’assurance

Le fait pour un ancien cadre supérieur, membre du conseil d’administration ou salarié du client d’une
miss d’ass d’intervenir comme membre de l’équipe chargée de la miss d’ass risque de créer des
menaces liées à l’intérêt général, à l’auto-évaluation et à la familiarité.

L’importance de ces menaces dépendra de facteurs tels que :

• La position que cette personne occupait chez le client de la miss d’ass.


• Le délai qui s’est écoulé depuis que cette personne a quitté le client de la miss d’ass
• Le rôle que cette personne joue au sein de l’équipe chargée de la miss.

L’importance de cette menace doit être évaluée et, si la menace n’est manifestement pas peu
significative, des sauvegardes doivent être envisagées et appliquées le cas échéant afin de réduire
cette menace à un niv acceptable.

• L’implication d’un autre professionnel chargé de revoir les travaux effectués par cette
personne au sein de l’équipe chargée de la miss d’ass ou de donner d’autres conseils autant
que de besoin.
• La discussion de ce point avec les personnes chargées de la gouvernance, telles que les
membres du comité d’audit.

Situation 5 : Siéger comme cadre ou membre du conseil d’administration des clients de


mission d’assurance

Si un associé ou un salarié du cabinet siège en qualité de cadre ou d’administrateur au conseil d’un


client de miss d’ass, les menaces liées à l’auto-évaluation et à l’intérêt personnel crées seraient si
importantes qu’aucune sauvegarde ne puisse réduire ces menaces à un niv acceptable.

Dans le cas d’une mission d’audit d’EF, si un associé ou un salarié d’un cabinet du réseau doit siéger
en qualité de cadre ou d’administrateur au conseil du client d’une mission d’audit, les menaces créées
seraient si imp qu’aucune sauvegarde ne puisse réduire ces menaces à un niv acceptable.

Alors si une de ces personnes doiv accepter une telle f , la seule voie d’action consisterait à refuser
d’effectuer la miss d’expression d’ass ou à s’en démettre.

En Tunisie, la situation est prévue dans un seul sens, un délai de 5 ans est fixé par l’article 263 du CSC
pour la désignation en tant qu’administrateur d’un ex- commissaire aux comptes. Ce dernier ne peut
être nominé administrateur ou membre du directoire des sociétés qu’ils contrôlent pendant les 5
années qui suivent la cessation de ses f.

8-2- Honoraires en souffrance

8-3- Honoraires inférieurs - Etablissement du prix

Lorsqu’un cabinet obtient une miss d’ass à un niv d’honoraires substantiellement inférieurs à ceux
facturés par son prédécesseur ou fixés par d’autres cabinets, la menace liée à l’intérêt personnel ne
sera pas réduite à un niv acceptable à (-) que :

(a) le cabinet soit en mesure de faire la preuve qu’un délai approprié et des collaborateurs qualifiés
sont affectés à cette tâche

(b) toutes les normes, recommandations d’expression d’assurance, procédures de contrôle qualité
applicables sont dûment observées.

8-4- Honoraires sous condition de résultat

Sont des honoraires calculés d’après un barème prédéterminé en fonction de l’issue ou du résultat
d’une transaction ou du résultat des travaux effectués.

Les honoraires fixés par un tribunal ou une autre autorité publique ne sont pas considérés comme
étant sous condition de résultat.

Les honoraires facturés sous condition de résultat par un cabinet dans le cadre d’une miss d’ass
créent des menaces liées à l’intérêt personnel ou à la représentation qui ne peuv être réduites à un
niv acceptable par l’app d’aucune sauvegarde.

Un cabinet ne doit conclure aucun arrangement pour une miss d’ass suivant lequel le montant des
honoraires est subordonné au résultat des procédures de la miss d’ass ou d’élé qui constituent l’info
objet de la miss d’ass.

Le principe est que les honoraires ne doivent pas être indexés ou subordonnés à un résultat, à
l’approbation des états financiers par exemple ou à l’octroi d’un crédit. Ces situations affectent
l’indépendance.

En Tunisie, le code des devoirs professionnels interdit la pratique des honoraires conditionnels. Pour
les honoraires d’audit, le problème ne se pose pas, du fait de l’existence d’un barème, d’application
obligatoire, homologué par un arrêté ministériel.
Situation 9 : Dons et hospitalité

L’acceptation de dons ou d’une offre d’hospitalité de la part d’un client d’assurance peut créer des
menaces liées à l’intérêt personnel et à la familiarité.

Lorsqu’un cabinet ou un membre de l’équipe chargée de la mission d’assurance accepte des dons ou
une offre d’hospitalité, les menaces sur l’indépendance ne peuvent être réduites à un niveau
acceptable par l’application d’aucune sauvegarde, sauf à ce que la valeur en soit manifestement peu
importante.

L’hospitalité et les cadeaux qui excèdent ce que prévoient les règles habituelles de courtoisie ne
doivent pas être acceptées.

En Tunisie, l’expert-comptable a droit au remboursement des frais de séjour et de transport en sus


des honoraires, lorsque la mission de révision nécessite des déplacements supérieurs à 25 Km du lieu
d’implantation du cabinet professionnel (il s’agit d’une hospitalité due).

Situation 10 : Procès imminent ou en cours

Lorsqu’un procès a lieu, ou paraît probable, entre le cabinet ou un membre de l’équipe chargée de la
mission d’assurance et le client de la mission d’assurance, une menace liée à l’intérêt personnel ou à
l’intimidation est susceptible d’être créée.

Les relations entre les dirigeants du client et les membres de l’équipe chargée de la mission
d’assurance doivent se caractériser par une totale candeur (franchise) et une complète transparence
s’agissant de tous les aspects des activités commerciales du client.

Le cabinet et les dirigeants du client peuvent se retrouver en position d’adversaires du fait d’un
procès, affectant la volonté des dirigeants de faire des révélations complètes et le cabinet peut se
trouver confronté à une menace liée à l’intérêt personnel. L’importance de la menace créée dépendra
de facteurs tels :

• L’importance relative du procès


• La nature de la mission d’assurance
• La question de savoir si le procès porte sur une mission d’assurance antérieure.

L’indépendance de l’auditeur est affectée s’il est en situation de litiges avec ses clients. Ceci est
expliqué par 2 raisons :

1- Le litige ne favorise pas et va entraver le processus de communication d’informations


pertinentes de la part du client (le client en manque de confiance retient l’information)
2- Le professionnel risque de perdre son objectivité et son impartialité. Le jugement de
l’auditeur ne sera plus neutre et risque d’être affecté, il va considérer le client comme une
partie adverse dans un litige.

Une fois que l’importance de la menace a été évaluée, les sauvegardes suivantes doivent être
appliquées, le cas échéant, afin de réduire ces menaces à un niveau acceptable :

(a) révélation au comité d’audit, ou aux autres personnes chargées de la gouvernance de l’étendue et
de la nature du procès

(b) si le procès implique un membre de l’équipe chargée de la mission d’assurance, écarter cette
personne de l’équipe

(c) faire intervenir un autre professionnel comptable du cabinet qui n’a pas été membre de l’équipe
chargée de la mission d’assurance afin de revoir les travaux effectués ou apporter d’autres conseils.

→ Si ces sauvegardes ne réduisent pas la menace à un niveau approprié, la seule mesure


appropriée consiste à quitter, ou à refuser la mission d’assurance.

Situation 11 : Propriété du capital

Les anciennes dispositions avaient prévu que le capital des personnes morales exerçant la profession
devrait être détenu à 100% par des professionnels comptables. Une participation d’autres tiers est
tolérée tant qu’elle est minoritaire et sans incidence sur les décisions du cabinet. En Tunisie, les
sociétés membres de l’ordre doivent justifier que les trois quarts au moins de leurs actions ou de
leurs parts sociales sont détenus par des membres de l’ordre, le reste pouvant être détenu
uniquement par des salariés de la société non- membres de l’ordre.

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