Statistiques : Cours et Méthodes Clés
Statistiques : Cours et Méthodes Clés
IUT de Montpellier
Université Montpellier II
[Link]@[Link] 2000
Cours de mathématiques 2ème année IUT, Département GTR, Béziers
Chapitre I
STATISTIQUES
1. GÉNÉRALITÉS.................................................................................................................................................2
1.1. DÉFINITIONS .................................................................................................................................................2
2. STATISTIQUES À UNE VARIABLE...............................................................................................................2
2.1. PARAMÈTRE DE TENDANCE MOYENNE ............................................................................................................4
2.2. LA MÉDIANE..................................................................................................................................................4
2.3. LE MODE .......................................................................................................................................................4
2.4. PARAMÈTRE DE DISPERSION ...........................................................................................................................4
3. STATISTIQUES À DEUX VARIABLES..........................................................................................................5
3.1. CARACTÉRISTIQUES MARGINALES ..................................................................................................................5
3.2. CARACTÉRISTIQUES CONDITIONNELLES ..........................................................................................................5
3.3. COVARIANCE ................................................................................................................................................5
3.4. COURBES DE RÉGRESSION ..............................................................................................................................6
3.5. MÉTHODE DES MOINDRES CARRÉS ..................................................................................................................6
3.6. RÉGRESSION LINÉAIRE ...................................................................................................................................6
3.7. COEFFICIENT DE CORRÉLATION LINÉAIRE .......................................................................................................7
4. EXERCICES ......................................................................................................................................................7
4.1. DÉMONSTRATIONS DE FORMULES THÉORIQUES ** ..........................................................................................7
4.2. MÉTHODE DES MOINDRES CARRÉS * ...............................................................................................................7
4.3. RÉGRESSION LINÉAIRE * ................................................................................................................................7
4.4. RÉGRESSION AVEC CHANGEMENT DE VARIABLE ** .........................................................................................8
4.5. STATISTIQUE À DEUX VARIABLES **...............................................................................................................8
1. Généralités
La principale application des calculs statistiques au niveau IUT est la méthode des moindres carrés. Pour introduire
cette technique, nous allons étudier dans ce chapitre les univers aléatoires. Dans ces univers, chaque mesure n’est pas
reproductible, les résultats d’une expérience donnée sont sensibles à de nombreuses causes différentes. Par exemple, si
on mesure le nombre de collisions par seconde sur un réseau ethernet, on ne trouvera jamais la même valeur. Elle
dépend du nombre de machines connectées au réseaux, du nombre de trames que chaque machine génère et de
beaucoup d’autres facteurs.
Les paramètres numériques (moyenne, variance, covariance, etc… ) que nous serons amenés à définir, nous permettrons
de caractériser plus précisément les phénomènes aléatoires étudiés.
1.1. Définitions
Les termes employés en statistique sont empruntés au langage utilisé pour le recensement des personnes. On étudie une
population donnée (une partie d’un univers aléatoire) et on s’intéresse à un caractère précis des individus qui la
compose. Le sous-ensemble d’individus sur lequel porte les mesures s’appelle l’échantillon.
On peut faire :
• de l’échantillonnage exhaustif où l’on prend en compte le caractère d’un individu dans la population privée des
individus déjà sondés (tirage sans remise).
• de l’échantillonnage non exhaustif où l’on prélève au hasard un individu dans la population totale à chaque fois
(tirage avec remise).
On recueille pendant cet échantillonnage des données qui peuvent être classées en deux ensembles :
• les données qualitatives qui donnent des informations non vraiment mesurables que l’on range par catégories. Par
exemple, si on étudie le goût du beaujolais nouveau, on peut dire qu’il est bon, qu’il pique, qu’il a goût de banane,
etc…
• les données quantitatives qui ont une valeur numérique que l’on peut mesurer ou compter. On peut distinguer dans
ce cas, les variables discontinues qui prennent leurs valeurs dans un ensemble fini et les variables continues qui
appartiennent à un ensemble infini de valeurs. Par exemple, le nombre d’appels téléphoniques par heure à un
standard est une variable discontinue, alors que la durée de chaque appel est une variable continue.
Dans les paragraphes suivants, nous allons nous intéresser respectivement à un caractère unique puis à deux caractères
simultanément. Nous essayerons enfin de relier deux variables entre elles par une courbe de régression.
Diagramme à secteurs
2,1 1,5
1,95 2% 6% 1,65
15% 10%
1,875 1,75
18% 19%
1,825
30%
1
Var ( X) = ∑ n i .( x 2i − 2. x i . X + X )
2
N i
2
1 2. X X 1
Var ( X) = ∑ n i . x 2i − ∑ . ∑ 1 = ∑ n i . x 2i − 2. X + X
2 2
xi +
N i N i N i N i
1
Var ( X) = ∑ n i . x 2i − X = ∑ f i . x 2i − X
2 2
N i i
σX = Var ( X )
1
Cov ( X , Y) = ∑
N i
∑n j
ij . x i . y j − X. Y
1 1
Cov ( X , Y) = ∑
N j
n * j . X j . y j − X. Y = ∑ n i* . x i . Yi − X. Y
N i
On peut démontrer que :
Cov (a. X + b , c. Y + d ) = a. c. Cov ( X , Y)
1.3
1.2
1.1
0.9
0.8
0.7
0.6
0.5
0.4
0 2 4 6 8 10 12 14 16
∂S K K K K
= 0 = ∑ − 2.( y i − a. x i − b ) ⇒ ∑ b = ∑ y i − a ∑ x i = K. b
∂b i =1 i =1 i =1 i =1
K
1 1
b= ∑
N i
y i − a. ∑ x i = Y − a. X
K i =1
En remplaçant b dans l’équation de départ :
K K
S = ∑ [ y i − a. x i − Y + a. X ] = ∑ [ y i − Y − a.( x i − X )]2
2
i =1 i =1
∂S K K K
= 0 = ∑ − 2.( x i − X ).[ y i − Y − a.( x i − X )] ⇒ ∑ ( x i − X).( y i − Y) = a ∑ ( x i − X) 2
∂a i =1 i =1 i =1
K
∑ (x i − X ).( y i − Y)
Cov ( X , Y)
a= i =1
K
=
∑ (x
Var ( X )
i − X)2
i =1
En résumé :
Cov ( X , Y)
a ==
Var ( X )
b = Y − a. X
3.7. Coefficient de corrélation linéaire
On définit le coefficient de corrélation linéaire de la façon suivante :
Cov ( X , Y)
r=
σX . σY
On peut montrer que plus le coefficient de corrélation r est proche de 1 en valeur absolue, plus la relation linéaire entre
les deux caractères est justifiée.
4. Exercices
4.1. Démonstrations de formules théoriques **
a) Déterminer la moyenne et la variance de la variable U = a.X + b en fonction de la moyenne et la variance de la
variable X ( a ∈ R , b ∈ R ).
*
1 72 90
2 60 70
3 68 80
4 66 80
5 64 75
6 62 75
7 64 80
8 70 85
9 62 70
10 74 100
a) Représenter graphiquement les données de ce tableau.
b) Calculer x , y , Var(X), Cov(X,Y).
c) Est-il possible d’envisager une relation linéaire entre X et Y ? Justifier cette réponse à l’aide d’un calcul.
d) Déterminer l’équation de la droite d’ajustement de Y en X par la méthode des moindres carrés.
4.3. Régression linéaire *
Une étude a été faite sur l’évolution du produit national brut et de la consommation privée de 1960 à 1969.
Année Produit National Brut Consommation privée
GF GF
1960 346 209
1961 365 222
1962 390 238
1963 412 255
1964 439 269
1965 460 281
1966 486 294
1967 508 309
1968 533 326
1969 575 350
On associe au PNB la variable P et à la consommation privée la variable C.
a) Tracer la courbe de P en fonction de C.
b) Calculer le coefficient de corrélation linéaire r de la droite de régression de P en C, ainsi que les valeurs de a et b.
Chapitre II
PROBABILITES
1. GÉNÉRALITÉS.................................................................................................................................................3
1. Généralités
Dans ce chapitre, nous allons présenter un certain nombre de fonctions mathématiques qui nous permettrons de
modéliser le comportement de variables aléatoires.
Dans un premier temps, nous essayerons de faire des calculs de dénombrement. Par la suite, nous introduirons les
méthodes de calcul de probabilités. Nous définirons enfin, les variables aléatoires et leurs propriétés.
2. Analyse combinatoire
Le but de l’analyse combinatoire est de déterminer le nombre de sous ensembles différents que l’on peut obtenir à
partir d’un ensemble fini E. Le cardinal de E correspond au nombre entier N d’éléments de E. On utilisera la notation
Card(E) = N.
Le produit cartésien de deux ensembles finis E et F est formé des couples (x, y), x ∈ E et y∈ F et l’on a :
Card ( ExF) = Card ( E ) * Card ( F)
Si les ensembles E et F sont distincts (i.e. aucuns éléments en commun), on a :
Card ( E ∩ F) = 0
Card ( E ∪ F) = Card ( E ) + Card ( F)
2.1. Arrangements de p éléments parmi n :
C’est le nombre de parties à p éléments ordonnés obtenues à partir des N éléments de l’ensemble E. Chaque élément
étant utilisé une seule fois (tirage exhaustif sans remise).
Par exemple, si E = {A, B, C}. Il y a 6 arrangements de 2 éléments parmi 3 : AB, BA, AC, CA, BC, CB.
Dans le cas général, pour le premier élément, il y a N choix possibles. Pour le second élément, il ne reste que N-1
possibilités puisque l’on ne peut pas réutiliser deux fois le même élément. Pour le troisième, N-2 choix. Etc... Pour le
pième élément, N-p+1 choix. Soit :
A pn = n.( n − 1).( n − 2)....( n − p + 1)
En utilisant la notation factorielle pour un entier positif n, avec la convention 0! = 1 :
n ! = n.( n − 1). n − 2)....2.1
On obtient si p ≤n :
n!
A pn =
( n − p)!
2.2. Permutations
C’est le nombre d’arrangements de n éléments parmi n :
Per(E) = n!
2.3. Combinaisons de p éléments parmi n :
C’est le nombre de sous ensembles non ordonnés obtenus en prenant p éléments parmi les N de l’ensemble E.
Par exemple , si E = {A, B, C}. Il y a 3 combinaisons de 2 éléments parmi 3 : AB, BC, CA.
Dans le cas général, on détermine le nombre de combinaisons différentes, en partant du nombre d’arrangements de p
éléments parmi n, et en éliminant tout les arrangements qui font intervenir les mêmes éléments (pour ne plus tenir
compte de l’ordre).
Pour chaque arrangement, il y a p! permutations possibles, donc :
A pn
C pn =
p!
n!
C pn =
p !( n − p )!
3. Probabilités
3.1. Définitions
On appelle événement l’un des résultats possibles d’une expérience. Le calcul d’une probabilité permet de déterminer
la confiance que l’on a de voir apparaître l’événement choisi, au cours de l’expérience.
Si l’événement est certain d’apparaître, on va lui affecter la probabilité 1. Si il est impossible que cet événement
survienne, on lui donnera la probabilité 0. La probabilité d’un événement quelconque appartiendra donc à l’intervalle
[0, 1] !!!
On va noter :
• ∅ L’événement impossible et Pr ob ( ∅ ) = 0
• Ω L’événement certain et Pr ob (Ω ) = 1
• L’événement A ∪ B est réalisé si l’événement A ou l’événement B sont réalisés.
• L’événement A ∩ B est réalisé si l’événement A et l’événement B sont réalisés simultanément.
• Deux événements sont incompatibles si :
Pr ob (A ∩ B) = 0
• Deux événements sont équiprobables s’ils ont la même probabilité :
Pr ob (A ) = Pr ob ( B)
• Si A est un événement, A est l’événement contraire tel que :
Pr ob (A ∪ A ) = 1
Pr ob (A ∩ A ) = 0
• Une relation évidente intéressante :
Pr ob (A ∩ B) + Pr ob (A ∩ B) = Pr ob(A )
3.2. Propriétés
Si on note Card( Ω), le nombre de tous les événements possibles de l’expérience et Card(A) le nombre de cas où
l’événement A est réalisé, alors on peut écrire :
Card (A )
Pr ob (A ) =
Card (Ω )
C D
On peut dé finir :
A = C ∪ D et B = D ∪ E
On a alors :
D = A ∩ B et C ∪ D ∪ E = A ∪ B
Card(A) + Card(B) = Card( C ∪ D) + Card ( D ∪ E)
C, D et E sont distinc s, donc :
Card(A) + Card(B) = Card( C) + Card ( D) + Card ( D) + Card(E)
Card(A) + Card(B) = Card(C ∪ D ∪ E ) + Card ( D) = Card(A ∪ B) + Card (A ∩ B)
En divisant par Card( Ω ) , on obtient :
Prob(A) + Prob(B) = Prob(A ∪ B) + Prob (A ∩ B)
Si les événements sont incompatibles :
Pr ob (A ∪ B) = Pr ob (A ) + Pr ob ( B)
Pour l’événement A et sont contraire :
Pr ob (A ∪ A ) = Pr ob (A ) + Pr ob ( A ) = Pr ob (Ω ) = 1
3.3. Probabilités conditionnelles
On s’intéresse au problème de déterminer la probabilité d’obtenir l’événement A sachant que l’événement B est arrivé.
On note cet événement A / B.
Le nombre de cas où A / B arrive est égal à Card ( A ∩ B) , le nombre de tous les cas possibles étant Card(B) (tous les
événements où B se produit). On arrive donc à la relation :
Pr ob (A ∩ B)
Pr ob (A / B) =
Pr ob ( B)
3.4. Evénements indépendants
On dit que deux événements sont indépendants, si Prob(A / B) ne dépend pas de Prob(B). Soit si Prob(A / B) = Prob(A).
Donc :
Pr ob (A ∩ B) = Pr ob (A ). Pr ob ( B)
4. Variables aléatoires
En faisant correspondre une valeur numérique réelle à un événement , on crée une variable aléatoire. On utilisera
l’abréviation v.a. pour variable aléatoire et on notera par une lettre majuscule le nom de la variable, par une lettre
minuscule une de ses valeurs possibles.
Il existe deux grandes classes de variables aléatoires :
• Les variables discrètes qui prennent des valeurs dans un ensemble fini ou infini dénombrable . Elles peuvent prendre
deux fois la même valeur par exemple.
• Les variables continues qui peuvent prendre n'importe qu'elle valeur réelle dans un intervalle .
0.18 0.9
0.16 0.8
0.14 0.7
0.12 0.6
0.1 0.5
0.08 0.4
0.06 0.3
0.04 0.2
0.02 0.1
0 0
0 5 10 15 0 5 10 15
∑ p( x
k =− ∞
k ) =1
−∞
f ( u). du
:
f ( x). dx = F( x + dx ) − F( x ) = Pr ob ( X ≤ x + dx ) − Pr ob ( X ≤ x )
f ( x). dx = Pr ob ( x < X ≤ x + dx )
L’aire entre la courbe de densité de probabilité et l’axe des x sur un intervalle [a, b] est la probabilité
Pr ob (a ≤ X ≤ b ) .
Densité de probabilité f(x)
0.07
0.06
0.05
Prob(-1<X<10)
0.04
0.03
0.02
0.01
0
-15 -10 -5 0 5 10 15 20
z
+∞
f ( x). dx = 1
−∞
La densité de probabilité de la variable Y = ϕ( X ) est donnée par la formule générale :
f (ϕ − 1 ( y))
g ( y) =
det J
J est le Jacobien de la transformation :
δy 1 δy n
... ...
δx 1 δx1
... ...
det J =
... ...
δy 1 δy n
... ...
δx n δx n
4.4. Espérance mathématique d’une variable aléatoire
L’espérance mathématique d’une variable aléatoire X est, si elle existe, la moyenne arithmétique de ses valeurs
possibles pondérée par les probabilités correspondantes.
• Cas discret :
+∞
E( X) = ∑x
k= − ∞
k . p( x k )
• Cas continu :
−∞
x. f ( x). dx
E (a. X + b ) = a. E ( X) + b avec a, b ∈ ℜ
E ( X + Y) = E ( X ) + E ( Y)
Si les variables sont indépendantes:
E( X. Y) = E( X ). E (Y)
4.5. Moments d’ordre q d’une variable aléatoire
Pour un nombre entier q supérieur à un, on définit le moment d’ordre q de la manière suivante :
µ q ( X) = E( X q )
Jean Baptiste Joseph Fourier est né Auxerre le 21 mars 1768. Il est mort à Paris le 16 Mai 1830.
Une propriété intéressante des dérivées de la fonction caractéristique permet de calculer les moments d’ordre q :
l q
q
d
ϕ X (f ) = i q . E( X q ) = i q . µ q ( X)
df q f =0
Irénée-Jules Bienaymé est né à Paris 28 Août 1796. Il est mort à Paris le 19 Octobre 1878.
Pafnuty Lvovich Chebyshev est né à Okatovo 16 Mai 1821. Il est mort à St Petersburg le 8 Décembre 1894.
Cette inégalité sert à déterminer un encadrement des valeurs de la v.a. en fonction d’un seuil de probabilité .
Si on cherche à déterminer la probabilité que x − µ ≥ α , c’est à dire connaître le nombre de fois que la v.a. X
dépasse µ + α ou qu’elle soit inférieure à µ − α :
10
8 µ+ α
7
5 µ
4
2 µ− α
1
0
0 20 40 60 80 100
−∞
( x − µ X ) 2 . f ( x ). dx = z ( x − µ X ) 2 . f ( x ). dx +
x− µ ≥ α
z
µ+ α
µ− α
( x − µ X ) 2 . f ( x ). dx
σ2X ≥ z
x− µ ≥α
( x − µ X ) 2 . f ( x ). dx ≥ α 2 . z
x− µ ≥α
f ( x). dx
σ2X
⇒ Pr ob( X − µ X ≥ α ) ≤
α2
Soit encore :
X − µX 1
Pr ob ( ≥ λ) ≤ 2
σX λ
1
L’encadrement recherché est donc λσ
. X − µ X < X < λσ
. X + µ X avec une probabilité de 1 − .
λ2
5.5. Alphabet *
En considérant les lettres de l’alphabet :
a) Combien peut-on former de mots de trois lettres ?
b) Combien y en a-t-il constitués de deux consonnes et une voyelle ?
c) De trois consonnes ?
d) d’au moins une voyelle ?
5.6. Lecture *
Parmi un groupe de 20 personnes, 10 lisent une revue A, 8 lisent le journal B et 3 lisent les deux. De combien de façons
différentes peut-on choisir 5 personnes parmi 20 si :
a) Chacune des 5 personnes lit au moins une revue ?
b) Trois d’entre elles lisent la revue A, les autres le journal B, chacune d’elles ne lisant qu’une seule revue ?
c) Trois d’entre elles au moins lisent la revue A ? (de deux façons différentes)
5.7. Conseil municipal **
Le conseil municipal d’un petit village est composé de 5 femmes et 5 hommes.
a) Au début d’une réunion, toutes les personnes se serrent la main. Combien de poignées de mains seront échangées ?
b) On décide de faire asseoir les conseillers autour de la table de réunion en plaçant alternativement une femme à coté
d’un homme. Combien il y a-t-il de possibilités différentes (on ne tient compte que de la position relative des
conseillers les uns par rapport aux autres) ?
c) Les places autour de la table sont maintenant numérotées. Même question.
5.8. Etagères *
Une étagère comporte 10 livres différents. Parmi ceux-ci, 3 tomes d’une même collection.
a) De combien de façons peut-on ranger cette étagère en ayant les trois tomes l’un à coté de l’autre ?
b) Même question mais dans l’ordre.
5.9. Piratage *
Un pirate s’est débrouillé pour connaître la taille du mot de passe du super-utilisateur d’un serveur de fichiers : 8
caractères exactement. Sachant qu’un caractère est codé sur 7 bits et que le test d’un mot de passe dure 0.1 ms.
a) Combien de temps le pirate mettra-t-il a trouver le bon code au pire des cas ?
b) Le pirate connaît deux caractères du code mais pas leurs emplacement. Même question.
6.5. Tirage 1 *
a) Une urne contient 20 boules (8 rouges, 3 jaunes et 9 bleus). 3 boules sont tirées simultanément. Quelle est la
probabilité de tirer 3 boules rouges ?
b) Seulement 1 jaune sur les 3 ?
c) 1 jaune au moins ?
6.6. Tirage 2 *
Dans une boite contenant 2 jetons rouges et 2 jaunes, quelle est la probabilité de tirer 2 jetons jaunes d’un coup ?
6.7. Jeu de dés 1 *
Un dé est lancé 6 fois. Quelle est la probabilité d’obtenir un 1, deux 2 et 3 trois ?
6.8. Jeu de dés 2 *
Une paire de dés est lancée 6 fois.
a) Quelle est la probabilité d’obtenir un total de 9 exactement 2 fois ?
b) Quelle est la probabilité d’obtenir un total de 9 au moins deux fois ?
6.9. Feux de circulation *
Un conducteur rencontre 4 feux de la circulation, chaque feu pouvant être soit rouge soit vert avec la même probabilité.
Quelle est la probabilité, pour le conducteur, d’être arrêté par le 3 ème feu ?
6.10. Anniversaire **
Déterminer la probabilité que sur un groupe de 35 personnes, il y ai au moins deux personnes qui fêtent leurs
anniversaires le même jour (on négligera le cas des années bissextiles).
6.11. Pile ou face *
a) Dans un jeu de pile ou face avec une pièce parfaite, quelle est la probabilité de faire pile lorsqu’on joue une fois ?
b) Même question si on joue deux fois ?
6.12. Jeu de dés 3 *
A et B jouent aux dés (un chacun). Celui qui fait un chiffre plus élevé que l’autre a gagné. Si il y a égalité le coup est
nul.
a) Quelle est la probabilité pour que A gagne ?
b) Pour qu’il ne gagne pas ?
c) Pour que A gagne sachant que B a fait 4 ?
6.13. Probabilités de réussite *
Sur un groupe de 500 personnes, 200 ont réussi les 2 parties d'un problème, 100 seulement la première et 50 seulement
la seconde. On note A l’événement « réussir la 1ère partie » et B « réussir la 2ème partie ».
a) Calculer la probabilité de A.
b) Calculer la probabilité de réussir la 2ème partie sachant que l’on a réussi la première.
6.14. Election *
On forme un comité de 4 membres choisis au hasard parmi 7 personnes dont deux frères.
a) Quelle est la probabilité pour que les deux frères soient choisis ?
b) Pour que l’un d’eux au moins le soit ?
c) Pour qu’aucun des deux soit choisi ?
6.15. Cinéma *
Un cinéma prévoit un spectacle différent chaque jour de l’année, dont 73 films policiers. Quelle est la probabilité pour
qu’une personne rentrant un jour au hasard assiste à :
a) Un film policier ?
b) Monsieur Dupont va 1 fois par mois au cinéma. Quelle est la probabilité pour qu’il assiste à un film policier et un
seul durant l’année ?
c) 12 films non policiers ?
d) Au moins 2 films policiers ?
e) 4 films non policiers seulement ?
Chapitre III
MODELES
PROBABILISTES
1. GÉNÉRALITÉS.................................................................................................................................................2
1. Généralités
Nous allons présenter ici quelques modèles mathématiques de distribution les plus utilisées. Les résultats obtenus ne
seront pas tous démontrés car ils font appel à des calculs mathématiques d’un niveau supérieur à celui des étudiants IUT
en général. On prendra alors ce chapitre comme un formulaire de base sur les modèles probabilistes.
James Bernoulli est né à Bâle le 27 Décembre 1654. Il est mort le 16 Août 1705.
Une variable aléatoire de Bernouilli ne peut prendre que deux valeurs distinctes . Chacune ayant une probabilité
constante et complémentaire de l’autre.
En cas de succès de l’expérience (avec la probabilité p), la variable prend la valeur 1. En cas d’échec (avec la
probabilité q = 1 - p), la variable prend la valeur 0.
L’espérance et la variance de cette variable aléatoire sont donc :
E ( X ) = 0. q + 1. p = p
Var ( X) = E ( X 2 ) − E ( X ) 2 = 02 . q + 12 . p − p 2 = p − p 2 = p. q
2.2. Loi binomiale
La variable aléatoire binomiale d’ordre n, B, est définie comme la somme de n variables aléatoires de Bernouilli
indépendantes. Elle aura comme valeur, le nombre de succès réalisés sur les n essais de l’expérience. Donc B ∈ [0, n ] .
b
Puisqu’il existe C n façons d’obtenir b succès sur n essais avec la probabilité p b . q n − b (les événements étants
indépendants). La loi de probabilité est donc :
Pr ob ( B = b) = C bn . p b . q n − b
Loi Binomiale n=10 p=10 % Loi Binomiale n=10 p=20 %
0.4 0.4
0.3 0.3
0.2 0.2
0.1 0.1
0 0
0 5 10 0 5 10
Loi Binomiale n=10 p=30 % Loi Binomiale n=10 p=40 %
0.4 0.4
0.3 0.3
0.2 0.2
0.1 0.1
0 0
0 5 10 0 5 10
On trouve alors :
E ( B) = n. p
Var ( B) = n. p. q
2.3. Loi hypergéométrique
Si le tirage est exhaustif, sans remise, les probabilités de succès et d’échec ne sont plus constantes.
Si dans ce cas, on définit :
• n comme le nombre de résultats possibles de l’expérience.
• p comme la proportion de succès , n.p étant le nombre de succès possibles ( n. p ∈ N ).
• q comme la proportion d’échecs , n.q = n.(1 - p) étant le nombre d’échecs possibles ( n. q ∈ N ).
• x comme étant le nombre d’essais ( x ≤n. p et x ≤n. q ).
Le nombre de résultats possible sur les x essais est Card ( Ω ) = C n . Le nombre de façons d’avoir h succès exactement
x
h x− h
est C n .p . C n .q . La loi de distribution de la variable aléatoire H (nombre de succès de l’expérience) est :
C hn.p . C xn.−qh
Pr ob ( H = h ) =
C xn
On trouve alors :
E ( H ) = x. p
n− x
Var ( H ) = x. p. q .
n− 1
2.4. Loi de Poisson
Siméon Denis Poisson est né à Pithviers le 21 Juin 1781. Il est mort à Paris le 25 Avril 1840.
Processus de Poisson
Le processus de Poisson correspond à la réalisation dans le temps d’événements aléatoires répondants aux hypothèses
suivantes :
• La probabilité de réalisation d’un événement pendant un temps ∆t est proportionnelle à la durée de cette période :
α. ∆t .
• Elle est indépendante du nombre d’événements qui se sont produits antérieurement et reste constante sur ∆t.
• La probabilité d’avoir deux réalisations successives pendant ∆t est négligeable.
Loi de distribution
Si on enregistre au cours du temps τ, le nombre d’événements P provenant d’un processus de Poisson de constante de
proportionnalité α, on définit une v.a. de Poisson de paramètre λ = α . τ .
Afin de déterminer la loi de distribution de P, on va utiliser la notation Pr ob p ( t ) pour écrire la probabilité d’avoir
enregistré p événements au temps t. La définition du processus de Poisson donne donc :
Pr ob 1 ( ∆t ) = α. ∆t et Pr ob 0 ( ∆t ) = 1 − α. ∆t
La probabilité d’avoir au temps t + ∆t, aucun événement est donnée par la formule :
Pr ob 0 ( t + ∆t ) = Pr ob 0 ( t ). Pr ob 0 ( ∆t )
Pr ob 0 ( t + ∆t ) = Pr ob 0 ( t ).(1 − α . ∆t )
Pr ob 0 ( t + ∆t ) − Pr ob 0 ( t ) = − α. ∆t. Pr ob p ( t )
Pr ob 0 ( t + ∆t ) − Pr ob 0 ( t ) d
= − α .Pr ob 0 ( t ) = Pr ob 0 ( t )
∆t dt
On trouve donc :
Prob 0 ( t ) = A . e − α .t
A est obte nu pour t = 0 : Prob 0 (0) = 0 ⇒ A = 1
Prob 0 ( t ) = e − α .t
Si p ≥ 1 , pour avoir p réalisations au temps t + ∆t, deux possibilités existent :
• p événements sur t et 0 sur ∆t.
• p - 1 événements sur t et 1 sur ∆t.
Pr ob p ( t + ∆t ) = Pr ob p ( t ).Pr ob 0 ( ∆t ) + Pr ob p − 1 ( t ).Pr ob 1 ( ∆t )
Pr ob p ( t + ∆t ) = Pr ob p ( t ).(1 − α . ∆t ) + Pr ob p − 1 ( t ). α. ∆t
Pr ob p ( t + ∆t ) − Pr ob p ( t ) = Pr ob p − 1 ( t ) − Pr ob p ( t ) . α . ∆t
Pr ob p ( t + ∆t ) − Pr ob p ( t ) d
= α . Pr ob p − 1 ( t ) − Pr ob p ( t ) = Pr ob p ( t )
∆t dt
On démontre alors par récurrence la relation :
(α . t ) p
Pr ob p ( t ) = e − α .t . avec p ∈ [0,+∞ [
p!
donc si λ = α . τ :
λp −λ
Pr ob ( P = p) = e .
p!
Loi de Poisson l=2 Loi de Poisson l=5
0.2 0.2
0.1 0.1
0 0
0 5 10 0 5 10 15
Loi de Poisson l=10 Loi de Poisson l=20
0.2 0.2
0.1 0.1
0 0
0 10 20 10 20 30
On trouve alors :
E( P) = λ
Var ( P ) = λ
2.5. Approximations
Dans certaines conditions sur les paramètres, les lois peuvent être approximées les unes par les autres.
Loi Hypergéométrique (n ,x , p) Loi Binomiale (n, p)
C hn.p . C xn.−qh
Pr ob ( H = h ) =
C xn Pr ob ( B = b) = C bn . p b . q n − b
10x < n
E ( H ) = x. p E ( B) = n. p
n >> 1
n− x Var ( B) = n. p. q
Var ( H ) = x. p. q .
n− 1
Loi Binomiale (n, p) Loi de Poisson (n.p)
p < 10% λp
Pr ob ( B = b) = C bn . p b . q n − b Pr ob ( P = p) = e − λ.
p!
E ( B) = n. p n > 50
E( P) = λ
Var ( B) = n. p. q n.p < 5
Var ( P ) = λ
1
f ( u) =
b− a
a+ b
E( U) =
2
(b − a)2
Var ( U) =
12
Fonction de répartition d'une loi uniforme sur [0,1]
0.8
0.6
0.4
0.2
Pierre Simon Laplace est né à Beaumont-en-Auge en Normandie le 23 Mars 1749. Il est mort à Paris le 5 Mars 1827.
Johann Carl Friedrich Gauss est né le 30 Avril 1777 à Brunswick (Allemagne). Il est mort le 23 Février 1855 à
Göttingen, Hanovre.
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
-6 -4 -2 0 2 4 6
(G − µ)
La variable centrée réduite Z = a les propriétés suivantes :
σ
2
1 − z2
f ( z) = e
2. π
E ( Z) = 0
Var ( Z) = 1
La fonction de répartition d’une loi normale n’est exprimable analytiquement. On utilise pour les calculs, un tableau de
valeurs comme celui ci-dessous. La fonction erf(z) utilisée en traitement du signal peut également être employée :
1 z
F( z ) = [1+ . erf ( )] =
2 2
1
2. π z z
−∞
e
−
u2
2
. du
0.9
0.8
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
-3 -2 -1 0 1 2 3
z 0,00 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09
0 50,00% 50,40% 50,80% 51,20% 51,60% 51,99% 52,39% 52,79% 53,19% 53,59%
0,1 53,98% 54,38% 54,78% 55,17% 55,57% 55,96% 56,36% 56,75% 57,14% 57,53%
0,2 57,93% 58,32% 58,71% 59,10% 59,48% 59,87% 60,26% 60,64% 61,03% 61,41%
0,3 61,79% 62,17% 62,55% 62,93% 63,31% 63,68% 64,06% 64,43% 64,80% 65,17%
0,4 65,54% 65,91% 66,28% 66,64% 67,00% 67,36% 67,72% 68,08% 68,44% 68,79%
0,5 69,15% 69,50% 69,85% 70,19% 70,54% 70,88% 71,23% 71,57% 71,90% 72,24%
0,6 72,57% 72,91% 73,24% 73,57% 73,89% 74,22% 74,54% 74,86% 75,17% 75,49%
0,7 75,80% 76,11% 76,42% 76,73% 77,04% 77,34% 77,64% 77,94% 78,23% 78,52%
0,8 78,81% 79,10% 79,39% 79,67% 79,95% 80,23% 80,51% 80,78% 81,06% 81,33%
0,9 81,59% 81,86% 82,12% 82,38% 82,64% 82,89% 83,15% 83,40% 83,65% 83,89%
1 84,13% 84,38% 84,61% 84,85% 85,08% 85,31% 85,54% 85,77% 85,99% 86,21%
1,1 86,43% 86,65% 86,86% 87,08% 87,29% 87,49% 87,70% 87,90% 88,10% 88,30%
1,2 88,49% 88,69% 88,88% 89,07% 89,25% 89,44% 89,62% 89,80% 89,97% 90,15%
1,3 90,32% 90,49% 90,66% 90,82% 90,99% 91,15% 91,31% 91,47% 91,62% 91,77%
1,4 91,92% 92,07% 92,22% 92,36% 92,51% 92,65% 92,79% 92,92% 93,06% 93,19%
1,5 93,32% 93,45% 93,57% 93,70% 93,82% 93,94% 94,06% 94,18% 94,29% 94,41%
1,6 94,52% 94,63% 94,74% 94,84% 94,95% 95,05% 95,15% 95,25% 95,35% 95,45%
1,7 95,54% 95,64% 95,73% 95,82% 95,91% 95,99% 96,08% 96,16% 96,25% 96,33%
1,8 96,41% 96,49% 96,56% 96,64% 96,71% 96,78% 96,86% 96,93% 96,99% 97,06%
1,9 97,13% 97,19% 97,26% 97,32% 97,38% 97,44% 97,50% 97,56% 97,61% 97,67%
2 97,72% 97,78% 97,83% 97,88% 97,93% 97,98% 98,03% 98,08% 98,12% 98,17%
2,1 98,21% 98,26% 98,30% 98,34% 98,38% 98,42% 98,46% 98,50% 98,54% 98,57%
2,2 98,61% 98,64% 98,68% 98,71% 98,75% 98,78% 98,81% 98,84% 98,87% 98,90%
2,3 98,93% 98,96% 98,98% 99,01% 99,04% 99,06% 99,09% 99,11% 99,13% 99,16%
2,4 99,18% 99,20% 99,22% 99,25% 99,27% 99,29% 99,31% 99,32% 99,34% 99,36%
2,5 99,38% 99,40% 99,41% 99,43% 99,45% 99,46% 99,48% 99,49% 99,51% 99,52%
2,6 99,53% 99,55% 99,56% 99,57% 99,59% 99,60% 99,61% 99,62% 99,63% 99,64%
2,7 99,65% 99,66% 99,67% 99,68% 99,69% 99,70% 99,71% 99,72% 99,73% 99,74%
2,8 99,74% 99,75% 99,76% 99,77% 99,77% 99,78% 99,79% 99,79% 99,80% 99,81%
2,9 99,81% 99,82% 99,82% 99,83% 99,84% 99,84% 99,85% 99,85% 99,86% 99,86%
3 99,87% 99,87% 99,87% 99,88% 99,88% 99,89% 99,89% 99,89% 99,90% 99,90%
Var ( χ2 ) = 2. ν
Loi du Khi-deux nu={2,3,4,5}
0.5
0.45
0.4
0.35
0.3
0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
0
0 5 10 15
Cette loi est également tabulée, la valeur de khi-deux telle que Pr ob ( χ > x ) = α est donnée dans le tableau suivant :
2
Pour les valeurs de ν comprises entre 30 et 100, la variable y = 2. χ2 − 2. ν − 1 suit une loi normale centrée
réduite. Pour ν supérieur à 100, il suffit d’appliquer le théorème central-limit.
3.4. Théorème Central-Limit
Soit une suite ( X i ) de v.a. indépendantes de même loi de distribution, avec E ( X ) = µ et Var(X) = σX
2
1 N
∑ (X − µX )
N i =1 i
La v.a. Y = converge vers une v.a. normale centrée réduite quand N → + ∞ .
σX
N
On peut écrire Y de la façon suivante :
N
∑ (X i − µX )
Y= i =1
σX . N
3.5. Approximations
En utilisant le théorème précédant pour un échantillon de n éléments. Quand n → + ∞ , on a :
Loi Binomiale (n, p) Loi Normale ( n. p , n. p. q )
Pr ob ( B = b) = C bn . p b . q n − b
E ( B) = n. p n . p .q > 10
Var ( B) = n. p. q
Loi de Poisson ( λ ) Loi Normale ( λ, λ )
λ p
Pr ob ( P = p) = e − λ.
p!
λ> 30
E( P) = λ
Var ( P ) = λ
4. Exercices
4.1. Automobilistes *
Une enquête statistique portant sur 10000 automobilistes débutants a révélé que 10 d’entre eux avaient provoqué un
accident mortel dans leur première année de conduite. On choisit 100 débutants au hasard, et on désigne par X le
nombre d’entre eux ont provoqué un accident mortel dans leur première année de conduite.
a) A l’aide de quelle loi de probabilité peut-on étudier X ?
b) Calculer Prob(X = 0) et Prob(X = 2).
4.2. Bibliothèque *
Dans une bibliothèque se trouvent 10 livres en langues étrangères : 5 en anglais, 2 en allemand et 3 en russe. On prélève
au hasard 5 de ces livres. Calculer la probabilité de chacun des événements suivants :
a) 3 livres sont en anglais , 2 en russe.
b) 3 livres sont dans une langue et deux dans une autre.
c) Soit X la variable aléatoire qui, à chaque tirage associe le nombre de volumes en russe prélevés. Déterminer la loi
de probabilité et l’espérance de X.
4.3. Les lapins **
En général, un couple de lapins met au monde une portée de neuf lapereaux, comprenant deux lapereaux noirs, trois
blancs et quatre tachetés. On suppose que six lapereaux s’échappent et que chaque lapereau a la même envie de prendre
la clef des champs. Soit X la variable aléatoire qui, à chaque groupe de six lapereaux échappés associe le nombre de
lapereaux blancs qui en font partie.
a) Déterminer la loi de probabilité de X et définir sa fonction de répartition.
b) Calculer l’espérance de X, sa variance.
4.4. Le sang *
Le sang humain possède la caractéristique appelée facteur rhésus. Pour chacun des deux sexes la probabilité pour qu’un
français soit R+ est de 85 % et de 15 % pour R-.
a) La formation des couples est indépendante du facteur rhésus. Calculer la probabilité de chaque cas possible.
b) Pour les couples où l’homme est R+ et la femme R-, 8 % des naissances nécessitent un traitement spécial du
nouveau né. Déterminer la probabilité p pour qu’un enfant né de parents français doive subir ce traitement.
c) Dans une maternité, il y a en moyenne 20 naissances par semaine. Quelle est la probabilité d’avoir k nouveau-nés
devant subir le traitement? A.N. k = 0 et k = 1.
d) Un enfant né a subit le traitement. Quelle est la probabilité pour qu’un second enfant né dans la même semaine, ait
également à subir le traitement spécial ?
4.5. Tirages ***
Une urne contient 3 boules numérotées 1, 2, 3. On effectue une suite de 100 tirages indépendants avec remise. On note
100
Xi le numéro de la boule tirée lors du ième tirage. Soit S = ∑X
i =1
i , indiquer le plus petit nombre s que l’on peut trouver
Chapitre IV
AJUSTEMENTS ET
ESTIMATIONS
1. GÉNÉRALITÉS.................................................................................................................................................2
2. AJUSTEMENTS ................................................................................................................................................2
2.1. FRÉQUENCES ET PROBABILITÉS ......................................................................................................................2
2.2. VARIABLES STATISTIQUES ET VARIABLES ALÉATOIRES ....................................................................................2
2.3. AJUSTEMENTS D’UNE LOI DE DISTRIBUTION STATISTIQUE À UNE LOI DE PROBABILITÉ .......................................2
2.4. DROITE DE HENRI ..........................................................................................................................................2
2.5. TEST DU KHI- DEUX ........................................................................................................................................2
3. ESTIMATIONS..................................................................................................................................................3
3.1. MOYENNE D’UN ÉCHANTILLON ......................................................................................................................3
3.2. VARIANCE D’UN ÉCHANTILLON ......................................................................................................................3
3.3. TEST DE STUDENT .........................................................................................................................................4
3.4. TEST DE SNEDECOR .......................................................................................................................................4
4. EXERCICES D'AJUSTEMENTS .....................................................................................................................4
4.1. LINGOTS D' OR ** ...........................................................................................................................................4
4.2. AVIONS * ......................................................................................................................................................4
4.3. MAGASIN D' OUTILS * .....................................................................................................................................4
5. EXERCICES D'ESTIMATIONS.......................................................................................................................5
5.1. PIÈCES MÉCANIQUES * ...................................................................................................................................5
5.2. MACHINE * ...................................................................................................................................................5
5.3. LOI NORMALE * .............................................................................................................................................5
5.4. Œ UFS FRAIS * ................................................................................................................................................5
5.5. BILLES D' ACIER **.........................................................................................................................................5
1. Généralités
Ce chapitre fait appel à tous les résultats obtenus précédemment.
Nous étudierons dans un premier temps les ajustements, c’est à dire les méthodes permettant de vérifier qu’une
population d’un univers aléatoire donné a les mêmes propriétés qu’un modèle de distribution. C’est à partir de là que
nous pourrons prédire le comportement de cette population.
La seconde partie traite du problème de trouver la meilleure façon de calculer les paramètres du modèle à partir des
valeurs de l’échantillon.
2. Ajustements
2.1. Fréquences et probabilités
Lorsque l’on cherche à caractériser un événement aléatoire à l’aide d’un échantillon de N valeurs, on assimile la
fréquence observée de cet événement à sa probabilité. En effet la fréquence est le rapport entre l’effectif observé pour
une classe donnée et l’effectif total, alors que la probabilité est le rapport entre le nombre de cas favorable à
l’événement donné et le nombre de cas total.
Cette approximation est d’autant meilleure que l’échantillon est important, mais on ne pourra jamais en déduire une
égalité entre fréquence et probabilité.
2.2. Variables statistiques et variables aléatoires
En faisant le rapprochement précédant, on en vient tout naturellement à faire la même assimilation entre les valeurs de
la variable statistique observée et les valeurs de la v.a..
2.3. Ajustements d’une loi de distribution statistique à une loi de probabilité
En faisant le relevé des fréquences observées de notre variable statistique, on essaie rechercher la loi de probabilité qui
soit la plus proche. Lorsque l’on désire vérifier une hypothèse donnée, on a le choix entre les méthodes graphiques et
les méthodes numériques.
2.4. Droite de Henri
Pour vérifier l’ajustement d’une observation à la loi Normale, on peut tracer la courbe de fréquence cumulée sur du
papier Gausso-Arithmétique. Si la courbe obtenue se rapproche d’une droite l’ajustement est possible.
Le paramètre µ est trouvé à l’intersection de l’axe des x et de la valeur cumulée 50 %. En faisant la différence des
intersections de l’axe des x et des valeurs cumulées 15.9 % et 84.1 %, on trouve deux fois la valeur du paramètre σ.
2.5. Test du khi-deux
Le test du khi-deux est un test purement numérique et bien plus précis que les vérifications graphiques. Il est valable
pour n’importe quelle loi de distribution. Il suffit de calculer la valeur suivante :
Nc
( n i − N. p i ) 2
χ2 = ∑ N. p
i=1 i
• n i est l’effectif observé pour une classe donnée. Afin que le test soit efficace, n i doit être supérieur à 5 % de N. On
peut faire des regroupements des classes extrêmes pour vérifier cette contrainte.
• pi est la valeur théorique de la probabilité pour la classe donnée.
• Nc est le nombre de classes utilisées pour le test.
Karl Pearson est né le 27 Mars 1857 à Londres. Il est mort le 27 Avril 1936.
Exemple :
On a lancé 200 fois une pièce et on a relevé 115 fois la face pile. La pièce est elle truquée ? Vérifier cela par un test du
khi-deux au seuil 5 % puis 1 %. Conclusions.
La loi théorique que l’on va chercher à ajuster est simplement : Prob(face) = Prob(pile) = 0.5.
(115 − 200.0,5) 2 (85 − 200.0,5) 2
Calculons donc la valeur de χ = + = 4.5 .
2
200.0,5 200.0,5
On regarde dans une table de la loi du khi-deux à (2 -1) degrés de liberté, la valeur limite χ max pour un seuil de 5 % est
2
3.8415. Dans ce cas là, le test est négatif. La pièce est peut-être truquée.
Pour un seuil de 1 % d’erreur, on trouve χ max = 6.6349 . Le test est cette fois positif. On ne peut donc pas conclure
2
avec certitude que la pièce est truquée dans ce cas puisque la marge d’erreur est plus faible !!!
3. Estimations
Lorsque l’on cherche à déterminer un paramètre d’une population P inconnue, on mesure la variable X sur un
échantillon de N valeurs. On estime le paramètre a de la population par la valeur Â, calculée à partir des N échantillons.
 est un estimateur sans biais si E(Â) = a.
Il converge en moyenne quadratique vers a, lorsque Var(Â) tend vers 0 quand N tend vers l’infini.
3.1. Moyenne d’un échantillon
1 N
$ =
L’estimation de la moyenne µ de la population P se fait en calculant X ∑ x i . En effet :
N i =1
$)=E 1
∑
N
OPLM=
1 N
∑ E( x i ) =
N. µ
=µ
E( X
N i =1
x
Qi
N N i =1 N
La variance est :
$ ) = 1 Var FG x I
J N. σ σ2
N N 2
1
Var ( X
N
∑
H K N
2
= ∑ Var ( x ) =
i =1 N
i 2
i =1
i 2
=
N
X$ est un estimateur sans biais de µ et converge en moyenne quadratique.
3.2. Variance d’un échantillon
1 N
$
Si on estime la variance σ de la population P par S =
2 2
∑
N i =1
( x i − X$ ) 2 , on trouve :
∑ b x − µg = ∑ d x − X$ + X$ − µi = ∑ d x − X$ i + ∑ d X$ − µi − 2.( X$ − µ). ∑ d x − X$ i
N N 2 N 2 N 2 N
2
i i i i
i =1 i =1 i =1 i =1 i =1
∑ dx i
N
Comme $ =0
− X
i
i =1
1 N
b
g = N1 ∑ d x − X$ i + N1 ∑ d X$ − µi
N N
∑ xi − µ
2 2 2
i
N i =1 i =1 i =1
N. d X
$ − µi 2
= ∑ d x − Xi + = S$ + d X$ − µi
N
1 $ 2
2
i
N i =1 N
Soit encore :
1
E (S$ 2 ) = E
LM∑ ( x − µ) OP − E ( X$ − µ)
N
2 2
=
1 N
∑ $)
Var ( x i ) − Var ( X
N N i =1
i
Q N i =1
$ N. σ2 σ2 N − 1 2
E (S ) =
2
− = .σ
N N N
T=
dX − X i
1 2
. N1 + N 2 − 2
N1 + N 2
.( N 1. S12 + N 2 . S 22 )
N 1. N 2
Si la valeur T est inférieure à la valeur limite Tmax fixée par le seuil α tel que F( Tmax ) = 1 − α , on peut conclure que
les moyennes des deux échantillons sont égales.
3.4. Test de Snedecor
GEORGE W. SNEDECOR (1881-1974).
Ce test permet de vérifier l’égalité des variances de deux échantillons Gaussiens (loi normale).
La variable F suit une loi de Fisher-Snedecor à N1 - 1 et N2 -1 degrés de liberté :
N 1 . S12
N −1
F= 1 2
N 2 .S2
N2 − 1
Si la valeur F est inférieure à la valeur limite Fmax fixée par le seuil α tel que F( Fmax ) = 1 − α , on peut conclure que
les variances des deux échantillons sont égales.
4. Exercices d'ajustements
4.1. Lingots d'or **
Un technicien a mesuré le poids des lingots d’acier à la sortie du four.
Poids des lingots (Kg)152 à 154 154 à 156 156 à 158 158 à 160 160 à 162 162 à 164 164 à 166 166 à 168 168 à 170 170 à 172
Effectif 3 5 12 18 24 30 24 18 10 4
a) Tracer la droite de HENRY de cette statistique.
b) Estimer la moyenne et l’écart-type graphiquement.
c) Vérifier numériquement ces valeurs.
d) Faire un test du khi-deux au seuil 5 % pour vérifier que le poids des lingots suit une loi normale.
4.2. Avions *
La durée des vols en caravelle d’AIR-France Paris-Alger a été mesurée et rassemblée dans le tableau suivant :
Durée (heures) 1,9 à 1,95 1,95 à 2 2 à 2,05 2,05 à 2,12,1 à 2,15 2,15 à 2,2 2,2 à 2,25
Nombre 19 19 39 48 87 94 104
Durée (heures) 2,25 à 2,3 2,3 à 2,35 2,35 à 2,42,4 à 2,452,45 à 2,5 2,5 à 2,55
Nombre 92 57 44 28 26 13
a) Quel semble être la loi de probabilité ?
b) Estimer la moyenne et l’écart-type.
c) Faire un test du khi-deux au seuil 5 %.
4.3. Magasin d'outils *
Pendant 100 intervalles de 10 minutes, on a compté le nombre X d’ouvriers se présentant à un magasin pour emprunter
des outils. Vérifier le caractère Poisonnien de la loi de X par un test du khi-deux (ne pas oublier de rassembler les
classes extrêmes).
[Link] - 03/10/00 Page 4 sur 5 Ajustements et estimations
Cours de mathématiques 2ème année IUT, Département GTR, Béziers
X 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 >25
Effectif 1 0 1 2 1 3 5 6 9 10 11 12 8 9 7 5 4 3 1 1 1 0
5. Exercices d'estimations
5.1. Pièces mécaniques *
On mesure les diamètres de pièces mécaniques dans un lot important fabriqué par une même machine. Les valeurs
observées suivent une loi normale de moyenne 10.06 mm et d’écart-type 0.18 mm. Si l’on prélève au hasard dans ce lot
9 pièces, quelle est la probabilité pour que le diamètre moyen de cet échantillon soit :
a) Inférieur à 10 mm ?
b) Supérieur à 10.15 mm ?
5.2. Machine *
Une machine automatique remplit des paquets. Les poids en gramme sur un échantillon de 10 paquets sont :
297 ;300 ;295 ;297 ;300 ;310 ;300 ;295 ;310 ;300.
a) Calculer le poids moyen de l’échantillon et son écart-type.
b) Donner une estimation de l’écart-type de la population.
5.3. Loi normale *
Soit X une v.a. qui suit une loi normale d’écart-type 0.31 et de moyenne m inconnue. On prend un échantillon de 100
valeurs de moyenne . Trouver un intervalle contenant m avec une confiance de 95 %.
5.4. Œ ufs frais *
Soit p le pourcentage d’œ ufs frais dans la livraison hebdomadaire d’un supermarché. Dans un échantillon de 100 œ ufs
on a constaté que 76 d’entre eux possédaient cette qualité. En déduire l’intervalle de confiance de p à 98 %.
5.5. Billes d'acier **
Dans un contrôle journalier effectué à la sortie d’une chaîne de fabrication de billes d’acier, sur un échantillon de 900
billes il ressort que leur poids suit une loi normale de moyenne 62.33 mg et d’écart-type 6.54 mg.
a) Estimer l’écart-type théorique de la production journalière.
b) Estimer le poids moyen journalier au sein de la production par un intervalle de confiance symétrique au niveau
95%.
c) Quel devrait être la taille de l’échantillon pour situer le poids moyen dans un intervalle symétrique de ±4 mg avec
une sécurité de 95% ?
d) Dans quelle proportion doit évoluer la taille de l’échantillon, si l’on veut un intervalle symétrique deux fois plus
petit ?
e) On dispose d’un lot de 10 billes dont les poids sont en mg : 70 ;61 ;69 ;67 ;60 ;63 ;63 ;66 ;64 ;73. Peut-on
considérer ce lot comme extrait au hasard de la production journalière de l’usine au niveau de confiance 95% ?
Chapitre V
FILES D’ATTENTE
1. GÉNÉRALITÉS...................................................................................................................................... 2
1.1. PROCESSUS DE NAISSANCE ET DE MORT ............................................................................................... 2
2. FILES À PROCESSUS MARKOVIENS................................................................................................ 3
2.1. CAS D’UN SEUL GUICHET : K = 1 ......................................................................................................... 3
2.2. CAS GÉNÉRAL..................................................................................................................................... 4
2.3. MODÈLE POUR LES RÉSEAUX TÉLÉPHONIQUES ..................................................................................... 5
1. Généralités
Un phénomène d’attente peut-être représenté comme un nombre aléatoire de « clients » arrivant devant un nombre k de
« guichets » où ils resteront pendant une durée aléatoire. Les clients sont patients et respectent leur ordre d’arrivée (file
FCFS : First Come First Served). La file d’attente est commune à tous les guichets qui sont équivalents.
1.1. Processus de naissance et de mort
On défini ce processus comme une chaîne de Markov dans laquelle, on passe d’un état n à l’état n + 1 avec la
probabilité λ[Link] (processus de naissance) et de l’état n à l‘état n - 1 avec la probabilité µ[Link] (processus de mort).
Pr ob Vie ( n ) ∩ Mort ( n ) (dt ) = (1 − λn . dt ).(1 − µ n . dt ) ≈1 − (µ n + λn ). dt
Pr ob Vie ( n ) ∩ Mort ( n ) (dt ) = (1 − λn . dt ). µ n . dt ≈µ n . dt
Pr ob Vie ( n ) ∩ Mort ( n ) (dt ) = λn . dt.(1 − µ n . dt ) ≈λn . dt
Pr ob Vie ( n ) ∩ Mort ( n ) (dt ) = λn . dt. µ n . dt ≈0
A l’instant t + dt pour n = 0, on aura :
Pr ob ( t + dt ) = Pr ob Vie ( 0)∩ Mort ( 0) (dt ). Pr ob 0 ( t ) + Pr ob Vie (1)∩ Mort (1) (dt ).Pr ob 1 (dt )
Pr ob 0 ( t + dt ) = (1 − λ0 . dt ).Pr ob 0 ( t ) + µ 1 . [Link] ob 1 ( t )
De même pour n > 0 :
Pr ob n ( t + dt ) = Pr ob Vie ( n )∩ Mort ( n ) (dt ).Pr ob n ( t ) + Pr ob Vie ( n − 1)∩ Mort ( n − 1) (dt ).Pr ob n − 1 ( t )
+ Pr ob Vie ( n + 1)∩ Mort ( n + 1) (dt ).Pr ob n + 1 ( t )
Pr ob n ( t + dt ) = (1 − (µ n + λn ). dt ).Pr ob n ( t ) + λn − 1 . [Link] ob n − 1 ( t ) + µ n + 1 . dt. Pr ob n + 1 ( t )
∏λ i n
. P0 = ∏ ρi . P0
i=0
⇒ Pn + 1 = n
∏µ
i=0
i+ 1
i=0
∞
P0 est obtenu par normalisation ∑P
n= 0
n = 1.
Pr ob Nd =1 (dt ) = Pr ob (Ts ≤ dt ) = ∫γ1 (β, τ). dτ = ∫β. e − β.τ . dτ = [− e − β.τ ]0 = 1 − e − β.dt ≈β. dt
dt
0 0
On obtient alors pour i ≥ 0 :
λi = α n− 1
µ i + 1 = β ⇒ Pn = ∏ ρ. P0 = ρn . P0
ρi = ρ
i=0
∞ ∞
1
On trouve la valeur de P0 en écrivant que : ∑P
n =0
n = 1 = ∑ ρn . P0 =
n=0
. P ⇒ P0 = 1 − ρ
1− ρ 0
∞ ∞
ρ ρ
E ( N ) = ∑ n. Pn = ∑ n. ρn . P0 = . P0 =
n =0 n =0 (1 − ρ) 2
1− ρ
∞ ∞ ∞
ρ2 ρ2
E ( F) = ∑ ( n − 1). Pn = ∑ ( n − 1). ρn . P0 = ∑ n. ρn + 1 . P0 = 2 . P0 =
n =2 n =2 n =1 (1 − ρ) 1− ρ
1
E (I) = ∑ (1 − n ). Pn = P0 = 1 − ρ
n =0
E( N) 1
E (Tr ) = =
α β− α
35
30
25
20
15
10
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
ρ
ρ
k− 1 n
ρ k
. P ρ
k− 1 n
ρk . P0 k. ρ
1= ∑ . P0 + 0
. k =∑ . P0 + .
n=0 n! k! ρ n=0 n! k ! ( k − ρ) 2
(1 − ) 2
k
1
P0 = k − 1 n
ρ ρk + 1
∑
n=0 n!
+
( k − 1)!.( k − ρ) 2
ρ
∞
ρn . P0
∞ ∞
ρn + k . P ρk . P0
E ( F) = ∑ ( n − k). Pn = ∑ ( n − k ). n − k = ∑ n. n 0 = . k
k . k ! n =1 k . k ! k! ρ
n = k+ 1 n= k + 1
(1 − ) 2
k
ρk + 1 . P0
E ( F) =
( k − 1)!.( k − ρ) 2
k
ρn . P0k k
n. ρn . P0 k
ρn . P0 k
ρn . P0
E (I) = ∑ ( k − n ). Pn = k. ∑ − ∑ = k. ∑ − ∑n =1 ( n − 1)!
n =0 n=0 n! n =0 n! n=0 n!
ρn . P0
k− 1
ρk . P0 ρ . P0
k− 1 n k− 1
ρn . P0
E (I) = ( k − ρ). ∑ + = ( k − ρ). ∑ + (1 − ∑ ).( k − ρ)
n=0 n! ( k − 1)! n =0 n! n =0 n!
E(I) = k − ρ
ρk + 1 . P0
E ( N ) = E ( F + k − I) = E ( F) + k − E (I) = + ρ
( k − 1)!.( k − ρ) 2
E( N) 1 ρk . P0
E (Tr ) = = . 1 + 2
α β ( k − 1)!.( k − ρ)
− βi .τ
Le temps de service moyen est l’espérance de k loi γ 1 (β i , τ) = β i . e en parallèles avec une probabilité ai. La
distribution du temps de service est une loi hyper-exponentielle :
k
( ) = ∑ a i . β i . e − βi . τ
Hγτ
i =1
∞ ∞ k k k
ai 1 k 1
( ). dτ = ∫τ. ∑ a i . βi . e − βi .τ . dτ = ∑ a i . E[ γ1 (βi , τ)] = ∑
E (Ts) = ∫τ. Hγτ = .∑ ai =
0 0 i =1 i =1 i =1 β i β i =1 β
Le temps d’attente moyen est alors :
E( N) 1 1 ρk . P0 1 ρk . P0
E (Ta) = E (Tr ) − E (Ts) = − = . 1 + − 1 = .
α β β ( k − 1)!.( k − ρ) 2 β ( k − 1)!.( k − ρ)
2
E (Ta) ρk . P0 ( k. C) k . P0 k k . P0 . C k
= = =
E (Ts) ( k − 1)!.( k − ρ) 2 ( k − 1)!.( k − k. C) 2 k !.(1 − C) 2
Le système est efficace pour C ≤75% .
2.3. Modèle pour les réseaux téléphoniques
Lorsque tous les guichets sont occupés, si un client arrive il est rejeté. C’est le modèle utilisé par Erlang pour les
réseaux téléphoniques (k représente le nombre de lignes de l’autocommutateur).
1
Dans ce cas particulier, Pn = 0 pour n > k , on a alors : P0 =
ρn k
∑ n!
n=0
k k
ρ . P0
n k
n. ρ . P0
n k
ρn . P0 k
ρn . P0
E (I) = ∑ ( k − n ). Pn = k. ∑ − ∑ = k. ∑ − ∑n=1 ( n − 1)!
n=0 n=0 n! n=0 n! n =0 n!
ρn . P0
k− 1
E (I) = ( k − ρ). ∑ + k. Pk = ( k − ρ).(1 − Pk ) + k. Pk = k − (1 − Pk ). ρ
n=0 n!
E ( N ) = E ( F) + k − E (I) = (1 − Pk ).ρ
ρk ρk
Pk = .P =
k! 0 ρn
k
k !. ∑
n=0 n!
0
Probabilité de perte P(rho,k=10)
10
-1
10
-2
10
-3
10
-4
10
-5
10
-6
10
-7
10
-8
10
-9
10
-10
10
0 2 4 6 8 10
99 95 90 85 80 75 70 60 50 40 30 25 20 15 10 5 1
TP de mathématiques 2ème année 3 heures IUT, Département GTR, Béziers
1. Introduction :
Les TP ont été développés sous MATLAB (MATrice LABoratory). Une bibliothèque de fonctions statistiques et
probabilités a été développée spécialement pour ces TP. En annexe, vous trouverez quelques rappels sur les
principales fonctions MATLAB utiles...
Vous devez rendre un compte rendu (sous WORD) par binôme, en indiquant à chaque fois les fonctions
MATLAB que vous avez utilisé. Essayez de condenser au maximum la place des graphiques que vous rendez,
c’est à dire jamais une seule figure par page ! ! !
2. Régression linéaire
Le fichier [Link] contient un tableau des points.
a) Charger ce fichier dans votre environnement de travail et vérifier que les variables x et y existent bien.
b) Afficher le nuage de points (x, y). Quelle semble être la relation entre x et y ?
c) Fabriquer une fonction MATLAB qui effectue tous les calculs de la régression linéaire de Y en X.
Déterminer les coefficients a, b, c, d de la relation Y = a.X + b et X = c.Y + d.
d) Tracer les deux droites sur le même graphique que le nuage de points.
e) Comparer le produit a.c et le carré du coefficient de corrélation linéaire r. Démontrer la relation
analytiquement.
3. Approximations
a) Charger le fichier [Link]. Combien il y a-t-il de points ?
b) Calculer les coefficients de la régression linéaire de Y en X.
c) La régression Z = Y² est-elle meilleure ?
d) La régression W = log(Y) est-elle meilleure ?
4. Application
Soit la nouvelle v.a. vstat2.
a) Est-elle continue ou discrète ?
b) Déterminer le nombre N de valeurs minimum de l'échantillon E pour que l'estimation M de la moyenne soit
connue à 1% avec une probabilité d'erreur de 5%. On pourra faire une première estimation sur un
échantillon de 100 valeurs de la moyenne et de la variance pour calculer N.
c) Estimer la moyenne et la variance.
1. Ajustements
a) Charger le fichier [Link]. Il contient trois échantillons, quel est le nombre de valeurs de l'échantillon
x2 ?
b) Quel est le type de variable de cet échantillon ?
c) Tracer la densité de probabilité de cette v.a., sur 20 classes. Quelle est la largeur d'une classe ?
d) Quelle semble être la loi de probabilité théorique ?
e) Tracer la droite de Henri sur 20 classes. En déduire graphiquement la moyenne et la variance.
f) Vérifier ces valeurs par des estimations numériques.
2. Tests du khi-deux
Pour les échantillons x2, x3, x4 :
a) Estimer la moyenne et la variance.
b) Quel est l'effectif observé No sur 10 classes ?
c) Déterminer la loi théorique et l'effectif théorique pour chaque classe (Ne pas oublier de regrouper les valeurs
des classes extrêmes !).
d) Quelle est la valeur théorique maximum du khi-deux au seuil 5 % ? Quelle est la valeur pratique ?
Conclusion.
NB : Définissez le type de variable, et utilisez soit la fonction [No, delta, z, f] = dpc(x,nbclasses) pour
une v.a. continue, soit [No, z, p] = lpd(x) pour une v.a. discrète.