L'Appel au Ministère : Comprendre et Agir
L'Appel au Ministère : Comprendre et Agir
Introduction
Je veux, par le truchement de cette brochure, aider tous ceux qui aspirent au Ministère. Je
voudrais être bref à cause de la sensibilité du sujet et aussi à cause du folklore religieux organisé
autour. Tantôt on demande à celui qui a un appel de se faire former dans un institut biblique ou
école pastorale. Tantôt on lui dit qu’il n’y a plus de ministère. Dans le second cas, on lui fait
savoir qu’il est victime d’une séduction du diable. Il doit rester sage et écouter des anciens qui
sont plutôt des archivistes en liaison avec les Ministres qu’on dit déjà établis. Ces anciens sont
sans aucune expérience avec le surnaturel. Ils n’apportent que des faits surnaturels vécus par
d’autres dans le passé. Ils annoncent l’avenir reçu par d’autres comme le perroquet imitant le
son du langage humain, mais sans intelligence. Ils sont muets sur le présent qu’ils comblent de
leurs imaginations et barricadent les Ministères comme le sanhédrin du temps de Jésus
craignant que leur ordre ne soit bouleversé par des nouveaux venus.
De même que Paul, trompé par le judaïsme, a eu son chemin par le jeûne et la prière dans le
désert de l’Arabie pendant trois ans et demi, tu as le devoir de chercher la direction de Dieu
pour servir le Seigneur dans Sa volonté. Tu ne dois pas servir une organisation humaine.
Le ministère est antérieur à la vie terrestre du concerné. Il est aussi antérieur à sa conversion.
L’esprit du Seigneur nous apprend au travers de Jérémie et de Paul que l’on est choisi d’avance
pour le ministère. Un appelé est l’un des êtres les plus sensibles à la présence de Dieu et des
esprits. L’appelé a généralement une vision floue de son avenir sur terre. Ce n’est pas des projets
qui lui manquent, seulement une main invisible lui résiste. Il ressent de l’opposition dans la
plupart des projets concernant les choses de la terre. Ce n’est pas un homme libre comme les
autres. Il est un captif de Dieu. En conséquence, il n’est pas libre de ses choix, et souffre
beaucoup de son état. Il est le plus souvent incompris des hommes et parfois de ses proches et
ne se comprend pas lui-même.
Bien souvent, ce sont des gens brillants dans les études ou talentueux dans bien des domaines.
Cependant, ils ne connaissent presque pas de succès ou ont plutôt des succès éphémères. Ils
sont chassés de leur carrière par le Seigneur. Pour cela, Dieu emploie une batterie de moyens
pour les écarter. Plusieurs pressions s’exerceront pour les mettre dehors. Des pressions
intérieures et extérieures d’hommes méchants ou jaloux suscités par Dieu lui-même pour les
éjecter. Face à cela, ceux même qui les aiment et les admirent céderont à ces pressions sans
savoir pourquoi. Ils seront incapables de les réengager dans leur structure parce que empêchés
par le Seigneur. Dieu agit ainsi de peur que l’appelé ne s’attache à quelque chose et n’en
fasse sa raison de vivre parce que les appelés ne savent pas tricher avec le travail.
Dieu ne veut pas que son oint soit aliéné à un domaine, une administration ou une entreprise.
Le sauveur s’arrangera pour que son oint n’aime pas son épouse plus que Lui. La compagne
aimera bien son mari, mais l’incertitude qui caractérise la vie de ce dernier mettra du doute et
de la peur dans son cœur. Elle n’aura pas plus d’intimité. Elle n’aura pas une vie de foyer
aussi tranquille que les autres. Tout être qui aimera un appelé en souffrira d’une manière ou
d’une autre. C’est le sort que Marie, la mère de Jésus a connu. Le prophète Siméon le lui avait
annoncé : « et à toi une épée te transpercera l’âme » (Luc 2 :35).
Il y a des signes qu’on peut observer dans le comportement de celui qui a un appel. Il sait de
façon naturelle qu’il est investi d’une mission ou d’un service à accomplir. Il est attiré dès
le bas-âge par le spirituel. Il éprouve une sainte crainte pour Dieu. D’ailleurs, les choses
spirituelles exercent sur lui une forte attraction. Bien qu’il soit enfant, il aborde avec un grand
sérieux tout ce qui concerne Dieu. Dans ma petite expérience que je ne saurais évidemment
généraliser, je me souviens qu’autour de 10 ou 11 ans déjà, j’avais pris avec mon père une
vieille bible. Intuitivement, je savais que ce livre contenait quelque chose d’extraordinaire : la
parole de Dieu. Je prenais soin de dormir avec ce livre à mon chevet. Plus tard, j’ai rejoint mon
grand frère pour demeurer avec lui. Il avait expérimenté la puissance de Dieu et s’était converti.
Il était membre de l’église des assemblées de Dieu. Mon grand frère vivait avec un frère et une
sœur en Christ. Mon frère avait une impressionnante collection d’ouvrages chrétiens. Avant de
continuer j’avoue que je lui dois une bonne part de l’éducation reçue pour la foi chrétienne et
les choses de la vie.
Quelques deux ou trois jours après mon arrivée, je reçus de mon frère une bible Louis Segond
et de sa femme, une bible en français courant. À la maison, nous avions l’habitude de nous lever
tous les jours à 4 heures et demi du matin pour la prière. Mon jeune âge ne me dispensait pas
de cette rigueur. On chantait des cantiques, on priait et mon frère nous exhortait jusqu’au lever
du jour. Là, je retournais me coucher. Je lisais à l’époque déjà très bien et comprenais ce que je
lisais par la grâce de Dieu. J’ai pu lire un nombre important de livres chrétiens. Je ne devais pas
sortir et jouer avec les autres enfants. Cette permission m’était rarement donnée. C’est pourquoi
je lisais beaucoup. Il y avait de nombreux auteurs chrétiens. Jimmy Swaggart, René Pache,
David Gosset, Watchman Nee, Paul Yonggi Cho, Wim Malgo et bien d’autres. Quand on allait
à l’église, j’achetais avec mon argent de poche des ouvrages chrétiens pour enfants. A l’époque,
j’étais effrayé par les histoires sur l’enlèvement de l’église, la marque de la bête et la fin du
monde. Et je priais Dieu dans mon cœur pour ne pas prendre la marque de la bête.
J’aimais particulièrement l’histoire de Paul. Je disais à mes frères que je voulais servir Dieu
comme lui. A 14 ans, mes lectures à la maison me mettaient déjà au- dessus de ce qui se faisait
à l’école du dimanche. C’est pourquoi je détestais d’y aller, parce que j’y voyais plus un jardin
d’enfant. Une fois à l’église, j’aimais faire le culte dans le temple avec les adultes. J’aimais plus
les moments de recueillement et je ressentais en moi, une présence à la fois agréable et
redoutable. Mais je craignais plus que les services d’ordre me fassent sortir pour me mettre chez
les enfants. Je rappelle ces souvenirs pour montrer qu’il existe chez un appelé, une certaine
précocité et un profond intérêt pour les choses de Dieu dès le bas-âge. En effet, Jésus à 12 ans
est allé étonner les docteurs de la loi dans le temple à Jérusalem (Luc 2 :41-50).
L’appelé perçoit dans son esprit, sa vocation étant enfant, quand bien même il n’a pas encore
connu le Seigneur pour expérimenter une conversion réelle. Il y en a qui entendent la voix de
Dieu leur parler de leur future mission. C’est l’exemple de Samuel. Dieu l’a appelé trois fois et
il ne savait pas qui l’appelait. Il a fallu que le vieil Eli, sacrificateur de l’Eternel le guide pour
y répondre. Voici ce qui est écrit dans 1 Samuel 3 :7 : « Samuel ne connaissait pas encore
l’Eternel, et la parole de l’Eternel ne lui avait pas encore été révélée ». Je me souviens de
William Branham à qui Dieu a parlé dès l’âge de cinq ans de son ministère. Il lui disait : « Ne
bois jamais, ne fume ni ne souille ton corps d’aucune façon. Il y aura un travail pour toi quand
tu seras plus âgé ». Cette voix lui faisait si peur qu’il courait se réfugier dans les bras de sa
mère. (William Branham, un homme envoyé de Dieu de Gordon Lindsay). Après cette
préparation du cœur vient le temps de la conversion. A la conversion, l’appelé voit que l’appel
commence à prendre forme, mais il n’en perçoit pas tous les contours. Il est dynamique et brûle
de partager Christ avec ceux qui ne le connaissent pas encore. Il y a comme un feu qui consume
en lui.
Nos prières avaient atteint son cœur et déstabilisé les démons qui étaient liés à lui. Un combat
des plus mortels s’en est suivi. Toute une nuit, du vendredi à samedi, son cœur a été torturé par
l’appel du Seigneur. Le matin, il nous fit part de sa décision de se donner à Christ. C’était la
joie. Puis vint l’épreuve. Pendant des jours, les démons le menaçaient et lui demandaient de
changer d’avis. Il ne voulait pas. Les démons lui disaient entre autres : « si tu suis ce petit, on
va te tuer ». Quelques jours après, les démons mirent à exécution leur menace. Le frère fut
frappé d’une maladie étrange. Les démons l’avaient battu. Il avait sur son corps des traces de
coups visibles à l’œil nu. Il fut presque paralysé. Il ne pouvait ni se lever ni s’asseoir. Il ne
mangeait pas non plus. J’ai eu très peur pour lui. Mais ce frère avait un courage qui me rassurait.
Il me faisait le compte rendu des menaces des démons. Quand on avait fini de prier tous les
autres rentraient et nous restions à deux dans notre petite cour. Le Seigneur est intervenu une
nuit, enfin. Un matin au réveil, quelle ne fut ma surprise de voir Paul assis devant sa porte et
avec une bonne mine. Il n’avait pas pu sortir de son lit pendant au moins trois jours. Et voici ce
qu’il me raconta au sujet de sa délivrance. Il avait vu le Seigneur en songe et Il lui avait dit qu’il
était guéri. Quand il s’est réveillé, cette nuit-là, son lit était complètement mouillé ainsi que
tous ses draps. Il remarqua aussitôt qu’il n’y avait plus aucune douleur dans son corps et il
pouvait se mouvoir sans problème. C’est ainsi que Paul fut guéri, miraculeusement.
Paul et moi avons été baptisés ensemble le même jour, le 7 mai 1995, au nom du Seigneur
Jésus-Christ. Il avait arrêté son commerce de liqueur artisanal et était rentré dans son village
natal. En plus de mon voisin, j’ai rendu témoignage à plusieurs élèves qui se sont donnés au
Seigneur. Et le pasteur m’appréciait beaucoup. Le seul but visé par ces témoignages est de
montrer comment l’appel se manifeste sans qu’on nous parle de ministère. Il se met en route
tout seul en nous.
Ce ne sont pas seulement des songes et des visions, mais une activité pratique se met en
place dans la vie de l’appelé. C’est l’onction sur un individu qui le fait bouger. Il est poussé
par l’esprit et non par l’envie. Quand il ne le fait pas, il se sent inutile. C’est le cas de Samson
« et l’Eternel commença à l’agiter à Macané-dan, entre Tseroa et Eschthaol » (Juges 13:25).
Et cette activité doit porter des fruits évidents. Paul dit à Timothée : « occupe-toi de ces choses,
donne- toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous » (1 Timothée
4:15). Je rappelle que c’est une onction et non un simple talent. Par expérience, j’ai pu faire
la différence entre un simple talent de l’art oratoire et prendre la parole sous l’onction de
Dieu. Le temps permet de faire la part des choses. Des gens, simplement parce qu’ils sont
parvenus à chasser des démons, à diriger des groupes de prière, ont pensé qu’ils étaient appelés.
Ceux qui font bien ces choses doivent rester à leur place. Le ministère ne se découvre pas, on
naît avec. C’est une onction attachée à l’individu et il meurt avec. Ceux qui sont spirituels
font toujours la différence entre celui qui parle par onction et celui qui le fait par envie ou
imitation. Moïse se savait investi d’une mission vis-à-vis du peuple juif en Egypte. Joseph
savait qu’il avait une mission de salut vis-à-vis de ses frères. Seulement, il en ignorait le chemin,
le moment et la manière.
C’est une communication spirituelle. Elle se passe entre l’Esprit de Dieu et celui de son oint. Il
peut être un enfant dans la chair, mais l’esprit d’un enfant est le même que celui de l’adulte.
Beaucoup d’éminents serviteurs de Dieu feignent d’ignorer la réalité d’une communication
surnaturelle. Ils tentent de mystifier l’appel en se cachant derrière des récits d’appels proches
de la scène de la transfiguration sur la montagne. Pourtant la bible déclare dans Job ceci:
Dieu parle cependant tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y
prend garde. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les
hommes sont livrés à un profond sommeil, quand ils sont endormis sur leur
couche. (Job 33:14-15)
Nous voyons bien que le Seigneur a plusieurs manières de parler à ses serviteurs. De toutes les
façons quel que soit le moyen utilisé, la parole de Dieu reste la parole de Dieu. Qu’elle soit
révélée de manière spectaculaire ou secrète, la parole de Dieu a la même valeur. Et gare à
celui qui n’y prête pas une oreille attentive ! Dans tous les cas, une parole qui vient de
Dieu sera éprouvée. C’est la règle attachée à cette même parole. « Toute parole de Dieu est
éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui leur refuge. N’ajoute rien à ses
paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur » (proverbes 30/5-6).
Elle prouvera à l’issue de l’épreuve qu’elle est de Dieu. Il est aussi écrit que « Dieu veille sur
sa parole pour l’accomplir » (Jérémie 1:12).
Le temps prouve toujours que la parole de Dieu ou un appel adressé à quelqu’un est de Dieu ou
pas. Et c’est aussi une grâce pour celui qui a méprisé quelqu’un qui a reçu du Seigneur une
révélation parce qu’en voyant la parole de Dieu s’accomplir, il a ainsi l’occasion de se repentir.
De la même manière tout appel ou toute révélation qui n’est pas de Dieu sera éprouvée. Elle
sera trouvée fausse ou mensongère.
Cela dit, le Dieu souverain choisit sa façon de s’adresser à chacun. Il peut le faire lui-même
directement ou envoyer un ange. Il peut le faire par visions ou par songes ; par prophéties ou
par discernement. Le discernement est un moyen de communication surnaturelle assez mal
connu des croyants. Tout simplement parce que nous n’avons pas l’esprit exercé et notre
communion avec l’Esprit du Seigneur est discontinue. Pour être franc, nous sommes plus sûrs
des autres moyens que le discernement. Et pourtant, c’est un don aussi parfait que tous les
autres. La bible dit que tout don parfait vient de Dieu (Jacques 1:17). Je pourrais le décrire
comme un texto ou un sms de Dieu pour son oint. Il est aussi une voix qui parle à l’intérieur de
notre cœur. C’est parfois sous forme de sentiment soudain mais là, il n’est pas précis. Il vient
pour nous avertir soit d’un mauvais présage, soit d’une présence impure. Quand cela survient,
l’homme de Dieu commence à faire plus attention parce que prévenu. Il s’exerce sur les
hommes ou les événements pour déceler l’esprit qui est derrière eux.
Ce don ne doit pas être confondu avec l’esprit de suspicion ou de méfiance qui est un trait de
caractère chez certaines personnes. Il faut plutôt une délivrance. Car « Tout est pur pour ceux
qui sont purs; mais rien n'est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence
et leur conscience sont souillées » (Tite 1:15). Autrement dit celui qui a le cœur pur exercera
un discernement irréprochable. Car son entendement et sa conscience ne sont pas souillés par
de mauvaises pensées et des idées arrêtées.
Le discernement opère donc de plusieurs manières et peut varier d’un individu à l’autre,
mais par le même Saint Esprit de Dieu. Ce n’est pas aussi un don qu’on peut exercer quand
on veut. Il est actionné seulement quand Dieu veut vous donner une information. Je donnerai
quelques exemples vécus par moi-même et par d’autres serviteurs de Dieu. Généralement,
quand quelqu’un m’a dit un mensonge, je le crois sans arrière-pensées. Je peux être couché ou
être en train de faire autre chose.
Si tout d’un coup les propos entendus antérieurement résonnent avec fracas, sans que j’y pense
volontairement, je sais aussitôt par l’esprit que c’est faux. Quand il m’arrive d’être triste
brusquement et sans raison, je me mets à prier, car c’est un avertissement. Quand je prends une
décision et je n’ai pas la force intérieure de l’exécuter, j’abandonne. J’ai lu le témoignage d’un
serviteur de Dieu. Un jour, il était à table quand tout d’un coup, il ressentit une forte pression
intérieure lui enjoignant d’aller prier. Il s’exécuta et se mit à prier avec instance. Quand il avait
fini on l’appela pour l’informer que ses parents venaient d’avoir un accident de voiture. Et ils
étaient sains et saufs.
Voyons ensemble d’autres exemples bibliques et personnels. Une fois David a l’occasion de se
débarrasser de Saül sur avis de ses compagnons. Pour l’en dissuader, Dieu fit battre son cœur
et David abandonna et empêcha ses hommes de le faire (2 Samuel 24:5-8). En classe de
terminale, je priais très tard dans la nuit quand soudain une profonde angoisse s’est emparée de
moi. J’agonisais presque et je reçus clairement dans mon esprit que j’allais beaucoup souffrir à
cause de mon appel. Actuellement, je peux assurer que c’était vraiment Dieu qui m’a parlé cette
nuit-là. Parce que j’ai beaucoup souffert pour trouver mon chemin. Et je suis presqu’immuniser
contre les calomnies et les médisances tellement j’en ai subi.
Dans Genèse 15:12-17, Abraham veillait sur son sacrifice quand il s’endormit « et voici une
frayeur et une grande obscurité vinrent l’assaillir. Et l’Eternel dit à Abram : sache que tes
descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux ; ils y seront asservis, et
on les opprimera pendant quatre cents ans. [...] ». La frayeur et la grande obscurité qui ont
assailli Abraham sont dans le langage divin (discernement). Ça représente ici, l’esclavage et les
souffrances que sa descendance allait vivre plus tard. Le Seigneur le lui a dit par la suite. Jésus
a vécu plus ou moins la même chose à l’approche de la croix. « Il prit avec lui pierre et les deux
fils de zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit : mon
âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici et veillez avec moi » (Matthieu 26:37-38). L’esprit
sachant ce qui vient, l’âme est saisie. Alors on peut ressentir d’avance la souffrance qui vient.
Le discernement n’est pas non plus un traitement des cas par analogie. Si nous avons par
exemple eu à traiter plusieurs cas de possession démoniaque, notre expérience aidera devant
des cas similaires. C’est notre intelligence qui le fait. Ce n’est pas le don du discernement. Il
faut pour terminer comprendre que c’est en fonction du moyen que notre état spirituel du
moment peut supporter que Dieu nous parle. Toutefois, un mystère plane, car le Seigneur a une
sagesse infiniment variée (Ephésiens 3:10). Paul s’est exclamé devant cette science divine :
Dieu s’adresse à chacun de ses envoyés selon qu’Il veut. Cependant, avec la même personne, Il
adopte plusieurs manières. On ne peut établir de doctrine en cela. Enfin, un oint peut clairement
discerner dans son propre cœur, l’appel du Seigneur. Ainsi le maître imprime cela en lui. C’est
le cas d’Esdras et de Néhémie. Pour eux, il n’y a eu ni voix, ni songe, ni vision. Mais nous
avons vu dans la suite, que le Seigneur les avait véritablement envoyés. Ce n’est pas parce
qu’on fréquente un serviteur de Dieu qu’on a forcément un appel.
J’ai aussi remarqué que l’onction appelle l’onction. Car un serviteur de Dieu oint reconnaît
aisément celui sur qui repose une onction. Ils s’attirent le plus souvent. Et il y a une attraction
particulière entre ceux qui sont appelés à travailler en équipe. Le diable aime tout ce qui est
érigé en règle pour les imiter. Aussi, le Seigneur a gardé le domaine sous sa souveraineté. Pour
ces raisons, la bible ne nous révèle pas l’appel de puissants prophètes tels qu’Elie. Le début de
son ministère est si banal que son développement étonne. Voici ce qui est dit de lui en
introduction : « Elie le tischbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab… » (1 Rois 17:1).
Le texte ne dit pas au moins le prophète ou un prophète. C’est aussi le cas de Hénoc qui : «
marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit » (Genèse 5:21-24). C’est Jude
qui nous apprend plus tard que Hénoc était un prophète. Jude 14 et 15 :
C’est aussi pour eux que Hénoc, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces
termes : voici le seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer le
jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux
de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses
qu’ont proférées contre lui des pécheurs .
En conclusion, un oint sait parfaitement qu’il a un appel ou une mission à accomplir. Le diable
peut attaquer son assurance. C’est certain. Et les songes, les visions et les prophéties viennent
pour confirmer ce qu’il sait déjà, plus ou moins.
La nature de ces révélations concerne leur présentation. L’imitation n’est pas toujours difficile
à déceler dans ce domaine. Celui qui a l’esprit saint a le discernement des esprits. Quelqu’un se
lève et dit : « j’ai eu un songe dans lequel je prêchais à une foule nombreuse ; je crois que je
suis appelé à un ministère » ; ou encore « j’étais assis sur un cheval blanc avec une épée en
main » etc. ce sont des songes dont il faut se méfier. Le plus souvent se tient derrière cela, un
esprit de tromperie. Le premier ne peut concerner que quelqu’un qui a déjà un ministère et à
qui le Seigneur montre un possible développement. Et le second n’est qu’une grotesque copie
de la position de Christ, le Seigneur.
Aucun serviteur de Dieu ne peut occuper cette position spirituelle à part Jésus-Christ. Je vais
plus loin pour dire que cette position concerne des ministères particuliers des jours du fils
de l’homme. Ces ministères sont déjà connus. [Voir Trois grandes visions du temps de la fin
de M’BRA Parfait]. En plus ces signes sont plus donnés au peuple pour lui enjoindre d’écouter
le message. En effet, l’image du cheval parle d’un ministère itinérant : l’œuvre de
missionnaire. Une épée dans la main signifie qu’un message spécial est confié au concerné.
Il faut différencier cela de l’image d’apocalypse 19/11-16 où le Seigneur Jésus est monté sur
un cheval blanc et suivi par les élus dans la même posture, mais sans épée à la main. Et là, le
Seigneur ne tient pas son épée dans sa main, mais elle sort de sa bouche. Car c’est lui-même
la parole de DIEU. C’est un jugement. « Au commencement était la parole et la parole était
avec Dieu et la parole était Dieu » (Jean 1:1).
Il faut comprendre que les cinq ministères parlent de la part de Dieu. Autrement dit, ils
prophétisent car prophétiser, c’est parler de la part de Dieu. Pour cela l‘Esprit du Dieu des
prophètes est sur eux. Bien sûr avec une teinte particulière pour les prophètes. Ainsi, dans les
songes, les visions et même les prophéties, Dieu leur tient le langage des prophètes. Ils ont reçu
l’esprit pour comprendre. Même s’il arrive qu’ils ne comprennent pas, ils prient et le Seigneur
leur en révèle le sens. C’est leur privilège auprès de Lui car «l’Eternel ne fait rien sans avoir
révélé son secret à ses serviteurs les prophètes » (Amos 3:7).
Lisons donc :
Écoutez bien mes paroles ! Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est
dans une vision que moi, l’éternel, je me révélerai à lui, c’est dans un songe
que je lui parlerai. Il n’en est pas ainsi de mon serviteur Moïse. Il est fidèle
dans toute ma maison. Je lui parle bouche à bouche, je me révèle à lui sans
énigmes, et il voit une représentation de Dieu. (Nombres 12:6-8)
Moïse était un type de Christ et Dieu lui parlait ouvertement. Il avait cet avantage. En dehors
de Christ et Moïse, Dieu parle par des énigmes au vrai prophète dans les songes et les visions.
C’est par des symboles ou un langage imagé qu’il leur parle. Les exemples sont nombreux dans
la bible. Joseph avait des songes et son père Jacob les interprétait exactement. Les visions de
Jérémie le prophète révèlent la richesse de la symbolique divine. Il y a aussi la vision de Paul,
également une image. « Pendant la nuit Paul eut une vision : un macédonien lui apparut et
lui fit cette prière : passe en macédoine et secours-nous ! » (Actes 16/9). La macédoine ne
souffrait ni d’une guerre, ni d’une famine, ni d’une catastrophe quelconque. Paul non plus
n’était ni un chef militaire, ni un soldat, ni un secouriste. Voici comment l’équipe interprète
cette vision :
La macédoine représentait la porte d’entrée de l’Europe. C’est là justement que Paul et son
équipe ont possédé les portes de Babylone. C’est sur la base de ce travail que les nombreux
réveils qui ont embrasé le monde sont partis.
A ce sujet, je voudrais rendre un témoignage pour montrer l’esprit des visions divines. En 2005,
vers 4 heures du matin, j’ai eu une vision dans laquelle je me suis vu sur la petite véranda de
ma maison. Et je vis ma voisine qui tenait dans ses mains deux jeunes poulets rouge et noir.
Elle était accroupie devant sa porte. Dans une position comme celle d’un adorateur de fétiches.
Je ne m’occupais pas d’elle. Cependant, je pouvais entendre les cris des poulets. Au moment
où je m’apprêtais à descendre de la véranda, j’entendis soudain les cris des poulets en langage
humain qui disaient : « au secours ! Au secours ! ». Je fus poussé à intervenir. Je me tournai
vers la scène, levai la main droite pour prier. Je vis une large épée dorée apparaître dans ma
main. Je commençai à prier. Je vis que la souffrance changeait de camp. Mais cette femme
forçait pour atteindre son but criminel. Tout d’un coup elle fut projetée par terre. Et la scène
disparue.
J’ignorais absolument tout de ma voisine. Et nous avions pourtant de très bonnes relations. Elle
était presque amie à mon épouse. Je compris à travers cette vision intrigante pour nous
qu’elle était sorcière. J’appris par la suite qu’elle est membre d’une secte ouest africaine. Et
plus encore, la fille du chef de la secte pour notre commune. Ce fut le début d’un conflit spirituel
qui a eu des répercussions sur nos rapports. Sans raison apparente, elle nous menaçait et injuriait
presque tout le temps. Ce combat annoncé dans la vision a eu bel et bien lieu.
J’en viens aux songes concernant l’appel au ministère. Il y a plusieurs songes que
je tairai pour ne m’en tenir qu’aux symboles forts. « Piloter un avion », «
conduire une voiture », « se voir en cocher, tenant les rênes de chevaux tirant une carrosse
», « se voir à la pêche » etc. Ce sont des songes que j’ai souvent eus. Je ne savais pas ce que
c’était. Il a fallu mon pasteur pour me faire savoir qu’il s’agissait là des signes du ministère.
Dans la réalité, je n’ai pas de permis de conduire, ni un brevet de pilotage et je n’ai jamais
touché à un cheval. Les symboles de l’aéroport et du gros avion blanc situent le temps, le
champ et l’ordre de mission. Il est en rapport avec la préparation de l’épouse et l’enlèvement.
Il y a le lieu de rassemblement (aéroport) et le moyen de transport (avion) pour les airs. En effet,
c’est dans les airs qu’on rencontrera le Seigneur, l’Epoux. Les autres signes renvoient aux
simples tâches de conduite spirituelle. Car les ministères de la parole sont aussi des ministères
de conduite spirituelle.
L’autre catégorie de songes me montrait dans une position de commissaire de police. J’en ai vu
deux ou trois fois. D’autres en ont vu. Mes parents qui avaient vu et dont l’un est pasteur,
m’avaient conseillé de passer le concours de commissaire de police. Je savais qu’il s’agissait
du spirituel. C’est une tenue de sacrificateur. Mais j’ai même présenté le concours et j’y ai
échoué. D’une part, je l’ai fait pour éviter qu’on me traite de fainéant et d’autre part, parce que
je voulais travailler dans la Police comme mon frère ainé. Il y en a un que je raconterai un peu
plus.
En effet, engagé dans les courses pour le concours des Commissaires, j’ai fait un songe un
après-midi pendant la sieste en 2002. J’ai vu que j’étais au commissariat du 17eme
arrondissement. J’étais commissaire et chef de service. Contrairement à la réalité de ce
commissariat, mon bureau se trouvait à un étage au-dessus du commissariat et je me voyais
signer « la main courante » (registre des dépôts des plaintes) qu’on me présentait, mais je portais
une tenue civile. Dans la réalité, le bâtiment est une maison basse et il n’y a pas d’étage. Je le
connais parce que mon frère y travaillait et j’étais régulier là-bas. Dans ce songe la position de
mon bureau montre que c’est une fonction d’en-haut. C’est spirituel. Un commissaire est un
fonctionnaire chargé de fonctions spéciales. A la police, il est chargé d’administrer un
commissariat et de superviser le travail des officiers et sous- officiers sous sa responsabilité.
C’est lui qui signe la « main courante » et distribue les affaires aux officiers.
Je rapporte aussi un autre, utile pour cette brochure. Nous étions dans un grand aéroport. Il y
avait un grand bâtiment de verre. Il était divisé en trois salles. Dans la première salle se
déroulait un grand examen pour les prédicateurs. Dans la seconde, je pouvais voir des frères
et sœurs en Christ qui travaillaient. Dans la dernière, il y avait des sœurs qui dormaient.
Certaines d’entre elles étaient carrément couchées. J’avais réussi mon test. J’ai reçu les
encouragements du jury. On m’a remis mon passeport couleur bleue avec deux étoiles sur la
couverture : Une à droite et l’autre à gauche dans la partie supérieure. Il y avait aussi un jeune
frère qui prêchait et dirigeait des séances de prières dans notre assemblée. Il venait d’échouer
au test et était très amer et découragé. J’ai même essayé de l’encourager. Fin du songe. Plus
tard, le jeune frère en question a fini par quitter l’assemblée, son ministère a créé des problèmes.
Il a eu beaucoup d’amertume dans le cœur et est tombé.
Pour moi, je commençais à prêcher, mais le succès était plutôt rare. C’était très difficile.
Certains étaient impatients avec moi. Mais mes deux pasteurs m’ont mis en confiance. D’autres
frères et sœurs m’ont beaucoup encouragé et aimé. Je dois tout ce que je suis capable de faire à
leurs prières, leur affection pour moi. Le seigneur a dit : quiconque donnera un verre d’eau à
l’un de ses petits parce qu’il est de moi, ne perdra pas sa récompense. Je peux dire que ce
songe s’est accompli. Il y a des songes, des visions qui m’ont été rapportés et des prophéties
qui m’ont été adressées.
La remarque que j’ai faite est que beaucoup de jeunes gens prennent le ministère comme une
décoration. Ils peinent à rechercher, à collectionner et à raconter une foule de révélations au
sujet de leur appel au ministère. Ils sont pleins d’admiration pour eux-mêmes. Certains vont
jusqu’à exercer des pressions presque politiques sur leur pasteur. J’en ai vu qui ont pratiquement
obligé le pasteur à les mettre en scelle. Ils prennent plaisir à s’écouter eux-mêmes. Ils sont
incapables de voir que c’est plus de travail à faire qu’un croyant ordinaire. C’est aller au-
devant de plus d’épreuves et de jugement (calomnies, médisances etc.).
Tellement ils convoitent le côté « vedettiste » du Ministère, (si ça existe) ! qu’ils sont ruinés par
les premières épreuves. Signe qu’ils n’ont pas d’appel. D’autres se croyant superstars vont
défier leur pasteur et la moindre erreur de ce dernier est amplifiée avec une intention
malveillante. Ils sont parfois si pressés qu’ils cassent les églises. Pas parce qu’ils ont des
révélations, mais à cause de leur caractère d’enfant gâté. Ils lorgnent beaucoup le gain
financier. J’en ai vu qui se sont détachés avec des calomniateurs qui les ont suivis.
Ils se sont retrouvés dans une misère spirituelle très profonde. Comme ils sont sans vision, ils
se reposent sur le tape-à-l’œil, à la recherche constante de phénomènes extraordinaires,
mais malheureusement vides ; des témoignages mensongers, en rajoutant volontairement
à ce qui s’est réellement passé. Tout ceci a pour unique objectif de montrer que Dieu est avec
eux et les approuve. Comme des fous spirituels ils se confient dans les avoirs matériels.
Ignorant ces paroles du Christ traitant les richesses matérielles de « fausses », et les richesses
de l’esprit de « véritables » (Luc 16/9). Leur pauvreté spirituelle est telle qu’ils sortent des
comportements étranges quand ils sont en colère. J’en ai vu carrément maudire leur propre frère
et sœur parce qu’ils les auraient offensés. Ils en veulent éternellement aux frères socialement
bien qui ont osé se séparer d’eux. Incapables de pardonner, ils sont hypocrites avec la plupart
des gens. Ils sont facilement jaloux lorsqu’un autre paraît avoir plus de succès dans le ministère.
D’autres ont perdu beaucoup de temps à démontrer leur appel par une recherche multipliée de
signes. A la fin, ils se sont retrouvés avec un ministère creux. Sans aucune orientation
spirituelle. Ils se sont égarés entre l’Egypte et Canaan. Le temps leur échappant, ils
s’accrochent au ministère tout juste comme un moyen de survie matérielle. Ou se trouve
l’intérêt de Dieu qui les aurait appelés ? Le fait que des prodiges se fassent par nos mains ne
signifie pas qu’on a un appel à la prédication. Pour preuve, beaucoup prêchent, sans révélation,
l’évangile. Un prédicateur a la révélation des saintes écritures, car il lui a été donné de les
comprendre.
A un autre degré et selon l’envergure d’une mission, le Seigneur peut parler directement comme
il a fait souvent avec Christ lors de la transfiguration ou encore lorsque la voix a dit : « Je l’ai
déjà glorifié et je le glorifierai encore ! ». C’est l’exemple de William Branham qui, lors d’un
service de baptême en 1933, a vu une nuée descendre et dire devant plusieurs témoins dont
certains sont toujours en vie : « De même que Jean baptiste a été envoyé comme précurseur
de la première venue de christ de même tu es envoyé avec un message précurseur de la
seconde venue de christ ». Le but de Dieu est que l’on prête l’oreille à celui qu’il envoie. Un
objectif caché est que l’on ne touche pas ou ne traite pas un oint comme on veut. Il y a un
jugement attaché à cela.
En juillet 2007, je dirigeais la prière dominicale quand une prophétie sonna et dit entre autres :
« je t’ai choisi dès le sein maternel. Je te délivre aujourd’hui de la culpabilité. Je mets sur ta
tête un turban neuf. J’ouvre pour toi une nouvelle page. Et je t’élève dans cette armée de
l’Eternel… ». C’est vrai qu’il y a des gens qui courent et s’arrogent les bonnes prophéties. C’est
une fraude morale et mortelle. Comment savoir qu’une prophétie nous concerne au milieu d’une
foule de personnes ? Elle dévoile toujours un profond secret personnel que vous n’avez jamais
partagé. Dans le cas d’espèce, je souffrais d’une culpabilité depuis de longues années. Je l’avais
comme un boulet au pied qui ruinait tout effort de progrès spirituel. Au moment où j’ai entendu
cette prophétie, ce sentiment de culpabilité a disparu aussitôt. Un fardeau m’a quitté et je sais
ce que veut dire la liberté. En cela, je juge que cette prophétie vient de Dieu. Paul dit de juger
les prophéties et en donne la clé. Il déclare de prime abord que « la prophétie est un signe pour
les croyants » dans 1 Corinthiens 14:22. Donc, elle s’adresse au croyant. Et au verset 25, il
affirme qu’elle dévoile les secrets des cœurs. C’est le signe que c’est de Dieu. Ce n’est pas
une prophétie passe partout et adaptable à toutes les personnes et à toutes les circonstances. Par
ces moyens, Dieu veut aussi orienter le concerné par rapport à la tâche à accomplir et aux
combats à mener en rapport avec la mission. Et je rappelle que le concerné sait déjà qu’il a une
mission à faire de la part du Seigneur.
Généralement, il y a un conflit qui se produit entre Dieu et son appelé. Dieu doit débarrasser
son oint des déchets de sa personnalité, de l’éducation reçue, de certaines tendances, des
influences négatives et des liens impurs. C’est une nécessité qui s’impose. C’est un processus
pour dompter l’appelé.
Quand des parents élèvent un enfant, ils s’attendent à une réussite sociale de ce dernier. L’enfant
de même se fixe des objectifs dans la vie selon les modèles reçus. C’est contre tous ces projets
que DIEU s’élève. L’onction qui est sur l’appelé fait qu’il est brillant ou talentueux. Un homme
compte sur son talent pour réussir dans la vie sociale. Seulement dans le cas d’un appelé de
Dieu, le Seigneur lui résistera plus ou moins. Dieu poursuivra le concerné, parfois en
fonction de sa personnalité, jusque dans son dernier retranchement.
Le sauveur ne voudra pas que son oint soit asservi à un autre travail ou un autre employeur.
Cela dépend aussi de la nature de l’appel. Il peut lui arriver de faire autre chose compte tenu de
certaines circonstances. Tôt ou tard il devra se consacrer. C’est obligatoire ! Le concerné de
son côté n’acceptera pas facilement un tel sort, craignant de ne rien être, de ne rien
devenir. Il redoute également la déception de ses parents et amis qui placent en lui beaucoup
d’espoir. Le sentiment d’une symphonie inachevée par rapport aux choses de la vie, anime
l’appelé.
Ces admirateurs sont médusés. Il connaît le sort de la fille de Jephté (Juges 13:30-40). Il doit
pleurer ses projets, faire le deuil de ses talents et de ses diplômes parfois. Abandonner ses
meilleurs amis et enterrer leurs projets et visions communs. Il regardera la coupe et
voudra qu’elle s’éloigne de lui. En réalité, ils n’ont pas le choix, ces hommes ! Il est écrit dans
Ephésiens 4:8-15 :
C'est pourquoi il est dit: Étant monté en haut, il a emmené des captifs, Et il a
fait des dons aux hommes. Or, que signifie: Il est monté, sinon qu'il est aussi
descendu dans les régions inférieures de la terre? Celui qui est descendu, c'est
le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses.
Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres
comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le
perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification
du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la
foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure
de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants,
flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par
leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la
charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ.
(Ephésiens 4:8-15)
Nous devons comprendre que DIEU a envoyé son fils unique, son fils premier né. Il est mort et
est descendu dans les régions inférieures de la terre. Il est ensuite ressuscité et est monté en
haut… C’est la victoire sur la mort, la puissance de la mort qui est le péché et les armées des
ténèbres au service du péché que Christ a remportée. Et les ministres sont ses prisonniers de
guerre. En conséquence, ils n’ont pas le choix. Ce sont des captifs. Un captif est un homme
qu’on prive de liberté contre son gré et qui a été pris pendant une guerre ou une bataille.
Je me souviens d’un songe dans lequel j’étais en compagnie de certains proches avec lesquels
je devais avoir une partie de jeu. Quelqu’un comme une autorité est venu et m’a enjoint de
me retirer parce que je n’y ai pas droit. Dieu ne demande pas l’avis d’un appelé et il l’envoie.
Voyez son autorité quand Il a appelé Jean et son frère Jacques, Simon devenu pierre et son frère
André qui ont abandonné leur père dans la barque et leurs filets de pêche. Lévi devenu Matthieu,
était un cadre des impôts. Et Jésus, un autodidacte vient à lui et lui intime l’ordre de le suivre.
Ainsi de suite. Dans l’ancien testament, quand l’Eternel a envoyé Eli pour appeler Elisée, Il lui
a dit : « va et n’oublie pas ce que je t’ai fait ». Elisée savait qu’il n’avait plus le choix.
Dans ce passage d’Ephésiens, le Seigneur indique le but pour lequel il fait lever des ministres.
C’est à mon sens la ligne de conduite que tout serviteur de Dieu doit avoir. Car c’est bientôt le
temps de rendre compte. Le travail consiste à emmener les saints à se perfectionner. Ils doivent
se débarrasser des œuvres contraires à celles de l’Esprit dans leur vie. Rechercher le réveil
spirituel pour accueillir le vin nouveau qui est annoncé pour la fin des temps qui est
maintenant. Car pour ceux qui l’ignorent, l’église ne restera pas dans cet état moribond. Le
Seigneur annonce un réveil pour la fin des temps. Et c’est le temps dans lequel nous vivons
actuellement.
Ce réveil est justement le dernier qui doit faire revenir le Seigneur dans son temple. C’est un
réveil annonciateur du retour imminent du Seigneur Jésus- Christ. Avant cette venue
physique pour chercher son épouse, Il la rassemble auparavant par un puissant réveil
annoncé dans Matthieu 25/5-6. Seuls ceux qui se seront réveillés et ensuite préparés par cet
appel pourront former l’épouse de Christ. Cette épouse de Christ qu’on appelle aussi le fils
mâle dans apocalypse 12 va exercer un puissant ministère qui ébranlera encore une fois
le monde entier. L’issue de cette action puissante sera ce qu’on appelle l’enlèvement de
l’Eglise. Toute l’Eglise ou Corps de Christ ne sera pas enlevé. C’est ceux qui auront pu se
défaire des liens de l’esprit religieux qui en feront partie. Le vrai ministère à cette heure doit
rechercher la formation de cette Epouse de Christ. Il doit rechercher la direction divine pour
atteindre cet objectif.
Un ministère ne sert pas seulement les hommes, mais surtout l’intérêt du Seigneur. C’est
d’abord une obligation d’opérer conformément au plan divin. Un bon ministre de Christ devrait
chercher à savoir à quel temps, il se situe pour accomplir exactement la volonté de Dieu pour
son temps. A quoi cela sert d’être la coqueluche des foules et être rejeté par le Seigneur ? Il y
a en ce moment un grand travail de reconstruction de la muraille de Jérusalem à faire.
C’est ce que Paul appelle l’unité de la foi et de l’esprit. Il y a des serviteurs de Dieu qui pensent
que c’est par des rencontres pour débattre ou s’entendre humainement sur des sujets ou points
de doctrine qu’ils parviendront à l’unité de la foi. Ils se trompent.
Tous ceux qui ne défendent pas des loges religieuses ou des ministères qui font leur affaire
verront l’œuvre de Dieu. « Car là où est le corps, là s’assembleront les aigles » (Matthieu
24:18). Dans le spirituel, il y a une soif et une faim de Dieu qui sont répandues dans des
cœurs. Ces cœurs ne se contentent plus simplement d’avoir une grande assemblée, des biens
matériels et un homme de Dieu qu’ils admirent. Non. Ils veulent revoir Dieu dans l’Eglise et
non des représentants de Dieu. La bible ne dit-elle pas que « Jésus-Christ est le même hier,
aujourd’hui et éternellement » (Hébreux 13:8). Ils ne veulent plus qu’on leur raconte les
témoignages passés. Le Seigneur n’a-t-Il pas promis d’être avec nous jusqu’à la fin des siècles?
Ces frères ne veulent plus être des auditeurs stériles. Ils veulent écrire leur propre histoire
avec le Seigneur Jésus-Christ. Ils ne peuvent plus se contenter des prophéties-promesses.
Comme Gédéon et l’ange de l’Eternel dans le livre des Juges, chapitre 6, le verset 13-15. «
Gédéon lui dit: Ah! Mon seigneur, si l'Éternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous
sont-elles arrivées? Et où sont tous ces prodiges que nos pères nous racontent, quand ils disent:
L'Éternel ne nous a-t-il pas fait monter hors d'Égypte? Maintenant l'Éternel nous abandonne,
et il nous livre entre les mains de Madian! L'Éternel se tourna vers lui, et dit: Va avec cette
force que tu as, et délivre Israël de la main de Madian; n'est-ce pas moi qui t'envoie? Gédéon
lui dit: Ah! Mon seigneur, avec quoi délivrerai-je Israël? Voici, ma famille est la plus pauvre
en Manassé, et je suis le plus petit dans la maison de mon père ». Voici, à la fois, leur prière et
leur caractère. Ils ne veulent plus qu’on leur dise : « Hénoch a marché avec Dieu et il ne fut
plus parce que Dieu le prit » (genèse 5/24). Mais ils veulent eux-mêmes marcher avec Dieu et
ne plus être, parce que Dieu les aurait pris. Ils ne veulent plus chanter la grâce, mais veulent
produire des œuvres de la grâce. Pour montrer que Dieu n’a pas eu tort de leur avoir offert sa
grâce. Paul dit en 1 Corinthiens 15:10:
Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n'a pas été
vaine; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi toutefois, mais la
grâce de Dieu qui est avec moi.
En effet, le Seigneur ne nous a pas appelés pour produire des œuvres indignes de la grâce. Les
querelles, la haine, le refus de pardonner, la cupidité, les jalousies, les calomnies, les
médisances, l’impudicité et la sorcellerie à l’église et dans la vie des chrétiens ne reflètent
pas du tout la grâce divine.
Le véritable ministère aujourd’hui est d’aider le peuple de Dieu à parvenir à expérimenter Dieu.
Le peuple de Dieu ne veut plus qu’un ange qui vienne de temps à autre pour remuer l’eau et le
premier à y descendre est tout seul guéri (Jean 5:19). Mais il aspire à ce que Jésus-Christ, le
soleil de justice se lève avec sous ses ailes la guérison de toutes les nations, tant spirituelle
que physique.
A la fin, le but de cette opposition du Seigneur aux projets de son oint vise à le discipliner et à
l’orienter dans la vision spirituelle.
L’apprentissage de la discipline
L’apprentissage de la discipline est un passage obligé pour le serviteur de Dieu. Il arrive que
ce qui peut être facilement pardonné à un simple chrétien, soit sanctionné par Dieu chez
un appelé. Il doit comprendre qu’il ne peut plus faire comme tout le monde. Il doit s’habituer
à cette vie. La discipline est très importante pour le Seigneur. Il ne saurait confier une tâche
importante à un homme qu’il ne maîtrise pas. Cela peut être un sondage du terrain du cœur par
le Seigneur. Il essaie de voir s’Il peut aller plus loin avec l’appelé. Il arrive qu’après plusieurs
années, Dieu n’obtienne pas ce qu’Il recherche. Alors Il se tourne vers un autre qui a plus
de discipline pour les tâches plus importantes du royaume. C’est ici la position des vases
dont parle Paul dans 2 Timothée :
Dans une grande maison, il n'y a pas seulement des vases d'or et d'argent, mais
il y en a aussi de bois et de terre ; les uns sont des vases d'honneur, et les autres
sont d'un usage vil. Si donc quelqu'un se conserve pur, en s'abstenant de ces
choses, il sera un vase d'honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute
bonne œuvre. Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la
charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur. Repousse
les discussions folles et inutiles, sachant qu'elles font naître des querelles. Or, il
ne faut pas qu'un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire,
avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience
;il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l'espérance que Dieu leur
donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité, et que,
revenus à leur bon sens, ils se dégageront des pièges du diable, qui s'est emparé
d'eux pour les soumettre à sa volonté. (2 Timothée 2:19-2)
Ce verset en lui-même renseigne sur la notion de discipline. Pour être un vase d’honneur, Paul
montre la voie à son fils Timothée, déjà ministre de l’Evangile. Les interdits du ministère
exigent entre autres de : fuir les passions de jeunesse (les jeux, les sports, les femmes,
l’habillement etc.) ; éviter les querelles, les inimitiés, les rancunes et toute voie qui peut
conduire à ces choses. Et l’une des voies de prédilection des querelles est celle des débats
passionnés entre chrétiens. Il appartient au serviteur de Dieu de discerner les intentions de
celui qui est venu échanger avec lui. Le Seigneur va essayer par des épreuves de discipliner
son serviteur. Lorsque ce processus ne porte pas de fruits, le Seigneur en fait alors un vase
de bois ou de terre et peut-être d’un usage vil. Voilà pourquoi il n’est pas rare de voir des
serviteurs de Dieu qui commencent en force et rentrent peu après dans l’anonymat ; se
contentant de gagner de l’argent et de créer une ou des assemblées boutiques. Quant au peuple
de Dieu, il peut se débrouiller.
Au-delà des polémiques et des jalousies, un serviteur de Dieu devrait faire l’unanimité sur
sa bonne conduite. Tant au niveau des adversaires que des amis. Bien sûr qu’on ne peut rien
contre les calomnies, en cela, l’exemple de Christ est parlant. Un jour, Il s’est mis là, alors que
les pharisiens jaloux, lui ont tendu des milliards de guet-apens en vain, pour dire : « lequel de
vous me convaincra de péché ? » (Jean 8:45). Malgré l’opposition des religieux, le peuple qui
bénéficiait du ministère de Christ le tenait pour un vrai prophète. Ce peuple n’était nullement
influencé par les doctrines des écoles des pharisiens, des sadducéens, des hérodiens ou des
zélotes. Je voudrais ici évoquer le témoignage de William Branham dont l’humilité reste
reconnue à la fois de ses adversaires et de ses admirateurs. Daniel Chiron dans son
avertissement préfaçant la biographie de William Branham écrivait ceci :
Mais tous, même ses ennemis, ont dû reconnaître que sa vie privée et
publique était un exemple d’honnêteté, de consécration, d’humilité et de
compassion.
Le traitement de l’orgueil
Le traitement de l’orgueil chez l’appelé reste indispensable. L’orgueil est la plus mystérieuse
des maladies de l’âme. Il est si subtil parfois que celui qui en est atteint ne s’en aperçoit pas. Il
peut se cacher sous des déguisements d’humilité. Il faut, en effet, des épreuves les plus
extrêmes pour démasquer l’orgueil le plus enfoui. C’est au Seigneur souverain d’en déterminer
la mesure. Certains parlent de l’humilité sans savoir ce que c’est. Ils se font tout simplement
des illusions.
Le vrai humble est celui qui s’abandonne non à la récompense attendue de ses efforts, mais à
la volonté de Dieu. Qu’est-ce que cela veut dire ? Un enfant de Dieu doit savoir que le
royaume de Dieu est au-delà de sa petite personne. Quelle que soit sa position et son zèle
pour l’œuvre de Dieu, le plan de Dieu est beaucoup plus important à réaliser pour Dieu que de
s’occuper simplement à reconnaître ce qu’il fait ou a déjà fait.
Certains vont penser que parce qu’ils font peut-être plus d’efforts pour se sanctifier et
pour vivre pieusement alors le Seigneur est obligé de les élever dans ce monde ou dans son
œuvre. Erreur monumentale ! C’est justement une des pensées orgueilleuses du chrétien. Je
voudrais que nous révisions la parabole de Luc 17 :
Qui de vous, s’il a un serviteur qui laboure ou fait paître les troupeaux, lui dira,
quand il revient des champs : Viens tout de suite te mettre à table? Ne lui dira-
t-il pas au contraire : Prépare-moi le repas, mets-toi en tenue pour me servir,
jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; après cela, toi, tu mangeras et boiras. Aura-
t- il de la reconnaissance envers ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était
ordonné ? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné
dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions
faire. (Luc 17:7-10)
La vie que nous pouvons mener est avant tout pour hériter de la vie éternelle et des privilèges
qui y sont rattachés. Voilà le contrat entre le chrétien et Dieu. Pour les autres choses, tout
dépend de la souveraineté du sauveur. Inspirons-nous de la parabole du pharisien et du publicain
au temple. Le pharisien faisait beaucoup d’œuvres sur lesquelles sa confiance reposait. Il en
était si satisfait qu’il n’avait pas besoin que Dieu apprécie. Il était auto-satisfait de son
adoration. Il ne faisait que se comparer au publicain qui était son voisin dans la foi.
L’orgueil du pharisien était comme un mur dressé entre lui et le Seigneur, il ne le voyait
pas. Il ignorait sa malheureuse condition. N’est-ce pas la condition spirituelle de l’Eglise de
notre temps de Laodicée ?
Venons aussi à la parabole des ouvriers loués à différentes heures (Matthieu 20:1-16). A l’heure
du paiement des salaires, les premiers se plaignirent de ce qu’ils avaient travaillé plus que
tous les autres. Le propriétaire du champ leur a répondu que c’est le salaire contenu dans le
contrat qu’ils avaient passé. Ils se sont mis d’accord avec lui avant d’aller dans son champ.
C’est la situation de chaque croyant avec le sauveur. Le Seigneur a promis la vie éternelle à
celui qui croit en lui. Il y a aussi plusieurs autres promesses de la vie à venir.
Mais Il n’a pas dit à tous qu’ils seront apôtres, prophètes, docteurs ou encore qu’ils auront
tous des dons de guérison, de prophéties ou beaucoup de richesses matérielles. C’est
pourquoi il faut rechercher l’humilité. Celui qui regarde effectivement les autres comme étant
au-dessus de lui ne convoitera aucune position. Il ne se sentira pas frustré devant quelqu’un que
Dieu élève.
Voyons le cas de job. Il était si pieux qu’il pensait que rien de mauvais ne devait lui arriver.
Mieux, il avait prévu ses épreuves. Peut-être jusqu’à un certain niveau et pas au-delà. Il avait
souscrit à une sorte d’assurance tout risque. Le Seigneur devait alors empêcher absolument tout
malheur à job et sa femme. Cette femme déçue de ce que Dieu n’a pas rempli sa part de contrat
a conseillé l’anathème contre Dieu à son mari. En clair, la rébellion est née dans son cœur
contre ce Dieu « ingrat » qui n’a pas pu reconnaitre la piété de son mari.
Heureusement que job ne l’a pas suivi. Toutefois, job a murmuré contre le Seigneur. L’orgueil
pourrait naître de notre piété ou de ce que Dieu fait avec nous. Les apôtres du Seigneur
ont compris cela plus tard, après qu’ils se soient malmenés sur la question du plus grand
parmi eux. Regardez ! Il y avait le disciple Jean que Jésus aimait le plus. Il ne lui a pas pour
autant remis les clés du royaume. Il a confié plus de responsabilité à pierre qu’à Jean. Quand
Jésus, le Seigneur voulait être au secret, il prenait avec lui Jean, Pierre et Jacques. On pourrait
penser que c’était les plus importants. Et qu’en conséquence rien ne pouvait leur arriver
avant les autres. Après la pentecôte, c’est ce Jacques qui a été exécuté le premier par
Hérode. Ils ont dû le remplacer.
Enfin, le croyant doit comprendre que nos efforts sincères sont certainement récompensés par
le Seigneur dans le ciel, mais s’attendre forcement à ce que le Seigneur nous envahisse de
bénédictions terrestres est aléatoire. Et ce n’est pas parce qu’un tel est élevé ici-bas qu’il a, par
parallélisme, une place de la même importance au ciel. Ce n’est pas vrai !
Un ministre ne sera pas récompensé du seul fait qu’il a un ministère. Le porteur d’un don
ne sera pas récompensé simplement pour son don au ciel. Tous ceux qui croiront aux
ministères que Dieu envoie, en écoutant et en pratiquant leur message auront la même
récompense que ces messagers. Encore faut-il que ces messagers soient demeurés fidèles et
humbles, sinon ils perdront leurs récompenses tandis que ceux qui ont cru en leur
Ministère profiteront des récompenses. Personne n’est récompensé pour son don. Car il est
écrit : « qu’as-tu que tu n’aies reçu toi qui te glorifie ? » (1 Corinthiens 4:7). Ce serait une
injustice d’autant qu’un ministre naît ministre. Donc, ici, ce qui va jouer c’est la fidélité de
chacun de nous au Seigneur.
Certes, pour pouvoir mettre en œuvre efficacement un ministère ou un don, il faut un certain
travail personnel du porteur pour le fructifier. Ce travail est récompensé dans une certaine
mesure. Mais pas tout simplement pour le don. Enfin, pour tout croyant, la fidélité au
Seigneur sera reconnue et imputée comme une récompense. Le Seigneur tient tellement à
l’humilité qu’il a envoyé un démon de maladie pour empêcher Paul de devenir orgueilleux.
Paul nous apprend qu’un serviteur de Dieu devrait éviter de raconter en public ses
expériences extraordinaires avec le Seigneur par crainte de conduire les frères à
l’idolâtrer.
L'école de l'Esprit
Souvent, nous voyons les classes de cette école dans nos songes. Tantôt nous nous voyons assis
dans une salle de classe. Soit en train d’assister à un cours ou en train de passer un examen. Ou
encore on est à la proclamation de résultats d’un examen. Parfois on se voit demander de
reprendre un diplôme qu’on a déjà obtenu dans notre vie scolaire en réalité. J’ai beaucoup eu
ce genre de songes. Et bien d’autres frères et sœurs m’en ont rapportés. Ce sont des indicateurs
que nous négligeons le plus souvent. J’essaierai de nous éclairer sur le sens de ces songes
apparemment banals. Ensuite expliquer ce qu’il faut comprendre à travers. Un jour, une sœur
m’a rapporté un songe. Elle voyait l’un des associés du pasteur en train de proclamer les
résultats d’un concours auquel elle avait pris part. Son sort à elle fut l’échec. Lorsqu’elle
s’est réveillée, elle s’est mise à chasser l’esprit d’échec dans sa vie. C’est là la réaction
normale que son éducation spirituelle lui a inculquée.
Généralement la nouvelle génération d’hommes et de femmes de foi est portée sur le combat
contre l’extérieur. Cela signifie combattre les esprits de sorcellerie, d’échec social, les
esprits de pauvreté et de misère, etc. Sans le savoir, ils ne se remettent jamais ou presque
jamais en cause. Pour eux le danger vient toujours du dehors. Ils utilisent la puissance de Dieu
et le nom de Jésus non pour satisfaire aux attentes du Seigneur vis-à-vis d’eux, mais pour
atteindre leurs propres objectifs. Or, dans le songe de la sœur, le Seigneur lui annonçait que
sa foi avait été éprouvée et qu’elle venait ainsi d’échouer à l’épreuve. Comme c’est agréable de
savoir que le Seigneur nous aime et nous avertit dans notre préparation pour l’enlèvement. Si
cette sœur écoutait Dieu et non son cœur, elle se corrigerait pour son propre bonheur.
Malheureusement, cette sœur a connu, quelques mois après, des épreuves qui l’ont mise à
l’écart de l’œuvre à laquelle elle prenait une part importante. L’épreuve l’a détournée du
service divin. Ses pensées se sont dispersées et elle n’a pas pu garder sa position.
Il y a quelques années, un frère est venu me voir dans ma chambre d’étudiant. Il m’a fait part
des problèmes de son assemblée et des dérives de son pasteur. Ensuite, il m’a raconté un
songe dans lequel on lui avait demandé de reprendre le baccalauréat. Il me dit qu’il ne
comprenait pas son songe car cela faisait plus de dix ans qu’il avait été reçu à ce diplôme.
Maintenant il semblait avoir la clé. Il doit partir de l’assemblée. Ce frère a mal compris. Le
Seigneur lui demandait de revoir sa vie et son orientation nouvelle de foi. Cependant, le frère
voyait son pasteur comme son problème. Or, sa nouvelle vision était d’immigrer en Europe.
Voyez comment on ne fait pas attention quand Dieu nous parle. Il devait revoir sa vie parce
qu’il avait arrêté une décision très dangereuse pour sa foi.
Ces égarements proviennent du fait que nous ne voulons pas souffrir à rechercher la conduite
de l’Esprit. Nous avons toujours vite fait d’interpréter à la hâte et de prendre des décisions
compensatoires à notre souffrance. L’école de l’Esprit n’est pas un phénomène des songes.
Bien au contraire, c’est une réalité vivante de la marche spirituelle de tous les croyants.
Elle peut être comparée au système scolaire de la plupart de nos pays. Elle a donc plusieurs
composantes : classes, niveaux, filières ou spécialités. On pourrait même parler d’université. Il
y a l’école de la sanctification avec ses classes ; l’école des ministères ; l’école des dons,
l’école du pardon et ainsi de suite. Celui qui a atteint un niveau ou classe supérieure peut
souvent s’étonner de voir certains buter sur des tests qu’il trouve désormais faciles. C’est
le signe que ces derniers sont en classe inférieure.
Dans cette école de l’Esprit, nous sommes notés sur le modèle de Jésus. Ainsi, nous pouvons
déterminer notre niveau par rapport au modèle de Christ. En effet, le modèle de l’homme
parfait nous est révélé en Christ (Ephésiens 4:13). Dans la seconde lettre de Pierre au chapitre
2 versets 5 à 7, il est dit que nous devons faire tous nos efforts pour parvenir à la stature de
l’homme parfait. Christ est venu pour nous présenter ce modèle. Aussi, après la nouvelle
naissance, chaque croyant est engagé à reproduire Christ. Il a montré la vie de prière, Il a
exercé les ministères et les dons. Il a aussi montré l’obéissance à Dieu. Il a été un modèle
en toute chose.
Dans le cadre de cette formation spirituelle, il y a une formation militaire pour l’armée du
Seigneur. Je me suis retrouvé tour à tour dans des écoles d’instruction militaire, policière et de
gendarmerie. Tous ces entrainements sont spirituels et visent à la constitution de la nouvelle
armée royale. Il est annoncé que l’épouse sera une grande armée.
Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, Belle comme la lune, pure comme
le soleil, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières ? (Cantique des
cantiques 6:10).
L’Epouse est constituée des troupes de plusieurs nations. C’est pourquoi il est parlé de plusieurs
bannières (drapeau). Une armée est formée de plusieurs troupes. Elle sera sainte comme le
Seigneur qui est ici le soleil. N’est-il pas écrit : « soyez saints, car Je suis saint, moi, l’Eternel,
votre Dieu » (lévitique 19:2).
L'ordre de mission
L’ordre de mission est l’indication du rôle ou de la mission pour laquelle un ministère est confié
à un serviteur de Dieu, c'est-à-dire ce pourquoi l’onction pour prêcher lui est donnée. Un
ministère est naturellement destiné à la prédication. Il y a pour toute l’Eglise un ordre de mission
général.
allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du père, du
fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.
Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. (Matthieu
28:19-20)
C’est le principal ordre de mission qui concerne les différents ministères. Quand on parle de
ministère, il ne s’agit pas seulement des cinq ministères de la parole mais de l’Eglise en général.
Il y a également les anciens qui prêchent sans pour autant être des ministres de la parole.
Ces derniers sont des croyants choisis par le discernement des ministres pour aider ceux-
ci dans la tâche. A cet égard Paul donne cet ordre à Tite :
je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que,
selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville, s’il s’y trouve
quelque homme irréprochable, attaché à la saine parole telle qu’elle a été
enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les
contradicteurs (Tite 1:5-9).
Paul ajoute :
Il peut arriver que le Seigneur ordonne qu’on établisse un frère comme ancien. C’est
exceptionnel. C’est le cas de frère EWALD FRANK qui nous rapporte comment le Seigneur
lui a dit d’ordonner deux frères, Leonhard Russ et Paul Schmidt comme anciens (lettre
circulaire n°52 d’avril 2001). Le Seigneur le fait en fonction des circonstances et peut être de
l’immobilisme du ministre établi sur le peuple concerné.
En effet, il y a des serviteurs de Dieu qui craignent tellement de se tromper et d’avoir des
problèmes que le Seigneur est obligé de leur forcer la main. Sinon au commencement, c’est
toujours les serviteurs de Dieu débordés par la tâche qui ont choisi des hommes honnêtes pour
les aider. Nous pouvons lire dans exode 12:1-27. On peut voir comment sur les conseils avisés
de Jéthro, son beau-père, Moïse a mis à la tâche des hommes capables pour l’y aider. De même,
les apôtres ont choisi des hommes capables pour les aider. Dans les Actes des apôtres, les
anciens sont assez souvent cités aux côtés des apôtres (par exemple actes 15). Ce sont tout
simplement des frères ajoutés à la tâche pour leur vie irréprochable, leur connaissance
des saintes écritures, leur zèle (intérêt pour l’œuvre de Dieu) et qui sont témoins de
l’œuvre depuis le commencement. Amen !
Ces hommes sont confiés à Dieu qui étend sur eux l’onction du ministre ou de l’équipe qui les
consacre. Car avant de les envoyer, le Seigneur a délégué aux ministres son autorité. L’ordre
de mission de l’Eglise signifie qu’elle a une mission dans le monde. C’est pourquoi, c’est
elle qui est chargée de s’occuper de l’envoi de missionnaires ou de serviteurs pour prêcher dans
le monde. Il n’est pas normal qu’un missionnaire s’occupe tout seul de son ministère. C’est vrai
qu’il peut le faire par esprit de sacrifice. Mais il incombe à une église qui a compris le sens de
son existence de le faire. C’est aussi à l’église de s’occuper des familles des ministres en
mission. Il est important que les frères et sœurs sachent la volonté précise de Dieu pour le
rassemblement qu’ils forment, et qui est appelée « Eglise ou assemblée ». Cela est encore
difficile parce que la plupart des croyants et même beaucoup de ceux qui exercent les tâches de
gestion ignorent cette réalité.
Parfois, malheureusement l’accent est mis sur des œuvres sociales. Par exemple, un homme qui
se sert du trésor de l’église pour aider, pensera peut-être qu’il est généreux. Non ! Il aurait
généreux si cet argent lui appartenait. Ce qui est offert à Dieu ne peut, en principe, être utilisé
que pour le service divin. En quoi aura-t-il donné ? C’est une déviation et c’est une confusion
de rôles.
Dans une assemblée donnée, l’entraide sociale devrait aller de soi sans que l’on vienne à
la direction pour exposer des problèmes d’ordre matériel. C’est à cause de l’absence de cet
élan spirituel normal entre frères que la caisse de l’église est utilisée pour venir en aide aux
démunis. J’ai souvent entendu des frères dire à d’autres venus solliciter leur aide : « va voir à
la caisse de l’Eglise ». Par contre, j’en ai vu très instruits des choses spirituelles qui ont dit : «
actuellement je n’en ai pas mais je vais voir pour toi tel frère ou telle sœur pour t’aider ». Et
cela souvent dans le but de rembourser plus tard. Ils se portent ainsi garants pour qu’on aide un
enfant de Dieu. Le frère ou la sœur qui aura prêté dans de telles conditions ne sera pas plus béni
que celui ou celle qui en a pris la garantie. Il est clair que s’il rembourse la bénédiction lui
reviendra davantage. Le Seigneur a dit quiconque donnera un verre d’eau à l’un de ces plus
petits en mon nom ne perdra pas sa récompense.
Ainsi, pour revenir à l’ordre de mission il appartient à l’Eglise de veiller à l’exécution de tout
ordre de mission éprouvé en son sein. En dehors de cet ordre de mission général, il y a des
ordres de missions particuliers. Ils sont adressés à des ministres pour des missions particulières.
Avant qu’un ministre n’entre en scène, il est informé de son ministère, mais pas toujours
de manière précise. C’est dans l’exercice de son ministère de « prédicateur » ordinaire que
ceux qui ont une mission spéciale le découvrent de façon plus claire. Dans le cas de l’apôtre
Paul, aux premières heures de sa conversion il eut l’information qu’il avait une œuvre à
accomplir.
Antérieurement aux révélations qu’il reçoit plus tard du Seigneur, il avait déjà le zèle et
l’engagement pour le Dieu de ses pères. Il se savait investi d’une responsabilité envers Dieu,
contrairement aux jeunes de son âge qui avaient bénéficié des mêmes enseignements ou de la
même formation. C’est pendant qu’il exerçait avec d’autres, un ministère local que le Seigneur
lui a dit qu’il devait commencer ce qui est particulier à son appel.
Lisons actes 13 :
Ce fut le début de ce pourquoi Paul avait été appelé. William branham avant de vivre
pleinement son ministère a commencé comme pasteur d’une église baptiste. Il avait un zèle
singulier pour la pratique de la bible. Il voulait la vivre selon ce qui y est écrit. Ce qui l’a conduit
à se faire baptiser au nom du Seigneur Jésus. Contrairement à la pratique de l’assemblée dont
il était membre. C’est ce qui était en lui qui l’a poussé à rejeter courageusement l’ordination de
femmes comme ministres. Cela lui valut un renvoi de son église. Son pasteur s‘est alors séparé
de lui. C’est après toutes ces courageuses prises de position que le Seigneur envoya vers lui un
ange. Un soir du 7 mai 1946, qui lui parla clairement de la responsabilité particulière dont
il était investi. Il lui apprit même que c’est ce qui rendait sa vie si difficile. Il y a plusieurs
autres exemples, mais je veux me limiter à ceux-ci.
L’ordre de mission peut évoluer et le concerné découvre au fur et à mesure son travail. Le
Seigneur avait dit à Paul: « car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses
que tu as vues et de celles pour lesquelles jet’apparaitrai »actes 26/16b. Par ailleurs, il y a des
ordres de missions collectifs (Barnabas et Saul). Car pour une mission ou un champ de mission
plus vaste, le Seigneur peut susciter deux ou plusieurs ouvriers. Mais chacun avec un don
particulier. Il ne s’agit pas pour les autres de vouloir imiter le style ou les manières de celui que
Dieu met devant, ni de l’envier.
L'équipe du ministère
le peut y avoir un serviteur de Dieu envoyé seul. Cependant, il ne peut rester seul. Au départ on
peut être seul tout comme Dieu peut susciter deux personnes ensemble. C’est le cas de pierre et
son frère André, de jacques et son jeune frère jean. D’ailleurs, le seigneur jésus a envoyé avant
sa résurrection les disciples deux à deux. Dans les moments particuliers de sa vie terrestre le
seigneur prenait souvent trois de ses disciples afin d’en faire des témoins. Même s’il n’est pas
exclu que chacun a son chemin. Par exemple pour la transfiguration sur la montagne jésus a
pris pierre, jacques et jean pour en faire des témoins privilégiés. Il a fait de même avec eux au
jardin de Gethsémané. Cela obéit à la loi qui dit qu’il ne faut recevoir un témoignage que
sur la déposition de deux ou trois témoins. En plus, une fois que l’œuvre d’un ministre
explose, il ne peut rester seul. Il sera emmené à avoir des collaborateurs.
Chacun peut avoir reçu de son côté, un ordre de mission, mais plusieurs peuvent se retrouver
pour un même champ de mission. Paul avait reçu le tien, mais ici dans actes 13, il est envoyé
avec Barnabas. Toutefois la composition de l’équipe peut varier. Une équipe ministérielle est
la plus normale des choses dans l’œuvre. Au temps des apôtres, cela existait.
Ce passage confirme que les apôtres avaient des collaborateurs dans leurs ministères respectifs.
Le cas de Paul est si connu. Il avait un nombre important de collaborateurs compte tenu de
l’étendue de son champ. On peut dire qu’un grand champ requiert plus de travailleurs. Chacun
des ouvriers y entre en son temps. Pierre par exemple faisait équipe avec Jean au
commencement. Plus tard, il a probablement eu d’autres collaborateurs. Puisque pierre ne savait
pas écrire, ses lettres étaient écrites par le frère Silvain.
C’est par Silvain, qui est à mes yeux un frère fidèle, que je vous écris ce peu de
mots, pour vous exhorter et pour vous attester que la grâce de Dieu à laquelle
vous êtes attachés est la véritable. (1 Pierre 5:12).
Les équipes du Ministère qui portent une vision doivent tout faire pour ne pas que ce
travail soit discrédité par leurs faiblesses respectives. Car ils portent une grande
responsabilité. Quand il y a un buteur, il faut lui donner des balles pour que l’équipe marque.
Néanmoins, le buteur varie selon les circonstances et les réalités du moment. Et alors la victoire
est collective. Nous devons comprendre que pour être dans une telle équipe, chacun reçoit du
Seigneur la révélation ou la vision de l’œuvre. C’est ainsi qu’il y a un équilibre dans le champ.
Parce que tous regardent à la même vision reçue de Dieu. Si ce n’est pas le cas, il y aura des
conflits ou des luttes de positionnement charnel.
Dans une équipe tout le monde n’est pas appelé à prêcher. Il y avait par exemple avec Paul,
un chroniqueur qui tenait un journal de leur vie missionnaire en la personne de Luc, le
médecin, auteur de l’évangile selon Luc et du livre des Actes des apôtres. Apparemment,
aucune autre tâche ne lui a été confiée que de dresser le récit de leurs palpitantes aventures
missionnaires.
Pour finir, comprenons que le champ étant vaste, il faut d’autres ouvriers pour aider un ministre.
Qui qu’il soit et quel qu’il soit. Lisons ceci :
Amalek vint combattre Israël à Rephidim. Alors Moïse dit à Josué: Choisis-nous
des hommes, sors, et combats Amalek; demain je me tiendrai sur le sommet de
la colline, la verge de Dieu dans ma main. Josué fit ce que lui avait dit Moïse,
pour combattre Amalek. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la
colline. Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort; et lorsqu'il
baissait sa main, Amalek était le plus fort.
Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu'ils placèrent sous
lui, et il s'assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l'un d'un côté, l'autre
de l'autre; et ses mains restèrent fermes jusqu'au coucher du soleil. Et Josué
vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l'épée. (Exode 17:8-13)
Que ce serait-il passé si Aaron et Hur n’avaient pas été là pour soutenir les bras fatigués
de Moïse ? Et s’il n’y avait pas eu un Josué plus jeune pour aller manier l’épée dans la
vallée ? Probablement, même avec la puissance de Dieu (symbolisée par le bâton dans la main
de moïse) ce combat aurait duré au-delà d’un jour, d’où la nécessité d’une équipe dans le service
de Dieu. Seulement chacun doit être à sa place. Et plusieurs équipes dans l’œuvre de Dieu
peuvent collaborer sans aucun problème pour le bonheur du royaume de Dieu.
La menace de la mort
Il y a en permanence une menace de mort sur les serviteurs de DIEU. Cela est lié au travail
qu’ils sont appelés à faire. Cette menace a plusieurs sources. Elle vient premièrement de Dieu.
Lorsque Moïse a reçu l’ordre d’aller en Egypte, il a été confronté à la menace de la mort.
Il avait non seulement résisté à Dieu mais pire, il avait négligé d’appliquer le signe de l’alliance
à son fils. Il ne l’avait pas circoncis. Le Seigneur est venu dans la nuit et furieux, Il voulut tuer
Moïse. Sa femme inspirée par la grâce, coupa le prépuce de son fils et le jeta devant l’Eternel
qui se repentît aussitôt.
Un ministre est un sacrificateur astreint à des obligations parfois rigoureuses. C’est le devoir de
sainteté à l’Eternel comme cela se trouvait inscrit sur le front de la tiare. Il y a, en effet, des
erreurs graves qui peuvent coûter la vie au serviteur de Dieu, comme cette négligence de Moïse.
La cupidité, les adultères et autres péchés du sexe ou l’attitude papale incarnée par l’orgueil.
A côté, on a les ministères qui divisent les familles par des accusations vraies ou fausses de
sorcellerie ; les fausses révélations ; les abus de « Dieu m’a dit » pour obliger les gens à nous
croire alors qu’on ment. C’est le cas dans lévitique 10 de Nabab et Abihu, sacrificateurs et fils
d’Aaron qui envoyèrent du feu qu’ils avaient allumé eux- mêmes à l’autel de Dieu. Ici, en dépit
des erreurs involontaires, il faut savoir que toute révélation donnée par soi-même peut être
mortelle. Cette mort peut être spirituelle comme physique. La vie des ministres de DIEU est
exposée continuellement à la menace de la mort. Et même la mort fait partie de leur vie. Elle
est parfois plus certaine que toutes les autres choses dans leur vie. C’est souvent par la mort que
les appelés glorifient le Seigneur. La raison en est simple. Un serviteur de Dieu actif dans
la guerre spirituelle est une menace intolérable pour le royaume de Satan.
« Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse,
mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus mais non perdus ;
portant toujours avec nous dans notre corps la mort, afin que la vie de jésus soit aussi
manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à
cause de jésus, afin que la vie de jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la
mort agit en nous, et la vie agit en vous. (2 Corinthiens 4:8-13)
Paul est celui qui a dit : « quiconque veut vivre pieusement en christ sera persécuté ». En effet,
ce sont les soi-disant chrétiens qui représentent la première menace de mort contre ceux qui
portent la parole authentique. Plusieurs des faux oints corrompus par les richesses perverses de
ce monde voudraient bien voir morts les serviteurs authentiques, tout simplement parce que ces
derniers dénoncent leurs pratiques honteuses. A titre d’illustration, lors du décès accidentel de
William branham, des serviteurs de Dieu avaient affirmé que cela était arrivé parce qu’ils
l’avaient livré à Satan. Or, ces personnes ignorent complètement qu’il est écrit : « la
malédiction sans cause n’a point d’effet » (Proverbes 26:2). Ainsi donc, livrer à Satan
quelqu’un qui a la caution du Seigneur revient à se placer soi-même sous la malédiction.
Nous voyons déjà cet esprit meurtrier dans l’œuvre qui nous a été confiée par le Seigneur.
Beaucoup de ceux qui sont à tort nos adversaires ne voient désormais sur notre compte que des
songes négatifs où nous sommes morts dans des accidents ou d’autres circonstances tragiques.
Et pourtant hier nous étions leurs héros et leurs amis.
Une haine incompréhensible les meut à un point tel qu’on se demande si c’est juste pour une
divergence de vision ou point de vue concernant la parole de Dieu. Ils ont de tels songes parce
que c’est justement leur souhait le plus ardent. L’ecclésiaste a dit : «…les songes naissent de
la multitude des occupations (préoccupations)... » (Ecclésiaste 5:2).
Pour les charnels, un malheur qui frappe une personne qui ne croit pas comme eux est
forcément la preuve que celle-ci est dans le faux. Alors que la bible dit que le malheur atteint
aussi le juste. Un homme spirituel ne juge pas quelqu’un par les épreuves qu’il vit.
A moins que ce soit une révélation claire du Seigneur. Sinon les Paul et autres ne rapportent
que leurs peines et leurs souffrances et non leur succès matériels. Paul ne se glorifiait-il pas de
ses souffrances ? Étaient-ils maudits, lui et son équipe ? Il va jusqu’à dire à Timothée : «Souffre
avec moi, comme un bon soldat de Jésus-Christ » (2 Timothée 2:3).
Cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j'ai été battu de
verges, une fois j'ai été lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai passé un jour et
une nuit dans l'abîme. Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur les fleuves,
en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en
péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en
péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J'ai été dans le travail et dans la
peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes
multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d'autres choses, je suis assiégé
chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises. Qui est faible, que
je ne sois faible? Qui vient à tomber, que je ne brûle? S'il faut se glorifier, c'est
de ma faiblesse que je me glorifierai! Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et
qui est béni éternellement, sait que je ne mens point!... A Damas, le gouverneur
du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi; 33
mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille,
et j'échappai de leurs mains. 2 Corinthiens 11:24-33)
Enfin de compte, Paul conscient de ce « sort » réservé aux serviteurs de Dieu, termine en disant
dans 2 Timothée 4:6 : « pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche
». Toute sa vie avait été un sacrifice et maintenant l’esprit lui avait révélé qu’il allait partir. Sa
mort physique n’allait être que le couronnement d’une vie sacrifiée au service de L’évangile.
N’est-ce pas à Paul que tous essayent maladroitement, aujourd’hui, de se référer ? Leurs œuvres
montrent par elles-mêmes quel esprit les anime. Celui qui a l’esprit de Dieu a plutôt compassion
de ceux qui s’égarent. Il ne fait pas d’eux ses ennemis.
Celui qui est certain d’avoir la caution du Seigneur ne se sent en concurrence avec personne. Il
cherche tout simplement à donner satisfaction à Dieu qui l’a envoyé.
Pourquoi ces gens s’occupent-ils tant de ce que nous faisons ? Pendant qu’ils affirment
que nous sommes perdus, ils craignent en même temps que nous ayons raison. Ils sont plus
tourmentés par le réveil que nous prêchons. Dans une course on ne s’occupe pas de celui qui
est derrière ou a échoué, mais on s’occupe de celui qui est devant. S’ils estiment que nous
sommes perdus, pourquoi tremblent-ils pour nous ? Mais l’espérance est pour nous car si nous
souffrons avec Christ nous régnerons aussi avec lui.
C'est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme
extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car
nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute
mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux
choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont
passagères, et les invisibles sont éternelles. (2 Corinthiens 4:16-18)
La grande erreur de beaucoup d’appelés est de se voir comme des hommes extraordinaires. Ils
ne recherchent guère le brisement. Au contraire, ils recherchent partout dans les rassemblements
comme auprès d’éminents pasteurs, les signes de confirmation de leur ministère. Leur
communion avec le Seigneur consiste dans la quête de songes ou visions extraordinaires
pour épater et s’imposer. C’est de la vanité.
Tout leur combat n’est pas pour le royaume de Dieu, mais pour leur renommée. Ils aiment
entendre parler d’eux. Et ils aiment faire parler d’eux. Les moindres signes de miracles faits par
leurs canaux sont mis sur la place publique dans des visées mercantilistes, dans le but
d’accroitre la réputation, sous prétexte qu’il faut rendre témoignage.
Le Seigneur Jésus après nombre de miracles s’est caché. Des miraculés n’ont pas été capables
de dire qui les avait guéris. Il travaillait vraiment pour la gloire de Dieu. Certains guéris ont
voulu le suivre (s’attacher à lui), mais il les a renvoyé vers leur maison. Et le grand contraste
dont je voudrais parler est celui qui existait entre sa réputation et sa personne physique. N’est-
ce pas étonnant que ce Jésus qui avait bouleversé son temps, n’était pas connu de ceux qui
étaient venus l’arrêter ? Judas fut obligé de leur donner un signe.
Beaucoup d’appelés au ministère ont travaillé pour leur personne. Ils se sont contentés du
ministère comme un fait extraordinaire. Mais jamais ils n’ont lutté dans la prière pour être
conduits. Ils se sont contentés de créer des groupes qu’ils exploitent pour s’enrichir. Ils créent
ses entreprises (écoles, universités, etc) avec l’argent des frères qu’ils appellent leurs fidèles.
Ils craignent même les frères qui se battent pour le réveil du Corps de Christ, de peur qu’ils ne
perdent leurs projets mégalomaniaques de devenir riches. Le signe d’un pasteur aveugle est
qu’il travaille pour gagner beaucoup d’argent. C’est un homme spirituellement au
chômage.
L’autre erreur c’est de quitter soi-même la volonté de Dieu pour en faire à sa tête. Le
premier cas biblique est celui de Barnabas dans actes 15 les versets 36 à 41. Un désaccord avec
Paul au sujet de Marc son cousin, l’a conduit à dévier du chemin que le Seigneur lui avait tracé
avec Paul. Selon la prophétie de départ dans Actes 13, il était lié à Paul par la volonté de DIEU
pour une œuvre. Mais il a été plus attiré par le lien charnel avec Marc, que la volonté de Dieu
de départ qui avait clairement dit que lui et Paul faisaient une équipe.
Probablement qu’il a chuté par la colère ou l’irritation. Car il a pris son cousin et ils sont
partis avec précipitation. Quant à Paul, plus sage, il a quelque peu attendu, probablement dans
la prière. Ensuite, il a choisi Silas et recommandés par ceux-là mêmes qui les avaient
recommandés au Seigneur lors de leur première mission, il partit. Des deux, celui qui a gardé
la volonté de Dieu du départ, c’est Paul. Il a pu suivre l’itinéraire tracé par le fidèle Seigneur
jusqu’au bout. La preuve en est que Paul achève le livre des Actes. Or, il n’est plus fait
mention de Barnabas, car sorti du cadre. Il a continué à servir Christ en dehors de la volonté de
Christ. On retrouve ses lettres dans les documents historiques et je dirais apocryphes.
Plus tard dans Colossiens 4:10, Paul donne des ordres au sujet de Marc, mais Barnabas a disparu
de l’œuvre : « aristarque mon compagnon de captivité vous salue, ainsi que marc, le cousin
de Barnabas, au sujet duquel vous avez reçu des ordres (s’il va chez vous, accueillez-le) ».
Tout ceci en vue de réparer le tort causé par l’attitude de Barnabas. Entre compagnons d’œuvre,
il faut toujours se calmer et régler tranquillement les divergences sur des problèmes qui peuvent
survenir.
Mon témoignage sur la vision du réveil
J’ai connu des assemblées et des pasteurs qui étaient des gens biens. Plusieurs m’ont estimé et
avaient eu des révélations nombreuses sur mon appel au ministère. La dernière Assemblée que
j’ai quittée m’avait mis sur la liste des ministres qui devaient entrer en scène. Une date était
arrêtée pour me consacrer. Des frères et sœurs de l’assemblée avaient eu des songes et des
visions au sujet de mon appel. Certains sont allés jusqu’à me dire le ministère auquel j’étais
appelé et que le Seigneur leur avait révélé. Mais de toutes ces choses, je restais insatisfait. Je
percevais un décalage entre le message du temps de la fin auquel on prétendait tous croire et la
vie qu’on menait réellement.
J’étais là parce que contrairement à la grande tendance, les gens ne croyaient pas aux ministères.
Cette assemblée avait l’avantage de croire au moins aux ministères. La plupart ne reconnaissent
que la fonction d’ancien. Avant que le pasteur ne fasse savoir son intention de me mettre en
scelle, je vis deux songes. Dans le premier, nous étions debout autour d’une grande table qui se
trouvait dans le bureau des anciens. Il y avait sur la table, une coupe remplie de vin. Le pasteur
prit la coupe de vin et but puis la passa au suivant. Les personnes qui me précédaient étaient
déjà dans le ministère. J’étais l’avant dernière personne. J’hésitais à boire. Je pris la coupe avec
beaucoup d’hésitation et avec un peu de peur je la but légèrement pour le passer au dernier. Le
songe prit fin. En réalité, vu l’orientation et les comportements, je ne voulais pas exercer dans
l’Assemblée, ce qui explique ma répugnance pour le vin que ce pasteur servait. J’avais aussi
des doutes sur certains de ces enseignements. Le vin ici, c’est le message religieux. Ce n’est
pas ce que je devais prêcher.
Le second songe. J’étais assis dans notre temple, mais au lieu des chaises qui s’y trouvaient
dans le réel, c’était des tables-bancs d’école. Le pasteur s’est dirigé vers moi et m’a remis une
pile de documents. J’étais chargé de les distribuer. En consultant les écrits, je remarquai que
c’était des prédications saisies. Elles portaient les titres des célèbres prédications de William
Branham, mais c’était les propres développements du frère. Je triai et je remis le reste à un frère
qui les a distribués. Ce frère se trouve aujourd’hui parmi les prédicateurs de l’assemblée. Ces
deux révélations me montraient qu’on était encore des enfants-élèves. Et ce qu’on y recevait
n’était pas le message du temps de la fin originel. Le fait de remettre tout le lot signifie que
c’est ce frère qui allait servir et non moi.
Le Seigneur a donc créé les conditions pour que je quitte l’assemblée. Et pourquoi ? Je sais
intimement que je suis appelé à prêcher une vision en rapport avec la délivrance de l’Eglise et
l’enlèvement. Partout, j’ai été aimé par mes pasteurs, mais nous ne voyions pas le message de
la même façon. C’est ce qui nous séparait parfois. Le 21 février 2000 à Marcory, entre midi et
quinze heures je me reposais et j’ai eu une vision étrange. Je voyais une jeune fille atteinte de
folie. Nous étions plusieurs à voir le spectacle. Chose étonnante, je voyais un démon féminin
(un succube) derrière la jeune fille. Et la jeune fille faisait simultanément les gestes que faisait
cet esprit. C’était une transmission automatique. Je faisais des efforts pour montrer aux gens
qui étaient présents (parmi lesquels mon pasteur de l’époque et son épouse) le démon. A ma
grande surprise, je découvris qu’ils ne voyaient pas cet esprit. C’est alors que je me rendis
compte que je portais des lunettes claires qui me permettaient de voir le démon. Quand j’enlevai
les lunettes, je ne pouvais pas voir l’esprit, mais seulement la fille. Quand je remis les lunettes,
je le voyais réellement comme je voyais la jeune fille. Ensuite, j’interpellai le démon en criant
: hé ! Je te chasse au nom de Jésus ! La scène a changé et j’ai revu la jeune fille dans son bon
sens, bien habillée et qui travaillait. Plus tard, j’ai compris que ce pasteur n’avait pas la vision
de l’œuvre de notre temps. Par ses activités et malgré le fait que cela lui a été présenté, il restait
indifférent. Le démon féminin qui n’est rien d’autre que l’esprit religieux babylonien, est
l’esprit de folie qui caractérise l’âge de l’église de Laodicée.
A l’époque je ne portais pas de lunettes et je n’avais aucun problème d’yeux. J’étais étudiant.
Il arrivait à mon père de voir d’avance certains de ses enfants sur le point de naître. Me
concernant, il a dit qu’il m’a vu la veille de ma naissance être venu avec deux autres amis au
pied de son lit. Et que je portais des lunettes. Ah, encore ces lunettes ! Sur la question des
lunettes, je me suis mis à prier et à chercher ce que cela pouvait signifier. Un jour, j’ai lu un
pasteur qui interprétait les symboles des songes et des visions. Il a écrit que les lunettes blanches
représentaient le don de visions. Il est vrai que j’ai de rares visions, mais je ne pense pas en
avoir le don. Seulement, l’Esprit du Seigneur m’a appris que c’est dans une vision que
plusieurs seraient empêchés de voir que j’allais exercer. J’ai maintenant compris qu’il
s’agissait de la vision du réveil de Minuit. C’est vrai que beaucoup sont les conducteurs qui
ignorent ce démon religieux qui est assis sur l’Eglise dans notre temps.
Un autre fait digne d’être pris en compte est le témoignage d’une sœur qu’elle m’a raconté en
2001. J’étais parti de l’église à cause de la vision du pasteur. Cette divergence a créé des
problèmes. J’étais devenu le principal sujet à la chaire et des calomnies haineuses répandues
surtout par la femme du pasteur. Une sœur qui me connaissait bien et qui souffrait de ce fait
s’en inquiétait. Elle avait vu ma souffrance. Une nuit, elle a alors eu une vision. Elle ne dormait
pas quand elle a vu deux images qui ont défilé à ses yeux. Elle s’est levée et a secoué la tête
pour être sûre qu’elle ne dormait pas. Elle revit la scène dans le même ordre. Mon désespoir
était si grand en son temps que je ne l’ai pas pris au sérieux. J’en parle maintenant, car j’en ai
vu un début d’accomplissement, environ dix ans après. Elle a d’abord vu le pasteur enveloppé
d’un drap sombre et délirait. Il marchait et parlait seul et était comme séparé de son
épouse. Aussitôt après elle m’a vu sur une plate-forme élevée et prêchant à une grande
foule. Et tout ce que je disais s’accomplissait instantanément. Et elle pouvait entendre
dans la foule des gens se demander comment j’y arrivais. Et affectueusement, elle me disait
: ne te décourage pas. Dieu va t’utiliser ! Elle était une sœur mais on n’était pas très proche.
Elle avait un bon cœur.
J’ai commencé à y croire parce que j’ai vu une bonne partie de ces choses qu’a vues cette sœur
arriver. Elle n’est plus de ce monde. Mais elle a vu ce que sera l’aboutissement du réveil promis
au peuple de Dieu. Il s’agit là du troisième pull qu’a expérimenté William Branham. Je pense
qu’il a vécu cela comme échantillon de ce que sera l’ultime développement du ministère de
l’Epouse. On me dira comment ? Souvenons-nous de la vision du défilé des églises qu’il a vu.
L’homme de Dieu se réjouissait de la voir quand soudain elle chuta. Il fut triste jusqu’à ce qu’il
la revoie se relever et marcher dans la gloire. Nous avons la promesse du relèvement de l’Eglise
du Dieu vivant.
Après toutes ces péripéties, ma vie est restée bloquée. Au point que ma femme me demandait
parfois : Mais et ton ministère, qu’en est-il ? Je ne savais pas quoi répondre. Je restais muet.
Mais aujourd’hui, je vois une œuvre en gestation dans ma vie personnelle. Je vois mieux ce
ministère se dessiner et de plus en plus la révélation de la parole de Dieu. Pour moi, ce qui
compte c’est d’être trouvé fidèle et non être rejeté après avoir passé mon temps à prêcher aux
autres. La seule promesse que j’ai pour moi est contenue dans cette histoire. En 1994, j’étais en
classe de seconde et je me suis rendu au village pour les vacances scolaires. Une nuit pendant
que j’étais couché, j’ai entendu clairement une voix en français qui m’a dit : « Mille tomberont
à ton côté et dix mille à ta droite, mais tu ne seras pas atteint ». La voix venait du côté de mes
pieds vers la porte de la chambre. Et au-dessus de moi, à mon chevet, je pouvais voir un gros
livre comme la bible, dont une main invisible tournait les pages. Je voyais les drapeaux de
différents pays du monde tout autour de chaque page. Il y avait des écritures au milieu. Tout ce
que je peux dire est que jusqu’ici le Seigneur m’a gardé. Il m’a délivré de beaucoup de situations
extrêmement difficiles. J’apprends à lui faire confiance. C’est tout ce qui m’encourage quand
tout est noir autour de moi.
En conclusion, je ne crois pas avoir tout dit dans ce petit exposé. C’est tout juste un partage
d’expériences. Je l’ai volontairement voulu sobre. Je veux pouvoir aider ceux qui sont
réellement appelés à prêcher l’Evangile d’une part et d’autre part, aider à démasquer les faux
esprits et enfin, faire comprendre qu’un ministère ne s’exerce pas dans les songes et les visions.
Donc ces phénomènes ne suffisent pas à reconnaître un appel. Il faut éprouver les ministères
par les prières, le témoignage de la bonne conduite et surtout en laissant souvent la parole à
l’appelé pour le tester. Il faut également éprouver sa vision de l’œuvre et juger son progrès
spirituel. Que le Seigneur notre Dieu vous bénisse tous.