Exposition Soleil : Mythes et Réalités
Exposition Soleil : Mythes et Réalités
Il a inspiré les poètes, attisé la curiosité des savants, réglé la vie en communauté.
Il a été vénéré par les Anciens qui lui ont voué de nombreux cultes. Il fait
aujourd'hui courir les vacanciers et rêver les chercheurs qui y voient une source
inépuisable d'énergie. Métronome de nos jours et de nos nuits, usine nucléaire
en activité depuis plus de quatre milliards et demi d'années, source de lumière,
de chaleur et de vie... le Soleil brille de tous ses feux pendant dix mois à la Cité
des sciences et de l’industrie.
Le Soleil est une extraordinaire “machine” qui émet en une seule seconde plus
d'énergie que l'humanité n'en a jamais consommé. “Le Soleil, notre étoile”,
deuxième partie de l'exposition, révèle à la fois la beauté et la complexité de
la mécanique solaire : les gigantesques éruptions de sa surface, les réactions de fusion
en son cœur...
Le Soleil est une étoile “adulte” agée de presque cinq milliards d’années. Dans
environ cinq autres milliards d'années, elle entamera sa phase finale d’évolution
pour se transformer en géante rouge puis en naine blanche. “Moi, le Soleil”,
troisième partie de l’exposition, conte son histoire. Place au spectacle : dix milliards
d'années relatée en quinze minutes de sons et d'images.
Cette exposition a été conçue par les Productions de l'Ordinaire, avec lesquelles la Cité des
sciences et de l'industrie a déjà collaboré pour des expositions qui ont marqué ses premières
années : L'Or en 1986 et La vigne et le vin en 1988.
Soleil, mythes et réalités a par ailleurs été conçue pour être présentée dans une version de 500 m2
dans d’autres musées français et étrangers à partir du printemps 2005.
Par ailleurs, le site internet de la Cité propose de retrouver en ligne le contenu et des images
de l’exposition ainsi que des dossiers, films, animations, articles de presse, et une sélection
d’ouvrages, de films et de sites internet sur le Soleil. [Link]/soleil
Après Climax et Pétrole, nouveaux défis, Soleil, mythes et réalités est le troisième temps fort du
programme “Gérer la planète”, consacré au thème du développement durable jusqu'en 2005.
La prochaine exposition du programme Opération carbone, une expérience-pilote en Amazonie
ouvrira le 18 mai 2004.
SOMMAIRE DU DOSSIER
Le programme “Gérer la planète” p. 4
L’exposition
Le Soleil et les hommes, première partie p. 5
Le Soleil, notre étoile, deuxième partie p. 15
Moi, le Soleil..., le spectacle p. 20
Générique de l’exposition p. 21
Autour de l’exposition
L’astrolabo p. 22
La cité des enfants p. 23
Les cours p. 24
Les films p. 25
Le hors-série de La Recherche p. 27
Le livre de l’exposition p. 28
Informations pratiques
Exposition Soleil, mythes et réalités
présentée du 30 mars 2004 au 30 janvier 2005
Cité des sciences et de l’industrie
30, avenue Corentin-Cariou, 75019 Paris (Métro Porte de la Villette)
Ouvert tous les jours sauf lundi, de 10 h à 18 h (jusqu’à 19 h le dimanche)
Tarifs : 10,50 €, 8,50 € TR
Information du public
01 40 05 80 00, [Link]
Réservation conseillée
[Link] ou 08 92 69 70 72, ou dans les Fnac, Carrefour...
Information presse
Paloma BERTRAND, [Link]@[Link]
ligne directe 01 40 05 73 61, service de presse 01 40 05 75 00
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GÉRER
LA PLANÈTE
Soleil, mythes et réalités est la troisième exposition du programme “Gérer la planète”
qui a débuté à la Cité des sciences et de l’industrie en octobre 2003. Fil conducteur
de la programmation de la Cité jusqu’en 2005, “Gérer la planète” est consacré
au rapport de l’homme à la nature (2003/2004), au rapport de l’homme au
territoire et à l’espace de vie (2005).
Le programme a été ouvert par Climax, une exposition sur le changement climatique
proposée jusqu’au 29 août 2004, puis par Pétrole, nouveaux défis jusqu’au 15 août 2004.
Il se poursuit avec Soleil, mythes et réalités jusqu’au 30 janvier 2005, et Opération carbone,
qui ouvre le 18 mai prochain.
Opération Carbone (18 mai 2004 / janvier 2005). Cap sur le Brésil, dans la région du Mato
Grosso, à la découverte d'une expérience-pilote sur l'absorption naturelle du carbone par la
forêt en croissance. Cette opération de reboisement d’une zone dégradée transformée en
pâturage participe à la réflexion scientifique mondiale sur la réduction de l'effet de serre et
s’intègre durablement dans le tissu socio-économique local. De la germination à la pépinière
et de la pépinière à la fazenda, une vingtaine d’espèces tropicales, présentées dans les différentes
phases de leur croissance, illustre l'histoire de ce “puits de carbone”. Une exposition
végétale présentée dans la serre de la Cité jusqu’en janvier 2005.
Planète urbaine (février 2005 / pour 10 mois) (date et titre provisoires). Le développement
des grandes agglomérations, l’aménagement du territoire, la mobilité des personnes font de
la vie urbaine une question essentielle pour les années à venir. 60% de la population vit
actuellement dans les mégalopoles et chaque heure qui passe, c’est soixante habitants de plus
à Manille, douze à Londres et deux à Paris ! Les grandes villes constituent des systèmes
extrêmement complexes dont l’impact sur l’environnement planétaire va croissant…
Population mondiale (avril 2005 / pour 6 mois) (date et titre provisoires). À la fin du
second millénaire, le cap des 6 milliards d’hommes sur Terre a été franchi. Selon les scénarios,
la population mondiale pourrait se stabiliser vers 2200 pour atteindre de 9,5 à 11 milliards
d’habitants. Cependant, l’évolution démographique de ces dernières décennies a transformé
les craintes. Les questions de répartition, de concentration, de migration, de comportement
des populations sont aujourd’hui l’objet de toutes les attentions.
Dans le cadre du programme “Gérer la planète”, la Cité des sciences et de l’industrie propose
en parallèle des expositions un éventail d’activités : animations, débats, films, éditions...
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L’EXPOSITION
première partie
LE SOLEIL ET LES HOMMES
Le site de Gavrinis est une construction mégalithique datée de 2 000 ans av. J.-C., traversée
chaque solstice d'hiver d'un rai de lumière qui parvient à travers un étroit passage au fond
de la chambre funéraire. La signification des nombreuses gravures qui ornent les parois reste
encore obscure.
L'entrée de l'exposition s'effectue par une galerie, reproduction agrandie du couloir du grand
cairn de Gavrinis, site celte implanté sur l'île de la Chèvre dans le golfe du Morbihan.
Le site de Stonehenge, en Grande-Bretagne, est une des constructions mégalithiques les plus
célèbres au monde et les plus mystérieuses. Les premiers aménagements du lieu remontent
au troisième millénaire avant notre ère.
Toutes les modifications effectuées au cours des siècles ont respecté l'organisation initiale d'une
structure circulaire (“henge”) ouverte sur le Nord-Est dans l'axe exact du Soleil du solstice.
Les incertitudes sur le rôle de ce monument nourissent une multitude d’interprétations :
temple dédié à un culte solaire, lieu de cérémonies, observatoire astronomique pour calculer
les éclipses. Depuis, le site a toujours été un endroit très fréquenté par les adeptes de rites
fantaisistes, druides modernes ou adorateurs du solstice…
Quatre maquettes en bronze présentent le site à quatre époques différentes de son dévelop-
pement, des origines à nos jours.
Dès la période paléolithique, vers - 15 000 av. J.-C., la représentation du Soleil sous sa forme
la plus simple, un cercle entouré de rayons, a valeur de symbole. Il ne s'agit pas d'une religion
véritable, laquelle suppose une population nombreuse et sédentaire, mais plutôt d'un culte à
la vie et à la fertilité.
Un film tourné du lever au coucher du Soleil et des moulages présentent quelques-unes des
35 000 roches gravées, retrouvées au Mont Bego (vallée des Merveilles).
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La première mesure du temps : le gnomon
Afin que le retour du Soleil aux mêmes périodes soit non plus subi mais attendu, permettant
ainsi d'organiser certaines activités sociales et agricoles, l'homme a inventé un instrument :
le gnomon. Simple bâton planté en un endroit ensoleillé, son ombre indique à la fois l’heure
et la saison (l'ombre est plus longue en hiver).
Son utilisation, tant en Chine qu'en Égypte, remonte à plusieurs millénaires. C'est à l'aide de
ce simple objet que le Grec Ératosthène, trois siècles avant notre ère, mesura la circonférence
de la Terre avec une marge d'erreur minime (39 600 au lieu de 39 985 km).
En illustration dans l'exposition, Mister Natural, le héros du dessinateur Crumb, campé sur un
gnomon qui n'est autre que son gourdin.
Le culte de Mithra
Dans l'Inde ancienne, Mitra symbolisait la perfection et la lumière solaire. Devenu Mithra en
Perse, il est assimilé à la version humaine d'Ahura Mazda, le dieu de la Lumière dans la religion
zoroastrienne, et fêté comme tel à Persépolis (- 600 av. J.-C.).
Par l'intermédiaire des soldats romains convertis qui rentrent en Italie, le mithriacisme se
répand dans toute l'Europe antique. Aurélien en fait la religion officielle de l'Empire et institue
sa fête le 25 décembre, jour du “Sol invictus” (Soleil invincible, qui renaît chaque solstice d'hiver).
Cette fête sera plus tard utilisée par les Chrétiens pour dater la naissance du Christ.
Mithra est jeune, beau, et traverse le ciel monté sur un char ailé tiré par quatre chevaux. Il porte
un diadème à sept rayons étincelants. Un emblème qui inspira le sculpteur Auguste Bartholdi
pour concevoir la coiffe de la statue de la Liberté, dont une maquette est présentée ici.
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Le dieu maya Kinich Ahau
Comme les autres peuples méso-américains, les Mayas vénéraient le Soleil. Kinich Ahau
(ou “Celui qui louche”, sans doute à cause de la lumière trop forte) se transformait la nuit
en dieu Jaguar pour traverser l'inframonde, d'ouest en est, avant de resurgir au matin. Les Mayas
ne se contentaient pas d'adorer le Soleil, ils l'observaient soigneusement. Capables d'élaborer
un calendrier solaire qui respectait l'année tropicale de 365 jours un quart, ils prévoyaient
également les éclipses lunaires et solaires (les chi'bil ou “coups de dents du Soleil”).
Une pierre sculptée du visage de Kinich Ahau est montrée.
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Le bestiaire solaire
Qu'ils rugissent, bêlent, brament, meuglent ou chantent, de nombreux animaux, réunis ici en
une longue fresque sonore, ont été porteurs de symboles solaires. Certains assistaient le
Soleil en tirant son char (le cheval, la chèvre, le dragon), d'autres le combattaient (le serpent
géant égyptien).
Animaux naturalisés, sculptures, vitrine entomologique composent la fresque. Un bestiaire à
contempler et à écouter.
Louxor
Dans l'Égypte ancienne, l'obélisque n'était pas qu’un monument à la gloire du souverain.
Cette colonne quadrangulaire de grande taille, surmontée d'un pyramidion, servait également
de gnomon, donnant un repère temporel à toute la ville.
Renouant avec la tradition antique, Camille Flammarion souhaita en 1913 redonner à l’obélisque
de Louxor son rôle de gnomon en réalisant un cadran solaire géant sur la place de la Concorde.
Les travaux débutèrent vingt-cinq ans plus tard, mais restèrent inachevés. On distingue encore
sur le pavé de la place, côté Nord, les traces des premières graduations horaires.
La cité de Chichén-Itzá
Elle fut bâtie en 987, date fondatrice du nouvel empire maya, dans l'état mexicain du Yucatán.
La pyramide de Kukulcán, appelée aussi El Castillo, comporte sur ses quatre faces 365 marches,
signe évident d'un culte solaire. Deux fois par an, à chaque équinoxe, l'ombre projetée au coucher
du soleil par l’édifice fait apparaître le long de l'escalier Nord un serpent à gueule ouverte.
LA MESURE DU TEMPS
Il n'y a pas d'exemple de société qui se soit située hors du temps mesuré.
Mais sur quel astre se fonder ? La Lune qui reprend son cycle tous les 29 jours
(et quelques heures) ? Le Soleil, qui repasse tous les 365 jours (et quelques heures)
sur le même point de l'horizon ? Comment concilier ces deux rythmes rarement
accordés ?
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La question n'a été résolue que peu à peu, grâce à des approximations, en intro-
duisant des jours ou des mois supplémentaires pour rattraper le décalage entre
l'année “vraie” et l'année calendaire.
Les premiers calendriers sumériens et chinois étaient fondés sur le cycle lunaire, plus facile à
observer. Les Égyptiens établirent très tôt un calendrier solaire. D'autres civilisations associèrent
les deux astres dans un calendrier luni-solaire. Si notre calendrier occidental actuel, le calendrier
grégorien hérité des Romains, est solaire, les musulmans conservent le calendrier lunaire
instauré vers 632-634.
Le calendrier julien. À Rome, le calendrier lunaire obéissait aux caprices du pouvoir des
consuls, allongeant les mois pour allonger leurs mandats. En 47 av. J.-C., Jules César décréta
un nouveau calendrier solaire, le calendrier julien, passant de 355 à 365 jours, avec un jour
supplémentaire tous les 4 ans pour rattraper les 6 heures manquantes chaque année. Ce jour,
placé après le 24 février, le 6e jour avant les calendes de mars, fut appelé 6 bis (bis sextus).
Enfin, modification importante, César fit commencer l'année le 1er janvier, et non plus en
mars, en conservant cependant le noms des mois - d'où la dénomination actuelle de notre
calendrier (octobre = 8e mois, novembre = 9e mois...).
Le calendrier hébreu. Au Ve siècle avant J.-C., l'astronome grec Méton inventa un système
complexe capable de concilier les calendriers solaire et lunaire. C'est à partir de ce cycle de
Méton que les Hébreux composèrent un calendrier toujours en usage, où l'année compte
355 jours. Nous sommes actuellement dans la 5 765e de la Création, la 24e du 206e cycle
solaire, et la 7e du 304e cycle lunaire.
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Chaque mois, porteur d'un nouveau nom, était divisé en 3 périodes de 10 jours, les décades,
chaque jour divisé en 10 heures, chaque heure en 100 minutes. Ce calendrier fut abandonné
sous le Premier Empire après 12 ans de service (du 1er vendémiaire an I au 11 nivose an XIV).
LES DÉCOUVREURS
Les premiers observateurs se sont efforcés de découvrir un ordre derrière
le retour cyclique et harmonieux des planètes. Pour les Babyloniens, la Terre est
un disque plat flottant sur l'océan. Beaucoup plus tard, au VIe siècle av. J.-C.,
les Grecs commencent à chercher une explication rationnelle. Quelles lois
régissent ce cosmos harmonieux où règne la géométrie ? Les astronomes et
les mathématiciens scrutent les cieux et repèrent les astres fixes et les astres
passagers, calculent leurs mouvements, leurs apparitions, leurs éclipses. Calculs
parfois étranges, parfois étonnament justes, conceptions fantaisistes ou intuitivement
géniales, le chemin vers la “vérité” est balisé d'autant d'idées fausses que de
grandes découvertes.
La conception est géocentrique, la Terre est encore le centre de l'Univers,
le Soleil une planète parmi les autres : il faudra attendre deux millénaires et bien
des contestations douloureuses, pour que la pensée du monde bascule et que
l'héliocentrisme redonne au Soleil sa véritable place.
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À partir du VIe siècle avant J.-C., les Grecs commencent à chercher une explication rationnelle
de l'organisation du système solaire et de l'Univers. Pour Pythagore, le principe de l'harmonie
est à l'œuvre et la sphère est la forme parfaite. Une pensée qui lui permet d’affirmer la
rotondité de la Terre.
Souhaitant parvenir au nombre sacré de dix sphères, Philolaos imagine un siècle plus tard
l'Anti-Terre, une planète invisible parce que parfaitement dissimulée derrière un “feu central”.
Il est le premier à envisager, même de façon fantaisiste, que l'Univers n'est pas géocentrique.
Vers 350 avant J.-C., Aristote confirme la rotondité de la planète. Il réfute néanmoins
l'hypothèse d'une Terre tournant sur elle-même et la place immobile au centre du cosmos.
Une conception qui perdurera jusqu'au moyen-âge.
Pour le chanoine polonais Copernic, le Soleil, immobile, est le centre du système. La Terre
n'est plus fixe, mais animée d'un mouvement de rotation diurne et d'un mouvement orbital
annuel. Il publiera sa découverte quelques jours seulement avant sa mort en 1543 craignant
une réaction hostile des théologiens.
Giordano Bruno (1548-1600) fut moins prudent. Pour ce docteur en théologie, l’Univers
est à l’image de Dieu : infini. Il n'a pas de centre et la Terre est une planète parmi d’autres.
Condamné comme “hérétique impénitent, opiniâtre et obstiné”, il fut torturé et brûlé vif par
l'Église de Rome.
Les preuves qui firent défaut au temps de Copernic furent apportées par Kepler (1571-1630)
et Galilée (1564-1642).
Dans Le Messager des étoiles, Galilée soutient les théories de Copernic en affirmant que “le
Soleil en personne est le centre du monde”. Cet autodidacte observe plus d'étoiles en une
fois que tous les astronomes avant lui grâce à la lunette qui porte aujourd'hui son nom.
Condamné par l'Inquisition et contraint d'abjurer, il meurt en 1642 rendu aveugle par ses
observations répétées du Soleil.
En complétant les calculs de ses prédécesseurs et en observant la planète Mars, Johannes
Kepler (1571-1630) établit la structure mathématique des mouvements planétaires : les planètes
ne décrivent plus des cercles mais des ellipses autour du Soleil... c’est le début de la révolution
astronomique moderne.
Lorsqu’Armande dans Les Femmes savantes déclare “J'aime ses tourbillons”, le lecteur
d'aujourd'hui ne saisit pas l'allusion au système cosmogonique établi par René Descartes
où les planètes tournent sur elles-mêmes dans les tourbillons d’une matière lumineuse.
Descartes a dû renoncer à la publication de sa théorie par crainte des représailles de l'Église.
En 1687, Isaac Newton énonce la loi de la gravitation. Newton reprend et rectifie les
découvertes de ses prédécesseurs, unifiant la mécanique céleste de Kepler et la mécanique
terrestre de Galilée et effaçant les tourbillons de Descartes. La gravitation lui permet
d'expliquer l'attraction Soleil-Terre-Lune et la précession des équinoxes, la forme aplatie de
la Terre, la théorie des marées, les inégalités du mouvement de la Lune. Son influence est
immense et il faudra attendre le début du XXe siècle et la théorie de la relativité pour que
son système soit remis en cause.
Le XVIIIe siècle est riche en écrivains et penseurs, inventeurs de cosmogonies plus mystiques
que scientifiques, comme l'anglais Thomas Wright et son système où l'œil de Dieu, symbole
de la puissance divine, occupe le centre d'une multitude de systèmes stellaires. Parallèlement,
sous la férule de l’école mathématique française (D’Alembert, Laplace, Lagrange), convertis à
la pensée de Newton, la mécanique céleste fait merveille.
Une collection d'instruments d'observation est exposée autour de la fresque des découvreurs :
astrolabe d’Ispahan, maquette en volume des polyèdres de Kepler, miroir ardent…
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Une petite expérience à la mémoire d'Archimède lie la partie des découvreurs
à la thématique, plus contemporaine, des usages du Soleil. Elle relate la bataille qui
eut lieu en 215 av. J.-C. lorsque les Romains tentèrent d'aborder à Syracuse. Grâce à des
miroirs paraboliques en bronze mis au point par Archimède et installés sur les contreforts
de la ville, les Grecs mirent le feu aux voiles romaines. Trois ans furent nécessaires aux
Romains pour conquérir Syracuse et Archimède fut tué lors du sac de la ville.
Les visiteurs sont invités à manipuler trois miroirs, à focaliser leur rayon en direction d'un bateau
virtuel pour mettre le feu aux voiles du navire.
LES USAGES
L'histoire des rapports de l'homme et du Soleil n'est pas qu'affaire de découverte.
C'est aussi celle d'un apprentissage pour profiter de ses bienfaits, utiliser ses
propriétés, tout en évitant les dangers d'une fréquentation trop rapprochée.
L'énergie solaire
On distingue aujourd'hui deux types d'énergie solaire : le solaire thermique qui transforme
le rayonnement solaire en chaleur et le photovoltaïque qui produit de l'électricité. De nouveaux
matériaux, les modules photovoltaïques hybrides capables de produire à la fois de l'électricité
et de la chaleur ouvrent de nouvelles perspectives.
Une vitrine présente des échantillons de ces matériaux.
De plus, un film présente les applications du photovoltaïque dans les pays en développement à
travers l’exemple d’un programme marocain permettant à des populations éloignées des
réseaux électriques de pourvoir à leurs besoins grâce à l’énergie solaire.
Les artistes l'ont chanté et célébré comme une source de bien-être et de bonheur,
mais le Soleil peut aussi être physiquement nuisible à l'[Link] en quelques
étapes à travers les bienfaits et dangers auxquels il nous expose.
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Hommage tout d'abord au bien-être avec une petite mise en scène inspirée d'une séquence
de Mon Oncle de Jacques Tati. Quand monsieur Hulot ouvre sa fenêtre, le rayon de Soleil se
réfléchit sur le mur d'en face et éclaire la cage d'un oiseau qui se met à chanter.
Le petit serin empaillé de l'exposition chante à son tour dès que la lumière dirigée par le visiteur
l'effleure.
Un poste donne accès à la base de données de l'association Sécurité solaire qui propose de
découvrir en 350 points du globe, les quantités d'UV émises à toutes les heures de la journée.
La maquette d'un spationaute dans l'espace permet de présenter des matériaux hors du commun
utilisés pour résister à des températures extrêmes évoluant entre -200°C à l'ombre et +200°C.
S’EXPOSER
L’usage de la plage comme lieu de loisir privilégié, ne date pas des premiers
congés payés (1936). Depuis presqu'un siècle, quelques villes de bord de mer
avaient vu une clientèle choisie revenir à chaque belle saison. À l'époque les plaisirs
du rivage n'étaient pas synonymes d'exposition au Soleil, bien au contraire,
il n'était question que de s'en protéger.
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Les années 1930 ont tout changé : les mouvements de jeunesse, les colonies de
vacances, l'idée du sport pour tous ont favorisé une pratique neuve du loisir dans
les sociétés occidentales. La découverte que la force de travail se reconstituait
plus joyeusement avec du soleil et de l'air iodé a déterminé un culte nouveau :la plage
est devenue un espace où les corps peuvent s'offrir aux “bienfaits” du Soleil.
Aujourd’hui, après des années d'excès et quelques milliers de cancers de la peau,
le bronzage comme signe de beauté et de bonne santé tend à perdre du terrain.
De grandes photos montrent l'évolution des pratiques balnéaires dans le monde et au fil des
siècles : Deauville en 1900, les plages transformées en camp à bronzer des années 1990…
Évolution des pratiques, évolution des matériaux : en 1890, le bain de mer d'une élégante
nécessite un costume de plusieurs pièces auquel s'ajoutent un bonnet, une ombrelle et une
cabine de toile posée sur un chariot tiré par un cheval, afin que l'entrée dans l'onde s'effectue
dans les conditions de pudeur et de convenance souhaitées...
... Le maillot de bain seul pesait alors 2 kilos. Aujourd’hui son poids est de 60 grammes.
Démonstration avec deux exemplaires posés sur une balance.
Huit séquences audiovisuelles donnent la parole à huit personnes dont l'activité professionnelle
est liée à l'activité du soleil : un astrophysicien, un dermatologue, un guide de voyage dans le
désert, un chasseur de rayon vert, un ethnologue qui étudie les Baruyas de Nouvelle-Guinée,
un archéologue spécialiste des vestiges incas, une infirmière de nuit et un agriculteur.
Inspirés des cabinets de curiosités, trois petits espaces sont consacrés à l'ombre, à la lumière
et aux éclipses.
Une haute fresque de forêt équatoriale accompagne la montée vers la suite de l'exposition.
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L’EXPOSITION
deuxième partie
LE SOLEIL, NOTRE ÉTOILE
La Voie lactéee abrite 200 milliards d'étoiles. Le Soleil, né il y a 4,6 milliards d'années,
est l’une d’elles. Véritable centrale thermonucléaire, principalement constitué de
gaz hydrogène ionisé, le Soleil émet en une seule seconde plus d'énergie que les
humains n'en ont consommé depuis les débuts de la civilisation. Sa masse,
330 000 fois celle de la Terre, le situe dans la catégorie des étoiles légères et lui
dessine un futur bien tracé : dans environ 5 milliards d'années, après consom-
mation de son hydrogène central, le Soleil se dilatera. Son rayon atteindra l'orbite
de la Terre. Son enveloppe s'envolera et subsistera une étoile solide, appelée
naine blanche. Sa densité sera alors gigantesque : une tonne par cm3 ! Le Soleil ne
mourra pas, il passera d'un état brillant à un état sombre mais ces transformations
sonneront le glas de notre planète !
Dans des conditions ordinaires de température et de pression, il y a sur Terre trois états de
la matière : solide, liquide et gazeux. Mais, si l’on exclut la mystérieuse matière noire, la quasi-
totalité de la matière de l'Univers, depuis les nuages interstellaires jusqu'au cœur des étoiles,
est à l’état de plasma. Cet état typique du Soleil et des étoiles est synonyme de gaz ionisé :
les atomes qui le constituent ont perdu un ou plusieurs électrons. Au centre du Soleil, le
plasma est extrêmement dense (150 fois plus que l’eau). Au fur et à mesure que l’on
s’éloigne du cœur stellaire, il perd en densité, et près du disque visible, il est mille fois moins
dense que l’air que nous respirons.
Le visiteur est invité à soulever une série de boîtes noires identiques mais de poids différents
illustrant la densité du plasma solaire qui décroît du centre vers la périphérie.
En son cœur, le Soleil transforme chaque seconde d’énormes quantités de matière en particules
de lumière très énergétiques, les photons gamma. Ces photons, à l'origine du rayonnement
solaire, entrent en collision avec les noyaux et les électrons libres du plasma et mettent plusieurs
millions d'années à sortir du Soleil... et 8 minutes pour arriver jusqu'à nous.
Une maquette illustre ce parcours erratique des photons.
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Un mouvement incessant de particules chargées dans les couches superficielles est à l'origine
des variations d'intensité et de direction du champ magnétique solaire.
Les dizaines de boussoles posées sur une maquette de Soleil ne cessent de s'agiter, plusieurs
pôles sud et nord coexistent et leurs positions respectives évoluent rapidement.
Afin d’acquérir une connaissance précise du Soleil, les chercheurs utilisent traditionnellement
la spectroscopie, une technique qui a révolutionné l'étude de la composition chimique des
étoiles et plus globalement notre compréhension de l'histoire de l'Univers. Chacune des
espèces atomiques constituant le Soleil possède une signature lumineuse, un code.
Sous vitrine, les milliers de pages répertoriant les codes de différents éléments chimiques
constituants du Soleil sont exposées.
LES LABORATOIRES
Depuis quelques décennies, l'intérêt de la physique solaire s'est profondément
affirmé. Des centaines de chercheurs à travers le monde développent des
programmes consacrés à la compréhension de la “machine Soleil”. Les scientifiques
cherchent à simuler les conditions extrêmes existant au centre du Soleil ou
près de sa surface. Ils s'efforcent également de compter ses particules les plus
insaisissables : les neutrinos.
Le four solaire installé depuis 1968 à Odeillo, en France, dans les Pyrénées-
Orientales, à 1 500 mètres d'altitude. Il bénéficie de conditions climatiques optimales :
ensoleillement élevé, hygrométrie très basse. Grâce, notamment, à ses 9 500 miroirs de 45 cm
de côté, cette installation permet de concentrer le rayonnement solaire en un point et
d'atteindre rapidement une température de 3 500°C.
La présentation d’une plaque d'acier d'un centimètre d'épaisseur trouée en son centre après
avoir été exposée seulement dix secondes dans le four d'Odeillo permet d’entrer au cœur de la
machine. Un film montre les installations intérieures et extérieures et donne la parole aux
scientifiques du CNRS qui présentent leurs recherches autour de deux thèmes : analyse du
comportement des matériaux en milieux extrêmes et élaboration de nouveaux matériaux.
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Deux pistes sont suivies pour reproduire ces réactions.
- Maintenir un plasma à très haute température le plus longtemps possible en le confinant
dans une boîte immatérielle de forme torique créée par des champs magnétique, tel est
l’enjeu du projet international de réacteur expérimental Iter.
- Porter à très haute pression et à haute température un petit volume de matière pendant
un temps extrêmement court. On cherche ainsi à obtenir le plus grand nombre possible de
réactions de fusion avant que le plasma ne se disperse. Des recherches qui se concrétisent
avec la construction du laser Mégajoule.
Lancé il y a une quinzaine d'années, le projet Iter, rassemble six partenaires (Union européenne,
Fédération de Russie, Japon, Chine, Corée du sud, États-Unis). Les recherches devraient
conduire à la construction d'un réacteur de démonstration vers 2020 puis à un raccordement
au réseau quelques décennies plus tard.
Un hologramme et un film présentent les installations du CEA à Cadarache utilisées pour ces
recherches sur la fusion.
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Place donc aux images, à celles transmises par les satellites Soho, Coronas, Ulysse, Trace,
Rhessi et Goes ou provenant des observatoires terrestres comme celui de Thémis aux Iles
Canaries dont une maquette est présentée dans l'exposition.
Images de granules (masses brillantes de courte durée), de supergranules, de spicules (fins jets
de matière projetés à 10 000 km de hauteur), de protubérances (poches de gaz suspendues),
d'éruptions solaires, d'éjection de masse coronale (de grosses bulles de plasma projetées dans
le milieu interplanétaire qui arrivent au voisinage de la Terre après trois à quatre jours de
voyage provoquant orages magnétiques et aurores boréales), et de taches (manifestations encore
énigmatiques qui obéissent à des cycles d'apparition de onze ans).
Un ordinateur connecté au site de la Nasa permet de suivre chaque quart d'heure l'évolution
du vent solaire, sa vitesse, sa direction, son magnétisme.
L'activité solaire obéit à des cycles de onze ans. Les images transmises par les satellites
le prouvent depuis plus de cinquante ans et les arbres, depuis plusieurs centaines d'années.
En effet, les cernes d'un arbre “enregistrent” la concentration de carbone 14 présent dans
l'atmosphère. Or cette concentration diminue lorsque l'activité solaire est forte.
L'observation d'une coupe de tronc d'arbre, comme celle de l'arbre tricentenaire exposée dans
l'exposition, révèle la régularité de ce cycle, son intensité maximum tous les onze ans.
Le Soleil visible brille. Le Soleil profond est invisible. En revanche, il vibre comme
la peau d'un tambour, donnant naissance à des ondes qui nous renseignent sur sa
composition. Analyser les fréquences des ondes permet d'identifier les différentes couches
de matière à l'intérieur du Soleil et de connaître leur vitesse de rotation. Cette technique
s'appelle l'héliosismologie. Une autre technique, celle de l'effet Doppler-Fizeau, est utilisée
pour mesurer les légères oscillations de matière.
Une maquette en coupe du Soleil permet de comprendre les mouvements d'oscillations de la
matière solaire. Et une animation propose de s'initier à la technique Doppler-Fizeau.
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Avant le spectacle, troisième temps de l’exposition, des vitrines présentent une collection
d'objets hétéroclites arborant une représentation du Soleil, étiquettes de boîtes de camem-
bert, drapeau du Timor oriental, boîte d'allumettes suédoises, porte asiatique gravée... Une
curiosité visuelle et sonore est aussi à découvrir : le film réalisé en 1955 à la mémoire de
Bernard Lyot par ses collègues de l'Observatoire de Paris. Astronome français, Bernard Lyot,
obtint en 1948 les premières images cinématographiques d'éruptions solaires. En complément,
une galerie de portraits des pionniers de l'astrophysique.
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L’EXPOSITION
le spectacle de l’exposition
MOI, LE SOLEIL...
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L’EXPOSITION
GÉNÉRIQUE
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ANIMATIONS
De nombreuses animations exceptionnelles sont proposées durant l’exposition
tant aux enfants qu’aux adultes.
L’ASTROLABO
Les animateurs de la Cité proposent par ailleurs une visite guidée de l’exposition
tous les jours à 14h.
1,2,3… Soleil
Sous la conduite d’un animateur, un quiz en sept thèmes sur le Soleil : l’art et la mythologie,
les découvreurs, l’actualité cosmique, l’homme et le Soleil, le système solaire, l’astrophysique,
et la couleur.
À partir de 10 ans. Jeu-démonstration de 45 mn, capacité de 30 personnes.
Construis ton système solaire Cet atelier de 45 mn est réservé aux enfants
Construction en pâte à modeler du système Terre, Soleil, Lune et découverte de leurs
mouvements : les phases lunaires, le lever et le coucher du Soleil, l’alternance jour/nuit.
À partir de 6 [Link] de 45 mn, animé par l’association Planète Science, capacité de 30 personnes.
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ANIMATIONS
1,2,3 SOLEIL ! À LA CITÉ DES ENFANTS
Avril, mai et juin : trois mois d’animations exceptionnelles
À l’occasion de l’exposition, la Cité des enfants se met elle aussi à l’heure solaire.
D’avril à juin, des animations exceptionnelles – spectacles, contes, ateliers - sont
proposées quotidiennement, à toutes les séances, aux petits (de 3 à 5 ans) et aux
plus grands (5 à 12 ans).
Avril 2004
Un coin de Lune et de Soleil, spectacle musical par la compagnie Oui Théâtre. Du 1er au 30 avril
(Cité des enfants 3-5 ans).
À la découverte du Soleil, rencontres avec des astronomes pour quelques explications.
Pourquoi les journées sont-elles plus courtes en hiver qu’en été ? Où le Soleil passe-t-il la nuit ?
Comment observer les astres et les planètes ?… Du 1er au 9 avril (Cité des enfants 5-12 ans).
Les contes du Soleil, un voyage à travers le ciel, les étoiles, la mythologie pour rêver et
s’interroger... Du 10 au 30 avril (Cité des enfants 5-12 ans).
Mai 2004
Attention Soleil !, une animation sur les bienfaits et les méfaits du Soleil. Du 2 au 30 mai
(Cité des enfants 3-5 ans).
Réalise ton système solaire, un atelier pour fabriquer son propre système solaire,
comprendre son organisation, ses mouvements. Du 4 au 30 mai (Cité des enfants 5-12 ans).
Juin 2004
Plein feux sur le Soleil, une animation pour découvrir le rôle du Soleil dans notre vie :
le jour et la nuit, l’ombre et la lumière… Du 1er au 30 juin (Cité des enfants 3-5 ans).
Sous le Soleil, une animation pour prendre conscience des dangers du Soleil, des fragilités
des différents types de peaux et les moyens de se protéger. Du 1er au 30 juin (Cité des enfants
5-12 ans).
Réservation conseillée pour la Cité des enfants au 08 92 69 70 72 (réservation obligatoire pour les
groupes au 01 40 05 12 12).
Programme détaillé : [Link], rubrique Expositions, Cité des enfants
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LES COURS
LE SOLEIL : ÉTOILE DE LA TERRE
Neuf cours sont programmés entre le 25 mars et le 17 juin,
le jeudi de 18h30 à 20h, dans l’auditorium de la Cité des sciences et de l’industrie.
En accès libre.
Ces cours, organisés autour de trois thématiques sont donnés par trois experts.
❑ L’étoile Soleil
Jeudi 25 mars : Portrait du Soleil.
Jeudi 1er avril :Voyage au cœur du Soleil.
Jeudi 8 avril : La météo de l’espace.
Avec Jean-Claude Vial, responsable de l’équipe solaire à l’Institut d’astrophysique spatiale
d’Orsay, directeur de recherche au CNRS.
❑ Le Soleil et la vie
Jeudi 29 avril : Les effets biologiques de la lumière solaire : une palette étonnante.
Jeudi 6 mai : La photosynthèse, source d’énergie fondamentale.
Jeudi 13 mai : De la vision aux rythmes biologiques : quand la lumière est un signal.
Avec Paul Mathis, agronome, physicien, ancien directeur de recherche au CEA où il a dirigé
le laboratoire de bioénergétique.
❑ Le Soleil et l’homme
Jeudi 3 juin : Mythes, cultes et légendes solaires.
Jeudi 10 juin : Les peuples du Soleil : Incas et Aztèques.
Jeudi 17 juin : Le dieu Soleil de l’ancien monde : Égypte et Inde.
Avec Jean-Pierre Verdet, astronome et historien à l’Observatoire de Paris, ancien directeur
du département d’astronomie fondamentale.
L’ensemble des cours, conférences et séminaires proposés par le collège de la Cité peuvent
être écoutés, environ une semaine après leur enregistrement, sur le site internet de la Cité :
[Link]/college
Information du public : 01 40 05 35 96 ou college@[Link]
Information presse : 01 40 05 73 60
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LES FILMS
PLEIN SOLEIL
Cycle de films et rencontres
du 10 au 25 avril, à la médiathèque de la Cité des sciences et de l’industrie
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LES FILMS
SOLARMAX
Le nouveau film de la Géode
à partir du 31 mars 2004, jusqu’en janvier 2005
HÉLIOS
Film en relief
à partir du 30 mars, jusqu’en janvier 2005
au cinéma Jean-Bertin (Cité des sciences et de l’industrie)
Un film spectaculaire de dix minutes réalisé en images de synthèse et en relief. Une spationaute
et son jeune co-équipier nous entraînent dans un voyage au cœur du Soleil à bord d’un vaisseau
spatial, dans un tourbillon de séquences étonnantes : éclipse, protubérances solaires, aurore
boréale, champ magnétique et éruptions solaires.
Un film de Daniel Kunth et Jerzy Kular, 2002, réalisé par Laurent Larsonneur.
Du 10 au 25 avril : séances toutes les demi-heures, de 10h30 à 17h30 (séances supplémentaires
le dimanche à 18h et 18h30).
Hors vacances scolaires : séances à 12h, 16h, et 17h.
Accès avec la billet d'entrée à l’exposition.
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ÉDITIONS
LE SOLEIL, HORS SÉRIE DU MAGAZINE LA RECHERCHE
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ÉDITIONS
SOLEIL, LE LIVRE DE L’EXPOSITION
Coédité par la Cité des sciences et de l’industrie et les éditions Fayard, Soleil est
un beau-livre qui traite du Soleil sous de nombreux aspects. Il est composé de
quatre chapitres : “Le Soleil, une étoile dans notre galaxie” de Jean-Claude Vial,
“Le Soleil et la Terre” et “Le Soleil et l’Homme” de Christian Ngô, “Soleil-Rois
et Rois-Soleils” de Jean-Pierre Verdet. Il est préfacé par Hubert Reeves.
Jean-Pierre Verdet est astronome à l’Observatoire de Paris, il a écrit plusieurs livres sur
la connaissance du ciel dont une histoire de l’astronomie.
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LE CEA, PARTENAIRE DE L'EXPOSITION
Grâce à cette transversalité, le CEA est présent aussi bien sur des sujets tels que la physique
nucléaire, la fusion thermonucléaire, la simulation, que sur le climat, la sismologie solaire ou
encore la photosynthèse ou l’énergie photovoltaïque, tous sujets illustrant une thématique
de l’exposition Soleil, mythes et réalités.
❑ Dans le domaine de l’énergie, les recherches que mène le CEA ont pour
objectif de disposer de formes d’énergie compétitives, sûres et propres,
en particulier non émettrices de gaz à effet de serre. En appui aux industriels,
le CEA cherche à optimiser le parc actuel des réacteurs nucléaires et à mettre au point
des solutions techniques pour la gestion des déchets radioactifs. Il participe aux
programmes de recherches internationaux sur les réacteurs et combustibles nucléaires
du futur qui assureront une production à la fois plus économique, plus sûre et générant
moins de déchets. Il conduit enfin des programmes sur l’impact sanitaire et environne-
mental de l’énergie nucléaire. Les recherches du CEA soutiennent également l’essor
des nouvelles technologies pour l’énergie : l’hydrogène, le photovoltaïque, la biomasse...
La fusion thermonucléaire, dont la maîtrise pourrait permettre dans l’avenir de disposer
d’une source quasi infinie d’énergie, est également au cœur de ses recherches. Le CEA
est ainsi fortement impliqué dans le projet international du réacteur expérimental Iter.
En amont des recherches et développements sur les énergies, il conduit différents
programmes dans les domaines des sciences du climat et de l’environnement, des sciences
de la matière, de la chimie et des interactions rayonnement-matière.
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❑ Le CEA développe, dans le cadre de la loi de programmation militaire, les programmes
nécessaires pour garantir la pérennité de la dissuasion nucléaire française. À la suite de
l’arrêt des essais nucléaires, il met en œuvre le programme Simulation, qui s’appuie sur
d’importants moyens expérimentaux et de calcul (Airix, Laser Mégajoule, Supercalculateur
Tera). En matière de propulsion nucléaire (sous-marins, porte-avions), le CEA est notam-
ment responsable de la conception et de la maintenance des réacteurs. Il intervient
enfin dans les instances nationales et internationales, où il contribue à la surveillance
du respect des traités internationaux tels que le Traité d’interdiction complète des essais
nucléaires (TICE). Il participe à la lutte contre la prolifération des armes nucléaires.
Fort de ces compétences, c’est très logiquement que le CEA est devenu partenaire
de la Cité des sciences et de l’industrie pour l’exposition Soleil, mythes et réalités.
Le CEA a été tout particulièrement associé à la conception de l’exposition, puisqu’il participe
au comité scientifique de l’exposition et qu’un de ses chercheurs, Michel Cassé, en est le
conseiller scientifique.
Les recherches menées au CEA permettent d’illustrer différents thèmes de l’exposition.
Au niveau 1, l’énergie solaire photovoltaïque, la photosynthèse et les recherches sur le climat
sont à l’honneur. Au niveau 2, ce sont les recherches en physique nucléaire, en physique
des particules (neutrinos…), en fusion thermonucléaire (Iter..) qui sont plus particulièrement
détaillées.
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