Transport de pétrole par pipelines
Transport de pétrole par pipelines
et de la Recherche Scientifique
Département Hydraulique
Thème :
ENP 2017
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère de l’Enseignement Supérieur
et de la Recherche Scientifique
Département Hydraulique
Thème :
ENP 2017
Remerciements
ma réussite.
RANIA MOKHTARI
: ملخص
الهدف من هذا المشروع هو تحديد وسائل نقل الهيدروكربونات في الجزائر وخصائص خطوط األنابيب التي تسمح بنقل
) وتلكHSE( والبيئة، واألمن، مع تحديد منهجية محددة خاصة بالنظافة،البترول من حاسي مسعود إلى شمال الجزائر
. المتعلقة بالمخاطر المهنية في مكان العمل
Abstract:
The objective of this project is to identify the means of transport of hydrocarbons in Algeria
and the characteristics of the pipelines that allow the transfer of oil from Hassi Messaoud to
the north of Algeria ,with the identification of a specific methodology of Specific aspects of
hygiene, safety, environment (HSE) and those related to occupational hazards at the place of
installation.
Résumé :
Le but de ce projet est d'identifier les moyens de transport des hydrocarbures en Algérie, ainsi
que les caractéristiques des pipelines qui permettent le transfert de pétrole de Hassi Messaoud
vers le nord de l’Algérie avec l'identification d'une méthodologie spécifique de pose à ce type
particulier de canalisation .En précisant, l’aspect d’hygiène, Sécurité , environnement (HSE)
et ceux liés aux risques professionnels sur le lieu de pose .
II. 11 Remblaiement 25
II. 12 Franchissement des obstacles particuliers 25
II. 13 Raccordements 25
II. 14 Contrôles et épreuves 25
II. 15 Séchage de la canalisation 25
II. 16 Remise en état des lieux 26
II. 17 Équipement de la ligne 26
III. La conception et la construction des pipelines 26
IV. Conclusion 26
Chapitre III : Les notions hydrauliques et les caractéristiques des pipelines 28
Introduction 28
I. Régime d’écoulement –nombre de Reynolds 28
I.1 Régime laminaire 28
I.2 Régime turbulent 28
II. La détermination de coefficient de perte de charge λ 29
III .La corrosion dans l’industrie pétrolière 32
III.1. Différentes techniques d’inspection 32
[Link] de Protection Cathodique 32
III.1.2 Techniques non destructives du revetement le long du pipeline 32
IV .Caractéristiques des matériaux utilisés dans les pipes 33
V. Détermination de la vitesse de fluide 34
VI. Détermination de l’épaisseur minimale 34
VII. Choix de la nuance d’acier 35
VIII. Détermination de l’épaisseur nominale 36
IX. Choix de l’épaisseur commerciale 36
X. Calcul de la pression maximale admissible (PMA) 36
[Link] de la pression de surge ou coup de bélier (psg) 37
[Link] de la pression maximale de service 39
Conclusion
Chapitre IV : Aspect hygiène , sécurité et environnement 40
[Link] 41
II. La sécurité : première préoccupation des industriels 41
[Link] mesures de prévention indispensables 43
[Link] prévention individuelle des risques des travaux sur réseaux enterrés et canalisations 45
[Link] Sécurité: La priorité des industriels 45
Conclusion générale 46
Bibliographie 47
Liste des figures
Tableau I.1 les avantages et les inconvénients de transport par voie maritime 19
Tableau III.1 : Nuances et caractéristiques des aciers de pipelines les plus utilisés 36
L’installation des réseaux de pipelines a pris place dans ce domaine, rendant très maniable le
transport et l’adaptation aux besoins des produits transportés .Néanmoins, cette technique se
trouve le plus souvent confrontée à de nombreux problèmes d’exploitation notamment la
corrosion et les surpressions accidentelles qui peuvent avoir différentes origines et
conséquences.
La longévité et la sécurité des pipelines dans l’industrie sont des éléments importants sinon
vitaux pour le transport et la distribution des hydrocarbures.
La corrosion est due à l’agressivité du sol où les oléoducs sont enterrés et à celle des produits
transportés. Elle peut conduire avec le temps une augmentation de la rugosité et par
conséquent la diminution de l’épaisseur des oléoducs etdeleurs résistances. La lutte contre ce
problème se fait généralement par l’enrobage extérieur des conduites, et le procédé
deprotection cathodique.
Ces interventions qui peuvent avoir lieu pour tout changement de régime, sont accompagnées
d’une variation relativement brusque des paramètres de l’écoulement (vitesse et pression). Les
surpressions (dépressions) ainsi engendrées ont un effet, qui combiné avec celui de la
corrosion, obligent le matériau constituant des tubes à traction-compression et conduisent
avec le temps à la fatigue et la fissuration.
Le développement de ce qui va suivre aura pour objet de définir les éléments de protection
relatifs aux réseaux d’oléoducs ainsi que leurs caractéristiques.
En premier chapitre nous avons commencé par définir les pipelines et les différents modes de
transport de pétrole.
Et enfin dans le dernier chapitre il sera question de l’aspect HSE relatif aux de travaux de
pose des canalisations.
12
Chapitre I : généralités sur les
pipelines
I.Définition des Pipelines :
Un pipeline est une canalisation enterrée ou aérienne transportant des biens, qu’ils soient sous
forme liquide ou gazeuse. Les pipelines sont le plus souvent construits à partir de tubes
d’acier soudés bout à bout, revêtus extérieurement voire intérieurement et généralement
enfouis dans le sol. Ces pipelines s’avèrent couteux et parfois difficiles à mettre en œuvre
selon les caractéristiques des terrains traversés, en zone de risque sismique ou instable. De par
leur investissement initial, leur utilisation est relativement peu coûteuse par rapport à d’autres
formes de transport concurrentes, au moins sur de petites et moyennes distances.
[Link] de canalisation :
Le type et le nom d’un pipeline dépendent des caractéristiques physiques et des conditions du
transport du produit.
De manière générale, le suffixe d’origine latine « ductus » veut dire « conduite », permet
ainsi de définir le nom français d’une canalisation spécialisée pour l’acheminement d’un type
de produit particulier.
[Link] de transport :
14
Figure I.1 Transport par les oléoducs
15
III.1.3. Exploitation des pipelines
Pour que le pétrole brut circule à l’intérieur de ces canalisations, on augmente sa pression tous
les 60 à 100 kilomètres, dans des stations de pompage. Ainsi, dans un oléoduc, le pétrole
parcourt 2 mètres par seconde ou 7 kilomètres/heure.
Qu’il s’agisse du transport maritime ou par oléoduc, la sécurité des opérations est un facteur
essentiel. Si un tuyau est percé ou rompu à cause d’un accident ou d’un sabotage, une fuite
éventuelle peut être détectée rapidement, parce qu’une brutale chute de pression est alors
enregistrée dans le tuyau. Lorsque l’origine de la fuite est localisée, on arrête dès que possible
le flux de pétrole dans les stations de pompage afin de limiter la pollution.
Pour Prévenir de tels accidents, il faut donc inspecter les installations et remplacer ces tuyaux
régulièrement, afin d’éviter qu’ils ne se trouent. Dans certaines régions au climat
contraignant, comme la Sibérie, les oléoducs sont très vite abimés par la corrosion. Comme ils
sont difficiles d’accès, il arrive qu’on ne les change pas toujours au bon moment, d’où des
fuites.
En revanche, les fuites dues à la corrosion des tuyaux peuvent prendre des proportions
importantes. En effet, le pétrole contient des gaz acides comme le CO2 ou l’hydrogène sulfuré
qui, à terme, attaquent les parois métalliques des oléoducs.
Il existe également des réservoirs de « contaminants » aux terminaux des oléoducs. Ces
contaminants, dans certains cas, sont réinjectés à des doses suffisamment faibles dans le brut
(ou dans le produit) afin de ne pas modifier et altérer les caractéristiques propres au brut (ou
au produit)
16
Enfin, l’exploitation d’un oléoduc ne nécessite pas beaucoup de main d’œuvre car tout le
réseau est automatisé.
Pour ce qui est du transport des bruts (ou des produits) , le transport par oléoduc est le moins
onéreux car :
L’oléoduc fonctionne 24h/24h,
Il ne consomme que l’énergie pour transporter le brut (ou le produit),
La fiabilité est au maximum,
Les frais opératoires et d’entretien sont pratiquement négligeables.
La sécurité
Impact sur l’environnement
III.1.5. Risques
Exposition aux conditions climatiques
Dégradation (fissures).
Exposition aux risques de conflits
Avantages Inconvénients
Quantité importantes Livraison discontinue
Longue distance Coût plus important
17
Collision
Feu ou explosion
Fissures de coque (fuites,)
Pollution lors de chargement /déchargement
Piraterie
[Link] moyens de transport
D’autres moyens de transport sont également utilisés pour transporter les bruts et les produits
pétroliers intermédiaire ou finis.
C’est le cas du transport fluvial par barges, par voie ferrée ou simplement par camions sur
route. Ces moyens de transport sont utilisés soit pour des produits spécifiques soit sur de
courtes distances.
Les camions sont également utilisés pour livrer les produits depuis les raffineries vers les
18
Avantage Inconvénients
Risque d’accidents
Faible quantité
Livraison discontinue
[Link] :
Les pipelines sont les moyens les mieux adaptés au transport du pétrole brut depuis les
champs de production jusqu’aux raffineries .Le chapitre suivant sera consacré à définir les
différents étapes d’organisation de travaux de pose de ce type de canalisations(les pipelines ou
bien les oléoducs).
19
Chapitre II : Organisation des
travaux de pose des canalisations
I. Introduction
Les travaux de réalisation de canalisations sont décomposés en différentes opérations qui sont
réalisées successivement chacune par une équipe spécialisée. Les différentes équipes se
succèdent en progressant d’un bout à l’autre du chantier avec une cadence d’avancement de
600 à 1000 m/jour. Les points particuliers tels que croisements de routes, rivières...
constituent des « obstacles » à la progression du chantier. Leurs franchissements sont réalisés
de manière indépendante par des équipes spécifiques puis raccordés sur les tronçons de
canalisation posés de part et d’autre.
La réalisation des travaux de pose d’un gazoduc nécessite l’utilisation temporaire d’une bande
travaux,
Il s’agit d’une répartition des tubes par rapport à leurs épaisseurs le long de la piste de travail
21
Figure II-1 : Bardage des tubes
Pour assurer les changements de direction et de pente, il est nécessaire de cintrer les tubes afin
de leur donner la courbure permanente voulue. Le cintrage des tubes est réalisé sur site, à
froid, à l’aide de cintreuses hydrauliques. Un certain nombre de tubes sont cintrés en usine
selon les spécificités du chantier. L’ensemble de ces activités fait appel à des compétences et
22
II.5 Soudage des tubes :
Le soudage est une opération délicate confiée à des spécialistes sélectionnés avec rigueur (le
mode opératoire de soudage ainsi que les soudeurs font l’objet d’épreuves de qualification
l’assemblage. La qualité des soudures est contrôlée « au plus près » après leur réalisation pour
repérer les éventuels défauts et procéder à leur réparation sans gêner l’avancement général du
chantier .Il existe différents types de contrôle non destructif (gammagraphie, rayons X,
ultrasons, TOFD). Quelques coupons témoins sont prélevés. Les résultats sont interprétés
23
Figure II-4 : Trancheuse en action
II.10 Le lestage :
Les effets de la poussée d’Archimède doivent parfois être compensés pour assurer une
parfaite stabilité de l’ouvrage. Les tronçons de canalisation concernés par le lestage sont les
zones inondables.
24
Le lestage par anneaux ou des cavaliers de surcharge.
II. 11Remblaiement :
II. 13 Raccordements :
Après sa finition, l’ensemble de la canalisation doit subir, par tronçon des épreuves
25
II. 16 Remise en état des lieux :
IV. Conclusion
Les étapes de réalisation des oléoducs sont déterminantes .Elles nécessitent des méthodes
techniques et organisationnelles assurant une coordination entre les différentes tâches
26
Chapitre III : Notions
hydrauliques et caractéristiques
des pipelines
Introduction :
Les constructions hydrauliques constituent certainement les ouvrages les plus exigeants du
génie civil. En raison de leurs interactions avec l'eau, l'air et le sol, ils nécessitent un large
spectre de connaissances dans des domaines variés de l'hydraulique. En conséquence, il est
indispensable que l'ingénieur en hydraulique ait des connaissances approfondies dans ces
disciplines. La présentation des notions fondamentales de l’hydraulique et leurs applications
aux ouvrages tels que les pipelines constitue le corps principal de cet ouvrage de référence.
Les solutions présentées sont dans la mesure du possible, éclairées par des approches
théoriques et par des résultats d'essais .
I-Régime d’écoulement – nombre de Reynolds
La connaissance du régime d’écoulement d’un fluide est un point clé en hydraulique , car il a
une influence sur la plupart des phénomènes, en particulier les pertes de charges .
Les expériences réalisées par Reynolds en1883 lors de l'écoulement d'un liquide dans une
conduite cylindrique rectiligne dans laquelle arrive également un filet de liquide coloré, ont
montré l'existence de deux régimes d'écoulement :
Régime laminaire ;
Régime turbulent ;
I.1 Régime laminaire :
Les filets fluides sont des lignes régulières, sensiblement parallèles entre elles ;
28
Les écoulements turbulents lisses ;
Les écoulements turbulents rugueux ;
𝑽. 𝒅
𝑹𝒆 =
𝝂
Avec :
Remarque :
Formule de POISEUILLE
𝟔𝟒
𝝀=
𝑹𝒆
29
Re : nombre de Reynolds
Formule de COLEBROOK
𝟏 𝟐, 𝟓𝟏 𝜺
= −𝟐𝒍𝒐𝒈 [ + ]
√𝝀 𝑹𝒆√𝝀 𝟑, 𝟕. 𝒅
Avec :
On constate que cette formule est sous forme implicite ; par conséquent la recherche de λ ne
Formule d’ALTCHOUL :
𝟔𝟖 𝜺 𝟎,𝟐𝟓
𝝀 = 𝟎, 𝟏𝟏 [ + ]
𝑹𝒆 𝒅
Avec :
Formule de J-NACKAB :
30
Pour transformer le calcul par itérations de la formule empirique de COLEBROOK en calcul
directe ; J- NACKAB propose de trouver la valeur λ0 qui est introduite dans le deuxième
membre conduirait à une valeur de λ aussi voisine que possible de la valeur donnée par la
formule précédente. Cette valeur est donnée par :
𝝀 = 𝟎, 𝟒𝑹𝒆–𝟎,𝟑 + 𝟎, 𝟎𝟎𝟓𝟑 = 𝒇(𝑹𝒆)
Avec :
Formule de CHEN :
Cette formule donne des valeurs pleinement satisfaisantes sur les valeurs du nombre de
Reynolds et de la rugosité relative.
𝟏 𝜺 𝟓, 𝟎𝟒𝟓𝟐
= −𝟒𝐥𝐨𝐠 [ + 𝐥𝐨𝐠 𝐀𝟒]
√𝝀 𝟑, 𝟕𝟎𝟔𝟓. 𝒅 𝑹𝒆
Avec :
𝛆 𝟏,𝟎𝟗𝟔
(𝐝) 𝟕, 𝟏𝟒𝟗 𝟎,𝟖𝟗𝟖𝟏
𝑨𝟒 = −𝟒𝐥𝐨𝐠 [ + ( ) ]
𝟐, 𝟖𝟐𝟓𝟕 𝐑𝐞
Avec :
Remarque :
31
Ces formules exposées constituent une partie préliminaire et fondamentale pour le calcul
hydraulique de fluide (dans notre cas le pétrole) au niveau des pipelines, car la protection de
ces derniers est liée à un calcul de pression afin d’éviter leurs détérioration ou ce que nous
appelons la corrosion des oléoducs ;
Ces deux systèmes, le revêtement des pipelines et la PC, doivent être contrôlés afin d’éviter
des dysfonctionnements, la formation de corrosion, voire une fuite sur un point faible du
pipeline.
32
Localiser la position des structures, des câbles et des pipelines métalliques
Déterminer la profondeur des structures
Détecter les défauts dans le revêtement de protection contre la corrosion.
Déterminer l'emplacement et l'étendue du contact électrique entre pipelines.
c) Des mesures par courant imposé ou la méthode du Pipeline Current Mapping (tracé
des lignes de courant sur les pipelines) : Cette méthode peut :
Trouver des contacts avec d'autres structures
Un oléoduc est constitué de tubes d’acier de haute résistance, étirés ou roulés, et soudés en
long ou en hé[Link] ont une épaisseur globalement uniforme, selon le profil de la ligne et les
impératifs réglementaires. Elle varie de 4 à 12.7 [Link] sont assemblés sur le chantier par
soudage à l’arc, et peuvent supporter des pressions maximales en service comprises entre 50
et 90 bars,exceptionnellement 120 bars ( selon les nécessités du profil de la ligne et du débit
recherché pour un diamètre donné de canalisation).[4]
33
d’une façon extrêmement générale dans le monde [Link] qualités d’aciers les plus
employées ont les caractéristiues suivantes de résistance montrées dans le tableau suivant :
Tableau III.1 : Nuances et caractéristiques des aciers de pipelines les plus utilisés
On estime, à peu près, à 98% la part du minerai de fer employé pour la fabrication de
l’[Link] pourcentage très élevé s’explique notamment par le caractère extrêmement
polyvalent de cet alliage en comparaison avec la fonte.
34
Dext: diamètre extérieur du pipe ;
Pd : pression max de calcul (bar) ;
σad: contrainte admissible de l’acier (bar), celle-ci dépend de la nuance d’acier.
On adoptera des tubes « LINE PIPE » fabriqués suivant la norme API 5L dernière édition de
grade X 42 de type « sans soudure » préconisé par le règlement Algérien pour le transport
d’hydrocarbures liquéfiés sous pression.[6]
La contrainte admissible :
σad = min [keσe ; krσr]
σe= est la contrainte élastique = 2890 bars, qui dépend de la nuance d’acier.
σr = est la contrainte de rupture = 4130 bars, qui dépend de la nuance d’acier.
Ke, Kr sont des coefficients qui dépendent de la zone de l’emplacement des pipelines.
Les pipelinessont classés conformément aux exigences dictées par le « Règlement
Algérien desécurité pour les canalisations du transport des hydrocarbures liquéfiés
sous pression »selon leurs zones de l’emplacement :
Zone I :
Elle comprend :
La partie de la canalisation située à l’intérieur des usines ;
Le domaine public ;
Les terrains du domaine privé qui sont situés :
A moins de 75 mètres d’un établissement recevant plus de 200 personnes ou
d’un établissement autre que pétrolier présentant tous risques d’incendies ou
d’explosion.
A moins de 30 mètre de la limite du domaine public national ou d’un
immeuble d’habitation ou d’un établissement recevant moins de 200
personnes.
Zone II :
Elle comprend les autres terrains :
Le classement par zones est établi par le transporteur après consultation des services
de l’urbanisme des wilayas concernées et les services compétents du ministère des
hydrocarbures. [7]
35
Zone Ke Kr
I 0.67 0.47
II 0.75 0.59
La pression maximale admissible (PMA) est calculée par la formule du Règlement Algérien
de sécurité pour les canalisations du transport des hydrocarbures suivante :
P =(2 *e *t)⁄De
Avec :
P : pression intérieure maximale admissible (bars) ;
e : épaisseur du tube diminuée des tolérances dimensionnelles (mm) ;
36
t : tension de fonctionnement admissible dans le tube (bars) ;
De : diamètre extérieur augmenté des tolérances dimensionnelles (mm).
La pression maximale de service (PMS) étant la limite à ne pas dépasser lors du transport du
Pétrole par le pipeline, pour éviter l’endommagement de ce dernier. Elle est déterminée par la
pression maximale admissible (PMA) diminuée de la pression de surge (Psg).
PMS= PMA-Psg
37
Dans les étapes qui suivent on va s’intéresser à déterminer la PMS de l’ouvrage 22’’,
M’Sila/[Link] (qui assure l’évacuation du pétrole brut de M’Sila vers le terminal Marin de
Bejaia )
Données de base
Diamètre 22’’
Type de fluide Pétrole brut
Diamètre extérieur 22’’
Masse volumique kg/m3 816
Viscosité cinématique (cst) 2.98
Accélération de pesanteur (m/s2) 9.81
Rugosité absolue (mm) 4.6*10^ -2
Nuance d’acier API 5L X42
Cte d’élasticité (bars) 2890
Cte de rupture (bars) 4130
Ke I 0.67
KeII 0.75
Kr I 0.47
Kr II 0.59
Tolérance sur l’épaisseur 0.15
Tolérance sur le diamètre 0.0075
Facteur du terrain 0.1
Coeff de poisson 0.3
Module de Young (bars) 2059000
Pression terminal d’arrivée (bars) 5 bars
Tableau III.3 donnée de base de l’ouvrage OB1 ( partie de 22’’)
Résultats de l’étude :
38
e nom (mm) 11.97
e commercial (mm) 12
D int (mm) 533.4
V(m/s) 2.08
Re 4.02*10^5
𝝺 0.01
PMA 61.34
Vitesse d’onde (m/s) 3633.15
Psg (bars) 0.91
PMS( bars) 62.25
Tableau III.4 Résultats de calculs
Remarque :
les pressions sur toute la ligne de charge au niveau de pipeline seront comparées à leurs tours
aux pressions maximales de service .
Conclusion :
La pression sur la ligne de charge ne peut dépasser en cours d'exploitation, une limite appelée
pression maximale de service (PMS), dans ce cas-là les pipelines sont déclarés étanches.
39
Chapitre IV :
Aspect Hygiène , sécurité et
environnement
Introduction :
La HSE est une politique internationale de gestion destinée à mettre en œuvre les conditions
et les dispositions d’hygiène, de sécurité et de l’environnement dans le milieu de travail .
L’élaboration de toute politique de sécurité et santé au travail (SST) ainsi que l’établissement
de tout programme de prévention des risques professionnels nécessite une connaissance
approfondie du système déjà en place et des besoins au niveau de l’entreprise.
Sous réserve des conclusions des enquêtes, les causes possibles d’un accident sont:
Des Facteur humain
Des Défaillance de matériel
Les industriels doivent tirer les leçons en appliquant la démarche de progrès :
diagnostiquer
planifier
faire
contrôler
corriger
41
délimitation matérielle de la zone de sécurité par une signalisation appropriée ou
l'installation de gabarits de protection, consolidation et sécurisation des tranchées.
Connaissance des réseaux à proximité du chantier
Une déclaration de projet de travaux ou les déclarations d'intention de commencement
des travaux doit être adressé à l'exploitant. Le respect de ces règles assure
évidemment la protection des canalisations contre les agressions possibles qui
constituent la source principale d'accidents graves et de déterminer les distances de
dangers associées aux différents scénarios résultants d'une brèche sur la canalisation.
L'étude de sécurité du terrain
L'étude de l'état et de la nature du sol, de la profondeur et du niveau des nappes...
permet d'évaluer les risques générés par la pose de la canalisation ou de tout travail de
terrassement à proximité immédiate d'une canalisation enterrée, et de déterminer les
conséquences résultantes d'une rupture de la canalisation sur l'environnement
(imprégnation des sols, émanations de substances toxiques...).
Le balisage et la signalisation
Le tracé des canalisations doit faire l'objet d'un balisage au sol et d'une signalisation de
limitation des zones d'accès et de rappel des consignes de sécurité
L'étayage, le blindage des tranchées
Les fouilles en tranchée de plus de 1,30 mètre de profondeur et d'une largeur égale ou
inférieure aux deux tiers de la profondeur sont, lorsque leurs parois sont verticales ou
sensiblement verticales, blindées, étrésillonnées ou étayées .La mise en place des
blindages (bien calés), étrésillons ou étais doit être réalisée dès que possible. Il ne peut
être procédé à l'enlèvement d'un blindage, d'un étrésillon ou d'un étai que lorsque des
mesures de protection efficaces ont été prises contre les risques d'éboulement. Lorsque
des parties en surplomb d'un terrain ne peuvent être abattues, des mesures d'étaiement
et de consolidation doivent être prises pour empêcher leur éboulement. Des mesures,
telles que le creusement de cunettes et l'exécution de drainages doivent être prises
pour limiter les infiltrations provenant des eaux de ruissellement.
La prévention des chutes d'objets ou de personnes
L'évacuation des travailleurs en cas de danger : Les fouilles en tranchée
comportent les moyens nécessaires à une évacuation rapide des travailleurs. En
cas de découverte d'un engin susceptible d'exploser, le travail est
immédiatement interrompu au voisinage jusqu'à l'enlèvement de l'engin.
42
Les installations mobiles sanitaires. Des abris ou cantonnements doivent
accueillir les vestiaires, les sanitaires et toilettes. Loin d'être optionnelle, la
présence de ces abris relève du domaine réglementaire.[8]
[Link] prévention individuelle des risques des travaux sur réseaux enterrés et
canalisations
La conduite d'engins de terrassement soumet les conducteurs à des vibrations qui, à la longue,
peuvent provoquer des problèmes de dos et il convient de limiter l'exposition des travailleurs
à ce type de vibrations. Des mesures de prévention peuvent permettre d'éviter des lombalgies
qui sont reconnues comme maladies professionnelles. Afin de limiter leur apparition, de
nombreuses mesures de prévention peuvent être mise en place:
Réduction des amplitudes vibratoires.
Choix du matériel et amélioration des conditions d'utilisation.
Port d'une ceinture de maintien lombaire.
Vêtements de protection. Le gilet de signalisation à haute visibilité de classe II fait
partie des équipements de protection individuelle et doit être porté en permanence si le
personnel travaille à proximité de la circulation routière.
Gants de manutention.
Casque de chantier de protection de la tête.
Protection auditive.
Chaussures ou bottes de sécurité.
Lunettes de sécurité.
Masque anti-poussière.
• Dans l’industrie pétrolière, le risque industriel est présent tout au long de la chaîne:
production, transport, raffinage, logistique et distribution.
• La maîtrise de ce risque est la priorité des priorités pour notre industrie, qui s’inscrit
dans une démarche de progrès permanent.
• Mais le risque zéro n’existe pas et les progrès vont moins vite que la diminution de
l’acceptation du risque.
Recherche des lieux de franchissement les moins perturbateurs pour l’environnement
Des biologistes, des environnementalistes et d’autres spécialistes étudient avec soin les tracés
de pipelines proposés, le plus souvent sur de nombreuses saisons, afin de choisir l’endroit le
plus sécuritaire où le pipeline pourrait traverser le cours d’eau. Ils envisagent diverses
43
méthodes pour réduire au minimum l’impact du pipeline sur ce milieu en analysant de
multiples facteurs tels que la stabilité des berges et la présence de faune, de végétation et
d’habitats de poissons.
Lorsque des incidents se produisent, les plans de gestion des urgences aident les exploitants à
intervenir rapidement et efficacement. Ces plans constituent des guides complets visant à
maîtriser les situations d’urgence.
44
Conclusion générale
Conclusion :
Ce mémoire a pour objectif de présenter les étapes des travaux de pose des oléoducs et les
éléments de protection relatifs à ce type de canalisation.
Les pipelines sont conçus de telle façon qu’ils soient résistants à la corrosion. Néanmoins,
étant donné le changement de la composition de matériau et les conditions du milieu corrosif,
il est très difficile d’obtenir des aciers très efficaces contre toutes les formes de corrosion. Un
remplacement du matériel corrodé, même partiel constitue pour l’industrie pétrolière une
charge financière très élevée, à laquelle il faut ajouter le manque à gagner correspondant à
l’arrêt nécessaire des installations pour effectuer les réparations.
Un aspect d’hygiène, sécurité et environnement a été établi pour réduire et contrôler les
risques professionnels dont certains peuvent être gravissimes lors de leur pose ou réparation, à
la fois pour les travailleurs, la population avoisinante et l'environnement : éboulement d'une
tranchée, chutes, explosions, projections d'objets, inflammations, électrocutions,
intoxications...
Enfin il est nécessaire de faire une réalisation des aciers résistant à la fissuration induite par
l’hydrogène sulfuré l’H2S et par les PH acide (c’est-à-dire faire une étude technico-
économique)
46
Bibliographie :
[1] :Documents Techniques de SONATRACH-TRC ;
[3] :[Link] .3ème édition (1982).« Mécanique Expérimentale Des Fluides Tome
II :Dynamique Des Fluides Réels », Turbomachines, Paris, Editions Masson ;
perspective de leur utilisation dans la protection cathodique des bacs de stockage pétroliers » ;
[8] :[Link]
deversements/detail_dossier_CHSCT.php?rub=40&ssrub=193&dossid=477(2013);
47