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Méthodes d'intégration et équations différentielles

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94

c) Exemples.

- Calculer
C'est le premier cas, alors on pose , d'où

,
et

On revient en et l'on obtient:

 (6.12)

- Calculer

On a , c'est le deuxième cas, d'où l'on pose

, ,

,
Ainsi

 (6.13)

2° Autres méthodes d'intégration de .

La méthode d'Euler est universelle, mais quelque fois elle nous amène à des calculs et
des expressions très compliquées, aussi en pratique on utilise d'autres méthodes.

Posons et remarquons que, comme , la fonction


rationnelle de deux variables peut être représentée sous la forme d'une somme

, (6.14)
95

où et sont des fonctions rationnelles d'une seule variable. Nous savons déjà que
l'intégrale de la fonction s'exprime par des fonctions élémentaires, ainsi pour intégrer
il suffit d'étudier l'intégration de .
En décomposant en éléments simples de première et de seconde espèces la fraction
, on démontre que l'intégration de se réduit à l'intégration à l'intégration des
fonctions de type:
I: , où est un polynôme.

II: , où , sont des constantes réelles et N

III: , où , , , des constantes réelles,

N, .
Nous allons calculer séparément les intégrales de type I, II, III.

a) 1er type , où est un polynôme.

Pour le calcul des intégrales de ce type, établissons la


relation de récurrence pour l'intégrale

, N (6.15)
Pour cela supposons que et intégrons l'identité évidente suivante:
(6.16)

L'intégration de cette identité nous amène à l'égalité

(6.17)
En particulier pour

(6.18)

pour
(6.19)

En continuant ce raisonnement on démontre par récurrence que pour tout

, (6.20)
96

où est un polynôme de degré , une constante. Si dans l'intégrale de type I,


est un polynôme de degré , alors l'intégrale de type I est égale à la combinaison
linéaire

, (6.21)

où les scalaires sont des coefficients de , d'où on obtient la formule:

. (6.22)

Dans cette formule est un polynôme de degré et est une constante.

En dérivant (6.22) on obtient

(6.23)
Si

alors on détermine les coefficients par identification dans (6.23).


Pour le calcul de il suffit de faire le changement de variable et on
obtient une intégrale de la forme

ou de la forme

Exemple: Calculer .

Pour une telle intégrale la formule (6.22) prend la forme

En dérivant et en multipliant le résultat par on obtient

Après identification des coefficients on trouve


97

, , ,

Pour calculer on pose et l'on a

Finalement

b) 2ème type , où R, N.

Montrons qu'en faisant le changement de variable ,


l'intégrale de type II se réduit à l'intégrale de type I.

En effet comme et ,
on obtient

 (6.24)

c) 3ème type , où R4, N, .

Calculons d'abord l'intégrale de type III dans le cas particu-


lier , , i.e. calculons l'intégrale

(6.25)

Cette intégrale se décompose en une somme de deux intégrales

et (6.26)

alors en posant

, (6.27)

l'intégrale se transforme en une intégrale de fonction rationnelle. Quant à on


peut la transformer sous la forme suivante
98

(6.28)

En posant cette intégrale se transforme en une intégrale de fonction rationnelle

(6.29)

Passons maintenant à l'étude de la forme générale d'une intég-rale indéfinie de type


III et montrons qu'elle se réduit à une inté-grale du cas particulier précédent.
D'abord si les coefficients du trinôme du second degré satis-font à la relation ,
alors en posant
(6.30)
on obtient:

(6.31)

Supposons maintenant que . Dans ce cas posons

, (6.32)

où et sont des constantes à déterminer de telle façon que dans les trinômes du second
degré en obtenu après le changement de variable (6.32) les coefficients de soient nuls. On
a

(6.33)

(6.34)

Ainsi les coefficients de sont nuls si et sont solutions du système d'équations

(6.35)
99

ou du système équivalent

, , (6.35')

c'est à dire et sont les racines de l'équation du second degré en :

(6.36)

On démontre qu'une telle équation, avec les conditions et , admet


toujours deux solutions différentes et le changement de variable (6.32) transforme l'intégrale
de type III en une intégrale de la forme

, (6.37)

où sont des constantes réelles, un polynôme de la variable de degré .

Dans le cas, où , en décomposant en éléments simples l'intégrale

(6.37) se réduit en une somme d'intégrales de la forme

, (6.38)

les calculs desquelles ont été déjà effectués ci-dessus.

Exemple. Calculer

C'est une intégrale de type III puisque , alors on pose ,à


l'aide de ce changement de variable

Il faut donc que , soit et , d'où et . Ainsi


on obtient , d'où
100

, , ,

et l'intégrale est égale à


et

Pour calculer , faisons le changement de variable et pour calculer

posons .

Finalement on trouve

et .

§7. Primitives ne s'exprimant pas par des fonctions élémentaires.

7.1. Primitive de quelques fonctions trigonométriques


et transcendantes

On ne peut pas exprimer par des fonctions élémentaires les intégrales

1° : le logarithme intégral (7.1)

2° : le sinus intégral (7.2)

3° : le cosinus intégral (7.3)

et les expressions , , s'intègrent par parties et se ramènent aux fonctions ,


, .

7.2. Intégrales elliptiques.

Dans le cas, où le polynôme est de degré l'intégrale


101

(7.4)

où est une fraction rationnelle de deux variables ne s'ex-prime ne général par des
fonctions élémentaires (théorème de Liou-ville-Abel). Pour et l'intégrale est
appelée intégrale elliptique et pour hyperelliptique.

Il existe deux intégrales elliptiques importantes

et (7.5)

On les appelle intégrales elliptiques de première et de seconde espèce de Legendre.

Chapitre 5. Equations différentielles.

§1. Introduction.

1.1. Définition 1.

On appelle équation différentielle une équation établissant une relation entre la


variable indépendante , la fonction inconnue et ses dérivées .
On peut écrire symboliquement une équation différentielle comme suit:

(1.1)
ou

(1.1')

1.2. Définition 2.

On appelle ordre d'une équation différentielle l'ordre de la


dérivée la plus élevée contenue dans cette équation.
Ainsi par exemple est une équation du premier ordre et
est une équation du second ordre.

1.3. Définition 3.

On appelle solution ou intégrale d'une équation différentielle


toute fonction vérifiant identiquement cette équation.
Intégrer une équation différentielle veut dire trouver les solutions de cette équation.

1.4. Définition 4.

Le graphe de la fonction est appelé courbe intégrale de


102

l'équation différentielle. Intégrer une équation différentielle revient donc à trouver toutes les
courbes intégrales.

§2. Equations différentielles du premier ordre.

2.1. Définition.

Un équation différentielle du premier ordre est une équation de la forme:

(2.1)

Lorsque cette équation est résoluble en , on peut la mettre sous la forme


(2.1')

Signalons encore qu'elle peut encore s'écrire en notation différentielle


, ce qui laisse le choix de la variable indépendante et permet parfois de
compléter l'ensemble des courbes intégrales.

2.2. Théorème d'existence et d'unicité.

Si dans l'équation
(2.2)

la fonction et sa dérivée partielle par rapport à sont continues dans un certain


domaine du plan et si est un point de ce domaine, il existe une solution unique
satisfait à la condition lorsque .

2.3. Solution générale.

1° Définition 1.

On appelle solution générale d'une équation du premier ordre une fonction de deux
variables
(2.3)

dépendant d'une constante arbitraire et satisfaisant aux conditions suivantes:

a) elle satisfait à l'équation différentielle quelle que soit la valeur concrète de la


constante .

b) Quelle que soit la condition initiale lorsque , c'est à dire , on


peut trouver une valeur telle que la fonction vérifie la condition
initiale donnée. On suppose alors que appartient au domaine de variation des
variables et dans lequel sont vérifiées les conditions du théorème d'existence et
d'unicité de la solution.

2° Remarque.
103

Cherchant la solution générale d'une équation différentielle, on est souvent conduit à


une relation de la forme

(2.3')

non résolue en . On obtient la solution générale en résolvant (2.3') par rapport à . Toute
fois il n'est pas toujours possible d'exprimer dans à partir (2.3') à l'aide des fonctions
élémentaires, on conserve alors la solution générale sous la forme implicite. Une solution de
la forme s'appelle l'intégrale générale de l'équation différentielle.

3° Définition 2.

On appelle solution particulière toute fonction déduite de la solution


générale en posant dans cette dernière . La relation est alors
une intégrale particulière de l'équation.
Par exemple l'équation du premier ordre

(2.4)
a pour solution générale . La solution particulière satisfaisant aux conditions initiales

lorsque est .

4° Interprétation géométrique.

Du point de vue géométrique l'intégrale générale représente une famille de courbes


planes dépendant d'un paramètre . Ces courbes sont appelées les courbes intégrales de
l'équation différentielle donnée. Une intégrale particulière est représentée par une courbe de
cette famille passant par un point donné du plan.
Dans la suite on appellera solution de l'équation non seulement la fonction
satisfaisant à l'équation proposée, mais encore la courbe intégrale
correspondante. Ceci étant, on parlera, par exemple, de la solution passant par le point
.

5° Conclusion.

Résoudre ou intégrer une équation différentielle consiste à:

a) chercher sa solution générale ou son intégrale générale (si les conditions initiales ne
sont pas données) ou bien

b) chercher sa solution particulière aux conditions initiales s'il y en a.

2.4. Equations à variables séparables et équations s'y ramenant.

1° Définition.
104

Une équation de la forme

(2.5)

s'appelle équation différentielle à variables séparées.


Une équation de la forme

(2.6)

dans laquelle les coefficients de différentielles sont des facteurs dépendant de la variable et
de la seule variable est dite à variables séparables.
2° Méthode de résolution.

En divisant une telle équation (2.6) par le produit on la ramène à une


équation à variables séparées.

(2.7)

L'intégrale générale de cette équation est de la forme

(2.8)

3° Remarque.

La division par peut provoquer la perte de solutions particulières qui


annulent le produit .
Une équation différentielle de la forme

, (2.9)

où sont des constantes, se ramène par le changement de variable

(2.10)

à une équation à variables séparables.


En effet on a , d'où et, par suite

. (2.11)

4° Exemples

a) Soit l'équation à variables séparées

. (2.12)

Son intégrale générale est


105

(2.13)

C'est l'équation d'une famille de cercles concentriques centrés à l'origine des


coordonnées et de rayon .

b) Soit l'équation à variables séparables

(2.14)

Séparons les variables

(2.15)

On obtient en intégrant

(2.16)

qui est l'intégrale générale de l'équation proposée.

c) Soit l'équation différentielle

(2.17)

En posant , on a et l'équation devient

(2.17')

on trouve alors l'équation à variables séparées

. (2.18)

Son intégrale générale est

 (2.19)

2.5. Equations homogènes et équations s'y ramenant.

1° Définition 1.

On dit que la fonction est une fonction homogène de degré par rapport aux
variables et si l'on a pour tout
(2.20)
106

Par exemple la fonction est une fonction homogène de degré


puisque .

2° Définition 2.

L'équation du premier ordre est dite homogène par rapport à et si


la fonction est homogène par rapport à et . En particulier l'équation du
premier ordre est homogène par rapport à et si la fonction est
homogène d'ordre zéro par rapport à et .
Par exemple les équations et sont des équations
homogènes.

3° Méthode de résolution.
La méthode habitude de résolution consiste à chercher en fonction de pris pour
paramètre et qu'on en déduit une repré-sentation paramétrique des courbes intégrales.
Dans le cas, où l'équation est sous la forme on prend comme paramètre
et l'on obtient.
. (2.21)

En posant , i.e. , l'équation devient

. (2.22)

C'est équation à variables séparables

(2.23)

4° Exemples.

a) Soit l'équation

(2.24)

La fonction est une fonction homogène en et de degré zéro,

donc l'équation proposée est homogène. Faisons le changement de variables , alors

et, par suite,

ou (2.25)
107

Séparons les variables, on a:

(2.26)
et par intégration, on a

ou (2.27)

En revenant en , on obtient l'intégrale générale de l'équation initiale

 (2.28)

b) Résoudre l'équation

(2.29)

La fonction est homogène de degré deux par rapport à et , en


divisant les deux membres par on obtient

(2.30)

Faisons le changement de variables et l'on obtient

ou encore (2.31)

cette équation peut se mettre sous la forme

, (2.32)

d'où
 (2.33)
5° Remarque.

L'équation devient, en coordonnées polaires

(2.34)

et en séparant les variables


108

(2.35)

On en déduit
(2.36)

Les recours aux coordonnées polaires est parfois utilisé.

6° Equations se ramenant aux équations homogènes.

Considérons une équation différentielle de la forme

, (2.37)

où sont des constantes et une fonction continue.


Si l'équation est homogène et peut donc être intégrée comme il est indiqué plus haut.
Lorsque l'un au moins des nombres ou est différent de zéro, il convient de
distinguer deux cas:

a) Le déterminant

En introduisant les nouvelles variables et définies par les formules


et , (2.38)

où et sont solution du système d'équations linéaires

(2.39)

qui est une équation homogène. En cherchant l'intégrale générale de cette dernière
équation et en y remplaçant par et par , on obtient l'intégrale générale
de l'équation (2.37).

b) Le déterminant

Dans ce cas on pose et l'équation (2.37) prend la forme

(2.37')

La substitution ramène cette équation à une équation à variables séparables.

7° Exemples.
109

a) Résoudre l'équation

(2.38)

 Considérons le système d'équations algébriques linéaires

Le système admet une solution et , c'est le cas N°1. Faisons le changement de


variables , et l'équation (2.38) se transforme en .
Cette équation est homogène. En posant on obtient

qui une équation à variables séparables. En séparant les variables on trouve

En intégrant il vient

et en revenant en et la solution de (2.38) est

(2.39)

b) Résoudre l'équation

(2.40)

 Le système d'équations algébriques linéaires

est incompatible. C'est le cas N°2. Pour intégrer (2.40) on fait la substitution , d'où
et l'équation se transforme en
. C'est une équation à variables séparables dont la solution est
 (2.41)

§3 Equations différentielles linéaires du premier ordre. Equations de Bernoulli.

3.1. Equations linéaires du premier ordre.

1° Définition.

On appelle équation linéaire du premier ordre un équation linéaire par rapport à la


fonction inconnue et à sa dérivée. Elle est de la forme
110

, (3.1)

où , et sont des fonctions données de la variable , continues dans le


domaine, où il s'agit d'intégrer l'équation (3.1).
Si on dit que l'équation (3.1) est linéaire homogène. C'est un équation à
variables séparables ayant pour solutions générales
, (3.2)

avec .
On appelle donc équation homogène associée à l'équation (3.1) l'équation
(3.3)

2° Théorème 1.

Toute solution de l'équation (3.1) est de la forme:

, (3.4)

où est une solution particulière de (3.1) et la solution générale de l'équation


homogène associée (3.3), autrement dit .

Démonstration.

 Puisque est solution particulière de l'équation (3.1), alors

Si est solution de l'équation (3.1), alors

,
d'où

autrement dit est solution de l'équation homogène associée (3.3), d'où


comme il a été indiqué ci-dessus.

3° Méthode de résolution de l'équation différentielle linéaire du premier ordre.

a) Méthode de variation de la constante.

La méthode de variation de la constante consiste à trouver une


solution particulière sous la forme

, (3.5)
111

où est une nouvelle fonction inconnue de et une solution de l'équation


homogène associée (3.3).
 En effet dans ce cas en portant (3.5) dans (3.1) on trouve

d'où

puisque f(x) est solution de l'équation homogène associée, alors


et, par suite,
(3.6)

c'est une équation à variables séparées. Ainsi on trouve et, par conséquent, .

b) Deuxième méthode.

L'équation (3.1) peut aussi être intégrée comme suit:


Posons
, (3.7)

où et sont des fonctions inconnues de dont l'une, par exemple , peut être
choisie arbitrairement. En portant (3.6) dans (3.1), on obtient:

(3.8)

Choisissons la fonction de sorte que l'on ait:

et , (3.9)

d'où comme solution particulière .


On trouve ensuite de (3.8) la fonction et, par suite, la fonction
solution de (3.1).

4° Exemples.

a) Résoudre l'équation linéaire

(3.10)

L'équation homogène associée

(3.10')
112

est à variables séparées. Elle admet pour solutions les fonctions , où est une
constante arbitraire. La solution parti-culière de l'équation donnée étant mise sous la forme
.
D'après la formule (3.6)
,
d'où

et la solution générale est

, (3.11)

où est une constante arbitraire.

b) Résoudre l'équation

(3.12)

 Cherchons la solution générale sous la forme . D'après (3.9)


, comme solution particulière de laquelle on peut prendre
.
La formule (3.8) prend la forme

ce qui amène à l'équation , dont la solution est , où est une


constante arbitraire. Par suite la solution générale est
 (3.13)

5° Remarque.

Il se peut qu'une équation différentielle puisse être aussi linéaire en en tant que
fonction de . La forme normale d'une telle équation est
(3.14)

Par exemple résoudre l'équation

. (3.15)
113

Remarquons d'abord que cette équation est linéaire si l'on considère comme fonction de .

ou (3.15')

 Commençons par résoudre l'équation homogène associée

qui est une équation à variables séparables. Sa solution générale est de la forme
,
où est une constante.
On trouve la solution générale par la méthode de variation de constante. On trouve

et, par suite,


,
où est une constante.
Finalement la solution générale est

 (3.16).

3.2. Equation de Bernoulli.

1° Définition.

Une équation de Bernoulli est une équation de la forme

, (3.17)

où , et sont des fonctions continues sur un intervalle I, avec et ,


, (pour ou l'équation est linéaire).
Cette équation se ramène à un équation linéaire du premier ordre, en prenant pour
nouvelle variable
. (3.18)

On trouve en effet en divisant par .


(3.19)

Remarquons que si , la fonction nulle est solution surI.

2° Exemple.

Résoudre l'équation de Bernoulli

(3.20)
114

Posons , alors et l'équation se transforme en


une équation linéaire
, (3.20')

dont la solution générale sur R est

On en déduit l'intégrale générale de l'équation (3.20)

ou . (3.21)

§4. Equations aux différentielles totales. Facteur intégrant.

4.1. Equations aux différentielle totales.

1° Définition.

Une équation différentielle de la forme

(4.1)

s'appelle équation aux différentielle totales si son premier membre représente un différentielle
totale d'une certaine fonction , i.e. si
. (4.2)

2° Théorème 1.

Pour que l'équation (4.1) soit une équation aux différentielles totales, il faut et il suffit
que dans un certain domaine R2 soit satisfaite
(4.3)
L'intégrale générale de l'équation (4.1) est de la forme

, (4.4)

où f(y) satisfait l'équation


. (4.5)

Une autre forme de l'intégrale générale est

(4.4')
115

4° Exemple.
Résoudre l'équation
(4.6)

C'est une équation aux différentielles totales.

 En effet , , d'où

On a donc
, où est une fonction à déterminer. En
intégrant on obtient , d'où
, par suite si bien que
. Ainsi et l'intégrale générale de l'équation différentielle est
(4.7)

4° Remarque.

En intégrant certaines équations aux différentielles totales, on peut grouper les termes
de manière à obtenir des combinaisons facilement intégrables.

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