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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES CONVERTISEURS
STATIQUES
I.1. Introduction
Dans ce chapitre, nous donnerons une idée générale sur les convertisseurs statiques en
donnant leur définition, leur description, leur application, des éléments utilisés dans ces
derniers et nous chuterons par une conclusion du chapitre.
I.2. Définition
Les convertisseurs statiques sont des dispositifs électroniques de puissance sans pièces
mécaniques mobiles, utilisés pour modifier les caractéristiques de l’énergie électrique
(tension, courant, fréquence).
Suivant le type de machine à commander et suivant la nature de la source de puissance, on
distingue plusieurs familles de convertisseurs statiques.
Figure 1 : Classification des convertisseurs (C. Nabila, 2020)
La notion de Réversibilité est très importante. Un convertisseur statique est dit réversible
lorsqu’il permet un transit de l’énergie dans les deux sens.
Les principaux indicateurs des performances d'un convertisseur sont:
Un volume le plus réduit possible ;
Un poids le plus faible possible ;
Un coût le plus bas possible ;
Un rendement aussi élevé que possible ;
Une grande fiabilité.
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I.3. Domaine d’Application des Convertisseurs Statiques
Les convertisseurs statiques, élément clés de l’électronique de puissance, trouvent leur
application dans de nombreux domaines, allant de la distribution d’énergie à la commande des
moteurs électriques, en passant par les alimentations pour appareils électroniques. Ils
permettent de modifier la tension, la fréquence, et la forme d’onde du courant électrique grâce
à des composants électronique semi-conducteurs.
Voici quelques domaines d’application des convertisseurs statiques :
Applications domestiques (alimentation des appareils électriques,
électroménagers…) ;
Applications industrielles (alimentation de Pompes, chariots électriques,
compresseurs) ;
Télécommunication (émetteurs de radiodiffusion, onduleurs de secours et alimentation
de secours (AC et DC) ;
Transport électrique (la conversion de l’énergie électrique produite dans les centrales
électriques en une forme d’énergie qui peut être facilement transportée, généralement
sous forme de courant électrique) ;
Électronique en grand public (éclairage LED : Convertisseurs DC/DC pour réguler
l’intensité lumineuse).
[Link] en Electronique de Puissance
Le principe des convertisseurs consiste à faire commuter des courants entre mailles
adjacentes, ce qui nécessite l'emploi de composants permettant de réaliser la fonction
interruption (Ferrieux et Forest, 2006)
Idéalement, l'interrupteur fermé aura une tension pratiquement nulle à ses bornes alors
que le courant sera fixé par le reste du dispositif. En revanche, l'interrupteur ouvert
aura une tension imposée par l'extérieur à ses bornes, mais ne sera traversé par aucun
courant ;
On distinguera les actions (blocage ou amorçage) commandées (grâce à un signal
électrique extérieur) des actions spontanées suite à l'annulation ou au changement de
signe d'une tension ou d'un courant.
L’électronique de puissance utilise des semi-conducteurs fonctionnant en interrupteur.
Un interrupteur peut être formé par un seul semi-conducteur ou par un groupement en série
ou en parallèle de plusieurs semi-conducteurs.
Les convertisseurs statiques sont constitués essentiellement de deux types d’éléments:
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Les composants passifs (condensateur et inductance) qui assurent le stockage de
l’énergie ainsi que le filtrage des ondes de tension et de courant ;
Les composants à semi-conducteur jouant le rôle d’interrupteur et dont la commande
permet le contrôle du transfert de puissance entre le générateur et le récepteur.
I.4.1. Les diodes
La diode de puissance est un interrupteur unidirectionnel en courant non commandable ni à la
fermeture ni à l’ouverture : blocage et amorçage naturel.
Figure 2: Symbole et caractéristique de la diode en commutation (Nabila, 2020)
I.4.1.1. Fonctionnement du composant parfait
Diode passante, VAK = 0 pour IAK > 0
Diode bloquée, IAK = 0 pour VAK < 0
Une diode se comporte comme un interrupteur parfait dont les commutations sont
spontanées :
Il est ferme tant que le courant qui le traverse est positif ;
Il est ouvert tant que la tension à ses bornes est négative .
I.4.2. Le thyristor
Le thyristor est un composant commandé uniquement pour la fermeture, mais pas pour
l'ouverture. Il est réversible en tension, supportant des tensions V AK aussi bien positives que
négatives. Cependant, il n'est pas réversible en courant et ne permet que des courants I AK
positifs, c'est-à-dire dans le sens anode-cathode, lorsqu'il est en état passant.
Mais le thyristor ne conduira que si un courant minimum positif est fourni à la gâchette.
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Figure 3: Symbole et caractéristique du Thyristor en commutation (Nabila, 2020)
[Link]
Le thyristor est un interrupteur unidirectionnel en courant commandable à la fermeture :
VAK > 0 et pas d’impulsion sur la gâchette, thyristor bloqué (interrupteur bloqué) ;
VAK > 0 et on applique un courant de gâchette IG positif de valeur suffisante, thyristor
passant (interrupteur fermé) ; thyristor amorcé ;
Une fois il est passant, le thyristor ne se bloque que lorsque le courant qui le traverse
s’annule.
VAK < 0 le thyristor est bloqué (interrupteur ouvert) même si applique une impulsion
de commande à la gâchette thyristor reste bloqué.
I.4.3. Le thyristor GTO
Le Gate Turn Off thyristor (GTO) est un composant électronique utilisé dans les circuits de
puissance, permettant la commande de son état de conduction et de blocage. Il fait partie des
interrupteurs commandés de l'électronique de puissance, adaptés aux applications à haute
puissance avec des tensions de l'ordre de quelques kilovolts (kV) et des courants de plusieurs
kilo ampères (kA). Structurellement similaire à un thyristor, le GTO possède trois électrodes :
l'anode (A) ;
la cathode (K) ;
la gâchette (G) servant d'électrode de commande.
Le GTO est constitué de quatre couches semi-conductrices dopées de manière alternée : P, N,
P, N.
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Figure 4 : symbole de GTO en commutation (C. Nabila, 2020)
I.4.3.1. Principe de fonctionnement
L’état passant : Amorçage
Un GTO s'amorce par la gâchette (avec V AK > 0) comme un thyristor ordinaire. Le courant de
gâchette peut être de quelques ampères. Une fois la conduction amorcée, elle se maintient.
L’état bloqué : Blocage
Le mode de blocage spécifique du GTO consiste à détourner le quasi-totalité du courant
d'anode dans la gâchette. En pratique, on applique donc une tension négative sur la gâchette
(VAK < 0) pour détourner le courant. L'opération doit avoir une durée minimale pour assurer
un blocage fiable.
I.4.4. Le transistor MOSFET
Le transistor MOSFET est un interrupteur unidirectionnel en tension et bidirectionnel en
courant. Il présente l'avantage d'une commande relativement simple nécessitant peu de
puissance. En électronique de puissance, il est utilisé comme élément de commutation, et
présente donc deux états distincts.
Figure 5: Transistor MOSFET (symbole)-caractéristiques v-i idéale (C. Nabila, 2020)
I.4.4.1. Principe de fonctionnement MOSFET
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Transistor ouvert (O) : Cet état est obtenu en annulant la tension de commande V GS, ce qui
procure une impédance drain-source très élevée et annule le courant de drain ID. La tension
VDS est alors fixée par le circuit extérieur, équivalant à un commutateur ouvert.
Transistor fermé (F) : Une tension VGS positive réduit considérablement la résistance,
permettant au courant ID de croître. Cela équivaut à un commutateur fermé.
I.4.5. Transistor IGBT
Le transistor IGBT est association d’un transistor bipolaire et d’un interrupteur MOSFET. Il
associe les performances en courant entre collecteur et émetteur (la faible chute de tension
collecteur – émetteur (du transistor bipolaire) qui est d’environ 0,1 V et la commande en
tension par sa grille (du MOSFET) qui nécessite un courant permanent quasiment nul.
L’IGBT est commandé à la fermeture et à l’ouverture par la tension VGE.
Figure 6 : Transistor IGBT-(Symbole) (C. Nabila, 2020)
I.4.5.1. Fonctionnement d'un IGBT
Le fonctionnement fondamental d'un IGBT repose sur un principe simple : une tension
positive VGE appliquée entre la grille (G) et l'émetteur (E) active le MOSFET. Cette activation
permet à la tension appliquée au collecteur (C) de faire passer le courant de base à travers le
transistor bipolaire et le MOSFET. Une fois le transistor bipolaire activé, le courant de charge
peut circuler. En revanche, une tension U GE ≤ 0 volt (V) désactive le MOSFET, interrompant
ainsi le courant de base et désactivant par conséquent le transistor bipolaire.
I.5. Choix des composants et Comparaison des interrupteurs
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I.5.1. Choix des composants
Le choix d’un interrupteur à semi-conducteur dépend des critères suivant :
La tension inverse ;
Le niveau du courant ;
La fréquence de commutation ;
La vitesse de commutation ;
Les pertes ;
Le mode de commande.
I.5.2. Comparaison des interrupteurs
On distingue trois types différents d’interrupteur selon leurs fonctions :
Fonction diode : non commandable ;
Fonction thyristor et Triac : commandable à fermeture ;
Fonction transistor : commandable à la fermeture et à l’ouverture.
En général, il existe une relation inverse entre la rapidité des composants et la puissance qu’ils
peuvent commuter plus un composant est rapide, plus la puissance commutée est faible, et
vice versa :
Thyristor et Triac : très robuste mais très lent ;
GTO : très robuste commandé à la fermeture et à l’ouverture mais lent ;
Transistor bipolaire : présente comme avantage une chute de tension à l’état passant
et le pouvoir de commuter de forts courants, mais nécessite une puissance de
commande non négligeable (commandé par un courant I B) et sa fréquence de travail
est relativement basse ;
MOSFET : commandé par une tension (une puissance de commande nulle), fréquence
de commutation très élevée (des KHz) mais c’est un composant très fragile donc
destiné aux applications faible puissance haute fréquence.
IGBT réunit les avantages du bipolaire et MOSFET : il a remplacé le bipolaire dans
les applications de puissance moyenne.
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Figure 7: les caractéristiques des différents interrupteurs (M. Eltawil, 2010).
I.6. Principes et règles de fonctionnement de convertisseurs statiques
I.6.1. Préambule
L’électronique de puissance est une discipline dans laquelle on cherche à concevoir et
dimensionner des systèmes électriques assurant deux objectifs (G.Séguier 1996) :
Moduler le transfert de puissance d’une source d’énergie vers un récepteur ;
Garantir un rendement énergétique le plus élevé possible, en limitant au maximum
les pertes.
Figure 8 : source, convertisseur et récepteur. (G. Séguier, 2015)
Dans le cas du synoptique ci-dessous, la source d’énergie peut être :
Une batterie ;
Le réseau électrique ;
Un panneau solaire ;
Une éolienne.
Le convertisseur de puissance est un dispositif composé d’interrupteurs commandés
électroniquement. Ceux-ci commutent, c'est à dire qu'ils oscillent entre un état passant et un
état bloqué. La fréquence des commutations est en général assez élevée, de l’ordre de
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quelques Kilohertz, voire quelques dizaines de Kilohertz. Un tel convertisseur est
communément appelé convertisseur statique car il ne comprend aucun organe mécanique
mobile.
Le convertisseur statique sert à mettre en forme une onde électrique. Ils permettent par
exemple de modifier la forme d’onde d’une tension ou d'un courant, afin d’adapter celle-ci
aux besoins des récepteurs.
Nous allons maintenant à présent nous intéresser au transfert d’énergie de la source vers le
récepteur, par l’intermédiaire du convertisseur statique. Nous considérons ce dernier comme
un système fermé qui échange de l’énergie avec son environnement.
En reprenant la figure 1.6, notons :
Pe : la valeur moyenne de la puissance fournie par la source en entrée du convertisseur
statique
Ps : la valeur moyenne de la puissance électrique restituée en sortie du convertisseur
statique. Cette puissance Ps est absorbée par le récepteur.
Pdiss : la valeur moyenne de la puissance dissipée par le convertisseur statique. Cette
puissance dissipée au cours du transfert, donc est perdue, aux imperfections des
composants qui composent le convertisseur.
La convention de signe adoptée pour algébriser les puissances est celles de la figure 1.6.
Lorsque le transfert de puissance s’effectue dans le sens indiqué par la flèche, alors celle-ci
est comptée positivement. Ainsi en supposant que le transfert s’effectue de la source vers le
récepteur on a :
Pe > 0, Ps > 0 et Pdiss > 0.
La plupart des convertisseurs statiques ne stockent pas de l’énergie. Aux pertes, ceux-ci
résistent en sortie la puissance électrique qu’ils absorbent en entrée. Il résulte l bilan de
puissance moyenne suivant:
Pe = Ps + Pdiss (I.1)
A partir de ce bilan de puissance, on définit le rendement énergétique du convertisseur
statique. Par définition, le rendement est égal au rapport entre la puissance électrique restituée
en sortie du convertisseur (notée PS) et la puissance fournie en entrée (notée Pe).
ηconv = Ps / Pe. (I.2)
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Deux équations précédentes, il résulte que :
ηconv = 1 - Pdiss / Pe. (I.3)
Le rendement du convertisseur est un nombre sans dimension compris entre 0 et 1. Dans la
pratique, un bon convertisseur statique doit représenter un rendement d’au moins 0.9 (càd
90%), voire 0,95 (95%). Dans le cas de très gros convertisseurs, comme par exemple ceux
utilisés en traction ferroviaire, les puissances transférées sont considérables (de l’ordre du
mégawatt). Si le rendement n’est pas excellent (η > 0, 98), alors les déperditions sont
tellement que le système chauffe beaucoup, et qu’il devient très difficile de refroidir
l’ensemble.
I.7. LES DIFFÉRENTS TYPES DES CONVERTISSEUR STATIQUES
I.7.1. LES CONVERTISSEURS AC-DC : les redresseurs
I.7.1.1. Introduction
Les montages redresseurs, souvent appelés simplement redresseurs, sont les convertisseurs
statiques qui assurent directement la conversion alternatif-continu. Alimentés par une source
de tension alternative monophasée ou polyphasée, ils permettent d'alimenter en courant
continu un récepteur. On utilise un redresseur chaque fois que l’on a besoin de continu alors
que l'énergie électrique est disponible en alternatif. De plus, ils sont irréversibles, c'est-à-dire
que la puissance ne peut aller que du côté alternatif vers le côté continu.
Figure 9 : convention AC-DC non commandé (C. Nabila, 2020)
I.7.2. Montages redresseurs
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Pour convertir de l’alternatif en continu, il existe plusieurs méthodes ; les redresseurs les plus
simples se contentent de supprimer les tensions négatives (ou positives), alors que d’autres les
transforment en tensions de signe contraire. On distingue ainsi :
La redresseuse simple alternance qui annule les tensions négatives.
La redresseuse double alternance qui transforme les tensions négatives en tensions
positives.
I.7.2.1. Redressement triphasé
Le redressement triphasé consiste à transformer une tension alternative triphasée en une
tension continue. Il existe plusieurs types de redresseurs triphasés, notamment les redresseurs
non commandés (à diodes) et les redresseurs commandés (à thyristors). Les montages les plus
courants sont le pont de Graëtz (PD3) et le redresseur triphasé simple alternance (P3). Le
redressement triphasé est utilisé dans de nombreuses applications, telles que les alimentations
de puissance pour équipements électronique et les entrainements de moteurs.
Figure 10 : Redressement triphasé ([Link], 2029)
I.7.2.2. Analyse de fonctionnement
Les tensions d’entré utilisées constituent un système triphasé équilibré. Les tensions V1, V2 et
V3 sont des tensions entre phase et neutre de valeur efficace V. Parmi les diodes D1, D2 et
D3, celle qui a la tension sur son anode positive conduit. Parmi les diodes D4, D5 et D6, celle
qui a la tension sur sa cathode la plus négative conduit.
Résumons les valeurs de la tension de sortie en fonction des diodes qui conduisent :
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Tableau 1 : couple des diodes et tension de sortie Vs(t)
Couple des 1,5 1,6 2,6 2,4 3,4 3,5
diodes
Tension de U12 U13 U23 U21 U31 U32
sortie Vs(t)
Figure 11 : Onde de sortie pour un redressement triphasé ([Link], 2019)
I.7.3. Convertisseurs DC-AC : les onduleurs
Les onduleurs permettent d’obtenir une tension alternative à partir d’une tension continue
fixe. On peut régler la fréquence de la tension alternative et sa valeur efficace.
Figure 12 : conversion DC-AC (C. Nabila, 2020)
I.7.3.1. Commande des onduleurs
La structure dans ce cas est représentée à la figure suivante. La charge est supposée inductive
R-L. La notion de rapport de cycle est reprise ici. On notera T la période de découpage
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Figure1.11 : conversion DC-AC (C. Nabila, 2020)
Figure 13 : onduleur en pont complet en H ([Link], 2024)
Tableau 2: Etats possibles des interrupteurs pour un onduleur à pont complet H
Etat T1 T2 T3 T4 Tension de
sortie Vs
1 ON OFF ON OFF 0
2 ON OFF OFF ON +Vs
3 OFF ON ON OFF -Vs
4 OFF ON OFF ON 0
Le régime transitoire s’installe à chaque commutation, et la forme d’onde est alors la
suivante :
Figure 14 : Forme d’onde ([Link])
Ce type de commande génère de nombreuses harmoniques, préjudiciables au facteur de
puissance et à la qualité du signal.
I.7.4. Technique de Commande par MLI
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Afin d’effectuer le contrôle des interrupteurs, le principe est d’appliquer les différents états
décrits au tableau de manière à créer une onde carre qui pourra par la suite donner une onde
sinusoïdale après filtrage. La technique la plus utilisée pour les technologies d’onduleurs
présentées est la Modulation par largeur d’Impulsion (MLI) de type sinus. Il s’agit de
comparer un signal de référence sinus 50Hz (le signale que l’on voudra en sortie) à générer,
appelé Modulant, avec un signal triangulaire appelé Porteuse.
Si l’amplitude du modulant est supérieur à celle de la porteuse, alors une impulsion est
générée. Les commandes des interrupteurs de l’onduleur sont obtenues par le résultat de cette
comparaison entre modulant et la porteuse.
Figure 15 : Représentation des signaux de commande par MLI ([Link], 2019)
La modulation de largeur d’impulsion nécessite une fréquence de la porteuse nettement
supérieur à celle de la modulante.
I.7.5. Régulation des onduleurs
La régulation des onduleurs est essentielle pour assurer un fonctionnement fiable et efficace,
en particulier dans les systèmes photovoltaïques et pour la protection des équipements
sensibles. Elle implique le contrôle des grandeurs de sortie (courant, tension) pour maintenir
la stabilité et la qualité de l’alimentation électrique.
La régulation des onduleurs comprend plusieurs aspects :
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Régulation de la tension : Il s’agit de maintenir la tension de sortie de l’onduleur à un
niveau constant, malgré les variations de la tension d’entrée (provenant des panneaux
solaires ou du réseau). Les régulateurs tension automatiques (AVS) surveillent et
ajustent dynamiquement la tension pour protéger les appareils connecter ;
Régulation de la fréquence : Dans le cas des onduleurs connecte au réseau, la
régulation de la fréquence est cruciale pour garantir la synchronisation avec le réseau ;
Régulation de puissance : Les onduleurs modernes peuvent à la fois la puissance
active et réactive. La puissance active est la puissance réellement consommée par les
appareils, tandis que la puissance réactive est liée aux champs magnétique ;
Régulation de la qualité d’onde : Les onduleurs doivent produire une onde de tension
propre, sans distorsions ni harmonique, afin de ne pas perturber les appareils
connectés.
Les types de régulation couramment utilisés :
Modulation de largeur d’impulsion (MLI) : cette technique est utilisée pour contrôler
la tension de sortie en varier la durée des impulsions électriques.
Régulation par rétroaction : Le régulateur surveille la sortie et ajuste les paramètres de
commande pour maintenir la stabilité.
I.7.6. LES CONVERTISSEURS AC-AC
I.7.6.1. Les gradateurs
Un gradateur est un convertisseur statique qui permet de varier la valeur efficace de la tension
alternative. Il est le souvent constitué de deux thyristors en antiparallèle ou des triacs pour les
faibles puissances (R. jacquinot, 2023).
Figure 15 : conversion AC-AC, (R. jacquinot, 2023).
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Les gradateurs sont utilisés pour la commande des charges alternatives en faisant varier la
tension efficace :
Le chauffage électrique : climatiseurs, fours ;
La commande d’éclairage : appareils à lampes halogènes ;
La commande des moteurs asynchrones.
I.[Link]. Gradateur monophasé
a) Débit sur charge résistive
Figure 16. : Montage gradateur monophasé, (L. Lasne, 2020)
I.[Link]. Commande des Gradateurs
Ve est une tension sinusoïdale de valeur efficace V. le thyristor T1 est amorcé lors de
l’alternance positive et T2 lors de l’alternance négative avec un retard α dit retard à
l’amorçage.
Dans les deux cas, la tension d’alimentation est appliquée à la charge et Vs = Ve.
Figure 17 : Forme de sortie d’un gradateur monophasé sur charge résistive
([Link], 2019)
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I.[Link]. Régulation des Gradateurs
La régulation des gradateurs, aussi appelés variateurs de lumière ou gradateurs électroniques,
consiste à contrôler la puissance électrique fournie à une charge, généralement une lampe,
pour ajuster son intensité lumineuse. Cela se fait en modulant la tension efficace ou le courant
efficace appliqué à la charge.
I.7.7. Les hacheurs
Un hacheur est un convertisseur statique (qui ne tourne pas) permettant de régler le régler le
transfert d’énergie entre une source électrique continue et une charge qui devra fonctionner
en courant continu (L. Lasne, 2020).
Figure 18 : conversion DC-DC ( L. Lasne, 2020).
I.7.7.1. Commande des Hacheurs
Les hacheurs, aussi appelés convertisseurs DC-DC leur commande consiste à contrôler le
rapport cyclique des interrupteurs électroniques (transistors, thyristors) pour obtenir la tension
de sortie désirée.
I.[Link]. Principe
Le principe de fonctionnement est d’établir et interrompre la liaison source-charge à l’aide
d’un interrupteur électronique commandé par un signal périodique.
Figure 19 : Signal de commande d’un interrupteur, (L. Lasne, 2020)
C’est le paramètre de réglage du signal de commande : La période T est fixe et T1 réglable.
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L’état haut du signal de commande provoque la fermeture de l’interrupteur. La charge est
reliée à la source électrique. L’état bas du signal de commande provoque l’ouverture de
l’interrupteur. La charge est alors déconnectée de la source. Cette succession périodique de
l’ouverture et de fermeture de l’interrupteur provoque le hachage de la grandeur électrique de
la source. La fréquence f = 1/T est la fréquence du hachage.
I.7.7.2. Hacheur série - Charge (R)
Schéma du dispositif et Chronogramme
Figure 20 : Hacheur série–Charge (R) (L. Lasne, 2020)
e(t) état haut transistor saturé VCE = 0
e(t) état bas transistor bloqué VCE = V
L’interrupteur commandé est un transistor de puissance fonctionnant en commutation.
Figure 21 : les chronogrammes du signal ([Link], 2019)
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I.[Link]. Régulation des Hacheurs
La régulation des hacheurs permet de contrôler la tension de sortie en ajustant le rapport
cyclique d’interrupteur électronique. Cette régulation est essentielle pour maintenir une
tension constante malgré les variations de la tension d’entrée ou la charge. Le rapport cyclique
α est défini par : α = T1/T.
I.8. Réseau électrique
Un réseau électrique est un ensemble d’infrastructures permettant d’acheminer l’énergie
électrique des centres de production vers les consommateurs d’électricité.
Il est constitué de lignes électriques exploitées à différents niveaux de tension, connectées
entre elles dans des postes électriques. Le poste électrique permettant de répartir l’électricité
de la faire passer d’une forme à une autre grâce aux transformateurs.
Un réseau électrique doit aussi assurer la gestion dynamique de l’ensemble production,
transport, consommation, mettant en œuvre des réglages ayant pour but d’assurer la stabilité
de l’ensemble.
Figure 22 : Réseau électrique ([Link], 2011)
I.8.1. Dipôle électrique
On définit un dipôle comme étant tout système ayant deux bornes. On peut citer à titre
d’exemple une résistance, condensateur, une pile, un moteur monophasé etc.
Un système a trois bornes est un triple (monteur triphasé par exemple). Un système a quatre
bornes est quadripôle. On appelle dipôle actif tout dipôle pouvant fournir de la puissance
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électrique ; c’est-à-dire capable de débiter un courant dans une charge branché a ses bornes.
(DJEMAL Ridha, 2013).
Figure 23 Dipôle électrique ([Link])
I.8.3. Objectif d’un Réseau électrique
Un réseau électrique a été mis en place avec des objectifs bien mis en place comme :
l’acheminement de l’énergie électrique produite par des productions localisés
généralement à des longues distances vers les centres de consommation et ceci
en prenant compte de la demande de consommateurs.
Accroitre la sécurité de son approvisionnement énergétique en limitant sa
dépendance vis-à-vis des énergies fossiles (pétrole, gaz…)
Le renforcement de la solidarité entre Etats membres notamment en situation
de crise.
Crée une interconnexion entre differents systèmes de production (hydraulique,
éolienne, thermique solaire…).
Assurer une fourniture faible en énergie électrique.
Assurer la gestion dynamique de l’ensemble production, transport,
consommation, en mettant en œuvre les réglages afin d’assurer la stabilité de
l’ensemble.
Assurer une fonction secours en cas d’un défaut sur une unité de production
(LILIEN, 2009).
I.9. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté des généralités sur les convertisseurs statiques ainsi que
les différents types des convertisseurs avec leurs applications, régulation, commande et des
avantages significatifs. Enfin, nous avons présenté les différents interrupteurs exploités en
électronique de puissance. Le chapitre suivant portera sur l’étude du milieu.
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