Analyse I, partie 2
2024–2025 – Bachelier en sciences physiques
LISTE 2
EQUATIONS DIFFÉRENTIELLES : FORMULAIRE
Équations ordinaires d’ordre 1
Équations à second membre séparé
Du = F (x)G(u(x))
1. Déterminer les solutions particulières u0 en résolvant G(u0 ) = 0.
2. La solution générale s’obtient en résolvant (par rapport à u)
Z Z
du
= F (x) dx + C
G(u)
et on peut trouver C si une condition initiale u(x0 ) = u0 est donnée.
Équations à second membre linéaire en u
Du+A(x)u = B(x)
avec A, B ∈ C 0 (]α, β[). La solution générale est donnée sur ]α, β[ par
R
Z R
− A(x)dx A(x)dx
u(x) = e e B(x) dx + C
puis déterminer C si on donne une condition initiale u(x0 ) = u0 .
Équations différentielles linéaires à coefficients constants
cp Dp u+. . .+c1 Du+c0 u = f
sur ]α, β[, avec f ∈ C k (I) (k ≥ 0).
1. Trouver la solution la plus générale uh de l’équation homogène associée.
On calcule les zéros du polynôme caractéristiques donné par
L(z) = cp z p + cp−1 z p−1 + · · · + c1 z + c0 .
Si ces zéros distincts sont a1 , ..., am de multiplicités respectives α1 , ..., αm , alors
m m α j −1
X X X (j)
aj x
uh (x) = Pαj −1 (x)e = Ck xk eaj x
j=1 j=1 k=0
(j)
pour tout x ∈ I où pour tout j ∈ {1, ..., m}, et des constantes complexes Ck
(j ∈ {1, ..., m} et k ∈ {0, ..., αj − 1}).
2. Trouver une solution particulière up de l’équation non-homogène (si f ̸= 0).
— Si le second membre f (x) est de la forme P (x)ecx où P est un polynôme
de degré q et c ∈ C, on peut utiliser la méthode des exponentielles-
polynômes. Dans ce cas, la solution particulière recherchée aura la forme
up (x) = xα0 Q(x)ecx
où α0 est la multiplicité de c comme zéro de L(z) et Q est un polynôme de même
degré que P . Pour déterminer précisément up , on peut écrire
q
X
Q(x) = Aj xj
j=0
et chercher les coefficients A0 , ..., Aq . Pour ce faire, on remplace u par up dans
l’équation de départ et on égale les coefficients des polynômes obtenus pour
former un système selon A0 , ..., Aq à résoudre.
— Si le second membre est f une fonction de C k (I), on utilise la méthode
de variation des constantes. On va former un système de p équations à p
inconnues. Pour ce faire, on calcule les dérivées par rapport à x jusqu’à l’ordre
p − 1 de
m α j −1
X X (j)
Ak xk eaj x .
j=1 k=0
Nous obtenons
m α j −1
X X (j)
Ak Dl (xk eaj x ) ∀l ∈ {0, ..., p − 1}
j=1 k=0
(j) (j)
où, pour distinguer la solution obtenue de uh , nous utilisons Ak au lieu de Ck .
On forme alors un système
Pm Pαj −1 (j)
k aj x
j=1 k=0 Ak x e =0
P m Pα j −1 (j) k a x
j=1 k=0 Ak D(x e ) =0
j
..
.
m Pαj −1 (j) p−2 k aj x
P
k=0 Ak D (x e ) = 0
j=1
Pm Pαj −1 (j) p−1 k aj x
(x e ) = fc(x)
j=1 k=0 Ak D p
.
(j) (j)
On résout le système selon Ak . Les solutions Ak obtenues sont des fonctions
(j)
de x et on notera celles-ci Ak (x). Une solution particulière est alors donnée par
m α j −1 Z
X X (j)
up (x) = Ak (x)dx xk eaj x
j=1 k=0
3. La solution la plus générale de l’équation est donnée par u = uh + up .
Équations d’Euler d’ordre 2
ax2 D2 u(x)+bxDu(x)+cu(x) = g(x)
sur I ⊆]0, +∞[, avec g ∈ C k (I) (k ≥ 0).
Pour résoudre une telle équation, effectuer le changement de variable x = ey ⇔ y =
ln(x), bijection C ∞ entre I =]α, β[ et I ′ =] limx→α+ ln(x), limx→β − ln(x)[. Cela amène à
considérer l’EDLCC aD2 v(y) + (b − a)Dv(y) + cv(y) = g(ey ) sur cet intervalle.
Si v(y) est la solution la plus générale de cette EDLCC sur I ′ , la solution la plus
générale de l’équation d’Euler sur I est donnée par u(x) = v(ln(x)).