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Exercices d'Algèbre Bilinéaire 2023-2024

Le document présente une série d'exercices sur l'algèbre bilinéaire, abordant des concepts tels que la puissance d'un point par rapport à un cercle, les formes bilinéaires, les matrices congruentes, et l'existence de bases orthogonales. Il inclut également des exercices sur les espaces préhilbertiens, le calcul de distances, et des polynômes orthogonaux. L'objectif est de fournir un aperçu du programme d'agrégation interne pour l'année 2023-2024 à l'Université Grenoble-Alpes.

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Exercices d'Algèbre Bilinéaire 2023-2024

Le document présente une série d'exercices sur l'algèbre bilinéaire, abordant des concepts tels que la puissance d'un point par rapport à un cercle, les formes bilinéaires, les matrices congruentes, et l'existence de bases orthogonales. Il inclut également des exercices sur les espaces préhilbertiens, le calcul de distances, et des polynômes orthogonaux. L'objectif est de fournir un aperçu du programme d'agrégation interne pour l'année 2023-2024 à l'Université Grenoble-Alpes.

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UNIVERSITÉ GRENOBLE-ALPES Prépa Agreg Interne 2023-2024

Enseignant : Rémi Molinier


[Link]@[Link]

Algèbre bilinéaire

Exercice 1 (En guise de mise en bouche : La puissance d’un point)


Soit C un cercle et P un point, tout deux dans le plan. La puissance de P par rapport à C est le produit scalaire
ÝÝÑ ÝÝÑ
P M ¨ P N ou M et N sont les intersection de C avec une droite quelconque passant par P .
1. Vérifier que la définition de puissance est bien définie.
2. Si C est un cercle de centre O et de rayon r, montrer que la puissance de P est P O2 ´ r2 .
3. Que peut-on dire d’un point C P C tel que la puissance de P par rapport à C est égal à P C 2 ?

4. Décrire les lieux géométriques suivants.


(a) Le lieu des points de puissance nulle.
(b) Le lieu des points de puissance positive.
(c) Le lieu des points de puissance négative.
(d) Pour k P R donné, le lieu des points de puissance k.
(e)
5. Étant donné deux cercles C1 et C2 du plan, décrire les lieux géométriques suivants.
(a) Le lieu des points dont la puissance par rapport à C1 est égal à la puissance à C2 (appelé l’axe radical
des deux cercles).
(b) Le lieu des points dont la somme des deux puissance est nulle.
6. Étant donné trois cercles C1 , C2 et C3 du plan, montrer que les trois axes radicaux correspondants sont
parallèles ou concourants

1
1 Avant propos
Cette feuille propose des exercices pour un survol approximatif du programme d’agreg interne sur l’algèbre
bilinéaire. Elle n’a pas l’ambition d’être exhaustive. Au vu du nombre d’exercices, Il n’est bien sûr pas attendu
que vous résolviez l’ensemble de la feuille et d’ailleurs seul une toute petit fraction sera traitée en séance mais je
vous invite à la parcourir dans sont intégralité et de piocher par-ci par-là les exercices qui vous titillent le plus.
Dans cette feuille, sans mention du contraire, k sera un corps et pour E un espace vectoriel sur un corps k, on
notera E ˚ l’espace des formes linéaires sur E.

2 Algèbre bilinéaire - Généralités


Exercice 2 (Des exemples !)
Les réponses aux questions suivantes doivent être justifiées. Pour un espace vectoriel E muni d’une forme
bilinéaire b et un sous-espace F on notera F K .
1. Donner un exemple de forme bilinéaire non dégénérée non-symétrique en dimension finie et un en dimension
infinie.
2. Donner plusieurs exemples de formes bilinéaires symétrique non dégénérées pour chacun des espaces
vectoriels suivants : k n (pour n ě 1), krXs, Mn pkq (pour n ě 1), un espace de suites réelles, un espace de
fonctions.
3. Des exemples de formes bilinéaires symétriques non dégénérée dont le cône isotrope est non nul.
4. Des exemples de formes bilinéaires symétriques non dégénérée dont le cône isotrope n’est pas un sous-
espace vectoriel.
5. Des exemples de formes bilinéaires symétriques non dégénérées (dont un exemple avec une forme définie
positive) et de sous-espaces F où pF K qK ‰ F .
6. Des exemples de formes bilinéaires symétriques non dégénérées (dont un exemple avec une forme définie
positive) et de sous-espaces F où F et F K ne sont pas en somme directe.

Exercice 3 (Vrai ou Faux sur les matrices congruentes)


Pour chacune des items suivants, dire si l’assertion est vraie ou fausse en justifiant.
1. Si deux matrices carrées sont congruentes alors elles ont le même rang.

2. Si deux matrices carrées sont congruentes alors elles ont le même déterminant.
3. Si deux matrices carrées sont congruentes alors elles ont la même trace.
4. Si deux matrices carrées sont congruentes alors elles ont les mêmes valeurs propres.
5. Si k “ C, deux matrices symétriques sont congruentes si et seulement si elles ont le même rang.

6. Si k “ R, deux matrices symétriques sont congruentes si et seulement si elles ont le même rang.
7. Toute matrice symétrique est congruente à une matrice diagonale.

Exercice 4 (Application linéaire associée à une forme bilinéaire symétrique)


Soient E un espace vectoriel et b : E ˆ E Ñ k une forme bilinéaire.
1. Montrer que l’application
b˚ : E ÝÑ E ˚
x ÞÝÑ bpx, ¨q
est bien définie et linéaire.
2. Montrer que l’application qui envoie une forme bilinéaire b sur l’application linéaire associée b˚ définie
un isomorphisme entre l’espace vectoriel des formes bilinéaires sur E et l’espace vectoriel des applications
linéaires de E vers E ˚ .
3. Montrer que b˚ est injective si et seulement si b est non dégénérée.

2
4. Supposons que E est en dimension finie.
(a) Soient e une base de E et e˚ la base duale associée. Quel est le lien entre la matrice de b dans la
base e et la matrice de b˚ dans les bases e et e˚ ?
(b) Montrer que b˚ est un isomorphisme si et seulement si b est non dégénérée. Donner un contre exemple
dans le cas où E est de dimension infinie.
(c) Soit F un sous-espace vectoriel de E et soit

ρF : E ˚ ÝÑ F ˚ .
ϕ ÞÝÑ ϕ|F

(d) Quel est le noyau de kerpρF ˝ b˚ q ?


(e) En déduire que si b est non dégénérée, alors dimpF K q “ dimpEq ´ dimpF q. Donner un contre exemple
dans le cas où b est dégénérée.

Exercice 5 (existence de bases orthogonales)


On se propose de donner une autre démonstration de l’existence d’une base b-orthogonale, lorsque b : E ˆE Ñ k
est une forme bilinéaire symétrique, E étant de dimension finie n ě 1 et k de caractéristique différente de 2.

1. Si b est non nulle, montrer l’existence d’un vecteur e1 P E tel que bpe1 , e1 q ‰ 0 .
2. Montrer que E “ ke1 ‘ pke1 qK .
3. Démontrer par récurrence sur n l’existence d’une base b-orthogonale.

4. Appliquer ce procédé à la forme bilinéaire


¨ ˛
3 ´1 ´2
bM : R3 ˆ R3 ÝÑ R où M “ ˝´1 3 2‚.
t
px, yq ÞÝÑ x M y ´2 2 2

Exercice 6 (En pratique)


Ici k “ R. Pour chacune des formes q : E Ñ R suivantes, montrer que c’est une forme quadratique, donner
(dans l’ordre de votre choix) la forme polaire associée, une base orthogonale, le rang, le noyau, la signature et
le cône isotrope. Enfin pour le sous-espace F donné, calculer son orthogonal et vérifier si F ‘ F K “ E ou non
et si pF K qK “ F ou non.
1. E “ R2 , qpxq “ 5x21 ` 2x1 x2 ` 5x22 et F “ Rp1, 1q.
2. E “ R3 , qpxq “ px1 ` x2 ` x3 q2 ` px1 ` 2x2 ` x3 q2 ` px1 ` x3 q2 et F “ Rp1, 0, ´1q.

3. E “ R2 rXs, qpP q “ P p2qP p1q ` P p1qP p0q et F “ Rp1 ´ Xq.


4. E “ Rn rXs, qpP q “ P p1q2 ´ P p0q2 et F “ tP P Rn rXs | P p1q “ 0u.
"ˆ ˙ *
a a
5. E “ M2 pRq, qpP q “ detpP q et F “ P M2 pRq | a, b P R .
b b

Exercice 7 (Classification des formes quadratiques sur un corps fini)


Soit Fq un corps fini de caractéristique différente de 2 et α P Fq zpFq q2 . On souhaite montrer que la matrice
d’une forme quadratique non dégénérée sur Fnq est congruente à l’identité ou à la matrice
¨ ˛
α 0 ¨¨¨ 0
˚0 1 ¨¨¨ 0‹
˚ ‹
˚ .. .. . . .. ‹
˝. . . .‚
0 0 ¨¨¨ 1

1. Quelques résultats préliminaires.

(a) Montrer que l’application d’élévation au carré est un morphisme du groupe pFq zt0u, ˆq. Quel est son
noyau ?

3
q`1
(b) Montrer qu’il y a exactement carré dans Fq .
2
(c) En déduire que pour tout a, b P F˚q il existe px, yq P F2q tel que ax2 ` by 2 “ 1.
2. Etudier le cas n “ 1.
3. Montrer le résultat pour n “ 2.
4. Montrer le résultat pour tout n ě 1 par récurrence.
5. Combien existe-t-il de classes de congruence de matrices symétriques n ˆ n à coefficients dans Fq ?

3 Espaces prehilbertiens et euclidiens


Exercice 8 (Vrai ou Faux sur les espaces préhilbertiens)
Pour chacune des entrées suivants, dire si l’assertion est vraie ou fausse en le justifiant.
1. Une forme bilinéaire symétrique sur un espace vectoriel de dimension finie E est un produit scalaire si et
seulement si il existe une base orthonormée.
2. Si pE, x¨, ¨yq est un espace préhilbertien, alors pour tout sous-espace F de E, on a F ‘ F K “ E.
3. Si pE, x¨, ¨yq est un espace préhilbertien, alors pour tout sous-espace F de E, on a pF K qK “ F .
4. Si une forme bilinéaire symétrique n’est que positive, alors l’inégalité de Cauchy-Schwarz n’est pas
forcément vérifiée.
5. À dimension finie fixé, il n’existe qu’un seul espace euclidien ”à isomorphisme près”.

Exercice 9 (Calcul de distances)


Calculer les quantités suivantes.
` ˘
1. inf p1 ´ a ´ bq2 ` p1 ´ 3a ` bq2 ` p1 ´ 2a ´ bq2 .
a,bPR
ˆż 1 ˙
3 2 2
2. inf pt ´ a ´ bt ´ ct q dt .
a,b,cPR 0
˜ ¸
ÿ
2
3. inf paij ´ mij q où n ě 1, A “ paij q P Mn pRq et Sn pRq est le sous-espace des matrices
M PSn pRq
1ďi,jďn
symétriques.

Exercice 10 (Projection et estimateur des moindres carrés)


Soit n ě 1 un entier, et soient x1 , y1 , . . . , xn , yn P R.
1. Calculer les valeurs de a, b P R qui réalisent
˜ ¸
n
ÿ
2
inf pyi ´ axi ´ bq .
a,bPR
i“1

2. Interpréter le résultat précédent en terme de régression linéaire.

Exercice 11 (Un exemple de polynômes orthogonaux : les polynômes de Laguerre)


On pose pour tout entier n P N et tout réel x P R
ex pnq
hn pxq “ xn e´x et Ln pxq “ h pxq.
n! n
1. Montrer que Ln est une fonction polynômiale. Quel est son degré et son coefficient dominant ?
Pour tout P, Q P RrXs, on pose
ż `8
bpP, Qq “ P pxqQpxqe´x dx.
0

4
2. Montrer que b est bien définie et donne un produit scalaire sur RrXs.
3. Calculer bpL0 , Xq pour tout n P N.
4. Montrer que pour tout n P N et k P t0, 1, . . . , nu il existe Qk P RrXs tel que pour tout x P R,
n´k ´x
hpkq
n pxq “ x e Qk pxq.

5. Montrer que pour tout n P N, pour tout P P RrXs et pour tout p P t0, 1, . . . , nu on a

p´1qp `8 pn´pq
bpLn , P q “ P0 hn pxqP ppq pxqdx.
n!

6. En déduire que la famille pLn qnPN est une famille orthonormée de pRrXs, bq.

Exercice 12 (Inégalités)
Démontrer les inégalités suivantes et étudier les cas d’égalités.
1. Pour tout x1 , x2 , . . . , xn P R,
˜ ¸2
n n
ÿ xk 1 ÿ 2
ď x .
k“1
2k 3 k“1 k

2. Pour tout x1 , x2 , . . . , xn P R et tout σ P Sn ,


n
ÿ n
ÿ
xi xσpiq ď x2i .
k“1 k“1

3. Pour toutes matrices A, B P Sn pRq,


trpABq2 ď trpA2 q trpB 2 q.

4. Pour tous a ă b et toute fonction continue f : ra, bs Ñ R˚` , on a


˜ż ¸ ˜ż ¸
b b
1
pb ´ aq2 ď f ptqdt dt .
a a f ptq

4 Adjoint et endomorphismes symétriques


Exercice 13 (Existence et unicité de l’adjoint)
Soient E un espace vectoriel sur un corps k, b : E ˆ E Ñ k une forme bilinéaire symétrique et u : E Ñ E une
application linéaire. On appelle adjoint de E tout endomorphisme u˚ : E Ñ E tel que pour tout x, y P E,
bpupxq, yq “ bpx, u˚ pyqq.

1. Montrer que si b est non dégénérée, il y a au plus un adjoint de u.


2. ř
En considérant
ř E “ RrXs, b la forme bilinéaire (qui est un produit scalaire) définie pour tout P “
an X n , Q “ bn X n P RrXs par
`8
ÿ
bpP, Qq “ an bn ,
n“0

et u : E Ñ E définie pour P P RrXs par upP q “ P p1q, montrer qu’on a pas toujours existence d’un adjoint
(essayer de déterminer ce que devrait être u˚ p1q).
3. On suppose que E est de dimension finie et que b est non dégénérée.
(a) Montrer qu’il y a toujours existence de l’adjoint.
(b) Montrer que l’application qui envoie un endomorphisme sur son adjoint est linéaire, et une involution
et que pu ˝ vq˚ “ v ˚ ˝ u˚ .
(c) Si e est une base de e, quel est le liens entre la matrice de u et la matrice de u˚ ?
(d) Montrer que Kerpu˚ q “ pImpuqqK , Impu˚ q “ pKerpuqqK et que u et u˚ ont le même rang.

5
Exercice 14 (endomorphismes symétriques)
Soit pE, x¨, ¨yq un espace euclidien. Un endomorphisme u : E Ñ E est dit symétrique (ou autoadjoint) si
u˚ “ u.
1. Soit u un endomorphisme de E. Montrer que les propositions suivantes sont équivalente.
(i) u est symétrique.
(ii) Il existe une base orthonormée dans laquelle la matrice de u est symétrique.
(iii) Pour toutes bases orthonormées e, la matrice de u dans e est symétrique.
2. Soit u un projecteur (i.e. u ˝ u “ u), montrer qu’on a équivalence entre
(i) u est un projecteur orthogonal ;
(ii) u est symétrique.

Exercice 15 (un exemple)


Soit E “ Mn pRq, muni du produit scalaire x¨, ¨y défini par xM, N y “ trpM t N q pour tous M, N P E.
1. Soit u : E Ñ E l’endomorphisme défini par upM q “ M t pour tout M P E. Montrer que u est symétrique.
2. Soit A P E. Soit u : E Ñ E l’endomorphisme défini par upM q “ M A pour tout M P E. Donner une
condition nécessaire et suffisante sur A pour que u soit symétrique.

Exercice 16 (Théorème spectral)


Soient n ě 1 et S P Mn pRq. On suppose que S est symétrique.
1. Montrer que les valeurs propres de S sont toute réelles (on pourra regarder pour λ P C une valeur propre
de S, le produit X t SX pour X P Cn bien choisi).
2. Montrer que les sous-espaces propres de S sont orthogonaux (pour le produit scalaire usuel sur Rn ) deux
à deux (on pourra regarder X t SY pour X et Y bien choisis).
3. Montrer que S est diagonalisable en base orthonormée (on pourra procéder par récurrence).
4. Montrer que le résultat est faux si S a des coefficients complexes.
5. Un corollaire : montrer que la signature pr` , r´ q d’une forme quadratique réelle q est donnée par le nombre
de valeurs propres positives et le nombre de valeurs propres négatives d’une matrice de q dans n’importe
quelle base de E.

Exercice 17 (diagonalisation simultanée)


Soient pE, x¨, ¨yq un espace euclidien de dimension n ě 1 et q : E Ñ R une forme quadratique sur E. Montrer
qu’il existe une base orthonormée de E qui est aussi q-orthogonale.

Exercice 18 (diagonalisation des endomorphismes symétriques)


Montrer que dans un espace euclidien, tout endomorphisme symétrique est diagonalisable en base orthonormée.

Exercice 19 (Diagonalisation simultanée - bis)


Soient pE, x¨, ¨yq un espace euclidien et u, v deux endomorphismes symétriques. Montrer que si u ˝ v “ v ˝ u
alors il existe une base orthonormée de E qui diagonalise simultanément u et v.

Exercice 20 (Sur les valeurs propres des endomorphismes symétriques)


Soient pE, x¨, ¨yq un espace euclidien et u : E Ñ E un endomorphismes symétriques. Soit λ1 ď λ2 ď ¨ ¨ ¨ ď λn
l’ensemble des valeurs propres de u et on notera } ¨ }2 la norme associée au produit scalaire.
1. Montrer que pour tout x P E,
λ1 }x}22 ď xupxq, xy ď λn }x}22 .

2. Soient a ď b deux réels. Montrer qu’on a équivalence entre


(i) toutes les valeurs propres de u sont dans ra, bs,
(ii) pour tout x P E, xupxq ´ ax, upxq ´ bxy ď 0.

6
3. Rappeler la définition de la norme d’opérateur ~ ¨ ~ associée à la norme } ¨ }2 et montrer que ~u~ “ λn .
Est-ce toujours vrai pour un endomorphisme seulement diagonalisable ?

Exercice 21 (Endomorphisme symétrique positif et défini positif)


Soit pE, x¨, ¨yq un espace euclidien. On dit qu’un endomorphisme symétrique et positif, resp. défini positif, si
la forme bilinéaire bu : E ˆ E Ñ R définie pour tout x, y P E par bu px, yq “ xx, upyqy est positive, resp. définie
positive.
1. Soit u un un endomorphisme symétrique de E. Montrer que u est positif (resp. défini positif) si et
seulement si tout ses valeurs sont positive (resp. strictement positive).

2. Soit u un endomorphisme symétrique positif de E. Montre qu’il existe un unique endomorphisme symétrique
positif v de E tel que v ˝ v “ u.
3. Montrer que tout endomorphisme symétrique peut s’écrire comme une différence de deux endomorphismes
symétriques définies positifs.

Exercice 22 (Un exemple important : la décomposition en valeur singulière)


Soient M P Mm,n pRq.
1. Montrer que M M T et M T M sont des matrice symétrique positive (i.e. l’endomorphisme associé est
symétrique positif).

Supposons que n ě m et soit pv1 , v2 . . . , vm q une base orthogonale de Rm qui diagonalise M M T . On notera λi
la valeur propre associé à vi et P P Om pRq la matrice dont les colonnes sont les vi .
ˆ ˙
1 1 1
1. Montrer que ? M v1 , ? M v2 , . . . , ? M vm est une famille orthonormée de Rn .
λ1 λ2 λm
2. En déduire une matrice Q P On pRq et une matrice Σ P Mm,n pRq dont les coefficient non nuls sont sur la
diagonale tel que M “ P ΣQ.

3. Comparer les valeurs propres et leurs mutiplicités des matrices M M T et M T M .

5 Quelques références
[Combes] Algèbre et géométrie de François Combes aux éditons Bréal.
Cours d’algèbre et géométrie avec des exercices corrigés. Il n’y a pas vraiment d’algèbre bilinéaire mais il y a de la géométrie
euclidienne.

[Cognet] Algèbre bilinéaire de Michel Cognet aux éditions Bréal.


Un cours avec des exercices corrigés.

[FGN] Oraux X-ENS, Algèbre 1 de de Serge Francinou, Hervé Gianella et Serge Nicolas aux éditions Cassini.
Recueil de problème d’algèbre corrigé avec entre autre de la théorie des groupes.

[Goblot] Algèbre linéaire de Rémi Goblot.


Cours d’algèbre linéaire comprenant une gros chapitre sur l’algèbre bilinéaire

[Gourdon]Algèbre de Xavier Gourdon aux éditions Ellipses.


Cours d’algèbre avec une petite section sur l’algèbre bilinéaire mais avec des exercices corrigés.

[Rombaldi] Mathématiques pour l’agrégation - Algèbre et géométrie d’Étienne Rombaldi aux éditions de Boeck Supérieur.
Un cours d’algèbre et de géométrie, avec des exercices corrigés, contenant une partie sur l’algèbre bilinéaire.

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