Audit du risque de liquidité
Audit du risque de liquidité
Guide pratique
Cadre de Référence International
des Pratiques Professionnelles
de l’audit interne
FINANCE
Synthèse ......................................................................................................................................................................................... 4
Introduction .................................................................................................................................................................................. 5
Enjeux opérationnels et risques associés ..................................................................................................................................... 6
Principes fondamentaux de gestion et de supervision du risque de liquidité ..................................................... 8
Gouvernance de la gestion du risque de liquidité .......................................................................................................... 8
Modèle des trois lignes de maîtrise et gestion du risque de liquidité ....................................................................... 9
Appétence pour le risque de liquidité et tolérance au risque ....................................................................................... 11
Planification de la mission .................................................................................................................................................................... 12
Mesure et gestion du risque de liquidité ......................................................................................................................... 13
Communication externe relative à la liquidité .............................................................................................................. 17
Rôle des autorités de supervision ...................................................................................................................................... 18
Annexe A. Normes et Guides pratiques de l’IIA applicables ..................................................................................... 19
Annexe B. Glossaire ................................................................................................................................................................. 20
Annexe C. Principes de Bâle III sur la gestion et la supervision du risque de liquidité .................................... 21
Annexe D. Exemples de risques de liquidité et contrôles y afférents .................................................................... 23
Annexe E. Référence et lectures supplémentaires ....................................................................................................... 25
Remerciements ......................................................................................................................................................................... 26
Les régulateurs examinent et évaluent les banques en se fondant sur des procédures et outils méthodolo-
giques, y compris des indicateurs spécifiques et des reportings obligatoires. Le dispositif de gestion du risque
de liquidité d’une banque est fondamental pour maintenir sa position en capital, laquelle est essentielle plus
largement pour l’équilibre du système financier et de l’économie. Ces lignes directrices fournissent une vue
d’ensemble des normes internationales et des bonnes pratiques pour la gestion du risque de liquidité, y com-
pris l’utilisation d’un cadre de référence pour la gestion de ce risque.
Compte tenu de l’importance de la gestion du risque de liquidité, l’assurance fournie par la fonction d’audit
interne est essentielle. Ce guide pratique décrit les rôles et responsabilités concernant les processus de gou-
vernance, de management des risques, de contrôle et de pilotage d’une banque en matière de liquidité, y
compris le rôle de l’audit interne en tant que fournisseur d’une assurance indépendante sur la qualité et l’ef-
ficacité de ces processus. Une approche pour les missions d’audit interne traitant du risque de liquidité ainsi
qu’un exemple d’utilisation de cette méthode sont également proposés.
1
Dans ce guide pratique, les termes « autorité de supervision » et « superviseur » renvoient à une autorité mandatée ayant le pouvoir
légal d’agréer les établissements bancaires, d’assurer leur supervision permanente, de gérer leur conformité avec la législation et de
prendre en temps opportun des mesures correctrices pour remédier aux problèmes de sécurité et de solidité. Adapté du Comité de
Bâle sur le contrôle bancaire. Principes fondamentaux pour un contrôle bancaire efficace (Bâle, Suisse : Banque des règlements interna-
tionaux, 2012).
2
Aux fins du guide pratique, le terme « banque » renvoie aux banques, aux holdings bancaires et à d’autres sociétés considérées par
les autorités de supervision du secteur bancaire comme la maison mère d’un groupe bancaire au regard de la législation nationale
applicable, dans la mesure où le superviseur national de l’entité le juge approprié. Adapté du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire.
Principes de saine gestion et de surveillance du risque de liquidité (Bâle, Suisse : Banque des règlements internationaux, 2008).
3
Prise de position de l’IIA : Les trois lignes de maîtrise pour une gestion des risques et un contrôle efficaces (Altamonte Springs, Flo-
ride, États-Unis, Institute of Internal Auditors, 2013).
Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (« Comité de Bâle ») a été créé pour renforcer la stabilité financière
– en améliorant la qualité de la supervision bancaire dans le monde entier – et pour servir de forum pour
une coopération régulière entre les 45 pays membres dans ce domaine. Ce Comité a initialement publié un
cadre de référence sur l’adéquation des fonds propres en 1988 et continue à réviser et à compléter ce cadre
de référence reconnu sur le plan international afin de renforcer la réglementation, la surveillance et le mana-
gement des risques pour le secteur bancaire. À la suite de la crise financière, le comité a réformé ses normes
et ses principes en matière d’adéquation des fonds propres et de gestion du risque de liquidité. Connu sous
le nom de « Bâle III », cet ensemble exhaustif de mesures avait pour but d’améliorer la capacité du secteur
bancaire à absorber les chocs résultant de tensions financières et économiques, de renforcer la transparence
et la communication externe des banques, et d’améliorer le management des risques et la gouvernance.4
Les 17 principes reconnus internationalement pour gérer et suivre les risques de liquidité, tous énumérés à
4
Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Bâle III : dispositif international de mesure, normalisation et surveillance du risque de liquidité et
Bâle III : dispositif réglementaire mondial visant à renforcer la résilience des établissements et systèmes bancaires (Bâle, Suisse : Banque des
règlements internationaux, 2010).
5
Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Bâle III : Ratio de liquidité à court terme et outils de suivi du risque de liquidité (Bâle, Suisse :
Banque des règlements internationaux, 2013).
6
Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Bâle III : Ratio structurel de liquidité à long terme (Bâle, Suisse : Banque des règlements inter-
nationaux, 2014).
7
Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Principes de saine gestion et de surveillance du risque de liquidité (Bâle, Suisse : Banque des
règlements internationaux, 2008).
Bien que plusieurs systèmes bancaires aient mis en œuvre, ou soient en train de mettre en œuvre, les exi-
gences de Bâle III, de nombreux pays en développement adaptent à leur niveau ses normes et mesures de
liquidité. Les auditeurs internes devraient avoir connaissance des modalités adoptées par leur organisation
concernant les indicateurs d’adéquation du capital de Bâle III (par exemple, les méthodes de calcul des fonds
propres et des actifs pondérés peuvent différer selon les organisations). Même si l’organisation ne suit pas
strictement les principes définis par Bâle III, les auditeurs internes peuvent se référer aux principes et bonnes
pratiques de ce guide.
La fonction d’audit interne fournit à la Direction Générale et au Conseil l’assurance que les processus de
gestion du risque de liquidité respectent de façon efficace et efficiente les obligations réglementaires et les
besoins en liquidité de l’organisation. Cependant, le respect des obligations réglementaires n’est que la base
d’une saine gestion du risque de liquidité. Au-delà de l’assurance fournie sur cette conformité, le rôle de
l’audit interne concerne également la stratégie et les objectifs de l’organisation. La fonction d’audit interne
donne une assurance et des conseils sur le management des risques susceptibles de menacer la capacité
de l’organisation à atteindre ses objectifs. Elle fournit l’assurance à la direction générale et au Conseil que le
dispositif de gestion du risque de liquidité est conforme à la stratégie de la banque et à son appétence pour
le risque et que les processus en place pour la gestion de ce risque opèrent de manière efficace et efficiente.
8
Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Principes de saine gestion et de surveillance dues risque s de liquidité (Bâle, Suisse : Banque des
règlements internationaux, 2008).
9
Ibid.
La fonction d’audit interne joue un rôle important dans l’évaluation de la gestion du risque de liquidité, don-
nant une assurance non seulement aux instances de gouvernance, mais aussi aux régulateurs. Les obliga-
tions générales en matière de reporting pour les banques sont décrites dans Bâle III, tandis que quelques
détails spécifiques, comme la fréquence du reporting, sont déterminés par des réglementations locales. Les
auditeurs internes devraient avoir connaissance des obligations réglementaires en matière de reporting et
des autres obligations réglementaires concernant l’évaluation du dispositif global de liquidité de la banque,
de ses positions et de son profil (c’est-à-dire des actifs liquides de haute qualité, du montant et du type des
actifs non grevés, du plan de financement d’urgence et des résultats des stress tests). Par exemple, la direction
d’une banque peut avoir l’obligation de communiquer certains indicateurs chaque trimestre ou chaque mois,
accompagnés ou non d’un rapport annuel formel sur les processus internes d’évaluation de l’adéquation de
la liquidité.
Alors que les travaux d’évaluation de l’audit interne prennent en compte le risque de liquidité, le cadre de
référence de Bâle III et les réglementations ultérieures ont formalisé les attentes en matière d’évaluation cor-
recte du risque de liquidité par les organisations. Ainsi, la compréhension et l’évaluation faite par la fonction
d’audit interne sur la capacité de l’organisation à se conformer aux obligations réglementaires et à s’adapter
aux changements futurs constitue une réelle valeur ajoutée.
Le dispositif de gestion du risque de liquidité doit comprendre une méthodologie précise pour gérer le risque
de liquidité de la banque de manière appropriée et correcte, conformément à l’appétence pour le risque, à
la tolérance au risque et aux objectifs stratégiques de l’établissement. Ce dispositif devrait aussi comprendre
une méthodologie pour analyser les facteurs externes et internes en vue d’identifier, d’évaluer et de gérer le
risque de liquidité. La méthodologie devrait comprendre la description des indicateurs, des mesures et des
limites qui informent et alertent la direction des éventuels problèmes de liquidité.
Direction générale
Audit externe
Régulateurs
1ère ligne de maîtrise 2ème ligne de maîtrise 3ème ligne de maîtrise
Contrôle financier
Autres Sécurité
contrôles Dispositifs Gestion des risques
pilotés de contrôle Audit interne
par le interne Qualité
management
Inspection
Conformité
Source : Prise de position de l’IIA : Modèle des trois lignes de maîtrise pour une gestion des risques et
un contrôle efficaces (Altamonte Srpings, Floride, État-Unis : Institute of Internal Auditors, 2013). Schéma
adapté à partir des lignes directrices ECIIA / FERMA sur la 8e directive de l’UE relative au droit des sociétés,
article 41.
La première ligne de maîtrise comprend des managers opérationnels qui sont responsables de la mise en place
des dispositifs de contrôle interne efficaces et de la mise en œuvre au quotidien des procédures de gestion
des risques et de contrôle.
La deuxième ligne de maîtrise consiste en des fonctions séparées de gestion des risques, de contrôle et de
conformité qui supervisent la première ligne de maîtrise, et s’assurent que les processus de management des
risques et les processus de contrôle sont correctement conçus et fonctionnent efficacement.
Le comité de gestion actif-passif (« ALCO » pour asset and liabilities committee) de la direction générale éta-
blit les politiques et la stratégie, prend et met en œuvre les décisions concernant le risque de liquidité, et
surveille activement le profil de risque de liquidité de l’organisation. Ce comité exerce des responsabilités de
surveillance dont on considère qu’elles font partie de la deuxième ligne de maîtrise, mais agit aussi comme
la première ligne de maîtrise pour gérer les risques de liquidité, de marché et de capital. Dans des institutions
petites ou moins matures, le Conseil lui-même ou d’autres types de comités pourraient exercer des fonctions
similaires. Cependant, les auditeurs internes devraient recommander que le Conseil mette en place un tel
comité dans le cadre d’une bonne gouvernance.
Les directives de Bâle III spécifient l’obligation pour la deuxième ligne de maîtrise (fonctions gestion des
risques, conformité et finance) de soumettre régulièrement un rapport au Conseil sur les activités de la
banque. Généralement, le comité de gestion actif-passif rend compte directement au Conseil.
La troisième ligne de maîtrise est la fonction d’audit interne, qui donne une assurance indépendante sur les
processus mis en œuvre par la première ligne de maîtrise et suivis par la deuxième ligne de maîtrise. Seule
l’assurance donnée par la troisième ligne de maîtrise peut être considérée comme étant objective et indé-
pendante. N’ayant aucune responsabilité directe en matière de gestion des risques, la fonction d’audit interne
évalue, de façon indépendante, l’adéquation et l’efficacité des politiques et processus mis en œuvre par les
autres lignes de maîtrise et rend compte directement au Conseil en dehors de toute influence du manage-
ment. Cette évaluation comprend notamment l’analyse des résultats du management au regard de la mis-
sion, des objectifs et de l’appétence pour le risque de l’organisation.
La nature et le type de ces fonctions dépendent de nombreux facteurs, y compris de la maturité de l’organi-
sation. En règle générale, la première ligne de maîtrise devrait proposer de définir l’appétence pour le risque,
les objectifs et les limites, mais les fonctions de contrôle (c’est-à-dire la fonction indépendante de gestion
des risques de la banque) devraient intervenir et s’assurer que ces propositions sont compatibles avec le
profil de risque de la banque. Le comité de gestion actif-passif devrait revoir le profil de risque de liquidité,
suivre sa conformité avec l’appétence pour le risque déclarée par la banque et surveiller la prise de décision
concernant la gestion de l’actif et du passif. Cette surveillance implique d’évaluer les conditions fluctuantes
du marché, d’y réagir et de veiller à l’adéquation des ressources en liquidité et en capital. Le Conseil devrait
revoir et approuver la stratégie, les politiques et les pratiques en matière de management des risques de la
banque au moins une fois par an et devrait examiner et ratifier tous les changements de politiques. Enfin, le
Conseil a aussi la responsabilité de s’assurer que la direction générale gère efficacement le risque de liquidité.
Pour évaluer l’efficacité du dispositif de gestion du risque de liquidité, les auditeurs internes devraient d’abord
comprendre la stratégie de la banque concernant la liquidité. Pour comprendre cette stratégie, les auditeurs
internes pourraient participer aux réunions du comité de direction en tant qu’observateurs sans droit de
vote. Ce statut leur permet de conserver le positionnement indépendant exigé par les Normes de l’IIA. Les
auditeurs internes pourraient être observateurs lors des réunions du comité de gestion actif-passif ou de tout
autre comité de management des risques ou lors des réunions du Conseil sur les risques de liquidité afin
d’évaluer :
les modalités de fonctionnement et définition des responsabilités dans les entités ;
le caractère avisé de la prise de décisions ;
la fréquence et le contenu des présentations relatives au risque de liquidité.
Pour mieux comprendre les processus de gestion du risque de liquidité et la structure de gouvernance de
l’organisation (tels que les rôles et responsabilités à chaque niveau du management), les auditeurs internes
pourraient analyser les chartes et les comptes-rendus des réunions du comité de gestion actif-passif et de
tous les comités pertinents sur les risques, ainsi que les rapports du management et tout autre document.
Bien que les exigences de Bâle III semblent donner la priorité à de telles évaluations sur la gouvernance de la
gestion du risque de liquidité, la Norme 2110 – Gouvernance s’applique également. Il est demandé aux audi-
teurs internes d’évaluer et de formuler des recommandations appropriées en vue d’améliorer les processus
de gouvernance de l’organisation pour :
les prises de décisions stratégiques et opérationnelles ;
la surveillance des processus de management des risques et de contrôle ;
la promotion des règles d’éthique et des valeurs appropriées ;
une gestion efficace des performances de l’organisation assortie d’une obligation de rendre compte ;
la communication aux services concernés des informations relatives aux risques et aux contrôles ;
la coordination des activités et la communication des informations entre le Conseil, les auditeurs
externes, les auditeurs internes, les autres prestataires d’assurance, et le management.
Par conséquent, le Conseil devrait définir une tolérance au risque de liquidité qui reflète les objectifs opéra-
tionnels, l’orientation stratégique, l’appétence globale pour le risque, la situation financière, la capacité de
financement et le rôle de la banque dans le système financier. Cette tolérance devrait permettre à la banque
de gérer ses liquidités prudemment en période normale de façon à pouvoir faire face à une longue période
de stress. La direction générale devrait fixer la tolérance au risque de telle façon que tous les niveaux de direc-
tion comprennent bien la relation inverse entre risques et bénéfices. Le comité de gestion actif-passif devrait
suivre attentivement les indicateurs de liquidité de la banque et rendre compte régulièrement au Conseil.
Les auditeurs internes devraient obtenir la déclaration relative à l’appétence pour le risque approuvée par
le Conseil. Ils y trouveront généralement les indicateurs liés à la surveillance du risque de liquidité et devraient
apprécier si ces indicateurs tiennent efficacement compte des principaux risques. Cette déclaration devrait
décrire la manière dont la direction identifie les principaux risques auxquels la banque pourrait être exposée,
ainsi que la manière dont elle définit l’appétence pour le risque et les niveaux spécifiques de tolérance au
risque de liquidité. Les tolérances au risque peuvent être exprimées comme des limites d’exposition. En géné-
ral, la déclaration relative à l’appétence pour le risque comprend deux indicateurs de liquidité en conditions
normales et deux en conditions de stress, et ces indicateurs sont alors incorporés dans les limites. L’appétence
pour le risque et les tolérances au risque de liquidité devraient être intégrées dans la gestion globale de la
liquidité, en lien avec la stratégie opérationnelle, la stratégie relative aux risques, les processus internes d’éva-
luation de l’adéquation des fonds propres et des liquidités.
L’interprétation de la Norme 2120 mentionne que « pour étayer cette évaluation, l’audit interne peut s’ap-
puyer sur des informations issues de différentes missions. Une vision consolidée des résultats de ces missions
permet une compréhension du processus de management des risques de l’organisation et de son efficacité ».
La Norme 2120 A1 précise d’autres aspects de l’exposition aux risques de l’organisation qui doivent être éva-
lués.
Le plan d’audit interne, fondé sur une évaluation des risques réalisée au moins une fois par an (comme exigé
par la Norme 2010 A1 de l’IIA), est essentiel pour l’évaluation des risques de liquidité, de la position de liquidité
et des processus de gestion du risque de liquidité d’une banque. Le responsable de l’audit interne devrait s’as-
surer que la liquidité est bien intégrée dans les processus d’évaluation globale des risques de l’organisation et
dans les analyses préliminaires des risques durant la phase de planification des missions.
Même s’il existe de nombreuses approches différentes pour évaluer le risque de liquidité, son importance
dans le secteur bancaire fait qu’il est probable que le plan d’audit interne d’une banque inclut une mission
d’assurance annuelle concernant sa stratégie de liquidité et ses processus de gestion du risque de liquidité.
Cette mission peut être envisagée comme portant de bout-en-bout sur le risque de liquidité avec délivrance
d’une opinion. Dans d’autres cas, le risque de liquidité peut être analysé de manière plus efficiente avec
d’autres risques et dans le cadre de plusieurs missions.
Dans le cadre de cette évaluation annuelle, les auditeurs internes peuvent incorporer l’évaluation du risque
de liquidité à d’autres missions, comme celles portant sur le modèle économique et la stratégie, le cadre de
gouvernance des risques, le cadre d’appétence pour le risque, et les reportings réglementaires. Les audi-
teurs internes peuvent également choisir de délimiter le périmètre d’intervention d’une mission pour une
évaluation plus approfondie de certains aspects spécifiques du processus de gestion du risque de liquidité.
Par exemple, les auditeurs internes peuvent examiner la gouvernance du processus de gestion du risque de
liquidité pour s’assurer que la surveillance opérée par le Conseil est appropriée et que le comité des risques et
le comité de gestion actif-passif ont un reporting approprié au regard des exigences réglementaires.
Dans une autre approche, les auditeurs internes peuvent cibler leurs missions sur des unités opérationnelles,
des régions ou des lignes de produits spécifiques. Une approche ciblée pourrait comprendre des missions
d’audit distinctes ayant des périmètres d’intervention variables et couvrant, par exemple :
le plan de financement d’urgence ;
le processus et les hypothèses des stress tests de liquidité ;
Ainsi, les auditeurs internes peuvent évaluer et communiquer sur les étapes du processus de gestion du
risque de liquidité qui demandent beaucoup de temps et d’autres ressources.
Quand les auditeurs internes mènent leur évaluation des risques au niveau de leur mission, ils devraient
prendre en compte l’évaluation complète la plus récente de la gestion du risque de liquidité ainsi que les der-
nières missions d’audit pertinentes à ce sujet. Les auditeurs internes devraient aussi déterminer si l’évaluation
des risques à l’échelle de l’organisation donne des informations pertinentes concernant la liquidité. Lors de la
planification d’une mission d’évaluation des risques de liquidité à l’échelle d’une organisation, il convient de
coordonner et d’intégrer les informations obtenues lors d’autres missions afin que le périmètre d’intervention
prenne en compte les évaluations qui ont déjà été effectuées. Ceci aura une incidence sur le plan d’audit
interne global. Dans le cadre d’une approche par plusieurs missions distinctes, une stratégie d’audit interne
pluriannuelle, en plus d’un plan annuel, pourra aider les auditeurs internes à moduler le périmètre d’interven-
tion de chaque mission sur le risque de liquidité pour parvenir à une couverture totale en deux ou trois ans.
Une planification d’audit interne qui coordonne tous les prestataires d’assurance et de conseil de la banque
devrait contribuer à l’application efficace et efficiente des principes de Bâle III relatifs à l’agrégation des don-
nées et au reporting des risques.10 En outre, les auditeurs internes peuvent envisager l’utilisation des travaux
d’autres prestataires d’assurance et de conseil, internes et externes (c’est-à-dire, la deuxième ligne de maîtrise
ou des prestataires externes) pour une évaluation globale du processus de gestion de la liquidité. Cependant,
comme mentionné dans la Norme 2050 – Coordination et utilisation d’autres travaux, le responsable de l’au-
dit interne devrait prendre en considération les compétences, l’objectivité et la conscience professionnelle
des autres prestataires et devrait également avoir une compréhension précise du périmètre d’intervention,
des objectifs et des résultats des travaux réalisés, car le responsable a toujours le devoir d’étayer de manière
adéquate les conclusions et les opinions de l’audit interne et d’en rendre compte.
10
Voir les Principes aux fins de l’agrégation des données sur les risques et de la notification des risques du Comité de Bâle sur le contrôle
bancaire (Bâle, Suisse : Banque des règlements internationaux, 2013).
Pour la mesure du financement et de la liquidité en situation de stress, Bâle III a introduit deux exigences
minimales. Le ratio de liquidité à court terme (LCR – Liquidity coverage ratio), décrit dans la figure n°2, a été
conçu pour renforcer la résilience à court terme du profil de risque de liquidité d’une banque en s’assurant
que cette banque a suffisamment d’actifs liquides de haute qualité (HQLA – High-quality liquid assets) pour
surmonter un scénario de stress d’une durée de 30 jours. Le ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR –
Net stable funding ratio), décrit dans la figure n° 3, a été conçu pour réduire les risques de financement dans
une perspective à long terme en exigeant des banques qu’elles financent leurs activités avec suffisamment
de sources stables de financement afin de maîtriser les risques d’une future crise de financement. Le NSFR
exige des banques qu’elles maintiennent un profil de financement stable quant à la composition de leurs
actifs et de leurs activités hors bilan.
Le ratio de liquidité à court terme (LCR) a pour objectif de favoriser la résilience à court
terme du profil de risque de liquidité des banques en veillant à ce qu’elles disposent d’un
encours suffisant d’actifs liquides de haute qualité (HQLA) non grevés pouvant être conver-
tis en liquidités, facilement et immédiatement, sur des marchés privés, dans l’hypothèse
d’une crise de liquidité qui durerait 30 jours calendaires.
Le ratio de liquidité à court terme est représenté par la formule :
Une fois que le ratio de liquidité à court terme aura été entièrement appliqué, le seuil de
100 % sera une exigence minimale en temps normal.
Source : Bâle III : Ratio de liquidité à court terme et outils de suivi du risque de liquidité (Bâle, Suisse : Banque des règlements internationaux,
2013)
Source : Bâle III : Le ratio structurel de liquidité à long terme (Bâle, Suisse : Banque des règlements internationaux, 2014)
Pour évaluer les politiques et les processus de mesure et de gestion du risque de liquidité de la banque, les
auditeurs internes devraient vérifier que les prévisions de flux de trésorerie sont aussi exactes que possible.
Les auditeurs internes peuvent vérifier si le management :
a défini des objectifs de liquidité pour les soldes de trésorerie et de liquidités, surveille la conformité
avec les limites définies et notifie les cas de non-conformité au comité de suivi ;
examine les positions de liquidité et les activités en fin de journée et notifie les niveaux de soldes
significatifs ou les pénuries au comité de suivi ;
examine quotidiennement les reportings sur la trésorerie et la liquidité pour déterminer si le finance-
ment est suffisant pour remplir les obligations et atteindre les objectifs autorisés ;
diffuse des reportings aux collaborateurs concernés et à la direction générale pour les aider dans le
pilotage de la liquidité et la mise en œuvre des plans d’investissement de la banque ;
examine la répartition de l’excédent de trésorerie pour s’assurer qu’elle est conforme aux instruc-
tions ;
surveille les indicateurs d’alerte précoce concernant les sources de financement et les marchés.
La mesure de l’exposition au risque de liquidité s’avère insuffisante s’il n’y a pas de stratégie en place pour
s’assurer que la banque gère de manière appropriée les expositions aux risques. Une bonne gestion des sys-
tèmes d’information, l’analyse des exigences en matière de financement net en fonction de divers scénarios,
la diversification des sources de financement et la planification de mesures d’urgence sont les pierres angu-
laires d’une stratégie saine concernant la liquidité. La direction générale doit élaborer et mettre en œuvre une
stratégie de gestion du risque de liquidité qui est conforme à l’appétence pour le risque et à la tolérance au
risque de liquidité de la banque et qui garantit que la banque conserve des liquidités suffisantes. Cette straté-
gie devrait prendre en compte la manière dont les risques de liquidité sont affectés par les autres risques tel
que les risques de crédit, les risques de marché, les risques opérationnels et les risques de réputation.
Bâle III propose plusieurs exigences pour une stratégie efficace de gestion du risque de liquidité :
Le management devrait appliquer un dispositif de gestion du risque de liquidité permettant la pro-
jection de flux de trésorerie ainsi que le suivi des expositions aux risques et des besoins de finance-
ment, en tenant compte des éléments pouvant faire obstacle aux transferts de liquidité. Le cadre de
La plupart, voire l’ensemble des risques liés à la liquidité sont gérés par le comité de gestion actif-passif.
Les politiques et les procédures qui fondent les décisions de ce comité et l’exécution par la banque de ces
décisions doivent inclure des délimitations claires des pouvoirs, les protocoles d’escalade, les limites et les
éléments déclencheurs. Les auditeurs internes peuvent évaluer si le comité de gestion actif-passif examine
et suit correctement :
les stratégies de financement à court terme de la banque pour faire face à des engagements prévus ;
la position de liquidité de la banque ;
les facteurs de risques internes et externes qui pourraient impacter négativement le profil de risque
de liquidité de l’établissement ;
les prévisions de la direction générale en matière de liquidité et les tendances ;
les activités des filiales et sociétés affiliées de la banque et ses obligations pour les aider à honorer
leurs obligations contractuelles ;
les plans de financement et les plans de financement d’urgence de la banque ;
les résultats des stress tests ;
les objectifs ou les fourchettes définies pour les mesures de la liquidité.
Les responsables des fonctions de la deuxième ligne de maîtrise, tel que le management des risques, définit
et réalise des stress tests ou des analyses de scénarios périodiques afin d’identifier et de quantifier l’exposition
de l’établissement à des facteurs de stress potentiels affectant les liquidités, en analysant leurs répercussions
possibles sur les flux de trésorerie, la position de liquidité, la rentabilité et la solvabilité de l’établissement.
Pour les missions d’assurance qui couvrent la mesure et la gestion du risque de liquidité, les auditeurs internes
devraient déterminer si :
les stress tests et les scénarios de stress de la banque représentent une variété suffisante d’événe-
ments de risque de liquidité spécifiques à la banque ou à l’échelle du marché ;
les hypothèses utilisées dans les scénarios sont raisonnables ;
la fréquence des scénarios est suffisante pour y incorporer des changements en temps opportun.
Parce que les stress tests impliquent souvent des modèles quantitatifs complexes, la fonction d’audit interne
peut ne pas avoir les compétences requises pour évaluer les hypothèses et l’efficacité des tests. Dans ce cas,
selon la Norme 1210 A1, le responsable de l’audit interne doit obtenir l’avis et l’assistance de personnes qua-
lifiées, ce qui peut nécessiter d’externaliser l’évaluation ou de faire appel à un expert ou un auditeur invité.
Les informations communiquées par la banque devraient détailler les fonctions et responsabilités des comi-
tés concernés. La description du dispositif devra indiquer le degré de centralisation ou de décentralisation
de la fonction de trésorerie à laquelle incombent l’équilibre et la gestion des flux de trésorerie quotidiens,
la liquidité des fonds et la gestion de l’actif et du passif. Quand les fonctions de trésorerie et de gestion du
risque de liquidité sont décentralisées, il convient de décrire les interactions entre ces fonctions. En outre, ces
informations devraient contenir une explication qualitative des indicateurs de liquidité de la banque, tels que
les délais de couverture, si les calculs ont été réalisés en condition normale ou de stress, le niveau de l’organi-
sation auquel les indicateurs font référence ainsi que toutes les hypothèses utilisées.
Les auditeurs internes devraient évaluer si la banque a mis en place une communication externe qui permet
aux acteurs du marché de se faire une opinion avisée sur la capacité de la banque à faire face à ses besoins
en liquidités. L’objectif de cette exigence de Bâle III correspond à celles de la Norme 2130 A1, en ce sens que
l’audit interne doit évaluer la pertinence et l’efficacité du dispositif de contrôle par rapport à l’atteinte des
objectifs stratégiques de l’organisation, à la fiabilité et à l’intégrité des informations financières et opération-
nelles, à l’efficacité et à l’efficience des opérations et des programmes, à la capacité à protéger les actifs, et au
respect des lois, règlements, règles, procédures et contrats.
Les banques devraient démontrer aux autorités de supervision qu’elles ont adopté des pratiques de mana-
gement prudent des risques, ce qui comprend le maintien des liquidités à un niveau adapté à la taille et la
complexité de leurs opérations et de leurs services. En outre, les réglementations spécifiques à la gestion du
risque de liquidité définissent un certain nombre d’exigences minimales. Les auditeurs internes peuvent éva-
luer l’exactitude des informations qui seront soumises aux autorités de supervision et déterminer si elles leur
ont été soumises en temps opportun. Généralement, ces autorités demandent les informations suivantes :
la position journalière de trésorerie et de liquidité
la position mensuelle
le classement par échéances
le ratio de liquidité à court terme (LCR)
le ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR)
les résultats des stress tests (analyses de simulations et de scénarios)
le plan de financement d’urgence
Les autorités de supervision communiquent généralement entre elles et avec les autorités publiques concer-
nées, comme les banques centrales, que ce soit dans leur juridiction nationale ou à l’extérieur de celle-ci, pour
coopérer et coordonner efficacement leurs travaux de supervision. Alors que ces communications se font de
façon régulière en périodes normales, elles deviennent généralement plus fréquentes pendant les périodes
de stress. Selon la Norme 2050 – Coordination et utilisation d’autres travaux, le responsable de l’audit interne
devrait partager des informations, coordonner les activités et envisager d’utiliser les travaux des autres presta-
taires internes et externes d’assurance et de conseil. Les auditeurs internes interagissent habituellement avec
les autorités de supervision pour s’assurer que les informations qui leur sont fournies sont exactes et données
en temps utile. Cette collaboration porte également sur l’interprétation des rapports d’audit et la compréhen-
sion des procédures internes ou tierces. En règle générale, la fonction d’audit interne peut être considérée
comme un point de contact essentiel qui aide les autorités de supervision et les banques à s’acquitter de leurs
responsabilités les unes envers les autres et envers le public.
2050 – Coordination et utilisation d’autres travaux GM 2050 – Coordination et utilisation d’autres travaux
Appétence pour le risque* – Niveau de risque qu’une organisation est prête à accepter.
Cadre relatif à l’appétence pour le risque – Le dispositif global, comprenant les politiques, les processus,
les limites, les contrôles et systèmes, grâce auquel l’appétence pour le risque est définie, communiquée et
suivie. Il comprend une déclaration relative à l’appétence pour le risque, les limites de risque et un exposé des
rôles et responsabilités de ceux qui suivent la mise en œuvre et le pilotage de ce cadre. Il devrait prendre en
compte les risques importants pour la banque, ainsi que pour sa réputation vis-à-vis des titulaires de contrats,
des déposants, des investisseurs et des clients. Le cadre relatif à l’appétence pour le risque est conforme à la
stratégie de la banque.11
Déclaration relative à l’appétence pour le risque – La formalisation écrite du niveau global et des types de
risques qu’une banque acceptera, ou évitera, afin de réaliser ses objectifs opérationnels. Elle comprend des
indicateurs quantitatifs exprimés par rapport aux revenus, au capital, aux mesures des risques, à la liquidité
et à d’autres mesures pertinentes selon le cas. Elle devrait aussi comprendre des critères qualitatifs concer-
nant les risques de réputation et de mauvaise conduite des affaires ainsi que le blanchiment et les pratiques
contraires à l’éthique.12
Liquidité – La capacité, pour une banque, de financer des augmentations d’actifs et de faire face à ses enga-
gements lorsqu’ils arrivent à échéance, sans subir de pertes inacceptables.13
Management des risques* – Processus visant à identifier, évaluer, gérer et contrôler les événements ou les
situations potentiels pour fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs de l’organi-
sation.
Risque* – Possibilité que se produise un événement qui aura un impact sur la réalisation des objectifs. Le
risque se mesure en termes de conséquences et de probabilité.
Tolérance au risque – Variation acceptable des résultats d’indicateurs spécifiques de performance liés aux
objectifs que l’entité cherche à atteindre.14
11
Conseil de stabilité financière. Principes pour un cadre de référence efficace pour l’appétence pour le risque (Bâle, Suisse : Banque des
règlements internationaux), 2013
12
Ibid.
13
Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Principes de saine gestion et de surveillance des risques de liquidité (Bâle, Suisse : Banque des
règlements internationaux), 2008
14
Beasley, Mark S., Bonnie V. Hancock et Bruce C. Branson pour le Committee of Sponsoring Organizations of the Treadway Commis-
sion. Strengthening Enterprise Risk Management for Strategic Advantage (Durham, Caroline du Nord: American Institute of CPAs), 2009.
Les capitaux propres et/ou les actifs pondérés De nombreux scénarios de stress test ont été effectués.
en fonction des risques comprennent des Les capitaux propres et les actifs pondérés en fonction des
écarts inappropriés en termes de produits ou risques sont régulièrement revus pour s’assurer du caractère
d’investissements. approprié et de l’exhaustivité selon les exigences locales et
de Bâle III.
Les engagements ne peuvent pas être tenus Des plans de financement d’urgence pour divers scénarios
quand ils arrivent à échéance ou le sont à un ont été élaborés.
coût dissuasif. Les réserves de liquidités sont augmentées par la vente d’im-
mobilisations.
Les sources de financement à court terme sont adéquates.
Les indicateurs de suivi qui déclenchent une réduction des
activités de prêt sont en place.
Les réserves excédentaires sont converties en liquidité.
Les actifs ne peuvent pas être convertis en Les politiques et procédures pour la gestion actif-passif sont
liquidités. en place.
Les actifs ont été garantis et les actifs non liquides ont été sup-
primés du bilan de la banque.
Les conventions de rachat (ou repo) ont été augmentées.
Des effets de commerce ou des obligations ont été émis.
Le volume et la nature des actifs liquides de haute qualité
sont appropriés au regard du profil de risque de liquidité de
la banque.
Augmentation des actifs non grevés.
Les engagements hors bilan ne sont pas Les protocoles pour tester les engagements hors bilan sont
correctement déclarés. en place (par exemple l’instruction 2016-02 ASC842 du FASB
et les protocoles de tests des IFRS).
Les fluctuations de change sont défavorables. Couverture des expositions par des swaps de devises.
Couverture naturelle des expositions.
Les indicateurs de liquidité de la banque ne sont Régulièrement, le comité de gestion actif-passif (ALCO – asset
pas conformes à son appétence pour le risque. and liabilities committee) revoit le profil de risque de liquidité
et effectue le suivi de la conformité de la banque avec l’appé-
tence pour le risque définie par le Conseil.
Les fonctions de contrôle collaborent pour garantir que l’in-
formation sur les risques de liquidité est partagée dans toute
l’organisation.
Les indicateurs de liquidité intra-journalière sont pilotés en
temps réel.
Les incidents de liquidité ne sont pas identifiés Un processus pour réagir aux indicateurs d’alerte précoce a
suffisamment rapidement pour pouvoir réagir. été mis en place.
Les indicateurs, les déclencheurs et les limites des risques de
liquidité sont régulièrement suivis.
Les environnements macro-économiques et micro-écono-
miques sont régulièrement suivis.
Les environnements géopolitiques sur les marchés pertinents
sont régulièrement suivis.
Le Conseil n’est pas informé entièrement, Le comité de gestion actif-passif ou un autre comité concerné
clairement ou en temps utile. notifie régulièrement les risques de liquidité au Conseil.
Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Bâle III : Le ratio de liquidité à court terme et les outils de suivi du risque de
liquidité. Bâle, Suisse : Banque des règlements internationaux, janvier 2013.
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Springs : The Institute of Internal Auditors, 2013
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Équipe de projet
Mark Carawan, CIA, QIAL, Etats-Unis (Chairman)
Ernesto Martinez, CIA, CRMA, Espagne (Project Champion)
Jose Esposito, CIA, CRMA, Pérou
Contributeurs
Anthony Grannes, Etats-Unis
Elsa Redondo Cubero, Espagne
Trevor Brookes, CIA, CRMA, Bermudes
Marija Nachevska Trpeska, CIA, Macédoine
Michael Tran, CIA, Etats-Unis
L’IIA aimerait remercier les organes de surveillance suivants pour leur soutien : Guidance Development Committee,
Professional Guidance Advisory Council, International Internal Audit Standards Board, Professional Responsibility
and Ethics Committee, and International Professional Practices Framework Oversight Council.
Avertissement
L’Institute of Internal Auditors publie ce document à titre informatif et pédagogique. Cette ligne directrice n’a
pas vocation à apporter de réponses définitives à des cas précis, et est seulement destinée à servir de guide.
L’Institute of Internal Auditors vous recommande de toujours solliciter un expert indépendant pour avoir un
avis dans chaque situation. L’IIA dégage sa responsabilité pour les cas où des lecteurs se fieraient exclusive-
ment à ce guide.
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