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Comprendre le risque majeur et urbain

Le risque majeur est défini par une faible fréquence et une énorme gravité, résultant d'aléas naturels ou anthropiques affectant des enjeux vulnérables. Les risques urbains, amplifiés par la densité de population et d'infrastructures, présentent des impacts multidimensionnels et interconnectés. La gestion des risques implique d'agir sur l'aléa, les enjeux et la vulnérabilité pour réduire les conséquences potentielles d'événements indésirables.

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Comprendre le risque majeur et urbain

Le risque majeur est défini par une faible fréquence et une énorme gravité, résultant d'aléas naturels ou anthropiques affectant des enjeux vulnérables. Les risques urbains, amplifiés par la densité de population et d'infrastructures, présentent des impacts multidimensionnels et interconnectés. La gestion des risques implique d'agir sur l'aléa, les enjeux et la vulnérabilité pour réduire les conséquences potentielles d'événements indésirables.

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Le risque majeur

Le risque majeur est défini comme la possibilité d'un événement d'origine naturelle ou
anthropique (résultant de l'action humaine) dont les effets peuvent être particulièrement
graves. Il se caractérise par deux critères principaux :
1. Une faible fréquence : l'événement est rare, ce qui peut conduire à sous-estimer son
importance.
2. Une énorme gravité : les conséquences sont extrêmement sérieuses, impliquant :
- Un grand nombre de victimes
- Des dommages importants aux biens et à l'environnement
- Des impacts dépassant les capacités de réaction de la société
Le risque majeur résulte de la confrontation de deux éléments:
- Un aléa : l'événement dangereux lui-même, qu'il soit naturel ou technologique
- Des enjeux : les personnes, biens, équipements et environnements susceptibles d'être
affectés
- La vulnérabilité mesure les conséquences de l'impact de l'aléa sur les enjeux.

1. La définition du concept risques urbains :


Les risques urbains sont les menaces potentielles auxquelles sont exposées les zones
urbaines, résultant de la combinaison entre des aléas (naturels ou d'origine humaine) et la
vulnérabilité spécifique des villes. Ces risques sont amplifiés par la concentration de
population, d'infrastructures et d'activités économiques dans les espaces urbains.
Caractéristiques principales des risques urbains :
1. Multiplicité des sources : Ils peuvent être d'origine naturelle (séismes, inondations),
technologique (accidents industriels), ou sociale (criminalité, troubles).
2. Amplification par le facteur anthropique : La densité urbaine et les activités humaines
accroissent la vulnérabilité et accélèrent le passage de l'aléa au risque.
3. Interdépendance : Les risques urbains sont souvent interconnectés, avec des effets en
cascade potentiels (une chaîne de réactions affectant différents systèmes ou infrastructures
urbaines).
4. Spécificité géographique : Ils sont liés au territoire de la ville et à son développement.
5. Impacts multidimensionnels : Ils affectent les populations, l'environnement, les
infrastructures et l'économie urbaine.

2. Terminologie associée au concept de risque


Le domaine de la gestion des risques emploie un vocabulaire spécifique dont les termes
sont étroitement liés.
Le risque : représente un dommage potentiel qui pourrait survenir. Il se caractérise par deux
paramètres : sa gravité (l'ampleur des dommages potentiels) et sa probabilité d'occurrence
(la probabilité que le dommage se produise).
Danger : un danger est toute source potentielle de dommage, de préjudice ou d'effet nuisible
sur la santé pour quelque chose ou quelqu'un. C'est la cause possible d'un dommage à une
personne, un bien, l'environnement, etc.
Probabilité : La probabilité est une grandeur par laquelle on évalue le nombre de chances
qu'a un phénomène de se produire. Dans le contexte des risques, elle représente la
probabilité d'occurrence d'un événement dangereux.
Intensité (Gravité) : Bien que non explicitement définie dans les résultats de recherche,
l'intensité fait généralement référence à la force ou à la gravité d'un phénomène, notamment
dans le contexte des aléas naturels.
Aléa : Un aléa est la tournure imprévisible que peut prendre un événement (l'évolution ou
au déroulement inattendu et non anticipé d'un événement). Dans le contexte des risques
naturels, c'est un phénomène naturel d'occurrence et d'intensité données, à l'origine de la
situation de danger.
- C'est un phénomène potentiellement dangereux (naturel ou technologique)
- Caractérisé par sa probabilité d'occurrence et son intensité
Enjeux : Les enjeux sont les conséquences importantes liées à une situation ou une
décision. Ils peuvent être économiques, politiques, sociaux, environnementaux ou de tout
autre domaine d'activité.
- Ce sont les éléments exposés à l'aléa (population, biens, activités, environnement)
- Ils représentent ce qui peut être affecté en cas de réalisation de l'aléa
Vulnérabilité : La vulnérabilité décrit le caractère de quelque chose de fragile, de vulnérable
ou de sensible. En science des risques, elle établit le niveau de risque d'un phénomène
naturel sur des enjeux géographiques, démographiques, techniques, économiques, sociaux,
culturels.
- C'est la fragilité ou la sensibilité des enjeux face à l'aléa
- Elle exprime le niveau de conséquences prévisibles sur les enjeux
Résilience
La résilience est la capacité d'un individu à supporter psychiquement les épreuves de la vie
et à rebondir après un traumatisme. Dans un contexte plus large, elle peut aussi désigner la
capacité des matériaux à résister aux chocs ou la capacité d'un système informatique à
continuer de fonctionner malgré des déficiences.
Désastre (Catastrophe) :
- Événement aux conséquences très négatives (événements graves réalisés)
- Similaire à catastrophe mais peut-être d'ampleur moindre
Crise :
- Situation instable et critique nécessitant une action urgente
-La crise est une situation perturbée qui peut résulter d'une catastrophe
Perte
La perte fait référence à la diminution ou à la disparition d'une ressource, d'un avantage ou
d'une opportunité. Elle peut être quantifiable (comme une perte financière) ou intangible
(comme la perte de réputation).
Dommage
Le dommage représente le préjudice (dégâts), la détérioration ou la destruction causés à
quelque chose ou à quelqu'un. Il s'agit d'une altération négative de l'état, de la valeur ou de
l'intégrité d'un bien, d'une personne ou d'un environnement.
Différence entre perte et dommage :
Perte (caractéristiques principales)
1. Disparition ou diminution : La perte implique qu'une chose cesse d'exister ou diminue
en quantité ou en valeur.
2. Aspect quantitatif et qualitatif : Elle peut être mesurable (quantitative) ou immatérielle
(qualitative).
3. Orientation vers la possession: Concerne souvent ce qu'on avait et qu'on n'a plus.
Exemples
- Perte financière (argent)
- Perte de temps
- Perte d'opportunités
- Perte de réputation
Dommage (caractéristiques principales)
1. Détérioration ou altération : Le dommage implique une atteinte à l'intégrité ou à l'état
initial de quelque chose.
2. Aspect plus tangible : Généralement plus concret et observable.
3. Orientation vers l'état : Concerne l'altération de l'état ou de la condition de quelque chose
ou quelqu'un.
Exemples
- Dommages physiques à un bâtiment
- Dommages psychologiques à une personne
- Dommages environnementaux
- Dommages à la santé
- Perte : Plus fréquemment utilisé dans des contextes économiques ou émotionnels
- Dommage : Plus couramment utilisé dans des contextes physiques ou juridiques
En conclusion, bien que "perte" et "dommage" soient souvent utilisés de manière
interchangeable dans le langage courant, ils représentent des concepts distincts dans
l'analyse des risques. La perte se concentre sur ce qui n'est plus là ou a diminué, tandis que
le dommage se concentre sur ce qui a été altéré ou détérioré. Cette distinction est importante
pour une évaluation précise et une gestion efficace des risques, car elle permet de cibler
différents aspects des conséquences potentielles d'un événement indésirable.
2. La relation entre Aléa, Enjeux et Vulnérabilité
- L'aléa devient un danger lorsqu'il menace des enjeux.
- La vulnérabilité caractérise la propension (la tendance des enjeux à être affectés
négativement par un aléa.) des enjeux à subir des dommages en cas d'exposition à l'aléa.
- Le risque résulte de la combinaison de ces trois éléments et peut être exprimé par la
formule :
Risque = Aléa x Enjeux x Vulnérabilité
La gestion des risques vise donc à agir sur ces trois composantes, en cherchant à
réduire l'aléa quand c'est possible, à limiter l'exposition des enjeux, et à diminuer leur
vulnérabilité.

Différence entre susceptibilité et vulnérabilité


1. Différence de sens :
• La susceptibilité fait référence à une prédisposition ou une sensibilité
potentielle.
• La vulnérabilité implique une fragilité ou une faiblesse réelle face à un
danger spécifique.
2. Contexte d'utilisation :
• La susceptibilité est souvent utilisée dans des contextes médicaux ou
génétiques.
• La vulnérabilité est plus largement employée dans la gestion des risques,
l'ingénierie, et les sciences sociales.
3. Les formulations mathématiques couramment utilisées pour quantifier le
risque

a. La formule "risque = danger x probabilité"


Est une simplification couramment utilisée pour définir et comprendre le concept de risque.
Interprétation de la formule : En multipliant le danger par la probabilité, on obtient une
estimation du risque :
1. Un danger élevé avec une faible probabilité peut résulter un risque modéré.
2. Un danger faible avec une forte probabilité peut également produire un risque modéré.
3. Un danger élevé avec une forte probabilité engendrera un risque élevé.
Cette formule souligne que le risque n'est pas seulement lié à la gravité potentielle (Il s'agit
de quelque chose qui pourrait se produire ou se développer dans certaines conditions, mais
qui n'est pas encore manifeste.) d'un danger, mais aussi à la probabilité de son occurrence
(Il s'agit de la concrétisation d'une possibilité ou d'un risque potentiel.).
Limitations de la formule : Il est important de noter que cette formule est une
simplification. En réalité, l'évaluation des risques est souvent plus complexe et peut
inclure d'autres facteurs tels que :
- La gravité des conséquences potentielles
- La vulnérabilité des personnes ou des systèmes exposés
- Les mesures de contrôle ou de prévention en place
Application pratique :
Dans la gestion des risques, cette formule aide à prioriser les actions de prévention. Elle
permet de concentrer les efforts sur les dangers les plus susceptibles de causer des
dommages, plutôt que de se focaliser uniquement sur les dangers les plus graves mais peu
probables.

b. La formule "Le risque : perte et dommage


Offre une perspective différente sur la définition du risque, en se concentrant sur les
conséquences potentielles plutôt que sur les facteurs qui les provoquent.
Interprétation de la formule : Cette définition du risque met l'accent sur les conséquences
négatives potentielles d'un événement ou d'une situation, plutôt que sur la probabilité de
son occurrence.
1. Perspective orientée résultat : Elle se concentre sur ce qui pourrait être perdu ou
endommagé, plutôt que sur les causes ou la probabilité.
2. Évaluation des impacts : Cette approche encourage une réflexion approfondie sur les
différents types de pertes et de dommages possibles.
3. Prise en compte de la vulnérabilité : Elle implique indirectement la notion de
vulnérabilité, car les pertes et les dommages dépendent souvent de la fragilité ou de la
résilience du système exposé.
Applications pratiques : Cette définition du risque est particulièrement utile dans certains
contextes :
- Assurance : Les compagnies d'assurance évaluent souvent les risques en termes de pertes
potentielles et de dommages à couvrir.
- Gestion de crise : Dans la planification d'urgence, l'accent est mis sur la minimisation des
pertes et des dommages potentiels.
- Investissement : Les investisseurs considèrent souvent le risque en termes de pertes
financières potentielles.
Limitations : Bien que cette définition soit utile, elle présente certaines limitations :
1. Elle ne tient pas compte explicitement de la probabilité d'occurrence, ce qui peut
conduire à une surestimation des risques peu probables mais potentiellement
catastrophiques.
2. Elle peut négliger les opportunités potentielles qui accompagnent parfois les risques.
3. Elle ne fournit pas directement d'informations sur la manière de prévenir ou d'atténuer
les risques.
En conclusion, la définition du risque comme "perte et dommage" offre une perspective
centrée sur les conséquences, complémentaire à d'autres approches qui incluent la
probabilité ou le danger. Elle est particulièrement utile pour évaluer l'impact potentiel des
risques et pour planifier des stratégies de mitigation et de récupération.

c. La formule "Le risque : une distinction entre danger et catastrophe"


Offre une perspective nuancée (le risque n'est pas un concept simple ou unidimensionnel)
sur la notion de risque, en établissant une différence cruciale entre deux concepts souvent
confondus. Voici une explication détaillée de cette approche :
Interprétation de la formule : Cette définition du risque met en lumière la relation entre le
potentiel (danger) et l'actualisation (catastrophe), soulignant que le risque se situe dans
l'espace entre ces deux concepts.
1. Continuum danger-catastrophe : Le risque est vu comme un spectre allant du danger
potentiel à la catastrophe réalisée.
2. Anticipation et prévention : Cette approche encourage à identifier les dangers avant
qu'ils ne se transforment en catastrophes.
3. Gestion proactive (anticipation et la prevention): Elle implique une gestion des risques
axée sur la prévention des catastrophes plutôt que sur la simple réaction à celles-ci.
Applications pratiques : Cette conception du risque est particulièrement utile dans
plusieurs domaines :
- Sécurité civile : Elle aide à élaborer des plans de prévention et d'intervention en
distinguant les dangers potentiels des scénarios catastrophiques.
- Gestion environnementale: Cette approche permet d'identifier les dangers
environnementaux et de prévenir leur transformation en catastrophes écologiques.
- Santé publique: Elle facilite la mise en place de systèmes de surveillance pour détecter
les dangers sanitaires avant qu'ils ne deviennent des épidémies catastrophiques.
Implications pour la gestion des risques :
1. Identification précoce : Cette approche encourage l'identification et l'évaluation
systématiques des dangers potentiels.
2. Stratégies de mitigation : Elle permet de développer des stratégies pour réduire la
probabilité qu'un danger se transforme en catastrophe.
3. Préparation et résilience : En reconnaissant le spectre danger-catastrophe, on peut mieux
se préparer à différents niveaux de gravité des événements.
Limitations : Bien que cette définition soit éclairante, elle présente certaines limitations :
1. Elle ne quantifie pas explicitement la probabilité ou l'ampleur des conséquences
potentielles.
2. Elle peut sous-estimer l'importance des risques à faible probabilité mais à fort impact.
3. Elle ne prend pas directement en compte les aspects positifs ou les opportunités qui
peuvent parfois accompagner les risques.
En conclusion, la définition du risque comme une distinction entre danger et catastrophe
offre un cadre conceptuel puissant pour comprendre et gérer les risques. Elle met l'accent
sur l'importance de l'anticipation et de la prévention, tout en reconnaissant le potentiel de
transformation d'un danger en catastrophe. Cette approche est particulièrement utile pour
développer des stratégies de gestion des risques proactives et à long terme.

d. La formule "Le risque, une combinaison entre une probabilité et une gravité"
Est une définition largement utilisée dans le domaine de la gestion des risques. Cette
approche offre une perspective équilibrée et quantifiable du risque. Voici une explication
détaillée de cette définition :
Interprétation de la formule : Cette définition suggère que le risque est le produit de la
probabilité et de la gravité. Mathématiquement, on pourrait l'exprimer ainsi :
Risque = Probabilité x Gravité = Probabilité multiplier par la Gravité
Cette approche offre plusieurs avantages :
1. Équilibre: Elle prend en compte à la fois la fréquence potentielle d'un événement et ses
conséquences.
2. Quantification: Elle permet une évaluation plus précise et comparable des risques.
3. Priorisation: Elle aide à hiérarchiser les risques en fonction de leur importance
globale.
Applications pratiques : Cette définition du risque est largement utilisée dans divers
domaines :
- Sécurité au travail: Pour évaluer les risques professionnels et mettre en place des mesures
de prévention appropriées.
- Gestion de projets: Pour identifier et gérer les risques potentiels qui pourraient affecter le
succès du projet.
- Assurance: Pour calculer les primes en fonction du niveau de risque.
- Industrie: Pour évaluer les risques opérationnels et mettre en place des systèmes de
sécurité adaptés.
Méthodes d'évaluation : L'évaluation des risques selon cette définition implique souvent
l'utilisation de matrices de risques :

Cette matrice permet de visualiser rapidement le niveau de risque en fonction de la


combinaison probabilité-gravité.
Implications pour la gestion des risques :
1. Stratégies de mitigation : Cette approche permet de développer des stratégies ciblées,
soit pour réduire la probabilité, soit pour atténuer la gravité, selon ce qui est le plus efficace
ou faisable.
2. Analyse coût-bénéfice : Elle facilite l'évaluation du rapport coût-efficacité des mesures
de réduction des risques.
3. Communication : Cette définition offre un cadre clair pour communiquer sur les risques
aux parties prenantes.
Limitations : Malgré son utilité, cette définition présente certaines limitations :
1. Elle peut simplifier excessivement des situations complexes où les probabilités et les
gravités sont difficiles à estimer précisément.
2. Elle ne prend pas en compte les effets cumulatifs ou les interactions entre différents
risques.
3. Elle peut négliger les risques à très faible probabilité mais à conséquences extrêmement
graves.
En conclusion, la définition du risque comme une combinaison de probabilité et de gravité
offre un cadre pratique et largement applicable pour l'évaluation et la gestion des risques.
Elle permet une approche structurée et quantifiable, tout en restant suffisamment flexible
pour s'adapter à divers contextes et domaines d'application.

e. La formule "Le risque : aléa et vulnérabilité"


Est une définition fondamentale en géographie des risques et en gestion des catastrophes.
Cette approche met en évidence la relation entre les phénomènes naturels ou
technologiques et la susceptibilité des populations et des infrastructures à subir des
dommages. Voici une explication détaillée de cette formule :
Composantes du risque :
1. Aléa : L'aléa représente un phénomène naturel ou technologique potentiellement
dangereux. Il est caractérisé par :
- Sa nature (séisme, inondation, tempête, etc.)
- Son intensité
- Sa probabilité d'occurrence spatiale et temporelle
2. Vulnérabilité : La vulnérabilité exprime le niveau d'effet prévisible de l'aléa sur des
enjeux (l'homme et ses activités). Elle englobe :
- La fragilité des populations et des infrastructures face à l'aléa
- La capacité de résilience, c'est-à-dire l'aptitude à se remettre d'un événement
dommageable
Interprétation de la formule : La formule du risque est souvent exprimée
mathématiquement comme :
Risque = Aléa \times Vulnérabilité
Cette formulation souligne que :
1. Le risque n'existe que lorsqu'un aléa menace des enjeux vulnérables.
2. L'ampleur du risque dépend à la fois de l'intensité de l'aléa et du degré de vulnérabilité.
Applications pratiques : Cette définition du risque est utilisée dans divers domaines :
- Aménagement du territoire : Pour identifier les zones à risque et planifier en conséquence.
- Gestion des catastrophes : Pour élaborer des stratégies de prévention et de réponse.
- Politiques publiques : Pour définir des normes de construction et des plans d'évacuation.
Implications pour la gestion des risques :
1. Réduction de l’aléa : Parfois possible (ex : digues contre les inondations), mais souvent
limité pour les aléas naturels.
2. Réduction de la vulnérabilité : Axe majeur d'action, incluant l'amélioration de la
résilience des communautés et des infrastructures.
3. Cartographie des risques : Superposition des cartes d'aléas et de vulnérabilité pour
identifier les zones prioritaires.
Particularités et nuances :
- Absence d'enjeux : En l'absence d'enjeux vulnérables, il n'y a pas de risque, même si l'aléa
est présent.
- Risques naturels : Bien que qualifiés de "naturels", ils impliquent toujours une
composante anthropique due à la vulnérabilité[1].
- Perception du risque: La notion de risque inclut aussi la perception qu'en ont les
populations concernées.
En conclusion, la formule "Le risque : aléa et vulnérabilité" offre un cadre conceptuel
puissant pour comprendre et gérer les risques. Elle souligne l'importance de considérer non
seulement les phénomènes dangereux, mais aussi la façon dont les sociétés y sont exposées
et préparées. Cette approche permet une gestion plus holistique et efficace des risques, en
ciblant à la fois la réduction des aléas lorsque possible et l'amélioration de la résilience des
communautés.
4. Des définitions opérationnelles du risque
La notion de risque, couramment utilisée dans la vie quotidienne, se révèle complexe et a
évolué au fil du temps. Elle est approchée différemment selon les domaines et les
spécialités et profession spécialisée. Ainsi, le mot risque revêt une signification différente
pour les sociologues, les spécialistes de l’environnement, les géographes où entre
professionnels comme les assureurs, les organismes étatiques nationaux et internationaux.
Définition des sociologues
Les sociologues, par contre, considèrent le danger comme étant le résultat de l'évolution de
la société.

Dans ce contexte, une définition plus sociale du risque est proposée par BECK.U [2001],
dans son ouvrage « La société du risque », ce dernier affirme que la société, autrefois
productrice de richesses, est devenue aujourd’hui productrice du risques. L'évolution des
sociétés a contribué dans le changement des dimensions du danger particulièrement au
niveau du forme, d'intensités, et même dans ces dimensions spatiales et temporelles. Les
sociétés contemporaines sont par conséquent des sociétés à haut risques dont lesquels ces
derniers sont situés dans un espace illimité, sans frontières, à ce propos, [Link] note que
: « le pouvoir du danger abolit toutes les zones de protection et toutes les différenciations
de l’âge moderne » [BECK.U, 2001, p 13].

D'après MARTINAIS, le risque, il possède également une dimension subjective qui se


traduit par une « appréciation […] largement déterminée par un mode de représentations
propre à chacun » [MARTINAIS, 1996, p. 33]. Donc la notion de danger peut varier d'une
personne à l'autre, la perception du risque par le citoyen peut changer en fonction de la
proximité ou l'éloignement de l'individu à la source de danger, ainsi de sa culture à l'égard
du risque. A ce stade, nous soulignons l’importance du concept de la perception du risque
(la culture du risque) qui est lié d’une manière directe ou indirect à une possibilité que la
population accepte ou non de vivre dans des zones à risques (l’acceptabilité). Ce qui est
affirmé par [PERETTI-WATEL, 2000, p.08] ce dernier, précise également que « pour que
le risque puisse «exister » sans être réel, il faut bien admettre qu’il ne se réduit pas à des
faits, à des éléments matériels : le risque est aussi une idée, une construction de l'esprit ».

Définition des économistes


Selon les économistes comme elle affirme BECK.E [2006, p11] le risque est la possibilité
de perte monétaire due à une incertitude que l'on peut quantifier. La vision des économistes
envers les risques est basée uniquement sur les pertes financières ou sur les conséquences
de l'accident et non sur les événements responsables de la perte. Cette vision est confirmée
par VARNES, qui a défini le risque « par le nombre potentiel de personnes tuées ou
blessées, les dégâts potentiels aux propriétés et les perturbations potentielles aux activités
économiques en raison de l'occurrence d'un phénomène destructeur particulier pour un
secteur donné et une période de référence » [citez par ETIENNE.D, 2007, p06].
En effet, si l'on veut mesurer les risques, si l'on veut relever des informations
qui les concernent, des éléments plus concrets doivent apparaître. Le CIRANO1
dans le cadre de son projet sur la gestion intégrée des risques, présente des
définitions opérationnelles selon diverses disciplines, qui s'avèrent très
intéressantes pour notre propos (définition dans le domaine de la santé et des
assurances).
Définition dans le domaine de la santé
Dans le domaine scientifique spécifiquement la médecine la probabilité du
risque est définie comme étant l’ensemble des potentialités d’apparaissions de
péripéties rejetable. Dans ce champ, le risque prend toujours une connotation négative
car dans ce domaine l’erreur est interdite. Par contre, cette science place les
conséquences des probabilités d'occurrence, tout en précisant les causes qui
engendrent ces éventualités.
Définition dans le domaine des assurances
En effet, le mot « risque » change de signification d’un domaine à l’autre,
dans le domaine des assurances ce concept désigne l’ensemble des pertes prévues
car, à travers les probabilités qu’un événement les fournit les assureurs peuvent
mesurer le dommage produit par ce dernier et ainsi évaluer le risque causé. A ce
titre il devenu une incommodité « contre la survenance duquel on s'assure »
[Grand Larousse universel de 1997].
Définition des géographes
En concluant ces différentes acceptions, nous signalons qu’en géographie le mot risque
met l’accent sur deux concepts indispensable à savoir le temps et l’espace. En effet le
géographe décrit le risque comme étant « un danger éventuel, plus ou moins prévisible,
dans une aire non précisément définie, d'une durée indéterminée » [BAILLY.A.S,
1996]. BECK.E et GALATRON.S [2009], ont montré que les géographes ont longtemps
étudié les risques en se focalisant sur la source de danger (aléa), spécifiquement, ce sont
les risques naturels qui ont été privilégiés par les chercheurs. Leurs intérêts avec le temps
tournent vers l’appréhension, l’évaluation et la cartographie des éléments exposés à ces
menaces, que ce soit s’il s'agisse des hommes, de leurs biens, de leurs activités ou de
l'environnement. La dimension spatiale y est relativement centrale, notamment pour les
aspects organisationnels de la prévention et pour la planification de l’espace. Cette
embrasure est de plus en plus occupée par les géographes en raison de l’évolution de la
géographie. En effet, le risque concerne un espace géographique déterminé par des
caractéristiques physiques et humaines que le géographe va étudier. De plus, le risque
pourra avoir pareillement des résultats pendant un temps bien déterminé. Ces deux

1
Centre Interuniversitaire de Recherche en Analyse des Organisations (Montréal)
concepts constituent les éléments fondamentaux de la science, c’est pourquoi sont
intégrés directement dans la détermination du terme "risque".
A ce titre, nous pouvons donc achever la définition préalable (fig. N°03) : en
se basant sur les recherches de [Link]. E [2000].
Figure N° 03 : Formulation du risque (2)

Aléa : probabilité d'occurrence Vulnérabilité : conséquences


d'un événement pouvant potentielles compte tenu des
Risque = x
entraîner certains dommages caractéristiques
(ou effet) dans aire et une durée géographiques-physiques et
Source: ZIMMERMANN
données.(2000) humaines de l'espace
environnant
Par ailleurs, cette définition a été remise en cause par BRUGNOT [2001]
car, pour lui, il s'agit« d'une formule anodine, séduisante par sa simplicité ». Donc
selon BRUGNOT, cette acception commune ne représente pas la complexité de
cette notion. De ce fait, cet auteur expose une autre acception selon laquelle le
risque est défini comme étant l’ensemble des « pertes, dommages, préjudices ou
dysfonctionnements potentiels susceptibles d'être générés directement ou
indirectement par un phénomène pressenti ».En générale, ces multiples définitions
affirment encore une fois que le risque est une notion complexe, et cette
complexité relève de son caractère potentiel. En effet, le risque est un fait
palpable et abstrait.

Donc, le terme « risque s'oppose à des mots tels que catastrophe ou encore
calamitée, sinistre et fléau, qui traduisent non pas une probabilité, mais une
certitude » [DAUPHINE.A, 2001]. Pour TURNER B.A tel qu’elle affirme
NOTTET.A [2002, p.14] « le risque se situe lors de la période d'incubation avant
que la catastrophe se déclare ».
Définition réglementaire du risque
En France, une circulaire du 29 novembre 1987 se focalise sur le concept du risque majeur
: il s’agit de « la survenue soudaine et inopinée, parfois imprévisible, d’une agression
d’origine naturelle ou technologique dont les conséquences pour la population sont dans
tous les cas tragiques en raison du déséquilibre brutal entre besoins et moyens de secours
disponibles » [BLESIUS.J-C, 2015, p.128].
En Algérie, le risque majeur est qualifié par la loi N° 04-20 (relative à la prévention des
risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable)
comme majeur « toute menace probable pour l'homme et son environnement pouvant
survenir du fait d'aléas naturels exceptionnels et/ou du fait d'activités humaines ».
En conséquence, le risque peut être défini comme étant « quelque chose de
potentiel qui ne s'est pas encore produit, mais dont on pressent qu'il se transformera
en quelque chose de néfaste pour les individus » [NOVEMBER.V, 2000], les biens
et l'environnement, et ce, dans « une aire définie et une durée indéterminée »
[BAILLY A.S. 1996]. Mais ce terme « risque » est dans la plupart du temps
accompagné de plusieurs qualifications, dans le cas présent, qui nous intéresse est
"technologique".

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