Module : Algèbre 2
Arithmétique dans Z, polynômes et
fractions rationnelles polynômes
Prof. Omar Kchit
Licence d’Éducation Sciences Mathématiques
École normale supérieure de Fès
Année universitaire : 2025/2026
1
Table des matières
1 Arithmétique dans Z 4
1.1 Division euclidienne dans Z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Divisibilité dans Z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 PGCD et PPCM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.1 Le plus grand diviseur commun (PGCD) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.2 Le plus petit commun multiple (PPCM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.3 Théorèmes fondamentaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Algorithme d’Euclide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.1 Calcul du plus grand commun diviseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.2 Résolution de l’équation diophantienne ax + by = c . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2
Introduction
3
Chapitre 1
Arithmétique dans Z
Sommaire du chapitre
1.1 Division euclidienne dans Z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Divisibilité dans Z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 PGCD et PPCM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.1 Le plus grand diviseur commun (PGCD) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.2 Le plus petit commun multiple (PPCM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.3 Théorèmes fondamentaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Algorithme d’Euclide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.1 Calcul du plus grand commun diviseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.2 Résolution de l’équation diophantienne ax + by = c . . . . . . . . . . . . . . . . 10
L’arithmétique des entiers constitue le cadre fondamental de l’étude des propriétés des nombres
entiers et de leurs relations. Dans ce chapitre, nous présenterons les bases de cette théorie : la divisi-
bilité, les nombres premiers et la congruence modulaire.
Le mot ”entier” désignera par défaut un élément de Z, c’est-à-dire un nombre entier relatif (positif,
négatif ou nul). Nous utiliserons explicitement le terme ”entier naturel” pour désigner un élément
de N, c’est-à-dire un entier positif ou nul.
1.1 Division euclidienne dans Z
Théorème 1.1.1. Toute partie non vide A de N admet un plus petit élément.
Exemples 1.1.1. 1. Si A = {5, 9, 12, 20}, alors le plus petit élément de A est 7.
2. Si A = {n ∈ N tel que n ≥ 9}, alors le plus petit élément de A est 9.
3. Si A = {3k, k ∈ N et k ≥ 1}, alors le plus petit élément de A est 3.
4. Si A = {n ∈ N tel que n2 > 20}, alors le plus petit élément de A est 5.
4
5 Chapitre 1. Arithmétique dans Z
Rappelons que si a, b, c sont trois entiers naturels non nuls et c = ab, alors c ≥ max(a, b). En
effet : posons a = 1 + r, nous avons ab = b + rb ≥ b. Donc c ≥ b. Par analogie, c ≥ a.
Théorème 1.1.2. Soit (a, b) ∈ Z × Z∗ . Alors il existe un couple unique (q, r) ∈ Z2 vérifiant :
a = qb + r et 0 ≤ r < |b|.
Définition 1.1.1. 1. La procédure de calcul du couple (q, r) est appelé la division euclidienne
de a par b.
2. Les entiers relatifs q et r sont appelés respectivement le quotient et le reste de la division
euclidienne de a par b. De plus, a est appelé dividende et b est appelé diviseur.
Exemples 1.1.2. 1. Divisons a = 17 par b = 5. On cherche q, r tels que 17 = 5q + r avec
0 ≤ r < 5. On trouve : 17 = 5 · 3 + 2.
2. Divisons a = 100 par b = 9. On trouve 100 = 9 · 11 + 1.
3. Divisons a = −17 par b = 5. On trouve : 17 = 5 · (−4) + 3.
1.2 Divisibilité dans Z
Définition 1.2.1. Soient a ∈ Z et b ∈ Z∗ .
1. On dit que b divise a (ou que a est divisible par b) s’il existe un entier c ∈ Z tel que a = bc.
Dans ce cas, on note b | a. Dans le cas contraire, on dit que b ne divise pas a (ou que a n’est
pas divisible par b) et on note b ∤ a.
2. Si b | a, on dit aussi que b est un diviseur de a et que a est un multiple de b.
3. L’ensemble des diviseurs de a est noté D(a).
Exemples 1.2.1. 1. Si a = 20 et b = 4, alors b divise a car a = 5 · b (c = 5). Donc 4 est un
diviseur de 20 et 20 est un multiple de 4.
2. Si a = 25 et b = 6, alors b ne divise pas a car a = 4 · b + 1 (Il n’existe pas d’entier c tel que
20 = 6c).
3. Prenons a = 18, alors
D(18) = {−18, −9, −6, −3, −2, −1, 1, 2, 3, 6, 9, 18}.
(Remarque : on peut choisir de ne prendre que les diviseurs positifs, auquel cas
D+ (18) = {1, 2, 3, 6, 9, 18}).
Remarque 1.2.1. Soient a et b deux entiers relatifs non nuls.
1. Tous les diviseurs positifs de a sont inférieurs à |a|.
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6 Chapitre 1. Arithmétique dans Z
2. b divise a ⇐⇒ −b divise a.
3. L’ensemble D(a) des diviseurs de a est fini.
4. D(a) = D(|a|).
5. |a| = |b| ⇐⇒ a | b et b | a.
6. b | a ⇐⇒ a ∈ bZ = {kb tel que k ∈ Z}.
Proposition 1.2.1. Soient a, b, d, m et n des entiers relatifs non nuls.
1. Si d | n et d | m, alors d | (am + bn).
2. Si d | n, alors ad | an.
3. Si ad | an, alors d | n.
n
4. Si d | n, alors | n.
d
1.3 PGCD et PPCM
Définition 1.3.1. 1. Soient a et b deux entiers relatifs. On appelle diviseur commun de a et
b tout entier relatif d tel que d | a et d | b. Autrement dit, tout élément de D(a) ∩ D(b). Si au
moins l’un des entiers relatifs a et b est non nul, alors il existe seulement un nombre fini de
diviseurs communs.
2. Soient a1 , a2 , . . . , an des entiers relatifs. On appelle diviseur commun de a1 , a2 , . . . , an tout
élément de D(a1 ) ∩ · · · ∩ D(an ).
Exemples 1.3.1. 1. Prenons a = 18 et b = 12. Alors
D(a) = {−18, −9, −6, −3, −2, −1, 1, 2, 3, 6, 9, 18} et D(b) = {−12, −6, −4, −3, −2, −1, 1, 2, 3, 4, 6, 12}.
Donc
D(a) ∩ D(b) = {−6, −3, −2, −1, 1, 2, 3, 6}.
2. Prenons a = 8 et b = 15. Alors
D(a) = {−8, −4, −2, −1, 1, 2, 4, 8} et D(b) = {−15, −5, −3, −1, 1, 3, 5, 15}.
Donc
D(a) ∩ D(b) = {−1, 1}.
3. Prenons a = 0 et b = 20. Alors
D(a) = Z∗ et D(b) = {−20, −10, −5, −4, −2, −1, 1, 2, 4, 5, 10, 20}.
Donc
D(a) ∩ D(b) = D(b).
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7 Chapitre 1. Arithmétique dans Z
4. Prenons a = 10, b = 12 et c = 18. Alors
D(a) = {−10, −5, −2, −1, 1, 2, 5, 10},
D(b) = {−12, −6, −4, −3, −2, −1, 1, 2, 3, 4, 6, 12} et
D(c) = {−18, −9, −6, −3, −2, −1, 1, 2, 3, 6, 9, 18}.
,
Donc
D(a) ∩ D(b) ∩ D(c) = {−2, −1, 1, 2}.
1.3.1 Le plus grand diviseur commun (PGCD)
Définition 1.3.2. 1. Soient a et b deux entiers relatifs non tous nuls. On appelle plus grand
diviseur commun de a et b le plus grand nombre dans l’ensemble des diviseurs communs de
a et b. Il est noté pgcd(a, b) ou a ∧ b.
2. Soient a1 , a2 , . . . , an des entiers relatifs non tous nuls. On appelle plus grand diviseur com-
mun de a1 , a2 , . . . , an le plus grand nombre dans l’ensemble des diviseurs communs de a1 , a2 , . . . , an .
Il est noté pgcd(a1 , a2 , . . . , an ) ou a1 ∧ · · · ∧ an .
Exemples 1.3.2. 1. Prenons a = 18 et b = 24, alors
• Les diviseurs de 18 sont :D(18) = {±1, ±2, ±3, ±6, ±9, ±18}.
• Les diviseurs de 24 sont : D(24) = {±1, ±2, ±3, ±4, ±6, ±8, ±12, ±24}.
• Les diviseurs communs sont : {±1, ±2, ±3, ±6}.
Alors Le plus grand diviseur commun est donc pgcd(18, 24) = 6.
2. Prenons a = −20, b = 50 et c = 120. Alors les diviseurs commun de a, b et c sont
{±1, ±2, ±5, ±10}.
Par suite, pgcd(−20, 50, 120) = 10.
Remarque 1.3.1. 1. Un entier relatif d est le plus grand diviseur commun de a et b si et seule-
ment si les trois assertions suivantes sont vérifiées :
(a) d ≥ 1.
(b) d est un diviseur commun de a et b. Autrement dit, d ∈ D(a) ∩ D(b).
(c) Tout diviseur commun de a et b divise d. Autrement dit, ∀c ∈ D(a) ∩ D(b), c | d.
2. pgcd(a, b) = pgcd(b, a).
3. pgcd(a, b) ≥ 1 et pgcd(b, 0) = |b| si b ̸= 0.
4. Comme 0 a une infinité de diviseurs, alors pgcd(0, 0) n’est pas défini (sauf que dans certaines
situations, il est convenable de choisir pgcd(0, 0) = 0).
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8 Chapitre 1. Arithmétique dans Z
Définition 1.3.3. 1. Soient a et b deux entiers. On dit que a et b sont premiers entre eux si
pgcd(a, b) = 1.
2. Soient a1 , a2 , . . . , an des entiers. On dit que a1 , a2 , . . . , an sont premiers entre eux si pgcd(a1 , a2 , . . . , an ) =
1.
3. Soient a1 , a2 , . . . , an des entiers. On dit que a1 , a2 , . . . , an sont deux-à-deux premiers entre
eux si pgcd(ai , aj ) = 1 pour tout i ̸= j.
Exemples 1.3.3. 1. Prenons a = 8 et b = 15, alors pgcd(8,15) = 1. Par suite, 8 et 15 sont
premiers entre eux.
2. Prenons a = 12 et b = 18, alors pgcd(12, 18) = 6 ̸= 1. Donc 12 et 18 ne sont pas premiers entre
eux.
Remarque 1.3.2. 1. 1 est premier avec lui-même et c’est le seul entier naturel qui vérifie cette
propriété.
2. a | b ⇐⇒ pgcd(a, b) = |a|. En particulier, ∀k ∈ Z, pgcd(a, ka) = |a|.
Théorème 1.3.1. Soient a et b deux entiers relatifs non tous nuls. Alors
pgcd(a, b) = min{ax + by tel que x, y ∈ Z et ax + by > 0}.
C’est-à-dire : pgcd(a, b) = min{ax + by tel que x, y ∈ Z} ∩ N∗ .
Corollaire 1.3.1. Soient a et b deux entiers relatifs non tous nuls. Alors, il existe (x, y) ∈ Z2 tel que
pgcd(a, b) = ax + by.
Remarque 1.3.3. (Autre définition du PGCD)
Soient a et b deux entiers relatifs non tous nuls.
1. pgcd(a, b) = ax + by, pour certains entiers x et y, implique directement que tout multiple de
pgcd(a, b) est une combinaison linéaire de a et b. C’est-à-dire
aZ + bZ ⊆ pgcd(a, b)Z.
2. Si c est un entier relatifs qui est de la forme c = ax + by pour certains entiers relatifs x
et y, alors pgcd(a, b) divise c. Donc, nous avons la relation importante suivante que
certaines références l’adoptent comme définition du PGCD :
pgcd(a, b)Z = aZ + bZ.
De plus, il est facile de voir que pgcd(a, b) est l’unique entier naturel qui vérifie cette
relation.
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9 Chapitre 1. Arithmétique dans Z
1.3.2 Le plus petit commun multiple (PPCM)
Définition 1.3.4. 1. Soient a et b deux entiers relatifs non tous nuls. On appelle plus petit
commun multiple de a et b le plus petit entier naturel x tel que a | x et b | x. Il est noté
ppcm(a, b) ou a ∨ b.
2. Soient a1 , a2 , . . . , an des entiers relatifs non nuls. Le plus petit commun multiple de a1 , a2 , . . . , an
est le plus petit entier naturel x tel que ai | x, pour tout i = 1, . . . , n. Il est noté ppcm(a1 , a2 , . . . , an ).
Exemples 1.3.4. 1. ppcm(6, 4) = 12.
2. ppcm(7, 3) = 21.
3. ppcm(9, 6, 4) = 36.
Remarque 1.3.4. (Autre définition du PPCM)
Certaines références adoptent la définition suivante du PPCM :
Soient a et b deux entiers relatifs non tous nuls. On appelle le plus petit multiple commun de a et b
l’unique entier naturel m tel que aZ ∩ bZ = mZ.
1.3.3 Théorèmes fondamentaux
Théorème 1.3.2. (Théorème de Bézout)
Soient a et b deux entiers relatifs non tous nuls. Alors
a et b sont premiers entre eux ⇐⇒ ∃ (u, v) ∈ Z2 tel que au + bv = 1.
Exemple 1.3.1. Pour a = 17 et b = 31, nous avons 17 × 11 + 31 × (−16) = 1. Alors 17 et 1 sont
premiers entre eux.
Remarque 1.3.5. Attention ! ! !
Si on remplace 1 par un autre entier d ≥ 2, on aura pas l’équivalence. Par exemple pgcd(2, 3) = 1 et
−4 · 2 + 4 · 3 = 4.
Exercice 1.3.1. Soit n un entier relatif. Montrer que 2n + 1 et 9n + 4 sont premiers entre eux.
Théorème 1.3.3. (Théorème de Gauss)
Soient a, b et c trois entiers relatifs. Si a | bc et pgcd(a, b) = 1, alors a | c.
Exemple 1.3.2. Pour a = 2, b = 3 et c = 6. Nous avons a = 2 divise bc = 12. Puisque pgcd(a, b) = 1,
alors a = 2 divise c = 6.
Exercice 1.3.2. Trouver tous les entiers relatifs x et y tels que 5(x − 1) = 7y.
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10 Chapitre 1. Arithmétique dans Z
Corollaire 1.3.2. 1. Si a est premier avec c et b est premier avec c, alors ab est premier avec c.
C’est-à-dire
pgcd(a, c) = 1 et pgcd(b, c) = 1 =⇒ pgcd(ab, c) = 1.
2. ∀k ∈ Z, nous avons
pgcd(ka, kb) = |k|pgcd(a, b).
3. Si k | a et k | b, alors
a b pgcd(a, b)
pgcd , = .
k k |k|
4. Pour tous entiers relatifs non nuls a et b, nous avons
a b
pgcd , = 1.
pgcd(a, b) pgcd(a, b)
1.4 Algorithme d’Euclide
1.4.1 Calcul du plus grand commun diviseur
Proposition 1.4.1. Soient a, b et x des entiers relatifs. Alors
pgcd(a, b) = pgcd(a + bx, b) = pgcd(b, a + bx).
Remarque 1.4.1. Soient a et b deux entiers relatifs non nuls. Comme pgcd(a, b) = pgcd(|a|, |b|) et
pgcd(a, a) = pgcd(a, 0) = |a|, alors on peut supposer que a et b sont strictement positifs et différents.
Lemme 1.4.1. (Algorithme d’Euclide) Soient a et b deux entiers strictement positifs. Par la division
euclidienne, il existe (q, r) ∈ Z2 tel que a = bq + r. Alors pgcd(a, b) = pgcd(r, b).
Proposition 1.4.2. On répète les divisions euclidiennes et à chaque fois le diviseur devient le di-
vidende et le reste devient le diviseur. On arrête lorsque on obtient 0 comme reste. Le pgcd(a, b) est
donc le dernier reste non nul.
Exemple 1.4.1. Calculons pgcd(1648, 120) et pgcd(1542, 58).
Exercice 1.4.1. Déterminer pgcd(255, 141) et trouver les entiers relatifs x et y tels que pgcd(255, 141) =
255x + 141y.
1.4.2 Résolution de l’équation diophantienne ax + by = c
Proposition 1.4.3. Soient a, b et c trois entiers relatifs non nuls. Alors, l’équation diophantienne
ax + by = c admet des solutions si et seulement si pgcd(a, b) divise c.
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11 Chapitre 1. Arithmétique dans Z
Proposition 1.4.4. Soient a, b et c trois entiers relatifs non nuls. Supposons que pgcd(a, b) divise c.
Alors, l’ensemble des solutions de l’équation diophantienne (E) : ax + by = c est
S = {(x0 + kb0 , y0 − ka0 ); k ∈ Z},
a b
avec a0 = , b0 = et (x0 , y0 ) est une solution particulière de l’équation (E).
pgcd(a, b) pgcd(a, b)
Comment résoudre une équation diophantienne ax + by = c ?
Soient a, b et c des entiers relatifs non nuls et (E) : ax + by = c.
Si pgcd(a, b) ne divise pas c, alors S = ∅. Donc, supposons que pgcd(a, b) divise c.
1. En utilisant l’algorithme d’Euclide, on trouve une solution (x0 , y0 ) de ax + by = d où d =
pgcd(a, b).
c
2. Donc ax0 + by0 = d. Multipliant par c0 = , on trouve ac0 x + bc0 y = c.
d
Par suite, (x1 , y1 ) = (c0 x0 , c0 y0 ) est une solution particulière de ax + by = c.
3. Soit maintenant (x, y) une solution de l’équation (E). Alors ax + by = c et ax1 + by1 = c. Par
soustraction et simplification par d on trouve a0 (x−x1 ) = −b0 (y−y1 ). Comme pgcd(a0 , b0 ) = 1,
par le théorème de Gauss, b0 divise (x − x1 ) et a0 divise (y − y1 ) ; il existe (k, h) ∈ Z2 tel que
x = x1 + b0 k et y = y1 + a0 h. En remplaçant dans l’égalité a0 (x − x1 ) = −b0 (y − y1 ), on trouve
k = −h. Par suite, la solution générale de l’équation (E) est donnée par
S = {(x1 + b0 k, y1 − a0 k) | k ∈ Z}.
Exemples 1.4.1. Trouver l’ensemble des solutions des équations diophantiennes suivantes :
1. 31x + 12y = 3.
2. 42x + 45y = 4.
3. 255x + 141y = 6.
4. 6x + 15y = 18.
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