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Théorie des poutres en résistance des matériaux

La résistance des matériaux (RDM) est une branche de la mécanique qui étudie comment les structures se déforment sous des sollicitations extérieures. Elle se concentre sur le dimensionnement et la vérification des structures pour garantir leur sécurité et leur performance. Les hypothèses fondamentales de la RDM incluent l'homogénéité des matériaux, la géométrie des solides, et les principes de statique et de cinématique des poutres.

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Théorie des poutres en résistance des matériaux

La résistance des matériaux (RDM) est une branche de la mécanique qui étudie comment les structures se déforment sous des sollicitations extérieures. Elle se concentre sur le dimensionnement et la vérification des structures pour garantir leur sécurité et leur performance. Les hypothèses fondamentales de la RDM incluent l'homogénéité des matériaux, la géométrie des solides, et les principes de statique et de cinématique des poutres.

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La résistance des

matériaux (RDM)

Prof: O. DADAH
Chapitre 1
Théorie Générale des poutres
Plan

• Notion de poutre
• Hypothèses fondamentales de la RDM
• Notion de la statique
• Torseur de cohésion
• Appuis usuelles
• Diagrammes de sollicitation internes
• Notions de contraintes et déformations
La résistance des matériaux est la branche de la
mécanique qui permet de prévoir comment une
structure résiste et se déforme sous l’action des
sollicitations extérieures. Les origines de la RDM
Introduction remontent à Léonard de Vinci (1452-1519) .Plus
récemment, des mathématiciens, physiciens,
expérimentateurs prestigieux ont participé à
l’élaboration de cette discipline complexe: Hooke,
Euler, Bernoulli, Cauchy, Saint-Venant, Mohr…
2 grands types de problèmes :
➢ Hypothèses: forces extérieures appliquées
connues
Problème: trouver les dimensions à donner
Introduction au corps pour que les efforts internes ou les
déformations ne dépassent pas une limite
fixée d’avance
 problème de
dimensionnement.
➢ Hypothèses: les forces extérieures et les
dimensions du corps connues
Problème: trouver les efforts intérieurs ou
Introduction les déformations résultant de l’application de
ces forces extérieures, et vérifier que ces
efforts (ou ces déformations) sont bien
inférieurs à une limite fixée d’avance
 problème de vérification.
Exemples de sollicitations de quelques structures :
• Traction et compression simples: (ex: barres
articulées d’une structure treillis )
• Torsion (ex: clé à tube, tournevis, arbre de
transmission)
• Flexion (ex: traverse de plongeoir ou de pont )
• Cisaillement simple (ex: boulons ou rivets d’une
structure treillis)
Introduction • Sollicitations composées: la vérification d’une pièce
nécessite souvent la prise en compte de plusieurs
types de sollicitation: flexion et cisaillement,
torsion avec flexion (ex: arbre de transmission
supportant une poulie); flambage accompagnant la
flexion =déversement,….,
• Flambage ( ex: toute pièce élancée sollicitée en
compression: poteau d’un bâtiment de grande
portée)
Notion de poutre

• Nous travaillons ici,


• soit dans un repère global associé a l’ensemble de la poutre. Nous noterons les vecteurs de ce
repère global 𝑖Ԧ; 𝑗Ԧ; 𝑘
• soit dans un repère local à un point G. Nous noterons les vecteurs de ce repère local
𝑥;
Ԧ 𝑦;
Ԧ 𝑧.
Ԧ Le vecteur 𝑥Ԧ sera toujours choisi parallèle à la fibre moyenne. Les vecteurs 𝑦Ԧ et 𝑧Ԧ
orthogonaux à 𝑥, Ԧ seront dans les directions principales de la section droite.

principes et lois

Nous développerons une théorie linéaire, donc nous vérifierons le principe de superposition : si un
chargement 1 implique une champs de torseurs de déplacement 1, un chargement 2 implique une champs
de torseurs de déplacement 2, alors appliquer la somme des deux chargements implique un champs de
déplacement somme des deux champs précédents.
1 1
A
F 1/ 2 F 2 /1
A
2 2 A
Notion de poutre

principes et lois

Le principe de Saint Venant, exprime que la solution que la théorie des poutres
fournie est admissible loin des points de chargement, de liaison, des discontinuité
de fibre moyenne et de sa dérivée et des variations brusques de section.
Le mouvement d’un point M de la poutre sera associé au mouvement du point G
de la section droite `a laquelle il appartient. Il est donc nécessaire de définir le
type de lien cinématique entre le point M et le point G.
Différentes hypothèses de cinématique de section droite sont possibles :
• Bernoulli : une section plane reste plane et normale à la fibre moyenne.
• Timoshenko : une section plane reste plane.
• Bernoulli généralisée : une section plane peut se voiler.
En fonction de la cinématique choisie, la rigidité équivalent de la section droite
sera variable.
Position de la RDM pour réaliser un travail de bureau d’étude.
Cahier des charges:
- Performance
Statique &
- Puissance RDM
Dynamique
- Durée de vie
- Environnement …

Théorie des Méthode des


Théorie d’élasticité
plaques Eléments Finis

Mécanique de Mécanique de
Matériaux Fatigue
Rupture vibration

Normes et
Dimensionnement
Technologie
Dessin de Définition
Hypothèses fondamentales de la RDM

But de la résistance des matériaux :


La résistance des matériaux (RDM),
étroitement associée à la statique,
étudie le comportement du solide
déformable. Elle s’intéresse
particulièrement au calcul des
dimensions des systèmes mécaniques
pour qu’ils soient en mesure de
supporter les efforts qui leur sont
appliqués pendant leur service dans
les conditions de sécurité requise
Hypothèses fondamentales
de la RDM
Exemple :

Un pont est vérifié en résistance des matériaux


pour:
- Assurer sa résistance sous son propre poids et
celui des véhicules ;
- Assurer sa résistance en cas de forte tempête.
- Assurer la stabilité vis-à-vis le renversement.

Une bouteille est vérifiée en résistance des


matériaux pour:
- Assurer sa résistance lorsqu'elle est pleine ;
- Assurer une résistance minimum en cas de chute ;
- Minimiser l'épaisseur de la bouteille pour faire
des économies sur la matière première.
Hypothèses fondamentales de la RDM
Hypothèses fondamentales de la RDM

• Hypothèses sur le matériau:


• L’homogénéité, l’isotropie et la continuité du matériau : On suppose que le matériau a les mêmes
propriétés élastiques en tous les points du corps, dans toutes les directions et que le matériau est
assimilé à un milieu continu (pas de défaut macroscopique tels que fissures, criques)

• L’élasticité et la linéarité du matériau : On suppose qu’en chaque point contraintes et déformation sont
proportionnelles et qu’près déformation, l’élément revient à son état initiale.
Hypothèses fondamentales
de la RDM

• Hypothèses sur la géométrie des solides :


uniquement des solides en forme de poutres (solide idéal)
présentant :
• des dimensions longitudinales importantes par rapport
aux dimension transversales.
• des sections droites constantes ou variables lentement en
dimension ou en forme.
Une poutre est engendrée par la translation d'une section
droite et plane S dont le barycentre G décrit une ligne Lm
(appelée ligne moyenne) droite ou à grand rayon de
courbure. La section droite S reste toujours perpendiculaire
à la ligne moyenne C.
Hypothèses fondamentales de la RDM
• Hypothèses de Navier-Bernoulli sur les déformation:
• Les sections planes et droites (normales à la ligne moyenne) avant déformation restent planes et droites
après déformation.
F F F
 = F/A
FP
FR
FE
l
F
F l

K
F

Élasticité Plasticité Rupture


=l/l
Notion de la statique

• Forces et notions des forces


• Notion de force
Quelle que soit leur nature, et quelle que soit la façon dont elles se
manifestent (à distance ou au contact de deux corps), les forces
(par exemple le poids d’un corps), sont, en résistance des
matériaux comme en physique traditionnelle, des grandeurs
vectorielles.
Il faut donc, chaque fois que l’on considère une force, rechercher :
– la droite d’action (la direction),
– le sens, 1
– le point d’application, F2/1
– l’intensité.
A
2
F2/1 représente l’action mécanique
exercée en A par le solide 2 sur le
solide 1
Notion de la statique

• Notions de force et de moment


Le moment d’un vecteur par rapport à un point est défini par :

𝑀𝐹Ԧൗ = 𝐵𝐴Λ𝐹Ԧ
𝐵
Algébriquement, le moment de la force par rapport au point B vaut:

𝑀𝐹Ԧൗ = 𝐹 ∗ 𝑑
𝐵
Avec 𝑑 = 𝐵𝐴 ∗ 𝑠𝑖𝑛𝜃
L’unité utilisée est le Newton-mètre (𝑁. 𝑚)
Notion de la statique
• Principe des actions mutuelles :
Soient deux solides 1 et 2 en contact au point A :

1 1
A
F 1/ 2 F 2 /1
A
2 2 A

Si le solide 1 exerce en A une action sur le solide 2, réciproquement le solide 2 exerce


une action en A sur le solide 1, égale et directement opposée à (principe de l’action et
de la réaction).
Notion de la statique

• Principe fondamental de la statique


Un solide indéformable, sollicité par un système de forces extérieures, est en équilibre si et seulement si :
•la résultante générale de ces forces est nulle,
•le moment résultant de ces forces par rapport à un point M quelconque est nul.

෍ 𝐹Ԧ𝑒𝑥𝑡 = 0
𝑆 𝑒𝑛 é𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒 ⟺
෍ 𝑀𝐹Ԧ𝑒𝑠𝑡 =0

𝑀

N.B : le choix du point M est uniquement guidé par des raisons de commodité
Notion de la statique

• Principe fondamental de la statique

Equations d’équilibre
Système 3D (Oxyz) Système 2D (Oxy)

R=0  proj. sur Ox des Fext=0  proj. sur Ox des Fext=0


 proj. sur Oy des Fext=0  proj. sur Oy des Fext=0
 proj. sur Oz des Fext=0

MR/M=0  moments/ Ox des Fext=0


 moments/ Oy des Fext=0
 moments/ Oz des Fext=0  moments/ Oz des Fext=0
Torseur de
cohésion
Torseur de cohésion

• Détermination du torseur de cohésion :


Pour mettre en évidence les efforts transmis par la matière au niveau d’une section droite d’une poutre,
nous effectuons une coupure imaginaire par un plan perpendiculaire à la fibre moyenne. Ce plan définit
une section S de barycentre G qui divise la poutre en deux tronçons fictifs (AG et GB). Chaque tronçon
est en équilibre et l’application du Principe Fondamental de la statique, à l’un ou à l’autre, permet
d’identifier et de calculer les efforts intérieurs exercés entre les deux tronçons au niveau de la coupure.
Torseur de cohésion
• Détermination du torseur de cohésion :
Les actions mécaniques entre les deux tronçons sont les efforts intérieurs à la poutre que l’on peut
modéliser par un torseur appelé torseur de cohésion 𝜏𝑐𝑜ℎ 𝐼𝐼ൗ et dont les éléments de réduction au point
𝐼 𝐺
G centre de surface sont :
• Une résultante 𝑅
• Un moment résultant 𝑀𝐺
𝑅
𝜏𝑐𝑜ℎ 𝐼𝐼ൗ = 𝜏𝐸𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡𝑠_𝑖𝑛𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 =
𝐼 𝐺 𝐺 𝑀𝐺
• Etude de l’équilibre de la poutre :
L’équilibre du tronçon I ou de la partie gauche se traduit par :
𝜏𝐶𝑜ℎ 𝐺 + 𝜏𝑒𝑥𝑡→1 𝐺 = 0
Avec 𝜏𝑒𝑥𝑡→1 𝐺 = 𝜏𝐹Ԧ1→1 + 𝜏𝐹Ԧ3→1
𝐺 𝐺
Ce qui permet de déduire que : 𝜏𝐶𝑜ℎ 𝐺 = − 𝜏𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠_𝑚é𝑐𝑎𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠_à_𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒
𝐺
𝜏𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠_𝑚é𝑐𝑎𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠_à_𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝐺
+ 𝜏𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠_𝑚é𝑐𝑎𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠_à_𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒 = 0
𝐺
On peut déduire que : 𝜏𝐶𝑜ℎ 𝐺 = 𝜏𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠_𝑚é𝑐𝑎𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠_à_𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝐺
Torseur de cohésion

• Composantes du torseur :
Les composantes du torseur de cohésion
se notent conventionnellement comme ci-
dessous :
Torseur de cohésion
Résultante générale
Chaque section du solide est soumise à des forces extérieures dont
on peut déterminer la résultante générale au point G (centre de
gravité de la section) qui se décompose en deux forces :
•Un effort normal N (perpendiculaire au plan de section),
•Un effort tranchant T (dans le plan de la section)

Moment résultant
Chaque section est soumise à un moment résultant des forces
extérieures qui se décompose en deux moments :
•Un moment de flexion Mf (dans le plan de la section)
•Un moment de torsion Mt (⊥ au plan de section)
SOLLICITATIONS SIMPLES
• Contrainte
Dès qu’un solide est soumis à des forces extérieures, il est soumis à des
contraintes (∑). Une contrainte est assimilable à une pression s’exprime
en N/mm² ou en Mpa et se décompose en :
• une contrainte normale 𝜎, perpendiculaire à la section.
• une contrainte tangentielle 𝜏, parallèle à la section.
Appuis usuelles

• Actions de liaison
Dans le plan Oxy, un point a trois degrés de liberté :
• 2 degrés de liberté en translation suivant les axes Ox et Oy,
• 1 degré de liberté en rotation autour de l’axe Oz.
Toute liaison supprimera 1, 2 ou 3 degrés de liberté.
Nous allons présenter les trois principaux types de liaisons dans le plan Oxy.
Appuis usuelles

• Liaison appui simple


Un système matériel S1 est en appui simple sur un système matériel S2 si le contact peut être supposé
ponctuel ou suivant une arête, et a lieu sans frottement.
L’appui simple impose un seul blocage en translation dans la direction normale à la surface d’appui. Il
fait ainsi naître une force de liaison dans cette direction.
y RYAy
vA=0 A

A A
x x

La force de liaison a les caractéristiques suivantes :


•Point d’application A,
•Droite d’action perpendiculaire à la surface d’appui,
•Composante YA inconnue.
L’appui simple introduit donc 1 inconnue.
Appuis usuelles

• Actions de liaison
Appuis usuelles

• Liaison rotule (appui ou articulation)


Elle impose deux blocages en translation suivant les axes Ox et Oy, et la rotation reste libre.
L’articulation fait donc naître les deux composantes de la force de liaison.

uA=0 y y
RA
y vA=0 RYAy
A

aA
A RAx
x A x A XA x

La force de liaison a les caractéristiques suivantes :


•Point d’application A,
•Composantes XA et YA inconnues.
L’articulation introduit donc 2 inconnues (XA et YA).
Appuis usuelles

• Liaison rotule (appui ou articulation)


Appuis usuelles

• Encastrement :
Il impose trois blocages (les deux translations et la rotation). Les deux blocages en translation font naître
les deux composantes de la force de liaison. Le blocage en rotation fait naître le moment d’encastrement.

y uA=0
vA=0 RA
RY
Ay
A
wA=0
A aA
x A x A RAx x
XA
MeA MeA

Les actions de liaison ont les caractéristiques suivantes :


•Point d’application A,
•Composantes XA et YA de la force de liaison inconnues,
•Moment d’encastrement MeA inconnu.
L’encastrement introduit donc 3 inconnues (XA, YA et MeA).
Appuis usuelles

• Encastrement :
Appuis
usuelles
• Dans le cas plan, on a au plus trois équations
d’équilibre.
• Si les actions de liaison introduisent 3
inconnues, le problème est statiquement
déterminé (possible, n’admettant qu’une
solution) ou isostatique.
• Si les actions de liaison introduisent plus de 3
inconnues, le problème est statiquement
indéterminé ou hyperstatique. Il faudra
introduire de nouvelles équations issues de la
RDM.
• Si les actions de liaison introduisent moins de
3 inconnues, le problème est hypostatique. La
structure est alors appelée mécanisme et
n’est pas stable.
Notions de contrainte et déformation
DÉFINITION DES DÉFORMATIONS

• Une déformation est un déplacement relatif de deux points rapporté à leur distance! S’il s’agit
d’une translation, c’est une déformation normale . S’il s’agit d’une variation d’angle (distorsion
de l’élément),c’est une déformation tangentielle (ou glissement). Dans la plupart des
applications pratiques, les déplacements induits par les efforts restent très petits par rapport aux
dimensions des structures c’est-à-dire à peine visibles à l’œil nu. On se limitera donc à
l’hypothèse des petites déformations qui consiste, entre autres, à négliger leur carré par rapport à
leur valeur
Notions de contrainte et déformation
Déformation normale

• La déformation normale(ou longitudinale) 𝜀 entre deux points d’une barre cylindrique


distants de 𝑙0 initialement et de 𝑙 après transformation est par définition,
𝑙 − 𝑙0
𝜀=
𝑙0
ou, pour deux points infiniment voisins d’abscisse 𝑥1 et 𝑥1 + 𝑑𝑥1 ,se déplaçant de 𝑢1 et
𝑢1 + 𝑑𝑢1 ,respectivement, dans la direction de vecteur unitaire 𝑥1
𝑑𝑢1
𝜀11 =
𝑑𝑥1
Notions de contrainte et déformation
Déformation tangentielle

• Par d é finition, dans le plan d é fini par ses vecteurs unitaires (𝑥1 , 𝑥2 ),la d é formation
𝜋
tangentielle d ’ un é l é ment carré infinitésimal de côtés dx 1 et dx 2 distordu de − 𝜙 par
2
variation d ’ angle 𝛾1 et 𝛾2 de ses face
1 𝜋 1
𝜀12 = − 𝜙 = 𝛾1 + 𝛾2
2 2 2
𝑑𝑢 𝑑𝑢
avec pour des petites déformations, 𝛾1 ≈ 𝑡𝑎𝑛𝛾1 = 1 et 𝛾2 ≈ 𝑡𝑎𝑛𝛾2 = 2
𝑑𝑥2 𝑑𝑥1

1 𝑑𝑢1 𝑑𝑢2
𝜀12 = 𝜀21 = +
2 𝑑𝑥2 𝑑𝑥1
Notions de contrainte et déformation
EFFORTS APPLIQUÉS
• Si l’on veut évaluer la résistance, il faut pouvoir étudier la cohésion de la matière qui, à
l’échelle microscopique, est assurée par les interactions mutuelles des atomes. À l’échelle
mésoscopique de la mécanique des milieux continus qui nous intéresse, les efforts intérieurs
sont modélisés par des champs continus.
Notion de coupure
• Pour « voir » à l’intérieur du matériau, nous allons le
couper. On effectue une coupure suivant une section droite
perpendiculaire à l’axe de la poutre par convention,
l’orientation de la ligne moyenne de la poutre est de la
gauche vers la droite, on isole la partie gauche et les efforts
de cohésion correspondent aux actions de la partie droite de
la poutre sur la partie gauche. Cet isolement consiste à
remplacer son environnement par les variable de la
Mécanique que sont les déplacements, les forces et les
moments.
Notions de contrainte et déformation
DÉFINITION DES CONTRAINTES
• Donc une force par unité de surface ! Si la force appliquée est perpendiculaire à la surface, il
s’agit d’une contrainte normale. Si la force appliquée est parallèle à la surface, il s’agit d’une
contrainte tangentielle qui cisaille la matière.
Contrainte normale
• La répartition des contraintes 𝜎11 dans une section 𝑆1 de vecteur normal 𝑛1 d’une barre
cylindrique assure la transmission de la force d’intensité 𝐹1 qui le sollicite à son extrémité dans la
direction 𝑛1 pour équilibrer la force égale et opposée dans la direction −𝑛1 . Lorsque la répartition
des contraintes est uniforme sur la section.
𝐹1
𝜎11 =
𝑆1
Notions de contrainte et déformation
Contrainte tangentielle
• La force 𝐹1 s’exerce toujours dans la direction 𝑥1 et l’on s’intéresse à son action sur une
section 𝑆2 de normale 𝑛2 dans la direction 𝑥2 . La répartition des contraintes 𝜎12 correspondante
assure la transmission de l’effort de cisaillement.
𝐹1
𝜎12 =
𝑆2
Exercices
• Calculer la contrainte normale qui s’exerce dans
chaque membrure lorsque la force F est de 10 kN et
la charge P, de 18 kN.
Exercices • Deux câbles AB et AC, respectivement de
diamèter d1 et d2 soutiennent une masse m. Tous les
joint sont de type pivot.
• Lorsque m = 600 kg, calculer la contrainte
normale qui s’exerce dans chacun des câbles.
• Pour une limite de la contrainte normale du
matériau des câbles de 280 Mpa, calculer la
Valeur maximale permise de m.
Exercices

Le support S est fixé à chacune des colonnes C à de trois


boulons. calculer la contrainte de cisaillement dans les
boulons lorsque la charge P est de 36 kN.
Exercices

• On soumet un bloc de plastique de 140 * 60 *80 mm tour à


tour à une charge verticale P de 14,6 kN (fig a) et à une charge
horisentale F de 2,16 kN (fig b). Il se déforme comme l’illustrent
les deux figures. Déduire les propriétés du plastique (le module
d’élasticité E, le module de cisaillement G et le rapport entre les
deux déformations normales .
Exercices
Exercices

• Trois tiges métalliques (1, 2 et 3) soutiennent


une membrure rigide BCD. Avant l’application
de la charge P, la membrure reste horisentale.
Tous les joints sont du type rotule. Si on
applique une charge P de 72 kN, calculer :
• A) la contrainte normale qui s’exerce dans
chacune des tiges.
• B)le mouvement angulaire de la membrure
rigide.
• Sollicitations dans les sections:

• Diagramme de l’effort normal.


Plan
• Diagramme de l’effort tranchant.

• Diagramme de moment fléchissant (ou de flexion).


Diagramme de l’effort normal

N Diagramme de l ’effort
normal

Positif si tendu négatif si comprimé


Diagramme de l’effort normal dans un treillis

2 KN

2.12 KN 3.54 KN

0.7 KN 0.7 KN

1.5 KN 2.5 KN
Diagramme
de l’effort
normal
On considère une poutre droite (barre) isostatique de module d' Young 𝐸, de
longueur 𝐿 et de section 𝑆(𝑥) soumise à un effort normal 𝑁𝑒𝑠𝑡 . L'effort normal
est constant le long de la barre et vaut 𝑁 𝑥 = −𝑁𝑒𝑠𝑡 . La contrainte est
𝑁 (𝑥)
constante le long de la barre et dans la section droite et vaut : 𝜎𝑥𝑥 = 𝑥 . Par
𝑆
𝜎𝑥𝑥 𝑁(𝑥)
la loi de comportement, 𝜖𝑥𝑥 = = . La déformation latérale, dans les
𝐸 𝐸𝑆(𝑥)
directions 𝑧 et 𝑦 vaut 𝜖𝑦𝑦 = 𝜖𝑧𝑧 = −𝜈𝜖𝑥𝑥 ·
Diagramme Considérant la relation entre le déplacement axial et la déformation axiale, nous

de l’effort normal pouvons exprimer la loi de comportement généralisée d' une poutre
sous un effort axial centré :
𝜕𝑢𝑥
𝑁 𝑥 = 𝐸𝑆(𝑥)
𝜕𝑥
Le déplacement en tout point d'une barre s'obtient par intégration :
𝑥
𝑁
𝑢(𝑥) = න 𝑑𝑥
0 𝐸𝑆(𝑠)
Diagrammes de
l ’effort tranchant
et du moment
fléchissant dans
une poutre
Diagramme
de l’effort
tranchant
Diagramme de l’effort
tranchant
Diagramme de l’effort
tranchant
Diagramme de l’effort
tranchant
Diagramme de
l’effort
tranchant
A quoi sert le diagramme de
l’effort tranchant ?

Pour un treillis, c’est


l’intensité des efforts dans les
diagonales
Diagramme de l’effort tranchant

• A quoi sert le diagramme de l’effort tranchant ?

• A déterminer l’intensité des efforts qui cherchent à cisailler la poutre.

• Il faudra vérifier que les contraintes de cisaillement n’excèdent pas la contrainte élastique de
cisaillement
Considérant une flexion plane selon la direction 𝑦Ԧ , l'hypothèse d'Euler-
Bernoulli permet d'obtenir le profil des déformations axiales le long de la
section droite :
𝜕𝜃𝑧
𝜖𝑥𝑥 = − . 𝑦 = −𝜒𝑧 . 𝑦
𝜕𝑥
Utilisant la loi de comportement uniaxiale reliant la contrainte et la
déformation ainsi que la définition d’une contrainte généralisée de
flexion, nous pouvons exprimer le moment fléchissant dans une section Σ
d'abscisse x par :

𝑀𝑧 = න 𝐸𝜒𝑧 . 𝑦 2 𝑑𝑠
Le moment Σ
Soit, en introduisant la définition du moment quadratique 𝐼𝐺𝑧 = ‫׬‬Σ 𝑦 2 𝑑𝑠,
fléchissant la loi de comportement généralisée d’une poutre en flexion :
𝑀𝑧 = 𝐸𝐼𝐺𝑧 𝜒𝑧
Pour deux sections infiniment voisines, sous l'hypothèse des petits
déplacements et petites déformations, on peut assimiler la courbure de la
poutre à la dérivée de la rotation, soit la dérivée seconde du déplacement :
𝜕 2 𝑢𝑦 (𝑥)
𝑀𝑧 = 𝐸𝐼𝐺𝑧
𝜕𝑥 2
La contrainte normale, en fonction du moment fléchissant, est obtenue en
tout point de la poutre par :
𝑀𝑧 𝑥 . 𝑦
𝜎𝑧 𝑥, 𝑦 = −
𝐼𝐺𝑧
Diagramme du
moment fléchissant
Diagramme du
moment
fléchissant
• A quoi sert le diagramme du moment fléchissant ?

Diagramme du • A déterminer l’intensité des moments qui cherchent à faire


fléchir la poutre.
moment fléchissant
• Il faudra vérifier que les contraintes de flexion n’excèdent
pas la contrainte élastique du matériau
Diagrammes N,T,M

Déformation de la poutre subissant un moment flechissant

Fibre comprimée

Fibre tendue
Viaduc de l'Arc 2001
Viaduc de l'Arc 2001
Passerelle en bois
Autoroute A75
Pont du Truc de la Fare.
Passerelle sur le canal
Passerelle Japan Bridge, La Défense, Paris
Poutre continue à trois travées égales

Moment en travées

Moment sur appuis


Mb = Mc = -Pl2/10
Passerelle

Structure hyperstatique : moment maximum sur appuis


Pont

Structure hyperstatique : moment maximum sur appuis


En utilisant ces formulaires on peut même calculer des
structures hyperstatique, sous réserve d’avoir le bon
formulaire

Diagrammes
N,T,M
POUR LES SITUATIONS
COURRANTES DE
CHARGEMENT ET D’APPUIS,
DES FORMULAIRES
EXISTENT
Diagrammes de sollicitation internes

• Rappel des notions d’efforts internes


• La poutre sur 2 appuis
• 1 Charge ponctuelle (à connaitre par cœur)
• 1 Charge linéique (à connaitre par cœur)
• 4 charges ponctuelles
• La poutre sur 3 appuis
• Charge linéique
• Charge linéique + porte à faux
• La ferme latine
• Le portique à 3 rotules
• La poutre treillis
Diagrammes de sollicitation internes

• La définition de ces efforts internes en un point de l’élément est la suivante :



• Effort normal Nx = -∑ 𝑭𝒙 à 𝒈𝒂𝒖𝒄𝒉𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 = -(F2x)
• Effort tranchant Ty = -∑ 𝑭𝒚 à 𝒈𝒂𝒖𝒄𝒉𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 = -(R1y-F1y)
• Moment fléchissant Mfz = -∑ 𝑴𝒛 à 𝒈𝒂𝒖𝒄𝒉𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 (𝒂𝒖 𝒑𝒐𝒊𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒖𝒑𝒖𝒓𝒆) = -(-R1y*a+F1y*b)

Coupure

Gauche de la section

• Les efforts internes se déduisent de la cohésion de la matière d’un côté et de l’autre d’une coupure
fictive sur la pièce
Diagrammes de sollicitation internes
La poutre sur 2 appuis
1 Charge ponctuelle
• Effort concentré en 1 point au milieu de la poutre

F
Diagrammes de sollicitation internes
La poutre sur 2 appuis
1 Charge ponctuelle
• Réactions d’appuis :

F/2 F/2
Diagrammes de sollicitation internes
La poutre sur 2 appuis
1 Charge ponctuelle
F/2
• Efforts Tranchants Ty
F

-F/2

• La forme du diagramme sera rectangulaire


• En terme de valeur absolue l’effort tranchant ne dépassera jamais F/2 et sera le même de
partout
Diagrammes de sollicitation internes
La poutre sur 2 appuis
1 Charge ponctuelle
• Moment fléchissant Mfz FL/4

F/2 F/2

• La forme du diagramme sera triangulaire


• En terme de valeur absolue le moment de fléchissant sera situé au centre de la poutre et sera de FL/4
Diagrammes de sollicitation internes
La poutre sur 2 appuis
1 Charge ponctuelle

• Flèche :

Flèche =FL3/48EI

F/2 F/2
Diagrammes de sollicitation internes
La poutre sur 2 appuis
1 Charge linéique
• Effort linéique
q
Diagrammes de sollicitation internes
La poutre sur 2 appuis
1 Charge linéique
• Réactions d’appuis
q

qL/2
qL/2
Diagrammes de sollicitation internes
La poutre sur 2 appuis
1 Charge linéique
• Efforts Tranchants Ty qL/2

-qL/2

• La forme du diagramme sera Triangulaire


• En terme de valeur absolue l’effort tranchant ne dépassera jamais qL/2 et sera max aux appuis
Diagrammes de sollicitation internes
La poutre sur 2 appuis
1 Charge linéique
qL²/8
• Moment fléchissant Mfz

qL/2 qL/2

• La forme du diagramme sera parabolique


• En terme de valeur absolue le moment de fléchissant sera situé au centre de la poutre et sera de
qL²/8
Diagrammes de sollicitation internes

La poutre sur 2 appuis


1 Charge linéique

• Flèche :

Flèche =5qL4/384EI

qL/2 qL/2
La poutre sur 2 appuis
4 Charges ponctuelles
4 Efforts concentrés

F F F F
La poutre sur 2 appuis
4 Charges ponctuelles
Réactions d’appuis

F F F F

2F 2F
La poutre sur 2 appuis Le diagramme s’apparente de plus en
4 Charges ponctuelles plus au cas d’une charge linéique

Efforts Tranchants Ty

2F

-F

-2F
La forme du diagramme sera rectangulaire
En terme de valeur absolue l’effort tranchant ne dépassera jamais 2F et va changer par paliers de F
La poutre sur 2 appuis
4 Charges ponctuelles
Moment fléchissant Mfz Le diagramme s’apparente de plus en
plus au cas d’une charge linéique

3FL/5

2F 2F
La forme du diagramme sera triangulaire
En terme de valeur absolue le moment fléchissant sera situé au centre de la poutre et sera de 3FL/5
Exercice
Donnez les réactions d’appuis sachant que le forces sont situées au tiers
de la portée
Tracer les diagrammes d’efforts tranchants et moments fléchissants

F F
La poutre sur 3 appuis
1 Charge linéique
Charge linéique q

L
La poutre sur 3 appuis
1 Charge linéique
Réactions d’appuis q

0,375qL
0,375qL

1,25qL
La poutre sur 3 appuis
1 Charge linéique
Efforts Tranchants Ty
0,625qL
0,375qL

-0,375qL -0,625qL
La forme du diagramme sera Triangulaire
En terme de valeur absolue l’effort tranchant ne dépassera jamais qL/2 et sera max aux appuis
La poutre sur 3 appuis
1 Charge linéique
Moment de fléchissant Mfz

0,0703qL²

-qL²/8

La forme du diagramme sera parabolique


En terme de valeur absolue le moment fléchissant sera situé au centre de la poutre et sera de -qL²/8
La poutre sur 3 appuis
1 Charge linéique + porte à faux
Chargement
q
La poutre sur 3 appuis
1 Charge linéique + porte à faux
Effort tranchant
La poutre sur 3 appuis
1 Charge linéique + porte à faux
Charge linéique

A chaque appuis le moment change


de sens et devient négatif
Exercice
Tracer les diagrammes d’efforts tranchants et des moments
fléchissant dans cet exemple :

q
La ferme latine
1 Charge linéique
Chargement
La ferme latine
1 Charge linéique
Efforts normaux
La ferme latine
1 Charge linéique
Efforts tranchants
La ferme latine
1 Charge linéique
Moments fléchissants
Exemple : console

Chargements :

Tracez les diagrammes d’effort


normal tranchant et moments
fléchissants par intuition
Exemple : console
Le portique 3 rotules
1 Charge linéique
Charge linéique
Le portique 3 rotules
1 Charge linéique
Efforts normaux
Le portique 3 rotules
1 Charge linéique
Efforts tranchants
Le portique 3 rotules
1 Charge linéique
Moments fléchissants
La poutre treillis
1 Charge linéique
Chargement :
La poutre treillis
1 Charge linéique
Efforts normaux
La poutre treillis
1 Charge linéique
Efforts tranchants
La poutre treillis
1 Charge linéique
Moments fléchissants
Exercices

• Traces les diagrammes de l’effort trenchant V et du


moment fléchissant M, en y indiquant les valeurs
importantes.
Chapitre 2

Caractéristiques géométriques
des sections
Caractéristiques
Les calculs des différentes intégrales se font
géométriques dans un repère cartésien ou dans un repère
cylindrique
des sections
• Moment statique d’une aire plane :
Par rapport aux axes Ox et Oy , l’aire A
limitée par le contour c est donnée par :
A=∫dA=∫∫dxdy

les moments statiques mx et my de


l’aire A par rapport au axes ox et oy
ont pour valeur :
mx = ∫[Link]
my = ∫[Link]
• Centre de gravité d’une aire plane :
Les distances xG et yG du centre de gravité G aux axes oy et ox de l’aire A sont définies
par les relations suivantes :
• XG = my /A
• YG = mx /A
• Moment d’inerti e d’une aire plane :
Les moments d’inertie Ix et Iy de l’aire A par rapport aux axes xx et yy ont pour valeur :

𝐼𝑥 = න 𝑦 2 𝑑𝐴

𝐼𝑦 = න 𝑥 2 𝑑𝐴
Principe des axes parallèles : ( théorème de Hygènes )

𝐼𝑋 = න(𝑦 + 𝑑)2 𝑑𝐴 = න(𝑦 2 + 𝑑 2 + 2𝑑𝑦) 𝑑𝐴 = 𝐼𝑥 + 𝐴𝑑 2


Chapitre 3

Traction et compression
simple
On dit qu’une poutre (E) travaille en extension
simple (ou en compression simple) quand elle est
soumise à deux forces axiales directement
opposées, appliquées au centre de surface des
sections extrêmes qui tendent à l’allonger (ou à la
raccourcir).

Traction et
Compression
Etude et
caractérisation
du cisaillement
cisaillement

• Il y a cisaillement lorsqu'une pièce est sollicitée par deux forces égales,


de même droite d'action mais de sens contraires qui tendent à faire
glisser l'une sur l'autre les deux parties de la pièce .

• Sous l'action de ces deux forces la poutre tend à se


séparer en deux tronçons E1 et E2 glissant l'un par
rapport à l'autre dans le plan de section droite (P).

• Une section droite (S) d’une poutre (E) est


sollicitée au cisaillement simple si les éléments de
réduction au centre de surface G de (S) du torseur
des efforts de cohésion sont :
Essai de cisaillement

• La sollicitation de cisaillement pur est un cas très particulier de la RDM car elle
est impossible à réaliser expérimentalement. D’autre part le cisaillement simple
concerne une section de la poutre et non la poutre entière.
• Les essais et résultats qui suivent permettent toutefois de rendre compte des
actions tangentielles dans une section droite et serviront ainsi dans le calcul de
pièces soumises au cisaillement.
Essai de cisaillement

Considérons une poutre (E) parfaitement encastrée et appliquons-lui un effort


de cisaillement F uniformément réparti dans le plan (P) de la section droite (S)
distante de Δx du plan (S0) d'encastrement.
On se rapproche des conditions du cisaillement réel, à condition de vérifier que
Δx es très petit.
Si l'on isole (E1), on trouve alors le torseur de cohésion suivant :
Etude des déformations en cisaillement

• Si on trace la variation du glissement ∆y en fonction de l’effort F, on obtient


la courbe représentée, ayant une zone de déformations élastiques (OA) et une
zone de déformations permanentes (ABC).

• La section S cisaillée se déplace dans son plan. Ce déplacement est un glissement.


Il est défini par un angle de glissement γ. Cet angle défini par tg γ= Δy/Δx.
Etude des déformations en cisaillement

La déformation γ , appelée glissement relatif ou déviation (sans unité) reste faible


dans le domaine elastique d’où γ= Δy/Δx
En déformation élastique, la contrainte de cisaillement τ varie linéairement en
fonction de l’angle de glissement γ , on introduit alors le module de Coulomb 𝐺
telle que :
𝜏 = 𝐺. 𝛾

𝐸
𝐺=
2(1 + 𝜈)

ν : étant le coefficient de Poisson


Etude de contrainte en cisaillement

Chaque élément de surface Δ𝑆 supporte un effort de cisaillement Δ𝐹 contenu


dans le plan (S).
Il y a répartition uniforme des contraintes dans la section droite. D’où :
𝑇
𝜏=
𝑆
Avec :
𝜏 : contrainte tangentielle en Mpa ou N/mm2
𝑇 : effort tranchant en N
S : aire de la section droite cisaillée en mm2
Condition de résistance au cisaillement

Pour des raisons de sécurité, la contrainte tangentielle 𝜏 doit rester inférieure


à une valeur limite appelée résistance pratique de cisaillement 𝜏𝑎𝑑𝑚 (ou 𝑅𝑒𝑔
la résistance élastique au cisaillement du matériau (en Mpa))
𝑅𝑒𝑔
avec 𝜏𝑎𝑑𝑚 = 𝑅𝑝𝑔 =
𝑆
et 𝑆 un coefficient de sécurité ;
La condition de résistance s’écrit alors :𝜏 < 𝜏𝑎𝑑𝑚
Etude et
caractérisation
de la torsion
Définition

La poutre est supposée à section circulaire constante et de poids négligé.


Le torseur efforts de cohésion à la section droite (S) de centre de surface G
est défini par :
Essai de torsion simple

Une éprouvette cylindrique de révolution est encastrée à son extrémité


(S1) de centre de gravité G1 . On applique à l’extrémité droite sur la
section (S2) de centre de gravité G2 une action mécanique modélisée en
G2 par un torseur « couple » :

En faisant croître 𝑀𝐺2 = 𝑀𝐺2 . 𝑥,


Ԧ on mesure les déformations de la poutre.
Essai de torsion simple
Le déplacement d’une section droite (S) est uniquement une rotation d’un
angle α autour de son axe, et cette rotation est proportionnelle à sa distance x
par rapport à (S1).
On obtient une courbe illustrée à la Figure semblable à celle de l’essai de
traction :

Elle comprend une zone de déformations élastiques où l’angle de torsion α est


proportionnel au moment de torsion. A partir du point A les déformations croissent
rapidement jusqu’à avoir rupture de l’éprouvette.
Torsion des arbres cylindriques
Soit donc un cylindre plein, à base circulaire pour simplifier, de rayon R et de
longueur L soumis à un couple C pour lequel on se propose de calculer contraintes
et déformations. Une hypothèse, un peu similaire à l’hypothèse de Bernoulli pour
les poutres, consiste à considérer que le déplacement curviligne 𝑢𝜃 d’un point
d’une section droite s’effectue dans le plan de la section proportionnellement à la
coordonnée axiale 𝑥3 et à la coordonnée radiale 𝑟 de la figure.
Torsion des arbres cylindriques
• Si 𝛽 est l’angle petit du mouvement d’un rayon à déterminer en fonction de C.
𝑥3
𝑢𝜃 ≈ 𝛽𝑟 avec 𝑢3 = 0
𝐿
les composantes cartésiennes de ce déplacement s’obtiennent par projections sur les axes 𝑥1 et 𝑥2 et très
simplement grâce à l’hypothèse des petits déplacements,
𝑥3 𝜋 𝑥3 𝜋
𝑢1 = 𝛽𝑟 cos − 𝜃 , 𝑢2 = 𝛽𝑟 𝑠𝑖𝑛 −𝜃
𝐿 2 𝐿 2
𝜋 𝑥3 𝜋 𝑥
ou, avec cos − 𝜃 = sin 𝜃 = et sin − 𝜃 = co𝑠 𝜃 = 1
2 𝑟 2
𝑥3 𝑥3 𝑟
𝑢1 = − 𝛽𝑥3 , 𝑢2 = 𝛽𝑥1
𝐿 𝐿
1 𝜕𝑢1 𝜕𝑢2
On en déduit les déformations 𝜀12 = 𝜀21 = + ,et ses équivalentes pour les autres déformations,
2 𝜕𝑥2 𝜕𝑥1
1 𝜕𝑢2 𝜕𝑢3 1 𝜕𝑢1 𝜕𝑢
𝜀23 = 𝜀32 = + , 𝜀13 = 𝜀31 = + 3 ,
2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥2 2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1
𝛽 𝛽
𝜀23 = 𝑥1 , 𝜀13 = 𝑥2
𝐿 𝐿
puis les contraintes par la loi d’élasticité en cisaillement.
Torsion des arbres cylindriques
𝜎12 𝐸
𝜀12 = avec 𝐺 =
2𝐺 2(1 + 𝜈)
Soit
𝛽 𝛽
𝜎13 = −2𝐺 𝑥2 , 𝜎23 = −2𝐺 𝑥1
𝐿 𝐿
Les moments de ces contraintes, intégrés sur la section, doivent équilibrer le couple appliqué,
𝛽
ඵ (𝑥1 𝜎23 − 𝑥2 𝜎13 )𝑑𝑆 = 𝐶, ou 2𝐺 (𝑥12 + 𝑥22 )𝑑𝑆 = 𝐶
𝑆 𝐿
ou encore en coordonnées polaires ( 𝑟, 𝜃, 𝑥3 )
𝛽 2𝜋 𝑅 3
2𝐺 න න 𝑟 𝑑𝜃𝑑𝑟 = 𝐶
𝐿 0 0
L’intégrale double représente le moment d’inertie de torsion de la section circulaire par rapport à l’axe 𝑥3 .
2𝜋 𝑅
𝜋
𝐼0 = න න 𝑟 3 𝑑𝜃𝑑𝑟 = 𝑅4
0 0 2
Torsion des arbres cylindriques

• D’où
𝛽 𝐶
=
𝐿 2𝐺𝐼0
On en déduit :
L’angle de rotation pour la longueur L :
𝐶𝐿
𝛽=
2𝐺𝐼
Les contraintes tangentielles maximales à la surface du cylindre, 𝑥1 = 𝑅 et 𝑥2 = 𝑅,
𝐶 𝐶
𝜎13 = − 𝑅 𝑒𝑡 𝜎13 = 𝑅
𝐼0 𝐼0
Torsion des arbres cylindriques

• Exemple. Torsion d’un tube de rayon extérieur R et d’épaisseur e. L’analyse de la torsion du cylindre
plein effectuée dans ce paragraphe vaut pour un cylindre creux jusqu’à l’équation d’équilibre. C’est la
borne inférieure de l’intégrale du moment d’inertie I0 qui change dans l’équation,

• Exercice
• Exprimer la contrainte tangentielle maximale subie par l’arbre de transmission précédent de diamètre
D = 15mm et déterminer le coefficient de sécurité Cs par rapport à la limite d’élasticité en cisaillement
du matériau τy = 300 MPa.
Torsion des arbres cylindriques
• Exercices
Torsion des arbres cylindriques
• Exercices
Torsion des arbres cylindriques
• Exercices
Torsion des arbres cylindriques
• Exercices
Contrainte dans les poutres en flexion
• Exercices
Contrainte dans les poutres en flexion
• Exercices
Contrainte dans les poutres en flexion
• Exercices
Contrainte dans les poutres en flexion
• Exercices

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