0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues6 pages

Non-respect du calendrier vaccinal en Côte d'Ivoire

Transféré par

jonathandroubly6
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues6 pages

Non-respect du calendrier vaccinal en Côte d'Ivoire

Transféré par

jonathandroubly6
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La prévention par la vaccination constitue un puissant moyen de lutte contre les

maladies transmissibles meurtrières de l'enfant. Elle a permis dans les pays développés de
contrôler plusieurs maladies infectieuses. L’un des problèmes majeurs rencontrés dans
l'immunisation est le non-respect du calendrier vaccinal, ce qui rend invalide une partie
importante des doses vaccinales administrées et constitue un véritable problème de santé
publique.

Durant notre stage de responsabilité d’Avril à Juillet 2025, à l’établissement Publique


Hospitalier Départemental (EPHD) de la rive gauche, dans la ville d’Aboisso, nous avons
constaté le non-respect du calendrier vaccinal par les mères des enfants de 0 à 15 mois et la
jeune fille de 9 ans selon le pourcentage du rapport mensuel.

Selon l’OMS (2020), 17 millions de nourrissons dans le monde n’avaient pas bénéficié de
la dose initiale de DTC, signe d’un accès insuffisant à la vaccination et autres services de
santé, et 5,6 autres millions de nourrissons n’étaient que partiellement vaccinés. Sur ce total
de 23 millions d’enfants, plus de 60% sont dans 10 pays : Angola, Brésil, Éthiopie, Inde,
Indonésie, Mexique, Nigeria, Pakistan, Philippines et RDC.

En 2024, le vaccin anti-HPV était intégré aux programmes et services nationaux de


vaccination de 147 pays, y compris quatre pays où il a été nouvellement introduit et 67 pays
représentant plus de 80 % des filles âgées de 9 à 14 ans vaccinées cette année-là ont utilisé un
schéma vaccinal à 1 dose. La couverture mondiale par la première dose de vaccin anti-HPV
est actuellement estimée à 31%. Bien que ce taux reste bien en deçà de la cible de 90 % fixée
pour 2030, il est bien supérieur à la couverture de 17 % enregistrée en 2019.

En France, des auteurs comme ceux de l'INSERM, de l'Unicef et de la Haute Autorité de


Santé (HAS) ont abordé le sujet du non-respect du calendrier vaccinal par les mères pour les
enfants de 0 à 15 mois et la jeune fille de 9 ans. Ils mettent en évidence l'importance de la
vaccination pour la santé de l'enfant et des risques liés au non-respect des rappels, soulignant
l'obligation des vaccins depuis 2018 pour les nourrissons nés à partir de cette date, comme le
mentionne Vaccination Info Service.

En Afrique précisément en République Démocratique du Congo, selon Paloma Carrilo-


Santisteve (2023), durant les mois de janvier et février 2020, une baisse de la vaccination a été
constatée par rapport à la même période en 2019. La couverture vaccinale contre toutes les
maladies de la petite enfance (hépatite B, diphtérie, tétanos, coqueluche et Hib) a diminué de
2 à 10 %, les taux de couverture vaccinale contre le poliovirus ont baissé de 8,4 % pour le VPI
1
et de 5,4 % pour le VPO3. En ce qui concerne la prévention contre les autres maladies telles
que la varicelle, la rougeole, la fièvre jaune, les maladies à pneumocoques et les rotavirus, elle
a diminué de 4,5 à 1,5 % ». Dans une zone de santé de la République Démocratique du
Congo, 57,0 % des enfants étaient incomplètement ou non vaccinés contre le HPV, selon les
données de [Link].

Au Burkina Faso, LT Ouédraogo (2006), affirme que le non-respect du calendrier vaccinal


est rapporté par l'ensemble des services de santé périphériques selon une étude transversale
menée dans le district sanitaire de Boussé, au Burkina Faso, pour identifier les facteurs
associés au non-respect du calendrier vaccinal.

En Côte d’Ivoire, une étude menée dans un district d'Abidjan a révélé que 22,10 % des
parents d'adolescents refusaient de les faire vacciner les jeunes filles de 9 ans, pointant des
obstacles liés à la diversité culturelle. Notre pays n’échappe pas à ce phénomène de baisse de
couverture vaccinale. Ceci se justifie par la couverture vaccinale qui est passé de 71% en
1987 à 60% en 2004. En 2010, l’enquête de couverture vaccinale médusée dans le cadre de la
revue externe du PEV a montré que 9% des enfants de 0 à 11 mois n’avaient jamais été en
contact avec les services de vaccination (PEV de routine et campagne de masse). Dans 7
Districts sur les 16 enquêtés, la proportion de zéro-dose était supérieure à 10% selon le
Comité National d’Experts pour la vaccination et les vaccins (CNEIV-CI).

Sinfra, 05 avr 2025 selon (AIP), Les jeunes filles âgées de 9 à 18 ans sont les principales
cibles d’une campagne nationale de vaccination multi -âge contre le cancer du col de l’utérus,
a appris l’AIP, vendredi 4 avril 2025, au cours d’une réunion de sensibilisation des
populations. Le directeur départemental de la Santé, de l’Hygiène publique et de la
Couverture maladie universelle de Sinfra, Dr Zalla Décao Arsène a expliqué que le vaccin
contre le cancer du col de l’utérus est plus efficace et protège les filles qui n’ont pas encore eu
de rapport sexuel. “C’est pourquoi la tranche d’âge de 9 à 14 ans est la véritable cible”, a-t-il
dit.

Selon Dr Zalla, le cancer du col de l’utérus est une maladie classée parmi les infections
sexuellement transmissibles (IST) et elle est le fait d’un virus appelé Human papillomavirus
(HPV). Toutefois, la campagne permet de ratisser large, en allant jusqu’à l’âge de 18 ans pour
rattraper les jeunes filles de moins de 14 ans qui n’ont pu être vaccinées.

Aboisso, 08 avr 2025 (AIP), Le préfet de la région du Sud-Comoé, Légré Koukougnon, a


lancé un appel aux jeunes filles âgées de 9 à 18 ans pour qu’elles se départissent des préjugés
2
et se fassent vacciner contre le cancer du col de l’utérus, à l’occasion du lancement officiel de
la campagne de vaccination contre cette pandémie, lundi 7 avril 2025 au lycée moderne Amon
Tanoh Lambert d’Aboisso. Cet appel avait pour objectif de vacciner 42 942 filles âgées de 9 à
18 ans en l’espace de sept jours, en combinant des stratégies fixes et avancées. Il a rappelé
que le cancer du col de l’utérus est une maladie « évitable et guérissable » si elle est dépistée à
temps mais force était de constaté le non-respect.

Le PEV constitue aujourd’hui un instrument du ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique


et la couverture maladie universelle, en charge de réduire la morbi-mortalité liée aux maladies
prioritaires évitables par la vaccination. La prévention par la vaccination constitue également
un puissant moyen de lutte contre les maladies transmissibles meurtrières de l’enfant. Malgré
la gratuité et l’efficacité des vaccins, force est de constater malheureusement la recrudescence
des maladies du PEV qui anéantissent ainsi l’atteinte des objectifs fixés par l’Organisation
Mondiale de la Santé.

Pour parvenir à une solution idéale, le gouvernement ivoirien mène depuis une décennie
des actions visant à améliorer le taux de couverture vaccinal à travers son PEV via ses
structures sanitaires, a identifié des facteurs favorisant le non-respect du calendrier vaccinal,
tels que la méconnaissance du calendrier par les mères, les difficultés d'accès géographique
aux centres de santé, le mauvais accueil et l'insuffisance d'informations, l'organisation des
services de vaccination, ainsi que des événements adverses post-vaccinaux. Pour y remédier,
il est proposé des mesures pour améliorer les connaissances des mères sur la vaccination,
faciliter l'accès aux centres, renforcer la compétence des vaccinateurs et améliorer la
communication avec les parents.

Face à cette situation, nous nous sommes posées la question de recherche suivante : «
quelles sont les facteurs du non-respect du calendrier vaccinal par les mères des enfants de 0 à
15 mois et la jeune fille de 9 ans à L’EPHD de la rive gauche ? »

Pour répondre à cette question nous nous sommes fixés un objectif général et des objectifs
spécifiques :

1- OBJECTIF GENERAL

Analyser les causes du non-respect du calendrier vaccinal par les mères des enfants de 0-15
mois et les jeunes filles de 9 ans en vue de faire des investigations pour le renforcement de la
couverture vaccinale.

3
2- OBJECTIFS SPECIFIQUES

1- Déterminer les caractéristiques socio-culturelles des mères des enfants de 0-15 mois et
les jeunes filles de 9 ans.
2- Apprécier les connaissances des mères des enfants de 0-15 mois et les jeunes filles de
9 ans sur le calendrier vaccinal.
3- Identifier les causes du non-respect du calendrier vaccinal par les mères des enfants de
0-15 mois et les jeunes filles de 9 ans.
4- Recueillir les avis et suggestions des mères et du personnel en vue d’améliorer le taux
d’abandon vaccinal.

3- JUSTIFICATION

Pertinence Personnelle

Nous constatons que les maladies du PEV sont en nette augmentation dans la population en
Côte d’Ivoire à cause du non-respect du calendrier vaccinal. Cet état de fait a pour
conséquence les maladies, le taux élevé du non-respect du calendrier vaccinal du PEV malgré
leur effet ravageur et dramatique sur l’économie, la santé… Face à cette situation nous avons
déduis que le non-respect du calendrier vaccinal est un problème sincère sur lequel l’on
devrait se pencher.

Pertinence sociale

Le non-respect du calendrier vaccinal peut provoquer des maladies graves rendant les
victimes invalides. Ainsi, elles deviennent des charges pour la société et leur famille. C’est
pour vérifier cette hypothèse que dans le cadre de notre mémoire de fin de cycle, nous avons
décidé d’identifier les facteurs favorisant le non-respect du calendrier vaccinal. L’exploitation
rationnelle des conclusions de cette étude, permettrait à renforcer et améliorer les services de
vaccination à mieux informer et sensibiliser les mères pour un suivi correct du calendrier
vaccinal qui permettrait d’avoir aussi les enfants sains, en bonne santé et à réduire les soins
médicaux.

Pertinence scientifique

Le non-respect du calendrier vaccinal incluent un manque de connaissances des mères sur le


calendrier et les maladies ciblées, des préoccupations concernant la sécurité des vaccins, un

4
manque de moyens de transport vers les centres de vaccination et une mauvaise organisation
des services de santé (coût, distance, temps d'attente). Ces facteurs, associés à des craintes
irrationnelles ou une méconnaissance des bénéfices de la vaccination, entraînent une non-
conformité vaccinale qui peut être corrigée par une meilleure information et l'amélioration des
services de santé. Par ailleurs la meilleure protection des enfants contre les maladies cibles du
PEV est d’accroître et de maintenir la couverture vaccinale au moins à 95%.

4- DEFINITIONS OPERATIONNELLES DES TERMES

Dans le souci de faciliter la compréhension du contenu de notre travail et de lever


d’éventuelles équivoques, nous avons jugé important de donner une explication des termes et
concepts ci-après selon le contexte de notre étude.

-Facteurs

-Non-Respect

-Calendrier Vaccinal

-Mère

-Enfants de 0-15 mois

-les jeunes filles de 9 ans

-FACTEURS

Selon notre contexte c’est un agent, élément qui concourt à un résultat. Ce qui produit un effet

-NON-RESPECT

Dans notre contexte c’est le fait de ne pas respecter ou considérer quelqu’un ou quelque chose

-CALENDRIER VACCINAL

Le calendrier des vaccinations est l'ensemble des recommandations de vaccinations qui


permettent à tous d'être protégés efficacement contre certaines maladies tout au long de la vie.
Il précise aussi les vaccins à administrer, le nombre de doses et les âges des rappels pour
assurer une protection efficace contre les maladies graves, tout au long de la vie. Dans notre

5
contexte la vaccination renforce le système immunitaire encore fragile du jeune enfant et lui
permet de se protéger contre ces maladies.

-MERES :

La mère est le parent biologique ou adoptif de sexe féminin d'un enfant, c’est une femme qui
a mis au monde, élève ou a élevé un ou plusieurs enfants.

-DES ENFANTS DE 0-15 MOIS :

Selon notre contexte un enfant de 0 à 15 mois est défini comme un nourrisson en pleine
période de développement, passant de la naissance à l'acquisition de la marche et des premiers
mots.

-LES JEUNES FILLES DE 9 ANS

Jeunes personnes de sexe féminins dont l’âge est indéterminé qui se situe de l’enfance et
l’adolescence. Selon notre contexte, il s’agit des jeunes filles de 9 ans à 14 ans vacciné contre
le HPV.

Vous aimerez peut-être aussi