Mageirocophobie
La mageirocophobie désigne la crainte déraisonnée de cuisiner, et peut être engendrée par des
situations traumatiques liées à d'anciennes expériences culinaires. Cette phobie peut bel et bien
générer des troubles graves, car elle peut pousser la personne à ne consommer que des
aliments préparés industriellement, ou des plats à emporter (fast food, junk food, etc). La peur
est souvent liée aux conséquences du fait de cuisiner : crainte que la nourriture soit imangeable,
que celle-ci rende malade, etc. Il existe d'ailleurs d'autres phobies alimentaires, telles que la
xocolatophobie (phobie du chocolat) ou l'ichtyophobie (phobie des aliments à base de poisson).
Ombrophobie
Cette phobie n'aime pas l'hiver, vu que les ombrophobes ont une peur intense de la pluie, de la
grêle et des orages. Cette phobie est donc proche de la brontophobie, qui est la phobie des
phénomènes météorologiques intenses (orages, éclairs, tempêtes, foudre).
Anuptaphobie
L'anuptaphobie désigne le fait d'avoir peur du célibat, ce qui peut avoir pour effet secondaire de
générer de multiples comportements relationnels à risques : jalousie excessive, angoisse,
dépendance affective, angoisse d'abandon, angoisse de séparation, etc.
Carpophobie
Les carcophobes ressentent une peur intense et une angoisse lorsqu'ils sont en contact avec
des fruits ! Dégoût et panique sont engendrés par la vue, l'odorat ou le touché de fruits en tout
genre, provoquant donc un trouble alimentaire ainsi que de potentielles carences alimentaires.
Stasophobie
Les stasophobes ont une peur panique à l'idée de rester debout. Cette phobie est proche des
phobies sociales telles que l'éreutophobie (peur de rougir). Ces personnes ont en effet peur
d'être au centre de l'attention des autres en se tenant debout, ou peur que l'on puisse tout savoir
et comprendre d'elles à ce moment là.
Trypophobie
Les trypophobes ont une peur irrationnelle des trous de toute sorte (cavités, trous au sol, nids
d'abeilles, etc). Ce type de phobie peut provoquer d'autres phobies spécifiques telles que les
phobies animales. Certaines recherches suggèrent un fondement évolutif à cette peur excessive
des trous : une partie de notre cerveau aurait évolué en se méfiant des cavités, qui seraient
indices de la présence d'un animal venimeux et dangereux.
Spectrophobie
C'est la peur intense des miroirs, se déclinant en peur de casser le miroir (ce qui provoquerait de
la malchance) ou peur d'y apercevoir quelque chose de terrifiant.
Apopathodiaphulatophobie
Derrière ce mot imprononçable se cache une phobie difficile à vivre : la peur d'être constipé. Un
peu d'étymologie tout de même pour expliquer ce mot, qui vient du grec : Apo (éloignement),
patho (souffrance), dia (à travers), phulasso (garder), et enfin phobos (peur). Cette phobie peut
alors entraîner la consommation de laxatifs et des troubles gastriques répétés.
Ergophobie
Il se cache probablement un ergophobe en chacun de nous, vu qu'il s'agit de la phobie du travail,
mais étendue à un stade générant un véritable trouble et handicap.
Eleuthérophobie
C'est la triste anxiété et peur excessive d'être tout simplement libre de faire ses choix. Les
éleuthérophobes se sentent mal et pris d'angoisse lorsque plusieurs choix sont possibles et
qu'elles ne peuvent se remettre sur l'avis et la décision d'une autre personne. Cette phobie peut
trouver sa source dans des vécus de soumission intenses durant l'enfance n'apportant aucune
autonomie à l'individu ou le punissant sévèrement suite à des choix jugés négatifs.
Comment traiter ces troubles phobiques
?
Le recours à des thérapies pour le traitement des phobies est d'autant plus important que
lorsqu'installé dans la vie quotidienne, un trouble phobique peut provoquer différents symptômes
physiques : crise de panique, malaise, paralysie, crise d'angoisse. Des souffrances psychiques
sont aussi la conséquence de la phobie : trouble anxieux et anxiété généralisée, crise de
panique, angoisses, dépression, Toc (trouble obsessionnel et compulsif), stress, isolement et
troubles relationnels, etc.
Le recours à une psychothérapie, en particulier la thérapie cognitivo-comportementale (ou TCC)
est scientifiquement recommandé pour les personnes souffrant de phobies.
A travers différents exercices, la thérapie vous permettra de reprendre le contrôle de vos peurs,
de vaincre l'objet phobique et de réajuster vos réponses comportementales (timidité excessive,
fuite, évitement, peurs, obsessions, etc).